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lundi 28 février 2022

Victoria – Saison 3


Victoria – Saison 3
 
Les idées des révolutions de 1848 se sont répandues en Angleterre. La demi-sœur de Victoria, la princesse Théodora de Leiningen, reste inexplicablement au palais pour se mettre à l'abri des révolutionnaires. Le premier ministre John Russell et Lord Palmerston avertissent Victoria d'une possible révolution en Angleterre. Victoria accepte la demande d'asile du roi Louis Philippe au palais de Buckingham. Palmerston prévient que l'accueil d'étrangers pourrait retourner l'opinion publique contre Victoria. Alors que les Chartistes tournent leur colère vers les membres de la famille royale, Albert insiste pour que la famille se retire à Osborne House. Au moment même où les Chartistes protestent violemment contre les portes du Palais, les eaux de Victoria se brisent.
 

Victoria – Saison 3
Réalisation : Daisy Goodwin
Scénario : Daisy Goodwin
Musique : Ruth Barrett
Production : Mammoth Screen, Masterpiece
Genre : Historique
Titre en vo : Victoria – Season 3
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : ITV
Diffusion d’origine : 13 janvier 2019 – 03 mars 2019
Langue d'origine : anglais, allemand, français
Nombre d’épisodes : 8 x 48 minutes
 
Casting :
Jenna Coleman : Victoria
Tom Hughes : Albert de Saxe-Cobourg-Gotha
Laurence Fox : Lord Palmerston
Kate Fleetwood : Princesse Théodora
David Burnett : Joseph Weld
Adrian Schiller : M. Penge
Lily Travers : Sophie, Duchesse de Monmouth
Sabrina Bartlett : Abigail Turner
Nell Hudson : Miss Nancy Skerrett
Ferdinand Kingsley : Charles Elmé Francatelli
Nicholas Audsley : Charles, Duc de Monmouth
Alex Jennings : Roi Léopold
Jordan Waller : Lord Alfred Paget
Tommy Knight : Archibald Brodie
Vincent Regan : Roi Louis-Philippe
Anna Wilson-Jones : Lady Emma Portman
Siobhan O'Carroll : Lady Lyttelton
Peter Bowles : Duc de Wellington
John Sessions : Lord John Russell
Louisa Bay : Princesse Vicky
Laurie Sheperd : Prince Bertie
CJ Beckford : Cuffay
Ben Cartwright : O'Connor
Kerr Logan : Patrick
Gregory Mann : William Monmouth
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, Victoria, dans son ensemble, ne m’aura nullement laissé une impression pour le moins époustouflante, bien au contraire… Il faut dire que la série britannique, malgré un postulat de départ pour le moins intéressant pour celles et ceux qui apprécient les fictions historiques – on nous dévoilait ici les premières années du règne de celle qui fut sans aucun doute la plus grande souveraine britannique de l’histoire – se sera perdu, très rapidement, la faute, sans aucune contestation possible, à une multitude de défauts qui auront jalonné cette série tout au long de ses diverses saisons. Pourtant, il y eut, par moments, de bonnes choses et, pour rappel, la seconde saison, elle, sans être génial, s’en sortait plus ou moins avec les honneurs et méritait le détour. Hélas, mille fois hélas, alors que l’on était en droit de se dire que Victoria était enfin lancée et que les défauts des débuts étaient oubliés, la troisième saison sera venue nous rappeler que non, décidément non, Victoria n’était pas une grande série et que, pire que tout, celle-ci allait même tomber dans une médiocrité auquel on ne s’attendait pas… Il faut dire que, quelque part, les jeux étaient fait d’avance : exit les quelques protagonistes intéressants du casting comme, principalement, le Prince Ernest tandis que d’autres comme le Roi Léopold, Miss Skerrett ou Francatelli se contentaient de jouer les futilités avant de disparaitre rapidement et l’on se retrouvait avec des têtes d’affiches toujours aussi fadasses – Jenna Coleman en Victoria, décidément, je n’accroche pas – et quelques petits nouveaux inintéressants au possible – bon, certes, il y a Lord Palmerston qui finit par être un protagoniste plus intéressant que prévu mais ce n’est pas non plus le personnage le plus mis en avant. Qui plus est, scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et il faut reconnaitre que l’on s’ennui plus qu’autre chose et que les petits problèmes de couple entre Victoria et Albert, non seulement ils tombent un peu comme un cheveu dans la soupe mais en plus, pour ne pas dire surtout, on s’en moque pas mal ! Ajoutons à cela une amourette insipide entre une duchesse et un domestique qui sera conclue par-dessus la jambe en deux ou trois secondes et la mise en avant de la demi-sœur de la reine qui, historiquement parlant, vivait en terres germaniques et pas en Grande-Bretagne – ce qui pose la problématique du sérieux de la série – et vous comprendrez mon désarroi vis-à-vis de cette troisième saison de Victoria… Ainsi, après un manque d’entrain quand au visionnage de celle-ci, j’ai tout de même trouver une certaine satisfaction en arrivant au bout du dernier épisode où je me suis dit que je pouvais enfin passer a autre chose de nettement plus intéressant, quand à la possibilité que, éventuellement, à l’avenir, il y ait une quatrième saison à Victoria, eh bien, comment dire… bon, cela se fera sans moi !
 

Points Positifs
 :
- Même si cette troisième saison de Victoria n’est franchement pas terrible, il se peut que les fans de la série y trouvent leur compte et se plaisant à suivre avec passion les problèmes de couple de Victoria et d’Albert ?
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, même si tout ce qui est présenté à l’écran n’est pas à prendre au pied de la lettre, les amateurs d’Histoire ont de quoi faire tout de même. Et puis, Victoria peut représenter, pour certains, une bonne entrée en matière pour en apprendre davantage au sujet des personnages historiques présentés à l’écran.
- Le casting, dans l’ensemble, est plutôt correct, il faut le reconnaitre.
- Laurence Fox est plutôt bon dans son rôle de Lord Palmerston, probablement le personnage le plus marquant de cette troisième saison de Victoria.
- Une reconstitution historique de qualité, que cela soit au niveau des décors, des costumes, etc. Mais bon, ce n’est pas une surprise puisque les britanniques sont connus pour cela…

Points Négatifs :
- Après une première saison qui ne brillait pas particulièrement mais qui se laissait regarder puis une seconde nettement plus aboutie, cette troisième saison de Victoria est une véritable catastrophe à tous les niveaux : scénario bancal et inintéressant, protagonistes peu charismatiques, faits historiques traités par-dessus la jambe, etc. Bref, pas grand-chose à sauver de cette saison oh combien médiocre…
- Un casting renouvelé en profondeur et il faut reconnaitre que l’absence du Prince Ernest marque les esprits tandis que le peu d’apparitions du Roi Léopold, de Miss Skerrett ou de Francatelli, qui se contentent de jouer les utilités avant de disparaitre font que l’on se retrouve avec des personnages nettement moins charismatiques et qui ne nous intéressent pas autant.
- Historiquement, si certains faits sont bels et bien réels, tout cela est traité un peu n’importe comment et il ne faut pas prendre ce que l’on voit à l’écran au pied de la lettre, bien au contraire.
- Ah, la demi-sœur de Victoria qui occupe une bonne partie de l’intrigue de cette troisième saison et qui, en fait, à vécu en terres germaniques tout au long de sa vie…
- L’amourette sans le moindre intérêt entre une duchesse et un valet qui est tout sauf passionnante et qui, histoire d’enfoncer le clou, se conclut en deux ou trois secondes dans le dernier épisode.
- Jenna Coleman est toujours aussi fadasse en Victoria !

Ma note : 5,5/10

dimanche 27 février 2022

L'Habitant de l'Infini – Tome 10


L'Habitant de l'Infini – Tome 10
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Faite prisonnière par un ancien adversaire estropié, Hyakurin, la belle tueuse aux cheveux clairs subit les pires outrages et ne devra son salut qu’à un allié providentiel. Quant à Manji L’immortel, il reprend la route, remis de ses multiples blessures, en compagnie de Magatsu, mais ne tarde pas à croiser la route de Shira, un combattant de l’école Mugaï-Ryû dont il a jadis tranché le bras. Un nouveau combat sanglant en perspective…
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 10
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.10
Parution en vo : 21 avril 2000
Parution en vf : 06 décembre 2004
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Les tomes se succèdent tranquillement et, une fois de plus, ces derniers confirment tout le bien que l’on peut penser de L’Habitant de l’Infini depuis le départ, c’est-à-dire que ce manga mi-historique, mi-fantastique – après tout, Manji est immortel même si, finalement, ce fait n’est qu’un point de détail dans la trame générale – est une fort belle réussite qui, incontestablement, mériterait d’être davantage connue par un grand public qui, lui, je jure que par des titres plus enfantins – pour ne pas dire débiles même si je ne me fais pas que des amis en affirmant cela… Quoi qu’il en soit, dans ce dixième tome – on en est, à présent, arrivés au tiers du manga – on retrouve uniquement une partie de nos héros puisque Lin et Anotsu brillent par leur absence, cependant, celle-ci est contrebalancée par le contenu de cet album qui, ma foi, risque d’en choquer plus d’un ! En effet, dans le volet précédent, la charismatique Hyakurin avait été capturée par des membres de l’école de l’Ito-Ryû qui souhaitent lui faire payer les meurtres de leurs camarades. Les conséquences sont terribles puisque la jeune femme va devoir subir moult tortures physiques avant de finir par se faire violer par ses ravisseurs. Les scènes, d’une cruauté insoutenable, ne sont nullement occultées – sauf celles du viol collectif, heureusement – et il est évidant que, dans ce dixième tome, le manga franchit allègrement un cap dans la violence. Cependant, malgré cela, le lecteur ne peut nier que, scénaristiquement parlant, cela reste franchement excellent même s’il est difficile de ne pas éprouver de la compassion pour la pauvre Hyakurin qui subit ici les derniers outrages. Pour finir, car ce dixième volet ne se contente pas de ces horribles scènes de tortures, on retrouve Manji, désormais accompagné par un autre protagoniste charismatique, Magatsu, qui, sur les traces de Lin, tombent nez à nez avec le cruel Shira ce qui va, bien évidement, entrainer un affrontement dantesque même si celui-ci n’aura lieu que dans le tome suivant. Mais bon, il faudra s’armer de patience afin de découvrir si celui sera à la hauteur de nos espérances et ceci, bien entendu, est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un des tomes les plus violents depuis les débuts du manga et, en tous cas, le plus horrible au vu de ses nombreuses scènes de tortures qui nous sont quasiment toutes présentées ici – on échappe juste au viol collectif, heureusement. Le lecteur, bien évidement, n’en ressortira pas indemne et risque d’être choquer par tout ce que subit l’infortunée Hyakurin, cependant, scénaristiquement, cela reste très bon et, une fois de plus, il est difficile de ne pas reconnaitre tout le talent narratif du sieur Hiroaki Samura.
- Certains protagonistes majeurs brillent par leur absence – Lin et Anotsu – cependant, cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture, surtout au vu du contenu de ce dixième tome !
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Une couverture fort simple, a priori – le visage de Manji en gros plan – mais qui n’en reste pas moins superbe !

Points Négatifs :
- On peut regretter le découpage des différents volets du manga puisque Hyakurin se fait capturer à la fin du tome précédent et que le dernier quart du dixième, lui, nous entraine sur les traces de Manji et Magatsu.
- Certains lecteurs risquent d’être choquer par les tortures subies par Hyakurin dans les pages de cet album…
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela reste assez habituel, il faut le reconnaitre et si vous n’êtes pas fan du genre, alors, vous passerez votre chemin…

Ma note : 8/10

samedi 26 février 2022

L'Œil de la Nuit – Le Druide Noir


L'Œil de la Nuit – Le Druide Noir
 
Quelque part dans une forêt, d'étranges conciliabules réunissent deux corbeaux, une biche et un hibou. Ils évoquent le retour sur leurs terres d'un certain Charles d'Albury, ainsi que le réveil de l'Ancien. Tous s'accordent à devoir empêcher ce qui serait une véritable catastrophe... mais ils redoutent aussi que ce simple mortel de Charles ne les écoute pas. Quelques instants plus tard, l'homme apparaît, fermement résolu à ouvrir une sépulture. Dans un dernier effort, il s'adresse à ce qui a tout d'une momie : « 10 ans d'efforts pour te retrouver, vieil homme, mais dans une heure, tes pouvoirs seront à moi »...
 

L'Œil de la Nuit – Le Druide Noir
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Gess
Couleurs : Delf
Couverture : Benjamin Carré
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Super-Héros
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 20 janvier 2016
Nombre de pages : 96
 
Mon avis :
 Après Ami du Mystère et Les Grandes Profondeurs, deux albums consacrés aux origines du Nyctalope, ou, plutôt, de L'Œil de la Nuit, et qui, ma foi, étaient proche de la perfection, Serge Lehman et son compère Gess, déjà auteurs en leur temps de l’exceptionnelle Brigade Chimérique, reviennent une troisième et dernière fois – vraiment, cela serait dommage tant ce personnage possède un potentiel certain – au personnage de Theo Sinclair en nous proposant une aventure de ce dernier qui, ma foi, si elle apparait au final un peu en deçà de celle des deux premiers volumes, n’en reste pas moins excellente. Car il est évidant, et justement, c’est cela qui me chagrine, si Le Druide Noir sera bel et bien l’ultime volet de L'Œil de la Nuit, alors, cela serait fort dommage tant il y aurait de quoi faire avec ce personnage, sans parler, bien entendu, de l’univers de La Brigade Chimérique dans un sens plus large, bien entendu. Mais bon, en dehors de ce questionnement et de mes souhaits, légitimes par ailleurs, quid de ce troisième volet des aventures de celui que l’on n’a pas le droit d’appeler le Nyctalope ? Eh ben ma foi, disons que malgré un certain classicisme, le contenu reste très bon : notre héros, de plus en plus puissant et sur de lui mais de moins en moins humain de par ses sentiments (ce qui explique bien des choses au sujet de l’homme qu’il sera devenu dans La Brigade) fraye ici avec l’occultisme, affrontera un démon sumérien, aura a faire avec un ancien druide revenu a la vie, flirtera avec une jeune fille et se verra éconduit (plutôt amusant d’ailleurs) et fera même une petite rencontre avec un ancien dieu celte. Le rythme est captivant, on ne s’ennui pas une seule seconde, quand aux dessins de Gess, que dire de plus au sujet de ces derniers si ce n’est qu’ils sont parfaits !? Bref, de quoi se dire que cet album nous montre bien que cette série pourrait se développer, encore et encore, en nous proposant a chaque fois une nouvelle aventure a notre Œil de la Nuit, à la manière des comics de qui l’univers de Lehman est bien plus proche que de la bande dessinée européenne. Après, cela ne semble pas être le cas, ce qui, au demeurant, est fort dommage, mais bon, on peut toujours espérer…
 

Points Positifs
 :
- Une aventure trépidante et captivante qui verra notre héros aux prises avec un dieu celtique revenu a la vie dans le corps d’un jeune occultiste. Ce n’est peut-être pas franchement original mais on ne s’ennui pas une seule seconde et, ma foi, c’est le principal !
- Un druide maléfique, des démons sumériens, des histoires de sacrifices, de l’occultisme, des animaux qui parlent et même un certain Cernunnos qui pointe le bout de son museau.
- Un Theo Sinclair de plus en plus froid, calculateur, et qui se rapproche de plus en plus de l’homme que l’on avait connu dans La Brigade Chimérique ou dans L’Homme Truqué.
- Les dessins de Gess, bien sur, toujours aussi bons.
- La certitude, en lisant cet album, que la série pourrait se prolonger en nous proposant à chaque fois des aventures différentes. Espérons que cela soit le cas !
- Encore une fois, une couverture tout simplement magnifique.
 
Points Négatifs :
- Je me demande si cette histoire n’aurait pas gagné à être un poil plus longue ; peut-être pas sur deux albums mais quelques pages supplémentaires auraient apporté un plus, indéniablement.
- Dommage que la quasi-totalité  des personnages secondaires des deux premiers brillent par leur quasi absence voir leur absence totale.
- Si c’est le dernier tome de la série, alors là, la déception sera grande…
 
Ma note : 8/10

Black Science – Sur les rives du Léthé


Black Science – Sur les rives du Léthé
 
Un homme caché par un grand manteau et un masque déambule dans un lieu inconnu à la recherche d'un certain objet. Une fois celui-ci retrouvé, il retourne dans son antre. Il s'agit de Grant McKay. Celui-ci souffre de troubles de la mémoire depuis déjà trois ans. Parfois, il a des flashs lui montrant son passé. Il se revoit notamment lorsqu'un jour où il était malade, il dut retourner chez lui et surpris sa mère en train de tromper son père avec un autre homme. Afin de lui faire tenir sa langue, sa maman lui dit que le Goongaloonga viendrait le dévorer s'il trahissait ce secret. Une autre fois, il eut une vision lui disant de passer de l'autre côté de la colline. Alors que Grant s'approche d'une grotte, un monstre apparaît, celui de son enfance. Heureusement, son frère le sauve. Un frère qui ne devrait pas être là et qui lui dit qu'il ne peut rien faire contre la créature...
 

Black Science – Sur les rives du Léthé
Scénario : Rick Remender
Dessins : Matteo Scalera
Encrage : Matteo Scalera
Couleurs : Moreno Dinisio
Couverture : Matteo Scalera
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Black Science – Volume 4
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 31 mai 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 26 août 2016
Nombre de pages : 160
 
Liste des épisodes
Black Science 17-21
 
Mon avis :
 Quatrième tome de cette excellente série qu’est Black Science, ce nouvel album confirme une fois de plus tout le bien que l’on peut penser au sujet d’un auteur comme Rick Remender, ce dernier n’étant jamais aussi bon que lorsqu’il est libéré des contraintes éditoriales d’une grosse compagnie comme Marvel. En effet, entre un univers (ou plutôt des univers) original, des personnages charismatiques au possible malgré leurs simplicités apparentes et leurs nombreux défauts et, bien entendu, cette fameuse thématique familiale qui reste le grand cheval de bataille de Remender, Black Science reste une valeur sure de la bande dessinée nord-américaine actuelle, pour ne pas dire, soyons fous, l’un de ses plus beaux fleurons. Il faut dire que, coté dessins, Matteo Scalera, artiste génial, sublime un scénario qui le mérite bien et, une fois de plus, au cours de ces cinq nouveaux épisodes qui composent cet album, certaines planches sont tout bonnement sublimes et brillent par leur inventivité. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? En fait, presque car si, indéniablement, ce quatrième volume de la série reste, qualitativement parlant, de haute volée, force est de constater que l’on regrettera, un chouia, qu’il soit trop centré sur Grant McKay, la plupart des autres protagonistes brillant par leur quasi-absence – et lorsque l’on sait que l’on pouvait avoir des doutes quant au sort de certains d’entre eux, je vous laisse imaginer mon désarroi ! Mais bon, d’un autre coté, si l’on bouffe du Grant McKay du début à la fin de ce quatrième tome, force est de constater que vu le nombre de révélations qui sont faites sur son passé et plus précisément, sur son rapport avec ses parents, rapport qui aura modelé l’homme qu’il est devenu, tout cela s’est avéré nécessaire afin de mieux cerner un personnage tellement peu sympathique que l’on avait jusque là bien du mal a lui trouver des excuses. Bref, vous l’avez compris, avec ce quatrième volume de Black Science, les amateurs de la série vont encore passer un très bon moment, les fans de Remender chanter ses louanges, quand aux autres, eh bien, il serait peut-être temps de s’intéresser un peu a cette œuvre décidément hors du commun !
 

Points Positifs
 :
- On croyait tout connaitre sur  Grant McKay, protagoniste principal de l’histoire et individu fort peu sympathique, eh ben, c’était bien mal connaitre ce diable de Rick Remender qui nous livre dans ce tome tout un tas de révélations sur son enfance, révélations qui viennent expliquer l’homme qu’il est devenu, mais aussi, atténuer le ressenti que l’on pouvait éprouver a son égard…
- D’ailleurs, sur ce point, Remender va loin pour ce qui est des parents de Grant McKay : entre un père suicidé et une mère qui couchait avec tout ce qui bougeait et qui traite son fils comme un moins que rien, pas étonnant que ce dernier ait fait n’importe quoi avec sa famille.
- Matteo Scalera livre encore une prestation tout simplement magnifique ! Certes, ce n’est pas une surprise mais bon, force est de constater que certaines planches sont somptueuses, que tout cela fourmille d’idées audacieuses et qu’il y a même une belle référence a Blacksad !
- La manière dont Grant McKay se venge de Rebecca est délicieusement perverse mais bien méritée !
 
Points Négatifs :
- Un tome beaucoup trop centré sur Grant McKay, ce qui fait que, du coup, quasiment tous les autres protagonistes brillent par leur absence. Et vu que cela fait depuis la fin du troisième tome que je me pose des questions sur le sort de Kadir…
- Que Grant McKay éprouve des remords sur son comportement inqualifiable vis-à-vis de sa famille, qu’il souhaite tout faire pour les sauver, c’est une chose – surtout qu’elle est au cœur de l’intrigue de Black Science – mais bon, par moments, il pourrait arrêter de geindre un peu ?!
- Une couverture pas vraiment top…
 
Ma note : 8/10

vendredi 25 février 2022

Les Guanches qui ont survécu et leur descendance


Les Guanches qui ont survécu et leur descendance
 
Les Guanches étaient un groupe ethnique et peuple autochtone des îles Canaries. Les Guanches étaient les seuls indigènes qui vivaient dans la région nommée Macaronésie, comme dans les Açores, le Cap-Vert, Madère et les Îles Selvagens. Leur civilisation a disparu en tant que telle, mais a laissé des traces dans la culture canarienne et quelques vestiges. En nous basant premièrement sur les sources historiques cachées jusqu’à ces derniers temps et, deuxièmement, sur les statistiques anthropologiques, on arrive à la conclusion que la race Guanche prédomine encore sur les Iles Canaries.
 

Les Guanches qui ont survécu et leur descendance
Auteur : José Luis Conception
Type d'ouvrage : Histoire, Ethnologie
Première parution : 01 janvier 2005
Présente édition : 01 janvier 2017
Titre en vo : Natura y cultura de las Islas Canarias
Pays d’origine : Espagne
Langue d’origine : espagnol
Traduction : Inconnu
Editeur : Editiones Graficolor
Nombre de pages : 95
 
Mon avis :
 J’aime voyager. C’est le cas depuis des années et je dois reconnaitre que, sur ce point, je suis chanceux, ayant eu la chance de visiter moult pays, capitales et villes magnifiques. Et, lorsque l’occasion se présente, je profite de mes voyages pour me procurer des œuvres locales, parfois des ouvrages… ainsi, l’année passée, en Islande, j’avais eu l’occasion de lire Contes populaires d'Islande, essai pour le moins intéressant sur les légendes islandaises. Ainsi, comme cette semaine, j’ai passé quelques jours a Lanzarote, j’ai eu l’opportunité de trouver un ouvrage consacré aux fameux Guanches, le peuple préhispanique qui vivait aux Canaries jadis et qui, a en croire l’auteur, serait encore majoritaire de nos jours – du moins, leurs descendants et après un brassage génétique, cela va de soit. Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis davantage attiré par les ouvrages traitant des légendes et des mythes, cependant, les Guanches étant un peuple pour le moins singulier et aux origines, parfois, où planent un peu maintes hypothèses – parfois les plus farfelues – je me suis dit que ce court essai pourrait mériter le détour. Sur ce point, il ne m’a pas déçu même si je dois reconnaitre que je n’en n’attendais pas non plus monts et merveilles. Simple d’accès, court et plutôt précis, cet essai rempli assez bien son office, pour peu, bien entendu, que l’on ne souhaite pas approfondir la chose – pour cela, il faut aller plus loin et chercher des ouvrages autrement plus complet. Bref, un essai intéressant qui est une bonne entrée en matière pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir davantage sur ces mystérieux Guanches. Dommage tout de même que la traduction française soit aussi pathétique car celle-ci nuit grandement a la lecture et, donc, au ressentit général que l’on ressent vis-à-vis de cet ouvrage…
 

Points Positifs
 :
- Un bon moyen d’accès pour ceux et celles qui souhaiteraient en connaitre davantage sur les Guanches, ce fameux peuple qui vivait sur les Iles Canaries avant que les espagnols n’y prennent pied.
- La partie historique est la plus réussie, particulièrement pour ce qui est de la conquête des différentes iles, des divers affrontements entre Guanches et espagnols mais aussi, pour ce qui fut du sort des premiers par la suite.
- Les photos sont certes en noir et blanc mais illustrent plutôt bien les propos de l’auteur.
 
Points Négatifs :
- Une traduction française tout simplement honteuse ! Sincèrement, je me demande si cette dernière n’a pas été effectuée sur Google Traduction ?! Forcément, le plaisir de la lecture s’en ressent…
- Cela reste un essai très court, forcément, l’auteur ne fait que survoler l’ensemble de ses propos. Du coup, si vous souhaitez en connaitre davantage sur l’histoire des Guanches, il faudra vous tournez vers d’autres ouvrages, plus complets.
 
Ma note : 6/10

jeudi 24 février 2022

Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil


Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
 
Elijah Baley, enquêteur terrien est chargé d'une enquête difficile. Il est envoyé sur Solaria pour élucider un assassinat. Or, sur cette planète, les contacts entre habitants sont quasiment impossibles et un robot semble impliqué, chose surprenante puisque les trois Lois de la Robotique interdisent aux robots de faire du mal aux êtres humains. Aidé de son partenaire robot humanoïde, R. Daneel Olivaw, il devra résoudre ce mystère mais également lutter contre sa phobie des grands espaces, lui qui est trop habitué à l'atmosphère souterraine des Cavernes d'acier.
 

Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 12 janvier 1957
Edition Française : 24 septembre 2012
Titre en vo : The Naked Sun
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : André-Yves Richard
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 320
 
Mon avis : 
Enfin ! Il aura fallut attendre le quatrième tome du Cycle des Robots pour que, finalement, nous ayons droit a un volume qui tienne allègrement la comparaison avec les meilleurs volets de l’autre cycle majeur du sieur Asimov, je veux bien évidement parler de Fondation. Il faut dire que les deux premiers tomes du Cycle des Robots, aussi intéressants étaient-ils, n’étaient que des assemblages de nouvelles et manquaient, par moments, de cohérence, ensuite, le troisième volet, Les Cavernes d’Acier, véritable roman, lui, était apparu comme étant plus aboutit mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un incontournable absolu – probablement le fait que le coté thriller n’était pas aussi maitrisé qu’on aurait espéré. Mais ici, avec ce Face aux Feux du Soleil, force est de constater que, qualitativement parlant, cet ouvrage est nettement supérieur a ses prédécesseurs et qu’Asimov nous propose, enfin, un grand roman ! Il faut dire que cette nouvelle enquête du duo composé d’Elijah Baley et  de son comparse robotique Daneel Olivaw est passionnante au possible et flirte allègrement avec les meilleurs thrillers du genre. D’ailleurs, il faut noter ce fait et reconnaitre que si nous nageons toujours en pleine science-fiction, ce qui marque le plus les esprits, c’est l’enquête en elle-même, nettement plus mise en avant – et captivante – que dans Les Cavernes d’Acier. Ainsi, sur la planète Solaria, un homme est assassiné et il n’y a que deux suspects : un robot, ce qui est impossible en raison des Trois Lois de la Robotique, et la propre épouse du mort. Bien entendu, tout les regards se portent sur celle-ci, ce qui serait trop simple, et cela, Elijah Baley n’est pas dupe : non, le coupable est quelqu’un d’autre, quitte a ce que cela soit un… robot ! Vous l’avez compris, tout l’intérêt de ce roman se porte sur une enquête qui va rapidement s’avérer être captivante et qui prend une saveur particulière de par la civilisation de la planète Solaria, elle-même très particulière puisque, dans une planète plus grande que la Terre et où ne vivent que quelques dizaines de milliers de personnes, chaque individu ne rencontre quasiment jamais personne au cours de sa vie – et même la relation entre époux est fort problématique. Bref, vous l’avez compris, en raison de cette civilisation oh combien particulière – et qui sera encore poussée par la suite comme on l’avait vu dans Terre et Fondation – l’enquête que devront résoudre nos deux inspecteurs s’avérera complexe, ce, pour notre plus grand plaisir, et nous tiendra en haleine jusqu’à la fin. Une belle réussite, donc, de la part d’Asimov qui, ici, renoue donc allègrement avec ses meilleurs ouvrages ; en espérant, à présent, que la suite soit du même acabit…
 

Points Positifs
 :
- Le premier incontournable absolu du Cycle des Robots. Il faut dire que, ici, Isaac Asimov nous propose une enquête diabolique au possible et qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. Un superbe thriller, indéniablement !
- Le plaisir de retrouver Elijah Baley et Daneel Olivaw, nos deux enquêteurs de génie. Le premier, particulièrement, est tout bonnement excellent dans cet ouvrage et c’est un véritable plaisir que de suivre son enquête, pas à pas, tout au long de l’intrigue.
- La découverte de la civilisation Solarienne est une des grandes réussites de ce Face aux Feux du Soleil : ici, l’humanité, contrôlant et maitrisant les naissances, a perdu tout instinct grégaire et chacun ne peut que vivre seul, absolument seul, ne supportant pas le contact avec un autre être humain.
- Justement, Elijah Baley, terrien, aura bien du mal à se faire au mode de vie des Solariens – et vice-versa – et cette opposition entre deux modes de vie antagonistes est un pur régal.
- Un casting assez conséquent et réussi parmi les divers Solariens que rencontre Baley au court de son enquête.
 
Points Négatifs :
- Dommage que Daneel Olivaw joue presque les utilités dans cet ouvrage.
- Un final peut-être un peu trop rapidement expédié ? Je n’aurai pas été contre quelques pages supplémentaires…
 
Ma note : 8,5/10