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lundi 29 mai 2023

Annette


Annette
 
Henry McHenry est une star de stand-up américaine. Il vit en couple avec Ann Desfranoux, cantatrice reconnue mondialement. Le couple est constamment épié par les paparazzis. Fous amoureux l'un de l'autre, ils se marient, et quelque temps plus tard ont une fille. C'est ainsi qu'Annette naît, sous la forme d'une marionnette articulée. À l'annonce de la naissance d'Annette par les médias people, le chef d'orchestre (qui accompagne Ann dans tous ses concerts) est attristé, car lui aussi est amoureux d'Ann : ensemble, ils ont eu une brève relation, peu de temps avant qu'elle ne rencontre Henry. Celui-ci, pendant qu'Ann se produit à l'international, s'occupe beaucoup d'Annette. Il fait des cauchemars où il imagine la tuer, de manière grotesque (il s'assoit sur le canapé sans remarquer qu'elle est en dessous). Le temps passe, et le succès sourit à Ann, tandis que Henry commence à connaître des problèmes dans ses stand-up. Un soir, en se produisant à Las Vegas, il se fait huer par l'auditoire, après une mauvaise blague où il affirme avoir tué Ann à coups de chatouilles. Le couple décide de partir en vacances, en croisière sur son yacht, en famille avec Annette.
 

Annette
Réalisation : Leos Carax
Scénario : Ron Mael, Russell Mael, Leos Carax
Musique : Sparks
Production : CG Cinéma, Tribus P Films, Arte France Cinéma, Detailfilm
Genre : Drame Musical
Titre en vo : Annette
Pays d'origine : France, Allemagne, Belgique
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 07 juillet 2021
Durée : 140 mn
 
Casting :
Adam Driver : Henry McHenry
Marion Cotillard : Ann Desfranoux
Simon Helberg : le chef d'orchestre
Devyn McDowell : Annette
Rebecca Dyson-Smith : Jane Smith
Rila Fukushima : une infirmière
Laura Jansen : une infirmière
Angèle : membre du chœur des six accusatrices
Kiko Mizuhara : membre du chœur des six accusatrices
Julia Bullock : membre du chœur des six accusatrices
Claron McFadden : membre du chœur des six accusatrices
Noémie Schellens : membre du chœur des six accusatrices
Natalie Mendoza : membre du chœur des six accusatrices
Ron Mael : lui-même
Russell Mael : lui-même
Leos Carax : le producteur
Nastya Carax : Nastya
Kait Tenison : la juge
Nino Porzio : le shérif Garoni
Gabriela Leguizamo : Consuelo
Natalia Lafourcade : une officier de police
Okon Ubanga Jones : Le Juge
Catherine Trottmann : Ann (voix chantée pour certaines scènes)
 
Mon avis :
 Inclassable, stupéfiant, complètement hors-norme, hallucinant, clivant, totalement fou, génial, prétentieux… que dire, oui, que dire au sujet de ce Annette, sixième long métrage du sieur Leos Carax, réalisateur qui, grosso modo, se rappelle à notre bon souvenir sensiblement une fois tous les dix ans. Car oui, ce film complètement fou ne peut que diviser totalement le public et fait partie de cette rare catégorie d’œuvres que l’on adore ou que l’on déteste, les premiers estimant – a raison – qu’ils ont affaire à un chef d’œuvre absolu, les seconds jugeant, eux – a raison également – que tout cela n’est qu’un ramassis vulgaire et prétentieux sans le moindre intérêt ! Bon, je ne vais pas faire durer plus longtemps le suspens, je rentre dans la première catégorie et oui, mille fois oui, à mes yeux, Annette est un putain de chef d’œuvre comme il en existe trop rarement, peut-être même que je le considérerais, en décembre prochain, comme étant le film de cette année. Pourtant, les choses ne furent pas aussi simples, loin de là… Ainsi, après un départ original et loufoque en plan séquence où l’on suit, pèle mêle, les acteurs, Leos Carax et les Sparks – Ron et Russell Mael – qui, en quelque sorte, nous présentent le film à venir, les premières minutes de Annette sont compliquées, très compliquées : long monologue chanté – car oui, Annette est un film musical – par Adam Driver qui nous pond un spectacle de stand-up interminable et où les premières loufoqueries ont lieu. Ensuite, les scènes se succèdent et tout le sieur Driver et Marion Cotillard ne cessent de pousser la chansonnette… et là, je me pose la question que tout humain normalement constitué se doit de se poser : mais ils vont chanter tout le temps, pendant plus de deux heures !? Premières inquiétudes qui m’ont même fait me demander si j’allais aller au bout… Mais ce n’est pas tout puisque, lorsque le couple à l’écran à un enfant, le bébé est une… poupée ! Bon, là, je vous avoue, je n’étais pas loin de stopper les frais et il m’a fallut un certain courage pour poursuivre. Et, sincèrement, ce fut une sage décision car la suite fut nettement meilleure et m’aura fait totalement changé d’avis ou, plus précisément, disons qu’il me fallait un certain temps afin d’appréhender totalement ce film, d’accepter la folie qui s’en dégage, le coté kitch assumé, son onirisme, ses messages cachés et une fois que la chose était faite, j’ai tout bonnement été embarqué pour une expérience – oui, une expérience – complètement innatendu et folle et qui aura été en s’améliorant jusqu’à un final d’une intensité folle et que je qualifie, sans peine, de génial ! Alors oui, mille merci à Adam Driver qui est toujours aussi génial même quand il pousse la chansonnette, mille merci à Marion Cotillard dans un rôle étonnant, mille merci au reste du casting, bravo aux choix de faire d’Annette une poupée, mille merci également aux Sparks, toujours aussi géniaux et qui sont les maitres d’œuvre de la chose et n’oublions pas, non plus, Leos Carax qui était aux commandes de ce projet fou mais qui aura réussi, haut la main, son pari… Alors bien entendu, Annette n’est absolument pas un film destiné à tout le monde et je comprends parfaitement que peu de personnes adhèrent à un tel délire, cependant, si c’est le cas, si vous êtes, comme moi, réceptifs à cette douce folie audacieuse et que vous apprécier grandement les œuvres hors-norme qui se démarquent de la norme, alors, vous risquez, comme ce fut mon cas, de passer un bon, que dis-je, un excellent moment devant un film qui nous prouve que, par moments, le cinéma est encore génial et peut se renouveler de la plus superbe des manières… Franchement, je ne m’en suis toujours pas remis !
 

Points Positifs
 :
- Un chef d’œuvre absolu, tout simplement ! Certes, j’exagère peut-être mon propos, cependant, c’est ainsi que je considère ce film et, ma foi, à mes yeux, c’est ce qui compte tellement j’ai été conquis par ce long métrage totalement hors-norme et que je qualifie sans peine de génial !
- Un drame musical avec quasi-uniquement que des passages chantés, la chose est plutôt rare mais quand on voit le résultat final, force est de constater que nous avons affaire à une belle réussite !
- Si le début est fatalement déstabilisant au possible, une fois que l’on a compris le concept et que l’on adhère à celui-ci, Annette se révèle à nos yeux et devient tout bonnement excellent, ce, jusqu’à un final grandiose qui m’aura laisser sur le cul au vu de son intensité.
- Chapeau bas à Adam Driver et Marion Cotillard pour leurs performances respectives dans cette folie : si j’allais penser qu’un jour, je verrais ces deux là chanter pendant tout un film et que j’adhérerais à la chose…
- Justement, pour ce qui est d’Adam Driver, plus le temps passe et plus je me dis que ce type est génial et est capable de tout faire !
- L’idée de faire d’Annette une poupée s’avère être une excellente idée, surtout lorsque l’on comprend ce que cela signifie…
- Un final grandiose et, accessoirement, chapeau bas à la jeune Devyn McDowell qui m’aura impressionnée.
- Bravo a Ron et Russell Mael ainsi qu’a Leos Carax pour nous avoir pondus une telle folie cinématographique. Le pari était risqué mais fut remporté haut la main !
- Décors qui renvoient à l’impressionnisme allemand, photographie somptueuse, onirisme omniprésent : oui, Annette est un pur régal, visuellement parlant.
- Une bande originale excellente et qui est pour beaucoup pour la réussite de l’ensemble, ce qui est normal pour un film musical…
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, Annette est un film terriblement clivant et je comprends parfaitement qu’il n’est pas fait pour tout le monde. Il faut dire qu’il faut adhérer au concept et que, si ce n’est pas le cas, cela devient très rapidement compliqué pour ne pas dire impossible !
- Il faut tout de même s’accrocher au début, celui-ci étant déstabilisant au possible…
 
Ma note : 9/10

dimanche 28 mai 2023

Dévoreur


Dévoreur
 
Vidal Silarius, brave éleveur d'ânes des monts de soufre, est un bon père et un camarade fidèle. Mais lorsqu'un astre s'embrase au-dessus de sa demeure, l'homme se met peu à peu à changer, sous les yeux horrifiés de ses enfants et de son amie Aube. La lumière néfaste du Dévoreur est en train d'accoucher d'un monstre... Jusqu'où Aube est-elle prête à aller pour le ramener parmi les humains ? Conte sanglant dont la puissance d'évocation symbolique n'a d'égal que la justesse stylistique, Dévoreur, ici précédé du Roi Cornu, nous conduit vers des lieux inexplorés de l'univers des Sentiers des Astres.
 

Dévoreur
Auteur : Stefan Platteau
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 10 octobre 2015
Edition Française : 02 mai 2018
Titre en vo : Dévoreur
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : Français
Traduction : Néant
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 384
 
Liste des Nouvelles :
Le Roi Cornu
Dévoreur
 
Mon avis :
 Ces dernières semaines, comme vous l’avez probablement remarqué pour peu que vous soyez un fidèle lecteur de ce blog, j’ai eu le plaisir, que dis-je, l’immense joie de vous proposer les critiques d’un cycle de Fantasy véritablement hors-norme et qui m’aura fait passer un très bon moment de lecture, je veux, bien entendu, parler de l’œuvre du sieur Stefan Platteau, Le Sentier des Astres. Saga pour le moins originale qui brillait particulièrement de par son univers d’une richesse peu commune, ses protagonistes hauts en couleurs et son style narratif qui n’avait rien à envier a des auteurs comme Jean-Philippe Jaworski ou le regretté Robert Holdstock, Le Sentier des Astres restera, à mes yeux, comme une formidable découverte comme j’aimerais en connaitre davantage. Naturellement, comme chacun sait, toutes les bonnes choses ont une fin, cependant, avant de passer à un autre auteur, un autre univers, je n’en n’avais pas tout à fait finit avec Stefan Platteau puisque l’occasion s’est présentée de me lancer dans un court ouvrage intitulé Dévoreur et qui allait, par l’entremise de deux longues nouvelles, de prolonger l’expérience du Sentier des Astres… Bon, disons le tout de suite, même si le plaisir aura été au rendez vous, ici, nous sommes loin, très loin même de l’excellence proposée dans la saga principale : certes, les deux nouvelles sont correctes et nous permettent de passer un agréable moment, mais, en étant tout à fait objectif, elles sont loin d’être vraiment indispensables. La première, Le Roi Cornu, qui est la plus courte, est curieusement la plus intéressante et celle qui nous permet de mieux découvrir le passé de l’univers du Sentier des Astres – pour la petite histoire, l’intrigue se déroule mille ans avant Manesh. La seconde, Dévoreur, donc, qui donne son nom à l’ouvrage, est nettement plus longue et si elle n’est pas inintéressante, loin de là, disons que son lien avec l’univers de la saga principal est moins évidant et que cette histoire de berger qui perd la raison avant de se transformer en ogre est sympathique mais sans plus. Bref, vous l’avez compris, si vous avez fortement apprécié Le Sentier des Astres, vous résisterez difficilement a l’envie de poursuivre l’expérience avec ce Dévoreur, cependant, il ne faut pas s’attendre à la même excellence narrative car, ici, aussi plaisantes soient ces deux nouvelles, nous sommes loin, très loin même, qualitativement parlant, de l’expérience proposée par la saga principale qui, elle, frôlait vraiment avec l’excellence !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, pour les fans du Sentier des Astres, de poursuivre la découverte de l’univers du sieur Stefan Platteau par l’entremise de deux nouvelles qui, sans être extraordinaires, vous feront passer un agréable moment de lecture.
- Le Roi Cornu, la première nouvelle qui est aussi la plus courte, est, indéniablement, la meilleure du lot et, surtout, nous permet d’en connaitre davantage sur le passé de l’univers du Sentier des Astres.
- Dévoreur est plaisant et on est, effectivement, happé par cette histoire de berger sympathique qui se transforme en ogre…
- Sans atteindre l’excellence de la saga principale, l’auteur écrit toujours aussi bien.
 
Points Négatifs :
- Un recueil de nouvelles uniquement destiné aux fans absolus du Sentier des Astres. Les autres, eux, pourront passer leur chemin sans problème et sans avoir l’impression d’avoir raté un incontournable.
- Dommage que Le Roi Cornu n’ait pas été plus long car je pense que cette nouvelle méritait d’être un poil plus développée…
- Dévoreur n’a pas grand-chose à voir avec la saga principale, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 7/10

L'Amour et les Forêts


L'Amour et les Forêts
 
Quand Blanche et Grégoire se rencontrent lors d’une soirée où la jeune femme à été trainée par sa sœur jumelle, c'est tout de suite le coup de foudre qui se transforme rapidement en passion. Cependant, au bout de quelques temps, un déménagement éloigne Blanche de ses proches, famille et amis. Et, alors que rien ne le laissait présager, la jeune femme va se retrouver sous l'emprise d'un homme possessif, dangereux et qui souhaite contrôler tous ses faits et gestes…
 

L'Amour et les Forêts
Réalisation : Valérie Donzelli
Scénario : Audrey Diwan et Valérie Donzelli, d'après le roman d'Éric Reinhardt
Musique : Gabriel Yared
Production : Rectangle Productions, France 2 Cinéma, Les Films de Françoise
Genre : Drame psychologique
Titre en vo : L'Amour et les Forêts
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 24 mai 2023
Durée : 105 mn
 
Casting :
Virginie Efira : Blanche et Rose Renard
Melvil Poupaud : Grégoire Lamoureux
Dominique Reymond : l'avocate
Romane Bohringer : Delphine
Virginie Ledoyen : Candice
Marie Rivière : la mère de Blanche et Rose
Guang Ho : Tony
Laurence Côte : Catherine
Bertrand Belin : David
Nathalie Richard : la gynécologue
 
Mon avis :
 Incontestablement, Virginie Efira est partout, tout le temps et, naturellement, sur le grand écran où elle ne cesse d’apparaitre dans de multiples longs métrages, tellement nombreux, au demeurant, que l’on finit par se demander combien de films l’actrice belge peut tourner au court d’une année… Par la force des choses et donc, de ce constat, ce n’est pas vraiment une surprise de retrouver, pour la énième fois, Virginie Efira sur ce blog, et donc, après l’excellent Adieu les Cons, l’intéressant Un Amour Impossible puis le passable Un Homme à la Hauteur, aujourd’hui, c’est au tout de L’Amour et les Forêts, dernier film en date de l’actrice et qui vient tout juste de sortir, d’avoir droit à sa critique… Bon, je ne vais pas vous le cacher, une telle omniprésence pourrait fortement nuire au bout d’un moment et, quelque part, cela serait plutôt logique, pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il n’en n’est rien et force est de constater que, une fois de plus, Virginie Efira, sans être éblouissante ni même nous pondre le rôle de sa vie, aura réussi son pari : certes, elle nous fait ce qu’elle sait faire de mieux depuis longtemps, c’est-à-dire, du Virginie Efira – un peu, finalement, comme John Wayne faisait toujours du John Wayne – mais comme cela est efficace, quelque part, pourquoi s’en plaindre ? Surtout que, dans ce film, elle est plutôt bien entouré par un casting, ma foi, intéressant et, plus particulièrement, par le sieur Melvil Poupaud qui est tous simplement parfait dans son rôle de pervers narcissique manipulateur. Alors bien sur, tout cela sent le déjà-vu à plein nez et je dirais même plus, ce n’est même pas une impression, c’est un fait ! Cependant, malgré ce manque d’originalité pour le moins flagrant, malgré le fait que ce film ne restera nullement dans les annales et que, dans le même genre, il y a bien mieux, L’Amour et les Forêts mérite tout de même que l’on se rende dans les salles obscures : pour la performance de Melvil Poupaud, pour l’ambiance oppressante qui s’en dégage et, naturellement, pour Virginie Efira que l’on retrouvera rapidement ailleurs, je n’en doute pas…
 

Points Positifs
 :
- Malgré un manque d’originalité indéniable pour ce qui est de sa thématique et une impression de déjà-vu, force est de constater que L’Amour et les Forêts n’en n’est pas moins un film correct qui se regarde plutôt bien et qui possède suffisamment d’éléments pour satisfaire les amateurs du genre.
- Virginie Efira fait du Virginie Efira mais n’en reste pas mois égale à elle-même, c’est-à-dire, excellente.
- La performance du sieur Melvil Poupaud qui est tout simplement parfait en pervers narcissique.
- Un casting de qualité dans l’ensemble.
- Une ambiance oppressante et pour le moins inquiétante.
 
Points Négatifs :
- Justement, ce n’est pas avec ce film que l’on aura droit à une franche originalité, bien au contraire, ce, tellement le sujet à été traité maintes fois auparavant – et, accessoirement, bien mieux…
- L’omniprésence de Virginie Efira, ce qui risque de déplaire fortement à ses détracteurs.
- Un film correct mais qui ne restera nullement dans les annales…
- Celles et ceux qui connaissent l’œuvre originale risquent de tiquer devant cette adaptation qui s’en éloigne fortement.
 
Ma note : 6,5/10

Baron Noir – Saison 3


Baron Noir – Saison 3
 
Philippe Rickwaert a à peine achevé sa peine d'inéligibilité, qu'il annonce à Kahlenberg qu'il compte se présenter à l'élection présidentielle qui aura lieu deux ans plus tard. Or les différents chefs des partis politiques sont plus préoccupés par les prochaines élections régionales. Dans les régions PACA et Hauts-de-France, le parti au pouvoir est distancé dans les sondages par les mouvements populistes de Vidal et de Chalon. Rickwaert tente de convaincre Carthaud de lui céder la place mais ce dernier refuse. De plus des enquêtes mettent en évidence que pour l'opinion publique, Rickwaert reste perçu comme l'éternel Baron Noir du Parti socialiste, ce qui constitue une tache indélébile et donc un obstacle majeur à ses ambitions présidentielles.
 

Baron Noir – Saison 3
Réalisation : Ziad Doueiri, Antoine Chevrollier, Thomas Bourguignon
Scénario : Eric Benzekri, Jean-Baptiste Delafon
Musique : Evgueni Galperine, Sacha Galperine
Production : Kwaï, StudioCanal
Genre : Politique, Thriller
Titre en vo : Baron Noir – Saison 3
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Canal+
Diffusion d’origine : 10 février 2020 – 02 mars 2020
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 8 x 55 minutes

Casting :
Kad Merad : Philippe Rickwaert
Anna Mouglalis : Amélie Dorendeu
Astrid Whettnall : Véronique Bosso
Lubna Gourion : Salomé Rickwaert
François Morel : Michel Vidal
Patrick Mille : Lionel Chalon
Rachida Brakni : Naïma Meziani
Hugo Becker : Cyril Balsan
Scali Delpeyrat : Martin Borde
Jean-Pierre Martins : Bruno Rickwaert
Michel Voïta : Jean-Marc Auzanet
Alain Bouzigues : François Boudard
Philippe Résimont : Daniel Kahlenberg
Eric Caruso : Laurent Mirmont
Damien Jouillerot : Toph
Pascal Elbé : Stéphane Thorigny
Jean-Luc Couchard : Pascal Carthaud
Jean-Stéphane Souchaud : Olivier Duverne
Frédéric Kneip : Jacques Lambray
Constance Dollé : Aurore Dupraz
Alex Lutz : Olivier Markarian
Sarah Stern : Léandra Tallier
Frédéric Saurel : Christophe Mercier
Marie-France Alvarez : Malika
Pierre Hancisse : Léo, de Debout le Peuple
Mexianu Medenou : Florian
Laurence Pierre : Laurence Barthais
Anne-Sophie Lapix : Anne-Sophie Lapix
Edwy Plenel : Edwy Plenel
Karine Le Marchand : Karine Le Marchand
Laurent Delahousse : Laurent Delahousse
Laurence Ferrari : Laurence Ferrari
Ruth Elkrief : Ruth Elkrief
Nathalie Saint-Cricq : Nathalie Saint-Cricq
Jean-Rémi Baudot : Jean-Rémi Baudot
Raphaële Schapira : Raphaële Schapira
 
Mon avis :
 Et si, finalement, la troisième saison de Baron Noir, série politique française dont je vous parle depuis quelques temps et dont j’ai eu l’occasion de vous dire le plus grand bien, aura été la meilleure du lot ? Oui, est-ce qu’après des débuts franchement enthousiasmants puis une seconde saison un ton en dessous et qui s’était un peu trop perdue dans des magouilles politiciennes à n’en plus finir, Baron Noir, tel le Phénix, avait décidé de renaitre de ses cendres pour nous offrir un final – logiquement, il n’y aura pas de quatrième saison et, sincèrement, cela serait dommage qu’il y en ait une – tout simplement parfait !? Car oui, mille fois oui, j’ose l’affirmer bien fort : non seulement j’ai été enthousiasmé par cette troisième saison de Baron Noir mais en plus, après coup, je dois reconnaitre que je ne lui ai trouvé quasiment aucun défaut… et après une seconde saison décevante, comment ne pas admettre que ma surprise fut grande !? Alors certes, on pourra toujours regretter un manichéisme trop présent – la gentille gauche, la méchante droite – et le constat, indéniable, que cette série aurait mérité, lors de chaque saison, au moins deux épisodes supplémentaires à chaque fois, ne serais-ce que pour mieux approfondir un scénario complexe qui est, par moments, un peu trop expédié rapidement. Mais pour le reste, que dire si ce n’est que le plus grand bien ! Une Amélie Dorendeu plus Macronienne que jamais et qui, avec son gouvernement de gauche et de droite, finit autant détestée que le sieur Macron, une politique totalement axée sur l’Europe et l’écologie, ce, au détriment des préoccupations logiques du peuple, un Mélenchon plus vrai que nature par l’entremise de Michel Vidal au point même que cela en devient troublant, un épisode qui nous renvoi au mouvement des Gilets Jaunes sauf que, cette fois ci, une figure s’en détache et finit presque par accéder à la présidence… Bref, collant au plus prêt de l’actualité politique française, cette troisième saison de Baron Noir en devient presque, par moments, fascinante, quand a Kad Merad, s’il apparait un poil en retrait dans celle-ci, c’est davantage dut au fait que, enfin, bon nombre de protagonistes secondaires ont gagné en importance, ce qui, ma foi, n’est pas plus mal. Bref, une conclusion à la hauteur pour une série qui, en toute sincérité, mérite largement le détour pour peu que vous vous intéressiez à la politique. Espérons juste, à présent, que cela soit bel et bien finit : après tout, avec ce final parfait, il serait dommage de faire la saison de trop !
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, cette troisième saison est la meilleure de Baron Noir et entre un scénario captivant et bourré de rebondissements et une conclusion dramatique que l’on peut qualifier de parfaite, force est de constater que, ici, nous frôlons avec la perfection !
- Si vous êtes un familier de la politique, force est de constater que bon nombre d’événements ayant lieu dans cette troisième saison vous rappelleront, de prêt ou de loin, quelques événements majeurs ayant eu lieu ces dernières années en France, sans oublier, naturellement, quelques personnages inspirés de figures de la politique.
- Gouvernement Macronien plus vrai que nature, politique axée sur l’Europe et l’écologie, détestation de la figure présidentielle, Insoumis, Mouvement des Gilets Jaunes, émergence du complotisme et des Fake News, montée en puissance du racialisme et du wokisme, etc. Ma foi, tout cela nous rappelle bien des choses…
- Un casting tout simplement excellent et si, bien entendu, Kad Merad se démarque naturellement, comment ne pas reconnaitre que Anna Mouglalis et François Morel livrent ici de belles prestations !
- Un Mélenchon plus vrai que nature !
- Une bonne reconstitution des différents lieux du pouvoir, ce qui fait que, par moments, on s’y croirait presque.

Points Négatifs :
- On retrouve à nouveau le partit pris dommageable et contestable de la part des auteurs qui nous refond le coup du bien – la gauche – contre le mal – la droite – alors que, au vu des événements de la série depuis ses débuts, on a franchement du mal à voir ces hommes et ces femmes de gauche comme étant des saints…
- Dommage que cette saison, comme les précédentes finalement, n’ai pas été plus longue.

Ma note : 8/10

samedi 27 mai 2023

Dragon Ball – Tome 23


Dragon Ball – Tome 23
 
Alors que Goku n’est toujours pas revenu sur Terre depuis l’explosion de Namek, Krillin et Gohan ont ressenti une puissance énorme qui s’approche de la planète. Il semblerait que ce soit l’énergie de Freezer, ce qui veut dire que le monstre n’aurait finalement pas disparu en même temps que Namek. Mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est qu’une seconde puissance énorme qui ressemble à la sienne se trouve aux côtés de Freezer... Tous ceux qui ont senti l’énergie se retrouvent à l’endroit où le vaisseau spatial va atterrir : Krillin, Gohan, Yamcha, Ten Shin Han, Chaozu, Piccolo mais aussi Végéta et Bulma. Cette dernière est venue voir à quoi ressemble Freezer, et l’ancien prince des Saiyans habite quant à lui désormais sur Terre en attendant de pouvoir se battre à nouveau contre Goku... Les terriens se tiennent à une distance suffisante pour ne pas être vus lorsque le vaisseau spatial atterrit. En sortent Freezer et son père, accompagnés de quelques soldats. En attendant l’arrivée de Goku dont la capsule devrait atterrir à son tour dans trois heures, Freezer a prévu d’éliminer tous les humains pour que son adversaire soit vert de rage quand il arrivera. Mais tandis que les terriens approchent en marchant pour ne pas se faire repérer trop tôt, un mystérieux guerrier se présente devant Freezer et annonce être venu le tuer. En à peine quelques secondes, il défait tous les soldats avant de se rapprocher de leur chef. Là, il se change en super Saiyan à la plus grande surprise de Freezer, mais aussi de Végéta et des autres : non seulement il n’était pas censé subsister un autre Saiyan, mais le fait qu’il puisse lui aussi se transformer est peut-être ce qu’il y a de plus étonnant...
 

Dragon Ball – Tome 23
Scénariste : Akira Toriyama
Dessinateur : Akira Toriyama
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Aventure, Action
Titre en vo : Doragon Bōru vol. 23
Parution en vo : 08 octobre 1990
Parution en vf : 06 février 2013
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 228
 
Mon avis :
 Incontestablement, ce vingt-troisième tome de Dragon Ball, œuvre culte du sieur Akira Toriyama et qui aura marquer durablement toute une génération – celle des vieux de la vieille, c’est-à-dire, ceux qui ont mon âge et qui ont connu le déferlement de la japanimation dans nos contrées au cours des années 80 et 90 – marque un tournant majeur au sein de la saga puisque, après le long arc narratif consacré à Freezer et qui a pris fin dans le volet précédent, nous abordons ici les débuts d’un nouvel arc qui aura laisser pas mal de bons souvenirs aux fans, je veux, bien entendu, parler de celui des Cyborgs et de Cell ! Pourtant, d’entrée de jeu, les choses commencent mal, très mal même : ainsi, le retour de Freezer qui avait eu lieu dès la fin de l’album précédent et qui faisait suite à son prétendu décès, quelques pages auparavant, est probablement une des plus mauvaises idées du sieur Toriyama au cours de sa saga. En toute sincérité, avait-on besoin de le voir survivre alors qu’il avait été coupé en deux et que la planète Namek avait explosée ?! En toute sincérité, non ! Le mangaka aurait mieux fait de se contenter d’utiliser le père de celui-ci plutôt que de faire revenir d’entre les morts un personnage certes puissant mais dont la survie tient de l’absurde. Qui plus est, ce retour immédiat voit Freezer et son paternel se faires massacrés en quelques secondes par un mystérieux jeune garçon venu de futur et prénommé Trunks, un guerrier mystérieux capable, lui aussi, de se transformer en Super Saiyan et qui se prétend être le fils de Vegeta et de Bulma ! Bon, disons le tout de suite, pour ce qui est du charisme, Toriyama a fait fort avec Trunks – d’ailleurs, c’est l’un des derniers personnages réussis du mangaka a faire son apparition dans la saga – et même si, après avoir prévenu Goku d’une nouvelle menace à venir, il disparait rapidement, force est de constater que celui-ci marque durablement les esprits. La suite de ce vingt-troisième volet, elle, est plus conventionnelle : nos héros, plus nombreux que jamais, s’entrainent à nouveau durement afin d’être prêts pour une nouvelle menace, trois ans plus tard, celle-ci fait son apparition et on découvre qu’il s’agit de deux cyborgs de la défunte Armée du Ruban Rouge, Yamcha manque de se faire tuer d’entrée de jeu et alors que Goku est en difficulté, Vegeta, lui, se transforme en Super Saiyan – quand on pense que ce guerrier légendaire était censé apparaitre une fois tous les mille ans, il y a de quoi être dubitatif, mais bon… Bref, une entrée en matière mi-figue, mi-raisin mais plutôt acceptable dans l’ensemble, surtout que la suite, elle, sera plus intéressante avec les apparitions de protagonistes nettement plus charismatiques que ces pauvres cyborgs sans grand intérêt…
 

Points Positifs
 :
- Les débuts de ce qui est probablement le dernier grand arc narratif de Dragon Ball, celui des Cyborgs et de Cell. Certes, pour le moment, on a déjà vu mieux dans le manga, cependant, malgré ce constat, cette entrée en matière n’est pas mauvaise, surtout que la suite est nettement plus intéressante…
- Première apparition de Trunks, personnage charismatique en diable et qui est le fils, venu du futur, de Vegeta et de Bulma !
- Pour ce qui est des dessins, Akira Toriyama est un mangaka au style reconnaissable entre mille et même si celui-ci n’est peut-être pas l’artiste le plus talentueux au monde ses planches n’en restent pas moins fort plaisantes et nous démontrent fort bien qu’un style original peut parfaitement faire l’affaire. Qui plus est, celui-ci s’améliore de plus en plus au fil des tomes et il faut reconnaitre que certaines planches sont un véritable régal !
- Naturellement, ceux qui, comme moi, ont connu Dragon Ball par le biais de son adaptation animé dans les années 80 seront conquis par les aventures de Goku et compagnie.

Points Négatifs :
- Comme je l’avais déjà souligné dans ma critique du volet précédent, Akira Toriyama a fait une connerie monumentale en ressuscitant Freezer tout juste quelques pages après sa mort. Surtout que celle-ci ne sert strictement à rien, si ce n’est voir ce dernier se faire ridiculiser par Trunks…
- Mais pourquoi le mangaka ne s’est-il pas contenté d’utiliser le père de Freezer ? La pilule serait bien mieux passée !
- Les Super Saiyans sont tellement rares qu’il n’en apparait qu’un une fois par millénaire, or, ici, nous en avons déjà trois – et ce n’est pas finit !
- On ne peut pas vraiment dire que les androïdes qui font leur apparition ici brillent par un charisme fou, bien au contraire…
- Encore une fois, Yamcha est en grande difficulté. Mais pourquoi ce personnage est toujours ridiculiser de la sorte !?

Ma note : 7,5/10