Pages

Affichage des articles dont le libellé est Thorgal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thorgal. Afficher tous les articles

mardi 6 décembre 2022

Thorgal – Tupilaks


Thorgal – Tupilaks
 
Thorgal affronte Neokora, l’intelligence artificielle du vaisseau des atlantes. Remarquant qu’il ne fait pas partie de l’équipage, celle-ci déclenche le réveil d’une partie de l’équipage encore endormi. L’alerte est donnée aux atlantes de capturer les deux étrangers qui ont pénétré dans le vaisseau. Jolan retrouve Thorgal afin de fuir rapidement tant que la cohue règne à bord. Thorgal parvient provisoirement à déconnecter Neokora puis il échappe aux gardes atlantes. Partout dans le vaisseau, l’équipage se réveille. Il semble maintenant impossible de le détruire. Thorgal comprend alors que Slive lui a menti et que les atlantes n’étaient pas morts dans leurs capsules, mais juste endormis. Alors qu’ils semblent pris aux pièges dans la grande salle du vaisseau, Thorgal et Jolan se retrouvent nez à nez avec Slive et la jeune atlante. Elles leur montrent alors le chemin pour sortir rapidement du maudit vaisseau. Ils prennent des motos des neiges pour fuir tant que Neokora est encore désactivée. Thorgal demande alors des explications à Slive sur ce qui se passe dans le vaisseau. Mais surtout, il veut connaître la raison de son mensonge sur le sort de l’équipage…
 

Thorgal – Tupilaks
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 10 novembre 2022
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Si Noël rime avec décembre ou les congés estivaux avec juillet et aout, Thorgal, lui, depuis quelques années, est un peu synonyme de novembre puisque, comme les fans du viking le savent bien, c’est en cette période de l’année que celui-ci se rappelle à notre bon souvenir. Bien entendu, cela fait bien longtemps, trop longtemps même, que Thorgal ne peut plus vraiment être qualifier d’incontournable absolu et, comme chacun sait, les heures de gloire de la saga sont passées depuis bien longtemps. Cependant, malgré de grosses déceptions et l’impression, même, que plus personne ne réussirait à sauver le soldat Thorgal, depuis quelques albums, plus précisément, depuis L'Ermite de Skellingar, en 2019 et l’arrivée d’une nouvelle équipe créative aux commandes – Yann pour le scénario, Frédéric Vignaux pour les dessins – force est de constater que, sans atteindre l’excellence des débuts, Thorgal renoue avec une certaine qualité qui fait que, chaque année, même si on n’attends ni monts ni merveilles du nouvel album, on se dit que l’on passera, au moins, un bon moment… Et, ma foi, à la lecture de ce Tupilaks, quarantième album de la saga, force est de constater que ce fut à nouveau le cas ! Suite directe de Neokora qui voyait notre héros, accompagné de Jolan et de l’inimitable Kriss, retourner dans le grand nord et, plus précisément, dans le vaisseau spatial d’où est issu son peuple – ce qui nous renvoi à L'Île des Mers Gelées, second volet de la série – ce quarantième tome de Thorgal confirme tout le bien que l’on peut penser de la saga depuis que Yann et Vignaux l’ont repris en main : scénaristiquement, c’est plutôt bon et il faut dire que l’on se régale en lisant cet album qui est bourré de révélations sur les origines de notre héros tout en nous tenant en haleine par ses nombreuses scènes d’actions, quand aux dessins de Vignaux, disons que celui-ci nous livre une nouvelle fois une fort belle prestation. Alors bien sur, tout n’est pas parfait et, quelque part, on sait parfaitement que cela ne le sera plus, mais bon, comment ne pas reconnaitre que, sans briller, sans éclat, Thorgal à réussit la gageure de renaitre de ses cendres et à revenir, année après année, se rappeler a notre bon souvenir en nous proposant de nouvelles aventures suffisamment plaisantes pour nous satisfaire. Après tout, c’est tout de même mieux que de disparaitre totalement dans la médiocrité crasse où la saga s’était plongée, il n’y a pas si longtemps…
 

Points Positifs
 :
- Comme je l’ai déjà souligné lors des critiques de la saga depuis que celle-ci a été reprise en main par Yann et Frédéric Vignaux, les deux compères ont apporté un nouveau souffle à Thorgal et ce Tupilaks le confirme de fort belle manière. Certes, nous sommes loin des heures de gloire de la saga, mais bon, dans l’ensemble, ce quarantième tome est suffisamment réussi pour ravir les vieux fans du viking.
- Les nombreuses révélations sur le passé de notre héros et sur celui de son peuple, les fameux atlantes…
- Les vieux fans retrouveront avec plaisir la charismatique Slive que l’on avait perdu de vue depuis L'Île des Mers Gelées auquel cet album représente, naturellement, un bel hommage.
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques des trois volets précédents, Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
 
Points Négatifs :
- Bon, on ne va pas se mentir, Thorgal est toujours aussi chiant avec ses principes et ses grandes leçons de morales. Qu’est-ce que je regrette l’époque où Jolan avait été mis en avant dans la saga.
- Slive rentre, stupidement, dans la caste très fournie des personnages féminins qui tombent amoureuses de notre héros.
- Si les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que le maitre officie toujours à la couverture, il faut reconnaitre que celle-ci, une fois de plus, n’est pas terrible…

Ma note : 7,5/10

dimanche 5 décembre 2021

Thorgal – Neokora


Thorgal – Neokora
 
A bord de leur embarcation, Thorgal, Jolan, Louve et leurs amis font route vers leur village. Malheureusement, une tempête vient de fragiliser la coque du bateau. Thorgal et Jolan se demandent si l’embarcation va tenir. Soudain, ils aperçoivent un navire en perdition et parviennent à monter à son bord. Tout l’équipage semble avoir été décimé. Le navire est en bon état. Thorgal et Jolan commencent son inspection, quand ils sont attaqués par un spectre étrange composé d’un crâne et d’os de rennes. Ils parviennent néanmoins à se débarrasser par-dessus bord de cette chose étrange. Le petit groupe s’installe et commence l’inventaire du navire. La jeune Ava découvre au fond de la cale, caché sous une voile, un homme agonisant complètement déshydraté. Il s’agit de Arisön, un commerçant viking parti avec ses compagnons pour troquer des armes, des outils et des ustensiles de première nécessité à Nuuk, au pays des mers gelées. Au retour de leur expédition, ils ont été attaqués par cet étrange spectre aux allures de squelette de rennes. Tout l’équipage à péri sauf Arisön qui est parvenu à se cacher dans la cale jusqu’à ce qu’il soit trouvé agonisant…
 

Thorgal – Neokora
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 12 novembre 2021
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Il est devenu coutumier, depuis quelques années déjà, que chaque mois de novembre vois l’arrivée d’un tout nouveau volet de Thorgal, sans aucun doute, l’une des sagas de BD franco belges les plus importantes de ces quatre dernières décennies. Bien évidement, les plus grincheux regretteront le temps béni des débuts où officiaient Jean Van Hamme au scénario et Grzegorz Rosinski aux dessins et, par certains cotés, ils n’ont pas tord : après tout, cela fait bien longtemps que Thorgal ne nous propose plus d’albums aussi marquants que Les Archers ou ceux qui composaient Le Cycle de Qâ, probablement, les tous meilleurs de la saga… Cependant, si les deux créateurs ne sont plus là, il faut aussi rappeler que les derniers albums de Van Hamme ne volaient pas bien haut, scénaristiquement parlant et que, en son temps, même Grzegorz Rosinski fut hautement critiquer pour avoir fait évoluer son style. Mais bon, quelques années se sont écoulées ainsi qu’une flopée d’auteurs et, depuis L'Ermite de Skellingar, en 2019, c’est le duo composé de Yann pour le scénario et de Frédéric Vignaux pour les dessins qui est aux manettes : et, ma foi, sans être époustouflants, ces deux là nous proposent des albums pour le moins plaisants, ce qui fut confirmer, par exemple, avec La Selkie, l’année passée et, donc, ce bien singulier Neokora il y a tout juste quelques jours… Sans surprise, désormais puisque le fan de Thorgal commence à comprendre comment fonctionne le duo Yann / Vignaux, nous avons droit à une nouvelle aventure de notre viking préféré – la trente-neuvième – qui va entrainer celui-ci dans une nouvelle expédition du coté du grand nord – on reste, ainsi, plus ou moins dans la lignée des volets précédents. Sauf que, dans cet album, il y a quelques nouveautés pour le moins intéressantes : ainsi, Kriss et Aniel refont leur apparition – on ne les voyait plus depuis un certain Aniel, indéniablement, le plus mauvais volet de Thorgal – mais aussi et, surtout, nos héros partent en expédition du coté du fameux vaisseau spatial abandonné dans le grand nord et que l’on ne voyait plus depuis le second volet de la saga, L’Île des Mers Gelées ! Un retour aux sources, dans tous les sens du terme puisque cet album permet aux auteurs de revenir sur les origines de notre héros, remettant ainsi le coté SF au premier plan et, accessoirement, ouvrant le bal pour ce qui pourrait bien être un nouveau cycle ? Bref, vous l’avez compris, sans être génial, ce nouvel album de Thorgal reste dans la lignée de ses prédécesseurs et confirme que le nouveau duo d’auteurs maitrise suffisamment son sujet pour nous proposer des aventures qui tiennent plutôt la route et qui ont de quoi satisfaire les vieux fans. Certes, les heures de gloire de la saga sont passées depuis longtemps, mais bon, lorsque l’on voit comment Thorgal avait connu une baisse qualitative notable à quelques occasions, il faut se satisfaire que, depuis quelques tomes, c’est nettement mieux. Espérons, désormais, que la suite sera à la hauteur de ce sursaut narratif !
 

Points Positifs
 :
- Comme cela avait déjà été le cas dans L'Ermite de Skellingar et La Selkie, Yann et Frédéric Vignaux, nous proposent une fois de plus un bon volet de Thorgal. Certes, nous sommes loin des heures de gloire de la saga, mais bon, dans l’ensemble, ce Neokora est suffisamment réussi pour ravir les vieux fans du viking.
- Le retour en force de la science-fiction est plutôt une bonne chose et, ma foi, nous avons droit ici à un bel hommage à L’Île des Mers Gelées, le second tome de la saga. Quand aux fans de la belle et dangereuse  Kriss, ils ne seront pas en reste puisque cette dernière est de retour avec Aniel.
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques des deux volets précédents, Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
 
Points Négatifs :
- On ne peut pas cacher le fait que, une fois de plus, ce scénario se repose énormément sur ce qui avait fait le sel des premiers volumes de Thorgal et que, par certains cotés, il est sans surprises notables dans sa conception. Un manque de prise de risque qui pourra déplaire a certains lecteurs.
- Thorgal est toujours aussi chiant avec ses grands principes, quand à Jolan, plus bavard que jamais, il reste cantonné à un rôle de sous-fifre qui ne lui va décidément pas trop – surtout après tout ce qu’il a vécu.
- Si les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que le maitre officie toujours à la couverture, il faut reconnaitre que celle-ci n’est pas terrible…

Ma note : 7,5/10

dimanche 29 novembre 2020

Thorgal – La Selkie


Thorgal – La Selkie
 
Enfermée dans une cage de bois, Louve se trouve prisonnière dans une masure remplie d’accessoires de pêche. Soudain, une étrange femme entre dans la pièce. Elle semble muette car elle ne répond à aucune question. Louve lui propose une pièce d’or en échange de sa libération, mais rien n’y fait. La femme au visage étrange s’en retourne à l’extérieur. Louve tente désespérément de briser sa cage, mais celle-ci glisse de son support et tombe sur le sol, ce qui l’assomme au passage. Quelques jours plus tôt, dans son village, Thorgal est de retour de son aventure sur l’île de Skellingar. Cybèle, la sœur du Jarl du Norod a glissé une bourse remplie de pièces d’or en récompense du service rendu. Thorgal montre à Aaricia toute la fortune que cela représente, mais il ne souhaite rien garder pour lui. Il a l’intention d’offrir cet or au chef du village pour le bien de la communauté. Louve demande pourtant à Thorgal si elle peut prendre quelques pièces pour acheter quelques objets lors du passage des marchands ambulants.
 

Thorgal – La Selkie
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 06 novembre 2020
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Sortie un peu dans l’indifférence générale, il faut le reconnaitre, ce qui me navre vu l’importance de la série dans le petit monde de la bande dessinée européenne de ces quatre dernières décennies, Thorgal est donc de retour, en ce mois de novembre 2020, avec un trente-huitième album, le second avec Yann et Frédéric Vignaux aux commandes. Les puristes ou bon nombre de vieux de la vieille regretteront, bien entendu, l’absence des auteurs originaux, Jean Van Hamme au scénario et Grzegorz Rosinski aux dessins, oubliant au passage que cela fait des années que le premier a jeter l’éponge, après quelques tomes pour le moins hasardeux et que le second, lui, décida de prendre une semi-retraite après le si décrié Aniel, à mes yeux, le plus mauvais album de toute la saga. De plus, histoire d’être un petit peu enthousiaste vis-à-vis des nouveaux auteurs, force est de constater que leur premier album, L'Ermite de Skellingar, paru il y a un an, en renouant avec la simplicité narrative des débuts, s’était avérer être plutôt bon dans l’ensemble et que ce nouveau tome, La Selkie, paru, donc, il y a quelques jours, est du même acabit. Il faut dire que nous retrouvons, ici, tout ce qui faisait la grande force ou, plus précisément, une des grandes forces de Thorgal pendant bien des années, c’est-à-dire, des intrigues simples mais captivantes, un soupçon de fantasy et une ambiance nordique avec ses mythes et ses croyances qui sont, ma foi, du plus bel effet. Certes, je reconnais qu’il manque encore ces grandes sagas que nous avaient proposé Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski comme, pour ne citer que la plus évidente, la cultissime Cycle de Qâ, de même, tout le coté science-fiction des débuts est passer aux oubliettes comme le fait, indéniable, que Jolan, après tout ce qu’il a vécu, ne mérite plus de jouer les faire-valoir d’un Thorgal toujours aussi imbuvable lorsqu’il se la joue grand sage qui donne des leçons de morale à tout le monde. Mais bon, si nous devons, pour le moment, faire l’impasse sur tout un pan de la mythologie Thorgalienne, il faut savoir apprécier ce que l’on a, pour le moment, et, dans le cas présent, La Selkie, a défaut d’être un incontournable, est un bon album qui nous fera voyager du coté des Iles Féroé – une première dans la série – nous fera découvrir le mythe de la Selkie, mi-femme, mi-phoque, franchement passionnant, mettra Louve sur le devant de la scène et qui, avec son lot de scènes marquantes et de protagonistes secondaires sympathiques, nous captivera de bout en bout. Alors oui, ce n’est pas génial, ce n’est pas inoubliable et, comme cela avait été le cas pour L'Ermite de Skellingar, ce nouvel album ne bouleversera pas la série, mais bon, probablement qu’après quelques errances narratives, quelques albums contestables, c’était un peu de cela que Thorgal avait besoin, c’est-à-dire, un peu d’aventure sans prise de tête avant que, je l’espère, les auteurs ne nous lancent dans des enjeux un peu plus importants. Mais bon, pour cela, attendons de voir si ce sera le cas, ou pas !?
 

Points Positifs
 :
- Comme cela avait déjà été le cas dans L'Ermite de Skellingar, premier album où officiaient Yann et Frédéric Vignaux, La Selkie est un bon Thorgal, certes sans surprises mais qui n’en reste pas moins plutôt réussi dans l’ensemble et captivant de bout en bout de par son intrigue simple mais terriblement efficace.
- Un tome qui nous entrainera du coté des Iles Féroé, qui nous fera découvrir la légende de la Selkie, ces singulières femmes qui se transforment en phoques et qui, au passage, nous explique quels sont les origines du Grindadráp, la fameuse chasse (ou plutôt devrait-on dire massacre) locale…
- Comme je l’avais souligné dans ma critique du volet précédent, Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
- Les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que la couverture est du maitre et que, ma foi, elle est plutôt réussie.

Points Négatifs :
- On ne peut pas cacher le fait que, une fois de plus, ce scénario se repose énormément sur ce qui avait fait le sel des premiers volumes de Thorgal et que, par certains cotés, il est sans surprises notables dans sa conception. Un manque de prise de risque qui pourra déplaire a certains lecteurs.
- Difficile d’oublier tout ce qu’a vécu Jolan et de le voir, désormais, simple pécheur et sous-fifre d’un Thorgal toujours aussi imbu de sa personne et qui donne des leçons de morale a tout le monde…
 
Ma note : 7,5/10

Thorgal – L'Ermite de Skellingar


Thorgal – L'Ermite de Skellingar
 
Un navire fait escale dans le village de Thorgal. Il transporte à son bord des pèlerins venus de l’île de Nodor, au nord du royaume des îles du roi viking d’Ivarr-Le-Glacé. Une tempête a endommagé le bateau, les obligeant à effectuer des réparations. Louve discute avec un enfant du navire. Elle remarque l’étrange bijou qu’il porte, un albatros bleu. En effet, les adeptes du grand oiseau bleu le vénèrent et se rendent en pèlerinage vers l’îlot de Skellingar. Chaque année, une épreuve sacrée se dispute au sommet de l’îlot, un voyage sans retour pour les participants. Un peu plus tard, durant la nuit, Thorgal se fait attaquer pendant son sommeil. Il ne doit la vie qu’à l’intervention de Yasmina, le petit singe de Louve. Il prend alors en chasse son attaquant et le touche avec une flèche. L’assaillant glisse et tombe de la falaise. Sur place, Thorgal découvre que c’est une femme, gravement blessée. Mais elle peut encore expliquer le pourquoi de son attaque. Elle a reconnu dans Thorgal le bourreau de sa famille quand il se nommait encore Shaïgan-Sans-Merci…
 

Thorgal – L'Ermite de Skellingar
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 08 novembre 2019
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 S’il y a une chose dont on peut être sur, c’est que, pour ce qui est de la bande dessinée franco-belge, un des titres qui aura le plus marquer ces quatre dernières décennies est, incontestablement, Thorgal. De même, s’il y a une chose dont on peut être sur, c’est que, si pendant des années, les sieurs Jean Van Hamme au scénario et Grzegorz Rosinski aux dessins nous ont offert de superbes albums, au fil du temps, la qualité aura, indubitablement, baisser et si, après le départ de l’auteur, il y eut, par moments, quelques sursauts qualitatifs, force est de constater que les derniers albums de la série étaient loin de tenir la comparaison avec ce que fut Thorgal pendant fort longtemps, c’est-à-dire, une excellente BD. Et puis, dans le volume précédent, le trente-sixième pour être plus précis, nous atteignîmes le fond du trou, cet album ayant été, à mes yeux, le plus mauvais de tous ! Il faut dire que, dans celui-ci, le scénariste, Yann, tout juste remplaçant de Xavier Dorison – avec du recul, on se demande pourquoi – avait fait fort, très fort même en nous proposant un scénario insipide, indigne d’une saga aussi bonne que ne le fut, en son temps, Thorgal et, histoire d’enfoncer le clou, Grzegorz Rosinski se décidait a jeter l’éponge… Forcément, après un album aussi pathétique et sans aucun de ses créateurs, à quoi bon poursuivre Thorgal ?! Oui, a quoi bon… Or, alors que, un an après Aniel, paraissait déjà un nouveau tome, telle ne fut pas ma surprise en découvrant que les critiques, sans être dithyrambiques, n’en étaient pas moins acceptables voir bonnes ?! Alors, ma foi, pourquoi pas ? Oui, pourquoi ne pas laisser une dernière chance a une saga qui m’aura tant enchanter ? Et, ma foi, sur ce coup, j’aurai été pour le moins inspirer puisque, sans atteindre des sommets, il apparait nettement que L'Ermite de Skellingar est un bon Thorgal et que, ma foi, passant après une telle bouse comme Aniel, ma foi, comment ne pas sauter au plafond !? Bon, déjà, intéressons nous tout de suite aux dessins puisque Rosinski n’est plus aux crayons : première bonne nouvelle, son successeur, Frédéric Vignaux, qui connaissait déjà l’univers par son travail sur Les Mondes de Thorgal, une des séries parallèles de la saga principale, s’en sort fort bien et nous livre une prestation qui, ma foi, est plus que correcte et colle parfaitement bien a ce que l’on est en droit d’attendre d’une aventure de notre Enfant des Etoiles préféré. Ensuite, il y a le plat principal, c’est-à-dire, le scénario, et la, par la force des choses, il y avait de quoi être méfiant puisque Yann, coupable de crime de lèse majesté avec son synopsis insipide dans Aniel, était toujours aux commandes… Et là, autre bonne surprise, pour le moins inattendue pour ma part, le scénario est bon ; par exceptionnel ni inoubliable, non, tout juste bon, mais, sincèrement, après l’étron que fut celui du tome précédent, forcément, cela marque les esprits. Certes, pas de quoi sauter au plafond et il faut reconnaitre que Yann s’inspire fortement de ce que furent les premiers albums de Thorgal, c’est-à-dire, des intrigues en un seul volume avec une quête, un adversaire et puis c’est tout. Le résultat, curieusement, passe très bien et rappellera bien des souvenirs aux plus vieux lecteurs de la saga, ce qui prouve, au passage, que, parfois, trop de complications sont néfastes et qu’un retour a une certaine simplicité ne fait pas de mal, de temps en temps… Bien entendu, au vu de ce que fut Thorgal pendant près de quarante ans, nous sommes en droit d’attendre bien mieux de cette saga, d’un autre coté, au vu de ce que furent certains des derniers albums, on ne peut pas s’empêcher de savourer, pour le moment, un volume qui aura sut renouer avec la simplicité des débuts. Forcément, étant désormais plus que méfiant vis-à-vis de ce Thorgal et de ce que peut nous proposer Yann, je ne me jetterais plus aveuglement sur les prochains tomes de la série, mais bon, au moins, désormais, j’ai retrouvé un peu d’espoir quand a la suite de celle-ci et, en comparaison de mon ressenti du volume précédent, c’est déjà une sacrée avancée…
 

Points Positifs
 :
- En renouant avec la simplicité narrative des premiers volumes de la saga, Yann nous propose un trente-septième tome qui n’est certes pas un chef d’œuvre mais qui rappellera bien des souvenirs heureux aux plus vieux fans de Thorgal. Indéniablement, L'Ermite de Skellingar est un bon Thorgal et, ma foi, c’est le principal au vu de ce que fut le tome précédent !
- Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
- Un synopsis simple mais terriblement efficace où, en reprenant les vieilles bonnes ficelles de la saga, Yann nous entraine dans une aventure qui tiendra en haleine les fans de la première à la dernière page.
- Les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que la couverture est du maitre.
 
Points Négatifs :
- On ne peut pas cacher le fait que ce scénario se repose énormément sur ce qui avait fait le sel des premiers volumes de Thorgal et que, par certains cotés, il est sans surprises notables dans sa conception. Un manque de prise de risque avec ce retour aux fondamentaux et on espère que Yann sera apposé sa marque personnelle sur la saga sans tomber dans le grand n’importe quoi du volume précédent, Aniel…
- Aaricia est toujours aussi inintéressante selon moi, quand à Jolan, je garde encore en mémoire ses vieilles aventures et, après tout ce qu’il a vécu, comment le voir, désormais, en vulgaire fils de pécheur dont le rôle dans la saga est celui d’un protagoniste secondaire ?!
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 20 novembre 2020

Thorgal – Aniel


Thorgal – Aniel
 
A bord d’un bateau de fortune, Thorgal, Aniel et leurs compagnons tentent de survivre sur les flots après avoir fuit Bag Dadh assiégé par les armées de Magnus. Thorgal parvient à pêcher du poisson pour nourrir le groupe. Mais l’état de son fils Aniel, inconscient, ne s’améliore pas. Soudain, Lehla aperçoit une terre au loin. Petrov et Thorgal dirigent tant bien que mal leur embarcation vers la côte. Ils arrivent alors à se mettre à l’abri provisoirement dans une mangrove, un paysage qui rappelle un vieux souvenir à Thorgal. Ils errent au milieu de la végétation, cherchant le moyen de trouver de la nourriture, quand Thorgal tue un oiseau géant les survolant. Avec surprise, il découvre que l’oiseau transporte un passager qu’il connait bien : Zim, une guerrière du royaume de Zhar, Elle conduit alors le petit groupe auprès du prince Zajkar. En chemin, ils sont attaqués par des guerrières, les Yénhäas, mais parviennent à les faire fuir. Ils arrivent enfin au nouveau palais du prince qui les reçoit dignement en organisant un grand festin. Or alors qu’ils sont en train de fêter leurs retrouvailles, l’alerte sonne car le palais est attaqué par les guerrières Yénhäas…
 

Thorgal – Aniel
Scénario : Yann
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 23 novembre 2018
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Mais comment est-ce possible !? Comment, après tant d’années, que dis-je, de décennies, oui, comment un album de Thorgal a put être aussi mauvais !? Comment, alors que cette saga est l’une des plus importantes de la bande dessinée européenne, avons-nous put parvenir a un tel stade de médiocrité, de nullité absolue !? Oui, la question mérite d’être posée car là, avec ce trente-sixième volume de Thorgal, force est de constater que nous avons eu droit au plus mauvais album de la série, une déception monumentale, une bouse sans nom qui marquera les esprits… Alors bien sur, au fil des ans, Thorgal avait oscillé entre des albums qui flirtaient allègrement avec la perfection et d’autres, beaucoup plus moyens, au point même que, en 2002, Le Barbare avait déjà fait très fort pour ce qui est de la médiocrité. Mais ici, avec cet Aniel qui, forcément, renvoi au trente-quatrième tome, Kah-Aniel – originalité, quant tu nous tiens – c’est encore pire tellement tout ce que l’on découvre dans ses pages est mauvais ! Et dire que c’est avec cet album que le dessinateur vedette de la saga, Grzegorz Rosinski, tire sa révérence... et encore, même pas sur une note positive puisque le bougre réussit la gageure de nous pondre quelques planches tout bonnement brouillonnes, histoire d’enfoncer encore le clou ! Mais bon, il était dit que l’on boirait le calice jusqu’à la lie et après l’annonce que Xavier Dorison, le scénariste du tome précédant, Le Feu Écarlate, avait été écarté au bout d’un album – ce qui n’était pas une bonne nouvelle – et que le sieur Yann reprendrait les manettes, ce ne fut que déceptions sur déceptions : ainsi, par le biais d’un scénario insipide où il n’y a pas grand-chose a en tirer, cet album, qui, pour rappel, devait marquer les esprits puisque réunissant la série principale et les séries annexes ne fut qu’une longue plongée dans le grand n’importe quoi et la médiocrité… Ainsi, nous avons droit à un retour totalement inutile dans le royaume de Zhar que l’on avait découvert dans Le Mal Bleu et qui n’apporte strictement rien a l’intrigue, si ce n’est nous faire perdre notre temps, mais aussi, a des morts totalement absurdes comme, principalement, celle de Salouma, personnage oh combien important depuis quelques tomes et dont Yann se débarrasse stupidement, avant de, pour finir, rater totalement le retour de Thorgal chez les siens où toute l’émotion que l’on était en droit d’attendre d’un tel événement est totalement absente et où chaque personnage – en dehors d’Aniel, a la rigueur – réagit de manière incompréhensible et stupide – eh oui, nous sommes a mille lieux d’un chef d’œuvre comme La Cage ! Bref, vous l’avez compris, ici, il n’y a pas grand-chose à sauver et en dehors de quelques planches réussies de la part de Rosinski, de la rancune tenace d’Aniel vis-à-vis de sa famille et de une ou deux scènes d’actions, le reste est mauvais, très mauvais même ! C’est vraiment dommage pour une œuvre aussi importante que Thorgal, une œuvre qui aura marqué bien des lecteurs depuis des décennies et qui, après des hauts et quelques bas, réussi l’exploit de tomber dans la fange absolue ! Sincèrement, je ne sais pas ce que donnera la suite des aventures de notre viking préféré, mais, franchement, je pense que se relever d’une telle chute ne sera pas chose aisée, loin de là !
 

Points Positifs
 :
- Quelques planches de Grzegorz Rosinski sauvent un peu les meubles.
- Le seul protagoniste au comportement cohérent et qui le reste jusqu’au bout est Aniel qui en veut énormément a son père ainsi qu’a toute l’hypocrisie qui entoure cette si belle famille…
 
Points Négatifs :
- Mais comment ont-ils réussis à nous pondre un tel étron ?! Franchement, au cours de cette très longue saga qu’est Thorgal, j’avais déjà eu droit a quelques déceptions, ici et là, cependant, jamais un album n’avait été aussi mauvais, aussi pathétique, aussi ridicule. Avec Aniel, on n’a envie de ne rien sauver, de ne pas défendre l’indéfendable, tout simplement parce qu’il ne le mérite pas !
- Et dire que Xavier Dorison avait été critiqué pour Le Feu écarlate… Mais enfin – et surtout avec du recul – il fallait le laisser maitre a bord quand on voit ce que ce triste sir de Yann a commis dans Aniel ! Aucune cohérence, des dialogues insipides, des personnages sans envergure et qui réagissent bizarrement, d’autres dont on se débarrasse, sans oublier, bien sur, un final tout simplement pathétique…
- Aniel devait être le tome qui allait faire le lien entre Thorgal et ses séries annexes – Louve, Kriss – bref, il s’annonçait comme un truc énorme et quand on voit le résultat, il y a de quoi être perplexe…
- Non seulement Grzegorz Rosinski abandonne la série avec cet album mais en plus, il ne réussit pas à rendre un travail a la hauteur de son talent car si certaines planches sont réussies, d’autres sont tellement brouillonnes qu’elles en deviennent navrantes !
- Les retrouvailles entre Thorgal et sa famille sont tout simplement ratées, ne dégagent aucune émotion, bref, on est a mille lieux d’un pur bijou comme La Cage !
- Honte sur Yann pour s’être débarrassé ainsi de Salouma, personnage possédant un potentiel certain et qui avait prit de l’importance depuis quelques tomes…
- Aaricia ne trouve pas singulier que Kriss soit en vie, Jolan revient comme si de rien n’était, mais quel scénario débile !
- A quoi bon nous avoir fait perdre notre temps avec cette virée dans le royaume de Zhar !?
 
Ma note : 1,5/10

Thorgal – Le Feu Écarlate


Thorgal – Le Feu Écarlate
 
Thorgal se trouve dans la cité de Bag Dadh, où il est prisonnier des adeptes de la magie rouge. Ses bourreaux tentent de le convertir par la torture. Ils veulent lui faire comprendre que son fils n’est autre qu’Aniel-le-réincarné, le seul prophète. Ils le mènent d’ailleurs à lui dans le palais de l’ancien calife. Ses adeptes sont tous là, ils vénèrent « l’eau est le feu », or le seul capable de transformer cela est le fils de Thorgal, Aniel. Ce dernier fait tuer la femme du calife devant les yeux de son peuple, afin d’asseoir son pouvoir. Thorgal essaie pourtant de parler à son fils, mais il échoue alors dans un cachot avec son compagnon Petrov. Il parvient pourtant à se débarrasser des gardes, puis il libère son ami de ses fers. Thorgal n’a qu’un seul but, maintenant : ramener Aniel au Northland. A ce moment là, Salouma rejoint Thorgal et Petrov dans les cachots afin de les aider. Pendant ce temps, Aniel termine sa formation avec Magon pour maîtriser le feu écarlate. Il est le sauveur et bientôt, il redeviendra Kahaniel afin de détruire l’armée d’orient de Magnus…
 

Thorgal – Le Feu Écarlate
Scénario : Xavier Dorison
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 10 novembre 2016
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Après vous avoir parler de Kah-Aniel, trente quatrième tome de la cultissime série qu’est Thorgal, ce fut avec une certaine satisfaction mais également avec une méfiance non dissimulée que je me suis plongé dans la lecture de ce trente-cinquième volume de la saga, Le Feu Écarlate. Satisfaction car, comme on a put le voir depuis quelques mois, je suis ce que l’on appelle un fan de Thorgal et que, forcément, j’étais curieux de connaitre la suite des aventures de notre viking préféré ; méfiant car bon, comment dire, le changement de scénariste – Dorison prenant le relais de Sente – alors que les intrigues en cours n’étaient pas achevées me laissait pour le moins dubitatif… Et histoire d’enfoncer le clou vis-à-vis du Feu Écarlate, il y avait bien évidement les très nombreuses critiques fort négatives à l’encontre de cet album, médias et lecteurs, pour un certain nombreux, n’ayant pas vraiment appréciés la chose… D’un autre coté, Yves Sente, au cours de son passage sur la série, n’avait-il pas déjà été fort critiqué, et ce, alors que, finalement, a la lecture de ses quelques albums, je me suis dit qu’il se débrouillait bien mieux que Van Hamme sur la fin ? Alors, pourquoi ne pas donner sa chance a Dorison ? C’était tout de même mieux que de suivre bêtement un effet de mode qui semble s’être abattu sur une série qui, quoi qu’il arrive, est toujours critiquée – et je dis cela en reconnaissant que oui, Thorgal, c’était bien mieux avant, mais non, le passage d’Yves Sente ne fut pas mauvais, bien au contraire ! Mais je parle, je parle et je ne vous ai toujours pas donné mon avis sur Le Feu Écarlate, ce qui est, après tout, le but de cette critique… Eh ben ma foi, une fois de plus, je vais aller a contre courant de la plupart des gens et de l’avis général car oui, après lecture de la chose, j’ai beaucoup de mal a voir en ce nouvel album de Thorgal un vulgaire étron, ce qui semble être le cas pour certains. Oh certes, Le Feu Écarlate n’est pas un grand album de Thorgal et il y a bien des points négatifs que l’on ne peut pas mettre de coté : ainsi, que ce soient quelques raccourcis pour le moins discutables (Thorgal s’échappe de prison, dans la page d’après, il parle a son fils comme si de rien n’était, j’avais cru avoir sauté une page !), un pathos un peu trop présent par moments (mon père ne m’a pas assez aimé, du coup, je vais jouer les méchants) et, malheureusement, un Grzegorz Rosinski en roue libre sur certaines planches (si je suis fan de son passage a la peinture, certaines cases sont complètement incompréhensibles dans cet album, surtout en raison d’une colorisation baveuse), force est de constater que les détracteurs ont raison de s’en prendre a cet album. Cependant, d’un autre coté, est-il a ce point mauvais ? Sincèrement, pas le moins du monde car comme ce fut le cas pour Kah-Aniel, je pense que les gens sont plutôt injustes envers lui, au point même de tomber dans le ridicule comme quand, sans citer le site spécialisé, j’ai put lire une critique qui s’en prenait a Dorison pour s’inspirer, soit disant, de Daesh, comme si avant ces fous de Dieu, l’histoire n’avait pas regorgé de fanatiques de tout poil !? Le Feu Écarlate n’est pas un grand album de Thorgal ? J’en conviens, c’est un fait, mais sincèrement, il y a eu bien pire – principalement sur la fin avec Van Hamme. Mais en dehors de tous ces défauts et de la nostalgie indécrottable de certains, a la lecture de cet album, il s’avère plutôt captivant, riche en rebondissements et, surtout… nécessaire pour ce qui arrivera par la suite, c’est-à-dire, le lien qui va se faire entre Thorgal et toutes les séries annexes – sur ce point, il serait peut-être judicieux qu’un jours, je me penche sur celles-ci. Alors certes, Dorison a été plutôt maladroit par moments mais laissons lui le bénéfice du doute pour la suite : après tout, le scénariste, en débarquant de la sorte sur cette série, devait bien conclure les intrigues en court…
 

Points Positifs
 :
- Il n’était pas évidant pour Xavier Dorison de prendre la série en court de route et même si tout n’est pas parfait – loin de là – force est de constater que l’auteur s’en sort plus ou moins bien, surtout qu’il fallait conclure cette intrigue avec Aniel et les Mages rouges.
- Si tout au long des années, il y a eu quelques albums où il ne se passait pas grand-chose, au moins, ici, il y en a de l’action : scènes de tortures, décapitations, courses poursuites, combats, massacres, suicides, etc. Bref, difficile de s’ennuyer tout au long de ce trente-cinquième volume de la saga.
- Elle me plait bien cette idée de fanatiques qui prennent le contrôle d’une ville et qui menacent le monde entier. Comment, cela vous fait penser à Daesh ? Certes, mais ces derniers sont-ils les premiers fous de Dieu que le monde a connu ? Hélas, non… Et puis combien même : s’inspirer de l’actualité récente, est-ce vraiment un mal ?
- Certes, on tombe un peu trop dans le pathos par moments, mais tout de même, lorsqu’Aniel renvoi son père a sa propre médiocrité en lui jetant à la face qu’au final, malgré ses grandes paroles, il n’aura guère fait avancer le schmilblick a part disperser sa si chère famille, eh ben… bah c’est la vérité !
 
Points Négatifs :
- Il faut tout de même reconnaitre que Le Feu Écarlate n’est pas un grand album de Thorgal et que si je laisse le bénéfice du doute à Xavier Dorison pour la suite, j’espère justement que celle-ci sera d’un autre niveau !
- Sincèrement, ça ne va pas du tout avec Grzegorz Rosinski dans cet album ! Certes, par moments, on retrouve la patte du maitre – du moins, si comme moi, vous appréciez son passage a la peinture – mais tout de même, certaines planches sont une catastrophe : illisibles, des couleurs baveuses…
- Bon, je sais que Thorgal, ce n’est pas une série historique, mais tout de même : l’Empereur Magnus, on se dit que c’est Charlemagne, mais on n’était pas sensiblement vers l’an 1000, bref, bien après la mort de celui-ci ? Ensuite, il y a cette histoire de croisés, là aussi, cela ne colle pas, surtout qu’en plus, ils arrivent bien vite sur place…
- Mais que viennent donc faire les navires volants du cultissime Cycle de Qâ dans cette galère ?!
- Ces quoi ces raccourcis scénaristiques qui nous font croire que l’on a sauté des pages ?
 
Ma note : 6/10

jeudi 12 novembre 2020

Thorgal – Kah-Aniel


Thorgal – Kah-Aniel

A bord de leur navire, les magiciens rouges poursuivent l'initiation du jeune fils de Thorgal, Aniel. Le but de leur périple est de se rendre secrètement dans la ville de Bag Dadh. Ils touchent terre dans le port de Saïda, puis continuent leur route à dos de dromadaires. Pendant ce temps, à bord du bateau-sabre, Thorgal fait la connaissance de Salouma, une esclave qui semble connaitre l'histoire des magiciens rouges. Elle explique notamment à Thorgal le pourquoi de l'enlèvement de son fils. Tout commence au début de la naissance de la majestueuse ville de Bag Dadh. En ces temps immémoriaux, le grand esprit des Dji Hins donna le grand livre sacré à un jeune berger qui deviendra le premier grand maître des magiciens rouges. Il rassembla de nombreux disciples dans une vieille forteresse, auxquels il enseigna son savoir. Puis ces derniers se firent aimer de la population grâce aux soins qu'ils donnèrent gratuitement. Bien des années plus tard, Shirine, la femme du Calife Ahmed Al Waloud fit appel à eux afin d'obtenir un enfant. Kahilim, le grand maître des magiciens rouges, lui accorda ce souhait, mais sous la condition qu'elle donne le jumeau à naître...


Thorgal – Kah-Aniel
Scénario : Yves Sente
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 08 novembre 2013
Nombre de pages : 48

Mon avis : Ce n’est pas la première fois que je le dis mais 2020 restera, pour ce qui est de la bande dessinée, à mes yeux, comme étant l’année Thorgal et force est de constater que depuis le mois de juin dernier, notre sympathique viking aura été fort présent sur ce blog. Mais bon, tout cela n'est pas encore fini, loin de là, et, aujourd’hui, c’est ce trente-quatrième album de la saga qui est a l’honneur, un album qui a son importance puisque c’est le dernier scénarisé par Yves Sente, celui-ci ayant passé le relais, pour la suite, a Xavier Dorison – qui entre temps, a repris en main Kriss de Valnor. Bref, le remplaçant du légendaire Jean Van Hamme ne sera pas rester longtemps aux commandes, tout juste cinq albums – entre Moi, Jolan et Le Bateau-Sabre – et, surtout, aura été pas mal critiquer par les fans hardcore de la saga – certains ayant oublier, d’ailleurs, que la série naviguait en eaux troubles sur les derniers albums de Van Hamme, mais passons… Quoi qu’il en soit, que ces critiques soient justifiées ou pas, personnellement, j’aurai plutôt apprécier ce passage de Yves Sente et justement, s’il y a bien un album qui a lui tout seul, avait connu le plus grand nombre de critiques négatives, c’était bel et bien celui qui nous occupe aujourd’hui, Kah-Aniel, au point même qu’a force de lire un peu partout que ce dernier était un plantage complet, cela faisait longtemps que j’éprouvais une grande méfiance a son encontre. Or, un peu comme tout le cycle de Sente finalement, telle ne fut pas ma surprise, après lecture, de m’apercevoir que ce trente-quatrième volume de Thorgal n’était pas si mauvais que cela, bien au contraire… Déjà, il y a le dépaysement proposé dans cette suite des aventures de notre héros avec le Moyen-Orient, ses déserts, ses légendes locales et, bien sur, sa culture musulmane. Ensuite, il y a toutes ces révélations que l’on apprend au sujet des mages rouges et comme je dois faire parti des rares fans à apprécier cette intrigue, ma foi, la chose m’a ravi. Pour ce qui est des dessins, Grzegorz Rosinski est une fois de plus égal a lui-même et ses peintures sont d’une richesse incroyable, en tous cas, elles passent bien mieux que dans le tome précédant, Le Bateau-Sabre, où il était surtout question de neige, de neige et encore… de neige. Après, bien sur, il y l’un des grands problèmes de cet album : le fait que Thorgal, jusque là un monstre de vertu et qui n’avait trompé sa très chère Aaricia (avec la badasse Kriss de Valnor) qu’a l’époque où il avait perdu la mémoire – voir La Forteresse Invisible – ait ici fauté, avec la belle et troublante Salouma, de son plein gré ! Crime de lèse majesté auront hurler certains qui estimeront que Yves Sente s’en sera pris aux fondements même du personnage, personnellement, vu que Thorgal, justement, devenait tellement chiant (c’est le mot) a force de jouer les pères la morale, le voir succomber a la tentation, le voir devenir, en quelque sorte, plus humain, apporte un plus indéniable a son histoire personnelle… Bref, vous l’avez compris, contrairement a ce que je m’attendais, j’ai plutôt apprécié Kah-Aniel : pour son orientalisme enchanteur, pour son Thorgal qui faute enfin, pour ses mages rouges mais aussi, ne l’oublions pas, pour son final… dramatique quant au devenir du jeune Aniel, j’aurai passer un agréable moment et, accessoirement, en attendant le prochain tome, en profiterai pour saluer une dernière fois Yves Sente, après tout, son passage rapide sur cette série ne m’aura pas déplu, loin de là, et je trouve que certains auront été bien trop durs avec lui… mais bon, les gouts et les couleurs…


Points Positifs :
- Kah-Aniel propose un dépaysement total, peut-être l’un des plus importants depuis le légendaire Cycle de Qâ, puisque notre héros quitte ses contrées natales et l’Europe pour le Moyen-Orient, ses déserts, sa faune, sa flore, sa culture musulmane, ses légendes locales. Décidément, il aura sacrément voyagé le père Thorgal tout au long de ses aventures !
- Les pleines enneigées russes n’avaient pas forcément convenues a Grzegorz Rosinski dans le volume précédant mais ici, dans cet Orient enchanteur, son style s’épanoui de fort belle manière et on retrouve le maitre au top de sa forme avec un déferlement de couleurs, un souci du détail et des décors qui m’auront laissé admiratif.
- Miracle, Thorgal a enfin commis une faute de son plein gré ! Depuis le temps qu’on l’attendait celle là, il faut marquer le coup ! Alors bien sur, on peut avoir de la peine pour Aaricia mais bon, Thorgal était tellement parfait qu’il en était devenu depuis longtemps insupportable, or là, le voir tromper sa femme, le voir fauter dans ses oh si importants principes, ça le rend plus humain… et plus sympathique.
- Beaucoup de blabla mais j’aime ça, et puis, mine de rien, on en apprend des choses sur ces fameux mages rouges. Et puis, pendant que j’y suis, a quel jeu semble jouer Salouma, enfin, j’ai compris qu’elle n’est pas très claire, justement…
- Le final, avec la transformation d’Aniel.  

Points Négatifs :
- Si j’ai été agréablement surpris par cet album qui avait été descendu par la critique, je reconnais que nous restons tout de même loin des heures de gloire de la saga et que, accessoirement, je ne me suis toujours pas remis de la mise a l’écart de Jolan vu que je croyais énormément au potentiel de ce personnage en tant que protagoniste principal.
- C’est le dernier album d’Yves Sente en tant que scénariste. Bon, pour beaucoup, c’est une bonne nouvelle, pour moi qui ai apprécié son court passage dans la série, je trouve que l’on a été un peu injuste avec lui.
- Du coup, ça me fait un peu peur ce changement de scénariste principal vu que l’intrigue des mages rouges n’est pas achevée et que la réunion des trois séries – Thorgal, Kriss et Louve – n’a pas encore eu lieue.  
- Il y a tellement de nouveaux personnages dans cet album qu’il y a eut un moment, j’étais un peu paumé – peut-être la fatigue ?
- Pas un grand fan de cette couverture avec ce Thorgal barbu et sa pose arrogante.  

Ma note : 7,5/10