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jeudi 24 novembre 2022

Nou3


Nou3
 
Un homme assez costaud s'entraîne en courant sur un tapis roulant. Dans la trappe d'aération située juste à côté de lui, de petites lumières rouges sont à peine perceptibles. Dans la même maison, un peu plus loin, plusieurs types boivent une bière en regardant la télévision, tous portent une arme à feu. Les lumières rouges se font plus vives et attirent l'attention des hommes près de la cheminée... L'homme qui s'entrainait a un frisson qui lui parcourt l'échine. Il est persuadé que quelle chose cloche. Il saisit alors une arme et se dirige vers la porte de la pièce où se trouvent les autres. Soudain, une salve de balles abat sportif. Juste après de longs échanges de coups de feu, un type ouvre la porte arrière d'un camion et y fait rentrer les responsables de ce carnage, qui émettaient les fameuses lumières rouges tapies dans l'ombre. Il s'agit de trois soldats d’un nouveau type. Des chercheurs ont utilisé des animaux pour piloter des armures de combat et éviter ainsi les pertes humaines. Un chien, un chat et un lapin forment l’unité WE3. Celle-ci risque d’être prochainement fermée. C’est le souhait d'un politicien mais le docteur Berry, le cerveau des chercheurs, ne peut se contraindre à les voir mourir. Elle leur offre donc une porte de sortie. Mais à l’extérieur et sans contrôle humain, ils risquent d’être terriblement dangereux…
 

Nou3
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely
Encrage : Frank Quitely
Couleurs : Jamie Grant
Couverture : Frank Quitely
Genre : Science-Fiction
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : We3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juin 2005
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 08 juin 2012
Nombre de pages : 144
 
Liste des épisodes
We3 1-3
 
Mon avis :
 Plus de quinze ans, c’est le temps qui m’aura fallut pour, enfin, pourvoir lire cette œuvre culte pour beaucoup qu’est Nou3 (We3 en version originale, dommage que les éditions Urban Comics aient traduit le titre qui se suffisait a lui-même). Les aléas de la vie auront donc fait que je serais passé bien trop longtemps a coté de ce comic qui, lors de sa sortie en 2005, m’avait immédiatement tapé dans l’œil. Il faut dire que lorsque le duo magique, je veux bien évidement parler du scénariste Grant Morrison et du dessinateur Frank Quitely œuvrent de concert, le lecteur est toujours en droit d’attendre le meilleur : ainsi, entre New X-Men ou All-Star Superman, les deux compères nous ont livré a maintes reprises des œuvres marquantes au cours des deux dernières décennies. Ajoutons a cela le postulat de départ de Nou3, c’est-à-dire, ces trois animaux – un chien, un chat et un lapin – transformés en armes de guerre par les militaires suite a des expériences scientifiques et qui s’évadent afin de retrouver la liberté, bref, un beau petit plaidoyer contre l’expérimentation animale et un dessoudage en règle des traditionnels marchands de guerre, et l’on comprend, avant même la lecture de cette œuvre, que celle-ci sort décidément des sentiers battus et ne nous laissera pas indifférent. Et ici, sans la moindre surprise, c’est bel et bien le cas car oui, mille fois oui, Nou3 est une superbe mini-série (tout juste trois petits épisodes mais rallongés d’une dizaine de pages dans cette version) qui aura marqué son temps et qui fonctionne encore de fort belle manière aujourd’hui. Bien évidement, pour cela, il faut que le duo Morrison et Quitely fonctionne a plein régime et c’est bel et bien le cas, le premier faisant plutôt dans la sobriété narrative et ne cherchant pas la complication inutile, le second livrant une prestation… euh, comment dire… époustouflante ! Certes, Frank Quitely, son talent est connu depuis longtemps et il possède son petit lot d’inconditionnels dont je fais parti, mais dans Nou3, quelle claque visuelle a chaque page, et ce, grâce a un découpage des planches pour le moins audacieux et qui fourmille d’idées… quasiment lors de chaque cases ! Bref, vous l’avez compris, la lecture de Nou3 n’aura fait que confirmer tout le bien dit au sujet de ce comic depuis une décennie, c’est-à-dire, qu’il s’agit bel et bien d’un chef d’œuvre ; fable animalière, plaidoyer sans concessions contre l’expérimentation animale et porteur d’un antimilitarisme intelligent, Nou3, malgré une violence sans concession, n’en reste pas moins emprunt d’une certaine poésie et touchera indéniablement les plus sensibles d’entre nous. Culte ?! Indéniablement !
 

Points Positifs
 :
- Une œuvre qui ne laissera personne indifférent et qui pointe du doigt le lobby militaire, l’expérimentation animale et, dans un sens plus large, la manière dont nous usons et abusons de ces derniers.
- Comment ne pas s’attacher aux trois héros de l’histoire, ce chien, ce chat et ce lapin devenus malgré eux des machines à tuer mais qui n’ont qu’un seul souhait, être libres…
- Probablement l’œuvre la plus aboutit du duo Morrison/Quitely : le premier faisant dans la sobriété narrative afin d’aller a l’essentiel, le second atteignant des sommets artistiques tout bonnement somptueux !
- Justement, pour ce qui est de Frank Quitely, comment ne pas s’extasier devant le découpage hors-norme et audacieux des planches de Nou3 !? Le summum étant atteint, bien entendu, lors de la longue séquence de vignettes qui se succèdent sur plusieurs pages.
- Nou3 est d’une violence incroyable par moments, or, celle-ci ne dénote en aucune façon et n’est là que pour montrer ce que sont devenus nos trois sympathiques animaux, c’est-à-dire, des armes de destructions massives qui se retournent contre leurs créateurs… et c’est bien fait !
- Accessoirement, Nou3, malgré son coté anticipation indéniable, livre une bien triste vérité car depuis toujours, et encore de nos jours, l’homme use des animaux sur les champs de bataille…
 
Points Négatifs :
- S’il fallait vraiment trouver un défaut a Nou3, histoire de chipoter, c’est qu’il est… trop court ! Bah oui, je le croyais plus long ce comic…
- Pourquoi Urban Comics a traduit le titre ? We3 qui devient Nou3, mouais…
 
Ma note : 9/10

mardi 3 mai 2022

Flex Mentallo


Flex Mentallo
 
Flex Mentallo est un super héros assez atypique avec son apparence de culturiste de plage. Longtemps membre des Doom Patrol, il a vécu de nombreuses aventures et a même un jour croisé son créateur, l'auteur de comics Wally Sage. Ces derniers temps, des attentats à la bombe ont lieues un peu partout. Flex parvient à en annuler grâce à ses capacités hors normes mais lorsqu'il interroge la police, ceux-ci n'ont aucune idée des éventuels responsables. De son côté, Wally Sage n'a plus vraiment goût à la vie. Il commet l'irréparable en faisant une tentative de suicide. Alors que la vie s'échappe de lui, il est victime de délires et de visions. Il s'interroge notamment sur le rôle des super héros et sur la vision nostalgique qu'il a d'eux. Parallèlement à sa chute dans le néant, Wally croisera-t-il Flex dans son enquête ? Rien n'est sûr...
 

Flex Mentallo
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely
Encrage : Frank Quitely
Couleurs : Peter Doherty
Couverture : Frank Quitely
Genre : Super-héros
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Flex Mentallo
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Juin – Septembre 1996
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 11 janvier 2013
Nombre de pages : 144
 
Liste des épisodes
Flex Mentallo 1-4
 
Mon avis :
 Je ne sais pas si d’autres sont dans mon cas mais, que ce soit Grant Morrison ou Frank Quitely, la première fois que je les ai découvert œuvrant ensemble dans un comics, c’était sur New X-Men, au début des années 2000, un run qui aura marqué indéniablement la franchise tombée depuis, il faut le reconnaitre, en désuétude. Mais il faut dire qu’entre les scénarios diaboliques du sieur Morrison et le style si particulier de son comparse, depuis lors, toute œuvre où ces deux là travaillent main dans la main a le don de m’intéresser au plus haut point. Du coup, vous pouvez imaginez ma surprise lorsque, il y a quelques jours, je suis tombé sur ce Flex Mentallo, œuvre complètement inclassable et qui est bien au-delà du simple récit de super-héros. Pour la petite histoire, Flex Mentallo, individu bodybuildé inventé par Morrison au cours de son passage sur la Doom Patrol il y a de cela un quart de siècle environ est la première collaboration entre le scénariste et celui qui deviendra son dessinateur fétiche, celui qui saura retranscrire au mieux les délires du britannique, Frank Quitely. Bref, vous l’avez compris, ce comics commence a dater un peu, cependant, même s’il a un peu plus de vingt-cinq ans, la première chose qui saute aux yeux en parcourant ses pages, c’est qu’il a très bien vieilli, et ce, contrairement a 99% de la production de l’époque. La deuxième chose qui saute aux yeux au bout de quelques pages de lectures, c’est que Flex Mentallo n’est pas a mettre entre toutes les mains : véritable hommage de la part de Grant Morrison aux comics de son enfance et a ces fameux super-héros qui combattaient le mal avec le sourire, et ce, a une époque, les années 90, où la violence gratuite et la perte de valeurs était la norme dans le monde des comics, Flex Mentallo est donc une œuvre complexe, bourré de références et de multiples hommages – si vous en saisissez la moitié, c’est déjà pas mal – a des types costumés qui ont enchantés l’enfance du scénariste. Cependant, Flex Mentallo, c’est aussi une œuvre autobiographique où le scénariste se met en scène, dévoile ses doutes, ses peurs les plus profondes, ses difficultés à nouer des relations et où, dans une mise en abime impressionnante, réalité et fantasmes ne cessent de se mêler au point de rendre la lecture pour le moins ardue. Forcément, sans une connaissance de l’histoire des comics, sans un sacré bagage derrière soit, se perdre dans cette œuvre sera chose aisée et si jamais vous n’avez jamais lu le moindre récit superhéroique de votre vie, alors, sincèrement, n’essayez même pas de lire Flex Mentallo, vous n’y comprendrez strictement rien, ce qui, d’ailleurs, est normal. Véritable délire psychédélique, chef d’œuvre absolu, magnifique hommage a un âge d’or depuis longtemps oublié, Flex Mentallo est une œuvre rare, complexe mais qui vaut le coup qu’on s’y accroche ; Morrison, ici, est au firmament et Quitely fait une démonstration éclatante de son immense talent. Bref, un incontournable du genre, mais, bien entendu, réservé a un certain public uniquement qui saura l’apprécier a sa juste valeur…
 

Points Positifs
 :
- Sincèrement, j’ai rarement lu un truc aussi cintré, barré, complexe que ce Flex Mentallo mais le pire, c’est que ça marche.
- Un fort bel hommage à l’Age d’Or des comics et à une époque, depuis longtemps révolue, où les super-héros étaient souvent ridicules, affrontaient des adversaires encore plus ridicules qu’eux, où le manichéisme était roi mais où, il faut le reconnaitre, une certaine magie pouvait encore exister aux yeux des enfants.
- Un véritable récit autobiographique de la part de Grant Morrison qui nous dévoile là ses craintes d’une apocalypse nucléaire – chose que les plus jeunes n’ont pas connus mais que ceux de ma génération et les plus âgés se souviennent encore – ses difficultés relationnelles avec les gens, son amour immodéré pour les comics, son gout pour les paradis artificiels, etc.
- La mise en abime où réel et irréel ne cessent de se côtoyer au point que l’on ne sait plus qui est quoi.
- Références, hommages : celles-ci sont tellement nombreuses qu’il est impossible de toutes les saisir.
- Frank Quitely est égal à lui-même, c’est-à-dire, tout simplement parfait et démontre une fois de plus qu’il est le partenaire idéal de Grant Morrison.
- Un type bodybuildé portant un slip léopard ?! Et pourtant, malgré le coté ridicule de la chose, il est charismatique le bougre !
 
Points Négatifs :
- Flex Mentallo est une œuvre d’une complexité rare qui n’est pas destiné à tous les publics : pour en saisir toute la subtilité, pour l’apprécier a sa juste valeur, il faut posséder un certain bagage de connaissances du genre superhéroique – et encore, je suis persuader que je suis passé a coté de plein de choses.
- Justement, en plus de n’être pas destiné a tout le monde, Flex Mentallo est bigrement complexe a lire et nombreux seront ceux qui seront capables d’abandonner en court de route estimant que tout cela n’est qu’un délire egocentrique de l’auteur…
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 2 mai 2021

New X-Men – Planète X


New X-Men – Planète X

Lors d'une intervention dans l'espace, Wolverine reste sur le carreau. Alors que Cyclope et Fantomex ne savent plus où chercher, Jean est prête à partir de l'école des mutants pour le sauver. Seulement, quelque chose ne se passe pas comme prévu. Le professeur Xavier est en train d'utiliser Cerebra lorsque Xorn rentre et détruit la machine. Il ne s'arrête pas là et utilise son pouvoir pour que Charles retrouve son handicap, perdant ainsi ses jambes. Xorn n'est pas le professeur qu'il disait être. Sous la tête du robot se cache en réalité Magneto qui tient là l'occasion parfaite de prendre la tête du mouvement mutant. Simultanément, dans l'espace, Jean retrouve Wolverine coincé dans un astéroïde. Tous deux ignorent que sur Terre, la situation se détériore très vite et que Magneto est en train de vouloir faire un nouveau Génosha. Il est en train de réunir de plus en plus de monde autour de lui, car l'Humanité est sa cible...


New X-Men – Planète X
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Phil Jimenez, Marc Silvestri
Encrage : Andy Lanning, Simon Coleby, Batt, Joe Weems, Billy Tan, Eric Basaldua, Tim Townsend
Couleurs : Chris Chuckry, Steve Firchow, John Starr, Matt Milla, Beth Sotelo, Brian Buccelato, Frank D’Armata
Couverture : Marc Silvestri
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – Planet X
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Novembre 2003 – Mai 2004
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 11 juin 2014
Nombre de pages : 224

Liste des épisodes
Planet X – New X-Men 146-150
Here Comes Tomorrow – New X-Men 151-154

Mon avis : Quatrième et dernier volet de l’intégrale du cultissime run de Grant Morrison chez les X-Men – alors appelé New X-Men – ce Planète X conclu magistralement une série qui, depuis le départ du scénariste britannique, n’a plus jamais connu les sommets qui furent alors les siens. Il faut dire que la faute en incombe énormément à Marvel, les têtes pensantes de la Maison des Idées ayant tout fait, ensuite, pour saboter le travail de Morrison chez les X-Men ; ainsi, entre le retour au statu-quo qui suivit, l’abandon de pas mal de personnages ou leurs dénaturations, sans oublier, de façon accessoire, la mise en avant des Avengers et des séries qui leur sont liées par la suite, il est clair que depuis plus de dix ans, nos enfants de l’atome n’ont pas eu la tache aisée pour retrouver les sommets. La chose, bien sur, est fort dommageable, mais bon, heureusement qu’il existe de tels albums pour pouvoir se replonger dans une saga qui, indéniablement, aura marqué son époque… Et si jusque là, tout au long du run de Morrison, on frôlait par moments la perfection, ici, dans ce quatrième tome, le britannique va encore plus loin, poussant à la fois nos mutants et ses lecteurs dans leurs tous derniers retranchements, et je pèse mes mots. Car oui, d’entrée de jeu, en partant d’un postulat mille fois utilisé dans la série – une opposition X-Men/Magnéto – ce diable de Morrison réussi l’exploit de, non seulement, renouveler celle-ci, mais, qui plus est,  de nous offrir ce qui restera comme étant le plus aboutie, la plus marquante, la plus… réussie ! Alors bien sur, on sait, après coup, que ce n’était pas vraiment Magneto mais Xorn (les têtes pensantes de Marvel sont passés par la), d’ailleurs, le premier nommé se porte comme un charme ses temps ci et a même rejoint l’équipe de Cyclope, mais si l’on doit être totalement objectif, si l’on souhaite lire ce récit, ce fameux Planète X tel que Morrison l’a créer, alors oui, il s’agit bel et bien du Maitre du Magnétisme, d’un Erik Lehnsherr vieillissant, accessoirement drogué, potentiellement fou et – c’est là le coup de génie de Morrison – complètement décrédibiliser par une jeunesse mutante qui le vénère mais qui le préférait, finalement, mort. Bien entendu, Planète X est bourré de scènes fortes : Wolverine se doit de tuer Jean Grey pour que celle-ci ne souffre pas alors qu’ils foncent vers le Soleil, Magneto, complètement cintré, s’en prend a ses propres troupes et finit par tuer Jean Grey (encore) après un affrontement épique face aux X-Men, et, au final, finit décapiter par un Wolverine fou de douleur. Formidable hommage a la saga du Phénix Noir et a l’Age d’Or des X-Men, Planète X aura fait couler beaucoup d’encre lors de sa parution mais sincèrement, s’il y a bien une chose que l’on ne peut lui reprocher, c’est son immense qualité – et c’est quelqu’un qui estime que Magnéto aurait dut rejoindre les X-Men depuis des lustres qui le dit, bref, quelqu’un qui, a priori, ne partage pas la même vision du personnage que Morrison… Les choses, bien sur, auraient put en rester là or, Grant Morrison n’en avait pas tout à fait finit avec les X-Men puisque, avec Here Comes Tomorrow, voilà que non seulement, le britannique livre son hommage personnel a une autre saga culte des X-Men, Days of Future Past, mais aussi, en profite enfin pour tout expliquer sur les tenants et les aboutissements de son run. Quatre petits épisodes dessinés de main de maitre par un ancien taulier de la série, Marc Silvestri qui fut le dessinateur des X-Men période Claremont au court des années 80, quatre épisodes qui se déroulent dans le futur,  et où Morrison abat ses cartes, dévoilant l’identité de celui qui était derrière tous les événements de son run… Sublime ! C’est bien entendu fichtrement intéressant puisque tout est dévoilé – qui est Sublime, comment a-t-il fait pour que surviennent tous les événements subits par les X-Men, qu’est devenu Cassandra Nova, qui étaient les sœurs Cuckoos, quid du sort de Jean Grey/Phénix – mais, il faut le reconnaitre, pas évidant a lire tellement c’est complexe par moments… Quoi qu’il en soit, avec Planète X et Here Comes Tomorrow, Grant Morrison tire sa révérence de fort belle manière ; bien évidement, tout cela n’est pas toujours évidant a saisir et oui, on peut être d’accord ou pas sur certains choix du scénariste, mais s’il y a bien une chose que l’on ne peut lui enlever, c’est que son travail sur les X-Men aura marquer la série durablement, au point même que, depuis, celle-ci ne s’en soit jamais véritablement remis… dommage juste que Marvel ait tout fait, ensuite, pour saboter ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre.


Points Positifs :
- La double conclusion du run de Morrison chez les X-Men aura été à la hauteur de nos espérances et oui, si jusque là, on frôlait par moments la perfection scénaristique, ici, on atteint des sommets rarement atteints dans les comics de super-héros. Le britannique, fidèle a lui-même, bouscule les conventions, ose tuer des personnages majeurs, et réponde finalement a toutes les questions que l’on pouvait se poser depuis ses débuts dans la série. Du grand art !
- Planète X est sans contexte le plus grand affrontement entre les X-Men et Magneto, surtout en raison de la personnalité de celui-ci : vieillissant, visiblement hors du coup et incompris par une jeune génération qui le préférait mort (un beau symbole), drogué et sombrant peu à peu dans la folie. On peut ne pas être d’accord avec Morrison quand a sa vision du personnage qu’il a toujours estimé être du coté du mal, ce qui est mon cas (perso, j’ai toujours estimé que Magneto devait être du coté des bons), mais on peut malgré tout reconnaitre que son idée est géniale et que ce Magneto, a la fois grandiloquent et pathétique, marque les esprits.
- Que de scènes marquantes dans Planète X : entre Wolverine qui tue sa bien aimée Jean Grey afin de lui éviter de souffrir, Magneto qui s’en prend a ses propres troupes avant de tuer Jean Grey entretemps revenue a la vie, Wolverine, fou de rage, qui décapite celui-ci… Oui, on n’en sort pas indemne de cet affrontement apocalyptique.
- Here Comes Tomorrow est la conclusion parfaite du run de Morrison : se déroulant dans le futur, apparemment sans conséquences quand au reste, en fait, cette saga permet au scénariste de répondre a toutes les questions que l’on pouvait se poser depuis le début. Qui est véritablement Sublime ? Quel est sa responsabilité dans tout cela ? Qu’est devenue Cassandra Nova ? Qui étaient vraiment les Cuckoos ? On apprend pas mal de choses a la lecture de ces quatre épisodes et l’on est souvent surpris.
- Point de vu dessins, on est plus que bien servis avec Phil Jimenez sur Planète X et Marc Silvestri sur Here Comes Tomorrow.

Points Négatifs :
- Le principal reproche que l’on peut faire a Morrison, c’est que par moments, c’est un peu complexe et qu’il faut lire et relire certains dialogues pour tout saisir, surtout que souvent, il est fait références a des épisodes parus longtemps auparavant. D’ailleurs, quand on arrive a Here Comes Tomorrow, la difficulté monte d’un niveau et tout cela est parfois peu évidant a saisir.
- Quel dommage que Frank Quitely soit totalement absent aux dessins dans ce quatrième tome.
- Phil Jimenez est un bon dessinateur, j’en conviens, mais suivant l’encreur du moment, certaines cases sont un peu brouillonnes… ce qui est fort dommageable et, accessoirement, pas de sa faute.
- Un certain gout amer dans la bouche de se dire que Marvel, ensuite, a saboter le run de Morrison.

Ma note : 8,5/10

New X-Men – Un Vent de Révolte


New X-Men – Un Vent de Révolte

Dans le quartier de Mutant Town à New-York, Jumbo Carnation trépasse, tabassé à mort par plusieurs humains. La nouvelle fait grand bruit au sein de l'institut d'études supérieures de Charles Xavier. Les élèves sont quelque peu troublés et l'un d'eux, Quentin Quire, forme autour de lui une petite communauté. Devant le relatif manque de réaction de ses professeurs, il choisit de venger son congénère et pour être suffisamment puissant, use de drogues. Des humains sont ainsi agressés et dès le lendemain, Xavier condamne de tels actes. Cela n'arrive pas au bon moment car une journée portes-ouvertes doit avoir lieu prochainement. La situation dérape progressivement puisque des U-Men se manifestent de plus en plus, Quentin prend possession de l'école et Jean fait un retour inopiné au moment où Cyclope se rapproche beaucoup d'Emma Frost. Pas sûr qu'elle parvienne à contrôler la puissance du Phénix qu'elle a en elle...


New X-Men – Un vent de révolte
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely, Phil Jimenez, Chris Bachalo, Keron Grant
Encrage : Tim Townsend, Avalon Studios, Aaron Sowd, Al Vey, Andy Lanning, Norm Rapmund
Couleurs : Dave McCaig, Chris Chuckry
Couverture : Frank Quitely
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – Riot at Xaviers’s
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Janvier 2003 – Octobre 2003
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 03 avril 2013
Nombre de pages : 248

Liste des épisodes
Riot at Xaviers’s – New X-Men 134-138
Murder at the Mansion – New X-Men 139-141
Assault on Weapon Plus – New X-Men 142-145

Mon avis : Pas plus tard qu’hier, j’avais aborder les critiques des deux premiers volumes de l’intégrale du long run du génialissime Grant Morrison chez les X-Men, série alors baptisée – nous étions a l’époque au début des années 2000 – New X-Men ; ainsi, après un premier tome haut en couleur et fortement déstabilisant pour les fans, mais qui, rappelons le, avait pour lui de renouveler complètement une franchise en perdition et de lui faire atteindre des sommets jamais retrouver depuis, le second, moins spectaculaire, l’effet de surprise étant passé, n’en restait pas moins fort excellent. Nouveaux costumes, nouveaux personnages, une équipe plus ressoudée avec des figures majeures de l’univers mutant, et, bien sur, une trame scénaristique complexe, innovante, et uniquement compréhensible qu’après la lecture du tout dernier épisode signé Morrison, bref, quelque part, un truc énorme, digne des plus grandes heures de la saga X-Men et qui fut, en quelque sorte, comme le chant du cygne de celle-ci… Mais après ce long rappel de ce que fut New X-Men et de la place majeure occupée par cette série au sein de la franchise mutante, quid donc de ce troisième volume de l’intégral du run de Morrison, car bon, après tout, c’est ce qui nous préoccupe aujourd’hui ? Eh ben ma foi, d’entrée de jeu, il y a une fort bonne nouvelle puisque si les deux premiers tomes pouvaient souffrir d’un trop grand éparpillement des dessinateurs, trop nombreux ou inégaux suivant les épisodes, dans Un vent de révolte, titre français de ce troisième volume de New X-Men, ce n’est pas le cas : au nombre de trois, principalement (Keron Grant ne dessine qu’un épisode et s’en sort fort bien d’ailleurs), chacun est aux manettes d’une des trois parties de ce tome : le génial Quitely pour Riot at Xaviers’s, Phil Jimenez, toujours aussi plaisant, pour Murder at the Mansion et ce vieux routard de Bachalo pour Assault on Weapon Plus. Trois artistes aux styles différents et qui, chacun a leurs façons, apportent une touche personnelle qui subliment les scénarios de Grant Morrison, scénarios qui, une fois de plus, nous démontrent le talent incroyable de l’auteur… Ainsi, d’entrée de jeu, l’écossais nous pond une révolte parmi les élèves au sein de l’Ecole Xavier, révolte menée par un nouveau protagoniste, un certain Quentin Quire, provocateur en diable, et qui va causer bien des dégâts. Morrison s’amuse avec ce conflit générationnel tout en pointant du doigt, à la fois les limites du rêve de Xavier mais aussi les incohérences d’une génération prête à se soulever mais sans savoir quoi faire ensuite. Après le conflit interne entre élèves et professeurs, c’est à un vaudeville auquel nous avons droit ensuite avec la découverte par Jean Grey que son mari, Scott Summers, la trompe… télépathiquement mais la trompe tout de même… avec la sulfureuse Emma Frost ! Bien entendu, la chose était annoncée depuis quasiment le début du run de Morrison, et si je comprend parfaitement la colère de l’épouse bafouée, je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine sympathie pour notre bon vieux Cyclope, tellement coincé, et Emma, sincèrement amoureuse du leader des X-Men. Colère, cris et… tentative de meurtre sur la personne de la Reine Blanche, décidément, Morrison en fait voir de toutes les couleurs a ses personnages qu’il malmène comme jamais avant d’en entrainer trois, Wolverine, Cyclope contraint et forcé, et le petit nouveau, apparu dans le second tome de l’intégral, le charismatique Fantomex, sur les traces du passé de Logan et du Projet Arme Plus. Ces épisodes sont intéressants pour les quelques révélations faites au sujet du passé du mutant griffu, pour Fantomex, mais aussi, en filigrane, pour une ou deux références pour le moins étonnantes – ainsi, Captain America aurait été le premier sujet de l’Arme Plus. Mais le plus important, et c’est bien évidement plus facile a le remarquer après moult relectures de cette saga, ce sont tous les sous-entendus apparemment sans conséquences, les petites phrases a priori sans conséquences ou incompréhensibles sur le moment mais qui annoncent quelque chose d’énorme… quelque chose que l’on découvrira, bien entendu, lors du final du run de Morrison, dans le prochain et dernier tome de New X-Men !


Points Positifs :
- Ce troisième tome de New X-Men est diviser en trois parties franchement excellentes - Riot at Xaviers’s, Murder at the Mansion et Assault on Weapon Plus – un régal a la lecture surtout que, maitrisant son sujet depuis longtemps et avec un dessinateur pour chaque histoire, Morrison nous fait une nouvelle démonstration de son immense talent d’auteur. Le bougre sait ce qu’il fait et où il va, et cela, c’est plutôt rare…
- Frank Quitely, Phil Jimenez et Chris Bachalo (sans oublier Keron Grant sur un épisode), franchement, pour ce qui est de la partie artistique, même si ces trois là sont très différents, c’est du tout bon voir de l’excellent pour Quitely.
- Riot at Xaviers’s est une pure pépite, sans nul doute le point fort de ce troisième tome de New X-Men : le conflit générationnel entre le rêve de Xavier, un peu dépassé, et des élèves habitués au tout et tout de suite mais qui ne réfléchissent pas plus que cela est fort bien traité de la part de Morrison.
- Accessoirement, on a droit a l’apparition d’un personnage charismatique en diable : Quentin Quire alias Kid Omega.
- Ah, la liaison entre Cyclope et la Reine Blanche et ses conséquences… Jean Grey découvre que son mari la trompe (bah c’est le cas), elle disjoncte et s’en prend a Emma Frost. Un véritable vaudeville chez les mutants mais jouissif au possible.
- L’importance prise, petit a petit et mine de rien, par la classe spéciale de Xorn avec Angel, Bec, Marta Johansson, Ernst, etc.
- Avec Assault on Weapon Plus on a droit à un Fantomex une fois de plus déchainé mais aussi, à quelques révélations sur le passé de Logan ainsi qu’une belle surprise : Captain America était le premier sujet du projet Arme Plus.
- A la relecture, le run de Morrison est encore plus intéressant, ne serais-ce que pour toutes les petites allusions, phrases, et autres indices quand a ce qui arrivera bientôt…
- Ah, l’épisode où Scott Summers essai de se bourrer la gueule pour oublier ses problèmes, un grand moment !
- Une petite apparition de Sage, un personnage que j’appréciais énormément a l’époque.

Points Négatifs :
- Vu que je n’ai jamais été fan de Bishop, les deux épisodes où il enquête, en compagnie de Sage, sur le meurtre apparent d’Emma Frost, sont par moments un peu pénible, non pas parce qu’ils sont mauvais, bien au contraire, mais pour sa présence et surtout pour le simple fait que ce gus se la pète comme il n’est pas permis…
- Je reconnais que ce n’est pas toujours simple à lire, surtout pour le néophyte qui découvrirait le run de Morrison. Il y a énormément de dialogues et d’allusions obscures, il faut se souvenir de tout et comme en plus, certains passages ne sont compréhensibles qu’a la relecture, ce n’est pas évidant par moments.
- Scénaristiquement parlant, Riot at Xaviers’s et Murder at the Mansion sont tellement bons et marquant tant les esprits que Assault on Weapon Plus semble un peu plus bourrin, mais bon, relativisons la chose.

Ma note : 8,5/10

samedi 1 mai 2021

New X-Men – L’Arme XII


New X-Men – L’Arme XII

Cassandra Nova compte bien se venger de son frère Charles Xavier et de ses fidèles X-Men. Elle a plongé dans un coma forcé son jumeau et projette un plan bien pire encore. A l'école des mutants, l'absence du professeur X est compensée par Emma Frost qui endosse le rôle de directrice. Elle s'appuie sur le retour d'Hank McCoy et de Wolverine pour que l'ordre reste bien en place. De son côté, Jean Grey fait son possible pour sortir le professeur de son sommeil forcé mais aucune solution n'est trouvée. Cyclope est contraint d'aller en Chine et de solliciter Xorn, un mutant aux pouvoirs stellaires. Son aide ne sera pas de trop car en plus, Cassandra Nova vient de manipuler l'Empire Shi'ar pour qu'il s'en prenne à la Terre...


New X-Men – L’Arme XII
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely, Ethan Van Sciver, Igor Kordey, John Paul Leon, Tom Derenick, Phil Jimenez
Encrage : Tim Townsend, Rich Perrotta, Andy Lanning, Norm Rapmund, Sandu Florea, Scott Hanna, Danny Miki, Igor Kordey, Bill Sienkiewicz
Couleurs : Brian Haberlin, Dave McCaig, Chris Chuckry, Hi-Fi Design
Couverture : Ethan Van Sciver
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – Weapon XII
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Mars 2002 – Décembre 2002
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 04 décembre 2012
Nombre de pages : 288

Liste des épisodes
Imperial – New X-Men 122-126
New Worlds – New X-Men 127-133

Mon avis : Après des débuts en fanfare pour la série New X-Men, renommée ainsi après sa prise en main par le fort talentueux Grant Morrison, il apparait clairement que le deuxième tome de cette intégral du run morrisonien chez les mutants est légèrement inférieur, la faute, comme on le verra plus bas, a un contenu qui se disperse un peu trop une fois passé la conclusion du run Imperial. Car en gros, pour ce qui est de la première moitié de ce second volume de New X-Men, on est dans la lignée droite du tome précédant avec l’apocalyptique affrontement entre nos héros et une Cassandra Nova tout bonnement déchainée. Il faut dire que celle-ci, en prenant le corps de Charles Xavier et en se faisant passer pour lui, réussi à contrôler l’Empire Shi’ar et a envoyer la Garde Impériale sur Terre afin d’en finir avec les mutants, ce qui, bien entendu, va entrainer un affrontement dantesque entre celle-ci et des X-Men de plus en plus affaiblis – oui, la bougresse a penser a tout ! Quasiment invincible, Cassandra Nova finira bien entendu par tomber mais encore aura-t-il fallut l’aide de certains des élèves – Angel, Bec et les Cuckoos – et d’un nouveau venu dans l’équipe, un certain Xorn qui fera énormément parler de lui par la suite… Bien entendu, scénaristiquement, c’est un peu plus basique que les épisodes du tome précédant puisqu’il y a pas mal de combats, mais bon, malgré cela, on sent tout de même la touche Morrison et rien que la façon dont Cassandra Nova se fait piéger est on ne peut plus diabolique… Par contre, pour ce qui est des dessins, c’est une autre histoire car si une fois de plus, Frank Quitely est a la hauteur de sa réputation, les autres épisodes sont d’Igor Kordey ; fort heureusement, celui-ci est tout de même plus appliqué que dans les épisodes auquel il a collaboré dans le volume précédant. Quoi qu’il en soit, une fois Imperial achevé et la menace Nova mise hors d’état de nuire, la suite est un peu moins captivante : ainsi, si la petite virée parisienne de Xavier et Jean Grey – le tout dessiné par un Igor Kordey décidément très présent – n’est pas désagréable et nous permet de faire la connaissance d’un personnage franchement charismatique et qui fera date, Fantomex, pour le reste, nous avons surtout droit a pas mal d’épisodes qui se suffisent quasiment a eux-mêmes… Un qui met Xorn en vedette, un autre histoire de rendre hommage a Magneto et même si, bien entendu, Grant Morrison profite de ceux-ci pour faire tranquillement avancer ses nombreuses intrigues – particulièrement la relation entre Cyclope et Emma Frost et leur fameuse liaison si particulière – force est de constater que tout cela est légèrement inférieur a ce que l’on avait connu jusque là… mais bon, rassurez vous, ce n’est qu’une petite baisse de régime, une pause avant que la série ne reparte vers l’avant et des sommets qualitatif qui on fait sa réputation…


Points Positifs :
- Les cinq premiers épisodes, qui composent l’arc Imperial, sont le grand moment de cet album et voir les X-Men affaiblis comme jamais aux prises avec la Garde Impériale Shi’ar et une Cassandra Nova plus puissante que jamais est un vrai régal. Bien entendu, il y a un peu plus d’action au cours de ces épisodes mais vu comment nos héros finissent par piéger Cassandra Nova et vu l’aide improbable qu’ils ont de quelques uns de leurs élèves – Bec, Angel et les Cuckoos – il est clair que cet arc est excellent.
- Deuxième point fort de ce second tome de New X-Men : la première apparition d’un personnage qui fera date par la suite, un certain Fantomex.
- Frank Quitely ne dessine hélas que quelques épisodes dans cet album (dont la conclusion de Imperial) mais une fois de plus, on se régal avec ses dessins tout simplement extraordinaires.
- Début de la liaison entre Cyclope et Emma Frost.
- Mine de rien, on a droit a une sacrée révélation quand a Wolverine et ce projet Arme X qui en fait serait le projet Arme 10 et non X.
- Phil Jimenez fait ses débuts sur New X-Men et sincèrement, il promait énormément.
- Je sais que le style d’Igor Kordey est on ne peut plus particulier mais je trouve qu’il se débrouille bien mieux dans les nombreux épisodes qu’il dessine ici, ce qui, avouons le, n’était pas le cas dans le tome précédent.
- Première apparition de Dust.

Points Négatifs :
- Il y a tout de même une baisse de régime une fois passé l’arc Imperial ; il faut dire qu’il y a trop d’épisodes apparemment sans liens entre eux (en fait si), pas mal de personnages qui y interviennent et un certain dispersement dans l’intrigue.
- Un épisode centré sur Xorn : sympa mais sans grand intérêt si ce n’est de voir le petit nouveau de l’équipe agir en solo.
- Pour la énième fois en je ne sais combien d’années, Xavier retrouve l’usage de ses jambes.
- Je ne suis pas un grand fan de l’X-Corporation… enfin, surtout de celle en Inde au vu de son casting.
- Encore et toujours le cas Igor Kordey et son style tellement particulier qui divisera les fans.
- Hélas, mille fois hélas, Frank Quitely est moins présent dans ce second tome de New X-Men, et comme en plus, il y a pas mal de dessinateurs qui le remplacent, on passe du bon au franchement moyen.

Ma note : 8/10