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dimanche 31 octobre 2021

Halloween – Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines


Halloween – Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines
 
Dans ce magnifique ouvrage, les illustrateurs jonglent avec les notes de l'imaginaire où se profilent des Lutins, des Fantômes, des Démons, des Ogres, des Sorcières et tout un tas d’autres créatures féériques et fantastiques. Avec, bien évidement, un long chapitre consacré à Halloween et son folklore.
 

Halloween – Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines
Auteur : Jean-Baptiste Monge, Bénédicte Morant, Erlé Ferronnière, Patrick Jézéquel
Illustrations : Jean-Baptiste Monge, Erlé Ferronnière
Type d'ouvrage : Fantasy, Illustration
Première Parution : 06 avril 2000
Edition Française : 06 avril 2000
Titre en vo : Halloween – Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Avis de Tempête
Nombre de pages : 160
 
Mon avis :
 En ce dernier jour d'octobre, j’ai un peu souhaiter marquer le coup en vous présentant un ouvrage qui, ma foi, est non seulement d’actualité puisqu’il aborde la fête de Halloween mais qui, surtout, ravira à la fois les petits comme les grands, même ceux, il faut le reconnaitre, qui ne sont pas de grands fans de cette coutume venue d’outre-Atlantique – même si, à la base, elle est européenne mais sous une autre forme – et qui, si elle connue un certain succès de par chez nous à la fin des années 90, est un peu retomber dans un certain anonymat pour le moins relatif depuis… Il faut dire que cet Halloween – Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines – sacré titre à rallonge – est un fort bel ouvrage comme je les aime : mêlant fort habilement textes et illustrations, celui-ci nous plonge dans les légendes d’Halloween, bien entendu, mais aussi, nous présente tout un tas de créatures fantastiques, des plus connues aux plus obscurs. Les amateurs du genre seront, bien évidement, aux anges, surtout que les illustrations de Jean-Baptiste Monge et d’Erlé Ferronnière sont, pour le moins, superbes, quand aux plus jeunes d’entre nous, nul doute qu’ils y trouveront, eux aussi, leurs comptes. Bref, vous l’avez compris, nul besoin d’être un grand amateur d’Halloween pour apprécier un tel ouvrage, aimer la Fantasy est amplement suffisant et nul ne doute que, si c’est le cas, vous passerez un fort bon moment à parcourir les pages de ce livre…
 

Points Positifs
 :
- Un magnifique ouvrage pour les amateurs de fantastique et de merveilleux. Il faut dire que cet Halloween – Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines est un fort beau livre, superbement illustré et riche en textes qui ravira les fans du genre.
- Les illustrations de Jean-Baptiste Monge et d’Erlé Ferronnière sont franchement magnifiques et c’est un pur régal que de parcourir les pages de cet ouvrage.
- Si la plupart des créatures présentées ici sont assez connues, il y a quelques petites nouveautés qui méritent le détour.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, il faut être fan du sujet pour apprécier un tel ouvrage et celles et ceux qui n’aiment pas la Fantasy passeront, tout naturellement, leur chemin. Après, les gouts et les couleurs ne se discutent pas…
- Tellement bon qu’il est, peut-être, un peu trop court ?
 
Ma note : 8/10

samedi 30 octobre 2021

Rigante – Le Cavalier de l'Orage


Rigante – Le Cavalier de l'Orage
 
Le terrible Moïdart règne d’une main de fer sur le pays ; il n’y a que dans les terres du Nord que les clans profitent encore d’un semblant de liberté. Car dans les montagnes de Druagh se trouve la forteresse du chef rebelle, Cœur de Corbeau. Jour après jour, celui-ci attend que l’armée Varlishe, sous la férule du Cavalier de l’Orage, le propre fils du Moïdart, vienne l’attaquer. L’issue semble inévitable... Or, ni le Cœur de Corbeau ni le Cavalier de l’Orage ne se doutent que la sauvegarde du monde repose en fait entre leurs mains. Mais si ces deux hommes sont destinés à devenir des héros, l’un des deux est malheureusement condamné, car un secret perdu dans la nuit des temps est revenu hanter ces guerriers : ils doivent affronter la vengeance d’un mal ancestral, assoiffé de sang...
 

Rigante – Le Cavalier de l'Orage
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 10 juin 2002
Edition Poche : 20 octobre 2017
Titre en vo : Stormrider
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 593
 
Mon avis :
 Si ma lecture de ce formidable cycle de Fantasy qu’est Rigante ce sera avérée être bien plus rapide que je ne l’aurais pensé de prime abord, ce fut, tout simplement, pour la simple et bonne raison que j’aurais été tout bonnement captiver comme jamais par cette saga en quatre parties du grand David Gemmell. Et donc, après une telle entrée en matière, quid, donc, de ce Cavalier de l’Orage, dernier volet, donc, de Rigante ? Bon, premièrement, il faut rappeler que celui-ci est la suite directe du troisième volet, Le Cœur de Corbeau, et que nous retrouvons donc les protagonistes que nous avions découvert dans celui-ci – pour les étourdis, dans les deux premiers tomes du cycle, qui se déroulaient 800 ans auparavant, nous suivions le destin de Connavar et de Bane. Pourtant, d’entrée de jeu, un élément narratif aurait put faire que l’on n’accroche pas à ce dernier volet de Rigante : l’entrée en jeu du surnaturel – non pas qu’il n’était pas présent auparavant mais, en tous cas, pas à ce niveau – dans le récit. L’idée de départ de David Gemmell peut en dérouter plus d’un, surtout que l’on ne s’y attendait nullement et que, reconnaissons le, elle n’était pas nécessaire au vu de tout ce que nous avions lu auparavant. Ensuite, il y a un second élément, non anodin, à signaler : le changement de protagoniste principal ! Kaelin, tête d’affiche du tome précédant se contentant, désormais, de jouer les utilités ! Franchement, un peu dur à avaler, il faut le reconnaitre… Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, David Gemmell se sort à merveille de ces deux choix scénaristiques que certains pourraient juger comme étant discutables : pour la menace surnaturelle, elle finit par passer plutôt bien et cette idée d’ancienne divinité souhaitant se réincarnée afin de détruire l’humanité, sans être exceptionnelle, est acceptable, quand au changement de héros, eh bien, disons que celui-ci est encore plus judicieux puisque Gaise Macon, personnage qui nous avait marquer dans le tome précédant et que l’on ne voyait que trop peu, finit par devenir ce que l’on attendait de lui, c’est-à-dire, un personnage gemmallien sublime, tragique et terriblement charismatique de par ses faiblesses. Du coup, après une entrée en matière pour le moins complexe, Le Cavalier de l’Orage, au fil des pages, prend de plus en plus d’ampleur et il est difficile de ne pas être captiver par cette guerre civile entre Varlishes, ces histoires de possessions démoniaques, les atrocités de la guerre, les hauts-faits d’armes du peuple Rigante, sans oublier, bien entendu, Gaise Macon, personnage troublé et tragique qui relègue littéralement le pauvre Kaelin au second plan, ce dernier, décidément, ne tenant absolument pas la comparaison… Ajoutons à cela la mise en avant de celui que l’on pensait être l’antagoniste principal de ces deux volets, je veux, bien évidement, parler du Moïdart qui, de méchant d’opérette devient presque un antihéros comme on les aimes et un final tragique et magnifique à la fois et l’on obtient, finalement, un ouvrage qui conclut à merveille le cycle Rigante, un cycle quasiment sans la moindre fausse note du début à la fin et qui est, sans aucun doute possible, un des meilleurs de David Gemmell, tout simplement !
 

Points Positifs
 :
- Même si la première partie a de quoi déstabiliser le lecteur, assez rapidement, on finit par approuver le tournant scénaristique effectué par David Gemmell et, une fois que l’on est dans le vif du sujet, on est captiver par un récit terriblement bien construit, tragique et qui flirte même avec le sublime lors de son final ! Une excellente conclusion pour ce qui est une des meilleurs œuvres de Gemmell !
- Exit Kaelin, place à Gaise Macon et, si l’on peut regretter le peu de place accordée au premier, force est de constater que le second est tellement charismatique que cela passe très bien. Personnage tragique, le jeune homme marque les esprits dans cet ultime volet de Rigante et son final est tout bonnement superbe.
- Ce que Gemmell fait du Moïdart est, quasiment, un coup de génie ! De grand méchant du premier volet, celui-ci s’humanise, prend de l’ampleur, devient presque un héros. Un changement radical innatendu et a mille lieux de l’habituel manichéisme de bon nombre d’œuvres du même genre…
- Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, qu’ils soient importants ou secondaires, et qui marquent les lecteurs. Il faut dire que David Gemmell avait un don certain pour nous pondre des personnages charismatiques. Petite mention à Mulgave, un de mes personnages préférés de cette seconde moitié du cycle.
- Après la lutte entre celtes et romains puis l’occupation de l’Écosse par les anglais, place à la guerre civile entre ces derniers. Gemmell se sera amusé, tout au long du cycle, à jouer avec notre histoire afin de créer un univers terriblement proche du notre.
 
Points Négatifs :
- La première partie du roman peut en déstabiliser plus d’un en raison de l’entrée en matière du surnaturel d’une manière innatendu et de la mise au second plan de protagonistes majeurs du volet précédant.
- Au petit jeu des comparaisons, Gaise Macon écrase littéralement Kaelin depuis le troisième tome, cependant, il est tout de même regrettable que ce dernier se contente de jouer les utilités dans ce dernier volet de Rigante.
- Bien entendu, les détracteurs de l’auteur remarqueront que, dans l’ensemble, la plupart des protagonistes rappellent bien d’autres personnages que l’on a déjà rencontrer dans des œuvres plus anciennes et que Gemmell a souvent bien du mal à sortir de ses stéréotypes.
 
Ma note : 8/10

vendredi 29 octobre 2021

L’Attaque des Titans – Tome 6


L’Attaque des Titans – Tome 6
 
Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan Colossal… Le Bataillon d'Exploration est parvenu à déjouer la machination orchestrée contre lui par les Brigades Centrales et à renverser le gouvernement. À présent, il ne reste plus qu'à mettre Historia sur le trône. De son côté l'équipe de Livaï a réussi à localiser Eren et Historia mais les délivrer ne sera sans doute pas une mince affaire...
 

L’Attaque des Titans – Tome 6
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol.6
Parution en vo : 09 avril 2015
Parution en vf : 28 juin 2017
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Pika Édition
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 Il ne serait pas exagérer d’affirmer que le volet précédent de cet excellent manga qu’est L’Attaque des Titans aura marqué un sacré tournant au sein de la saga. En effet, alors que, depuis le début de ce récit haut en couleur du sieur Hajime Isayama, l’intrigue se focalisait, principalement, entre cette lutte héroïque et souvent désespérée qui mettait face à face l’humanité à ces singuliers Titans, gigantesques créatures souvent décérébrées – en dehors de quelques cas particuliers – qui ne semblent vivre que pour se nourrir des premiers, dans la cinquième intégrale du manga, les enjeux habituels étaient mis de coté pour nous plonger en plein conflit fratricide où diverses factions humaines luttaient les unes contre les autres… Une surprise même si, jusque là, nous avions bien eu droit à certains indices qui laissaient sous-entendre que certains individus semblaient en savoir davantage au sujet de ces fameux Titans… Ainsi, dans ce sixième volet de L’Attaque des Titans, ce n’est guère une surprise de retrouver, à nouveau, un scénario qui, principalement, met l’accent sur les conflits entre humains et, suite au coup d’état qui aura vu le Bataillon d’Exploration s’emparer du pouvoir, c’est parti pour plus de cinq cent pages de révélations en tout genre et surprenantes sur la famille royale, sur les pouvoirs de ses membres et, par la force des choses, sur l’importance d’Historia qui, pour la petite histoire, après avoir appris pas mal de choses sur son passé, finit par être sacrée reine. Tout cela, bien entendu, est plutôt intéressant en soit mais, hélas, cela se fait au détriment de l’action pure et dure qui ne survient que dans les toutes dernières pages de cet album – même si celles-ci sont spectaculaires au possible, elles ne sont pas suffisamment nombreuses pour satisfaire totalement les amateurs, c’est un fait ! Ainsi, si l’on peut comprendre que les nombreuses révélations auquel on a droit dans ce sixième volet occupent une place importante tout au long de celui-ci – après celles sur la famille royale, il y a le passé de Livaï qui est dévoilé ainsi qu’une part de celui du père d’Eren – il est un peu plus discutable que l’intrigue, ensuite, s’attarde inutilement sur des scènes qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue en tant que telle : une énième prise de bec entre Eren et Jean, le premier, Mikasa et Armin qui se remémorent, pour la centième fois, leur passé et autres joyeusetés du même genre viennent casser le rythme d’un récit que l’on aurait souhaiter un poil plus dynamique… Peut-être pour la prochaine fois, du moins, je l’espère, mais bon, il sera toujours temps d’en parler en temps et en heure…
 

Points Positifs
 :
- Même si le rythme est nettement moins accrocheur que par le passé, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme tout de même le bien que l’on peut penser de ce manga. Certes, c’est loin d’être parfait mais, scénaristiquement parlant, Hajime Isayama possède un don certain pour nous proposer une intrigue bourrée de retournements de situations qui font que l’on accroche rapidement à l’histoire…
- Si nous avions eu droit a pas mal de révélations depuis les débuts du mange, force est de constater que, dans cette sixième intégrale, celles-ci occupent nettement le devant de la scène. Ainsi, entre les révélations sur les secrets de la famille royale, celles sur le passé de Livaï et son lien avec Kenny Ackermann, sans oublier, bien sur, celles sur le père d’Eren, personnage qui apparait comme étant de plus en plus ambigu, il y a de quoi faire.
- Peu d’action ici, cependant, les dernières pages sont hautement spectaculaires en diable !
- Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui, ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.

Points Négatifs :
- Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est, incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
- Si l’on peut comprendre que le mangaka mette l’accent, ici, sur les relations entre les protagonistes et les révélations, il y a tout de même, par moments, un problème de rythme narratif.
- Les amateurs d’action pure et dure pesteront fortement vis-à-vis de cette sixième intégrale où l’action se fait plutôt rare, il faut le reconnaitre.
- Une fois de plus, les Titans se font plutôt rares, ce qui ne plaira probablement pas à tout le monde…

Ma note : 7,5/10

jeudi 28 octobre 2021

Dans les Entrailles de Torgar


Dans les Entrailles de Torgar
 
Vous êtes Loup Solitaire, seul et dernier Maître Kaï du Sommerlund. Votre quête inlassable et périlleuse des légendaires Pierres de Nyxator vous a conduit jusqu'aux entrailles de la sinistre forteresse de Torgar, repaire du Seigneur des Ténèbres. Est-ce bien là, au détour d'un sombre souterrain, que se cachent les trois dernières Pierres de la Sagesse ? Si c'est le cas, prenez garde aux pièges diaboliques que le Seigneur des Ténèbres Gnaag de Mozgôar et son armée de Drakkarims n'auront pas manqué de tendre tout spécialement à votre intention ! Vous seul prendrez les décisions utiles au succès de votre mission, et, pour mener les combats, vous n'aurez besoin que de la Table de Hasard figurant dans cet ouvrage.
 

Dans les Entrailles de Torgar
Série : Loup Solitaire n°10
Auteur : Joe Dever
Illustrations intérieures : Brian Williams
Illustration de la couverture : Jame's Prunier
Titre original : The Dungeons of Torgar
Traduction : Nicolas Grenier
Année de l’édition Anglaise : 1987
Sortie de l'édition Française : septembre 1989
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 350
 
Mon avis : 
Dixième volume de Loup SolitaireDans les Entrailles de Torgar nous amène, petit à petit, vers la conclusion du second cycle de la saga et, en toute franchise, celui-ci est dans la lignée de ses prédécesseurs, c’est-à-dire, qu’il est parfaitement conforme a ce qu’est cette dernière dans l’ensemble, c’est-à-dire, il faut le reconnaitre, que nous sommes bien loin de la qualité du premier cycle, incontestablement… Car bon, comment dire… si cette quête des Pierres de Sagesses n’est pas dénuée d’intérêt, si l’augmentation des pouvoirs Kais apporte son lot de nouveautés et si les nouveaux lieux visités, les nouveaux adversaires, ne sont pas dénués d’intérêt, force est de constater qu’en comparaison du premier cycle, nous sommes un ton en-dessous : qualitativement, les premiers volumes étaient supérieurs, c’est un fait. Cependant, sans être génial, ce second cycle de Loup Solitaire possède quelques bons moments indéniables, comme c’est le cas dans ce dixième tome qui, il faut le reconnaitre, marque surtout les esprits en raison de sa grande bataille rangée du début – du moins, si vous avez choisis cette option. Impressionnante, longue, difficile, surtout en raison de la présence de deux adversaires de haut niveau, celle-ci est l’une des plus intéressantes du genre depuis les débuts de la saga. Hélas, tout cela a un temps et il faut reconnaitre que le reste de l’ouvrage n’est pas du même acabit, en particulier l’exploration des fameux souterrains de Torgar, beaucoup trop expéditifs selon moi – ce n’est pas la première fois que Joe Dever nous fait le coup d’ailleurs, souvenez vous de La Pierre de la Sagesse. Bref, au final, Dans les Entrailles de Torgar est plutôt sympathique et ravira les fans de Loup Solitaire qui retrouvent avec plaisir la suite des aventures de leur héros, par contre, de la a affirmer que nous avons affaire a un bon LDVELH, c’est une toute autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- La bataille du début marque vraiment les esprits de par son intensité, sa brutalité, sa durée, son coté spectaculaire et sa difficulté. Un bon tiers de l’histoire lui est consacrée, ce qui veut tout dire de son importance dans celle-ci.
- Quelques passages marquent également les esprits, comme l’attaque finale contre la forteresse de Torgar, sans oublier, quelques protagonistes hauts en couleurs.
- Joe Dever possède un talent certain de conteur. Certes, ce n’est pas la première fois que je le souligne, cependant, c’est un fait non négligeable car cela renforce l’immersion du lecteur au sein de l’aventure.
- Brian Williams s’en sort plutôt bien aux dessins.
- Une couverture plutôt acceptable.
 
Points Négatifs :
- Il y a tout de même un gros souci dans cet ouvrage : en effet, selon votre choix initial, vous pouvez passer totalement à coté de la bataille principale, c’est-à-dire, le gros morceau de ce dixième tome de Loup Solitaire. Du coup, sans être inintéressant, l’autre chemin, marque nettement moins les esprits, c’est un fait…
- Une dernière partie beaucoup trop courte où l’on arrive bien trop rapidement aux Pierres de la Sagesse. Mine de rien, ce n’est pas la première fois que Joe Dever nous fait le coup.
 
Ma note : 7/10

mercredi 27 octobre 2021

Zoolook


Zoolook

Jean Michel Jarre

1 - Ethnicolor (Jean Michel Jarre) 11:38
2 - Diva (Jean Michel Jarre) 7:30
3 - Zoolook (Jean Michel Jarre) 3:40
4 - Woolloomooloo (Jean Michel Jarre) 3:16
5 - Zoolookologie (Jean Michel Jarre) 3:48
6 - Blah Blah Café (Jean Michel Jarre) 3:18
7 - Ethnicolor II (Jean Michel Jarre) 3:52


Zoolook
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 15 novembre 1984
Enregistré : 1982 – 1984
Durée : 37:19
Genre : Musique électronique, Ambient, World Music
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Disques Dreyfus

Musiciens :
Jean Michel Jarre : claviers, Fairlight CMI, Emulator, Moog 55, ARP2600, DX7, Prophet 5, OBXA, Simmons SDS, Matrisequencer, AKS, EMS Vocoder, Eminent, Doctor Click, Linn 1, Linn 2
Frederick Rousseau : claviers additionnels
Marcus Miller : basse
Yogi Horton : batterie
Adrian Belew : guitares et effets
Ira Siegel : guitares supplémentaires
Laurie Anderson : chant sur Diva

Mon avis : Depuis quelques semaines, j’ai eu le plaisir de vous proposer les critiques du magicien de la musique électronique, Jean-Michel Jarre, et donc, après Oxygène, Équinoxe, Les Chants Magnétiques et Les Concerts en Chine, c’est au tour, aujourd’hui, de vous parler de l’un de ses albums les plus connus, Zoolook, d’être mis a l’honneur sur ce blog. Bon, je le reconnais, étant enfant, celui-ci n’était pas forcément l’album de Jean Michel Jarre que j’écoutais le plus : alors, je l’aimais bien mais sans plus. Il faut dire, et quelque part, c’était probablement normal, j’étais sans nul doute bien trop jeune pour en apprécier toute sa substance à sa juste valeur, car bon, comment dire, avec Zoolook, Jean Michel Jarre change un peu de registre ou plutôt, il s’ouvre au monde et a ce que l’on appellera par la suite la World Music. Sur les pas du génialissime Brian Eno qui, avec David Byrne, vient de sortir un certain My Life in the Bush of Ghosts, opus qui, bien entendu, passera complètement inaperçu a l’époque, Jean Michel Jarre bouscule ses habitudes, donne enfin de vrais titres a ses chansons et, métisse celle-ci avec des chants et des paroles venus du monde entier. Car oui, ce qui saute immédiatement aux yeux dans ce Zoolook, c’est cet exotisme fascinant, ce mélange des genres fort réussi qui rehausse, et de belle manière, la musique d’un musicien, alors, au sommet de son art. Bien entendu, certains titres marquent davantage les esprits que d’autres, comme Ethnicolor, sans nul doute le sommet de l’album ; de même, il y a un titre grand public, Zoolook (la chanson, pas l’album) que l’on avait alors, a l’époque, écouter en boucle encore et encore, mais bon, dans l’ensemble, Zoolook (l’album, pas la chanson) reste un très bon album, cohérent de bout en bout, et qui voit Jean Michel Jarre ouvrir sa musique a d’autres genres, d’autres styles, ce qui, ma foi, était une évolution on ne peut plus salutaire.


Points Positifs :
- Bien sur, ce n’est pas le premier à le faire mais avec Zoolook, Jean Michel Jarre s’ouvre a la World Music et, ma foi, c’est une réussite : son art s’en trouve transformer, modifier, et, accessoirement, le musicien nous prouve qu’il peut évoluer et s’essayer a d’autres genres.
- Présence de guitares, basses et batteries, samples de musiques et de paroles issues du monde entier, chant, sur Diva, de Laurie Anderson, Zoolook est un formidable patchwork des genres.
Ethnicolor est bien évidement le sommet de l’album, le titre le plus aboutit et le plus réussi.
- Oui, je sais, Zoolook, la chanson, a un petit coté commercial indéniable, mais bon, cela ne l’empêche pas d’être un bon titre, sympathique au demeurant.
- Si vous aimez les métissages musicaux, n’hésitez pas, vous serez ravis !
- Une belle pochette, sans oublier, le design a l’intérieur.  

Points Négatifs :
- S’il fallait trouver de véritables défauts a cet album, disons que les premiers titres sont si bons que la seconde moitié (la face B, en gros) apparait comme étant légèrement inférieure. C’est certes un peu injuste mais disons que Jarre a mis la barre très haut sur la face A – oui, je sais, j’en suis encore a parler comme s’il s’agissait d’un 33 tour.
- Musicalement, Jean Michel Jarre va tellement loin en faisant presque le contraire de ce qu’il réalisait auparavant que Zoolook est un disque qui aura énormément fait parler de lui : on aime ou on déteste.
- On aime ou on n’aime pas la World Music et il est clair que cet opus, du coup, peut en déstabiliser certains.   

Ma note : 8/10

mardi 26 octobre 2021

Sleepless


Sleepless
 
Dans le royaume d'Harbeny, la princesse Liccotia vient de perdre son père, le roi Verato. Alors qu'elle reste près de la tombe de son père, son fidèle chevalier sans sommeil, du nom de Cyrenic, lui demande de se hâter : elle va manquer la cérémonie de couronnement. C'est son oncle qui prend la succession du royaume. Avec beaucoup de respect, elle le félicite de ce nouveau poste. Mais la jeune femme se sent seule : son père vient de les quitter, sa mère est en voyage loin du royaume et elle ne sait quand elle rentrera. Elle essaie tout de même de festoyer auprès de Cyrenic, son indormis, qui a promis de veiller sur elle. Soudain, il se retourne, et déjoue une tentative d'assassinat : quelqu'un a voulu tuer Liccotia ! Cyrenic parvient à intercepter le malfrat, mais Liccotia est sous le choc ! Le changement de couronne a engendré la méfiance des citoyens, qui voient en elle, fille illégitime du feu roi, une menace pour le trône. Elle comprend alors que sa vie vient de basculer, et que cette tentative de meurtre ne sera pas la dernière. Il faudra qu'elle se tienne sur ses gardes. Cyrenic est prêt à tout pour la protéger, et ensemble ils vont tenter de trouver qui est la tête pensante de ces commandes d'assassinats. Ils ne seront pourtant pas au bout de leurs peines, et les trahisons seront nombreuses avant que la vérité n'éclate au grand jour. Mais trouveront-ils le moyen de survivre dans cet environnement incertain ?
 

Sleepless
Scénario : Sarah Vaughn
Dessins : Leila Del Duca
Encrage : Leila Del Duca
Couleurs : Leila Del Duca
Couverture : Leila Del Duca
Genre : Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Sleepless
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 juillet 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 octobre 2021
Nombre de pages : 308

Liste des épisodes
Sleepless 1-11
 
Mon avis :
 Indéniablement, alors que j’écris la critique de ce comics, Sleepless, je ne peux qu’affirmer que celui-ci reste une parfaite énigme à mes yeux… Car bon, comment dire, non seulement je n’ai pas compris ce qui m’a attirer dans cette œuvre lorsque je l’ai découverte, il y a quelques temps, non seulement je n’ai pas compris pourquoi je me la suis procurée et, après lecture de la chose, je n’ai pas compris pourquoi, malgré le fait que nous avons affaire ici a tout sauf à un incontournable, celui-ci m’aura laissé une assez bonne impression dans l’ensemble… Bref, je vous l’avais dit, voilà une belle énigme ! Car il ne faut pas se voiler la face, Sleepless, œuvre du duo composé de Sarah Vaughn pour ce qui est du scenario et de Leila Del Duca pour ce qui est des dessins – un duo féminin, donc, auquel on peut ajouter Alissa Sallah à la colorisation – est un comics qui, a priori, ne m’était pas destiné… scénario simpliste parfaitement calibré pour un public plutôt jeune, thématiques romantiques qui plairaient davantage a une jeune adolescente qu’a un quadra qui n’est plus très loin de ses cinquante ans, Sleepless, finalement, avait tout pour ne pas attirer mon attention… Or, ici, je me suis laissé prendre au piège comme un bleu, ce, dès la couverture qui nous présentait la fameuse héroïne, la jeune Liccotia qui n’aurait absolument pas détonné dans une production Disney si, du moins, la firme de Mickey osait prendre un minimum de risques… car oui, malgré les apparences, malgré ce coté enfantin qui déplaira à certains – et je peux les comprendre – Sleepless reste un bon comics, pas exceptionnel, certes, mais suffisamment bien écrits et bourré de bonnes idées pour, ma foi, faire passer un bon moment à un lectorat qui, ici, ne cherchera nullement la complication mais, uniquement, passer un agréable moment sans se prendre la tête. Bien entendu, peut-être qu’il faut, à la base, avoir un esprit pour le moins ouvert, partir du principe que ce n’est pas ici que l’on trouvera le Graal, loin de là, mais bon, si vous souhaitez passer un bon moment devant un récit de Fantasy certes simpliste mais bien plus malin qu’on pourrait le penser de prime abord, alors, Sleepless pourrait vous plaire. Et puis, si jamais vous avez dans les 14 ou 15 ans et si vous apprécier ce genre d’amourettes bourrées d’aventures, ce sera encore mieux, bien évidement !
 

Points Positifs
 :
- Un récit fort sympathique et qui s’avère être nettement plus intéressant et maitrisé qu’on pourrait le penser de prime abord. Certes, Sleepless reste une œuvre destiné à un jeune public, cependant, malgré cela, il n’en reste pas moins suffisamment bon pour, qui sait, plaire à des lecteurs plus agés qui, ici, trouveront leur compte en passant un agréable moment sans prise de tête…
- Certes, les protagonistes ne brillent pas par un charisme fou, cependant, je les ai bien aimé notre petit duo d’amoureux, c’est-à-dire, la princesse Liccotia et son chevalier servant, l’indormis, Cyrenic.
- Justement, cette idée de chevaliers indormis – c’est-à-dire, des guerriers qui ont fait vœu de ne plus dormir afin de servir leur royaume – est plutôt une excellente idée qui brille par une certaine originalité.
- Un scénario simple, certes, mais plutôt efficace et franchement captivant si on se laisse prendre au jeu.
- Pour ce qui est des dessins, le style de Leila Del Duca est un peu trop simpliste mais il n’en reste pas moins convenable pour ce genre de récits.
- Une belle couverture.

Points Négatifs :
- Bon, ne nous voilons pas la face : Sleepless reste une œuvre destinée à un public plutôt jeune et sensible à ce genre de romances. Certains diront que nous avons là un comics destiné à de jeunes femmes, peut-être, mais, en tous cas, disons plutôt qu’il plaira davantage aux amateurs de merveilleux et de sympathiques histoires d’amours qu’a de vieux de la vieille…
- Dommage que Leila Del Duca ne nous livre pas une prestation qui marque vraiment les esprits car bon, si son style n’est pas désagréable, certaines planches restent un peu trop simplistes et brillent par l’absence de décors.
- Une intrigue simple, trop simple aux yeux de certains, quand aux protagonistes, bon, ils sont sympas mais un peu trop stéréotypés pour être honnêtes.
- Malgré les onze épisodes qui composent cette mini-série, curieusement, j’ai trouvé celle-ci un peu trop courte !? Peut-être que l’univers proposé ici méritait d’être davantage développé ?

Ma note : 7/10