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vendredi 17 juillet 2020

The Witcher 3 – Blood and Wine


The Witcher 3 – Blood and Wine
 
Bienvenue à Toussaint, un royaume reculé épargné par la guerre. Le pays des chevaliers errants, des nobles damoiselles et des vignobles d'exception. Le moment est on ne peut plus propice pour visiter cette région où règne la vertu, cependant, celle-ci est en proie à de violents massacres. Geralt de Riv, le légendaire tueur de monstres, accepte son dernier grand contrat de la duchesse Anna Henrietta, la souveraine de Toussaint : deux chevaliers ont été assassinés et Geralt doit trouver et tuer le monstre responsable…
 

The Witcher 3 – Blood and Wine
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Date de sortie : 31 mai 2016
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Indéniablement, pour ce qui des jeux vidéos, pour ma part, 2016 sera rester à tout jamais marquer par ce véritable monument vidéoludique qu’est le troisième volet de The Witcher, adaptation d’une série de romans de Fantasy polonais qui, dans ce pays, sont tout bonnement cultes. Flirtant allègrement avec la perfection, The Witcher 3 fait parti de ces softs qui marquent leurs époques, ces mêmes jeux qui donnent l’impression que tout le reste, après, apparait comme étant bien fade… Mais si le jeu principal en lui-même avait déjà de quoi en imposer, les polonais de CD Project Red avaient eu le vice de pousser le bouchon encore plus loin en nous offrant (enfin, pas tout a fait gratuitement non plus) deux DLC de fort belle qualité : Hearts of Stone et donc, ce Blood and Wine qui se paye le luxe d’être quasiment, a lui seul, presque aussi bon que le jeu initial ! En effet, si Hearts of Stone, malgré ses immenses qualités, était un DLC digne de The Witcher, il n’en possédait pas moins un ou deux petits défauts qui l’empêchaient d’atteindre l’excellence : sa durée de vie, un poil trop courte selon moi, et le manque de dépaysement dut que l’intrigue se déroulait a Velen, c’est-à-dire, dans une contrée qui nous était plus que familière. Fort heureusement, pour ce qui est de Blood and Wine, il en est tout autrement et d’entrée de jeu, ce qui marque le plus les esprits – et les yeux – c’est que coté dépaysement, là, on est plus que gâtés ! Ainsi, adieu a la pluie, la boue et les villages ravagés et faisons place à un royaume ensoleillé, prospère, une végétation luxuriante, des habitations hautes en couleurs et des habitants, ma foi, aux antipodes que ceux auquel on était habitués – particulièrement les fameux chevaliers de Toussaint. Quand a la durée de vie, eh ben, que dire… disons que si Project Red nous avait promis sensiblement vingt heures, dans les faits, nous dépassons allègrement les trente heures ! Ainsi, entre une quête principale bien plus longue que celle de Hearts of Stone et, surtout, tout un tas de quêtes annexes, contrats et chasse aux trésors, disons que notre brave Geralt aura de quoi faire et ne s’ennuiera pas une seule minute… surtout si l’on pense que Toussaint, en taille, rivalise allègrement avec Velen ou Skellige, c’est pour dire ! Bref, vous l’avez compris, Blood and Wine est plus qu’un simple DLC, c’est quasiment un jeu a lui tout seul, une espèce de vrai-fausse suite qui est l’exemple parfait que, jusqu’au bout, les concepteurs ne ce sont jamais moqués de nous, bien au contraire ! Bien entendu, il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable et oui, le jeu initial reste indépassable, que ce soit scénaristiquement, en durée de vie ou de par ses protagonistes, mais bon, indéniablement, Blood and Wine nous prouve que, en quelque sorte, l’aventure The Witcher aurait put se prolonger encore et encore avec des DLC plus ou moins équivalents – un contrat, un DLC… Mais bon, il n’en fut rien et avec cette seconde extension, il nous faut donc faire nos adieux a Geralt et son univers et franchement, d’un point de vu personnel, après avoir passé presque une année complète avec notre Sorceleur, ce ne sera pas facile de passer a autre chose… ah, que tout risque de me paraitre bien fade désormais…
 

Points Positifs
 :
- Si avec Hearts of Stone, les polonais de CD Red Projekt avaient déjà mis la barre très haut, question DLC, avec Blood and Wine, ils nous offrent tout bonnement ce qui est sans nul doute le plus grand DLC de tous les temps, rien que ça ! Presque aussi bon que le soft original, doté d’une longue durée de vie et d’un scénario réussi, et ce, pour une somme plus que convenable (dans les 20 euros), ce DLC est largement supérieur a bien des jeux actuels, ce qui, accessoirement, est grave pour ces derniers…
- Un dépaysement total dans Blood and Wine puisque nous quittons les terres ravagées par la guerre de Velen pour un royaume, Toussaint, verdoyant, en paix et ensoleillé – pour la petite histoire, il est fort rare qu’il pleuve. On passe vraiment du jour à la nuit et ces décors sont un véritable régal pour les yeux !
- Scénaristiquement, la quête principale est plutôt bonne et riche en rebondissements, quand aux quêtes annexes (contrats, chasse au trésor, lutte contre des hordes de brigands, nouvelles armures et pouvoirs), disons que celles-ci sont fort nombreuses et nous occuperont pendant des heures.
- Un casting plutôt bon, ne serais-ce que nos deux vampires, Régis et Dettlaff, oh combien charismatiques, mais n’oublions pas Anna-Henrietta et Syanna…
- Avec Blood and Wine, nous faisons donc nos adieux à Geralt de Riv et à son univers, et, ma foi, pour un final, reconnaissons que celui-ci est plus que réussit.
- Le petit passage dans le pays des contes de fées est assez amusant, ne serais-ce que pour les nombreuses rencontres familières qu’on y fait.
 
Points Négatifs :
- Dommage que coté animation, les concepteurs n’aient pas fait un petit réajustement sur notre sympathique et fidèle  Ablette, car bon, comment dire, au bout d’un moment, cela devient lassant de voir notre canasson butter bêtement sur le moindre obstacle – parfois, un caillou suffit !
- Quelques petits bugs, ici et la, mais il fait reconnaitre que les petits gars de chez CD Projekt Red ont fait du bon boulot de ce coté là…
- C’en est finit, définitivement, pour Geralt, ah, qu’il va nous manquer désormais…
 
Ma note : 9/10

The Witcher 3 – Hearts of Stone


The Witcher 3 – Hearts of Stone
 
Des jeunes filles un poil naïves vont depuis quelques temps dans les égouts d’Oxenfurt pour tenter d’embrasser un crapaud qui serait censé se transformer en prince charmant à ce contact labial. Evidemment, aucune n’est reparue, et en particulier la servante du sieur Olgierd von Everec, que ce-dernier souhaiterait donc retrouver. Le contrat que Geralt de Riv accepte est donc celui de ce personnage bien étrange, nimbé de mystère et qui va entrainer notre Sorceleur dans une aventure où il côtoiera le mal à l’état pur…
 

The Witcher 3 – Hearts of Stone
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Date de sortie : 13 Octobre 2015
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, je vous avais parler de ce qui restera, à mes yeux, sans nul doute le jeu de la décennie, je veux bien évidement parlé du troisième volet de The Witcher, soft polonais d’action-RPG qui avait atteint des sommets qualitatifs tellement élevés que, sincèrement, lorsque viendra le moment d’abandonner l’univers de Geralt, je pense que tout autre jeu me paraitra bien fade a coté… Fort heureusement, la quête principale, colossale au vue de sa durée de vie, n’était pas la seule que nous avaient proposée les polonais de Projekt Red puisque, depuis la sortie du jeu, en mai 2015, deux DLC sont parus, Blood and Wine, il y a quelques mois et donc, ce Hearts of Stone qui nous préoccupe aujourd’hui et qui est paru en fin d’année dernière. Bref, deux nouvelles opportunités de replonger dans l’univers de The Witcher, ce qui, forcément, ne pouvait que ravir les fans de la saga. Et ma foi, force est de constater que si Blood and Wine promait énormément, ce Hearts of Stone que je viens tout juste de conclure fut a la hauteur de mes espérances ! En effet, et pour moins de dix euros, ce qui est bel et bien une somme modique surtout qu’il m’aura fallut une bonne quinzaine d’heures pour en voir le bout (ce qui est plus que la plupart des jeux modernes), Hearts of Stone est l’exemple parfait de ce que devrait être un bon DLC : un vrai complètement plutôt qu’une suite de missions sans intérêt, un scénario travailler et passionnant, de nouvelles têtes charismatiques et des situations qui n’ont rien a envier au jeu principal, bref, un sans faute ou presque puisque, il faut l’avouer, s’il fallait bien trouver un petit défaut a ce DLC, alors, ce serait la nouvelle région, située au nord-est de Novigrad, et qui est trop petite et pas dépaysante pour un sou. Mais en dehors de ce petit défaut, le reste, lui, est à la hauteur de Wild Hunt, ou plutôt, dans la lignée de ce dernier : la quête principale nous fera voir du pays tout en mêlant habillement les fausses pistes et les situations on ne peut plus variées (ah, la mission du mariage est un pur moment de bonheur), les protagonistes – Olgierd Von Everec, particulièrement, Gaunter de Meuré – sont charismatiques, quand aux boss, ces derniers représentent enfin un véritable challenge, ce qui n’avait pas forcément été le cas dans Wild Hunt. Bref, vous l’avez compris, avec Hearts of Stone, les petits gars de Projekt Red démontrent une fois de plus tout leur savoir faire et, surtout, confirment a nouveau qu’au moins eux, ils ne se moquent pas de leurs fans en nous pondant un DLC qui, en toute sincérité, n’a strictement rien a envier a beaucoup d’autres jeux actuels… et dire qu’il parait que Blood an Wine est encore meilleur !
 

Points Positifs
 :
Hearts of Stone est plus qu’un simple DLC et n’a strictement rien à envier a beaucoup d’autres softs : entre son scénario en béton, ses protagonistes charismatiques et quelques scènes qui resteront dans les mémoires, c’est repartit pour une nouvelle virée inoubliable dans l’univers de The Witcher !
- Bien évidement, on retrouve tout ce qui avait fait la grande force de Wild Hunt, c’est-à-dire, un univers immense, des graphismes somptueux, des jeux de lumière incroyables, des personnages tellement crédibles qu’ils en deviennent troublant, un scénario captivant, etc.
- Le scénario : en partant d’un simple contrat sur un monstre – le fameux crapaud – qui a élu domicile dans les égouts d’Oxenfurt, on tombe dans une intrigue qui, finalement, n’a rien à envier à un certain Faust…
- Olgierd Von Everec : lorsqu’il apparait, au début du jeu, j’étais un peu dubitatif mais au fur et a mesure de l’avancée de l’histoire, il s’est avéré être bien plus complexe qu’on pouvait le penser de prime abord – d’où mon choix final a s’en encontre.
- Les missions de la quête principale sont franchement excellentes et entre le duel contre le crapaud géant, la scène du mariage (hilarante), le casse d’un coffre fort a Oxenfurt, la virée dans le monde onirique inventé par l’épouse d’Olgierd et le final oh combien diabolique, on ne s’ennui pas une seconde !
- Certains auront pesté contre ces boss quasiment invincibles, personnellement, je trouve que ce fut une bonne chose et que cela à apporter quelque chose au chalenge !
- Coté durée de vie, on nous avait promis dix heures environ, il m’en aura fallut une quinzaine pour en venir a bout – quête principale, missions annexes, chasse au trésor, contrats…
 
Points Négatifs :
- Pas vraiment de dépaysement ici puisque juste une petite portion au nord-est de Novigrad est développée dans ce DLC.
- Les quêtes annexes et les chasses au trésor sont peu nombreuses, hélas ; que voulez vous, j’en voudrais toujours plus !
- Quasiment aucun lien avec l’intrigue du jeu principal, ce qui est dommage et apporte même quelques petites incohérences comme ces gardes qui ne cessent de clamer« longue vie a Radovid » alors que ce dernier est mort depuis belle lurette…
- Quelques petits bugs, ici et la, mais sans grande conséquence au final.
 
Ma note : 8,5/10

The Witcher 3 – Wild Hunt


The Witcher 3 – Wild Hunt
 
Alors que la guerre fait rage entre l'empire du Nilfgaard et les restes des Royaumes du Nord, Geralt de Riv apprend que sa fille adoptive, Ciri, a été aperçue pour la première fois après des années d'errance entre les mondes, mais est poursuivie par la Chasse Sauvage, une troupe légendaire de cavaliers spectraux réputés pour être un présage de guerre et de maladie et de fin du monde (le froid blanc). Aidé entre autres par Triss Merigold et Yennefer, une ancienne amante, Geralt se met alors à sa recherche, afin de la retrouver avant la Chasse Sauvage.
 

The Witcher 3 – Wild Hunt
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Date de sortie : 19 mai 2015
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Les jeux qui marquent une vie sont rares, bien trop rares a mon gout, et, mine de rien, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion d’avoir la joie, que dis-je, l’immense honneur de jouer a un de ces monuments vidéoludique, l’un de ces softs qui, dix ou vingt ans après, restera encore dans votre mémoire tellement tout était parfait de bout en bout. Alors, bien évidement, vous l’avez compris, ce troisième volet de The Witcher, accessoirement, le premier auquel j’ai eu l’occasion de jouer (le premier n’était sortit que sur PC, quand au second, c’était sur la X-Box), ce pur petit bijou créer par les polonais de CD Project restera a tout jamais comme étant l’un des plus grand jeux auquel j’ai eu l’occasion de jouer, quelque chose d’énorme, que dis-je, de monumental et, quelque par, l’exemple parfait de ce que devrait être a chaque fois un jeu… Car oui, et en dehors de ces fichus bugs d’affichage, heureusement bien rares, et autres bugs qui bloquaient par moments la console (ce qui semble être devenu la norme désormais) en quelques occasions, ici, tout est parfait et oui, mine de rien, cela n’arrive pas souvent. Alors, bien entendu, depuis sa sortie il y a un an, tout fut dit ou presque sur ce troisième volet des aventures de Geralt de Riv, Sorceleur de son état et les fans auront eu maintes fois l’occasion de lire bien des critiques élogieuses au sujet de ce soft. De même, depuis lors, deux DLC excellents sont sortis, deux nouveaux jeux, en quelque sorte, qui me permettront de poursuivre l’aventure The Witcher 3 tout au long de cette année ; car oui, s’il m’aura fallut près de six mois pour venir a bout de la partie principale, je n’en ai pas tout a fait finis avec Geralt, loin de là, et c’est tant mieux ! Mais avant cela, puisque c’est le sujet de cette critique, quid donc de ce The Witcher 3 Wild Hunt ? Eh ben, comment dire lorsque tout est parfait, que dire lorsqu’un amateur d’aventure avec un A majuscule peut enfin avoir droit a un jeu adulte, crédible, cohérant de bout en bout de par son univers, ses personnages, sa faune et sa flore, son intrigue, que dis-je, ses intrigues car de la quête principale – exceptionnelle, bien entendu – aux fort nombreuses quêtes annexes et autres contrats ou chasses au trésor, notre Geralt aura fort a faire, rencontrant au passage tout un tas de personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres, que ce soit un puissant empereur ou le tavernier du coin, tous ont un petit quelque chose, une gueule comme dirait l’autre, qui font qu’ils marquent les esprits, et, ma foi, chapeau bas aux polonais de Project Red pour ce tour de force pas évidant. Ainsi, avec The Witcher, c’est parti pour une aventure prenante, captivante, qui vous fera voir du pays, et ce, pendant des centaines d’heures de jeu : que vous suiviez la quête principale, que vous acceptiez des contrats, que vous aidiez une vieille femme a retrouver sa poêle, ou que, tout simplement, vous vous promeniez a dos de cheval au sein de paysages somptueux – forêt, montagnes, marais, plaines – oui, vous ne vous ennuierez pas une seconde. L’aventure avec un grand A vous avais-je dit précédemment ? Oui, et plus encore mais attention, car avec The Witcher 3, il vous faudra dire adieu a toute vie sociale, mais bon, qu’est donc celle-ci face a un jeu aussi monumental ? Peu de choses… et comme en plus, ce n’est pas fini…
 

Points Positifs
 :
- Avec ce troisième volet de The Witcher, les polonais de CD Project Red parviennent enfin a nous livrer le jeu ultime des aventures de Geralt de Riv et, accessoirement, l’un des plus grands softs de tous les temps, rien que ça ! Parfait de bout en bout, magistral de par sa conception et son déroulement, personnellement, cela faisait des lustres que je n’avais pas l’occasion de jouer a un jeu aussi bon.
- Ici, on peut faire absolument tout ce que l’on veut, du moins, dans les limites actuelles des jeux vidéos – bien repoussées d’ailleurs dans ce soft. Quête principale énorme, une centaine de quêtes annexes, de chasse au trésor, de contrats, de craft d’équipement et puis, ajoutons ces décors magnifiques où il est si plaisant de, tout simplement, se balader…
- Graphiquement, c’est une pure merveille : effets de lumière avec des couchers de soleil magnifiques, enfin des forêts qui ressemblent à des forêts, et un souci du détail dans le moindre brin d’herbe, la moindre pièce d’équipement, les vêtements, etc.
- Mais quel casting ! Il y a les têtes d’affiche, bien sur, Geralt, Yennefer, Triss, Ciri et compagnie, mais là où ce jeu fait fort, c’est que le moindre aubergiste, le moindre paysan ou forgeron possède un petit quelque chose qui le rend charismatique, crédible, bref, qui permet une immersion totale dans l’histoire et cet univers.
- Geralt de Riv avait tout pour être un héros bourrin, or, l’aventure est bien plus intimiste qu’on pourrait le penser au vu de sa relation avec sa fille adoptive, Ciri.
- Bien entendu, The Witcher 3 n’est pas le premier soft à proposer un monde ouvert, par contre, un monde ouvert aussi crédible et réussi que celui-ci, c’est plus rare.
- Plusieurs fins possibles, suivant les décisions que vous prendrez au cours de l’aventure.
- Un bestiaire qui sort un peu des sentiers battus et où l’on sent l’influence des légendes de l’Europe de l’Est.
- Une gestion de la météo parfaite et impressionnante – baladez vous sous un orage violent, vous m’en direz des nouvelles.
- L’humour n’est pas absent de ce soft, idem pour les scènes coquines qui raviront les amateurs du genre – oui, Geralt est un grand séducteur devant l’éternel.  
CD Project Red sont des gars sérieux et entre une flopée de DLC gratuits et des suites qui sont de véritables nouveaux softs en soit, enfin des concepteurs qui ne prennent pas le public pour des pigeons.   
 
Points Négatifs :
- C’est malheureusement l’un des gros problèmes des jeux modernes et The Witcher 3n’échappe pas a la règle, c’est-à-dire, qu’il a quelques soucis de bugs pour le moins gênants : certes, ceux d’affichage, ça passe encore, par contre, ceux qui bloquent la partie où empêchent le lancement de celle-ci, c’est un autre souci. Heureusement, sur ce point, les concepteurs font du bon boulot pour les réduire au minimum.
 
Ma note : 10/10

jeudi 16 juillet 2020

Assassin's Creed Syndicate


Assassin's Creed Syndicate
 
L'intrigue se déroule dans le Londres des années 1870. Jacob et Evie Frye arrivent dans la capitale de l’Empire britannique dans le but de vaincre le templier Crawford Starrick et son organisation qui contrôle divers rouages importants de la société londonienne (usines, transports, médecine, politique, criminalité...) depuis Haytham Kenway. Ils sont assistés par Henry Green, le Grand Maître Assassin de la confrérie de Londres. Jacob souhaite libérer la ville et former son gang. Quant à Evie, elle est à la recherche d'un fragment d'Eden caché dans la ville. En 2015, le joueur continue toujours d'utiliser Helix afin d'aider les assassins du présent à retrouver des artefacts de la première civilisation via les mémoires de Jacob et Evie. Mais Otso Berg et ses acolytes templiers sont sur leurs traces.
 

Assassin's Creed Syndicate
Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Québec
Concepteur : François Pelland, Marc-Alexis Côté
Date de sortie : 23 octobre 2015
Pays d’origine : France
Genre : Action-aventure, Infiltration
Mode de jeu : 1 joueur
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 En octobre 2015, pour mon anniversaire, j’eu la chance d’avoir, comme cadeau, une PS4 – on peut dire qu’il y a pire comme cadeau – et comme les bonnes nouvelles vont souvent par deux, celle-ci était vendu avec un jeu qui venait tout juste de sortir, un certain Assassin's Creed Syndicate, neuvième volet d’une saga que j’avais laisser de coté avec l’exceptionnel Assassin’s Creed 2, ce dernier étant sans nul doute le point d’orgue de la série – ah, le charisme d’Ezio, Florence… Bref, pour un premier jeu sur PS4, j’aurai put tomber plus mal, quoi que… quoi que, en lisant les multiples avis de la presse spécialisé et de nombreux gamers, je me suis aperçu que ce soft était plutôt mal vu, fortement critiquer et, qu’en plus, pas mal de monde affirmait que Ubisoft tournait en rond depuis longtemps avec sa saga phare, et ce, sans ce renouveler. Quelque part, je pouvais comprendre ses griefs : après tout, en dehors du changement de console et des graphismes, forcément plus beaux et dignes d’une console nouvelle génération, dans le fond, il n’y avait pas véritablement de différences majeures entre Assassin’s Creed 2 et Syndicate, et ce, malgré le nombre de volets sortis entre les deux. Un manque d’originalité pour une série a bout de souffle, qui ne fait, chaque année, lors de la sortie d’un nouveau volet, que de copier sans cesse les mêmes vieilles ficelles ? Oui, c’est un peu cela. Sauf que… sauf que, pour ma part, depuis Assassin’s Creed 2, je n’avais jamais remis les pieds dans la série (j’avais commencé le premier volet mais ne l’ai jamais achevé), ce qui a fait que, du coup, j’ai put avoir un regard plus concilient a l’égard de ce volet, appréciant a sa juste valeur les graphismes, trouvant que l’idée de se balader a calèche n’était pas mauvaise, appréciant la guerre des gangs et les multiples missions secondaires qui parsèment ce jeu de long en large. Ajoutons a cela un duo de héros qui, ma foi, est plutôt réussi, Jacob et Evie Frye, deux jumeaux aux caractères diamétralement opposés, un homme et une femme, presque deux façons de jouer différente (j’ai dit presque) et, surtout, une époque Victorienne et un lieu, Londres, dont je suis fan et vous comprendrez aisément pourquoi, au final, Assassin's Creed Syndicate ne m’a pas déplut, bien au contraire. Alors bien sur, je ne suis pas dupe et comme je le disais, je souscris parfaitement a bon nombre des critiques de ceux et celles qui se sont taper tous les volets depuis le premier : c’est évidant que tout cela n’avance guère, que c’est toujours le même topo, quand aux nouveautés de ce volet, disons qu’elles l’étaient surtout a mes yeux, pour d’autres, en dehors des calèches, c’est un peu du vu et du revu. Enfin bon, tout cela est bien dommage car Assassin's Creed Syndicate n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais, en quelque sorte, il est la preuve évidente qu’une franchise n’a pas besoin de proposer un nouveau soft tous les ans, sinon, assez rapidement, elle tourne en rond – attendre deux ou trois ans entre chaque volet, cela serait probablement préférable, histoire de nous pondre une vrai nouveauté. Quoi qu’il en soit, et, comme je vous l’ai dit, heureusement que cela faisait des années que je ne jouais pas a un Assassin’s Creed, du coup, mon avis final est bien différent de celui de la majorité des joueurs, et puis, dans le cas présent, n’oublions pas non plus que l’effet « premier jeu auquel j’ai joué sur la PS4 » n’est pas négligeable, loin de là. Mais sans cela, je pense que deux ou trois points de moins à la note finale n’auraient pas été étonnants…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une saga que j’avais mis de coté depuis l’extraordinaire Assassin’s Creed 2. Du coup, même si les nouveautés ne sont pas nombreuses d’un volet à l’autre, dans le cas présent, elles sont tout de mêmes en nombre conséquent pour me satisfaire : la conquête de territoires, la guerre de gangs, les calèches, les nombres missions secondaires, les mini-jeux, le grappin, etc.
- Je suis un grand amoureux de l’époque victorienne, du coup, forcément, Syndicate ne pouvait que me plaire.
- Il y a quelques années, j’avais pris grand plaisir à me balader dans les rues de Florence, Venise… ici, c’est le Londres du XIXème siècle et, sincèrement, une fois de plus, chapeau bas aux gars de chez Ubisoft pour leur reconstitution historique de l’époque.
- Nous sommes sur PS4 et, accessoirement, c’est ma première incursion sur la toute dernière console de Sony, alors, franchement, quelle claque visuelle !
- Le duo Jacob et Evie Frye. Sympa d’alterner entre les deux personnages.
- Crawford Starrick, un méchant charismatique comme je les aime.
- La petite partie qui se déroule pendant la première guerre mondiale.
- Histoire de réhabiliter un peu ce jeu, il y a tout de même des passages mémorables et la trame générale est plutôt bonne.
- Bien évidement, si vous aimez l’Histoire, comme moi, vous aurez la joie de rencontrer tout un tas de figures historiques.   
 
Points Négatifs :
- Il serait peut-être temps que les gars de chez Ubisoft en finissent avec leur scènes dans le présent : déjà, a la base, on ne peut pas vraiment dire que celles-ci étaient d’une grande utilité, mais bon, au moins, il s’y passait quelque chose, mais dans Syndicate, celles-ci sont d’une nullité affligeante et ne servent a rien !
- Soit je n’ai pas eu de chance, soit c’est le jeu qui est bugée, mais d’une façon ou d’une autre, j’ai rarement eu à affaire à un soft aussi bugée ! Personnages qui rentraient dans les murs ou qui disparaissaient, d’autres qui tombaient du ciel (ce n’est pas une blague), disparition de calèches tandis que le cocher, lui, restait tranquillement assis dans le vide, plus, pour finir, le pire, le jeu qui se mettait à ramer et qui se bloquait, ce qui m’obligeait à relancer la console ! Sympa pour une PS4 !
- La guerre des gangs et la conquête des territoires, c’est sympa au début, et puis, au bout d’un moment, c’est un peu la même chose et on n’échappe pas a une certaine lassitude ce qui fait qu’on finit par conquérir Londres sans grande difficulté (dès que nos persos deviennent un peu plus costauds, c’est un jeu d’enfant) mais sans grande passion…
- Pourquoi certains personnages parlent en français et d’autres en anglais ?
- Pourquoi (encore) quand je suis dans une calèche et que des alliés a moi sont dans une autre, ils se sentent obligés a chaque fois de me rentrer dedans !?
- Ce qui m’a toujours fait rire avec cette série, c’est le coté méchants templiers et gentils assassins ; mais oui, bien sur…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 15 juillet 2020

Berserk – Tome 10


Berserk – Tome 10
 
Guts est revenu auprès de la troupe du Faucon, après avoir appris que Griffith avait été fait prisonnier. Ce retour inopiné a provoqué le trouble chez Casca. La jeune femme a toujours dissimulé son attirance pour Guts, partagée qu'elle était par l'amour qu'elle portait aussi à Griffith, mais cette fois-ci les choses sont claires. Guts et Casca s'isolent. Elle lui révèle tout ce qu'elle a sur le cœur et le chevalier l'embrasse alors... Au loin dans la forêt, le cri de bêtes ignobles se fait entendre... Guts et Casca rejoignent les autres membres de la troupe. Avec l'aide d'un petit bataillon, ils infiltrent les souterrains du château menant à la geôle de Griffith. Ils sont guidés par la princesse Charlotte et descendent un escalier dont la fin semble interminable. Parvenus au bout, Guts et les autres retrouvent leur ami, ou plutôt ce qu'il en reste...
 

Berserk – Tome 10
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 10
Parution en vo : 29 septembre 1995
Parution en vf : 01 octobre 2005
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 192
 
Mon avis :
 Après un neuvième tome qui, selon moi, était tout simplement le meilleur de la saga depuis ses débuts, Berserk poursuit tranquillement son petit – et fort long – bonhomme de chemin et, en toute sincérité, c’est toujours aussi bon, comme le prouve si bien ce dixième volume. Alors certes, ici, en intensité, c’est un poil inférieur au tome précédent, mais à peine – disons que le beau et touchant face a face entre Guts et Casca marque tellement les esprits qu’il était difficile de l’égaler. Cependant, une fois de plus, et, dans un sens complètement différent, Kentaro Miura réussi la gageure de nous bouleverser à nouveau, cette fois ci, en nous dévoilant le triste sort de Griffith ou, plutôt, de ce qu’il en reste après une année dans les catacombes royales, au mains d’un bourreau sadique qui avait carte blanche pour s’amuser avec lui… Du coup, si Guts et ses compagnons sont fort logiquement touchés, pour ne pas dire traumatisés par la découverte du triste sort de leur ami, le lecteur n’en n’est pas en reste et, une fois de plus, la lecture d’un tome de Berserk m’aura touché de fort belle manière… Cependant, n’allez pas croire que ce dixième tome ne vaut le détour que pour ces tristes retrouvailles avec Griffith car il n’en est rien : d’une richesse peu commune, nous avons encore droit a un approfondissement de la relation entre Guts et Casca, a une nouvelle apparition du Chevalier Squelette, a l’apparition de tout un tas de monstres qui massacrent une grosse partie de la Troupe du Faucon, a un affrontement haut en couleur face a des assassins hindous et, pour finir, a un nouveau pétage de câble de Guts qui s’en va massacrer a tout va des dizaines et des dizaines d’adversaires. Bref, dixième tome de Berserk et dixième réussite absolue pour une série qui, depuis ses débuts, justifie a merveille tout le bien que j’ai put lire a son sujet, et de fort belle manière ! Vivement la suite !
 

Points Positifs
 :
- Un des tous meilleurs volumes de la saga – et, encore une fois, je ne peux que chanter les louanges d’une série qui frôle avec la perfection depuis ses débuts. Kentaro Miura réussit la gageure de maintenir une qualité d’ensemble peu commune et de nous surprendre à chaque fois, de multiples manières. Ici, bien entendu, c’est le sort de Griffith qui est au cœur de l’intrigue.
- Le sauvetage de Griffith des geôles royales et, surtout, la découverte de ce qui lui est arrivé : torturé pendant un an, défiguré, dans un bien triste état, il est bien loin du guerrier flamboyant et magnifique que l’on connaissait, ce qui choquera ses compagnons mais aussi les lecteurs.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a strictement rien à redire, Kentaro Miura livrant, comme à son habitude, une prestation proche de l’excellence.
- L’auteur continue a développé la relation entre Guts et Casca, bien évidement complexe mais qui n’en reste pas moins touchante.
- Guts qui pête une fois de plus les plombs et qui massacre des dizaines d’adversaires, l’affrontement contre les assassins hindous, sans oublier le retour du Chevalier Squelette et les monstres qui s’en prennent a une partie de la Troupe du Faucon…
- Une couverture assez réussie !
 
Points Négatifs :
- Certains auront probablement du mal quelques nouvelles scènes érotiques, mais bon, cela fait partie intégrante de la série.
- Comme je le dis à chaque fois, Berserk reste un manga assez particulier qui ne plaira pas à tout le monde…
 
Ma note : 8,5/10

Stateless


Stateless
 
Sofie ancienne hôtesse de l’air australienne, schizophrène et échappée d’une secte se retrouve illégalement internée dans un centre pour demandeurs d’asile. Autour d’elle : un surveillant attiré par le bon salaire du centre, qui découvre sa réalité ; une nouvelle patronne, fonctionnaire dévouée mais débordée, et décidée à donner du lieu une bonne image à tout prix ; et de nombreux réfugiés dont un Afghan qui a fui son pays avec sa femme et ses enfants. Il attend comme les autres que son cas soit examiné afin d’obtenir un visa…
 

Stateless
Réalisation : Emma Freeman, Jocelyn Moorhouse
Scénario : Elise McCredie, Belinda Chayko
Musique : Cornel Wilczek
Production : Matchbox Pictures, Dirty Films
Genre : Drame
Titre en vo : Stateless
Pays d’origine : Australie
Chaîne d’origine : Netflix, ABC
Diffusion d’origine : 01 mars 2020 – 05 avril 2020
Langue d'origine : anglais, arabe, tamoul, afghan
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Yvonne Strahovski : Sofie Werner
Asher Keddie : Claire Kowitz
Fayssal Bazzi : Ameer
Marta Dusseldorp : Margot
Dominic West : Gordon
Cate Blanchett : Pat
Jai Courtney : Cam Sandford
Soraya Heidari : Mina
Rachel House : Harriet
Kate Box : Janice
Clarence Ryan : Sully
Claude Jabbour : Farid
Rose Riley : Sharee
Helana Sawires : Rosna
Darren Gilshenan : Brian Ashworth
Calvin Mwita : Taifa Duale
 
Mon avis :
 Indéniablement, Netflix a le chic pour marquer les esprits avec des mini-séries pas franchement attendues, mais qui génèrent un retentissement cinglant parmi les abonnés. Ainsi, prenons le cas de Stateless, un drama inspiré d'une histoire vraie, celle qui a secoué l'Australie toute entière, il y a 15 ans, lorsqu'on retrouva une jeune Australienne souffrant de troubles mentaux, en train de croupir dans un centre de rétention pour migrants, dans le sud du pays dont elle était une citoyenne à part entière. Le scandale Cornelia Rau déclencha, à l’époque, l'indignation du public et dans la foulée, une enquête du gouvernement sur un système d'immigration pour le moins désastreux. Stateless reprend à son compte ce fait divers pour raconter la crise migratoire à laquelle sont confrontés tous les pays riches, à travers la vie de ce camp où se côtoient des réfugiés d'Irak, d'Inde, d'Afghanistan, du Pakistan, du Sri Lanka... Un camp où se retrouve enfermée Sofie, ancienne hôtesse de l'air en perdition, mal dans sa peau, et passée par une sorte de secte du développement personnel. Cherchant à fuir, encore et encore, le destin de Sofie se retrouve lié à celui de centaines de réfugiés à la recherche d'un asile politique, de familles brisées par des passeurs sans scrupule, et les gardes australiens de cette prison bureaucratique, dépassés par une situation rendue explosive par une inertie administrative coupable. Le sujet est fort, complexe, et Stateless ne le traite pas par le petit bout de la lorgnette. Cate Blanchett, qui a co-créé la série, a le mérite de prendre une photographie la plus large possible du problème, en évitant soigneusement la simplification manichéenne. La série ne joue pas la carte de la tragédie misérabiliste, ce qui est une bonne chose, mais tente plutôt de décrire une réalité cruelle, alors que le sentiment anti-migrant a pris une vaste ampleur dans nos sociétés occidentales. Stateless pointe du doigt les loupés d'un système australien qui n'a pas su faire face. Loin de l'exposer froidement, elle le fait avec une humanité qui nous touche en plein cœur. Ainsi, l'histoire d'Ameer, cet Afghan passé par l'enfer pour mettre sa famille à l’abri, est sans aucun doute la plus émouvante de toutes. Mais on est tout aussi touché par la sensibilité de Cameron, ce gardien de camp qui essaye de faire ce qu'il peut, comme il peut. D'une manière générale, Stateless n'est pas une série facile. Elle est souvent douloureuse à suivre. Mais elle n'est jamais larmoyante et les performances toutes en nuance du fabuleux casting aident largement à encaisser le choc. Yvonne Strahovski, déjà excellente dans The Handmaid's Tale – une série dont il faudra que je vous parle à l’occasion – confirme tout le bien qu'on pense d'elle. Et puis la réalisation cinématographique réussit à capter la beauté de cette lumière du désert du sud de l'Australie. Un décor à couper le souffle, pour une série qui, j’en suis persuader, ne vous laissera pas indifférent…
 

Points Positifs
 :
- Magnifique série que ce Stateless qui, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou le manichéisme, réussit à nous émouvoir quant au sort des migrants, enfermés dans des camps de rétentions en Australie, mais qui nous montre également les difficultés des hommes et des femmes qui y travaillent, ce, sans oublier de pointer du doigt les ratés d’une administration complètement dépassée. Une magnifique surprise que cette série australienne !
- Un casting que l’on peut qualifier, sans peine, de cinq étoiles. Ainsi, Asher Keddie, Jai Courtney et Fayssal Bazzi sont excellents, Cate Blanchett, délicieusement antipathique, Dominic West égal à lui-même, est détestable, cependant, bien entendu, c’est Yvonne Strahovski qui marque le plus les esprits et nous livre une fort belle performance.
- Le personnage interprété par Jai Courtney – le gardien de prison – est, de mon point de vu, un des plus intéressants puisque, par lui, on voit comment un type sympathique finit par perdre les pédales en travaillant dans un lieu aussi dur où ne règnent que le désespoir et la brutalité.
- Comment regarder Stateless et ne pas prendre fait et cause pour ces migrants que l’on nous montre à l’écran ? Oui, voilà une série qui nous amène à réfléchir…
 
Points Négatifs :
- Dommage que la fin n’ait pas été davantage développée et que l’on ne sache pas ce qui est arrivé a la plupart des protagonistes. De même, quid, donc, du sort de Cate Blanchett et de Dominic West ? Il semblerait bien qu’il y avait une enquête à leur sujet, mais on n’en saura pas davantage…
- Certains, plus habitués a davantage d’action, risquent de s’ennuyer ferme devant Stateless, une série nettement plus psychologique que la moyenne. Mais bon, cela reste une affaire de gouts.
 
Ma note : 8/10