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mercredi 4 mars 2020

Charlie


Charlie

Très jeune, la petite Charlie McGee a manifesté un pouvoir de pyrokinésie : spontanément, des objets prennent feu autour d'elle, surtout quand elle est en colère ou apeurée. Des années plus tôt, ses parents, alors étudiants, se sont rencontrés en acceptant d'être les cobayes d'un étrange produit gouvernemental. Le père, Andrew, a depuis la capacité d'influencer les gens en leur implantant des suggestions, pouvoir qui lui cause de fortes migraines, et la mère, Vicky, un don mineur de télékinésie. Ils ont été placés sous surveillance discrète pendant des années par la secrète et puissante organisation gouvernementale nommée la Boîte, qui s'intéresse de très près au pouvoir de la petite Charlie, mais, après quelques années, Vicky a été tuée et Charlie enlevée à la suite d'une erreur commise par des agents trop zélés. Andrew a réussi à récupérer sa fille grâce à ses pouvoirs et tous les deux sont depuis lors en cavale.


Charlie
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Horreur
Première Parution : 29 septembre 1980
Edition Française : 01 octobre 1986
Titre en vo : Firestarter
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : F. M. Lennox
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 480

Mon avis : Depuis hier, je vous propose des critiques des œuvres du maitre de l’épouvante moderne (car il faut bien le reconnaitre, le véritable maitre de l’épouvante, c’est Lovecraft), je veux bien évidement parler de Stephen King, et donc, après vous avoir proposer la critique de  Ça, Le Fléau puis de Simetierre, à présent, c’est un certain Charlie, autre roman du sieur King dont je vais vous entretenir, accessoirement, la aussi, une œuvre que j’avais découvert a la toute fin de mon adolescence, il y a… oh, un sacré bout de temps… Quoi qu’il en soit, j’avais gardé depuis ma première lecture de Charlie une fort bonne impression vis-à-vis de ce roman, alors certes, comme mes gouts et mes exigences ont changés en plus de deux décennies, j’étais un peu curieux de voir si mon enthousiasme serait le même après relecture de ce roman un peu singulier. Un peu singulier car ici, on ne peut pas vraiment dire que Stephen King nous ai proposer un roman d’horreur pur et dur a la Ça ou a la Simetierre, non, dans Charlie, nous nageons bel et bien en plein fantastique, mais force est de constater que le synopsis de base tient davantage de X-Files que de Lovecraft. Ainsi, ici, point de clowns tueurs ou de cimetières maudits mais une expérience gouvernementale qui tourne mal, une agence d’espionnage aux méthodes pour le moins radicales et, bien sur, des personnes possédant des pouvoirs paranormaux suite a ses dites expériences. Le concept, vu de nos jours, peut apparaitre peu original, pourtant, il faut se souvenir que Charlie fut publié en 1980 et que notre ami Stephen King n’a pas tout inventé, le gouvernement US (et soviétique également) ayant bel et bien effectués des expériences dans les années 60 afin de voir s’il pouvait utiliser ce que l’on appelle communément les pouvoirs psys dans un but, forcément, militaire – nous étions alors en pleine Guerre Froide. Du coup, dans Charlie, nous assistons a la longue fuite d’un père et de sa fille, tout deux porteurs de pouvoirs, particulièrement la jeune enfant, avec, aux trousses, les fameux agents de la Boite, une organisation gouvernementale type CIA mais façon X-Files – il ne manque plus que l’homme a la cigarette. Bien évidement, Stephen King étant plutôt doué pour la chose, cette chasse a l’homme est rapidement captivante et au bout de quelques pages, il devient difficile de lâcher ce roman, surtout que l’auteur distille avec talent les événements en cours et ceux qui ont conduits a ceux-ci… La seconde partie, où nos deux héros sont aux mains de la Boite, est un peu différente dans sa forme mais toujours aussi prenante, surtout pour la manière dont le terrifiant Rainbird prend peu à peu l’ascendant sur la jeune Charlie, du moins, jusqu’à un final apocalyptique mais prévisible et qui, ma foi, s’achève de façon un peu trop brutale a mon gout… brutale voir naïve car bon, qui peut croire que l’avenir de la jeune enfant sera rose ? Mais bon, malgré une conclusion qui m’aura laisser sur ma faim, je dois reconnaitre que Charlie reste un bon roman et un bon Stephen King ; certes, il est loin d’être parfait et n’est pas un chef d’œuvre, mais bon, pour son originalité et son coté paranoïaque, je pense qu’il vaut le coup, surtout si vous êtes un fan de l’auteur. Après, j’en conviens, il a fait bien mieux par ailleurs…


Points Positifs :
- Pouvoirs mentaux, télépathie, pyrokinésie, expériences gouvernementales pas claires et qui laissent pas mal de monde sur le carreau, officiels sans foi ni loi ; oui, le postulat de départ de Charlie est fort intéressant et, accessoirement, ravira les vieux fans de X-Files et autres amateurs de paranormal ou des théories du complot.
- Le roman est diviser en deux parties, au début, celle où le père et sa fille essaient d’échapper aux agents de la Boite puis, ensuite, celle où ils sont entre leurs mains, et, ma foi, les deux sont aussi captivantes l’une que l’autre.
- Stephen King n’a pas toujours publié que des chef d’œuvres et oui, il lui est arrivé de se planter, mais s’il y a bien quelque chose que l’on ne peut lui enlever, c’est que le bougre sait raconter une histoire et que, dès que l’on tombe dedans, il devient très difficile de lâcher prise.
- Rainbird est un bon méchant a la Stephen King, particulièrement vicieux, dérangé et dangereux.

Points Négatifs :
- La fin est un peu décevante finalement : certes (attention aux spoilers), Charlie s’en sort, mais bon, qu’elle raconte son histoire a Rolling Stone (le magazine, pas le groupe) et qu’elle soit médiatisée, vous pensez sérieusement une minute que ça la sauvera des mains du gouvernement ?
- On se doutait qu’avec de tels pouvoirs, les petits gars de la Boite allaient en prendre plein la gueule a la fin de la part de Charlie, mais bon, je ne sais pas, je m’attendais a quelque chose de différent – Rainbird et Cap meurent en une ligne – voir moins improbable ; la façon dont Charlie échappe a la fusillade finale est tellement miraculeuse que cela en devient peu crédible.

Ma note : 7,5/10

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