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samedi 31 juillet 2021

Ajin – Tome 12


Ajin – Tome 12
 
Il y a 17 ans de cela, des Ajin furent découverts sur Terre. C'est lors d'une mission militaire en Afrique que des soldats américains sont tombés en face d'un de ces immortels à l'apparence humaine. Depuis, les autorités ont dénombré 46 Ajin dans le monde, dont 2 au Japon. Ces êtres auraient la capacité d'immobiliser leurs adversaires en criant, et toute personne capable d'en trouver un sera récompensée. Sato a choisi la base aérienne d’Iruma comme cible pour sa troisième vague d’attaques terroristes. Il parvient à infiltrer les lieux le jour de la grande fête annuelle présidée par le chef du gouvernement japonais en personne. Il ouvre les hostilités en plein cœur d’un bâtiment de commandement, tandis que des combattants pour le moins inattendus sèment la panique sur le tarmac. À l’extérieur de la base, Tanaka, rejeté par Sato, s’apprête à contre-attaquer avec Izumi – qui se sent viscéralement liée à lui – Kei Nagai et Nakano. Tous sont prêts à se sacrifier…
 

Ajin – Tome 12
Scénariste : Gamon Sakurai
Dessinateur : Gamon Sakurai
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action, Seinen
Titre en vo : Ajin vol.12
Parution en vo : 07 mai 2018
Parution en vf : 07 novembre 2018
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 194
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, le onzième tome de Ajin m’avait laissé pour le moins dubitatif quand a la tournure prise par les événements, surtout, qualitativement parlant, et comme en plus, ce dernier faisait suite a quelques albums un peu en-deçà des heures de gloire de la saga, j’étais en droit de me demander si, comme dans beaucoup de mangas – oui, c’est un fait, n’en déplaise aux amateurs du genre – a force de tourner en rond, l’auteur ne savait plus quoi raconter et la conclusion ne serait pas a la hauteur de nos espérances des débuts. Cependant, même si nous sommes encore loin de cette fameuse conclusion – du moins, je le pense – il y a au moins une bonne nouvelle à tirer de ce douzième tome de Ajin, c’est que nous avons droit, ici, a un sacré sursaut qualitatif ! Pourtant, on pourrait être lassé, au bout d’un moment, de l’invulnérabilité d’un Sato qui, a lui tout seul, une fois de plus, va se coltiner des centaines de militaires et s’en sortir ; or, malgré une réédite de ses exploits, Gamon Sakurai réussi la gageure de nous tenir en haleine, ce, en nous proposant des scènes d’actions hautes en couleur et captivantes au possible. Ajoutons à cela Tanaka qui semble définitivement basculer dans le camp des opposants à Sato et quelques scènes qui marquent les esprits et vous comprendrez que si le onzième tome de Ajin m’avait laissé dubitatif, le douzième, lui, relance de fort belle manière mon intérêt pour ce manga oh combien jouissif !
 

Points Positifs
 :
- Après quelques volumes franchement en-deçà, qualitativement parlant, ce douzième tome renoue presque avec les heures de gloire de la série et, sincèrement, on ne s’ennui pas une seule seconde tant l’action est omniprésente de bout en bout !
- Sato est définitivement le personnage le plus réussi de ce manga ! Certes, cela fait belle lurette que presque tout le monde est d’accord là-dessus, mais là, se le voir se coltiner a lui tout seul une base militaire et buter des centaines de soldats, cela pose le personnage – même si c’est un peu un grand n’importe quoi, il faut le reconnaitre.
- Le basculement de Tanaka dans le camp des bons, avec, au passage, Izumi qui vole a son secours.
- Pour ce qui est des dessins, Gamon Sakurai livre une prestation fidèle a ce qu’il nous a habituer depuis les débuts de son manga, c’est-à-dire, assez bonne.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que le coté invulnérable de Sato, c’est un peu exagéré tout de même.
- Le coté réédite de Sato seul contre tous.
- Plus le temps passe et plus je me demande a quoi sert Kei Nagai, soit disant, le héros de ce manga ?!
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 30 juillet 2021

Le Roi sur le Seuil


Le Roi sur le Seuil
 
Les temps ont changé... Un siècle s'est écoulé depuis l'incroyable résistance au sein de la forteresse de Dros Delnoch, Et Druss, le valeureux héros de cette aventure, est resté une Légende. Mais aujourd'hui, le tyrannique empereur Ceska a pris le contrôle du territoire des Drenaïs. Dans sa quête insatiable de pouvoir, il a trahi ses plus fidèles soldats, le corps d'armée du Dragon. Il leur a tendu un piège et a lancé contre eux des créatures monstrueuses, mi-hommes, mi-bêtes, à la force de destruction prodigieuse: les Unis. Le massacre fut terrible et Tenaka Khan est le seul survivant il n'est pas près d'oublier la traîtrise de son maître. Dans ses veines coule le sang d'ancêtres mythiques: Regnak, le dernier Comte de Bronze, et Ulric, prince des Nadirs, deux ennemis ancestraux. Avec un tel héritage, la glace et le feu fusionnent pour forger un chef à la volonté trempée comme l'acier. Dans l'étroit regard violet du Khan brillent les flammes de la haine. Sa mâchoire et ses poings sont serrés. Et aujourd'hui, son cœur crie vengeance.
 

Le Roi sur le Seuil
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1985
Edition Poche : 4 juin 2009
Titre en vo : The King Beyond the Gate
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 480
 
Mon avis :
 Après avoir passé ces dernières semaines en compagnie de Skilgannon le Damée – voir Loup Blanc et Les Épées de la Nuit et du Jour – je poursuis tranquillement ma lecture du Cycle de Drenaï du regretté David Gemmell avec un des premiers ouvrages de celui-ci, Le Roi sur le Seuil, une œuvre liée au fameux Légende même si l’action se déroule, ici, un siècle plus tard… Bien évidement, dans cet énième ouvrage de David Gemmell, comme c’est très souvent le cas, au bout de quelques pages où l’on se dit que l’on est reparti pour relire pour la énième fois la même histoire – des héros vieillissants et sur le retour, une histoire d’amour, un combat perdu d’avance avec, au passage, souvent un siège – on finit par être captiver par l’intrigue tandis que l’on s’attache aux personnages, et, ici, entre Tenaka Khan, le sang mêlé, Decado, le plus grand bretteur de son temps et descendant d’un certain… Oleg Skilgannon, mais aussi Païen, un souverain noir et Ananaïs, dit le Guerrier Doré, défiguré suite a un combat dans les arènes par un Unis – une espèce de Loup Garou local que l’on rencontre souvent dans le Cycle de Drenaï – force est de constater que l’on a affaire a de belles têtes d’affiches hautement charismatiques, surtout que, comme toujours avec Gemmell, les personnages secondaires valent eux aussi le coup d’œil. Cependant, ce qui fait la force des romans de l’écrivain britannique, c’est aussi ce qui fait leur faiblesse : ainsi, comme je l’ai dit précédemment, on a l’impression de lire des récits qui, s’ils ne sont pas toujours identiques, loin de là, sont composés tout de même sensiblement de la même façon… Alors, si l’on aime Gemmell, la chose peut passer, mais, parfois, je ne nie pas que, pour certains lecteurs, il puisse survenir un certain sentiment de saturation. Personnellement, cela ne m’est pas encore vraiment arriver pour le moment même s’il faut reconnaitre que Le Roi sur le Seuil, malgré ses qualités et pas mal de bonnes idées, est loin d’être le meilleur ouvrage de Gemmell. Mais bon, si vous êtes fans, cela ne vous généra nullement…
 

Points Positifs
 :
- Une fois de plus, nous avons affaire a du Gemmell on ne peut plus classique où l’on retrouve tous les thèmes de prédilections de l’auteur : des héros plus ou moins vieillissants qui repartent pour une dernière mission aux airs impossibles, des combats perdus d’avance mais qui finiront bien, des protagonistes hauts en couleur et inoubliables, un style narratif plutôt captivant, etc.
- Tenaka Khan, Decado, Païen, Ananaïs, Renya, Scaler, Rayvan, et je ne cite que les principaux protagonistes de l’histoire... David Gemmell possédait le don certain de créer des personnages charismatiques et attachants, et ce, même s’ils étaient bourré de défauts comme c’est le cas ici.
- L’intrigue sent le réchauffé, certes, mais elle n’en reste pas moins suffisamment accrocheuse pour captiver le fan de l’auteur.  
 
Points Négatifs :
- Ce qui fait la force de Gemmell fait aussi sa faiblesse, c’est-à-dire, le fait, incontestable, que la plupart de ses romans se ressemblent tous dans les grandes lignes : que ce soit l’intrigue, certains déroulement de celle-ci voir les personnages, on est plus qu’en terrain familier…
- Autre problème récurant chez l’auteur qui avait souvent du mal à achever ses histoires, les fins de celles-ci étant souvent un peu trop rapides. Une fois de plus, je ne peux pas m’empêcher de me dire que cet ouvrage aurait mérité quelques pages de plus…
- J’ai déjà connu Gemmell plus inspiré, de même, si l’histoire reste assez réussie, je la trouve inférieur a bien d’autres œuvres de l’auteur, mais bon, après, c’est plus une question de gouts personnels qu’autre chose…
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 29 juillet 2021

La Vie après la Vie


La Vie après la Vie
 
Partout dans le monde, des milliers de rescapés de la mort apportent des témoignages bouleversants. Le scénario est souvent le même : déclarée cliniquement morte, la personne a l'impression de sortir de son corps. Son âme s'engage alors dans un tunnel au bout duquel resplendit une lumière extraordinaire. Dans un lieu de paix et de beauté, elle est accueillie par un être de lumière qui lui fait revoir chacun des événements de sa vie. A regret, l'âme retourne ensuite dans son corps et la personne reprend conscience. Un livre bouleversant, qui libère de bien des peurs.
 

La Vie après la Vie
Auteur : Raymond Moody
Type d'ouvrage : Esotérisme, Paranormal
Première Parution : 17 janvier 1975
Edition Poche : 22 février 2017
Titre en vo : Life After Life
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Paul Misraki
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 221
 
Mon avis :
 Bon, d’entrée de jeu, si vous tomber sur cette critique, la première réaction que vous risquez d’avoir est de sourire, voir, même, de vous esclaffer ; comment, La Vie après la Vie ? Mais qu’est ce que c’est que ce livre qui sent allègrement avec l’ésotérisme de bas-étage ? Pourtant, malgré un titre oh combien racoleur, le contenu, discutable aux yeux de certains, j’en conviens, est autrement plus intéressant que l’on pourrait le penser de prime abord. Certes, pour accepter comme un fait les multiples témoignages d’expériences aux frontières de la mort recueillis par le Docteur Raymond Moody pendant des années, pour accepter que, qui sait, au vu des très nombreux points communs décrits dans ceux-ci et au vu de ce que cela laisse sous-entendre – c’est-à-dire, qu’il se pourrait bien que la mort ne soit pas une fin – il faut être soit très ouvert d’esprit, soit complètement crédule. Cependant… oui, cependant, si Moody fut le premier à recueillir par écrit ces fameuses NDE – de Near Death Experience – force est de constater que celles-ci sont plus anciennes et moins localisées, puisque, ici, nous n’avons droit qu’a des témoignages d’américains. Alors certes, dans cet ouvrage, très connu d’un certain public amateur de paranormal, Moody lui-même ne conclut pas a une quelconque survie de ce que l’on pourrait appeler, faute de mieux, de l’âme humaine, mais bon, sans le dire, il le laisse sous-entendre. Alors, on peut y croire ou pas, mais bon, que tout cela est fort troublant, c’est un fait. Bref, un ouvrage à lire – ou a relire – avec un esprit ouvert et curieux…
 

Points Positifs
 :
- Le livre majeur sur les NDE, du moins, le premier du genre et celui qui fit découvrir le phénomène au grand public. Un classique, bien entendu.
- Recueilli principalement sous la forme de témoignages puis de tentatives d’explications, La Vie après la Vie est un ouvrage intéressant et qui nous amène a nous poser des questions sur les NDE – après tout, cela fait si longtemps que ces curieuses visions existent que l’on peut être en droit de se dire qu’il y a bien quelque chose là-dessous…
- Moody n’affirme pas que la vie existe après la mort, il formule tout un tas d’hypothèses, mais bon, toutes nous amènent vers la même direction.
 
Points Négatifs :
- La présence d’un très grand nombre de témoignages nuit un peu, selon moi, a la lecture de cet ouvrage, surtout que – mais cela est normal – ces derniers ont tendance à se ressembler énormément, d’où une certaine lassitude par moments.
- Uniquement des témoignages d’américains dans ce livre alors que des gens ont connus des NDE dans le monde entier.
- Les traditionnels sceptiques rigoleront doucement et passeront leur chemin. Il faut dire que le titre n’aide vraiment pas.
 
Ma note : 7/10

Chroniques des Apparitions Extraterrestres


Chroniques des Apparitions Extraterrestres
 
Quelle que soit l'opinion que l'on puisse avoir sur la réalité des apparitions extra-terrestres, il faut rappeler que plus d'un millier d'observations analogues à celles de notre époque figurent dans les chroniques du XIXe siècle et des siècles précédents. Dans ce livre, Jacques Vallée, mathématicien et astronome, analyse et critique les témoignages connus les plus intéressants jusqu'en 1968. Il souligne particulièrement le fait qu'à travers l'histoire et dans le monde entier existe une tradition populaire permanente et cohérente au sujet d'apparitions d'objets mystérieux dans le ciel et de visites d'êtres extra-terrestres. Par exemple, l'expérience de Joe Simonton, un fermier du Wisconsin, qui aurait reçu la visite de ces créatures fantastiques en 1960 n'est pas très différente d'un témoignage analogue d'un Indien du Mexique au XVIe siècle. Les circonstances changent mais il est possible de découvrir des ressemblances fondamentales entre ces récits. Jacques Vallée apporte pour la première fois une documentation précise et une chronologie complète des faits importants que l'on peut dégager d'environ 900 témoignages significatifs sur les objets volants non identifiés au cours des cent dernières années.
 

Chroniques des Apparitions Extraterrestres
Auteur : Jacques Vallée
Type d'ouvrage : Ufologie, Paranormal
Edition originale : 01 septembre 1969
Edition française : 20 janvier 1974
Titre en vo : Passport to Magonia
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Jacques Vallée
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 309
 
Mon avis :
 Dans le petit monde pas aussi loufoque que l’on pourrait le penser qu’est l’ufologie – même si, dans celui-ci, on y trouve un peu de tout, y compris le pire – il est indéniable que le nom de Jacques Vallée impose le respect, ce, alors même que ce dernier n’est pas le plus fervent défenseur de l’hypothèse extraterrestre du phénomène. Informaticien, astrophysicien, ufologue et auteur de science-fiction, le chercheur français travaille depuis des décennies outre-Atlantique – y compris pour la Nasa – et est devenu un grand nom des amateurs d’ovnis au point même que le sieur Stephen Spielberg se soit inspirer de lui pour créer un des personnages de son célèbre film, Rencontres du Troisième Type. Bref, vous l’avez compris, Jacques Vallée n’est pas n’importe qui, du moins, pour les passionnés d’ufologies, particulièrement ceux qui se disent que le phénomène est nettement plus complexe qu’on pourrait le penser de prime abord – affabulations, mauvaises interprétations visuelles d’un coté, rencontres extraterrestres de l’autre – et, ma foi, force est de constater que cet ouvrage le prouve fort bien… En effet, Chroniques des Apparitions Extraterrestres est un essai plutôt intéressant et qui sort nettement des sentiers battus puisque, ici, plutôt que d’aller dans le sens de simples visiteurs venus des étoiles, Jacques Vallée préfère faire le parallèle avec d’autres apparitions qui, au fil des siècles, au fil des millénaires parfois, ont parsemées l’histoire de l’humanité. Ainsi, dans les pages de cet ouvrage, on retrouve tout naturellement des contacts avec des ovnis modernes – du moins, avant les années 70 puisque celui-ci date de 1969 – mais aussi d’autres un poil plus ancien – bref, avant la fameuse rencontre de Kenneth Arnold en 1947 – sans occulter la fameuse vague des dirigeables géants ayant eu lieu a la fin du XIXème siècle, les navires volants de Magonia du Moyen-âge mais aussi – et cela en surprendra sans aucun doute plus d’un – les cas de rencontres avec des fées, des lutins voir même des démons et autres créatures pour le moins singulières… Bref, arrivé à ce point de ma critique, le lecteur comprend que ce Chroniques des Apparitions Extraterrestres n’est pas un essai d’ufologie comme les autres puisque Jacques Vallée s’évertue, tout au long de celui-ci, a mettre en parallèle toutes ces rencontres oh combien singulières avec des êtres ou des vaisseaux qui n’étaient pas humains et qui, finalement, on lieues depuis des millénaires. Bref, fées et ovnis, selon l’auteur, pourraient être issus du même phénomène et même si dit ainsi, la chose peut paraitre incongrue pour ne pas dire absurde, la lecture de cet ouvrage a de quoi nous faire changer d’avis et nous amener à nous questionner sur ces diverses rencontres inexplicables mais qui, au vu des témoignages, sont légions… Finalement, on ne peut que se féliciter de ce Chroniques des Apparitions Extraterrestres qui n’a finalement qu’un seul et unique défaut : son style un peu lourd, redondant par moments – Vallée a de meilleures idées qu’il n’écrit – et le fait que l’on ressort de tout cela avec une multitudes de témoignages certes intéressants mais avec bien peu d’hypothèses, ce qui est dommage. Quoi qu’il en soit, si vous êtes un passionné d’ovnis et d’énigmes en général, Chroniques des Apparitions Extraterrestres est, indéniablement, un incontournable qui vous amènera à regarder le phénomène ovni sous un regard nouveau, ce qui, ma foi, est une fort bonne chose…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des essais d’ufologie parmi les plus originaux qu’il m’a été donné de lire. Il faut dire que Jacques Vallée bouscule, ici, les conventions établies en mettant en parallèle les apparitions modernes d’ovnis avec celles plus anciennes de dirigeables ou de navires volants mais aussi, et surtout, avec toutes les rencontres avec des fées, des lutins, des ogres, des démons et autres créatures du folklore mondial.
- Si le postulat de cet ouvrage peut sembler incongrue de prime abord, la lecture de cet ouvrage nous amène, très rapidement, à nous dire que l’hypothèse de l’auteur est plutôt pertinente et que, oui, effectivement, il y a bel et bien des points communs entre les ovnis et le petit peuple…
- De multiples témoignages, modernes et anciens, plutôt intéressants même si certains sont un peu discutables, il faut le reconnaitre.

Points Négatifs :
- La mise en parallèle entre le phénomène ovni et les créatures des contes de fées du folklore mondiale est excellente, cependant, il manque une conclusion à tout cela : non pas une explication car il ne peut pas en avoir, mais plutôt quelques hypothèses un poil plus développées que celles que l’auteur nous présente.
- Un style un peu trop lourd, des redondances, une place trop importante accordée aux témoignages modernes. Dommage car tout cela nuit un peu au plaisir de la lecture…
- Bien évidement, si vous ne croyez pas aux ovnis – et donc, encore moins aux fées ou aux fantômes – alors, vous fuirez cet ouvrage comme la peste en rigolant doucement…

Ma note : 7,5/10

mercredi 28 juillet 2021

Y a-t-il une Erreur qu'ils n'ont pas Commise ?


Y a-t-il une Erreur qu'ils n'ont pas Commise ?
 
Pénurie de masques, absences de tests, manque de moyens dans les hôpitaux, comité d’experts attentiste... Vous croyez savoir ce qui s’est passé ? Un médecin réputé raconte à quel point la crise du Covid-19 a été un désastre sanitaire. Le Président ? Le Premier ministre ? Les ministres de la Santé ? Les experts ? Ils n’ont rien vu venir. Plus grave : certains savaient. Ce témoignage féroce, incontestable et inquiétant est un ouvrage nécessaire sur tout ce qui n’a pas été dit.
 

Y a-t-il une Erreur qu'ils n'ont pas Commise ?
Auteur : Christian Perronne
Type d'ouvrage : Société
Edition originale : 06 janvier 2021
Edition française : 06 janvier 2021
Titre en vo : Y a-t-il une Erreur qu'ils n'ont pas Commise ?
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 216

Mon avis :
 On aurait put penser, naïvement, que l’on en avait finit avec le Covid-19 il y a de cela une année, comme si, après le confinement – le seul, l’unique, le vrai, celui du printemps 2020 – l’épidémie s’en irait toute seule. Bien évidement, la suite nous prouva le contraire, il y eut de nouvelles vagues, de nouveaux morts – encore plus nombreux – de nouveaux pseudos-confinements, le fameux vaccin ou, plus précisément, les vaccins et puis, puisque nous en sommes là, à présent, le controversé pass sanitaire qui permet aux révolutionnaires de Facebook allongés dans leur canapé, aux quelques Gilets Jaunes encore en vie et aux derniers communistes de France de hurler à la dictature… Bref, tout cela n’est pas finit, loin de là, et même si j’en ai franchement marre d’entendre tout et n’importe quoi dans les médias, dans les réseaux sociaux voir même dans mon entourage, j’ai profité de mes congés estivaux pour m’attaquer à un ouvrage qui avait fait énormément parler de lui lors de sa sortie il y a un an : Y a-t-il une Erreur qu'ils n'ont pas Commise ? Œuvre du professeur Christian Perronne, médecin qui n’est plus vraiment en odeur de sainteté parmi ses pairs dans l’Hexagone, cet essai revient donc sur la gestion de la crise sanitaire lors de ses débuts et est, selon moi, indispensable, ne serais-ce que pour nous rappeler a quel point celle-ci fut traitée n’importe comment en France… Absence de prise en compte de la pandémie qui touchait les autres pays et qui, fatalement, arriverait en France, non fermeture des frontières, manque cruel de masques, absences de tests, déconfinement traité par-dessus la jambe, conseil scientifique peu crédible qui aura dit tout et son contraire, politiques complètement paumés, maintient absurde du premier tour des Municipales et autres joyeusetés du même genre sont un peu oubliés désormais mais sont fort bien rappelés dans cet ouvrage qui, même si son auteur est un peu partisan, est fort pertinent et mérite que l’on s’y attarde, particulièrement lorsque nos gouvernants ne cessent de s’autocongratuler en affirmant le plus sérieusement du monde qu’ils font mieux que dans les autres pays… Mais bon, quelque part, on a probablement les dirigeants que l’on mérite ?!
 

Points Positifs
 :
- Un essai fort instructif qui nous rappelle toutes les aberrations, les mensonges et les absurdités qui ont jalonnées la première vague du Covid-19 en France. Certains de nos politiques aimeraient peut-être que l’on oublie tout cela mais bon, comment dire, parfois, les gens ont la mémoire longue et ce genre d’ouvrage est là pour nous aider à nous rappeler à quel point Emmanuel Macron et ses ministres ont été mauvais au printemps 2020.
- Si cela n’était pas aussi tragique au vu des morts, il reste le plaisir de redécouvrir certaines phrases légendaires de nos dirigeants lors de la pandémie.
- Une écriture claire, passionnante et qui, de manière chronologique, revient sur les événements des débuts de la crise sanitaire. Affligeant quand on y pense avec du recul…

Points Négatifs :
- Bien entendu, le professeur Christian Perronne est une personnalité clivante et tout ce qu’il affirme ici n’est peut-être pas à prendre au pied de la lettre, surtout lorsqu’il ne cesse de vanter les mérites de Didier Raoult qui est tout de même, n’en déplaise à ses fans, un individu egocentrique qui s’est, lui aussi, énormément tromper et qui a dit tout et son contraire !
- Un peu trop partisan par moments même si, effectivement, il est difficile de ne pas l’être…
- Bien évidement, si vous êtes un inconditionnel de Macron, Véran et compagnie, cet ouvrage vous déplaira fortement…

Ma note : 7/10

Les Cahiers de Science & Vie 199 – Aux Origines de la Grèce


Les Cahiers de Science & Vie 199 – Aux Origines de la Grèce
Juillet/Août 2021

Au sommaire :
Édito : La Grèce avant la Grèce
Dossier : Aux Origines de la Grèce
- Cadrage
- Cyclades, l’aube du monde grec
- Enigmatiques idoles
- La Crète des palais
- Le joyau de Cnossos
- Mycènes la conquérante
- Les ors de Mycènes
- Les neuf vies de Troie
- L’odyssée du trésor de Priam
- Des dieux venus des âges sombres
- Le statuaire archaïque esquisse le canon grec
- Le sport s’invite à Olympie
- La révolution alphabétique
- Des poètes épiques aux sages présocratiques
- L’émergence des cités-états
- Athènes, la démocratie à tâtons
- L’exception spartiate
Interview « La pensée grecque a ouvert tous les possibles » d’Annie Schnapp-Gourbeillon
Actualités
- La plus vieille carte territoriale d’Europe ?
- De nombreux usages du boomerang
- La grotte de l’Apocalypse viking
- Nouvelle histoire pour l’idole ancienne de Shigir
- Les mécanismes de la machine d’Anticythère se déchiffrent
- Voici, peut-être, le pharaon Akhenaton
- Notre-Dame, deux ans plus tard
- Splendeurs et misères d’un dignitaire maya
Muséologies
- A la redécouverte des terres australes
- Vercingétorix, visage mythique
Livres & Idées
- Nostradamus
- Pourquoi le nord est-il en haut ?
En Ligne
- Le Bizarreum
 
Mon avis :
 Un numéro, il ne reste plus qu’un seul numéro avant le fameux deux-centième qui sortira en septembre prochain et qui représentera, bien naturellement, un sacré événement pour ce qui est sans aucun doute une des meilleures revues a thématique scientifique et historique, je veux, bien entendu, parler des Cahiers de Science & Vie. Cependant, nous n’en sommes pas encore là et, en cet été 2021, le cent-quatre-vingt-dix-neuvième numéro des Cahiers nous entraine du coté de… la Grèce antique ! Bon, disons le tout de suite, pour l’originalité, on repassera… Il faut dire que la Grèce antique est, incontestablement, un des sujets historiques les plus abordés dans la presse spécialisé depuis… grosso modo… toujours, ou presque – on peut y ajouter la Rome antique, l’Égypte des Pharaons, Napoléon, les Deux Guerres Mondiales et autres joyeusetés du même genre. Cependant, malgré un dossier principal pas original pour un sou et une couverture un poil ratée, force est de constater que le contenu de ce numéro des Cahiers est bon, plutôt bon même ! Ainsi, dans celui-ci, on se plonge dans l’histoire de la civilisation grecque, de ses origines les plus obscures qui nous entrainent, bien entendu, du coté de la Crète ou de Mycènes mais également du coté des Cyclades et, au fil des pages de ce dossier, c’est une lente avancée dans le temps que suit le lecteur qui finira, naturellement, par arriver a la Grèce antique telle que tout à chacun connait, avec ses cités-états, sa démocratie Athénienne, sa militariste Sparte, sans oublier, bien entendu, ses grands hommes ou ses divinités. Bref, malgré un dossier loin d’être original, ce numéro des Cahiers de Science & Vie n’en reste pas moins plutôt bon dans l’ensemble : fort instructif, il captivera les amateurs d’antiquité, surtout celles et ceux qui connaissent un peu mal cette riche et fascinante période historique. Après, on peut toujours titiller quand au fait qu’il manque à ce numéro un manque de prises de risques évidente en traitant d’un sujet vu et revu, mais bon, c’est malheureusement souvent le cas dans la presse spécialisée…
 

Points Positifs
 :
- Malgré un manque absolu d’originalité – la Grèce antique, franchement, c’est du vu et du revu – ce numéro des Cahiers n’en reste pas moins plutôt réussi dans l’ensemble et le dossier est très bon, ce, en plus d’être plutôt instructif.
- Plutôt que de nous présenter que la civilisation grecque en elle-même telle que nous la connaissons, une bonne partie de ce dossier revient également sur celles qui l’ont précéder et celle-ci est, ma foi, fort intéressante.
- Bien entendu, le fait d’être un parfait néophyte de la civilisation grecque est un plus indéniable pour certains lecteurs qui y trouveront probablement leur compte.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.

Points Négatifs :
- Bon, reconnaissons que la Grèce antique, c’est tout sauf original, du coup, une bonne partie du dossier de ce numéro sent un peu le réchauffé par moments, surtout si vous connaissez plus ou moins bien cette période historique.
- Une partie actualité loin d’être enthousiasmante quand a celles consacrées aux musées ou aux sorties littéraires, disons qu’elles font plus remplissage qu’autre chose… Malheureusement, c’est trop souvent le cas avec cette revue…
- On a déjà connu des couvertures plus enthousiasmantes.

Ma note : 7/10

mardi 13 juillet 2021

The Handmaid's Tale – Saison 4


The Handmaid's Tale – Saison 4
 
Suite à l’évasion spectaculaire d’une centaine de réfugiés pour le Canada – plus de 80 enfants et quelques Marthas – June, grièvement blessée, et les quelques servantes en fuite trouvent finalement refuge dans une ferme. L’épouse sur place, proche de la rébellion, âgée de 14 ans, soigne June pour tenter de la remettre sur pieds. À Gilead, Lawrence qui est emprisonné tente d’éviter une condamnation à mort tandis que Tante Lydia est anéantie par la perte des 86 enfants. Au même moment, de l’autre coté de la frontière, au Canada, à Toronto, les Waterford apprennent l’exploit de June qui, de son côté, s’affirme de plus en plus dans son rôle de leader…
 

The Handmaid's Tale – Saison 4
Réalisation : Bruce Miller
Scénario : Bruce Miller, d’après l’œuvre de Margaret Atwood
Musique : Adam Taylor
Production : Daniel Wilson Productions, Inc., The Littlefield Company, White Oak Pictures, MGM Television
Genre : Dystopie
Titre en vo : The Handmaid's Tale – Season 4
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Hulu
Diffusion d’origine : 27 avril 2021 – 16 juin 2021
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 55 minutes

Casting :
Elisabeth Moss : Defred / Dejoseph / June Osborne
Yvonne Strahovski : Serena Joy Waterford
Joseph Fiennes : le commandant Fred Waterford
Alexis Bledel : Dejoseph / Emily
Madeline Brewer : Dehoward / Janine
Samira Wiley : Moira
Ann Dowd : Tante Lydia
O. T. Fagbenle : Luke Bankole
Max Minghella : Nick Blaine
Amanda Brugel : Rita
Bradley Whitford : Commandant Joseph Lawrence
Sam Jaeger : Mark Tuello
Nina Kiri : Alma
Bahia Watson : Brianna
Mckenna Grace : Esther Keyes
Zawe Ashton : Oona
Reed Birney : le loyaliste de Guiléad
Stephen Kunken : Commandant Warren Putnam
Ever Carradine : Naomi Putnam
Jordana Blake : Hannah Osborne
Kristen Gutoskie : Beth
Sugenja Sri : Sienna
 
Mon avis :
 Et ma montagne accoucha d’une souris… bon, enfin, par montagne, cela serait peut-être exagérer fortement la chose puisque si The Handmaid's Tale possédait un postulat de départ pour le moins intéressant et que ses deux premières saisons pouvaient être qualifier de bonnes, pour ne pas dire très bonnes – je pense particulièrement à la seconde – dès la troisième saison, trop moyenne pour être honnête et scénaristiquement bancale, on avait compris que la série tirée du roman éponyme de Margaret Atwood partait un peu en cacahouète. Quand a la souris, eh bien, disons que, là aussi, j’exagère peut-être un peu aussi la chose puisque si, en effet, la première partie de cette quatrième saison n’est qu’une lente purge sans grand intérêt où les quelques protagonistes que l’on nous présente à l’écran ne cessent d’errer, sans but véritable dans la campagne et les cités désolées du nord-est de l’Amérique, la seconde partie, elle, est nettement plus aboutie et réussi, alors qu’on n’y croyait plus du tout, a sauver les meubles… Curieusement, ou pas, c’est lorsque June, après tant d’errances qui faisaient, la plupart du temps, sombrer le spectateur dans le sommeil, franchit enfin les frontières canadiennes, que les choses sérieuses débutent enfin et que, scénaristiquement, ce n’est plus qu’une lente montée en avant, qualitativement parlant, ce, jusqu’à un final pour le moins jouissif qui laissera sur le carreau un des protagonistes majeurs de la saga. Dommage que, pour en arriver là, il ait fallut se coltiner une première partie de saison poussive et sans intérêt, que la plupart des protagonistes importants se contentent de jouer les utilités et que June, toujours aussi omniprésente, en soit devenu si pénible et détestable – ce qui est toujours un souci pour un personnage principal… Mais bon, le final de cette quatrième saison est bon, très bon, et laisse ouvert tout un tas de pistes intéressantes pour la suite, en espérant, tout de même, que les auteurs modifient un peu les gros défauts d’une série qui avait si bien démarrée et qui s’est un peu perdu, en court de route, pour notre plus grand déplaisir…
 

Points Positifs
 :
- Une seconde partie de saison que l’on peut qualifier sans problème d’excellente et qui se conclut en beauté par un dernier épisode tout bonnement exceptionnel. Bien évidement, c’est une fois que June passe la frontière canadienne que les choses commencent à devenir intéressantes et toute cette partie, où elle retrouve ses proches, ses amis, et qui se conclut par la mise à mort d’un protagoniste majeur de la saga sauve un peu les meubles.
- Mine de rien, psychologiquement parlant, The Handmaid's Tale est une œuvre plutôt intelligente et le traumatisme des divers protagonistes – servantes et autres – qui ont dut subir l’esclavage sexuel de la théocratie américaine, est plutôt bien représenté par le biais de ces jeunes femmes qui sont complètement brisées, mentalement parlants…
- Comme je le dis à chaque fois, esthétiquement, il n’y a rien à redire, The Handmaid's Tale est une série magnifique visuellement parlant, ce, que ce soit au niveau des décors, des costumes, des jeux de lumière, etc.

Points Négatifs :
- Une première partie de saison totalement indigne ! Ainsi, pendant cinq longs, très longs épisodes, le spectateur s’ennui ferme devant cette fuite en avant sans le moindre intérêt de June et ses compagnes qui passent leur temps à courir les champs, se faire capturer, s’évader, s’arrêtent le temps d’un épisode quelque part avant de partir à nouveau… Bref, une belle purge des familles !
- Dans la saison précédente, June était déjà devenu un personnage pour le moins détestable, égocentrique, imbu d’elle-même, mais ici, force est de constater que c’est encore pire. Alors certes, on peut comprendre de tels changements, au vu de tout ce qui lui est arrivé, mais bon, au bout d’un moment, c’est un peu pénible, surtout que celle-ci est toujours mise en avant, ce, au détriment des autres protagonistes…
- Une fois de plus, il n’y en a que pour June, ou presque, du coup, tout un tas de personnages intéressants comme Moira, Luke ou Emily jouent presque les utilités pendant une bonne partie de la saison.
- En toute sincérité, vu la justice expéditive de Gilead, on se demande comment June et compagnie n’aient pas finit sur le mur depuis belle lurette ?!

Ma note : 7/10