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lundi 28 décembre 2020

Doomsday Clock


Doomsday Clock
 
Il y a trente ans, sur une Terre où le cours de l'Histoire a évolué de manière bien différente, un justicier milliardaire nommé Ozymandias a tenté de sauver l'humanité d'une guerre nucléaire imminente en concevant une machination effroyable... et réussit. Mais, ses plans ayant été révélés, ce dernier dut prendre la fuite et tente à présent de retrouver le seul être capable de restaurer un équilibre sur sa planète : le Dr Manhattan, surhomme omnipotent. Un seul problème s'offre à lui : le Dr Manhattan a quitté sa dimension pour visiter celle de la Ligue de Justice et interférer avec le cours des événements, manipulant à leur insu les héros de cet univers. Mais pour Ozymandias, ce défi n'est qu'un obstacle de plus dans sa quête d'une paix éternelle pour son monde et ses habitants : résolu, il décide de franchir la barrière entre les dimensions quitte à y affronter ces métahumains.
 

Doomsday Clock
Scénario : Geoff Johns
Dessins : Gary Frank
Encrage : Gary Frank
Couleurs : Brad Anderson
Couverture : Gary Frank
Genre : Super-Héros
Editeur : DC
Titre en vo : Doomsday Clock
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 22 novembre 2017 – 18 décembre 2019
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 23 octobre 2020
Nombre de pages : 448

Liste des épisodes
Doomsday Clock 1-12
 
Mon avis :
 Si Watchmen, œuvre du génialissime Alan Moore pour le scénario et de Dave Gibbons pour les dessins fut, indéniablement, un des plus grands si ce n’est le plus grand comics de tous les temps, force est de constater que, depuis quelques années, cette œuvre culte aura été au cœur de bien des polémiques, que cela soit par le biais du toujours ombrageux Moore qui estime que sa création se suffit à elle-même et qu’aucune adaptation ou suite n’était nécessaire, mais aussi, bien entendu, par les nombreux fans de la première heure qui ne se sont pas laissés abusés par le coté pécunnier de la chose. Pourtant, au sein de ces derniers, il existe deux catégories : les jusqu’au bouliste et les autres, dont je fais parti qui se sont pas dupes quand a la volonté de DC de se faire de l’argent facile sur le dos de l’œuvre originale mais qui n’en considèrent pas moins que, à chaque fois que celle-ci a eu droit a une adaptation ou une suite, eh bien, qualitativement, c’était plutôt pas mal ! Ainsi, que cela soit le film, datant déjà de 2009, franchement bon ou Before Watchmen, première suite dont je n’ai lu que la partie consacrée aux Minutemen – la seule qui m’intéressait – force est de constater que je n’ai jamais été déçu par ses adaptations et autres suites qui auront tellement fait hurler Alan Moore et bien des fans. Mais ce n’était pas tout à fait finit car on se doutait bien que DC n’allait pas abandonner sa poule aux œufs d’or, sauf que, cette fois ci, la maison d’édition allait oser aller encore plus loin et réunir, dans une seule mini-série, l’univers si particulier de Watchmen a son principal, c’est-à-dire, celui de Superman, Batman et compagnie. Une hérésie !? En toute franchise, à première vue, oui, incontestablement, cependant, j’attendais néanmoins de voir ce que ce Doomsday Clock – puisqu’il est grand temps de le nommer – allait nous proposer. Après tout, cela ne servait à rien de s’indigner et de hurler à l’hérésie avant de lire ne serais-ce qu’une seule page de cette mini-série, autant en juger par moi-même et voir si le contenu serait bon ou non et, ma foi, sur ce point, je ne perdrait guère de temps à tourner autour du pot, si l’on peut estimer que DC tire un peu trop sur la corde, qu’ils ont fait tout cela pour de l’argent au détriment de la pure création artistique – mais de leur coté et chez Marvel, cela fait longtemps que l’on n’attends plus grand-chose d’original – force est de constater que Doomsday Clock est, dans l’ensemble, franchement bon, ce, même si l’on peut estimer que la mini-série souffre de quelques défauts qui en agaceront certains. Ainsi, comment ne pas reconnaitre qu’en reprenant le processus narratif de Watchmen – c’est-à-dire, les gaufriers à neuf cases, les dialogues intérieurs du Dr Manhattan, une histoire fictive dans l’histoire (celle de Nathaniel Dusk) les renvois entre l’action et les bulles de pensées d’une page à l’autre – Doomsday Clock se veut une copie conforme de Watchmen, le talent en moins. De plus, si certains y verront un bel hommage à l’œuvre originale, pour d’autres, tout cela n’est qu’une succession de clichés. Ensuite, il y a une belle succession de scènes toutes justes destinées à créer le buzz : Rorschach contre Batman et le Joker, Ozymandias opposé à Lex Luthor, mouais, un peu trop facile tout cela. Ajoutons à cela un postulat de départ pour le moins contestable – à la fin de Watchmen, le Dr Manhattan fuit son univers pour celui de DC – et vous pourrez vous dire : mais pourquoi diable ais-je dis que Doomsday Clock était bon voir même très bon !? Eh bien, en fait, pour son dernier tiers qui, à lui tout seul, non seulement sauve les meubles mais aussi et, surtout, fait de cette mini-série une œuvre à la fois bien plus surprenante que prévue mais, aussi, nous offre une fort intéressante réflexion sur l’adaptation des personnages de fiction dans un cadre méta-contextuel. En effet, le Dr Manhattan comprend bien qu’il se passe quelque chose de différent sur cette Terre, qui voit un Superman débarquer de nombreuses fois dans sa capsule au fil des années, commençant en 1939 et se terminant sur le reboot du New 52 sans éclipser les différentes versions de John Byrne et d’autres auteurs. Ce qui provoque à chaque fois des disruptions dans la continuité, qui ne peut être expliquée que par l’intervention des scénaristes et des éditeurs de la compagnie. Et, sans toutefois les nommer ou se mettre lui-même en scène, Geoff Johns propose via la connaissance du Dr Manhattan une solution permettant d’expliquer tous les relaunchs et reboots passés ou futurs de la compagnie. De fait, le scénariste trouve une solution aux problèmes de continuité en créant le Metaverse, univers uniquement dicté par la volonté des auteurs qui se penchent sur le destin des personnages de fiction. Cela peut paraitre pour le moins oser et difficile à comprendre en lisant cette critique mais je peux vous assurez que cela passe très bien au cours de la lecture. Ajoutons à cela que Geoff Johns nous offre une fort belle déclaration d’amour à Superman qui apparait comme étant la pierre angulaire de l’ensemble de l’univers DC, son personnage le plus important, ce qui est plutôt amusant vu que bon nombre de fans n’ont yeux, eux, que pour Batman… Au final, Doomsday Clock apparait comme étant une œuvre qui en fera hurler certains, à raison, et qui plaira grandement à d’autres, à raison également : bien entendu, nous sommes à mille lieux du chef d’œuvre absolu d’Alan Moore et le lien avec le Watchmen original, finalement, n’aura jamais été aussi lointain, cependant, pour son dernier tiers, excellent, pour la partie graphique de Gary Frank qui dessine l’intégralité des douze épisodes, pour l’utilisation du Dr Manhattan, plus réussie que prévue, pour ses réflexions et ses constatations sur cet univers toujours changeant et, bien entendu, pour Superman, Doomsday Clock mérite le détour et reste, pour les fans du genre, un des incontournables a lire cette année : après, on n’est pas obliger de l’aimer, bien entendu, mais pour pouvoir le critiquer, encore faut-il le lire !
 

Points Positifs
 :
- Il était évidant que Doomsday Clock avait tout du projet casse gueule avant même que ne soit paru son tout premier épisode, pourtant, malgré ses défauts, malgré toutes les critiques, il apparait grandement que cette mini-série s’en sort avec les honneurs et que même si elle n’est pas parfaite, elle n’en reste pas moins comme étant un des comics à lire cette année, ne serais-ce que pour son dernier tiers, franchement éblouissant !
- La dernière partie, justement, de la mini-série, est tout simplement magistrale quand a sa réflexion sur l’adaptation des personnages dans le monde des comics ainsi que les explications proposées quand aux divers relaunchs et autres reboots propre au médium. C’est osé mais plutôt bien trouvé.
- De manière surprenante, Doomsday Clock est une belle déclaration d’amour à Superman qui apparait comme étant la pierre angulaire de tout l’univers DC.
- Les gaufriers à neuf cases, les dialogues intérieurs du Dr Manhattan, l’histoire fictive dans l’histoire et les renvois entre l’action et les bulles de pensées d’une page à l’autre apparaitront, aux yeux de certains, comme un bel hommage à l’œuvre originale.
- Pour ce qui est de la partie graphique, Gary Frank dessine l’intégralité des douze épisodes et livre une prestation artistique que l’on peut qualifier de bonne dans l’ensemble.

Points Négatifs :
- Bien entendu, personne n’est dupe : Doomsday Clock reste une œuvre un peu artificielle dans sa conception et son postulat de départ – le Dr Manhattan qui débarque dans l’univers DC à la fin de Watchmen et qui est responsable de bien des changements dans celui-ci – apparait comme étant un poil bancale.
- Les gaufriers à neuf cases, les dialogues intérieurs du Dr Manhattan, l’histoire fictive dans l’histoire et les renvois entre l’action et les bulles de pensées d’une page à l’autre apparaitront, aux yeux de certains, comme une succession de clichés qui ne font que plagier l’œuvre originale.
- Rorschach contre Batman et le Joker, Ozymandias opposé à Lex Luthor… quelques scènes uniquement présente afin d’alimenter le buzz…
- Les fans les plus ultras de l’œuvre originale crieront à l’hérésie même s’ils feraient mieux de lire cette mini-série avant de la juger.
- Parmi les douze couvertures de la mini-série, il fallait que les éditions Urban choisissent l’une des plus mauvaises : Rorschach et le Joker, c’est vendeur mais tellement convenu…

Ma note : 8/10

Berserk – Tome 40


Berserk – Tome 40
 
Schierke et Farnèse ont plongé dans les rêves de Casca qui les accompagne sous forme de miniature. Elles repoussent les démons qui les attaquent et avancent comme elles peuvent en ramassant des fragments de souvenirs de Casca. Au bout d’un moment, elles arrivent dans une forêt de cadavres et de cyprès épineux. La zone est particulièrement écœurante et indique que Casca a dû vivre une expérience particulièrement difficile. Toutefois, elles doivent continuer leur progression jusqu’en haut de la montagne qu’elles aperçoivent. Elles font leur maximum pour ne pas s’évanouir mais les choses empirent : les monstres sont de plus en plus grands, de plus en plus terrifiants et de plus en plus nombreux. Rapidement, elles se retrouvent en difficulté...
 

Berserk – Tome 40
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 40
Parution en vo : 28 septembre 2018
Parution en vf : 17 avril 2019
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 192
 
Mon avis :
 Et voilà, comme je le disais il y a quelques jours, dans ma critique du trente-neuvième tome de cet excellent et cultissime manga qu’est Berserk, j’en suis finalement venu à bout, enfin, du moins, des volumes publiés jusqu’à ce jour, c’est-à-dire, donc, quarante… Un événement à marquer d’une pierre blanche pour une saga que je connaissais depuis bien longtemps et que je n’aurai découvert, finalement, que depuis cette année et janvier dernier, un manga qui m’aura occuper tout au long de ces huit derniers mois – me faisant reléguer les autres œuvres du même genre de coté, pour le moment – et qui, franchement, aura été conforme à tout le bien que j’en attendais. Oui, mille fois oui, Berserk est un des meilleurs mangas qu’il m’a été donné de lire depuis que je connais le genre et oui, mille fois, s’il m’a fallut bien du temps pour me lancer dans cette saga, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais… Ceci étant dit, quid, donc, de ce quarantième tome de Berserk ? Bon, je vous le dit tout de suite sans que cela soit un véritable spoiler – puisque les fans de l’œuvre de Kentaro Miura le savent depuis quelques mois, désormais – ce que l’on attendait tous est enfin arriver, c’est-à-dire, que Casca a enfin retrouvé les esprits ! Et, tout de même, disons que cela faisait fort longtemps que l’on attendait ce moment car, mine de rien, cela fait depuis les événements oh combien traumatisants que la pauvre jeune femme avait subit dans le légendaire treizième tome que l’on attendait que celle-ci échappe a la folie qui l’avait gagné… Pour cela, il aura fallut que Schierke et Farnese fassent une plongée dans l’esprit de Casca, au sein des méandres de celui-ci, affrontant ses cauchemars et autres souvenirs violents et oh combien traumatisants. Kentaro Miura, dans la lignée du volume précédent, nous livre des planches pour le moins imaginatives et bourrées de métaphores visuelles fort pertinentes, et puis, arrive enfin le moment tant attendu… Casca retrouve les esprits, retrouve à nouveau la parole, fait, finalement, connaissance avec Schierke et Farnese et, en toute sincérité, tout cela est assez émouvant pour tout bon fan de Berserk qui se respecte. Et puis, il y a enfin les retrouvailles entre Casca et Guts qui vont avoir lieu, et là… un cri et puis… on comprend que, décidément, ces retrouvailles risquent de ne pas être aussi simples que prévus, malheureusement. Mais cela, on en saura plus par la suite, lorsque sortira le prochain tome, sauf que, là, il va falloir patienter, et, bien entendu, pas qu’un peu ; une première pour moi qui avait eu la chance de me taper l’intégrale des quarante tomes en quelques mois et il va donc falloir que je m’y fasse… mais que cela va être dur de patienter bien longtemps avant de retrouver Guts, Casca, Schierke, Serpico, Farnese, Isidro et les autres…
 

Points Positifs
 :
- Ce que l’on attendait depuis si longtemps est enfin arriver, c’est-à-dire, que Casca a enfin retrouvé ses esprits ! Franchement, cela fait plaisir pour tout fan qui se respecte et, par ailleurs, lorsque la jeune femme revient à elle, comment ne pas être émus par son regard, ses paroles !?
- Les retrouvailles entre Guts et Casca ne se passent pas comme prévus. Sacré coup de théâtre qui nous fait dire que, décidément, ces deux là semblent ne pas avoir droit au bonheur…
- Suite et fin du voyage onirique de Schierke et Farnese dans l’esprit de Casca. Une fois de plus, cela nous permet d’avoir droit à des planches pour le moins fort inventives, surtout que celles-ci sont bourrées de métaphores visuelles fort pertinentes.
- Bien entendu, comment ne pas louer, une fois de plus, l’immense talent de Kentaro Miura !? Visuellement, ce tome de Berserk est une pur merveille, comme d’habitude quoi…
- Une couverture qui sort un peu des sentiers battus, ce qui est une bonne chose : c’est mieux d’avoir Schierke et Farnese plutôt que, pour la énième fois, Guts et son épée…
 
Points Négatifs :
- Je ne dis pas que l’apparition de Griffith et de ses hommes, face a des espèces d’ogres ou de géantes, est inintéressante, mais bon, au vu de tout ce qui s’était déroulé auparavant, disons que l’on s’en moque un peu… car bon, comment dire, ce que l’on a envie de savoir, c’est ce qui est arriver à Casca lorsqu’elle a vu Guts !
- Il va falloir que moi aussi, je patiente des mois, plus d’un surement, pour avoir droit a la suite… Que cela va être long…
 
Ma note : 8/10

dimanche 27 décembre 2020

Blonde on Blonde


Blonde on Blonde
 
Bob Dylan

1 - Rainy Day Women ♯12 & 35 (Bob Dylan) 4:36
2 - Pledging My Time (Bob Dylan) 3:50
3 - Visions of Johanna (Bob Dylan) 7:33
4 - One of Us Must Know (Sooner or Later) (Bob Dylan) 4:54
5 - I Want You (Bob Dylan) 3:07
6 - Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again (Bob Dylan) 7:05
7 - Leopard-Skin Pill-Box Hat (Bob Dylan) 3:58
8 - Just Like a Woman (Bob Dylan) 4:53
9 - Most Likely You Go Your Way (And I'll Go Mine) (Bob Dylan) 3:30
10 - Temporary Like Achilles (Bob Dylan) 5:02
11 - Absolutely Sweet Marie (Bob Dylan) 4:57
12 - 4th Time Around (Bob Dylan) 4:35
13 - Obviously 5 Believers (Bob Dylan) 3:35
14 - Sad Eyed Lady of the Lowlands (Bob Dylan) 11:23
 

Blonde on Blonde
Musicien : Bob Dylan
Parution : 16 mai 1966
Enregistré : 05 octobre 1965 – 10 mars 1966
Durée : 71:23
Genre : Rock, Folk, Blues
Producteur : Bob Johnston
Label : Columbia

Musiciens :
Bob Dylan : Guitare, Harmonica, Piano, Clavier, Chant
Al Kooper : Orgue, Clavier
Robbie Robertson : Guitare, Chant
Joe South : Guitare
Rick Danko : Guitare basse, Violon, Chant
Bill Atkins : Clavier
Wayne Butler : Trombone
Kenny Buttrey : Batterie
Paul Griffin : Piano
Garth Hudson : Clavier, Saxophone
Jerry Kennedy : Guitare
Sanford Konikoff : Batterie
Richard Manuel : Batterie, Clavier, Chant
Wayne Moss : Guitare, Chant
Hargus "Pig" Robbins : Piano, Clavier
Henry Strzelecki : Guitare basse
Charlie McCoy : Guitare basse, Guitare, Harmonica, Trompette
 
Mon avis :
Bob Dylan est, sans aucune discussion possible, un des plus grands auteurs compositeurs interprètes de la seconde moitié du vingtième siècle et, bien entendu, une des plus grandes figures du monde de la musique. Ainsi, après vous avoir parlé de Bringing It All Back Home, l’album où, pour toute la première fois, le sieur Zimmerman commençait à quitter l’univers un peu étriqué du folk ce fut ensuite le tour du magnifique Highway 61 Revisited, sans nul doute, un de ses meilleurs opus mais aussi un de ses plus importants, le virage électrique étant, dans celui-ci, parfaitement assumé, au grand dam des fans de la première heure, ayatollahs du folk qui auront estimé que leur idole de jadis se prostituait pour céder aux sirènes alléchants du star-système. Mais bon, tandis que les bobos newyorkais se morfondaient, le sieur Zimmerman poursuivait sa mue et, à l’issue d’une tournée harassante, offrait au monde médusé ce Blonde on Blonde, premier double-album de l’histoire de la musique et, incontestablement, chef d’œuvre absolu de son auteur et, histoire d’enfoncer le clou, chef d’œuvre tout court ! Sa mue étant parfaitement assumée et achevée, sa première incarnation désormais jetée aux oubliettes, a tout juste 25 ans, Bob Dylan se décide donc a nous pondre un album où les genres les plus divers se mêlent, où le folk est certes présent, mais électrifié, où blues et rock ne sont jamais bien loin et qui révolutionnera tout simplement le monde de la musique. Il faut dire que Dylan est plus inspiré que jamais et que les musiciens qui l’accompagnent, qui deviendront par la suite The Band, c’est-à-dire, un des meilleurs groupes américains de l’époque, ne sont pas en reste pour nous offrir un album que l’on peut qualifier de parfait de bout en bout et où se succèdent une flopée de titres majeurs voir exceptionnels : Rainy Day Women ♯12 & 35, Visions of Johanna, One of Us Must Know (Sooner or Later), I Want You, Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again, Just Like a Woman, Absolutely Sweet Marie et, bien entendu, l’apocalyptique Sad Eyed Lady of the Lowlands qui conclut magistralement l’album ! Bref, vous l’avez compris, dans Blonde on Blonde, tout est parfait ou frôle la perfection, Dylan a toujours sa voie nasillarde reconnaissable entre mille mais en s’en fout tellement elle fait partie du personnage, musicalement, c’est du très haut niveau et, entre instants de pur grâce absolue et d’autres tout simplement inoubliables, on ne peut que s’incliner biens bas devant ce qui est bel et bien un sacré chef d’œuvre, un disque magnifique comme, finalement, on n’en fait plus depuis bien longtemps…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs albums de Bob Dylan et, accessoirement, un des plus grands disques de tous les temps, tous genres confondus. Il faut dire qu’avec Blonde on Blonde, premier double-album de l’histoire de la musique, le sieur Zimmerman avait fait fort, très fort, offrant au monde non seulement un album quasiment parfait de bout en bout mais aussi, et surtout, qui, musicalement, eut une importance notable, inspirant bien d’autres musiciens. Bref, un incontournable absolu !
- Rainy Day Women ♯12 & 35, Visions of Johanna, One of Us Must Know (Sooner or Later), I Want You, Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again, Just Like a Woman, Absolutely Sweet Marie et Sad Eyed Lady of the Lowlands sont, bien évidement, de très grandes chansons, cependant, le reste de l’album mérite aussi le détour.
- Un Dylan plus inspiré que jamais et dans la lignée de son opus précédent, Highway 61 Revisited, c’est-à-dire, excellentissime, tout simplement.
- On ne le dit peut-être pas assez mais il faut louer toute la flopée de très bons musiciens qui accompagnent Dylan dans cet opus et qui, pour certains, formeront ensuite The Band, un des groupes les plus importants de l’histoire de la musique américaine.
- Une pochette d’une simplicité absolue mais qui n’en reste pas moins magnifique.

Points Négatifs :
- Bien entendu, à moins d’être totalement allergique à Bob Dylan et à sa voie nasillarde, je ne vois pas ce que l’on peur reprocher à cet album ? Après, évidement, les gouts et les couleurs ne se discutent pas…
- Les fans du Bob Dylan des débuts, auront pesté une fois de plus devant cet album où se mêlent tant de styles différents et où la guitare électrique à définitivement pris de l’importance. Pour la petite histoire, certains ne s’en seraient toujours pas remis…

Ma note : 9,5/10

Tellement Proches


Tellement Proches

Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d'attendre de dîner l'estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-sœur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C'est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent…


Tellement Proches
Réalisation : Olivier Nakache et Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano
Musique : Frédéric Talgorn
Production : Quad Productions
Genre : Comédie
Titre en vo : Tellement Proches
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 10 septembre 2009
Durée : 102 mn

Casting :
Vincent Elbaz : Alain Marciano
Isabelle Carré : Nathalie Marciano
François-Xavier Demaison : Jean-Pierre
Joséphine de Meaux : Roxane
Audrey Dana : Catherine
Omar Sy : Bruno
Jean Benguigui : Prosper Marciano
Max Clavelly : Lucien Marciano
Lionel Abelanski : Charly
Renée Le Calm : Geneviève Grimperai
Talina Boyaci : Gaëlle, dite Yaëlle
Jade Samba Seale : Juliette
Lizzie Brocheré : Clara
Arsène Mosca : Patrice
Laurence Février : Colette
Jean-Pierre Clami : Étienne
Laurentine Milebo : Fatou
Catherine Hosmalin : Nicole
Alain Guillo : Jérôme Lefèvre
Éric Naggar : Monsieur Kadoche
Matthieu Boujenah : Lucien Marciano adulte
Valérie Karsenti : Chantal, la maîtresse
Oumar Diaw : prévenu 1
Steve Tran : prévenu 2
Adrien Ruiz : prévenu 3
Rachid Chaib : prévenu 4
Cyril Couton : homme hôpital plateau-repas
Isaac Sharry : homme hôpital énervé
Peggy Leray : jeune mère supermarché
Wahid Bouzidi : Redo
Soufiane Guerrab : Francky
Guillaume Viry : le prof de tennis
Lannick Gautry : le prof de judo
Charlie Dupont : le prof de poterie
Serpentine Teyssier : la pédopsychiatre
Lise Lamétrie : directrice crèche
Ary Abittan : Moshé Benhamou
Nicky Marbot : flic perquisition 1
Nicolas Wanczycki : flic perquisition 2
Arnaud Duléry : vendeur crêpes
Joël Pyrène : chauffeur car
Jérôme Paquatte : agent sécurité
Josette Ménard : Infirmière
François Toumarkine : Langueteau, le voisin
Paule Daré Meer : femme IKEA
Guy Faucher : Roger
Raphaël Toledano : Maurice
Géraldine Nakache : religieuse école
Jézabel Marques-Nakache : la prof de danse
Noah Pinto : Doublure Prosper Marciano bébé
Zinedine Soualem : Alexandre
Éric Toledano : un magasinier au supermarché

Mon avis : N’y allons pas par quatre chemins, cela faisait des années que je ne rigolais pas autant devant un film ! Oui, je sais que j’ai souvent tendance à m’emballer et a exagérer les choses, c’est mes origines latines qui veulent ca, mais en toute sincérité, faites moi confiance pour une fois, je peux vous assurer que, dans le cas présent (ce qui ne signifie pas qu’en temps normal, je raconte n’importe quoi), il ne faut voir dans mon enthousiasme a l’égard de cette comédie aucune exagération, loin de là. Comédie, oui, le mot est lâché et si un film mérite le qualificatif de comédie, c’est bel et bien ce Tellement Proche. Bien évidement, ce n’est pas le seul, d’autres sont dans le même cas, et, pourquoi le nier, lui sont infiniment supérieurs, mais sincèrement, prenez donc ce petit film sans prétention avec des acteurs connus, mais loin d’être des stars du septième art, un synopsis de base loin d’être original, les relations familiales, saupoudrez le tout d’une sacrée bonne dose d’humour, mélangez bien l’ensemble et vous obtenez ce Tellement proche, et là, c’est partit pour une heure quarante de franche rigolade, entre situations ubuesques, tellement hallucinantes que l’on en est presque a se décrocher la mâchoire et des personnages – ah ces personnages ! – à la fois littéralement loufoques, pathétiques, extrêmes dans ce qu’il faut bien appeler leur folie, leur habitudes, leur coups de gueule, il est tout bonnement impossible pour le spectateur de ne pas rire aux éclats tout au long du film. Car tout est drôle, de bout en bout et ca démarre au quart de tour avec une première partie d’anthologie où, pendant près d’une demi-heure non stop, on se marre quasiment en permanence devant ce que l’on voit a l’écran, et là, en toute sincérité, je peux vous assurez que des comédies, dans ma vie, j’en ai vu des tonnes, mais que cette première demi-heure dans Tellement Proche, c’est quasiment du jamais vu. Et je n’exagère toujours pas. Mais vous croyez que la suite est plus calme ? Détrompez vous, ca n’arrête jamais ou presque car si l’on n’atteint pas les sommets de cette première partie, la suite du film se poursuit de la plus belle façon et les éclats de rire, pour ne pas dire les fous rires se succèdent tandis que l’on se demande franchement comment cela peut être possible de rigoler autant !? Mais peut être que, tout simplement, en plus d’acteurs en pilotage automatique dans le bon sens du terme, comme en particulier le couple François-Xavier Demaison (Jean-Pierre)/ Audrey Dana (Catherine), l’avocat commis d’office qui rêve de grandes affaires et la maitresse de maison parfaite qui se font passer pour juifs car leur fille est inscrite dans une école juive (en primaire) car celle-ci a le meilleur taux de réussite au bac, la sœur, Joséphine de Meaux (Roxanne) totalement halluciné dans sa relation avec Omar (Bruno) qui se demande bien pourquoi il est toujours largué sur l’autoroute, sans oublier, bien évidement Vincent Elbaz (Alain) eternel gamin devant l’eternel qui ne supporte pas sa belle famille, ce qui nous fait le plus rire, ce sont, justement, ces fameuses situations familiales : qui n’a jamais râler en devant aller a un repas de famille (hum…) ? Qui n’as jamais invité que les adultes pour ne pas avoir à supporter les enfants (tient tient, ca me rappelle l’une de mes dernières soirées) ? Qui n’a jamais mis en avant ses propres enfants, montrer leurs œuvres au grand désespoir de ses invités ? Qui n’a jamais eu à se taper sa belle famille, hein, qui ? Et oui, si Tellement Proches fonctionne aussi bien, en plus de la qualité des acteurs, c’est grâce a la justesse de toutes ces scènes que tout le monde a vécu dans sa vie, des scènes de la vie quotidienne, des situations, des rapports familiaux, des tensions qui font tout le sel de l’existence. Alors, non seulement on meurt de rire devant le comique de ces fameuses scènes, mais celles-ci sont amplifier par nos propres souvenirs, notre propre expérience. Oui, Tellement Proches, c’est vous, c’est nous, c’est moi, et c’est pour cela que ca marche aussi bien. Mais alors, car il y a un mais, pourquoi une telle fin aussi misérable ? Pourquoi venir presque tout gâcher avec cet épilogue franchement inutile, qui n’apporte rien du tout au film, par ailleurs excellent, où l’on retrouve les personnages mal vieillis pour la plupart (décidément en France, on a du mal avec le vieillissement des acteurs dans les films), certains plus que d’autre ce qui en devient ridicule, pleine de bons sentiments et qui, a aucun moment, ne fonctionne ? Oui, franchement, pourquoi ? Alors, un conseil : si vous regardez un jour Tellement Proches, éteignez votre lecteur DVD des que débute la scène finale, cela vous évitera cette sensation de gâchis final. Mais pour le reste, tout le reste… oh mes amis, un pur régal !!!


Points Positifs :
- Une des meilleures comédies françaises qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps, probablement supérieur a Nos Jours Heureux des mêmes auteurs. Bien entendu, tout cela n’est qu’une simple comédie sans grande prétention, mais bon, dans son genre, elle est terriblement efficace et réussi parfaitement son but, c’est-à-dire, nous faire rire du début à la fin !
- Une flopée d’acteurs et d’actrices qui ne sont certes pas de grands noms du septième art – ou qui ne l’étaient pas encore à l’époque – mais qui n’en restent pas moins excellents dans leurs rôles respectifs et qui sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Petite mention spéciale a Joséphine de Meaux, toujours aussi barrée…
- Scènes cultes, répliques qui le sont tout autant, situations ubuesques… on ne s’ennui jamais dans ce film.
- Si vous détestez les réunions familiales, si vous avez de mauvais souvenirs de ces dernières, alors, Tellement Proches est fait pour vous !

Points Négatifs :
- Un final beaucoup trop gnangnan qui, à force de jouer sur les bons sentiments, gâche un peu l’impression générale que l’on se fait du film. Dommage…
- De plus, dans celui-ci, les personnages sont plus agés or, au vu de leur maquillage complètement ratés pour ne pas dire ridicules, ces derniers ne sont pas crédibles pour un sou.
- Evidement, Tellement Proches n’est pas un grand film et je ne prétendrais jamais le contraire, tout juste une sympathique comédie sans prétention qui vous fera passer un bon moment. Après, si vous êtes allergiques au genre…

Ma note : 7,5/10