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lundi 30 novembre 2020

Black Mirror – Bandersnatch


Black Mirror – Bandersnatch
 
En Angleterre, en juillet 1984, un programmeur de 19 ans, Stefan Butler, rêve d'adapter un livre Choose Your Own Adventure appelé Bandersnatch et écrit par l'écrivain tragique Jérôme F. Davies. Il espère ainsi révolutionner le jeu vidéo d'aventure. Le jeu consiste à traverser un dédale de couloirs, tout en évitant une créature appelée Pax, et parfois le joueur doit faire des choix en fonction des instructions à l'écran. Butler produit le jeu pour la société Tuckersoft, gérée par Mohan Thakur, qui emploie le célèbre créateur Colin Ritman. Butler a le choix d'accepter ou de refuser l'aide de la société dans le développement du jeu. Si Butler accepte l'offre, Ritman dit qu'il a choisi le mauvais choix et Butler revit alors la scène pour faire un choix différent.
 

Black Mirror – Bandersnatch
Réalisation : David Slade
Scénario : Charlie Brooker
Musique : Brian Reitzell
Production : House Of Tomorrow, Netflix
Genre : Fantastique
Titre en vo : Black Mirror – Bandersnatch
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 28 décembre 2018
Durée : 90 mn
 
Casting :
Fionn Whitehead : Stefan Butler
Craig Parkinson : Peter Butler
Alice Lowe : Dr Haynes
Asim Chaudhry : Mohan Thakur
Will Poulter : Colin Ritman
Tallulah Haddon : Kitty
Catriona Knox : Leslie
Paul Bradley : Robin
Jonathan Aris : Crispin
A.J. Houghton : Stefan jeune
Fleur Keith : mère de Stefan
Laura Evelyn : Pearl Ritman
Alan Asaad : Satpal
Suzanne Burden : Judith Mulligan
Jeff Minter : Jerome F. Davies
Jon-Jo Inkpen : Pax
Tom McCall : Médecin
Ellie Piercy : Réceptionniste
Stephen Rashbrook : Narrateur
 
Mon avis :
 Depuis le début de ce mois de novembre, j’ai eu le plaisir de vous parler d’une série que je n’ai découvert, donc, que très récemment : Black Mirror. Excellente série de science-fiction qui nous amenait, lors de chaque épisodes, dans un futur plutôt proche et pour le moins inquiétant, celle-ci se déroula tranquillement jusqu’à sa cinquième et dernière saison – du moins, pour le moment. Cependant, je n’en n’avais pas tout à fait finit avec Black Mirror puisqu’il restait une petite curiosité, un certain film interactif, le désormais célèbre Black Mirror – Bandersnatch. Bien évidement, d’entrée de jeu, certains pourraient se demander ce qui signifie « film interactif », d’autres, plus nombreux, si le procédé fonctionne. Pour les premiers, en fait, c’est assez simple : s’inspirant grandement du procédé des fameux Livres dont vous êtes le Héros et qui connurent leur heure de gloire dans les années 80, Black Mirror – Bandersnatch nous propose donc, a de multiples occasions au cours du déroulement de l’histoire, de faire nos propres choix : ainsi, cela va d’une simple marque de céréales a la décision de tuer ou non tel individu. Bien entendu, contrairement aux LDVELH, les choix sont moins nombreux et tous n’ont pas la même importance quand au déroulement du scénario, surtout que, pour certains, les producteurs ont plutôt eu tendance à nous faire revenir en arrière et nous pousser à faire un autre choix, plus en conforme avec le scénario général. Ce choix, discutable de prime abord, finit par trouver son utilité au bout d’un moment et nous empêche, surtout, de devoir tout recommencer depuis le début à chaque fois. Qui plus est, plus on approche de la fin et plus les choix gagnent en importance et son nombreux, nous proposant tout un tas de fins possibles, certaines un peu loufoques quand a leur déroulement, d’autres réussies et quelques unes qui ont tendance à se ressembler un peu trop selon moi. Au final, pour répondre a la question «  le procédé fonctionne-t-il ? » Eh bien, disons que oui, dans l’ensemble, oui. Cependant, comme il fallait s’y attendre, nous sommes encore loin de ce qui pouvait se faire dans les Livres dont vous êtes le héros mais aussi dans certains jeux vidéo où nos comportements, nos choix et nos dialogues peuvent entrainer divers fins possibles. Pourtant, malgré ce constat, j’ai trouvé Black Mirror – Bandersnatch assez bon dans l’ensemble : pour le coté interactif de la chose, bien entendu, même si je pense que les auteurs pouvaient faire un peu mieux, mais aussi pour l’intrigue en elle-même, cette histoire d’un concepteur de jeux vidéos qui finit par peter les plombs, ce bel hommage aux années 80 et puis, ne les oublions pas, pour ces acteurs qui ne sont peut-être pas des pointures mais que j’ai bien apprécier, particulièrement Fionn Whitehead et Will Poulter. Bref, Black Mirror – Bandersnatch est, selon moi, une réussite, pas parfaite, certes, mais au vu de la difficulté même du genre, il rempli de cahier des charges de manière fort plaisante, alors, pourquoi bouder son plaisir ?!
 

Points Positifs
 :
- Faire un film interactif était une belle gageure et il apparait grandement que le pari est plutôt réussi, même si l’on peut trouver que certains détails pouvaient être améliorés. Mais bon, reconnaissons que la chose est plutôt complexe a faire et peu commune.
- Si tous les choix n’ont pas la même importance narrative, force est de constater que l’on s’amuse plutôt pas mal avec ceux-ci, surtout vers la fin où il y en a de plus en plus.
- Les différentes fins, certaines étant vraiment réussies voir étonnantes.
- Un bien bel hommage aux Livres dont vous êtes le héros, aux premiers jeux vidéo et, dans les grandes lignes, aux années 80.
- L’histoire principale est assez bonne : ce gamin traumatisé par la mort de sa mère qui souhaite créer le jeu vidéo parfait, en étant seul, ce, en s’inspirant d’un ouvrage qui a mener son auteur dans la folie, ma foi, c’est un excellent postulat de départ.
- Un casting assez réussi avec, en tête de liste, Fionn Whitehead et Will Poulter, dans des rôles de concepteurs un peu fêlés de jeux vidéos.
 
Points Négatifs :
- Un procédé encore perfectible et malgré la qualité générale de l’ensemble, on ne peut s’empêcher de se dire qu’avec davantage d’expérience, certains points auraient put être améliorés.
- La succession de conclusions possibles qui ne se cessent de ce succéder vers la fin peuvent finir par lasser, surtout que certaines ont tendance à se ressembler un peu trop selon moi.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 29 novembre 2020

Thorgal – La Selkie


Thorgal – La Selkie
 
Enfermée dans une cage de bois, Louve se trouve prisonnière dans une masure remplie d’accessoires de pêche. Soudain, une étrange femme entre dans la pièce. Elle semble muette car elle ne répond à aucune question. Louve lui propose une pièce d’or en échange de sa libération, mais rien n’y fait. La femme au visage étrange s’en retourne à l’extérieur. Louve tente désespérément de briser sa cage, mais celle-ci glisse de son support et tombe sur le sol, ce qui l’assomme au passage. Quelques jours plus tôt, dans son village, Thorgal est de retour de son aventure sur l’île de Skellingar. Cybèle, la sœur du Jarl du Norod a glissé une bourse remplie de pièces d’or en récompense du service rendu. Thorgal montre à Aaricia toute la fortune que cela représente, mais il ne souhaite rien garder pour lui. Il a l’intention d’offrir cet or au chef du village pour le bien de la communauté. Louve demande pourtant à Thorgal si elle peut prendre quelques pièces pour acheter quelques objets lors du passage des marchands ambulants.
 

Thorgal – La Selkie
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 06 novembre 2020
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Sortie un peu dans l’indifférence générale, il faut le reconnaitre, ce qui me navre vu l’importance de la série dans le petit monde de la bande dessinée européenne de ces quatre dernières décennies, Thorgal est donc de retour, en ce mois de novembre 2020, avec un trente-huitième album, le second avec Yann et Frédéric Vignaux aux commandes. Les puristes ou bon nombre de vieux de la vieille regretteront, bien entendu, l’absence des auteurs originaux, Jean Van Hamme au scénario et Grzegorz Rosinski aux dessins, oubliant au passage que cela fait des années que le premier a jeter l’éponge, après quelques tomes pour le moins hasardeux et que le second, lui, décida de prendre une semi-retraite après le si décrié Aniel, à mes yeux, le plus mauvais album de toute la saga. De plus, histoire d’être un petit peu enthousiaste vis-à-vis des nouveaux auteurs, force est de constater que leur premier album, L'Ermite de Skellingar, paru il y a un an, en renouant avec la simplicité narrative des débuts, s’était avérer être plutôt bon dans l’ensemble et que ce nouveau tome, La Selkie, paru, donc, il y a quelques jours, est du même acabit. Il faut dire que nous retrouvons, ici, tout ce qui faisait la grande force ou, plus précisément, une des grandes forces de Thorgal pendant bien des années, c’est-à-dire, des intrigues simples mais captivantes, un soupçon de fantasy et une ambiance nordique avec ses mythes et ses croyances qui sont, ma foi, du plus bel effet. Certes, je reconnais qu’il manque encore ces grandes sagas que nous avaient proposé Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski comme, pour ne citer que la plus évidente, la cultissime Cycle de Qâ, de même, tout le coté science-fiction des débuts est passer aux oubliettes comme le fait, indéniable, que Jolan, après tout ce qu’il a vécu, ne mérite plus de jouer les faire-valoir d’un Thorgal toujours aussi imbuvable lorsqu’il se la joue grand sage qui donne des leçons de morale à tout le monde. Mais bon, si nous devons, pour le moment, faire l’impasse sur tout un pan de la mythologie Thorgalienne, il faut savoir apprécier ce que l’on a, pour le moment, et, dans le cas présent, La Selkie, a défaut d’être un incontournable, est un bon album qui nous fera voyager du coté des Iles Féroé – une première dans la série – nous fera découvrir le mythe de la Selkie, mi-femme, mi-phoque, franchement passionnant, mettra Louve sur le devant de la scène et qui, avec son lot de scènes marquantes et de protagonistes secondaires sympathiques, nous captivera de bout en bout. Alors oui, ce n’est pas génial, ce n’est pas inoubliable et, comme cela avait été le cas pour L'Ermite de Skellingar, ce nouvel album ne bouleversera pas la série, mais bon, probablement qu’après quelques errances narratives, quelques albums contestables, c’était un peu de cela que Thorgal avait besoin, c’est-à-dire, un peu d’aventure sans prise de tête avant que, je l’espère, les auteurs ne nous lancent dans des enjeux un peu plus importants. Mais bon, pour cela, attendons de voir si ce sera le cas, ou pas !?
 

Points Positifs
 :
- Comme cela avait déjà été le cas dans L'Ermite de Skellingar, premier album où officiaient Yann et Frédéric Vignaux, La Selkie est un bon Thorgal, certes sans surprises mais qui n’en reste pas moins plutôt réussi dans l’ensemble et captivant de bout en bout de par son intrigue simple mais terriblement efficace.
- Un tome qui nous entrainera du coté des Iles Féroé, qui nous fera découvrir la légende de la Selkie, ces singulières femmes qui se transforment en phoques et qui, au passage, nous explique quels sont les origines du Grindadráp, la fameuse chasse (ou plutôt devrait-on dire massacre) locale…
- Comme je l’avais souligné dans ma critique du volet précédent, Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
- Les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que la couverture est du maitre et que, ma foi, elle est plutôt réussie.

Points Négatifs :
- On ne peut pas cacher le fait que, une fois de plus, ce scénario se repose énormément sur ce qui avait fait le sel des premiers volumes de Thorgal et que, par certains cotés, il est sans surprises notables dans sa conception. Un manque de prise de risque qui pourra déplaire a certains lecteurs.
- Difficile d’oublier tout ce qu’a vécu Jolan et de le voir, désormais, simple pécheur et sous-fifre d’un Thorgal toujours aussi imbu de sa personne et qui donne des leçons de morale a tout le monde…
 
Ma note : 7,5/10

Thorgal – L'Ermite de Skellingar


Thorgal – L'Ermite de Skellingar
 
Un navire fait escale dans le village de Thorgal. Il transporte à son bord des pèlerins venus de l’île de Nodor, au nord du royaume des îles du roi viking d’Ivarr-Le-Glacé. Une tempête a endommagé le bateau, les obligeant à effectuer des réparations. Louve discute avec un enfant du navire. Elle remarque l’étrange bijou qu’il porte, un albatros bleu. En effet, les adeptes du grand oiseau bleu le vénèrent et se rendent en pèlerinage vers l’îlot de Skellingar. Chaque année, une épreuve sacrée se dispute au sommet de l’îlot, un voyage sans retour pour les participants. Un peu plus tard, durant la nuit, Thorgal se fait attaquer pendant son sommeil. Il ne doit la vie qu’à l’intervention de Yasmina, le petit singe de Louve. Il prend alors en chasse son attaquant et le touche avec une flèche. L’assaillant glisse et tombe de la falaise. Sur place, Thorgal découvre que c’est une femme, gravement blessée. Mais elle peut encore expliquer le pourquoi de son attaque. Elle a reconnu dans Thorgal le bourreau de sa famille quand il se nommait encore Shaïgan-Sans-Merci…
 

Thorgal – L'Ermite de Skellingar
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 08 novembre 2019
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 S’il y a une chose dont on peut être sur, c’est que, pour ce qui est de la bande dessinée franco-belge, un des titres qui aura le plus marquer ces quatre dernières décennies est, incontestablement, Thorgal. De même, s’il y a une chose dont on peut être sur, c’est que, si pendant des années, les sieurs Jean Van Hamme au scénario et Grzegorz Rosinski aux dessins nous ont offert de superbes albums, au fil du temps, la qualité aura, indubitablement, baisser et si, après le départ de l’auteur, il y eut, par moments, quelques sursauts qualitatifs, force est de constater que les derniers albums de la série étaient loin de tenir la comparaison avec ce que fut Thorgal pendant fort longtemps, c’est-à-dire, une excellente BD. Et puis, dans le volume précédent, le trente-sixième pour être plus précis, nous atteignîmes le fond du trou, cet album ayant été, à mes yeux, le plus mauvais de tous ! Il faut dire que, dans celui-ci, le scénariste, Yann, tout juste remplaçant de Xavier Dorison – avec du recul, on se demande pourquoi – avait fait fort, très fort même en nous proposant un scénario insipide, indigne d’une saga aussi bonne que ne le fut, en son temps, Thorgal et, histoire d’enfoncer le clou, Grzegorz Rosinski se décidait a jeter l’éponge… Forcément, après un album aussi pathétique et sans aucun de ses créateurs, à quoi bon poursuivre Thorgal ?! Oui, a quoi bon… Or, alors que, un an après Aniel, paraissait déjà un nouveau tome, telle ne fut pas ma surprise en découvrant que les critiques, sans être dithyrambiques, n’en étaient pas moins acceptables voir bonnes ?! Alors, ma foi, pourquoi pas ? Oui, pourquoi ne pas laisser une dernière chance a une saga qui m’aura tant enchanter ? Et, ma foi, sur ce coup, j’aurai été pour le moins inspirer puisque, sans atteindre des sommets, il apparait nettement que L'Ermite de Skellingar est un bon Thorgal et que, ma foi, passant après une telle bouse comme Aniel, ma foi, comment ne pas sauter au plafond !? Bon, déjà, intéressons nous tout de suite aux dessins puisque Rosinski n’est plus aux crayons : première bonne nouvelle, son successeur, Frédéric Vignaux, qui connaissait déjà l’univers par son travail sur Les Mondes de Thorgal, une des séries parallèles de la saga principale, s’en sort fort bien et nous livre une prestation qui, ma foi, est plus que correcte et colle parfaitement bien a ce que l’on est en droit d’attendre d’une aventure de notre Enfant des Etoiles préféré. Ensuite, il y a le plat principal, c’est-à-dire, le scénario, et la, par la force des choses, il y avait de quoi être méfiant puisque Yann, coupable de crime de lèse majesté avec son synopsis insipide dans Aniel, était toujours aux commandes… Et là, autre bonne surprise, pour le moins inattendue pour ma part, le scénario est bon ; par exceptionnel ni inoubliable, non, tout juste bon, mais, sincèrement, après l’étron que fut celui du tome précédent, forcément, cela marque les esprits. Certes, pas de quoi sauter au plafond et il faut reconnaitre que Yann s’inspire fortement de ce que furent les premiers albums de Thorgal, c’est-à-dire, des intrigues en un seul volume avec une quête, un adversaire et puis c’est tout. Le résultat, curieusement, passe très bien et rappellera bien des souvenirs aux plus vieux lecteurs de la saga, ce qui prouve, au passage, que, parfois, trop de complications sont néfastes et qu’un retour a une certaine simplicité ne fait pas de mal, de temps en temps… Bien entendu, au vu de ce que fut Thorgal pendant près de quarante ans, nous sommes en droit d’attendre bien mieux de cette saga, d’un autre coté, au vu de ce que furent certains des derniers albums, on ne peut pas s’empêcher de savourer, pour le moment, un volume qui aura sut renouer avec la simplicité des débuts. Forcément, étant désormais plus que méfiant vis-à-vis de ce Thorgal et de ce que peut nous proposer Yann, je ne me jetterais plus aveuglement sur les prochains tomes de la série, mais bon, au moins, désormais, j’ai retrouvé un peu d’espoir quand a la suite de celle-ci et, en comparaison de mon ressenti du volume précédent, c’est déjà une sacrée avancée…
 

Points Positifs
 :
- En renouant avec la simplicité narrative des premiers volumes de la saga, Yann nous propose un trente-septième tome qui n’est certes pas un chef d’œuvre mais qui rappellera bien des souvenirs heureux aux plus vieux fans de Thorgal. Indéniablement, L'Ermite de Skellingar est un bon Thorgal et, ma foi, c’est le principal au vu de ce que fut le tome précédent !
- Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
- Un synopsis simple mais terriblement efficace où, en reprenant les vieilles bonnes ficelles de la saga, Yann nous entraine dans une aventure qui tiendra en haleine les fans de la première à la dernière page.
- Les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que la couverture est du maitre.
 
Points Négatifs :
- On ne peut pas cacher le fait que ce scénario se repose énormément sur ce qui avait fait le sel des premiers volumes de Thorgal et que, par certains cotés, il est sans surprises notables dans sa conception. Un manque de prise de risque avec ce retour aux fondamentaux et on espère que Yann sera apposé sa marque personnelle sur la saga sans tomber dans le grand n’importe quoi du volume précédent, Aniel
- Aaricia est toujours aussi inintéressante selon moi, quand à Jolan, je garde encore en mémoire ses vieilles aventures et, après tout ce qu’il a vécu, comment le voir, désormais, en vulgaire fils de pécheur dont le rôle dans la saga est celui d’un protagoniste secondaire ?!
 
Ma note : 7,5/10

samedi 28 novembre 2020

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile


Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile
 
Seattle, 1969. Ted Bundy, étudiant en droit, rencontre Liz Kendall, secrétaire et mère célibataire. Ils commencent à se fréquenter et Ted aide Liz à élever sa fille Molly. En 1974, des jeunes femmes commencent à être assassinées en grand nombre, dont deux qui auraient disparu en plein jour au Lake Sammamish. Un homme ressemblant à Ted semble avoir été aperçu par plusieurs personnes, demandant à des femmes de l'aider à accrocher un voilier sur une Volkswagen Coccinelle. Un portrait-robot de cet homme est publié et, après des centaines de coups de téléphone, Ted est arrêté en 1975. Une jeune femme nommée Carol DaRonch sélectionne Ted lors d'une séance d'identification, disant que c'est lui qui l'a kidnappée et qui a menacé de la tuer avant qu'elle n'arrive à s'échapper. Ted est remis en liberté sous caution et rentre chez Liz, furieuse après avoir lu un article sur lui dans le journal. Ted explique que Carol avait déjà vu une photographie de lui avec la parade d'identification, pour qu'ainsi il lui paraisse plus familier, et pense que c'est un coup monté. Après un procès d'une durée de quatre jours, Ted est reconnu coupable de kidnapping et est condamné à un minimum d'un an et un maximum de quinze ans dans la Prison d'État de l'Utah. Quelques semaines plus tard, les autorités du Colorado accusent Ted du meurtre de Caryn Campbell et il est transféré à Aspen en 1977. Liz refuse de croire que Ted est coupable, mais face aux événements qui se produisent, elle commence à devenir alcoolique.
 

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile
Réalisation : Joe Berlinger
Scénario : Michael Werwie
Musique : Marco Beltrami et Dennis Smith
Production : COTA Films, Voltage Pictures, Third Eye Motion Picture Company, Netflix
Genre : Thriller, Drame
Titre en vo : Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 03 mai 2019
Durée : 108 mn
 
Casting :
Zac Efron : Ted Bundy
Lily Collins : Elizabeth « Liz » Kloepfer
John Malkovich : le juge Edward Cowart
Grace Victoria Cox : Carol Daronch
Kaya Scodelario : Carole Ann Boone
James Hetfield : l'officier Bob Hayward
Angela Sarafyan : Joanna
Jeffrey Donovan : John O'Connell
Jim Parsons : Larry Simpsons
Haley Joel Osment : Jerry Thompson
Dylan Baker : David Yokum
Terry Kinney : Mike Fisher
 
Mon avis :
 Je n’ai jamais été fasciner par ces meurtriers que l’on surnomme, depuis quelques décennies, les tueurs en série – ou serial killer – individus que, bien trop souvent à mon gout, les médias et plus particulièrement le cinéma, ont donner une image tellement spécifique qu’ils en ont finit par être glorifier. Bien évidement, cette fameuse fascination du mal, propre a l’espèce humaine, ne s’explique pas uniquement par le biais de films ou de séries, disons que cela doit être dans notre propre nature que, certains d’entre nous finissent par être attirés par ce genre d’individus, véritables monstres qui ont causer, causent ou causeront encore bien des drames. Quoi qu’il en soit, comme je l’ai dit, les serial killer, cela n’a jamais été ma tasse de thé, pourtant, hier soir, je me suis lancer dans le visionnage de Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, long métrage consacré a un certain Ted Bundy, sans nul doute un des plus beaux représentants du genre et, ma foi, force est de constater que j’ai franchement apprécier ce film… Il faut dire que, quoi qu’on en pense, la thématique des tueurs en série a de quoi inspirer bon nombre de réalisateurs et que, forcément, le cinéma nous a offert, au court des décennies, quelques œuvres qui méritent le détour. Ici, indéniablement, nous ne sommes pas non plus devant le film de l’année, bien au contraire, cependant, il faut reconnaitre que non seulement celui-ci est plutôt bon, que ses acteurs – en particulier Zac Efron dans le rôle de Ted Bundy – sont assez convaincants mais que le personnage même de Bundy, véritable ordure parmi les ordures, avait, tout de même, de quoi fasciner, même si c’est dans le mauvais sens du terme. Ainsi, voyez donc ce triste individu qui aura reconnu une trentaine de meurtres de femmes mais qui en aura probablement tué plus d’une centaine, cet individu aura, en son temps, fasciner une partie de l’Amérique, plus particulièrement féminine, ce qui est un comble, mais aussi les médias : il faut dire que Bundy était beau gosse, beau parleur, terriblement intelligent et savait comment tenir en haleine un auditoire. A coté de cela, c’était un monstre cruel, froid, méthodique et sans pitié et, s’il ne fallait retenir qu’un défaut principal à ce Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, c’est que, justement, a force de nous présenter Ted Bundy sous son meilleur jour, on en oublierait presque que ce triste sir était un meurtrier de masse qui jamais n’eut pour ses victimes le moindre remord. Quoi qu’il en soit, malgré cela, ce film, oh combien dérangeant et tiré de l’autobiographie d’Elizabeth Kloepfer, ancienne compagne de Bundy n’en reste pas moins suffisamment réussi pour attirer, que dis-je, captiver un spectateur qui, bien malgré lui, sera fasciner par le mal a l’état pur…
 

Points Positifs
 :
- Un biopic qui réussit a parfaitement retranscrire toute l’ambigüité d’un individu comme Ted Bundy, tueur en série qui aura probablement trucidé plus d’une centaine de femmes en quelques années et qui, de par sa personnalité avenante, son charisme et son intelligence, fascinait les foules, surtout féminines.
- La performance de Zac Efron, tout simplement excellent dans le rôle de Ted Bundy et qui joue fort intelligemment des deux visages du tueur, tout au long du film.
- Si je n’ai jamais été fan des serials killer, je le suis encore moins des biopic, cependant, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile est, indéniablement, une belle réussite dans son genre, surtout quand on voit la cohérence de l’ensemble, ce, malgré quelques différences avec la réalité, bien sur.
- Dans l’ensemble, un casting de qualité sur lequel il n’y a rien à redire – et il y a John Malkovich, ce qui, pour ma part, est toujours une bonne nouvelle !
 
Points Négatifs :
- L’équilibre entre le Ted Bundy médiatique, charmeur et charismatique et celui qui est un tueur froid, méthodique et sans la moindre pitié n’est pas forcément au rendez-vous. Certes, certaines scènes sont là pour le rappeler, certes, il faudrait être idiot pour douter de sa culpabilité, mais bon, en regardant ce film, par moments, on en oublierait presque que nous avons affaire ici a un monstre…
- Alors que ce long métrage est tirer de l’autobiographie d’Elizabeth Kloepfer, ancienne compagne de Bundy, curieusement, son rôle ne marque pas tant les esprits qu’on aurait put le penser. A contrario, j’ai été davantage intéressé par Carole Ann Boone, l’autre compagne du tueur et, accessoirement, bien plus fascinante par son coté détestable.
 
Ma note : 7,5/10

Le Talentueux Mr. Ripley


Le Talentueux Mr. Ripley

Dans les années 1950, un jeune homme, Tom Ripley, désargenté mais ambitieux, attire l'attention d'un vieil homme riche américain, Herbert Greenleaf, qui le charge de ramener aux États-Unis son fils Dickie dépensier et frivole. Ce dernier a en effet fui la pression familiale en Italie pour y passer des vacances « prolongées », financées par son père, avec sa fiancée Marge. Tom Ripley, qui n'a jamais eu la belle vie, découvre un autre monde entre farniente et boîtes de jazz… et y voit une possibilité d'entrer dans un monde qui l'a toujours fait rêver. Mais quand Dickie finit par se lasser de Tom et lui refuse son « amitié », Tom est prêt à tout pour s'approprier cette vie de rêve, même à tuer.


Le Talentueux Mr. Ripley
Réalisation : Anthony Minghella
Scénario : Anthony Minghella, d'après le roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith
Musique : Gabriel Yared
Production : Miramax Films et Paramount Pictures
Genre : Drame, Thriller
Titre en vo : The Talented Mr. Ripley
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, italien
Date de sortie : 12 décembre 1999
Durée : 139 mn

Casting :
Matt Damon : Tom Ripley
Gwyneth Paltrow : Marge Sherwood
Jude Law : Dickie Greenleaf
Cate Blanchett : Meredith Logue
Philip Seymour Hoffman : Freddie Miles
Jack Davenport : Peter Smith-Kingsley
James Rebhorn : Herbert Greenleaf
Sergio Rubini : Inspecteur Roverini
Philip Baker Hall : Alvin MacCarron
Celia Weston : Tante Joan
Fiorello : Fausto
Stefania Rocca : Silvana
Ivano Marescotti : Colonel Verrecchia
Anna Longhi : Madame Buffi
Alessandro Fabrizi : Sergent Baggio

Mon avis : Il est parfois amusant de se rendre compte comment on peut passer pendant des années a coté de véritables petites pépites cinématographiques car bon, comment dire, il m’aura fallut sensiblement deux décennies pour voir pour la toute première fois ce Talentueux Mr. Ripley, et si je m’attendais a ce que ce film soit bon, je reconnais après coup que je n’aurai jamais imaginer qu’il le soit autant. Car oui, ce long métrage inspiré du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith et en aucune façon du film Plein Soleil de René Clément avec Alain Delon, ce qui n’est pas vraiment la même chose est un bon, que dis-je, un excellent film et la preuve parfaite que ce fichu cinéma américain, quand il s’en donne les moyens, est tout simplement imbattable, n’en déplaise a certains. Car oui, en partant d’une intrigue terriblement efficace mais qui n’est pas non plus d’une grande originalité – après tout, le pauvre type qui souhaite s’élever dans la société, ce n’est pas nouveau – Anthony Minghella, le maitre d’œuvre de la chose, réussit le mince exploit de nous offrir un personnage principal, ce fameux Mr Ripley interprété par Matt Damon, qui est a la fois horrible et attachant : horrible car au fil de l’avancée de l’histoire, ce dernier va de plus en plus loin dans la folie criminelle, attachant car, malgré tout, et sans l’excuser, le personnage, englué dans tous ces drames qu’il provoque, ne souhaitait au final qu’une seule et unique chose, être aimer. Sauf que pour cela, le Mr Ripley ne veut pas être lui-même, préférant travestir sans cesse la réalité et se faire passer pour un autre, plongeant de plus en plus, au fur et a mesure que l’intrigue avance, dans une espèce de folie autodestructrice qui, si elle ne le touche pas a proprement parler physiquement, empêche définitivement son bonheur. Servi par une flopée d’acteurs tout bonnement excellents – Matt Damon bien sur mais aussi et surtout Jude Law, exceptionnel dans son rôle de jeune oisif richissime sans moral, Gwyneth Paltrow, véritable héroïne Hitchcockienne (d’ailleurs, les références sont nombreuses au maitre) et, a un degré moindre, Cate Blanchett – Le Talentueux Mr Ripley est un excellent film, terriblement prenant et qui, au fil de la montée en puissance de l’histoire et tout en abordant tout un tas de thèmes, s’avère, jusqu’à son final dramatique, être une belle réussite. Alors oui, il m’aura fallut plus de quinze ans pour le découvrir, mais sur ce coup là, on dira que le jeu en aura valut la chandelle tant ce dernier frôle allègrement l’excellence !


Points Positifs :
Le Talentueux Mr Ripley est une véritable petite pépite, captivante au possible, et qui, en partant d’un postulat assez commun (un individu qui souhaite s’élever dans la société), part dans des directions par moments complètement inattendues tout en abordant tout un tas de thématiques assez diverses comme l’amitié, le désir d’être aimer, celui de quitter sa piètre condition sociale, l’amour et le désir, entre hommes et femmes mais aussi entre hommes, sans oublier, bien entendu, le manque d’estime de soit et la volonté de jouer sans arrêt un rôle aux yeux de la société.
- Au début, j’étais un peu dubitatif quand a ce fameux Mr Ripley interprété par Matt Damon, puis, au fil du film, des actes et des transformations du personnage, j’en suis venu à être fasciner par ce dernier, a la fois diabolique et tellement fragile finalement…
- Le jeune fils à papa interprété par Jude Law est l’autre figure forte du film : tout bonnement imbuvable, d’un égoïsme primaire et sachant jouer fort bien de son fort charisme, j’avoue que j’ai jubilé lorsqu’il se fait…
- Le rythme du film est tout bonnement parfait avec une première moitié assez lente où Matt Damon s’initie peu a peu a cet univers qui n’est pas le siens mais qu’il maitrise fort bien assez rapidement puis, ensuite, une seconde plus axée thriller est captivante au possible.  
- Alors là, si ce film n’est pas un sacré hommage a Alfred Hitchcock, c’est que je n’ai rien compris au cinéma : les références sont tellement nombreuses que même le non spécialiste les remarquera, que ce soit le générique, l’ambiance générale, les personnages, la musique, etc.
- Puisque j’ai abordé les références au maitre absolu du suspens, n’oublions pas nos deux héroïnes  Hitchcockiennes : Gwyneth Paltrow et Cate Blanchett.
- La fin est une pure merveille, à la fois dramatique et tellement triste finalement…

Points Négatifs :
- Pas vraiment de véritables points faibles dans ce Talentueux Mr. Ripley à moins d’être totalement allergique au genre ou de ne jurer, comme j’ai put le voir dans de nombreuses critiques, par Plein Soleil avec Alain Delon.
- Certains risquent de s’ennuyer ferme au cours de la première moitié du film où il y a bel et bien quelques longueurs – que je trouve justifiées mais ce n’est que mon avis.

Ma note : 8,5/10