Pages

jeudi 11 juin 2020

Tonight's the Night


Tonight's the Night

Neil Young

1 - Tonight's The Night (Neil Young) 4:39
2 - Speakin'Out (Neil Young) 4:56
3 - World On A String (Neil Young) 2:27
4 - Borrowed Tune (Neil Young) 3:36
5 - Come On Baby Let's Go Downtown (Danny Whitten/Neil Young) 3:35
6 - Mellow My Mind (Neil Young) 3:07
7 - Roll Another Number (For The Road) (Neil Young) 3:02
8 - Albuquerque (Neil Young) 4:02
9 - New Mama (Neil Young) 2:11
10 - Lookout Joe (Neil Young) 3:57
11 - Tired Eyes (Neil Young) 4:38
12 - Tonight's The Night - Part II (Neil Young) 4:52


Tonight's the Night
Musicien : Neil Young
Parution : 20 juin 1975
Enregistré : 1970 – 1973
Durée : 44:52
Genre : Folk Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Elliot Mazer et Tim Mulligan
Label : Reprise Records

Musiciens :
Neil Young : voix, piano, guitare, harmonica et harpe
Ralph Molina : batterie, voix (1 2 3 5 6 7 8 9 11 12)
Billy Talbot : basse (1 2 3 4 5 6 7 8 11 12)
Danny Whitten : guitare et voix (5)
Jack Nitzsche : piano, guitare slide (5 10)
Ben Keith : guitares, voix (1 2 3 6 7 8 10 11 12)
Kenny Buttrey : batterie (10)
Tim Drummond : basse (10)
Nils Lofgren : guitare, piano, voix (1 2 3 6 7 8 9 11 12)
George Whitsell : voix (9)

Mon avis : Poursuivons, aujourd’hui, avec un autre opus majeur du grand Neil Young, probablement l’un des mes musiciens préférés, avec le fameux Tonight's the Night, probablement un des albums les plus sombres et intimiste du musicien et qui est la suite parfaite a On the Beach, opus déjà emprunt d’une mélancolie évidente… Il faut dire, avant toute chose, que Tonight's the Night n’est pas un disque simple d’accès : d’une noirceur extrême, morbide a souhait, Neil Young y chante comme s’il allait s’écrouler a chaque instant. Il faut dire qu’a l’époque, le canadien n’allait pas fort : épuiser par les tournés et traumatiser par la mort de deux de ses compagnons, tout deux par overdose, son guitariste Danny Whitten et Bruce Berry, ancien roadie de CSN&Y, Young est au trente-deuxième dessous, moralement parlant, mais, musicalement, c’est toute autre chose puisque ces drames vont l’inspirer de fort belle manière, ce qui donnera, bien entendu, ce Tonight's the Night, véritable chef d’œuvre (encore un) folk/blues qui aura traumatiser des générations de dépressifs. Bien évidement, ici, il ne faut pas s’attendre a un Neil Young enjoué, a un Neil Young campagnard ou un Neil Young survolté, non, ici, le canadien va mal, il souffre et nous le fait savoir : la vie est injuste, la mort une salope qui frappe a tout instant mais il faut bien continuer, quitte a exprimer son dégout et sa tristesse… Mais bon, lorsque l’on voit le résultat final – qui, bien sur, déplu fortement a la maison de disques qui rechignera longtemps à sortir cet album – on ne peut pas s’empêcher de se dire que, parfois, les aléas de la vie peuvent accoucher de véritables merveilles !


Points Positifs :
Tonight's the Night est incontestablement le disque le plus sombre de la longue carrière de Neil Young mais, accessoirement, c’est ce qui en fait sa force. Le canadien souffre de la perte de deux de ses vieux amis, il est épuisé tant physiquement que psychologiquement, et, plutôt que de sombrer définitivement, il nous pond un disque noir (dans tous les sens du terme) qui n’est certes pas facile d’accès mais qui n’en reste pas moins excellent.
- Malgré de belles ballades comme Albuquerque ou World On A String (particulièrement celle-ci), Tonight's the Night est surtout composé de titres lugubres, dépressifs, mais qui, accessoirement, prennent aux tripes lorsqu’on les écoute. La chanson éponyme, Borrowed TuneSpeakin'Out, ça ne rigole pas mais qu’est ce que c’est bon !
- On a l’impression que Neil Young va s’écrouler d’un moment a l’autre lors de chaque chanson, mais qu’est ce qu’il chante bien… avec les tripes pourrait-on dire.
Come On Baby Let's Go Downtown, pour le duo avec Danny Whitten.

Points Négatifs :
- Il est évidant que Tonight's the Night n’est pas un disque simple d’accès et que nombreux seront ceux qui seront refroidis par sa noirceur.
Tonight's the Night vaut surtout pour son ensemble, cohérant et qui touche l’âme de celui qui l’écoute (après tout, qui n’a jamais connu de très mauvais moments dans sa vie ?) et si la plupart des chansons qui composent cet album sont bonnes, il manque des grands titres, des incontournables.

Ma note : 9/10

On the Beach


On the Beach

Neil Young

1 - Walk On (Neil Young) 2:40
2 - See the Sky about to Rain (Neil Young) 5:03
3 - Revolution Blues (Neil Young) 4:02
4 - For the Turnstiles (Neil Young) 3:13
5 - Vampire Blues (Neil Young) 4:11
6 - On the Beach (Neil Young) 6:59
7 - Motion Pictures (For Carrie) (Neil Young) 4:20
8 - Ambulance Blues (Neil Young) 8:57


On the Beach
Musicien : Neil Young
Parution : 16 juillet 1974
Enregistré : 30 novembre 1973 – 07 avril 1974
Durée : 39:40
Genre : Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Mark Harman et Al Schmitt
Label : Reprise Records

Musiciens :
Neil Young : guitare, harmonica, piano, banjo, vibraphone et chant
Ralph Molina : batterie, tambour, voix (1-5-6-7-8)
Billy Talbot : basse (1)
Ben Keith : guitare, piano, orgue, dobro, tambour
Tim Drummond : basse, percussions (2-5-6)
Levon Helm : batterie (2-3)
Joe Yankee : harpe, tambourin électrique (2-8)
David Crosby : guitare (3)
Rick Danko : basse (3)
George Whitsell : guitare (5)
Graham Nash : piano (6)
Rusty Kershaw : guitare slide (7), violon (8)

Mon avis : Après le cultissime Harvest, dont je vous ai parlé il y a  de cela quelques jours, je poursuis mes critiques des opus de Neil Young avait un album lui aussi loué par la critique, un certain On the Beach, un album que je n’ai découvert que très récemment et considéré, depuis sa parution en 1974 – année faste – comme étant l’un des tous meilleurs de la très longue discographie du Loner, rien que ça ! Mais, au fait, pourquoi, alors que je suis un grand fan de Neil Young depuis des lustres, je n’avais jamais eu l’occasion de m’atteler a l’écoute de ce petit bijou ? Eh bien, tout simplement pour la simple et bonne raison que, pendant des années, de manière incompréhensible, On the Beach n’existait pas en CD, du coup, ce ne fut qu’assez récemment que je me le suis procurer, curieux de savoir si, oui ou non, toutes les louanges que j’avais entendu a son sujet étaient justifiées. Vous imaginez qu’avant ma première écoute, j’étais un peu fébrile, ayant presque un peu peur de ne pas apprécier ce que de nombreux fans du Loner considéraient comme étant un de ses chefs d’œuvres, mais je vous rassure tout de suite : oui, mille fois oui, On the Beach ne m’a pas déçu le moins du monde, bien au contraire, et oui, cet album est un putain de bon disque ! Faisant partie de la fameuse trilogie torturée du sieur Neil – qui débuta par le live Time Fades Away que je ne possède pas et qui s’acheva par l’extraordinaire et sombre Tonight's the Night – On the Beach est un opus déroutant pour les fans de Harvest mais grandiose pour les autres. Moins sombre, en apparence, que Tonight’s the Night, il ne nous en montre pas moins un Neil Young incisif, sans la moindre concession sur le mouvement hippie, le lobby pétrolier (oui), la célébrité et qui nous parle de sa séparation avec la mère de son enfant, de Charles Manson – l’excellent Revolution Blues – et, en règle générale, de sa solitude et de son désespoir… Bref, on ne rigole pas avec On the Beach et, justement, c’est ce qui fait la grande force de cet album, un opus sombre, mélancolique, qui touchera ceux et celles qui, un jour, sont tombé plus bas que terre et qui savent parfaitement que la vie est bien plus dure que toutes ces paillettes du star-system dont on nous rabâche tout le temps les oreilles…


Points Positifs :
- Un album sombre, mélancolique, nostalgique, sans concessions et qui touche l’âme de celui qui l’écoute, surtout si ce dernier à, lui-même, connu des passages a vides au cours de sa vie. Bref, On the Beach est un album spécial, je ne le nie pas, mais c’est aussi la marque des très grands !
- Le monumental On the Beach – la chanson, pas l’album – l’inquiétant Revolution Blues, le cynique Walk On, le très bon For the Turnstiles et la magnifique conclusion qu’est Ambulance Blues, cet opus regorge de titres majeurs, mais le reste n’est pas en reste, loin de là !
- Non seulement Neil Young est au top de sa forme, musicalement parlant, mais le bougre a sut fort bien s’entourer pour cet album : entre une partie du Crazy Horse, la partie rythmique du Band et même David Crosby et Graham Nash, il y a de quoi faire !
- Une pochette franchement singulière mais oh combien réussie.

Points Négatifs :
- Un album à ne pas écouter si vous avez des tendances suicidaires…
- Comment se fait-il que cet opus n’ait pas existé en CD pendant tant d’années ?! Qu’est ce que j’aurais aimé le découvrir à 20 ans !

Ma note : 9/10

mercredi 10 juin 2020

Tomb Raider


Tomb Raider

Lara Croft est une étudiante britannique de 21 ans. Elle part pour sa première expédition avec un groupe d'amis et collègues (Liam, Steph, Grim, Victor, Conrad Roth, Samantha Nishimura, Reyes, Dr. Whitman, Jonah et Alex) à bord de l’Endurance, un navire d'exploration moderne. Persuadée que le Royaume perdu de Yamatai, autrefois gouverné par la légendaire Reine solaire Himiko, se trouve quelque part dans le « Triangle du Dragon », une zone au sud du Japon connue pour ses violentes tempêtes, Lara convainc le capitaine du navire d'en prendre le cap. Mais pris dans une tempête, le bateau s'échoue sur une île où Lara est capturée par un homme fou qui la ligote dans la caverne qui lui sert de refuge. Lara se libère, provoquant l'effondrement de la caverne et la mort de son ravisseur. Seule, elle utilise les connaissances de survie en milieu naturel de son père et part à la recherche de ses amis. Sur son chemin, elle comprend que l'île est habitée par une communauté qui laisse de nombreux dessins sur les murs et qui pratique le sacrifice animal. Elle retrouve finalement son amie Samantha, accompagnée d'un homme, Mathias, qui se présente comme un ancien naufragé. Lara prend du repos auprès d'eux alors que Sam raconte la légende de Himiko, mais à son réveil, ils sont partis.


Tomb Raider
Éditeur : Square Enix
Développeur : Crystal Dynamics
Concepteur : Darrell Gallagher, Rhianna Pratchett
Date de sortie : 5 mars 2013
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3

Mon avis : Pour bon nombre d’amateurs de jeux vidéos, 1996 restera a jamais marquer par l’apparition d’un tout nouveau jeu, Tomb Raider, et d’une toute nouvelle héroïne, Lara Croft, aventurière sexy en diable et qui, profitant de la percée de la console de Sony dans le grand public, avec la fameuse Playstation, entra de plein pied dans la légende du petit monde vidéoludique. Depuis, et après bien des épisodes, certains réussis – a tout jamais, pour moi, le second opus de la saga – d’autres beaucoup moins, Lara Croft occupe toujours le devant de la scène et, vu le succès critique de ses dernières aventures, Tomb Raider, paru il y a deux ans et l’arrivée prochaine d’un nouvel épisode, nul ne doute que notre pilleuse de tombes préférée risque encore d’occuper le devant de la scène pour les années a venir. Quoi qu’il en soit, et après avoir replongé dans la saga avec un certain Underworld, jeu sympathique mais qui n’apportait pas grand-chose de nouveau a la légende, je ne pouvais faire l’impasse sur le dernier Tomb Raider en date, un soft bien différent de ses prédécesseurs, pour le meilleur, bien sur, mais pas seulement… Lorgnant carrément du coté de Uncharted qui, curieusement, a la base, s’était inspiré de… Tomb Raider pour le remettre au gout du jour, cet énième épisode des aventures de Lara Croft est ce que l’on appelle communément un reboot : faisant fi des épisodes précédents, les concepteurs de Crystal Dynamics réinventaient le passé de notre aventurière (rien de nouveau sous le soleil, le reboot est a la mode depuis quelques années y compris au cinéma ou dans la bande dessinée) pour nous offrir dans ce soft, sa toute nouvelle première aventure officielle – du moins, jusqu’à la prochaine. Du coup, c’est une Lara jeune que nous prenons en main et qui, suite à un naufrage sur une ile au large du Japon, va connaitre bien des péripéties, affronter moult dangers et souffrir encore et encore pour en échapper. Bien évidement, au fil de l’avancée du jeu, Lara va se fabriquer de nouvelles armes, gagner en expérience et, vers la fin, être plutôt costaud, bref, ressembler a l’aventurière que l’on connait depuis deux décennies, mais… mais là, vous me direz, quid de l’essence même d’un bon Tomb Raider, c’est-à-dire, l’exploration de temples anciens, les voyages autour du monde a la recherche de civilisations mythiques, les affrontements contre des créatures mythiques et, bien sur, les multiples pièges mortels a éviter ?! Eh ben, ici, mais vous l’avez sans doute deviner, il va falloir passer outre : comme je l’avais dit, ici, Lara tient davantage d’un Nathan Drake que de l’aventurière qu’elle fut toujours, du coup, vous passerez bien plus de temps a affronter des hordes d’ennemis humains qu’explorer une pyramide ou fuir un T-Rex. La chose déplaira sans nul doute aux puristes mais au moins, pour une fois, on peut dire que la saga a pris une direction complètement différente des épisodes précédents qui se contentaient de tourner en rond et d’user et abuser des mêmes vieilles ficelles. Bien entendu, on pourra me rétorquer que les concepteurs nous ont pondu un Uncharted et que pour l’originalité, on repassera, cependant, malgré ce constat indéniable et malgré mes craintes du départ, force est de constater que oui, mille fois oui, ce Tomb Raider est un sacré bon jeu, en tous cas, le meilleur épisode de la saga depuis… une éternité si l’on doit être tout a fait objectif. Bref, avec ce Tomb Raider, paru il y a deux ans déjà, il est indéniable que la saga a pris une toute nouvelle direction ; parfois déstabilisant, surtout au début, il n’en reste pas moins qu’en piochant des idées ici ou la, nous obtenons au final un jeu pour le moins excellent… après, vu qu’il est censé être le premier d’une nouvelle saga, j’espère juste que la suite renouera davantage avec le coté exploration qui aura fait la légende de la franchise, ça me décevrais vraiment que ce ne soit pas le cas…


Points Positifs :
- Cela faisait des années que les fans de Tomb Raider réclamaient du changement dans la saga, qu’ils souhaitaient ardemment que les concepteurs cessent de tourner en rond en abusant des mêmes vieilles ficelles et… ma foi, pour une fois, ils ont été entendus puisque cet épisode sort franchement du lot et lance la série dans une nouvelle direction.
- Si je dois comparer Underworld à ce nouvel épisode, il n’y a pas photo et pourtant, j’avais bien aimé le premier ; bref, le changement, c’est agréable quand il est réussi.
- Bien entendu, graphiquement, c’est une pure merveille et oui, Lara n’a jamais été aussi belle, les décors aussi magnifiques, les effets de lumière somptueux et tout ce que vous voulez… un plaisir pour nos yeux.
- On prend Lara Croft, on s’inspire (fortement) d’Uncharted, on reboot la série et on obtient… un sacré bon jeu !
- D’ailleurs, pour ce qui du reboot, en temps normal, je ne suis pas fan du procédé mais ici, il fonctionne plutôt bien.
- Le coté survivant poussé à l’extrême : elle en prend plein la gueule notre bonne vieille Lara ; euh, jeune sur ce coup là.
- Le tir a l’arc en pleine tête ! Hein, comment, je suis sadique ? Euh, un peu !

Points Négatifs :
- Il est indéniable que le coté exploration qui faisait toute la saveur de la saga manque cruellement ; idem pour les pièges mortels, les nombreux animaux que l’on affrontait, certains monstres, etc.
- C’est bien de s’inspirer de ce qui marche, certes, mais si c’est pour nous pondre le même gros défaut que dans Uncharted, c’est-à-dire, des phases où il faut se coltiner des dizaines et des dizaines d’adversaires qui nous canardent au point que cela en devient frustrant au bout d’un moment, mouais, bof…
- Les tombeaux secrets sont sympas mais pas assez nombreux et bien trop faciles.
- Les diverses mini-quêtes sont parfois amusantes mais bon, ça ne remplace pas une vrai citée en ruine avec ses chausses trappes mortelles !

Ma note : 8,5/10

Castlevania – Lords of Shadow


Castlevania – Lords of Shadow

Gabriel Belmont, un membre de la Confrérie de la lumière, perd sa femme, assassinée par des adorateurs de l'ombre. Les anciens de la confrérie, guidés par un songe, l'envoient alors voir un ancien dieu, Pan, pour contacter l'esprit de son épouse décédée, qui selon eux aurait un message à faire porter à son époux, un moyen de mettre fin à l'ère de Ténèbres que traverse aujourd'hui le monde. Il part ensuite à la recherche d'un mystérieux artefact, un masque doté de pouvoirs immenses dont celui de ramener sa femme défunte : le masque de lumière. Malheureusement, ce masque est brisé en trois morceaux qui ont été confiés aux Seigneurs des Ombres. Il devra faire équipe avec un autre chasseur de démons nommé Zobek qui lui aussi fait partie de la confrérie de la lumière.


Castlevania – Lords of Shadow
Éditeur : Konami
Développeur : MercurySteam
Concepteur : Enric Álvarez, David Cox, Hideo Kojima
Date de sortie : 7 octobre 2010
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3

Mon avis : Aussi incroyable que cela puisse paraitre, au cours de toutes ces années à me taper un nombre plus que conséquent de jeux vidéo – et encore, je me suis calmer car du temps de la première Playstation, c’était tout bonnement la folie – je n’eus l’occasion de jouer qu’a un seul opus de l’une de Castlevania, tout simplement l’une des sagas les plus anciennes mais aussi les plus célèbres qui soit : l’inoubliable Symphony of the Night, sur PSOne – mais il faut dire que, quand on a eu la chance d’avoir en main un certain Alucard, tout le reste parait bien fade… Et donc, il aura fallu attendre ce début d’année pour que, finalement, je ne répare cette bizarrerie vidéoludique avec un soft qui fit parler pas mal à son sujet lorsqu’il sortit, il y a de cela un peu plus de trois ans : ce fameux Lords of Shadow, qui était, ni plus ni moins, qu’un reboot de la série – chose à la mode depuis quelques années. N’étant pas un inconditionnel pur et dur de la saga, le reboot en tant que tel ne me gênas pas le moins du monde et j’étais davantage intéresser par les divers changements du soft : ainsi, dans ce Lords of Shadows, ce qui frappe de prime abord, ce sont les multiples influences, le gameplay lorgnant allègrement du coté de jeux comme God of WarDevil May Cry ou Shadow of the Colossus, tel un patchwork, ma fois, plutôt réussi, de tout ce qui avait fait la réussite de ces softs – avec l’impression, du coup, qu’entre inspiration et copie, la frontière est plus que mince. Ainsi, tout au long de la bonne quinzaine d’heures, grosso modo, dont on a besoin pour venir à bout des aventures de Gabriel Belmont dans sa quête de vengeance, il faut reconnaitre que Lords of Shadows regorge de combats spectaculaires, que les décors sont souvent magnifiques, et qui plus est, variés, et que, entre quelques protagonistes pour le moins réussis – Gabriel bien sûr mais aussi Claudia, Zobek, le Dieu Pan ou la Reine Vampire, pour ne citer que les plus évidents – et une bande son pour le moins entrainante, force est de constater que, sans atteindre les sommets d’un Symphony of the Night en son temps, car tout n’est pas parfait, loin de là, cette mouture moderne de Castlevania s’en sort avec les honneurs et semble relancer de la plus belle des manières une franchise qui semblait baisser en qualité depuis quelques années, et comme un second volet sort très bientôt, comment, du coup, ne pas se réjouir ?!


Points Positifs :
- Une aventure plutôt captivante et dont le scénario ne se dévoile dans son ampleur qu’au fil des niveaux ; alors certes, tout cela reste plutôt convenu – une simple histoire de vengeance, des méchants démoniaques, tout le bestiaire habituel de la saga – mais on s’accroche tout de même à l’intrigue et a ce ténébreux Gabriel.
- Les diverses inspirations offrent leurs lots de nouveautés dans la saga et sont plaisantes, les meilleures, selon moi, étant les fameux Titans qui n’auraient pas dénotés dans Shadow of the Colossus et qui nous offrent des affrontements dantesques.
- L’ouverture de la série a de nouveaux folklores et mythes jusqu’ici non abordés comme Pan, Baba Yaga etc.
- Quelques protagonistes sont diablement charismatiques : Gabriel, bien sûr, mais aussi Zobek, Claudia et son chevalier servant, la Reine des Vampires…
- Les niveaux sont variés et souvent magnifiques.
- Une bande son plutôt bonne dans l’ensemble.
- La dernière scène, après le générique de fin, surprenante quant au devenir de Gabriel.

Points Négatifs :
- Quel dommage que l’on ne puisse vaincre les boss que d’une seule manière ; si cela se conçoit pour certains, pour d’autres (je pense au premier Troll par exemple), c’est un peu exagéré.
- Le système avec les deux cercles où l’on doit taper au bon moment est chiant au possible et m’aura donné des sueurs froides au début du jeu.
- Devoir se retaper les anciens niveaux afin de glaner tous les bonus cachés du jeu, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé surtout que, du coup, il faut tout refaire comme si on y allait pour la première fois.
- Malheureusement, si les niveaux sont la plupart du temps magnifiques, le chemin est imposé et ce manque de liberté est regrettable.
- L’inspiration, c’est bien, mais par moments, on a vraiment l’impression que l’on se trouve dans d’autres softs auxquels on a déjà joué…

Ma note : 8/10

The Last of Us


The Last of Us

26 septembre 2013. Joel est un jeune homme d’environ 30 ans vivant avec sa fille Sarah dans la ville d’Austin. Le jour de son anniversaire, une infection du champignon cordyceps apparaît et contamine peu à peu la population. Les journaux annoncent une augmentation des admissions de 300 % dans les hôpitaux. Il décide de s’enfuir alors avec sa fille et son frère Tommy mais se font rattraper par l’armée qui tente d’abattre toute personne suspectée d’être porteuse du champignon. Sarah est abattue d’une balle et meurt dans les bras de son père. L’infection finit par devenir une pandémie qui dévaste l’humanité et a contraint les habitants restants à fuir dans des camps militaires sous quarantaine placés sous loi martiale. Été 2033. Les villes sont désormais abandonnées et la nature a repris le dessus. Infectés et bandits rôdent dehors, et les rares zones sécurisées sont sous le contrôle de l’armée ou des Lucioles. Joel est désormais âgé d’environ 50 ans et vit dans une zone militaire de la ville de Boston. Il fait du trafic d’armes et de tickets de nourriture sur le marché noir en compagnie de Tess, sa coéquipière. La dernière transaction ne s’étant pas faite correctement avec un dénommé Robert, ils le poursuivent jusqu’au repaire de sa bande, mais découvrent qu’il a revendu les armes au groupe des Lucioles. Ils tuent ensuite Robert et tombent plus tard sur Marlene, chef des Lucioles, qui leur propose de leur rendre leur marchandise en échange de livrer un colis à un autre groupe de Lucioles, dans la partie non-surveillée de Boston, au Massachusetts State House. Le colis en question n’est autre qu’Ellie, une jeune orpheline de 14 ans.


The Last of Us
Éditeur : SCE
Développeur : Naughty Dog
Concepteur : Neil Druckmann, Bruce Straley
Date de sortie : 14 juin 2013
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-Aventure, Survival Horror
Mode de jeu : Un joueur, Multi-joueurs
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3

Mon avis : Selon moi, The Last of Us aura été sans nul doute l’un des jeux les plus marquants de ces dernières années, car comme tout amateur vidéoludique le sait bien depuis la sortie de ce jeu il y a de cela trois ans, la dernière petite pépite de Naughty Dog – voir aussi la saga Uncharted – pour la PS3The Last of Us, fut ce que l’on appelle bel et bien un chef d’œuvre. Bien sur, au cours de ma vie et des très nombreux softs auquel j’ai eu le plaisir de jouer, j’en ai préféré d’autres, de même, je ne vais pas vous mentir : si certains jeux ont put changer ma vie, ce ne sera pas le cas de The Last of Us, et en disant cela, je ne souhaite en aucune façon le dénigrer… Mais en dehors de cela, en dehors, finalement, de ce qui reste une simple affaire de gouts personnels, comment ne pas reconnaitre que oui, ici, ce Survival Horror – terme pourtant réducteur au vu de la profondeur du jeu – est une pure merveille, quelque chose d’énorme, un sacré monument qui rapproche encore plus les jeux vidéos du septième art. Car dans The Last of Us, comment ne pas avoir l’impression, par moments, de jouer a un film interactif, et ce, sans les défauts du genre, comment ne pas s’attacher a ce duo improbable, ce vieux baroudeur sur le retour qui ne crois plus en rien et cette gamine débrouillarde qui porte malgré elle tous les espoirs de l’humanité… Car les choses vont mal : suite a une contamination par un champignon parasite, la civilisation s’est effondrée, des mutés errent un peu partout sur la planète tandis que les rares survivants essaient tant bien que mal de survivre d’une éventuelle contamination mais aussi, de leurs congénères. Contexte post-apocalyptique original, personnages charismatiques, formidable road-movie riche en scènes fortes, savant mélange des genres où l’action n’est jamais bien loin, bande son assez mélancolique et inoubliable, ici, tout est parfait, ou presque, et ce, de bout en bout. Alors bien sur, il y aurait de quoi dire sur un certain manque d’originalité du coté des énigmes ou sur certaines scènes d’actions un peu ardues, mais bon, en dehors de ce qui n’est au final que des détails, comment ne pas reconnaitre qu’en jouant a The Last of Us, vous vivrez une fort belle expérience vidéoludique, une de celle que l’on n’oublie pas de sitôt !?


Points Positifs :
- Alors oui nous sommes sur PS3 et depuis il y a eu la PS4 qui est sortie dans le commerce, cependant, d’un point de vu personnel, The Last of Us est le plus beau jeu auquel il m’a été donné de jouer, tout simplement !
- Un contexte post-apocalyptique qui pourrait sentir le réchauffé mais qui n’en fonctionne pas moins, surtout que, les causes de cette chute de la civilisation humaine – un champignon parasite qui transforme les humains en des espèces de mutants – est plutôt original.
- Les deux protagonistes principaux, Joel et Ellie, sont entrés immédiatement au panthéon des plus belles réussites vidéoludique ; étant père, je me suis bien entendu identifier au premier (et parfaitement compris la fin), quant a Ellie, elle est assez attachante finalement.
- Un jeu magnifique, une facilité de prise en main, très peu de bugs voir pas du tout, une bande son mélancolique mais magnifique, un caractère-design des mutés franchement bon, des effets de lumière, par moments, a en tomber par terre, des scènes inoubliables ; bref, tout, ou presque, est à louer dans ce soft.
- Je pourrais en rajouter des tonnes mais cela ne servirait pas a grand-chose, cependant, je tenais à revenir sur la fin : prévisible quand elle survient, mais tellement compréhensible et, personnellement, j’aurai agis de la même façon que Joel.

Points Négatifs :
- Une fois arrivé vers le premier tiers du jeu et que l’on s’est taper un bon paquet d’énigmes, grosso modo, toutes celles qui suivront seront quasiment identiques ; du coup, a force de nager en poussant une palette, a force de porter des échelles ou de faire la courte échelle a Ellie, au bout d’un moment, cela devient lassant…
- Certains passages sont ardus lors des scènes d’actions, mais bon, étant une bille, cela doit surement venir de moi !?

Ma note : 9/10