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mardi 27 juin 2023

Mes Vrais Enfants


Mes Vrais Enfants
 
Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l'une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n'a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous... Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l'âge nucléaire ou ceux de l'âge du progrès ? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l'Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.
 

Mes Vrais Enfants
Auteur : Jo Walton
Type d'ouvrage : Romance, Uchronie
Première Parution : 20 septembre 2014
Edition Française : 04 avril 2019
Titre en vo : My Real Children
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Florence Dolisi
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 432
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques jours, j’avais eu l’occasion de vous parler de Pierre-de-Vie, un ouvrage d’une autrice britannique du nom de Jo Walton et qui, malgré un postulat de départ pour le moins intéressant, m’avait laissé, au final, avec une impression mi-figue, mi-raisin. Bref, après un tel résultat, j’aurais put parfaitement abandonner les frais et passer à autre chose, après tout, la chose aurait été logique, cependant, comme j’étais plutôt emballer par le début de Pierre-de-Vie, je m’étais laisser tenter par un autre roman de Jo Walton, Mes Vrais Enfants, dont le postulat, lui aussi, avait éveiller ma curiosité… De quoi laisser une seconde chance à l’autrice ? Ma foi, pourquoi pas, or, après lecture de la chose, cette fois ci, la messe est dite et je ne tomberais plus dans le panneau ! Pourtant, comme je l’ai souligné, le postulat de départ de Mes Vrais Enfants était plutôt accrocheur : une femme agé, proche de la mort, se rend compte qu’elle se souvient de deux vies parfaitement différentes et, accessoirement, de deux mondes qui, eux aussi, ont divergé à un moment donné. Quelle est la véritable vie de Patricia Cowan, quels sont ses vrais enfants, quel monde est réel ? Questions pour le moins pertinentes que le lecteur peut se poser d’entrée de jeu, à moins qu’il se dise que ce choix initial – épouser ou non le fameux Mark – n’à accoucher que de deux mondes parallèles, bien entendu… Je ne vous le cache pas, le début est bon, franchement bon même et il est plutôt agréable de suivre, en parallèle, l’évolution de la vie des deux Patricia, de découvrir, pages après pages, chapitres après chapitres, comment un simple choix peut accoucher de deux vies aussi différentes – d’ailleurs, cela nous amène à nous poser des questions sur notre propre passé et sur les conséquences de certains choix que nous avons, nous même, put faire au cours de notre vie. Hélas, mille fois hélas, comme cela déjà été le cas avec Pierre-de-Vie, toute les meilleures intentions du monde ne suffisent pas et Jo Walton retombe allègrement dans ses travers en nous proposant un récit qui est loin, mais alors très loin de ce que l’on était en droit d’attendre initialement. Il faut dire que, très rapidement, j’ai été lassé par les vies des deux Patricia, des vies d’une banalité affligeante, où il ne se passe pas grand-chose d’époustouflant si ce n’est des naissances, des rencontres, des histoires d’amour, d’amitié… Bref, la vie de tout à chacun avec ses hauts et ses bas. Le problème c’est que, narré par quelqu’un d’autre, peut-être que Mes Vrais Enfants aurait été mieux maitrisé, plus passionnant, mais ici, sincèrement, ce n’est pas le cas et, lorsque survient la fin et que l’héroïne se retrouve, à nouveau, devant ce fameux choix initial, je me suis dit : tout ça pour ça !? Bon, je le reconnais, je suis peut-être dur vis-à-vis de Jo Walton et peut-être que l’explication la plus simple et que je suis trop agé pour ce genre de récits ou que ces histoires d’amour qui vont émoustiller les adolescents me laissent froid ? Quoi qu’il en soit, j’abandonne définitivement les frais et je passerais donc mon chemin pour ce qui est des autres œuvres de cette autrice. Le regretterais-je, mon choix aura-t-il des conséquences importantes, y compris sur le monde ? Ma foi, je ne le pense nullement…
 

Points Positifs
 :
- Un postulat de départ plutôt intéressant et prometteur où l’on suit, en parallèle, les deux vies de Patricia, deux vies dont elle se souvient, alors qu’elle est proche de la mort, et qui sont fort dissemblables.
- S’il y a bien une chose que l’on ne peut enlever à Jo Walton, c’est que celle-ci a de bonnes idées lorsqu’elle débute un roman – dommage qu’elle les exploite mal mais ceci est une autre histoire…
- Un ouvrage qui nous amène à nous poser des questions sur nous-mêmes, sur nos choix, sur ce qu’aurait put être notre vie si nous avions pris d’autres décisions.
 
Points Négatifs :
- Comme il est de coutume avec Jo Walton, celle-ci a de bonnes idées, le début est pas mal et puis, assez rapidement, on commence à s’ennuyer, on se demande pourquoi l’autrice n’arrive pas à exploiter convenablement ses idées et la fin, fatalement, est décevante…
- On à tout de même beaucoup de mal à croire que le simple choix d’épouser ou non le fameux Mark accouche de deux mondes aussi différents.
- Je n’ai rien contre les romans qui narrent des événements de la vie réelle, mais bon, on était en droit d’attendre quelque chose d’un peu plus sexy que ses banalités à n’en plus finir !
- Je suis probablement trop vieux pour ces amourettes dignes des romans d’ados…
 
Ma note : 6/10

J'accuse


J'accuse
 
En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français de confession juive, est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l'Allemagne. Le commandant Marie-Georges Picquart, promu lieutenant-colonel et chef du deuxième Bureau, découvre que le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy est le véritable espion pour l'Allemagne et que son propre adjoint, Hubert Henry, sait que le véritable traître n'est pas Dreyfus mais Esterhazy, surnommé Dubois. Par devoir et sens de l'honneur, Picquart refuse d'obéir à ses chefs qui lui ordonnent d'étouffer l'affaire. Il est menacé, arrêté, emprisonné, mais persiste jusqu'à ce que la vérité éclate et que Dreyfus soit libéré et réhabilité. Pendant douze ans, cette affaire déchire la France de la Troisième République et fait scandale dans le monde entier.
 

J'accuse
Réalisation : Roman Polanski
Scénario : Robert Harris, Roman Polanski
Musique : Alexandre Desplat
Production : Légende Films, Gaumont, France 2 Cinéma, Rai Cinema
Genre : Drame Historique
Titre en vo : J'accuse
Pays d'origine : France, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 21 novembre 2019
Durée : 132 mn
 
Casting :
Jean Dujardin : Commandant puis lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart
Louis Garrel : Capitaine Alfred Dreyfus
Emmanuelle Seigner : Pauline Monnier
Grégory Gadebois : Commandant Hubert Henry
Hervé Pierre : Général Charles-Arthur Gonse
Wladimir Yordanoff : Général Auguste Mercier
Didier Sandre : Général Raoul Le Mouton de Boisdeffre
Melvil Poupaud : Me Fernand Labori, avocat d'Émile Zola au civil, puis du capitaine Dreyfus devant le 2e conseil de guerre
Éric Ruf : colonel Jean Sandherr
Mathieu Amalric : Alphonse Bertillon, expert graphologue
Laurent Stocker : Général Georges-Gabriel de Pellieux
Paulo Henrique : Capitaine d'état-major
Vincent Perez : Me Louis Leblois, ami de jeunesse du lieutenant-colonel Picquart
Michel Vuillermoz : Lieutenant-colonel Armand du Paty de Clam
Vincent Grass : Général Jean-Baptiste Billot
Denis Podalydès : Me Edgar Demange, avocat du capitaine Dreyfus devant les 1er et 2e conseils de guerre
Damien Bonnard : commissaire Jean-Alfred Desvernine, de la Sûreté
Laurent Natrella : Commandant Ferdinand Walsin Esterhazy
Kevin Garnichat : Capitaine Jules Lauth
Bruno Raffaelli : juge Delegorgue
Vincent de Bouard : Gribelin
Stefan Godin : Général Darras
Pierre Poirot : greffier Vallecalle
Luca Barbareschi : Philippe Monnier
Mohammed Lakhdar-Hamina : Bachir
Philippe Magnan : procureur Brisset, président du 1er conseil de guerre
Pierre Forest : le colonel Morel
Jeanne Rosa : Martha Leblois
Benoît Allemane : Georges Charpentier, éditeur d'Émile Zola
Gérard Chaillou : Georges Clemenceau, éditorialiste à L'Aurore
André Marcon : Émile Zola
Nicolas Bridet : Mathieu Dreyfus
Swan Starosta : Lucie Dreyfus
Luce Mouchel : Madame Sandherr
Nicolas Wanczycki : Foucault
Pierre Aussedat : Colonel arrêtant Picquart
Jean-Marie Frin : Président du jury
Jean-Marie Lecoq : Médecin du duel
Thierry Gimenez : Colonel Jouaust
Frédéric Épaud : Officier artillerie
Clément Jacqmin : Journaliste Santé
Fabrice Firmin : Alexandre Perrenx
Roman Polanski : un académicien
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, il est impossible de vous proposer la critique de J’accuse, un des tout derniers films en date du sieur Roman Polanski, en occultant l’immense polémique qui à entouré ce long métrage lors de sa sortie, en 2019, puis dans les mois qui suivirent. Bien entendu, j’aurais préféré en faire abstraction, littéralement, cependant, dans le cas de Polanski, ce n’est pas possible et, pour cela, quelque part, il n’a pas fallut que les féministes post-Me Too se réveillent pour cela, non, cela fait bien longtemps, trop longtemps même, que le ver est dans le fruit… En fait, quelque part, ce n’est même pas la faute de Roman Polanski, même si, au début des années 70, il a bel et bien sodomisé une gamine de treize ans ! Non, les coupables car ils sont nombreux, c’est, quelque part, la justice américaine qui n’a pas sut prendre en compte que ce dernier pouvait fuir puis la France qui a finit par l’accueillir et dont ses politiques et son intelligentsia médiatique l’ont protégé pendant des décennies. Après, que dire… un demi-siècle s’est écoulé depuis l’affaire, les deux partis se sont mis d’accord depuis des lustres et Polanski, au fil du temps, a sortit de multiples films dont, certains, rappelant que le bougre est terriblement doué, sont, incontestablement, de très bons films ! Ne faut-il pas les voir ? Sous quel prétexte ? Si l’on devait chercher toutes les vieilles histoires des acteurs, chanteurs, sportifs et autres politiques, il ne resterait plus grand monde, c’est un fait, alors, faire comme beaucoup et séparer l’homme de l’artiste ? Ma foi, pourquoi pas – et je ne suis pas un grand fan de Polanski, l’individu, loin de là… Car bon, comment dire, a un moment donné, c’est probablement ce qu’il faut faire et, justement, alors que cette critique est débutée depuis pas mal de temps, je n’ai toujours pas parlé de ce film ! Alors, quid, donc, de J’accuse ? Eh bien, comment dire… incontestablement, nous avons affaire à un long métrage intéressant et qui remet de fort belle façon en lumière cette fameuse et tristement Affaire Dreyfus qui aura polluée la fin du dix-neuvième siècle en France : pour rappel, un homme, un militaire, le capitaine Alfred Dreyfus, est accusé de trahison et d’intelligence avec l’ennemi, c’est-à-dire, l’Allemagne. Déporté et emprisonné pendant des années à l’île du Diable, celui-ci ne tombera pas dans l’oubli puisque, dans l’Hexagone, des hommes, convaincus de son innocence, vont tout faire pour le libérer ce qui va déchainer des passions dans une société pour le moins antisémite… Naturellement, voilà la trame de fond de ce film dont le nom, bien entendu, renvoi au célèbre article d’Emile Zola dans L’Aurore – ce qui valut au romancier bien des déboires – cependant, ici, la lumière est faite sur un homme, le Lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart, interprété par un Jean Dujardin inspiré, qui va, au fil des mois puis des années, enquêter sur cette affaire et faire éclater la vérité. Servi par un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles, J’accuse est donc un film qui, sous le couvert du divertissement, nous permet de revenir sur cette sombre période de l’Histoire française et, sur ce point, il n’y a rien à redire : les faits historiques sont parfaitement retranscrits à l’écran et si certains peuvent trouver singulier qu’Alfred Dreyfus n’apparaisse guère à l’écran, quelque part, c’est plutôt normal vu que celui-ci était, pour rappel, déporté dans une île au beau milieu de nulle part… Après, malgré son coté instructif qui peut être passionnant par moments – pour peu que l’on s’intéresse à l’Histoire, bien entendu – J’accuse peut-il être qualifier de grand film et mérite-t-il toutes les récompenses qu’il a obtenu ? En toute sincérité, je ne le pense pas : Roman Polanski a déjà fait bien mieux auparavant, c’est un fait, cependant, au vu de l’importance du sujet, il était peut-être difficile de faire un chef d’œuvre… Bref, vous l’avez compris, j’ai été plutôt conquis par ce film et ne serais-ce que pour son coté fort instructif, son casting et le rappel de cette fameuse affaire qui défraya tant la chronique il y a plus d’un siècle, je pense que le jeu en vaut la chandelle. Après, il y a la polémique, bien entendu, mais bon, là, nous abordons un sujet qui, finalement, n’a pas sa place ici…
 

Points Positifs
 :
- Si J’accuse n’est pas la première œuvre de fiction à traiter de l’Affaire Dreyfus, il en est, incontestablement, la meilleure, est de loin ! Ainsi, si vous connaissez un tant soit peu ce scandale d’état qui, à la fin du dix-neuvième siècle, défraya la chronique, je pense ne pas me tromper en affirmant que vous serez rapidement captivés par un scénario qui va vous tenir en haleine du début à la fin.
- Plutôt que de mettre l’accent sur Alfred Dreyfus, la lumière est faite sur un protagoniste plus obscur, le Lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart, cependant, celui-ci est d’une importance capitale dans l’Affaire puisque, principalement, c’est grâce à lui que la vérité a finit par éclatée au grand jour.
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles, avec, en tête d’affiche, Jean Dujardin, bien entendu, mais aussi, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Wladimir Yordanoff, Melvil Poupaud, Mathieu Amalric, Vincent Perez et Denis Podalydès.
- Une reconstitution historique de qualité et sur laquelle il n’y a rien à redire.
- Un rappel intéressant sur l’antisémitisme de la société française de la fin du dix-neuvième siècle – même si notre époque, malheureusement, l’est, quelque part, tout autant…
 
Points Négatifs :
- Même si J’accuse est un bon film, ce n’est pas non plus un grand film, il faut le reconnaitre une bonne fois pour toutes.
- Roman Polanski oblige, il est difficile, tout de même, de séparer l’homme de son œuvre et le pire, finalement, c’est que celui-ci a eut le culot de se comparer à Alfred Dreyfus !
- Féministe post-Me Too, gauchiste assumé, membre de la Nupes, lecteurs de Libération ou du Monde, fan de Mediapart, naturellement, vous allez détester ce film… et n’oublions pas, également, ceux qui le jetteront au bucher sous le prétexte que Polanski est juif…
 
Ma note : 7,5/10

Dragon Ball – Tome 25


Dragon Ball – Tome 25
 
Bulma appelle Krillin à Kamé house pour lui dire de regarder les informations. Toutes les chaînes diffusent le même drame : à Ginger Town, les 15000 habitants ont disparu et il ne reste plus dans les rues que leurs vêtements, comme si leurs corps s’étaient évaporés. Il ne s’agit pas de l’œuvre des cyborgs, mais Bulma est persuadée que cela a un rapport avec la machine à voyager dans le temps qu’elle construira pour Trunks dans le futur. Au sanctuaire, le Tout-puissant observe les événements de Ginger Town : le responsable est un monstre qui absorbe littéralement le corps des gens. Comprenant que cette nouvelle créature est beaucoup trop forte, encore plus que les cyborgs, le Tout-puissant accepte la proposition que Piccolo était venue lui faire, à savoir fusionner avec lui pour ne faire plus qu’un comme à l’origine. Piccolo absorbe donc son alter-ego et part immédiatement faire face à la créature. Cette dernière possède un mélange des auras de Piccolo, de Freezer, du père de ce dernier, de Végéta et de Goku... Rien d’étonnant : le monstre, qui se présente sous le nom de Cell, est une création génétique du docteur Gero réalisée à partir de l’ADN de tous ces combattants ! Des années durant après la mort du scientifique, l’ordinateur du laboratoire de Gero a continué à développer ce monstre qui ne sera terminé que longtemps dans le futur. Bulma avait donc raison : Cell a utilisé la machine à voyager dans le temps pour revenir dans le passé à cette époque où il n’est encore qu’un embryon dans le laboratoire secret et où le docteur Gero vient juste d’être tué. Et il y a une bonne raison à cela, car en absorbant le corps des cyborgs C-17 et C-18, qui n’existent plus dans le futur, Cell compte devenir un être parfait, tellement puissant que tous les guerriers de la Terre réunis ne pourront plus rien contre lui...
 

Dragon Ball – Tome 25
Scénariste : Akira Toriyama
Dessinateur : Akira Toriyama
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Aventure, Action
Titre en vo : Doragon Bōru vol. 25
Parution en vo : 08 mars 1991
Parution en vf : 20 mai 2013
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 228
 
Mon avis :
 Même si nous sommes loin de la fraicheur des débuts et même si, indéniablement, la saga qui aura plus marquer les lecteurs aura été celle des Saiyans, comment ne pas reconnaitre que le Cycle de Cell – également nommé celui des Cyborgs – est un des tous meilleurs de ce manga culte qu’est Dragon Ball ? Il faut dire que si, effectivement, le sieur Akira Toriyama ne démord pas de ses habituelles trames scénaristiques, c’est-à-dire, mettre en opposition ses héros face a des adversaires de plus en plus puissants, pour une fois, la donne est un peu modifiée et, quelque part, c’est plutôt une bonne chose… Ainsi, dans cet arc narratif, si Goku brille par sa quasi-absence – comme il est de coutume avant qu’il ne vienne sauver les miches de ses compagnons – force est de constater que le lecteur va de surprises en surprises et que, entre des adversaires qui ne cessent de changer – pour rappel, tout cela débute avec l’arrivée de Freezer et de son père, puis, c’est au tour d’une première fournée de cyborgs avant que n’apparaissent les charismatiques C-16, C-17 et C-18 – et que l’on se rende compte que, finalement, c’est Cell le nouveau grand méchant de la mort qui tue, sans oublier, bien entendu, le fait que, pour une fois, quasiment chaque compagnon de Goku a droit à son moment de gloire et que, ma foi, cela fait tout de même plaisir de voir Ten-Shin-Han dans un rôle plus actif, ce qui ne lui arrivait plus depuis des lustres, il y a vraiment de quoi passer un bon moment à la lecture de ce vingt-cinquième volume de Dragon Ball ! Un volet où, accessoirement, Piccolo occupe le devant de la scène, un Piccolo plus puissant que jamais et qui tient la dragée haute à Cell et C-17 : ma foi, appréciant fortement le personnage, cela m’a fait plaisir ! Bref, vous l’avez compris, sans être le meilleur volet de la saga, il ne faut pas exagérer, ce vingt-cinquième tome de Dragon Ball confirme tout le bien que l’on peut penser de l’arc Cell. Ici, Akira Toriyama est encore bien inspirée et nous propose de très bonnes choses, ce qui, malheureusement, ne sera plus vraiment le cas par la suite, mais bon, ceci est une autre histoire et nous avons encore le temps de l’aborder…
 

Points Positifs
 :
- La confirmation que l’arc narratif de Cell est un des tous meilleurs de la saga. Il faut dire qu’après des débuts en fanfare et franchement étonnants, le mangaka poursuit sur sa lancée et s’en donne à cœur joie, multipliant les surprises en changeant d’opposant principal comme de chemise et en remettant en avant des protagonistes qui étaient mis de coté depuis bien trop longtemps !
- Cell arrive enfin et, ma foi, voilà un protagoniste qui en jette avec son apparence insectoide.
- Le retour en grâce de Piccolo qui est devenu plus puissant que jamais et qui tient la dragée haute à Cell mais aussi à C-17. De quoi faire plaisir aux fans du Namek !
- Pour ce qui est des dessins, force est de constater que le sieur Akira Toriyama n’a jamais aussi bien dessiner : bien entendu, on connait son talent depuis les débuts du manga, de même, au fil des tomes, celui-ci s’était affiné, mais ici, que dire si ce n’est que, entre des décors omniprésents et travaillés – chose absente dans bon nombre de mangas modernes – et certaines planches magnifiques, il y a de quoi satisfaire nos yeux !
- Naturellement, ceux qui, comme moi, ont connu Dragon Ball par le biais de son adaptation animé dans les années 80 seront conquis par les aventures de Goku et compagnie.

Points Négatifs :
- Une fois de plus, on peut être dubitatif devant cette éternelle montée en puissance des protagonistes, surtout que celle-ci survient très rapidement.
- Et on se coltine encore un grand méchant qui change d’apparence à chaque fois qu’il gagne des pouvoirs… Cela sent du déjà-vu…

Ma note : 8/10

vendredi 23 juin 2023

Pierre-de-Vie


Pierre-de-Vie
 
Applekirk est un village rural situé dans les Marches, la région centrale d’un monde où le temps ne s’écoule pas à la même vitesse selon que l’on se trouve à l’est – où la magie est très puissante et où vivent les dieux – ou à l’ouest – où la magie est totalement absente. C’est la fin de l’été, et la vie s’écoule paisiblement pour les villageois. Mais le manoir va être mis sens dessus dessous par le retour de Hanethe, qui fut autrefois la maîtresse des lieux. Partie en Orient, elle y est restée quelques dizaines d’années. Mais, plus à l’ouest, à Applekirk, plusieurs générations se sont succédé. Ayant provoqué la colère d’Agdisdis, la déesse du mariage, Hanethe la fuit. Mais Agdisdis est bien décidée à se venger.
 

Pierre-de-Vie
Auteur : Jo Walton
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 10 mai 2009
Edition Française : 07 octobre 2021
Titre en vo : Lifelode
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Florence Dolisi
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 432
 
Mon avis :
 Romancière britannique qui commence à avoir un certain succès en France depuis quelques années, Jo Walton était, à mes yeux, il y a encore pas si longtemps, une parfaite inconnue. D’ailleurs, n’aurait été la magnifique couverture de cette édition poche de son roman Pierre-de-Vie et je pense ne pas me tromper en affirmant que celle-ci aurait continué à l’être… Car oui, les raisons de découvrir un ouvrage sont multiples et, parmi celles-ci, une belle couverture, ma foi, cela peut attirer le regard, surtout quand le résumé, lui, a de quoi éveiller ma curiosité : un monde où, selon le lieu où l’on se trouve, le temps s’écoule différemment, ma foi, cela a de quoi titiller mon intérêt ! Pourtant, après lecture de la chose, disons que mon opinion vis-à-vis de ce roman est pour le moins mitigée… Ainsi, malgré un postulat de départ pour le moins intéressant et qui, ma foi, me semblait fort prometteur, malgré un style d’écriture conventionnel, certes, mais plaisant, je me suis rendu compte, assez rapidement, que si Jo Walton était capable de nous pondre de bonnes voir de très bonnes idées, la romancière aura eu nettement plus de mal à les exploiter convenablement. Ainsi, prenons donc l’intrigue en elle-même : une aïeule qui revient dans son manoir d'origine porteuse d'un secret et persécutée pour un acte commis envers une déesse en d'autres terres… ma foi, disons que cela laisse présager que celui-ci est, pour le moins, important, or, comment ne pas être pantois devant la minceur de son contenu… A cela, on ajoute une banale histoire de jalousie puisque, alors que la dite-aïeule arrive dans les lieux, un jeune homme, savant, curieux, épris de savoirs mais aussi et surtout de la gente féminine, vient semer la zizanie au sein d’une maisonnée où, pourtant, tout le monde couche avec tout le monde y compris avec des étrangers… Bref, de quoi être dubitatif ! Du coup, il apparait que, sans être un mauvais roman, loin de moi une telle affirmation, Pierre-de-Vie apparait comme étant une œuvre qui brille particulièrement par son univers que l’on peut qualifier sans peine de riche et original mais qui se perd rapidement dans des intrigues sans grand intérêt et qui sont loin, très loin même, de tenir leurs promesses. Dommage, fort dommage même car j’attendais nettement plus de ce roman…
 

Points Positifs
 :
- Un univers riche et original : ainsi, dans ce monde pour le moins singulier, le temps s’écoule différemment suivant les lieux où l’on se trouve ce qui rends les voyages pour les moins complexes, surtout lorsque les dits voyageurs reviennent chez eux. De même, ici, les Dieux marchent parmi les hommes et son loin d’être de simples figures abstraites…
- Même si l’intrigue de Pierre-de-Vie finit par décevoir, celle-ci n’est pas déplaisante et se laisse lire, surtout qu’il y a tout de même quelques bonnes idées.
- Sans être d’une franche originalité, certains protagonistes sont plutôt attachants.
- La couverture de cette édition poche est pour le moins magnifique.
 
Points Négatifs :
- Une intrigue terriblement décevante et qui ne tient pas ses promesses. Malheureusement, malgré un postulat de départ intéressant et un univers plutôt riche, l’autrice se contente de nous proposer un scénario sans surprise qui tombe dans la facilité et qui préfère mettre l’accent sur des histoires de jalousie qu’autre chose.
- D’ailleurs, sur ce point, on a tout de même du mal à saisir la jalousie de ces deux femmes alors que, dans cette demeure pour le moins singulière, il est de coutume de coucher avec tout le monde y compris le premier venu ?!
- Le fameux secret de l’aïeule : on s’attend a un gros truc et, finalement, comment dire, bah, c’est un peu bof !
 
Ma note : 7/10

dimanche 18 juin 2023

The Last of Us – Saison 1


The Last of Us – Saison 1
 
En 1968, les épidémiologistes Newman et Schoenheiss discutent du potentiel d'une pandémie mondiale. Newman suggère que les champignons sont une grave menace étant donné le manque de traitement préventif ou de guérison. Schoenheiss souligne l'impossibilité d'une infection fongique chez l'homme en raison de l'incapacité des champignons à survivre à la chaleur corporelle. Newman est d'accord mais note que les champignons pourraient évoluer pour surmonter cette faiblesse à mesure que le monde se réchauffe, auquel cas l'humanité ne survivrait pas. En 2003, à Austin, Sarah, 14 ans, est réveillée en pleine nuit et découvre ses voisins attaqués par une créature, une femme âgée autrefois sénile. Le père de Sarah, Joel, revient avec son frère Tommy et tue la créature. Alors que Joel, Tommy et Sarah fuient à travers la foule, les débris d'un avion écrasé renversent le camion de Tommy. Joel essaie de courir avec Sarah mais est acculé par un soldat, qui leur tire dessus. Tommy tue le soldat, mais Sarah est mortellement blessée et meurt dans les bras de Joel. Vingt ans plus tard, en 2023, après que la pandémie mondiale des champignons Cordyceps a détruit la civilisation humaine, Joel vit dans une zone de quarantaine militaire à Boston gérée par la FEDRA. Lui et sa partenaire Tess s'adonnent à la contrebande. Joel envisage de partir pour le Wyoming à la recherche de Tommy, avec qui il a perdu le contact. Ellie, quatorze ans, est détenue par les Lucioles, un groupe de résistance contre la FEDRA. Leur chef, Marlene, révèle qu'elle a placé Ellie à l'école militaire FEDRA lorsqu'elle était enfant pour sa protection, mais prévoit maintenant de la transporter vers l'ouest. Joel et Tess achètent une batterie de voiture à Robert mais se font doubler lorsqu'elle est vendue aux Lucioles. Ils découvrent que l'accord a mal tourné, laissant Robert et la plupart des Lucioles morts. Marlene supplie Joel et Tess d'emmener Ellie au Capitole de l'État du Massachusetts en échange de fournitures ; Joel et Tess acceptent.
 

The Last of Us – Saison 1
Réalisation : Neil Druckmann, Craig Mazin
Scénario : Neil Druckmann et Craig Mazin, d'après The Last of Us de Neil Druckmann et Bruce Straley
Musique : Gustavo Santaolalla, David Fleming
Production : Naughty Dog, PlayStation Productions, Sony Pictures Television
Genre : Drame, Horreur
Titre en vo : The Last of Us – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : HBO
Diffusion d’origine : 15 janvier 2023 – 12 mars 2023
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 9 x 57 minutes

Casting :
Pedro Pascal : Joel Miller
Bella Ramsey : Ellie Williams
Anna Torv : Theresa « Tess » Servopoulos
Gabriel Luna : Tommy Miller
Merle Dandridge : Marlene
Melanie Lynskey : Kathleen
Jeffrey Pierce : Perry
Nick Offerman : Bill
Murray Bartlett : Frank
Lamar Johnson : Henry
Kevonn Woodard : Sam
Rutina Wesley : Maria Miller
Graham Greene : Marlon
Elaine Miles : Florence
Storm Reid : Riley Abel
Scott Shepherd : David
Brendan Fletcher : Robert
Max Montesi : Lee
Nelson Leis : Josiah
Sonia Maria Chirila : Hannah
Ari Rombough : Joyce
Natasha Mumba : Kim Tembo
John Getz : Eldelstein
Nico Parker : Sarah Miller
John Hannah : Dr Neuman
Christopher Heyerdahl : Dr Schoenheiss
Josh Brener : le présentateur télé
Troy Baker : James
Ashley Johnson : Anna Williams
Laura Bailey : L'infirmière
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, je suis toujours terriblement méfiant vis-à-vis des adaptations vidéoludiques et il faut dire que, histoire d’aller dans mon sens, la plupart du temps, celles-ci sont au mieux, franchement moyennes, au pire, tout simplement catastrophiques. Pourtant, il peut arriver, parfois – même si la chose est rare – que l’on ait affaire à une véritable réussite, à une adaptation qui, sans atteindre l’excellence du matériel initial – mais c’est le lot, naturellement, des adaptations, tous genres confondus – n’en mérite pas moins le détour et peut être qualifié d’exception qui confirme la règle et vous l’avez compris, dans cette critique, c’est de ce genre d’œuvre dont je vais vous parler… Mais avant toute chose, remontons une décennie en arrière : nous sommes en 2013, la Playstation en est à sa troisième mouture et un studio américain, Naughty Dog, sous la houlette du sieur Neil Druckmann, va nous pondre le premier volet de ce qui va devenir une des meilleures franchises des dix années écoulées, je veux, bien entendu, parler de The Last of Us. Survival Horror se déroulant dans un monde post-apocalyptique, on aurait put penser, de prime abord, que The Last of Us ne serait qu’un énième titre du genre, or, en mettant en avant la relation entre ses deux protagonistes principaux, Joel et Ellie, en nous offrant une histoire à la fois touchante et tragique et en mettant l’accent sur des graphismes de toute beauté, les concepteurs du soft on non seulement vu juste mais, surtout, réussi leur pari, The Last of Us devenant immédiatement un classique absolu ! Sept années plus tard, en 2020 et en pleine crise Covid, un second volet, The Last of Us – Part 2, vint définitivement cloué le bec aux détracteurs de ce qui était désormais une franchise et cet épisode, tout aussi grandiose que son prédécesseur, connu, lui aussi un succès oh combien mérité… Et alors que les fans de la saga étaient en droit d’attendre un éventuel troisième volet qui pourrait venir conclure définitivement les aventures de la jeune Ellie, le sieur Druckmann surpris tout le monde en nous sortant une série, décision oh combien casse gueule puisque, comme je le soulignais en préambule de ma critique, ce genre d’adaptations ne sont guère synonymes de réussites, bien au contraire… Pourtant, vous l’avez compris, il n’en fut rien et, ma foi, fort heureusement pour les fans de The Last of Us qui ont eu droit, avec cette première saison, à une adaptation franchement réussie – malgré quelques différences mineures – du premier volet de la saga. Naturellement, ici, les moyens ont été mis par HBO et même si ce n’est pas vraiment une surprise – cela fait quelques années que le budget des séries est égal voir supérieur à celui des films – cela se voit à l’écran : l’univers du jeu est parfaitement retranscrit et ce monde post-apocalyptique est terriblement crédible. Ensuite, il y a le casting qui est indéniablement une belle réussite puisque l’on retrouve l’inusable Pedro Pascal – Narcos, Game of Thrones – dans le rôle de Joel et Bella Ramsey – Game of Thrones également – dans celui d’Ellie et même si certains ont pester quand au choix de cette dernière sous des prétextes fallacieux – trop moche, pas assez féminine – force est de constater que la jeune britannique s’en sort à merveille ! Mais la grande force de cette adaptation, c’est que, pour une fois, nous avons affaire à une œuvre qui respecte à merveille le matériau d’origine et, naturellement, le fait que Neil Druckmann soit aux manettes de celle-ci y est pour beaucoup. Alors bien entendu, on pourrait tout de même regretter que, quelque part, cette première saison de The Last of Us se contente de reprendre le premier volet du jeu – ce qui signifie que, dès la seconde, un des protagonistes principaux ne durera pas bien longtemps – et que le dernier épisode soit le plus frustrant : trop court, il est rapidement expédié et cette conclusion en devient le gros point négatif de cette saison. Mais bon, en dehors de ces deux défauts, tout le reste est bon, franchement bon même, alors, si vous êtes fan de The Last of Us, n’hésitez pas à vous plonger dans cette très bonne adaptation qui vous rappellera bien des souvenirs, et, si ce n’est pas le cas, vous pouvez franchir allègrement le pas et découvrir un univers et des protagonistes qui risquent de vous marquer !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente adaptation de ce qui est sans aucun doute une des meilleures sagas vidéoludiques de la décennie écoulée, je veux, bien entendu, parler de The Last of Us ! Très proche du matériel original malgré quelques différences mineures, cette première saison reprend l’intrigue du premier volet du chef d’œuvre de Neil Druckmann et comme celle-ci, à la base, était excellente…
- Un postulat post-apocalyptique qui pourrait sentir le réchauffé mais qui n’en fonctionne pas moins, surtout que, les causes de cette chute de la civilisation humaine – un champignon parasite qui transforme les humains en des espèces de mutants – est franchement original.
- Captivant de bout en bout, les neuf épisodes de The Last of Us se délectent avec plaisir, ce, que vous connaissiez le jeu ou pas. Il faut dire que le scénario initial avait placé la barre très haut et que celui-ci est retranscrit, dans les grandes lignes, ici de superbe manière.
- Si Pedro Pascal est tout bonnement excellent dans le rôle de Joel, celle qui marque vraiment les esprits, c’est, naturellement, la jeune Bella Ramsey qui, malgré de nombreuses critiques, est une très bonne Ellie !
- Photographie, décors, costumes… rien à redire, on sent que HBO a mis les moyens !
- Pour ce qui est de la bande originale, on retrouve le grand Gustavo Santaolalla qui était déjà aux manettes des jeux initiaux.
 
Points Négatifs :
- Un dernier épisode un peu décevant : non seulement il est trop court – c’est le plus court de la saison – mais en plus, il donne l’impression que tout cela est rapidement expédié, beaucoup trop même…
- Dans le même ordre d’idée, je trouve que cette première saison de The Last of Us aurait gagné à être plus longue.
- J’aurais bien aimé voir davantage les infectés…
- Ceux qui ne supportent pas Bella Ramsey pour des raisons oh combien contestables – son physique, en gros – vont bien entendu continuer à raller, mais bon, est-ce vraiment important ?

Ma note : 8/10