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lundi 30 août 2021

The Boys – Chère Becky


The Boys – Chère Becky
 
Hughie est en Ecosse et refait le monde avec sa vieille amie Bobby. Alors qu’ils parlent de leur vie et de toutes les merdes qui arrivent en ce moment, et notamment ce satané coronavirus, Hughie reçoit un message d’Annie. Sa compagne va se coucher mais elle lui a laissé un colis qui l’attend sur la table. Il ouvre le paquet quand il rentre à la maison et c’est une surprise de taille puisqu’il renferme un livre mais pas un livre comme les autres. Il s’agit du journal intime de Becky ! Hughie ne peut s’empêcher de le lire alors qu’il va aux toilettes. Le deuxième choc est encore plus terrible et c’est si violent qu’il en tombe par terre : les dernières pages ne sont pas celles qui racontent la terrible mésaventure de Becky. Les dernières pages ont été écrites par Butcher en personne après la mort de celle qu’il aime. Et il raconte d’emblée un sinistre épisode du temps de Mallory où lui, la Crème, le Français et la Fille ont torturé un super qui n’avait que dix ans...
 

The Boys – Chère Becky
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Russ Braun
Encrage : Russ Braun
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Editeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Dear Becky
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 03 mars 2021
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 15 avril 2021
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
The Boys – Dear Becky 1-8
 
Mon avis :
 Indéniablement, The Boys est un des meilleurs comics de ces vingt dernières années. Œuvre subversive s’il en est, portée de main de maitre par un Garth Ennis en état de grâce, The Boys est, sans aucune contestation possible, le comics de super-héros le plus crédible qu’il m’a été donné de lire et même si son extrême violence n’en fait pas une œuvre tout public, même si les intégristes de Marvel la déteste, force est de constater que ce comics qui voit nos super-slips être tourner en bourrique et se faire trucider restera dans les annales. Bien évidement, depuis son portage à l’écran par le biais de la série de chez Amazon, The Boys est nettement plus connu  du grand public. Bien entendu, comme c’est souvent le cas, la plupart des gens ne connaissent pas l’œuvre originale, ou si peu – finalement, c’est la même chose avec Game of Thrones quand on y pense – mais quoi qu’il en soit, l’existence et le succès de la série aura permis à un nouveau public de découvrir l’œuvre d’Ennis et, accessoirement, aura donner envie à ce dernier de replonger dans son œuvre phare afin de lui donner une suite… Une idée pour le moins inattendue et qui pouvait laisser dubitatif plus d’un fan de l’œuvre originale : après tout, les suites, c’est rarement de grandes réussites. C’était méconnaitre tout le talent de Garth Ennis qui, sans nous avoir pondu le truc du siècle, aura réussi à surfer sur la vague nostalgique de ses vieux lecteurs tout en nous proposant une suite crédible et qui, ma foi, tient franchement bien la route ! Se déroulant une dizaine d’années après la fin de The Boys, Chère Becky nous permet de retrouver quelques vieilles connaissances et, plus particulièrement, Hughie et Annie qui, en 2020, vient désormais en Ecosse. Tout pourrait aller parfaitement bien – en dehors de l’arrivée d’un certain Covid-19 dont il est fait mention, histoire de coller à l’actualité – si ce n’était l’arrivée, impromptue, d’un étrange colis qui s’avère être le journal intime de Butcher en personne ! Replongeant dans ses vieux démons, Hughie ne peut s’empêcher de lire le journal et toute l’intrigue de ces huit épisodes repose, justement, sur ce qui est narré dans celui-ci, c’est-à-dire, comment Butcher, fou d’amour pour sa regrettée Becky, va, petit à petit, basculer dans le jusqu’au boutisme et finir par décider d’en finir avec tous les super-slips. L’ensemble, dessiné par Russ Braun, est de qualité et tient suffisamment en haleine le lecteur qui retrouve avec plaisir un univers et des personnages auquel il croyait avoir fait ses adieux il y a bien longtemps. Bien entendu, cette suite reste inférieure à l’œuvre originale mais personne ne s’attendait à ce qu’elle soit meilleure, de même, personne n’est dupe : Garth Ennis joue à fond la carte de la nostalgie mais vu qu’il ne nous trompe pas sur la marchandise, difficile de lui en vouloir… Bref, si vous êtes fan de The Boys et que vous souhaitez retourner, pour un temps, à vos anciens amours en attendant la troisième saison de la série, Chère Becky vous comblera amplement. Espérons juste, à présent, que le scénariste en reste là et ne nous repropose pas une autre suite dans quelques années, après tout, même les meilleures choses doivent avoir une fin !
 

Points Positifs
 :
- Proposer une suite, quelques années plus tard, a une œuvre culte et quasiment sans défauts est une chose fort dangereuse et le risque de déception est toujours grand. Fort heureusement, Garth Ennis est suffisamment malin pour nous proposer une histoire plutôt crédible et qui nous permet, avec plaisir, de retrouver un univers et des personnages auquel on croyait avoir fait nos adieux. Bref, Chère Becky est loin d’être un incontournable mais cela reste un incontournable pour les fans de la saga !
- La lecture du journal intime de Butcher nous permet de mieux découvrir la fameuse Becky mais aussi de connaitre la première mouture des garçons, ce, dans une mission pour le moins coquasse par moments.
- Scénaristiquement, il reste le coté subversif qui m’avait tant attirer dans l’œuvre originale, de plus, l’intrigue colle à l’actualité récente et il est même fait mention du Covid-19, de Trump et des travers de l’évolution de la société moderne comme, par exemple, le wokisme.
- Pour ce qui est des dessins, Russ Braun livre une prestation de qualité et, ma foi, c’est le principal.
- Une couverture sobre mais néanmoins efficace.

Points Négatifs :
- Bien évidement, il ne faut pas se leurrer : aussi sympathique soit ce Chère Becky, cette suite reste largement inférieure à l’œuvre originale.
- L’effet nostalgie joue énormément pour ce qui est de l’appréciation finale de cette suite…
- Il se peut que les fans les plus ultras du comics n’apprécient pas tellement ce qu’ils estiment être une trahison de la part de Garth Ennis qui surfe, ici, sur le succès de la série.
- Justement, pour ce qui est de la série, si vous êtes fan de cette dernière mais que vous ne connaissez pas l’œuvre originale, alors, vous pouvez passer votre chemin, Chère Becky n’est pas fait pour vous !

Ma note : 7,5/10

vendredi 27 août 2021

The Boys – On ne prend plus de Gants


The Boys – On ne prend plus de Gants
 
Butcher a immédiatement vu en Hughie une sorte d'alter ego, tous les deux ont perdu leur amour à cause d'un super-héros. Dans le cas du leader des P'tits Gars, c'est le plus puissant d'entre eux, le Protecteur, qui a violé et assassiné sa douce. Pour l'écossais, sa bien aimée a été découpé en deux par Train A, et ce sous ses yeux ! Avec les autres P'tits Gars, ils ont lancé une guerre non officielle aux super slips. Cette fois-ci, ils touchent au but. Le Protecteur et ses congénères sont à la solde de Vought American, une société qui souhaite s'emparer de la Maison Blanche. Pendant que les P'tits Gars se préparent à passer à l'action, la Crème pète un plomb sans aucune raison et quitte les lieux. Le Frenchie comprend lorsqu'il regarde les mails de ce dernier. Son ex-femme a poussé leur fille à se lancer dans le porno et à peine s'est-il remis de cette nouvelle que nos P'tits Gars voient leur bureau forcé par un groupe de héros nommé les Para Lithiques !
 

The Boys – On ne prend plus de Gants
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Darick Robertson, John McCrea, Keith Burns, Russ Braun, Richard P. Clark
Encrage : Keith Burns, John McCrea
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Éditeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Vol 6
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 décembre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 25 octobre 2017
Nombre de pages : 352
 
Liste des épisodes
The Boys 60-72
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont une fin – du moins, jusqu’à ce que Garth Ennis ne nous ponde une suite, parue cette année – et, dans le cas présent, pour un final, disons que celui-ci était non seulement attendu mais, surtout, craint. Il faut dire que, depuis ses débuts, The Boys, excellente et irrévérencieuse série du génial Garth Ennis flirtait allègrement avec la perfection : de par sa thématique principale – une équipe secrète destinée a punir les super-héros lorsque ces derniers déconnent, c’est-à-dire, quasiment tout le temps – de par son ton sans concessions, sa violence mais aussi sa grande intelligence, la série étant plus profonde qu’il n’y parait de prime abord. Forcément, en dehors de quelques épisodes légèrement un ton en-dessous, le lecteur, fan de l’œuvre d’Ennis ne pouvait que placer de grands espoirs dans cette conclusion, or, comme chacun sait, il est si difficile, parfois, de conclure convenablement une œuvre, quel qu’elle soit… Rassurez vous néanmoins puisque, dans le cas présent, non seulement la conclusion de The Boys est à la hauteur de nos espérances mais, qui plus est, elle est sublime ! Et cela, on ne s’y attendait peut-être pas… Ainsi, si l’ultime affrontement entre nos petits gars et les Sept était attendu et aussi spectaculaire qu’on pouvait s’y attendre, tout en nous réservant une surprise de taille auquel on ne s’attendait pas, la grande force de The Boys n’est pas de s’achever de la manière simpliste auquel bien des lecteurs pouvaient s’attendre… Non, une fois le cas des super-slips plus ou moins réglés, il y a une suite, inattendue elle et qui en aura choquer plus d’un, pourtant, cette dernière, aussi terrible soit-elle s’avère être oh combien logique au vu de tout ce que l’on avait vu jusque là… même si, il faut le reconnaitre, ce n’est pas toujours facile de faire nos adieux a des protagonistes auxquels on s’était tellement attachés… Ultime pied de nez et coup de génie de Garth Ennis, la conclusion de The Boys assoit définitivement cette série comme étant un des meilleurs comics de ces dernières années. Bien entendu, les fans absolus des super-slips qui ne jurent que par les productions Marvel et DC auront hurler devant le traitement accorder a leurs demi-dieux en collants, cependant, les autres, eux, se seront inclinés devant une œuvre décidément pas comme les autres mais oh combien jouissive, une œuvre marquante et qui nous rappelle si bien que si des individus avaient de si grands pouvoirs, qui pourraient les contrôler ? Après tout, le monde étant ce qu’il est, si les super-héros existaient, ils se comporteraient davantage comme ceux de The Boys que comme ceux de Marvel, vous ne le pensez pas !?
 

Points Positifs
 :
- Il n’est jamais simple de conclure convenablement une œuvre, or, dans le cas présent, non seulement Garth Ennis conclut à merveille The Boys mais, en plus, il nous livre un final totalement inattendu et, franchement, superbe !
- Ce final, justement, où, après avoir réglé le sort des Sept, nos héros ont encore affaire a un adversaire de taille – je n’en dis pas plus histoire de ne pas révéler la surprise – et qui s’avère être le pire possible. Complètement inattendue – ou presque car il y avait des indices dans les épisodes précédents – cette dernière marque durablement les esprits, surtout qu’il faut dire adieu a bien des protagonistes…
- L’ultime confrontation entre Butcher et le Protecteur – avec un invité surprise de taille – est conforme à ce que l’on attendait. Un pur régal !
- Malgré toute cette violence, tous ces morts, la série s’achève tout de même sur un happy-end pour deux des protagonistes. Merci Ennis pour cela…
- Darick Robertson livre, comme à son habitude, une excellente prestation aux dessins. Petite mention à Keith Burns et Russ Braun qui sont assez corrects.
 
Points Négatifs :
- L’ultime confirmation que, décidément, The Boys n’est pas une série qui plaira a tout le monde. Vous imaginez comment sont décrits ici ces fameux super-héros tellement à la mode pour le grand public !?
- Malheureusement, pour ce qui est des dessins, si l’ensemble est correct, John McCrea reste conforme a ce que je pensais de lui, c’est-à-dire… bof quoi !
 
Ma note : 9/10

dimanche 22 août 2021

The Boys – Le Fils du Boulanger


The Boys – Le Fils du Boulanger
 
P'tit Hughie encaisse bien mal les récents événements. Il choisit de faire une pause dans son engagement auprès des Boys. Contrairement à ce qu'il pensait, son moral ne s'améliore pas. Reparti dans son Ecosse natale pour se ressourcer, il essaie de se rabibocher avec Stella, tout en apprenant plus sur Butcher. Ce dernier et ses Boys ne se reposent pas. Ils savent que le Protecteur et les autres membres des Sept se préparent en secret contre eux. Le leader des super héros a l'intention de doubler le consortium militaro-industriel Vought American et de s'emparer de la Maison Blanche. Le Protecteur à des troubles psychologiques et sa double personnalité a notamment conduit à la mort de la femme du Butcher. Celui-ci est de plus en plus dans le viseur de la direction de la CIA, qui ne cautionne pas ses actions. Butcher ronge son frein, attendant le moment idéal pour débuter la confrontation contre le Protecteur...
 

The Boys – Le Fils du Boulanger
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Darick Robertson, John McCrea, Keith Burns, Russ Braun
Encrage : Keith Burns, John McCrea
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Éditeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Vol 5
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 mars 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 14 juin 2017
Nombre de pages : 400
 
Liste des épisodes
The Boys 48-59
Butcher, Baker, Candlestick Maker 1-6
 
Mon avis :
 Mine de rien, nous approchons a grand pas, avec ce cinquième tome, de la conclusion de cet excellent série oh combien irrévérencieuse du sieur Garth Ennis, je veux bien évidement parler de The Boys. Et, première bonne nouvelle : après un quatrième volume légèrement en retrait, si on doit le comparer a ses prédécesseurs, force est de constater que cet avant dernier album de la saga renoue allègrement avec les plus heures de cette dernière… et, pour être plus précis, d’une manière différente mais tout aussi efficace ! En effet, dans ce gros volume – sensiblement 400 pages, ce qui n’est pas rien – Ennis nous fait tout un tas de révélations sur le passé de certains de ses protagonistes : celui de Mallory, ancien chef des petits gars, ce qui nous permet au passage d’avoir une version des Invaders de chez Marvel, mais aussi et, surtout, celui de Butcher ! Et là, bien évidement, c’est un peu la cerise sur le gâteau de ce cinquième tome car si l’on avait compris depuis longtemps pourquoi notre irascible anglais en voulait énormément au Protecteur – une perte cruelle, comme cela avait été le cas pour Hughie – revenir sur la jeunesse de Butcher, découvrir a quel point cette dernière fut difficile, en raison de la violence de son père, puis le voir rencontrer l’amour, toucher enfin au but du bonheur avant que tout ne s’écroule est, non seulement captivant mais aussi et surtout, terriblement bien écrit. Une pure merveille que cette mini-série en six épisodes de la part de Garth Ennis. Ajoutons à cela la première perte du coté des petits gars, un des membres des Sept qui se fait massacrer par Butcher et un traitement fort intelligent de la Guerre des Malouines – conflit entre la Grande-Bretagne et l’Argentine du début des années 80 et qui est plutôt méconnu de nos jours – et l’on obtient un album qui, s’il n’est pas parfait – en raison d’un des dessinateurs qui n’est franchement pas au niveau des autres et d’une certaine tendance au bavardage par moments – n’en reste pas moins bon, très bon même ! Espérons maintenant que la conclusion sera à la hauteur du reste de la série…
 

Points Positifs
 :
- Nous avons enfin droit aux origines de Butcher et, ma foi, non seulement celles-ci sont à la hauteur de nos espérances mais, surtout, Garth Ennis réussit la gageure de nous livrer, par le biais d’une mini-série, un récit a la fois captivant, touchant et terriblement intelligent.
- Le massacre de Jack de Jupiter par Butcher est un pur régal !
- Les origines de Mallory sont un moyen pour Ennis de nous livrer sa version des Invaders de chez Marvel.
- Le traitement fort intelligent de la Guerre des Malouines, conflit méprisé et oublié de nos jours…
- La mort du chien de Butcher, inattendue et qui marque les esprits.
- Darick Robertson livre, comme à son habitude, une excellente prestation aux dessins. Petite mention à Keith Burns et Russ Braun qui sont assez corrects.
 
Points Négatifs :
- Je ne suis franchement pas fan du style de John McCrea, mais alors, pas du tout !
- Trop de dialogues tuent les dialogues et même si je n’ai pas grand-chose contre eux, en temps normal, comment ne pas reconnaitre que, par moments, dans cet album, ces derniers sont tellement nombreux qu’ils cassent un peu le rythme ?!
 
Ma note : 8,5/10

jeudi 19 août 2021

The Boys – Le prends pas mal


The Boys – Le prends pas mal
 
Les récents événements torturent quelque peu Hughie, provoquant chez lui des cauchemars effrayants. Heureusement, il peut s'appuyer sur sa petite amie Annie pour être rassuré. Cette dernière cache cependant un très lourd secret et alors qu'ils reviennent tous les deux d'une promenade, Butcher les voit s'embrasser fiévreusement. Le chef des Boys se remémore immédiatement qui est Annie. Elle est l'une des Sept, la bande de super héros ultime. Pour Butcher, c'est une vraie trahison mais pour être sûr qu'Hughie ne soit pas un espion, il le teste en l'envoyant surveiller les Super Pépère, des héros gentils dont le nouveau chef est un dénommé Malchimique. Hughie observe cette équipe mais ne constate pas chez eux les excès des autres. De son côté, Butcher surveille les actes de son subordonné...
 

The Boys – Le prends pas mal
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Darick Robertson, John McCrea, Keith Burns, Russ Braun
Encrage : Keith Burns, Russ Braun
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Éditeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Vol 4
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 juillet 2010
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 11 janvier 2017
Nombre de pages : 352
 
Liste des épisodes
The Boys 39-47
Highland Laddie 1-6
 
Mon avis :
 Depuis ses débuts, The Boys, série oh combien jouissive du sieur Garth Ennis, flirtait presque avec la perfection, or, si dans le volume précédant, nous avions put ressentir une très légère baisse de régime, force est de constater que l’album en lui-même restait bon, très bon. Ici, dans ce quatrième tome de la saga irrévérencieuse a l’encontre des super-slips, il me semble évidant de constater, a mon grand regret, que nous avons affaire a l’album le plus faible de la série depuis ses débuts. Une déception alors ? Tout de même pas, cela serait exagérer fortement mes propos, rassurez vous… Disons que The Boys était tellement excellent que, forcément, dès que l’on a affaire a un léger passage a vide, a un arc narratif un poil mon bon ou qui s’étire en longueur, cela ne peut que marquer les esprits, particulièrement de celles et de ceux qui estiment que cette série est l’une des meilleures consacrées aux super-héros de ces dix dernières années – non, je n’exagère pas ! Et la raison de cette baisse de régime, disons que celle-ci est due aux états d’âmes de notre sympathique Hughie qui, en découvrant que sa bien aimée, Annie, est une super-héroïne et fait partie des Sept, part littéralement en couille… Bien évidement, on attendait se moment et, par ailleurs, ce mini-arc narratif, Croire, est plutôt bon, disons que celui qui suit et qui nous entraine, tout au long de six interminables épisodes du coté de l’Ecosse et du passé de notre antihéros est loin d’être aussi enthousiasmant, bien au contraire – et comme en plus les dessins ne suivent pas vraiment, je vous laisse imaginer ce que j’en ai pensé… Mais bon, il faut savoir relativiser les choses et reconnaitre que, dans l’ensemble, nous avons droit, une fois de plus, a de très bons moments dans ce quatrième album de The Boys : pour le secret d’Annie qui est dévoilé – tandis qu’Hughie oublie de lui dire le sien – mais aussi, pour l’arc consacré aux Super Pépères, sans nul doute les premiers super-slips sympas dont on fait la connaissance dans cette série. Bref, un petit coup de mou dans ce quatrième volume de The Boys, certes, mais bon, ne vous inquiétez pas trop, cela reste du très bon !
 

Points Positifs
 :
- On l’attendait depuis longtemps et, enfin, Hughie découvre que sa copine, Annie, est une super-héroïne et que, histoire d’enfoncer le clou, elle fait partie des Sept et qu’elle a été obligé de pratiquer des faveurs sexuelles pour être accepter dans l’équipe. Forcément, notre sympathique écossais pête un câble !
- L’arc des Super Pépères est un pur régal. Mine de rien, cela fait un bien fou de, enfin, faire la connaissance de super-slips qui ne sont ni odieux, ni cruels, ni méprisants, ni bourré de défauts. Bon, certes, ils sont un peu simplets mais tellement attachants…
- Le plaisir, toujours au rendez vous, de retrouver la suite d’une série décidément pas comme les autres et où les super-héros en prennent plein leur gueule. Garth Ennis est vraiment génial avec The Boys !
- Pour ce qui est des dessins, tous les épisodes dessinés par Darick Robertson sont conforme à ce que l’artiste nous a habitués depuis les débuts de la série.
 
Points Négatifs :
- L’arc narratif où Hughie retourne en Ecosse pour fuir Annie n’est pas totalement inintéressant – on en apprend un peu plus sur son passé – mais bon, non seulement il est trop long mais, en plus, il est loin d’être du même niveau que les meilleurs moments de la série, loin de là.
- C’est normal que la relation entre Hughie et Annie soit au cœur de cet album, mais bon, un peu de gnangnan, ça va, beaucoup, c’est trop…
- Malheureusement, Darick Robertson ne dessine pas l’intégralité des épisodes et ses remplaçants sont loin d’être du même niveau, bien au contraire.
- Une couverture un peu bof selon moi.
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 11 août 2021

The Boys – Dit comme ça


The Boys – Dit comme ça
 
Vought America flirte depuis des années avec les différents gouvernements américains. Cette firme est devenue la plus fervente représentante de la sécurité avec sa formule permettant de créer des super-héros. S'appuyant sur les comics pour créer des super-héros populaires, Vought America assure ainsi une sérieuse propagande. La corruption ronge cependant les rangs des super-héros qui ne se comportent pas de manière très noble. Butcher, un ancien agent de la CIA, dirige les Boys, une équipe corrigeant les super-héros déviants à grand coup de poing. Récemment, ils ont reçu l'information que Vought America chercher à placer un candidat à la tête du pays ! Chaque année, une grande commémoration a lieu, permettant à tous les super-héros et à leurs ennemis de faire une trêve dans un endroit secret. Ce lieu paradisiaque leur permet de s'adonner à moult drogues, alcools, putes et autres parties fines...
 

The Boys – Dit comme ça
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Darick Robertson, John McCrea, Keith Burns, Carlos Ezquerra
Encrage : John McCrea, Keith Burns, Carlos Ezquerra
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Editeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Vol 3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 08 décembre 2009
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 18 mai 2016
Nombre de pages : 352
 
Liste des épisodes
The Boys Herogasm 1-6
The Boys 31-38
 
Mon avis :
 Troisième tome, donc, de The Boys, œuvre du sieur Garth Ennis et, sans nul doute, un des comics les plus corrosifs et jouissifs qu’il m’ait été donné de lire depuis, grosso modo, que je connais le genre – ce qui, bien entendu, me renvoi a mon enfance, bref, a un sacré paquets d’années… Et, bien entendu, après une entrée en matière haute en couleur et la confirmation que The Boys n’était pas un simple coup d’épée dans l’eau, bien au contraire – voir le second tome – force est de constater que, si j’ai un peu trouver à redire avec ce troisième volume, ce fut davantage en raison de quelques détails qui, dans l’ensemble, n’ont aucunement nuit a la qualité générale de la saga. D’ailleurs, autant commencer par ce qu’il m’a déplut dans ce troisième tome de The Boys : déjà, les dessins, Darick Robertson brillant par sa quasi-absence, j’ai trouvé que, sur certains épisodes, la différence s’est fait sentir, et pas dans le bon sens du terme. Ensuite, il y eut également, principalement dans la mini-série Herogasm, un peu trop de blablas par moments, ce qui a un peu casser le rythme général. Mais bon, en dehors de ces petits défauts, pour le reste, c’est du tout bon, quasiment de la première à la dernière page : ainsi, de la mini-série Herogasm qui nous explique ce que font, en réalité, les super-héros lors des events en passant par les origines de la Crème, du Français et de la Fille sans oublier, bien entendu, l’affrontement entre nos petits gars et les Avengers ou, plutôt, leurs équivalents, force est de constater que le lecteur va une fois de plus en prendre plein les yeux, rire devant certaines situations absurdes et, au demeurant, louer pour la énième fois, Garth Ennis qui nous a bel et bien pondu, avec The Boys, un des comics les plus jouissifs de ces dernières années. Bref, c’est toujours aussi bon et c’est bien entendu le principal !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de se replonger à nouveau dans une œuvre décidément pas comme les autres et qui s’avère être un formidable coup de pied dans la fourmilière du genre super-héroique ! Bourré de références et d’idées géniales, drôle, trash, The Boys est indéniablement une véritable merveille qui ravira ceux et celles qui en ont plus qu’assez de ces comics fadasses et sans le moindre intérêt que nous abreuvent Marvel et DC depuis bien trop longtemps.
- L’affrontement entre les petits gars et l’équivalent des Avengers. Un pur régal, surtout lorsque Butcher prend les choses en main.
- Mais que font donc, réellement, les super-héros lors de chaque grands events et autres crosovers ? Vous pensiez qu’ils sauvaient le monde ? Lisez donc Herogasm, la mini-série, vous allez en tomber des nues !
- Les révélations sur les origines de la Crème, du Français et de la Fille.
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Darick Robertson n’est pas très présent dans ce troisième tome et, en toute sincérité, cela se remarque car si certains de ses remplaçants s’en sortent assez bien, ce n’est pas le cas de tout le monde, bien au contraire.
- Un peu trop de blablas par moments avec des dialogues interminables. Cela passe parfois mais pas toujours, ce qui est le cas dans cet album.
- Le coté jusqu’au boutiste et sans limites de Garth Ennis risque de déplaire a plus d’un fan de super-slips…
 
Ma note : 8/10

samedi 7 août 2021

The Boys – Ça va Saigner !


The Boys – Ça va Saigner !
 
Les p’tits gars ne plaisantent pas ! C'est le message que Butcher et sa bande a fait passer lors de leur escapade en Russie. Là-bas, avec l'aide de Boudin d'amour, ils ont éliminé plus d'une centaine de super slips ! L'heure est à présent au repos pour quelques jours. Voici l'occasion offerte à Hughie pour parler en tête à tête avec la Légende et apprendre ainsi ce qui se passe vraiment dans le monde. L'écossais apprend combien la société Vought American a la main mise sur les super héros et l'argent qui tourne autour. Alors qu'il apprend de lourds secrets, Hughie recroise Annie, cette jolie jeune femme qui est en réalité une super héroïne, et pas n'importe laquelle puisqu'elle est membre des Sept. Si leurs camps sont en guerre et qu'ils ignorent appartenir à chacun d'entre-eux, ces deux jeunes gens sont étrangement attirés l'un par l'autre, leurs blessures à l'âme et leur conception de la vie étant si proches...
 

The Boys – Ça va Saigner !
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Darick Robertson, John Higgins
Encrage : Darick Robertson, John Higgins
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Editeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Vol 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 novembre 2008
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 17 octobre 2012
Nombre de pages : 320
 
Liste des épisodes
The Boys 15-30
 
Mon avis :
 Il y à quelques jours, j’avais eu le plaisir de vous parler du premier volet de The Boys, œuvre du sieur Garth Ennis et, sans nul doute, un des meilleurs récits de super-héros de ces vingt dernières années. Enfin, quand je dis récit de super-héros, les choses sont un peu différentes puisque, dans le cas présent, nous naviguons a vu dans le coté parodique de la chose, avec ces fameux super-slips tels qu’ils sont surnommés, individus dotés de superpouvoirs et qui, bien évidement, en usent et en abusent totalement Avec The Boys, Ennis nous offre un véritable brulot contre le genre superhéroique, parodiant à merveille des icônes sacrées comme la JLA, les Avengers ou les X-Men, cependant, malgré l’humour de sa série, son coté trash assumé et sa violence, The Boys est une œuvre bien plus intelligente qu’on pourrait le penser de prime abord et les lecteurs les plus connaisseurs de l’histoire des comics se plairont à reconnaitre toutes les références qui parsèment les épisodes. Enfin bon, tout cela pour vous dire que, après un premier volet haut en couleur, qui présentait l’univers, les protagonistes et quelques uns des enjeux en court, ce second tome, en plus d’être dans la lignée de son prédécesseur, est d’une richesse narrative peu commune : ainsi, dans celui-ci, nous avons droit a une belle satyre de la traditionnelle résurrection superhéroique, aux premiers émois amoureux – oh combien comiques – entre Hughie et Annie, a de fascinantes révélations sur l’histoire des super-héros, de l’implication de la société Vought American et de celle des Sept dans le 11 Septembre, puis, en plat principal, une parodie tout bonnement génial des X-Men et de toutes leurs séries dérivées, d’une justesse imparable et qui ne pourra que plaire aux vieux fans des enfants de l’atome… Bref, vous l’avez compris, second volet de The Boys et c’est toujours aussi bon : Garth Ennis livre ici une œuvre magistrale, sans la moindre concession vis-à-vis du médium superhéroique, souvent drôle et qui ravira ceux et celles qui ont assez des productions sans saveur de chez Marvel et DC, lot commun de ces dernières années, il faut le reconnaitre…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de se replonger dans une œuvre décidément pas comme les autres et qui s’avère être un formidable coup de pied dans la fourmilière du genre super-héroique ! Bourré de références et d’idées géniales, drôle, trash, The Boys est indéniablement une véritable merveille qui ravira ceux et celles qui en ont plus qu’assez de ces comics fadasses et sans le moindre intérêt que nous abreuvent Marvel et DC depuis sensiblement deux décennies.
- Il s’en passe des choses dans ce second tome : une parodie de la  traditionnelle résurrection superhéroique – sans nul doute un des trucs les plus ridicules du médium – les débuts de l’histoire d’amour entre Hughie et Annie – et un petit accident hilarant sur les règles de la demoiselle – des révélations en pagaie sur le passé des super-héros de cet univers et, pour finir, une satyre géniale des X-Men et de toutes leurs séries annexes.
- Justement, pour ce qui est des G-Men, Ennis nous livre là une la parodie la plus drôle et la plus juste des X-Men et du reste des séries mutantes, fer de lance de chez Marvel pendant les années 90.
- L’histoire sur le 11 Septembre, avec l’intervention des Sept, est tout bonnement géniale !
- Pour ce qui est des dessins, Darick Robertson livre une prestation plus que correcte dans l’ensemble.
- Une couverture sobre mais efficace.
 
Points Négatifs :
- Comme je le signalais dans le premier volet, certains risquent d’avoir du mal avec le coté jusqu’au boutiste et sans limites de Garth Ennis. Il faut dire que, ici, l’auteur britannique va loin, très loin, et qu’il n’hésite pas à déboulonner bien des icones et autres vaches sacrées…
- Les épisodes dessinés par John Higgins ne m’ont guère emballé, loin de là.
 
Ma note : 8,5/10