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jeudi 9 juillet 2020

Les Régulateurs


Les Régulateurs

Dans une banlieue résidentielle de la petite ville paisible de Wentworth, dans l'Ohio, aux États-Unis, règne une chaleur caniculaire. Cependant, l'apparition dans la rue d'un van rouge, dont les occupants abattent brusquement un petit livreur de journaux, sème la panique parmi les habitants, qui courent se mettre à l'abri. L'écrivain Johnny Marinville tente d'appeler la police mais le numéro d'urgence ne répond plus. Un peu plus tard, deux autres vans font leur apparition, tirant sur tout ce qui bouge, et trois résidents sont tués. L'ancien policier Collie Entragian prend la direction des opérations et les survivants se rassemblent à l'intérieur des maisons des Carver et de Tom Billingsley, un vétérinaire. Les deux seuls résidents de la rue qui se tiennent à l'écart de la situation sont Audrey Wyler et son neveu Seth Garin, un garçon autiste dont elle s'occupe depuis la mort de ses parents, deux ans auparavant.


Les Régulateurs
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Type d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première Parution : 24 septembre 1996
Edition Française : 02 novembre 2004
Titre en vo : The Regulators
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : William Olivier Desmond
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 448

Mon avis : Comme je le disais dans ma critique précédente, celle de Désolation, œuvre du sieur Stephen King, au milieu des années 80, l’auteur avait décidé de sortir, simultanément, deux romans, un sous son nom, Désolation donc, et un autre, Les Régulateurs, sous celui de son autre nom de plume, Richard Bachman, qu’il n’utilisait plus depuis un certain temps déjà. Mais là où King alla plus loin, c’est qu’en fait, les deux ouvrages étaient ce que l’on appelle des livres jumeaux, c’est-à-dire, deux œuvres où l’on retrouvait les mêmes personnages, sensiblement les mêmes lieux, le même adversaire – une force primordiale du nom de Tak – et, malgré deux histoires au final différentes, tout un tas de points communs dans leur déroulement et certaines scènes. Bref, un pari plutôt risqué mais qui, après coup, s’avère être une fort belle réussite car si en effet, j’avais plutôt apprécié Désolation, individuellement parlant, la lecture des Régulateurs, elle, parfait complément du premier, n’en fut que plus savoureuse. Pourtant, il ne faut pas se leurrer, quelque part, Désolation est supérieur a son jumeau : les protagonistes y sont davantage développés et l’intrigue en elle-même, plus longue, plus aboutie. Or, à sa manière, Les Régulateurs est non seulement un bon complètement à son jumeau, mais aussi, individuellement, un fort bon roman : l’intrigue est plutôt captivante, plus courte, certes, mais néanmoins réussie, King manie assez bien ses personnages et assez rapidement, on s’amuse pas mal a ce petit jeu de massacre… car oui, si les protagonistes sont nombreux, les morts le sont presque tout autant et attendez vous a trembler pour eux tous car rares seront ceux qui y échapperont. Mais bien évidement, le principal, ce sont ces fameux points communs entre Les Régulateurs et Désolation : au début, c’est un petit peu déstabilisant et si certains personnages sont pas mal modifiés (les parents deviennent enfants d’un livre a l’autre et inversement), d’autres sont quasiment des copies conformes – je pense principalement a Johnny Marinville. Mais là où je dis que ces deux romans jumeaux s’avèrent être une réussite, c’est que certaines scènes sont quasiment identiques et, sincèrement, lorsqu’on y arrive, on ne peut que tirer bien bas son chapeau a Stephen King car franchement, ce n’était pas évidant d’y arriver avec un résultat aussi bon. Bref, vous l’avez compris, si Désolation m’avait plu, il en est de même pour Les Régulateurs ; bien évidement, ce sont là deux ouvrages à lire l’un après l’autre et ne pas procédé de la sorte serait passé a coté d’une expérience, ma foi, fort intéressante !


Points Positifs :
- J’étais pour le moins dubitatif quand a ce concept de livres jumeaux, or, il s’avère que c’est une véritable réussite et que si cela est déstabilisant au départ, assez rapidement, on se plait a noter les différences et les points communs entre les deux œuvres, ainsi que sur le déroulement de l’intrigue.
- Individuellement, Les Régulateurs est un bon roman : plus court que son jumeau, King y va a l’essentiel et, très vite, on est captiver par cette histoire pour le moins singulière de fusillades dans un petit lotissement de banlieue apparemment sans histoires.
- Le postulat de départ est intéressant et cet enfant autiste contrôler par une entité, le fameux Tak, qui se trouve être au cœur des événements, est assez efficace.
- L’alternance entre le récit et les extraits du journal d’Audrey Wiler, celui-ci étant oh combien important pour la compréhension et le développement de l’intrigue.
- Le plaisir de retrouver Johnny Marinville, personnage quasi-identique dans les deux ouvrages.

Points Négatifs :
- Il est tout de même dommage que certains protagonistes n’aient pas été davantage développés, je pense qu’il y avait matière à le faire pour certains.
- Il est clair que Désolation est, individuellement parlant, supérieur à son jumeau ; après, si l’on juge Les Régulateurs en tant que complètement, c’est une autre histoire.

Ma note : 8/10

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