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samedi 8 juillet 2023

L'Apocalypse à l'Âge du Bronze


L'Apocalypse à l'Âge du Bronze
 
Que s’est-il passé à la fin de l’Âge du Bronze ? Il y a un peu plus de 3000 ans se produit un événement catastrophique, qui est resté très longtemps entouré de mystère. Avant celui-ci, des civilisations riches et prospères fleurissent tout autour de la Méditerranée. Des navires sillonnent la mer, chargés d’or et de produits précieux. Artistes et artisans élaborent des objets d’un grand raffinement. Puis, presque du jour au lendemain, les cités et centres de pouvoir cessent d’exister. Les palais sont détruits. La catastrophe est d’une si grande ampleur que les civilisations Mycénienne et Hittite sont quasiment rayées de la carte. Seul l’empire Égyptien survit quelque temps, mais il n’est plus qu’un pâle reflet de sa splendeur passée. Même l’écriture, très présente chez ces trois peuples, tombe pratiquement dans l’oubli. Le monde vient d’entrer dans ce qu’on appelle les Siècles Obscurs…
 

L'Apocalypse à l'Âge du Bronze
Réalisation : Katie Reisz
Scénario : Katie Reisz
Narrateur : Divers
Musique : Jonathan David Clark
Production : TV6 Limited
Genre : Documentaire
Titre en vo : Ancient Armageddon
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : TV6
Diffusion d’origine : 29 juin 2023
Langue d'origine : Anglais
Durée : 84 mn
 
Mon avis :
 Alors que je me demandais bien quoi faire ou regarder, hier soir, je suis tombé, un peu par hasard et alors que je cherchais autre chose, sur un documentaire dont le sujet éveilla immédiatement ma curiosité : L'Apocalypse à l'Âge du Bronze. Il faut dire, comme son nom l’indique, que ce documentaire long de presque une heure et demie, traite d’un sujet historique que l’on peut qualifier d’original puisque, si je dois être tout à fait franc, si je connaissais ce fameux Effondrement de l'Âge du Bronze qui eut lieu, sensiblement, entre 1200 et 1150 av. J.-C., ce n’était que pour en avoir vaguement entendu parler. Bref, tout cela était bigrement intéressant et, ma foi, si ce documentaire n’est pas exempt de défauts, force est de constater qu’il m’aura appris pas mal de choses et que, surtout, il m’aura donné envie d’approfondir un sujet qui, ma foi, mérite largement de l’être… Durant une période de quarante à cinquante ans, à la fin du treizième et au début du douzième siècle, presque toutes les cités importantes du monde est-méditerranéen furent détruites, la plupart ne seront plus jamais occupées. Voilà qui pose d’entrée de jeu le problème et, ma foi, si l’on est peut-être dubitatif, au départ, ces destructions nombreuses et ces diverses chutes de civilisations et de cités états ont bel et bien eu lieu. Les raisons, telles qu’elles sont expliquées dans ce documentaire, sont nombreuses : invasions des fameux Peuples de la Mer, migrations, tremblements de terres, sécheresses importantes, épidémies, troubles politiques et, quelque part, son liées les unes aux autres. Mais si l’on ne dispose pas d’une chronologie précise des événements, dans les grandes lignes, on comprend ce qui est arrivé comme nous l’expliquent fort bien les divers historiens qui interviennent dans ce documentaire. Hélas, mille fois hélas, comme je vous le soulignais, tout n’est pas parfait ici et, au premier lieu, il y à le fait que nous avons affaire à un documentaire américain, ce qui signifie que l’on se coltine à plusieurs reprises les mêmes scènes en images de synthèses – qui, au demeurant, ne sont pas terribles. Ensuite, si le propos d’ensemble est correct, certains points sont plus discutables comme les liens qui sont faits avec les migrations actuelles où la pandémie de Covid-19. Mais bon, malgré quelques fausses notes, L'Apocalypse à l'Âge du Bronze est tout de même un bon documentaire qui m’aura donné envie d’en savoir davantage au sujet de cette période historique franchement méconnue, mais là aussi, il va falloir que je m’accroche car on ne peut pas vraiment dire que la littérature sur cette période soit nombreuse, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire intéressant dont le principal attrait est de traiter d’une période historique méconnue, celle du fameux Effondrement de l'Âge du Bronze qui eut lieu, sensiblement, entre 1200 et 1150 av. J.-C. et qui n’est quasiment jamais abordé dans la presse spécialisée ou dans les publications historiques.
- Les explications proposées sont plutôt pertinentes et on comprend que ce fameux effondrement a des conséquences multiples : invasions des fameux Peuples de la Mer, migrations, tremblements de terres, sécheresses importantes, épidémies, troubles politiques…
- Un documentaire qui donne envie d’en savoir davantage sur le sujet.
 
Points Négatifs :
- C’est un documentaire américain, ce qui signifie que nous avons droit à la multiple diffusion en boucles des mêmes images qui reviennent sans arrêt, du début à la fin.
- Les reconstitutions en images de synthèses ne sont pas époustouflantes, loin de là…
- Les liens établis avec les migrations actuelles ou la pandémie de Covid-19 sont franchement discutables et n’ont pas lieu d’être selon moi.
 
Ma note : 7/10

dimanche 20 novembre 2022

FIFA – Ballon Rond et Corruption


FIFA – Ballon Rond et Corruption
 
Des luttes de pouvoir aux enjeux politiques mondiaux, cette série explore l'histoire tumultueuse de la FIFA et les exigences liées à l'organisation d'une Coupe du monde. En 2015, 14 responsables de la FIFA suspectés de corruption sont arrêtés. Une enquête révèle alors comment les pays hôtes de la Coupe du monde sont sélectionnés. Quelques années auparavant, en 1998, Sepp Blatter obtient douteusement la présidence de la FIFA. Quand l'Afrique du Sud est annoncée comme pays organisateur de la Coupe 2010, Jack Warner, président de la CONCACAF, est pointé du doigt.
 

FIFA – Ballon Rond et Corruption
Réalisation : Daniel Gordon
Scénario : Miles Coleman
Narrateur : Néant
Musique : Tim Atack
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : FIFA Uncovered
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 09 novembre 2022
Langue d'origine : Anglais, Français, Arabe
Durée : 4 x 58 mn

Casting
Sepp Blatter
Jack Warner
Chuck Blazer
João Havelange
Gianni Infantino
Michel Platini
Jérôme Valcke
Mohammed Bin Hammam
Lennart Johansson
Jeffrey Webb
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que même celles et ceux qui ne connaissent guère le football ou qui n’aiment pas ce sport savent parfaitement qu’aujourd’hui débute ce qui est, sans aucun doute possible, l’une des plus – si ce n’est la plus – polémique Coupe du Monde de Football de l’histoire, la vingt-deuxième, pour la petite histoire, et qui aura lieue au Qatar. Souhaitant marquer le coup à ma manière, je me suis dit que le documentaire FIFA – Ballon Rond et Corruption, proposé par Netflix, tombait parfaitement à pic afin que, tandis que du coté de la péninsule arabique, le Qatar va ouvrir le bal face à l’Equateur, sur ce blog, je vous parle un peu de football ou, du moins, du petit monde merveilleux de la FIFA et de ses éternelles magouilles… Bon, avant d’entrer dans le vif du sujet et, plus précisément, sur ce documentaire en lui-même, une petite précision s’impose selon moi quand à mon avis sur le choix du Qatar pour cette Coupe du Monde. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je suis contre depuis le départ et un tel choix ne peut qu’être une aberration totale : choix d’un pays sans la moindre culture footballistique – le Maroc ou l’Egypte auraient été des choix plus judicieux – absence de stades, d’équipe nationale digne de ce nom, le fait que le tournoi se déroule en hiver plus le constat que le dossier présenté était le moins bon du lot, on ne va pas se mentir, si les qataris ont obtenus le Graal de la part de la FIFA, c’est parce qu’ils ont mis beaucoup d’argent sur la table et que, sur ce coup, la France – Nicolas Sarkozy, Michel Platini – y est aussi pour quelque chose – rachat du PSG, bien entendu. Ceci étant dit, quid donc de ce documentaire qui, forcément, fait la part belle à cette histoire mais aussi à quelques autres ? Eh bien, disons que même pour un vieux passionné de foot de plus en plus désabusé par la tournure prise par ce sport depuis une vingtaine d’années et qui sait depuis belle lurette que la FIFA n’est qu’un repaire mafieux qui s’en met plein les poches, eh bien, ce documentaire, donc, est tout bonnement passionnant ! Ainsi, des débuts de la professionnalisation de l’organisme qui gère la football mondial avec l’arrivée, dans les années 70, de ce triste sir de João Havelange à ce clown d’Infantino qui, pas plus tard qu’hier, affirmait se sentir arabe, gay et migrant – ce n’est pas une blague – en passant, naturellement, par le pire du lot, Sepp Blatter, nous avons droit à un florilège, sur plusieurs décennies, de magouilles en tout genre, de dessous de tables, de dirigeants qui s’en mettent plein les poches et qui se prennent pour des grands de ce monde avec une mégalomanie peu commune. Ajoutons à cela un fonctionnement opaque et des Coupes du Monde qui sont, quasiment toutes, achetées et vous comprendrez à quel point ce FIFA – Ballon Rond et Corruption est un documentaire qui mérite largement le détour, ce, que vous soyez un fan de ballon rond ou non ! Bref, alors que, dans quelques heures, le coup d’envoi de la vingt-deuxième Coupe du Monde va débuter dans des stades où sont morts des milliers d’ouvriers et dans un pays qui se moque allègrement des droits de l’Homme, il serait de bon ton de voir ce documentaire, ne serais-ce que pour voir ce qu’est un peu la FIFA et ses dirigeants. Et le plus savoureux, quelque part, c’est de se dire que, malgré l’enquête du FBI en 2015 et la chute de Sepp Blatter, les choses n’ont guère changées du coté de Zurich, mais bon, quelque part, qui aurait cru que cela allait être le cas ?!
 

Points Positifs
 :
- Un excellent documentaire qui revient, sans la moindre complaisance, sur le mode de fonctionnement de la FIFA et de ses dirigeants depuis des décennies. Organisation que l’on peut qualifier dans discussion de mafieuse où les millions coulent à flot et où quelques individus s’en mettent plein les poches malgré leurs beaux discours, la FIFA apparait ici sous son vrai jour, même si ce n’est pas vraiment une surprise…
- Quatre épisodes présentés d’une manière chronologique et qui nous montrent bien comment les têtes pensantes de la FIFA ont créé un monstre énorme pour leur propre intérêt et où le mode d’ordre est la corruption.
- La parole est donnée à la plupart des principaux concernés et, même si on ne se fait aucune illusion quand à leurs affirmations – Sepp Blatter qui se présente en victime – cela reste une bonne chose.
- Malgré mes connaissances footballistiques, j’ai appris pas mal de choses au sujet de la direction de la FIFA et quelques individus hauts en couleurs comme Jack Warner – surtout lui – ou Chuck Blazer méritent le détour.
- On comprend bien que le Qatar à acheter sa Coupe du Monde, comme cela avait été le cas de la Russie ou de l’Afrique du Sud – ne soyons pas dupes, je pense que les autres aussi…

Points Négatifs :
- Une certaine complaisance pour le moins discutable vis-à-vis de Michel Platini. Allons bon, vous allez me faire croire que celui-ci n’était au courant de rien malgré le fait qu’il faisait partit du système depuis des années et qu’il était, lui aussi, arrosé comme les autres par les millions ?!
- Le constat, malheureux, que malgré l’enquête du FBI, les choses soient toujours pareilles du coté de la FIFA. D’ailleurs, pourquoi le Qatar à conservé la Coupe du Monde ? Il y avait tout de même matière à revenir en arrière s’il y avait la volonté de le faire…

Ma note : 8/10

mardi 18 octobre 2022

John Wayne Gacy – Autoportrait d'un Tueur


John Wayne Gacy – Autoportrait d'un Tueur
 
Une exploration du tristement célèbre tueur en série notoire des années 1970, John Wayne Gacy, un entrepreneur local bien-aimé par la communauté et un clown à temps partiel. Gacy a tué 33 hommes entre 1972 et 1976 et a enterré leurs corps sous sa maison de Chicago avant de, finalement, se faire appréhendé par les autorités en décembre 1976.
 

John Wayne Gacy – Autoportrait d'un Tueur
Réalisation : Joe Berlinger
Scénario : Joe Berlinger
Narrateur : Divers
Musique : Justin Melland
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : Conversations with a Killer – The John Wayne Gacy Tapes
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 20 avril 2022
Langue d'origine : Anglais
Durée : 3 x 55 minutes

Casting
John Wayne Gacy
Sam L. Amirante
Kim Byers-Lund
Rafael Tovar
Walter Jacobson
Michael Albrecht
Ron Robinson
Patti Vasquez
 
Mon avis :
 Décidément, ce mois d’octobre 2022, du moins, pour ce qui est de ce blog, restera à mes yeux comme étant celui des tueurs en série, ce, alors que je n’avais nullement prévu la chose – ce qui n’est pas toujours le cas, je dois le reconnaitre. Ainsi, après avoir lu l’excellent comics de Harold Schechter, Ed Gein – Autopsie d'un Tueur en Série, et qui, comme son titre l’indiquait, était consacré à Eddie Gein, un tueur qui inspira un certain Psychose, puis, quelques jours plus tard, avoir regarder la très bonne série Dahmer, sur Netflix, qui, elle, nous narrait le sombre parcours de ce triste sir que fut Jeffrey Dahmer, aujourd’hui, c’est d’un autre tueur de masse dont je vais vous entretenir, John Wayne Gacy, et ce, par le biais d’un documentaire, John Wayne Gacy – Autoportrait d'un Tueur… Pour la petite histoire, John Wayne Gacy fut, sans aucun doute, un des tueurs en série les plus meurtriers de l’histoire nord-américaine, un individu qui, tout en aimant se déguiser en clown, viola et assassinat une bonne trentaine de jeunes hommes avant de dissimuler leurs cadavres dans le sous sol de sa demeure, non loin de Chicago. Meurtrier arrogant et egocentrique, John Wayne Gacy – qui apparut brièvement, comme Eddie Gein, dans la série Dahmer – finit par être appréhender, fin 1978, par les autorités avant de finir exécuter, en 1994, par injection létale, suite à sa condamnation a mort quelques années auparavant. Un bien triste individu, donc, un monstre même, en quelque sorte, que nous présente cette série Netflix qui, dans l’ensemble, est plutôt bien faite pour ne pas dire fort intéressante et qui ravira celles et ceux – et ils sont nombreux – qui se passionnent pour les tueurs en série – j’en ai déjà parler dans mes critiques de Ed Gein – Autopsie d'un Tueur en Série et de Dahmer, cette fameuse fascination du mal  si troublante et qui fonctionne si bien auprès du grand public. Bref, si vous êtes fan du genre, ce documentaire est fait pour vous et vous permettra de découvrir ou d’en savoir davantage sur ce fameux John Wayne Gacy qui se plaisait à se grimer en clown et qui méprisait les homosexuels tout en étant un lui-même, un bien singulier paradoxe qui aurait put être savoureux si ce triste individu n’avait pas commis autant de meurtres…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire plutôt instructif et qui nous permet de mieux connaitre celui qui est, sans aucun doute, un des tueurs en série les plus célèbres de l’histoire nord-américaine, John Wayne Gacy.
- Juste trois épisodes qui fond de ce documentaire est une belle réussite pour les amateurs du genre.
- Les multiples témoignages des témoins clés de l’époque ainsi que les nombreuses images d’archives.
- La confirmation, une fois de plus, que les tueurs en série fascinent un grand public toujours avide de se plonger dans la vie et la folie de ces individus qui ont, depuis longtemps, franchis les frontières de l’humanité. La fascination du mal, sans aucun doute !

Points Négatifs :
- Même si, dans l’ensemble, John Wayne Gacy – Autoportrait d'un Tueur est un documentaire intéressant et réussi, il y a peut-être un problème de rythme par moments et je pense que l’ensemble aurait peut-être gagné à être un poil moins court.
- On ne va pas se mentir, les tueurs en série, ce n’est pas le sujet le plus original qui soit et c’est fou le nombre d’œuvres de fictions qui existent sur le sujet.
- Voila peut-être un documentaire qui ne plaira pas à tout le monde, surtout si vous avez du mal avec toutes ces œuvres de fiction qui traitent des tueurs en série. Bien entendu, cela reste une affaire de gouts personnels…

Ma note : 7/10

samedi 27 août 2022

Notre Langue aux Chats


Notre Langue aux Chats
 
Dans ce documentaire captivant et attendrissant, des experts analysent le comportement des chats pour dévoiler les véritables capacités de ces félins toujours à l'affût, souple et bondissant.
 

Notre Langue aux Chats
Réalisation : Andy Mitchell
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : Inside the Mind of a Cat
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 18 août 2022
Langue d'origine : Anglais, Japonais
Durée : 67 mn
 
Mon avis :
 Sans atteindre l’excellence de Kedi – Des Chats et des Hommes qui nous entrainait du coté d’Istanbul afin que l’on découvre le sort de quelques chats des rues de la mégalopole turque, Notre Langue aux Chats – Inside the Mind of a Cat – est un documentaire de chez Netflix qui, comme son nom l’indique, est avant toute chose destiné aux nombreux, que dis-je, aux très nombreux amoureux des chats. Bien entendu, ici, il ne faut pas aller une quelconque originalité puisque si, effectivement, Kedi brillait par ses qualités narratives et par le fait que le public occidental connaissait mal l’importance des chats errants dans la ville turque, Notre Langue aux Chats reste un documentaire nettement plus banal dans son traitement et il faut reconnaitre que les amoureux des chats n’apprendront pas grand-chose de véritablement nouveau ici… Pourtant, malgré ce constat et cette impression de déjà-vu dans moult reportages et émissions consacrées a nos amis les félins, Notre Langue aux Chats n’en est pas moins un documentaire plutôt sympathique, intéressant et fort plaisant à regarder – d’ailleurs, les néophytes, eux, apprendront sans nul doute pas mal de choses en le regardant. Bref, vous l’avez compris, sans être totalement indispensable, Notre Langue aux Chats est un documentaire qui mérite le détour – d’où son succès depuis sa sortie il y a quelques jours – et qui ravira celles et ceux qui vivent en colocation avec un ou plusieurs chats. Alors, si c’est votre cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire !
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire plutôt sympathique, fort plaisant à regarder et qui, bien évidement, est avant toute chose destiné aux très nombreux amoureux des chats !
- Bien entendu, si vous êtes un inconditionnel de nos amis les félins, Notre Langue aux Chats ne vous apprendra pas grand-chose de nouveau, cependant, il n’en reste pas moins fort instructif et si vous êtes un néophyte, force est de constater que vous allez nettement mieux connaitre les chats après le visionnage de ce documentaire.
- Les nombreux chats qui apparaissent au cours de ce documentaire.

Points Négatifs :
- Aussi sympathique soit ce documentaire, il faut reconnaitre que celui-ci n’apporte pas grand-chose de nouveau aux yeux de celles et ceux qui connaissent bien les chats – ainsi, les nombreuses révélations sont bien connues des inconditionnels de nos petits félins familiers…
- Dommage que Notre Langue aux Chats soit aussi court. Je pense qu’il y avait de quoi faire un peu plus.
- Un documentaire avant toute chose destinée aux amoureux des chats ou, dans un sens plus large, des animaux. Ceux qui ne supportent pas les félins passeront leur chemin…
- Un titre français un peu débile, il faut le reconnaitre !

Ma note : 7/10

jeudi 11 août 2022

20000 Jours sur Terre


20000 Jours sur Terre
 
Pour sa vingt-millième journée passée sur cette terre, Nick Cave, le chanteur, scénariste australien réputé pour son excentricité, propose de le suivre dans son quotidien. Ainsi, tout au long de ces vingt-quatre heures, Nick Cave va revenir sur ses doutes, ses croyances, ses échecs, tout en se souvenant de son passé, de son enfance, de ses débuts musicaux, de ses multiples collaborations, imaginant, au passage, de savoureux dialogues avec d’anciens partenaires comme Blixa Bargeld et Kylie Minogue, ce, tout en enregistrant en studio, accompagné par ses fidèles Bad Seeds, son tout nouvel album, Push the Sky Away.
 

20000 Jours sur Terre
Réalisation : Iain Forsyth, Jane Pollard
Scénario : Iain Forsyth, Jane Pollard, Nick Cave
Narrateur : Nick Cave
Musique : Nick Cave, Warren Ellis
Production : Corniche Pictures, BFI, Film4, Pulse Films
Genre : Documentaire
Titre en vo : 20000 Days on Earth
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Cinéma
Diffusion d’origine : 20 January 2014
Langue d'origine : Anglais
Durée : 95 mn

Casting
Nick Cave
Warren Ellis
Susie Cave
Blixa Bargeld
Ray Winston
Kylie Minogue
Thomas Wilder
Jim Sclavunos
Conway Savage
Barry Adamson
George Vjestica
Martyn P. Casey
Darian Leader
Arthur Cave
Earl Cave
Mick Harvey
Anita Lane
 
Mon avis :
 Voici un documentaire bien particulier que ce 20000 Jours sur Terre… Bon, on ne va pas se cacher, un documentaire de Nick Cave qui nous parle de… je vous le donne dans le mille… Nick Cave, cela avait de quoi en laisser plus d’un pour le moins dubitatif et si, naturellement, il faut apprécier un tant soit peu le musicien australien pour s’intéresser à ce documentaire – cela me semble être une évidence – même les fans les plus ultras de l’australien pouvaient se dire que tout cela n’était qu’une grosse affaire d’égo où le sieur Cave allait parler de lui-même… Bon, quelque part, c’est le cas, inutile de se mentir, cependant et, quelque part, fort heureusement, tout cela est bien plus intéressant qu’on aurait put le penser de prime abord car bon, comment dire… non seulement, Nick Cave, comme ceux qui le connaissent bien, est un individu complexe et intéressant, mais en plus et, surtout, dans ce 20000 Jours sur Terre, le musicien se met entièrement à nu, revenant sur son passé, de son enfance à sa vie de famille bien rangée actuelle du coté de Brighton en passant par ses débuts musicaux avec The Birthday Party jusqu’aux Bad Seeds, mais aussi, en dévoilant certains de ses doutes, de ses faiblesses, son rapport aux femmes, sans oublier, naturellement, son processus créatif – ce qui, naturellement, ravira les fans. Se mettant donc en scène au cours de cette journée fictive, Nick Cave va donc aller voir son pays, discuter avec Warren Ellis en déjeunant, aller en studio afin d’enregistrer des morceaux de Push the Sky Away – l’album paru juste avant ce documentaire – et, en conduisant tranquillement en allant d’un endroit à un autre, s’imaginer discuter avec son vieux complice le toujours fantasque Blixa Bargeld ainsi qu’avec Kylie Minogue. Le résultat est étonnant, il faut le reconnaitre, cependant, au final, il s’avère être plutôt réussi et si vous êtes fans de Nick Cave et de ses mauvaises graines, il est difficile de ne pas être conquis par ce 20000 Jours sur Terre, un documentaire musicale qui sort un peu de la norme mais bon, avec l’australien, cela fait longtemps que l’on a compris qu’il ne fait rien comme tout le monde…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire très intéressant et qui nous permet de découvrir, par le biais d’une journée fictive de la vie de Nick Cave, une bonne partie du passé de la vie de ce dernier mais aussi d’en connaitre davantage sur l’artiste lui-même, son processus créatif, ainsi que l’homme : rapport aux femmes, aux autres, doutes, etc.
- Bien entendu, 20000 Jours sur Terre est absolument destinés aux fans de Nick Cave qui y trouveront, sans aucun doute, leur compte !
- Les dialogues imaginaires avec Blixa Bargeld et Kylie Minogue sont plutôt intéressants mais la meilleure scène, finalement, est celle où Cave déjeune tranquillement avec Warren Ellis et que les deux discutent tranquillement d’un concert qu’ils avaient fait avec Nina Simone.
- De nombreuses images d’archives, pas mal d’anecdotes, des passages en studios, d’autres en concert. Ma foi, il y a de quoi faire !

Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous n’êtes pas fan de Nick Cave, ce documentaire n’est absolument pas fait pour vous et j’irais même plus loin : ce n’est pas celui-ci qui vous donnera envie de découvrir cet artiste !
- Les habituels détracteurs du sieur Cave se conforteront dans leur idée en se disant que ce documentaire n’est qu’un gros truc sans intérêt uniquement destiné à satisfaire l’égo de l’australien.
- Dommage que le dialogue avec Blixa Bargeld ne dure pas plus longtemps.
- J’aurais souhaité qu’il y ait davantage d’images d’archives…

Ma note : 7,5/10

jeudi 13 janvier 2022

Senna


Senna
 
À partir d'images d'archives remastérisées, le film raconte le parcours d'Ayrton Senna, du karting à la Formule 1. Les intervenants ne sont qu'entendus en voix off, laissant toute la place à l'image au pilote brésilien. En F1, on suit les débuts du pilote au volant de la Toleman en 1984, jusqu'à son accident mortel du mois de mai 1994 et aux hommages nationaux qui lui seront rendus au Brésil par ses pairs et le pays tout entier.
 

Senna
Réalisation : Asif Kapadia
Narrateur : Divers
Production : Midfield Films, StudioCanal, Universal Pictures, Working Title Films
Genre : Documentaire Sportif
Titre en vo : Senna
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Néant
Diffusion d’origine : 08 octobre 2010
Langue d'origine : Anglais, Portugais, Français, Japonais
Durée : 106 mn

Casting
Ayrton Senna
Alain Prost
Frank Williams
Ron Dennis
Viviane Senna
Milton da Silva
Neide Senna
Jackie Stewart
Sid Watkins
Galvão Bueno
Reginaldo Leme
Gerhard Berger
Nelson Piquet
Nigel Mansell
Jean-Marie Balestre
Rubens Barrichello
Damon Hill
Michael Schumacher
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, ce fut par le plus grand des hasards, en zappant alors que je ne trouvais pas le sommeil que je suis tombé sur ce documentaire intitulé sobrement Senna. Bien évidement, j’en avais déjà entendu parler, ce, depuis longtemps puisque celui-ci est paru en 2010, ce qui commence à dater, cependant, jusque là, je n’avais jamais eu envie de le regarder ou, du moins, de me convaincre à passer une soirée devant celui-ci – après tout, il y avait toujours mieux a faire… Et puis, quelques images d’archives de celui qui restera à tout jamais comme étant un des plus grands pilotes de Formule 1 de tous les temps ont éveillées ma curiosité, me rappelant tant de souvenirs, me replongeant dans mon adolescence que, assez rapidement, je me suis laisser prendre tranquillement au piège. Après tout, quelque part, c’était on ne peut plus normal : ainsi, fut un temps, je fus un fan de F1 et je ne ratais jamais un grand prix de la discipline… Cela avait débuté, justement, avec l’époque légendaire des duels entre Ayrton Senna et Alain Prost – fatalement, j’étais pour le premier, étant trop jeune pour admettre que le second n’était peut-être pas le méchant de l’histoire – et cela avait continué une bonne douzaine d’années, à l’époque de la domination de Michael Schumacher et de ses sept titres mondiaux – là aussi, j’étais à chaque fois pour ses adversaires avant de reconnaitre, sur le tard, que l’allemand fut un immense pilote. Et donc, revoir ses images de courses mythiques, de ses duels entre des pilotes légendaires, m’ont rappelé tant de souvenirs, tants d’émotions que j’avais alors ressentit que je ne pouvais qu’être emballé par ce documentaire que j’ai donc regardé jusqu’au bout… Fatalement, le final, tout le monde le connait : le Grand Prix de Saint-Marin, à Imola, le premier jour de mai, en 1994 avec le décès d’Ayrton Senna dès les premiers tours de course, ce, suite à un accident terrible qui faisait suite, par ailleurs, à un autre, mortel lui aussi, qui eut lieu lors des essais et qui emporta le pilote autrichien, Roland Ratzenberger. Et là, comment dire… comment ne pas ressentir les mêmes sentiments qu’a l’époque, comment ne pas être horrifié par ce double drame, ces événements qui, après coup, semblaient écris par avance, comment ne pas être toucher par l’effroi et la stupeur des proches, de l’entourage, des autres pilotes ? Oui, Imola restera à jamais comme étant un des événements les plus marquants de ma vie et ce documentaire me l’aura bien rappeler, alors, si vous êtes suffisamment agés pour avoir connu celui-ci, si vous êtes un vieil amateur de Formule 1, un fan de Senna – ou de Prost, après tout, ceux-ci aussi furent tout autant touchés tant les deux pilotes, qui finirent par s’apprécier, resteront à jamais comme étant indissociables – alors, ce documentaire est fait pour vous. Et si vous êtes plus jeune, si vous ne connaissez que la Formule 1 moderne qui n’a bien évidement pas le même charme, alors, vous devez regarder ce documentaire, ne serais-ce que pour en connaitre davantage sur celui qui fut une des plus grandes légendes de sa discipline mais aussi, tout simplement, un des plus grand noms du sport, toutes époques confondues…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire excellent et indispensable pour tous les fans de Formule 1 qui nous permet de revenir sur celui qui restera à jamais comme un des plus grands noms de la discipline : Ayrton Senna !
- Si les images des courses sont connues pour ne pas dire archi-connues, le plus intéressant, ce sont toutes ces images inédites qui nous montrent Senna dans son intimité, que ce soit en civil ou dans le paddock, avant les courses. Bien évidement, les autres pilotes, les directeurs sportifs, sont également au rendez vous et tout cela donne une touche plus humaine à la discipline reine du sport automobile.
- Le week-end dramatique du Grand Prix d’Imola est, naturellement, la partie la plus marquante de ce documentaire, au vu de ses événements et de sa conclusion fatale. Plus de vingt-cinq ans plus tard, revoir ces images est toujours aussi terrible.
- Si vous êtes suffisamment agés pour avoir connu cette époque, alors, ce documentaire ne vous laissera pas indifférent.
- Un bon moyen, pour les plus jeunes, d’en apprendre davantage au sujet de celui qui restera à jamais comme étant un des plus grands noms de l’histoire de la Formule 1.

Points Négatifs :
- Si je dois reconnaitre un défaut à ce documentaire, c’est qu’il est trop court. On aurait apprécié qu’il soit un peu plus complet, surtout que certaines saisons de F1 sont rapidement survolées.
- Ce documentaire à un peu tendance à jouer la fausse légende qui faisait de Senna le gentil et de Prost le méchant alors que les choses étaient nettement plus complexes que cela, il faut le reconnaitre.

Ma note : 7,5/10

samedi 11 septembre 2021

Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme


Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme
 
Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours du World Trade Center, dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres immeubles. Le quatrième avion, qui vole en direction de la capitale fédérale sans que l'on sache quel bâtiment gouvernemental il visait, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passe alors ailleurs, tentent en vain d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2977 morts et 6291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le décès de 2753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1647 victimes sont formellement identifiées entre 2001 et 2021.
 

Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme
Réalisation : Brian Knappenberger
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : Turning Point – 9/11 and the War on Terror
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 01 septembre 2021
Langue d'origine : Anglais
Durée : 5 x 60 mn
 
Mon avis :
 Cela fait donc vingt ans qu’eurent lieu les tristement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, deux décennies déjà, qui ne rajeunissent nullement celles et ceux qui sont suffisamment agés pour se souvenir de ceux-ci, qui les ont connu en direct, où qu’ils soient dans le monde et qui, encore aujourd’hui, se souviennent parfaitement de ce qu’ils faisaient, où ils étaient, lorsqu’ils apprirent la nouvelle – pour ma part, je rentrais tout juste du travail lorsque, en allumant la télévision, je suis tomber sur les images de la tour nord du World Trade Center en flammes avant que, quelques instants plus tard, un autre avion de ligne ne vienne percuter la seconde, me faisant comprendre, immédiatement, que cela n’était nullement un accident mais un attentat, le plus spectaculaire et le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité jusqu’à aujourd’hui… Bref, deux décennies plus tard, il était fort logique que l’on ait droit a de multiples célébrations, hommages et documentaires sur le sujet et, parmi ces derniers, il y eut celui de Netflix, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme, un documentaire en cinq parties qui a pas mal fait parler de lui en bien, il faut le reconnaitre… Par la force des choses et malgré les autres documentaires vus dans la semaine précédente, je me suis lancé dans le visionnage de ce Turning Point ; après tout, vu toutes les louanges entendues a son sujet, j’étais en droit de m’attendre à une certaine excellence, surtout que la firme américaine a sut déjà, par le passé, nous offrir quelques belles pépites du même genre – voir, bien entendu, 13 Novembre – Fluctuat Nec Mergitur. D’ailleurs, les choses débutaient plutôt bien dès le début du premier épisode qui, en vingt minutes, nous replonge dans la chronologie des événements de ce lointain mardi de septembre 2001 : les tours sont percutées, le générique survient et là, on est plongé vingt ans en arrière, avec l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques ce qui nous fait comprendre que ce documentaire, plutôt que de nous narrer uniquement les événements du 11 Septembre, narrera également l’historique des causes de celui-ci ainsi que, bien entendu, ses conséquences. Bref, un choix pour le moins excellent et fort prometteur qui aurait put faire de ce Turning Point un incontournable du genre, sauf que… sauf que, pris dans son ensemble, les choses sont nettement moins abouties que prévues et ont pourrait même affirmer que certains choix sont hautement contestables ! Ainsi, si l’on s’attendait à un documentaire sur le 11 Septembre et sur les causes et les conséquences de celui-ci, on se retrouve, au final, avec un documentaire qui finit, par moments, par davantage critiquer l’administration Bush que les terroristes – j’exagère un peu, certes, mais pas tant que cela. En effet, si celle-ci est critiquable, si celle-ci aura commis pas mal de bévues, aura mentit honteusement a la face du monde et aura été bataillé en Irak pour de faux prétextes, avions nous besoin qu’une bonne partie de certains des épisodes – le troisième et le cinquième sont une véritable purge – ne soient consacrés qu’a dire du mal de l’administration américaine – Obama ne s’en sort pas si bien que cela, quant à Trump, bah, il en prend aussi un peu – tandis que la parole est donnée a des Talibans – une blague – des avocats qui nous parlent des droits bafoués des accusés – dont certains ont du sang sur des mains et je ne parle même pas de ce triste individu qu’est Khalid Cheikh Mohammed – et que l’on nous bassine sans arrêt des nombreuses libertés perdues depuis le 11 Septembre. A coté de cela, l’invasion de l’Irak ? Quelques minutes chrono et non ne sait rien du sort de Saddam Hussein. La mort de Ben Laden ? Expédiée en quelques instants. L’apparition de Daesh ? L’organisation terroriste n’est même pas citée ! Le fait que, vers la fin des années 90, Bill Clinton avait eu l’opportunité de faire tuer Ben Laden ? Mais voyons, on n’en parle pas bien sur ! John P. O'Neill, l’ancien du FBI tué dans les tours lors de l’attentat, l’homme qui ne cessait de crier au loup et que personne n’écoutait ? Il brille par sa totale absence – du coup, je vous invite à regarder la série The Looming Tower dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Bref, vous l’avez compris, présenté comme étant un incontournable absolu, le documentaire qu’il faut voir a tout pris pour mieux comprendre les attentats du 11 Septembre et la politique américaine de ces vingt dernières années, Turning Point apparait comme étant bourré de beaucoup trop de défauts pour pouvoir prétendre à cela. C’est plutôt dommage car celui-ci n’est pas inintéressant et que les nombreux témoignages proposés sont plutôt touchants, mais bon, en comparaison des autres documentaires que j’ai put voir ces jours ci, force est de constater que pour ce qui est des attentats en eux-mêmes, il y a beaucoup mieux, quand a ceux qui s’intéresseraient davantage aux conséquences du 11 Septembre, Arte m’aura déjà conquis davantage que celui-ci… Pour finir, au vu des événements récents du mois d’aout dernier, c’est-à-dire, la prise de Kaboul par les Talibans et la débandade américaine gérée par un Biden complètement dépassé par les événements, un des derniers passages de ce documentaire, celui où sont interviewés les soldats de l’armée afghane, apparait presque comme étant une blague monumentale, une blague plutôt triste vu comment ces hommes et ces femmes promettaient de se battre contre les Talibans et auront disparus des radars lorsque ces derniers ont foncés sur Kaboul… Mais bon, ceci est déjà une autre histoire qui n’est certainement pas achevée puisque, tandis que dans nos sociétés occidentales, certains en sont encore à se battre pour les droits des terroristes, en Afghanistan, les Talibans sont de nouveau au pouvoir et doivent franchement bien rigoler…
 

Points Positifs
 :
- Dans l’ensemble, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme est un bon documentaire, plutôt complet et fort instructif, surtout si vous connaissez mal cette période récente de l’histoire mondiale et, plus particulièrement, les enjeux géopolitiques de ces deux dernières décennies.
- Plutôt que de nous narrer uniquement les événements mêmes des attentats, Turning Point nous propose aussi les causes plus lointaines qui auront amenés ces derniers mais également, les nombreuses conséquences qui en ont découlées.
- Les nombreux témoignages – survivants, famille de victimes, anciens soldats – sont tous forts intéressants et très touchants. Indéniablement, une des réussites de ce documentaire.
- De nombreuses images d’archives de qualité, une mise en scène plutôt bien ficelée et le fait que l’on ne s’ennui quasiment jamais tout au long des cinq heures que dure ce documentaire.

Points Négatifs :
- Une vision peut-être trop partisane des faits, mais pas dans le sens que l’on pourrait penser : en effet, un bon documentaire se doit, uniquement, de présenter des faits, tels qu’ils sont, qu’ils soient à l’honneur ou non des intervenants. Le souci, dans Turning Point, c’est que, plus on avance, plus on tombe dans une critique acerbe de l’administration américaine – Bush, Obama, Trump – tandis que la parole est donnée a des Talibans et autres joyeux drilles du même genre et que l’on ne nous cesse de nous bassiner avec les droits des terroristes…
- Pas mal de faits sont complètement occultés – le cas Clinton, John P. O'Neill – tandis que d’autres sont minimisées au point que cela en devient ridicule : ainsi, l’Irak est trop rapidement expédié a mon gout, quand à la mort de Ben Laden, deux petites minutes et puis c’est tout !
- Un final presque risible au vu des derniers événements en Afghanistan – mais bon, là, ce n’est pas trop la faute des concepteurs du documentaire qui ne s’attendaient certainement pas à la débandade finale du coté de l’aéroport de Kaboul en aout dernier – Biden non plus mais là, c’est nettement plus grave !
- Avec nettement moins de moyens, j’ai put voir, ces jours ci, des documentaires nettement plus réussis sur le 11 Septembre.

Ma note : 6/10