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mardi 29 septembre 2020

Une Merveilleuse Histoire du Temps


Une Merveilleuse Histoire du Temps

En 1963, Stephen Hawking étudie l'astrophysique à l'université de Cambridge et fait la rencontre d'une étudiante en lettres, Jane Wilde. Alors qu'il excelle en mathématiques et en physique, il n'a pas encore définit le sujet de sa thèse, ce qui préoccupe ses amis et professeurs. C'est en assistant à une conférence du mathématicien Roger Penrose sur les trous noirs qu'il comprend que ces derniers pourraient jouer un rôle dans la naissance de l'univers, et décide d'entreprendre sa thèse sur le temps. Alors qu'il continue ses recherches, Stephen voit apparaître des troubles musculaires de plus en plus nombreux, jusqu'à ce qu'il chute violemment sur la tête. Il apprend qu'il est atteint d'une sclérose latérale amyotrophique, il ne lui reste plus qu'environ deux ans à vivre. Le diagnostic est terrible, Stephen tombe en dépression mais Jane lui confesse son amour. La jeune femme est décidée à combattre la maladie avec lui. Le couple se marie et a un enfant, Robert.


Une Merveilleuse Histoire du Temps
Réalisation : James Marsh
Scénario : Anthony McCarten, d'après Travelling to Infinity: My Life with Stephen de Jane Wilde Hawking
Musique : Jóhann Jóhannsson
Production : Working Title Films
Genre : Biographique
Titre en vo : The Theory of Everything
Pays d'origine : Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 1er janvier 2015
Durée : 123 mn

Casting :
Eddie Redmayne : Stephen Hawking
Felicity Jones : Jane Wilde Hawking
Charlie Cox : Jonathan Jones
Emily Watson : Beryl Wilde
Simon McBurney : Frank Hawking
David Thewlis : Dennis Sciama
Maxime Peake : Elaine Mason
Harry Lloyd : Brian
Guy Oliver-Watts : George Wilde
Abigail Cruttenden : Isobel Hawking
Charlotte Hope : Phillipa Hawking
Lucy Chappell : Mary Hawking
Christian McKay : Roger Penrose
Enzo Cilenti : Kip Thorne
Georg Nikoloff : Isaak Khalatnikov
Alice Orr-Ewing : Diana King
Frank Lebœuf : un médecin
Stephen Hawking : voix artificielle

Mon avis : En temps normal, je ne suis pas un grand adepte des biographies sur grand écran, pourtant, il arrive, parfois, que certaines œuvres éveillent mon intérêt, de par leur qualité, avant toute chose, bien sur, mais aussi, et il ne faut pas le négliger, pour la personnalité dont traite le film. Et donc, aujourd’hui, c’est tout simplement un des plus grands scientifiques du vingtième siècle d’être mis a l’honneur : un certain Stephen Hawking. Bien évidement, quand on s’intéresse un tant soit peu à l’astronomie et aux multiples énigmes qui parsèment encore l’Univers, car l’homme, finalement, connait encore bien peu de choses a son sujet, il est évidant que l’on ne peut que connaitre Stephen Hawking ; il faut dire que dans son domaine, c’est l’un des plus grands, mais là où beaucoup de noms ne sont connus que des spécialistes et des amateurs, dans le cas de Stephen Hawking, sa notoriété a franchis, depuis le temps, la simple base des amateurs de cosmologie pour toucher le grand public. Bien sur, et je pense ne pas me tromper en affirmant cela, dans le cas de Hawking, les conséquences de sa terrible maladie, la maladie de Charcot, qui fait qu’il est depuis des décennies coincé dans un fauteuil et ne peux communiquer que par le biais d’un logiciel lui donnant une voix robotique, bref, ces conséquences auront beaucoup fait pour sa notoriété parmi les néophytes – car bon, quand on le vois une fois, on ne l’oublie pas. Mais Stephen Hawking, ce n’est pas qu’un look et cette impression de pur cerveau génial coincé dans un corps malade, non, Hawking, c’est avant toute chose un grand esprit de notre époque, et même si ce film ne le montre peut-être pas assez, on le devine tout de même aisément en regardant cette Merveilleuse Histoire du Temps. Bien sur, ici, la thématique générale de cette œuvre s’attarde davantage sur l’histoire d’amour entre le scientifique et celle qui sera la femme de sa vie, Jane Wilde Hawking, une histoire tragique, forcément, une histoire de sacrifices au vu des terribles conséquences de la maladie, mais, malgré tout et certains échecs inéluctables, une fort belle histoire d’amour. L’interprétation des acteurs est tout simplement parfaite et, accessoirement, celle d’Eddie Redmayne dans le rôle de Stephen Hawking est tout simplement bouffante. Ajoutons a cela une bande originale fort réussie et une ambiance générale qui ne tombe jamais dans le mélodramatique et vous comprendrez, aisément, pourquoi j’ai été conquis par cette Merveilleuse Histoire du Temps, un film qui possède peut-être quelques défauts, certes, mais qui n’en reste pas moins une fort belle réussite.


Points Positifs :
- Stephen Hawking est sans nul doute l’une des figures les plus marquantes du monde scientifique de ces dernières décennies, et même si ce film met davantage en avant la vie privé de celui-ci plutôt que ses recherches, force est de constater que c’est un fort bon biopic. Sincèrement, on est rapidement captiver par cette fort belle histoire d’amour pour le moins tragique.
- Je comprends aisément pourquoi Eddie Redmayne a été loué et récompensé pour son rôle de Stephen Hawking ; non seulement il est bluffant dans son interprétation mais en plus d’une certaine ressemblance physique par moments, il réussit même à être touchant.
- Il s’agit d’un biopic, je connaissais les grandes lignes mais cela ne m’a pas empêché d’être captivé par l’histoire.
- Un casting haut en couleur et impliqué dans leurs divers rôles.
- J’ai particulièrement apprécié la bande originale de Jóhann Jóhannsson.
- Une fort belle fin avec ce retour en arrière dans la vie des deux protagonistes principaux qui nous montre les événements les plus importants de leur vie jusqu’à leur rencontre ; plutôt féerique.

Points Négatifs :
- Dommage tout de même que le coté recherche de Stephen Hawking passe rapidement au second plan au bout d’un moment, car bon, avant toute chose, c’est celui-ci qui aura fait ce qu’il est devenu. Mais bon, la chose est compréhensible vu qu’il s’agit avant toute chose de l’adaptation de la biographie de l’ex-épouse de Hawking et qu’il était évidant que celle-ci traiterait avant tout de leur vie commune.
- Quel choc quand j’ai aperçu Franck Lebœuf jouant le rôle d’un docteur ! Ça a faillit me gâcher le film !
- Je ne savais pas que quand on partait de Calais pour rejoindre Bordeaux, on défilait devant un paysage de hautes montagnes ?!
- Les années défilent, certains acteurs sont vieillis, d’autres beaucoup moins…

Ma note : 8/10

lundi 28 septembre 2020

Downton Abbey – Saison 6


Downton Abbey – Saison 6
 
Printemps 1925. Le mariage de Carson et Mrs Hugues se prépare, mais la future mariée est inquiète au sujet de la nuit de noces et du devoir conjugal. Elle s'en ouvre à Mrs Patmore et lui demande d'être son interprète auprès de Carson. Finalement, Mr Carson la rassure sur ce point, tout se passera comme il faut entre mari et femme, en dépit de leur âge. Mary prend de plus en plus de responsabilités dans la gestion du domaine après le départ de Tom. Néanmoins, elle est menacée par Rita Bevan une femme de chambre qui veut la faire chanter à propos de son escapade avec Tony Gillingham, Lord Grantham intervient, le problème est réglé. Edith envisage de s'installer à Londres pour gérer le magazine dont elle a hérité. Cousine Violet et Isobel s'opposent à propos de la gestion de l'hôpital. Lord Grantham souhaite une réduction de sa domesticité ce que Carson déplore. Enfin, Anna est innocentée mais les tourments ne semblent pas vouloir quitter le couple Bates qui ne parvient pas à avoir d'enfant.
 

Downton Abbey – Saison 6
Réalisation : Brian Percival
Scénario : Julian Fellowes
Musique : John Lunn
Production : ITV1
Genre : Historique, Drame
Titre en vo : Downton Abbey – Season 6
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : ITV1
Diffusion d’origine : 20 septembre 2015 – 25 décembre 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 9 x 60 minutes
 
Casting :
Hugh Bonneville : Robert Crawley
Michelle Dockery : Mary Crawley
Maggie Smith : Violet Crawley
Elizabeth McGovern : Cora Crawley
Penelope Wilton : Isobel Crawley
Laura Carmichael : Edith Crawley
Allen Leech : Tom Branson
Jim Carter : Charles Carson
Brendan Coyle : John Bates
Joanne Froggatt : Anna Bates
Kevin Doyle : Joseph Molesley
Rob James-Collier : Thomas Barrow
Phyllis Logan : Elsie Hughes
Sophie McShera : Daisy Robinson
Lesley Nicol : Mme Patmore
Lily James : Lady Rose Aldridge
Raquel Cassidy : Phyllis Baxter
Michael C. Fox : Andrew Parker
David Robb : Dr Richard Clarkson
Matthew Goode : Henry Talbot
Harry Hadden-Paton : Herbert « Bertie » Pelham, Marquis d'Hexham
Antonia Bernath : Laura Edmunds
Samantha Bond : Lady Rosamund Painswick
Paul Copley : M. Mason
Sue Johnston : Gladys Denker
Douglas Reith : Richard Grey, Lord Merton
Jeremy Swift : Septimus Spratt
Patrick Brennan : M. Dawes
Sebastien Dunn : Charlie Rogers
Victoria Emslie : Audrey
Paul Putner : M. Skinner
Richard Teverson : Dr Ryder
Howard Ward : Sergent Willis
Adrian Lukis : Sir John Darnley
Rose Leslie : Gwen Harding
Michael Cochrane : Révérend Albert Travis
Emma Lowndes : Margie Drewe
Andrew Scarborough : Tim Drewe
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont une fin et c’est donc le tout naturellement du monde qu’avec cette sixième saison, nous disons adieu, ou, du moins, peut-être un au revoir puisqu’un éventuel film serait en préparation, avec une fort sympathique série britannique qui aura emballer les nombreux amateurs d’œuvres en costumes, je veux bien évidement parler de Downtown Abbey. Six saisons, donc, avec des hauts et des bas, des bonnes choses et d’autres un peu moins et qui se voient parfaitement résumées dans ce final qui, il faut le reconnaitre, aura satisfait dans l’ensemble les fans de la première œuvre mais pas entièrement, l’excellence des débuts n’étant plus forcément au rendez vous. Car bon, comment dire… S’il est fort sympathique de retrouver pour un dernier (ou pas) tour de piste tous ces personnages qui nous sont devenus familiers, si l’envie de connaitre leur destin, de savoir si certains allaient enfin connaitre le bonheur tant mérité, bref, si a tout cela, le happy-end final s’avère être une conclusion pour le moins acceptable, il faut avouer que tout ne fut pas parfait lors de cette ultime saison. Déjà, oublions les nombreuses références historiques qui étaient l’une des forces de la série lors de ses débuts, cela fait un certain temps que celles-ci brillent par leur absence. Ensuite, que dire des intrigues secondaires censées nous tenir en haleine au cours de cette sixième saison ? Celle de l’hôpital ? Sincèrement, on s’en moque littéralement ! Les problèmes de grossesse d’Anna ? Pff, depuis la première saison que le couple Bates m’insupporte plus qu’autre chose. Les problèmes de cœur de Mary ? Vu que celle-ci est tellement détestable, j’ai même eu de la compassion pour le pauvre Henri Talbot qui se fait éconduire pendant quasiment toute la saison, ne comprenant pas au passage ce qu’il lui trouvait… Fort heureusement, il y a de bonnes choses tout de même à mettre en avant : Edith, qui, enfin, a droit au bonheur, a sa fille et a un mariage heureux ! Tom Branson, revenu d’outre-Atlantique assez rapidement, ce qui est une excellente nouvelle ! Le couple Carson/Miss Hughes, assez sympathique au demeurant. Thomas qui, après en avoir particulièrement bavé, par moments a raison, finit calife a la place du calife. Cela et quelques moments assez drôles, émouvants et, bien entendu, ce final, un happy-end, donc, mais fort agréable au demeurant, ce qui nous permet de faire nos adieux (a moins que cela ne soit qu’un au revoir) avec tous ces personnages qui nous auront accompagner tout au long de six saisons que l’on n’est pas prêt d’oublier…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion en forme de happy-end mais qui est assez réussie – eh oui, nul besoin d’un drame pour qu’une fin soit bonne. Tous les protagonistes sont plus ou moins heureux, tout s’arrange, ou presque, certains ont enfin droit au bonheur (Edith, Thomas) et, ma foi, cela nous permet de faire nos adieux a tout ce petit monde de la meilleure des manières.
- Une fort bonne chose que la pauvre Edith qui en prit plein la figure tout au long de la série ait enfin droit au bonheur. Il en va de même pour Thomas qui, lui aussi, en avait bien bavé.
- Tom Branson n’aura pas été absent bien longtemps (pour rappel, il partait pour l’Amérique à la fin de la saison précédente) et, sincèrement, ce fut une bonne chose.
- Les deux scènes où Mary s’en prend plein la gueule de Tom et d’Edith sont un pur régal !
- Costumes, décors, photographie, sur ce point, la série aura été parfaite de bout en bout.
 
Points Négatifs :
- Une fois de plus, Mary aura été détestable au possible et je me demande comment certains en sont fans, mais bon… accessoirement, elle fait tout un foin parce que le sieur Talbot n’est pas de sa condition sociale, ensuite, parce que ce dernier est pilote automobile et que Matthew, pour rappel, perdit la vie dans un accident de voiture comme on peut le voir dans la troisième saison (ce qui se comprend) mais, de manière totalement aberrante, il suffit d’une simple discussion avec Violet pour que tout rentre dans l’ordre…
- L’intrigue de l’hôpital, l’une des pires de toutes les saisons.
- L’impression que tout cela fut un poil traité a la va vite par moments ; curieusement, les intrigues les plus intéressantes auront été les plus courtes.
- Le couple Bates, inintéressant jusqu’au bout…
 
Ma note : 7,5/10

Les Trafiquants de Kelter


Les Trafiquants de Kelter
 
Un important trafic de Satophil D – une drogue redoutable – a été découvert dans le système d'Aleph-Cygni et, d'après les renseignements que la Brigade Inter-Galactique des Stupéfiants a pu recueillir, il semblerait que la planète Kelter soit au centre de ce commerce diabolique. Comme il est évident que de nombreux dirigeants de cette planète sont à la solde des trafiquants, c'est à VOUS que la Fédération Galactique a confié la plus dangereuse des missions : vous devrez découvrir les responsables de ce trafic, et détruire le réseau qui empoisonne cette partie de l'univers. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

Les Trafiquants de Kelter
Série : Défis Fantastiques n°15
Auteur : Andrew Chapman
Illustration de la couverture : Terry Oakes
Illustrations intérieures : Nick Spender
Titre original : The Rings of Kether
Traduction : Anne Blanchet
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : février 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Troisième incursion pour un Défis Fantastique dans l’univers de la SF après La Galaxie Tragique de Steve Jackson et Le Mercenaire de l’Espace du même Andrew Chapman, Les Trafiquants de Kelter suit un peu la lignée de ses prédécesseurs, c’est-à-dire que, une fois de plus, nous avons droit a un livre-jeu qui ne restera pas dans les annales, ou alors, pas forcément pour les bonnes raisons. Pourtant, et comme les autres titres cités, ce quinzième volume de la série avait pour lui cette originalité incontestable qui l’éloignait a mille lieux de la traditionnelle Heroic Fantasy propre au LDVELH, or, force est de constater que, en dehors de cette fameuse originalité, il ne reste pas grand-chose à se mettre sous la dent, ou si peu, au point même qu’avec du recul, je regarde d’un autre œil le fameux Mercenaire de l’Espace, très moyen mais finalement plus intéressant. Après, il faut dire que la SF de bas-étage qui nous est proposée dans Les Trafiquants de Kelter, elle n’a pas de quoi emballer les foules : des stéréotypes encore plus nombreux que dans l’Heroic Fantasy (aussi incroyable que cela puisse paraitre), un synopsis qui nous met dans la peau d’un agent des stups enquêtant sur une quelconque planète peu engageante, ce qui, ma foi, n’est pas franchement enthousiasmant et, pire que tout, une absence de descriptions qui fait que la plupart des paragraphes sont courts, que l’aventure est très rapide (et trop facile) et que la conclusion, elle, tient sur trois lignes… Bref, tout un tas d’éléments qui font que, d’une manière ou d’une autre et quelques soit par quel bout on le prenne, il est difficile de s’emballer pour ces Trafiquants de Kelter… Or, c’est dommage car il y a bien quelques figures qui se démarquent dans cette aventure, comme cette horrible grosse femme, Zera Gross, quelques situations qui marquent les esprits comme une certaine poursuite en voiture plutôt bien amenée, de même, si je ne suis absolument pas fan de cette SF de bas-étage qui tient davantage du polar qu’autre chose, je reconnais qu’il y avait matière a faire quelque chose de plus réussi avec ce trafic de drogue, mais bon, encore aurait-il fallut que le sieur Andrew Chapman s’en donne les moyens, chose qui, indéniablement, il n’a pas souhaiter faire, se contentant du strict minimum, et ce, pour un résultat final bien trop moyen pour marquer les esprits…
 

Points Positifs
 :
- Jouer un inspecteur des stups dans une ambiance SF, ma foi, c’est plutôt original et cela nous change grandement de ce que l’on trouve la plupart du temps dans les Défis Fantastiques.
- Au moins, ce n’est pas un one-true-path et franchement, cela fait un bien fou de ne pas avoir échoué dans l’aventure au bout de trois ou quatre paragraphes uniquement suite à un mauvais choix de destination.
- La poursuite en voiture, le Tripod, Zera Gross, Billy Bomb… oui, quelques scènes et quelques rencontres marquent un peu les esprits.
- Un livre-jeu parfait pour les débutants ou ceux qui n’aiment pas trop se prendre la tête face a la difficulté de certains autres titres.
 
Points Négatifs :
- De bonnes idées absolument pas exploitées par l’auteur. Il faut dire qu’Andrew Chapman ne s’est absolument pas fouler et nous a pondu un livre-jeu franchement court, très facile (j’y ai rejoué hier et l’ai réussi du premier coup sans la moindre difficulté) et, malgré une réelle originalité, peu enthousiasmante – bah oui, quitte a interprété un agent des stups, autant nous offrir une aventure et des règles qui nous permettront de le faire a fond !
- Vous trouvez que l’Heroic Fantasy est bourrée de clichées ? C’est que vous ne connaissez pas la SF mes amis ! Mais quel désastre que l’utilisation de celle-ci dans lesDéfis Fantastiques
- Quand le paragraphe d’introduction ne fait même pas une page, il y a de quoi se méfier, ensuite, on a droit a une succession de paragraphes courts et, histoire de couronner le tout, une conclusion finale qui tient en… trois lignes !
- Nous proposer des règles de combats spatiaux, c’est bien, sauf que, encore faut-il avoir l’opportunité de les utiliser vraiment, non ?!
- Coté illustrations, Nick Spender livre une prestation fort inégale puisque si en certaines occasions, il y a quelques dessins plus ou moins réussis, la plupart du temps, c’est soit minimaliste, soit carrément pas terrible…
 
Ma note : 4,5/10

dimanche 27 septembre 2020

Berserk – Tome 22


Berserk – Tome 22
 
Casca et Guts sont enfin revenus chez Godo et Erika. Mais le forgeron est mort peu après leur départ, de quoi rendre nostalgique notre guerrier. La petite fille les avertit aussi qu’un chevalier blanc est venu et s’entretient en ce moment même avec Rickert. Guts se rend alors auprès d’eux et, à la vue de Griffith, rentre dans une colère noire et lui fonce dessus. Mais Rickert s’interpose en lui disant que leur ami est de retour. Le chevalier blanc annonce alors qu’il veut rétablir la troupe du faucon et souhaite que Guts ne l’en empêche pas. C’en est trop pour Guts qui repousse Rickert et se rue sur son ancien capitaine. Mais, cette fois-ci, c’est un autre individu qui s’interpose : Zodd. Ce dernier commence alors à croiser le fer avec Guts et arrive assez facilement à lutter contre l’épée gigantesque du guerrier noir. Le combat s’avère tellement intense que Zodd est obligé de se métamorphoser sous sa forme démoniaque afin de prendre le combat à son avantage. Seulement, Casca, attirée par le bruit, arrive sur les lieux et, à la vue de Griffith, se dirige vers lui et celui-ci la prend dans ses bras afin de la protéger des rochers que projette Zodd…
 

Berserk – Tome 22
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 22
Parution en vo : 19 décembre 2001
Parution en vf : 01 décembre 2007
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 192
 
Mon avis :
 Nous avions quitté le vingt-et-unième tome de ce formidable manga qu’est Berserk avec une sacrée surprise puisque, en effet, un certain Griffith, incarné depuis le mythique treizième tome en Femto, un des God Hand, a trouvé le moyen de retrouver un corps physique et de fouler a nouveau le sol de notre planète… Un coup de théâtre pour le moins inattendu, pas totalement expliqué pour le moment – quoi que l’on comprenne qu’il y a un lien avec l’enfant de Casca – et qui lance le tout nouveau arc narratif de la saga, celui du Faucon Millénaire. Et, d’entrée de jeu, nous avons droit a une scène choc avec une confrontation entre Griffith et Guts, une confrontation qui permet au premier de se rendre compte qu’il n’a plus besoin du second, une confrontation qui laisse ce dernier fou de rage, comme on pouvait s’en douter, même si, en plus de la vengeance, il se doit également de tout faire pour protéger une Casca toujours à l’ouest et qui, visiblement, semble reconnaitre Griffith. Mais si cette entrée en matière marque les esprits, la seconde partie de cet album va encore plus loin avec les débuts de la formation de la toute nouvelle Troupe du Faucon : une troupe, a nouveau entièrement dévouée a Griffith, mais autrement plus dangereuse que sa glorieuse et sympathique devancière, ne serais-ce que par la présence, au sein de celle-ci, d’un certain… Zodd l’immortel ! Pour finir, la troisième partie de ce vingt-et-unième tome nous dévoile le passé de Serpico, personnage charismatique que l’on a appris à apprécier depuis quelques tomes : son enfance malheureuse, sa rencontre avec Farnèse, son lien pour le moins complexe avec elle et le fait qu’il soit son demi-frère apportent, indéniablement, un sacré background a celui qui est un de mes protagonistes préférés de la série ! Bref, une fois de plus, nous avons eu droit, avec ce nouvel album de Berserk, à une réussite indéniable qui ne nous aura donné qu’une seule envie : découvrir la suite, bien sur !
 

Points Positifs
 :
- Encore un excellent tome de Berserk, un de plus me direz vous, qui confirme tout le bien que l’on peut penser de cette saga depuis trois décennies. Il faut dire que ce vingt-et-unième volume est quasiment parfait de bout en bout, même s’il n’est qu’une simple entrée en matière du nouvel arc narratif, celui du Faucon Millénaire.
- Les retrouvailles pour le moins tendues entre Griffith et Guts.
- La révélation sur le passé de Serpico, ce qui nous permet de mieux cerner ce personnage oh combien charismatique et de comprendre ce qui le lie à Farnèse.
- Les débuts de la nouvelle Troupe du Faucon !
- Pour ce qui est des dessins, si, depuis les débuts de la série, Kentaro Miura nous a toujours livrer une prestation pour le moins excellente, force est de constater que, volumes après volumes, le bougre à réussit à s’améliorer et que certaines pages de ce tome sont, pour le moins, époustouflantes !
- La première apparition de Schierke, personnage qui va prendre énormément d’importance par la suite.
 
Points Négatifs :
- L’exagération, peut-être, des pouvoirs de certains des nouveaux membres de la Troupe du Faucon – mais bon, nous sommes dans un univers fantastique, alors, cela peut se comprendre…
- Histoire de pinailler, on pourra dire que la couverture de ce volume n’est pas la plus réussie.
 
Ma note : 8,5/10

Neon Genesis Evangelion


Neon Genesis Evangelion
 
En 2000, une gigantesque explosion se produit en Antarctique, provoquant un cataclysme (raz-de-marée, fonte des calottes polaires) qui dévaste une grande partie de la planète. Les autorités déclarent que cette catastrophe était due à la chute d'un astéroïde sur la planète. Quinze ans plus tard, l'humanité a surmonté cet événement, appelé le Second Impact. Mais de mystérieuses créatures nommées Anges font leur apparition, et tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale forteresse du Japon, construite après le Second Impact. Pour les combattre, l'organisation secrète NERV a mis au point une arme ultime, l'Evangelion ou l'Eva, robot géant anthropoïde piloté. Shinji Ikari, quatorze ans, se rend à Tokyo-3 sur invitation de son père, qu'il n'a pas revu depuis dix ans. Il est loin de se douter qu'il sera impliqué dans un conflit qui pourrait bien signifier la fin de l'humanité quoi qu'il arrive...
 

Neon Genesis Evangelion
Réalisation : Hideaki Anno
Scénario : Hideaki Anno
Musique : Shirō Sagisu
Générique : Shirō Sagisu
Production : Gainax
Genre : Mecha, Post-Apocalyptique, Psychologie
Titre en vo : Shin Seiki Evangerion
Pays d’origine : Japon
Chaîne d’origine : TV Tokyo
Diffusion d’origine : 04 octobre 1995 – 27 mars 1996
Langue d'origine : japonais
Nombre d’épisodes : 26 x 25 minutes
 
Casting :
Kotono Mitsuishi : Misato Katsuragi
Megumi Hayashibara : Rei Ayanami
Megumi Ogata : Shinji Ikari
Yuko Miyamura : Asuka Soryu Langley
Akira Ishida : Kaworu Nagisa
Fumihiko Tachiki : Gendō Ikari
Yuriko Yamaguchi : Ritsuko Akagi
Hiro Yūki : Makoto Hyûga
Junko Iwao : Hikari Horaki
Kōichi Yamadera : Ryôji Kaji
Megumi Hayashibara : Pen-Pen
Megumi Hayashibara : Yui Ikari
Miki Nagasawa : Maya Ibuki
Motomu Kiyokawa : Kōzō Fuyutsuki
Mugihito : Kiele Lorentz
Takehito Koyasu : Shigeru Aoba
Tetsuya Iwanaga : Kensuke Aida
Tomokazu Seki : Tôji Suzuhara
 
Mon avis :
 S’il y a bien un constat que l’on peut faire au sujet du contenu du Journal de Feanor, c’est que les séries animées brillaient, jusqu’alors, par leur absence, ce qui, après réflexion, est plutôt dommage tant, jadis, celles-ci occupèrent une place pour le moins importante dans ma vie. Bien évidement, le temps ayant passé, j’ai nettement moins l’occasion de le lancer, de nos jours, dans le visionnage de dessins animés nippons qui s’étalent sur 30, 40 voir davantage d’épisodes, mais bon, dans le cas présent, je ne pouvais pas passer outre, ce, pour deux raisons : premièrement, parce que Neon Genesis Evangelion, œuvre du sieur Hideaki Anno – auteur également du cultissime Nadia, le Secret de l’Eau Bleu – est, tout simplement, une des meilleures et des plus légendaires séries animées japonaises, mais aussi pour la simple et bonne raison que si, a la fin des années 90, lors de sa diffusion en France, j’avais eu l’occasion d’en regarder une partie, jamais je n’avais vu sa conclusion, une conclusion, au demeurant, fort décriée mais nous en reparlerons plus tard. Bref, ni une, ni deux, en découvrant que Netflix proposait Neon Genesis Evangelion, je n’ai guère hésité et me suis finalement lancer dans le visionnage complet de ce petit chef d’œuvre et, ma foi, je ne l’ai nullement regretté, bien au contraire ! Mais pour cela, il faut bien comprendre ce qu’est Neon Genesis Evangelion et, cela, je pense que la plupart des gens n’ont pas bien compris où Hideaki Anno a voulu en venir en créant cette série… Les Anges ? Lilith ? Adam ? Toutes ces références Bibliques ne riment en réalité à rien : les gars de la Gainax trouvaient, de leur propre aveu, tout simplement ça cool, spirituel et exotique. L'objectif d'Evangelion n'est pas de créer une histoire compliquée en usant et abusant du principe de rétention d'information, quand bien même cela alimente aujourd'hui encore largement l'adoration des fans. Non, l'objectif d'Evangelion réside en réalité ailleurs. Il faut en savoir un peu plus sur Anno pour le comprendre. Il fut pendant deux ans, avant de créer Evangelion, un otaku de la pire espèce, collectionnant par exemple des centaines de parodies hentaï de Sailor Moon... La phrase de Shinji, « je ne dois pas fuir », c'est celle qu'il a eu besoin de se répéter quatre jours durant pour trouver le courage de quitter son appartement pour rejoindre la Gainax. Le résultat ? Une série pensée comme un piège à otakus, tâchant de leur faire comprendre tant bien que mal qu'il vaut mieux qu'ils sortent de chez eux et qu'ils découvrent un peu le monde. Ainsi, la première moitié des 26 épisodes rassemble ainsi tous les éléments à même de séduire ce public : harem de bombes sexuelles, combats de méchas, humour, peluches à merchandising (le pingouin), et ainsi de suite. Les derniers épisodes, ensuite, inversent brutalement la donne en déconstruisant la totalité des symboles des otakus pour les mettre face à leur propre réalité. Les pilotes sont alors montrés sous leur véritable jour : ils sont lâches, faibles, introvertis, pervers, bref ils sont à l'image du public auquel Anno veut s'adresser ! La série met ainsi en scène l'évolution de Shinji, l'antihéros, qui, du premier au dernier épisode, parvient à sortir de sa misère pour retrouver la réalité : il quitte la fiction, le cocon maternel que représentent les Eva pour retrouver le monde réel au cours des deux derniers épisodes. C'est d'ailleurs pourquoi ceux-ci sont aussi abstraits. Outre les lourdes difficultés financières rencontrées par le studio – qui sont la véritable raison des interminables plans fixes – la manière dont est conçue la série fait progressivement passer l'histoire au second plan pour ramener les personnages, et surtout, à travers eux, les spectateurs, vers la vie réelle. Neon Genesis Evangelion est une série importante car elle a l'audace unique de scier la branche sur laquelle elle est assise, car elle a l'audace de s'en prendre à son public en dénonçant sa perversité et ses excès et, plus encore, car elle essaye tant bien que mal de le soigner. Naturellement, elle n'aurait jamais pu devenir aussi culte sans d'autres qualités. Ainsi, elle reste aujourd'hui encore une référence à de multiples égards. Sa mise en scène, par exemple, est complètement hallucinante et bizarre, alternant plans fixes, morts, avec en arrière plan le bruit obsédant des cigales ou encore sur fond de Bach, avec d'autres plans d'une violence inouïe qui, deux décennies plus tard, me donne encore des frissons et qui, d'ailleurs, fut à l'origine d'une guerre ouverte entre Tokyo TV et la Gainax… Maintenant, en raison de toutes ces qualités, en raison de sa manière de laisser l'histoire s'écrire et se construire dans la tête du spectateur, sans jamais trop en dire, Evangelion a réussi à devenir la pire drogue dure de toute l'histoire de la japanimation, devenant dans la foulée un business hallucinant. Triste ironie du sort, pour une série qui prétendait soigner les excès de son public...
 

Points Positifs
 :
- Sans aucune discussion possible, Neon Genesis Evangelion est une des plus grandes séries animées de tous les temps, rien que ça ! Bien évidement, on pourrait me contredire, pester contre cette conclusion particulière qui en aura traumatiser plus d’un et peu compréhensible à première vue, cependant, rarement une œuvre n’aura été aussi parfaitement maitrisée par son auteur et aura marquer toute une génération de fans, en bien comme en mal…
- Les thématiques présentes dans Evangelion sont tellement nombreuses qu’il est difficile d’en faire une liste sans en oublier certaines : difficultés de communication avec les autres, impossibilité de montrer ses sentiments, rapports aux parents pour le moins difficiles, volonté de plaire, repli sur sois même, désir de suicide, image que l’on fabrique afin de se protéger de la société et du regard que celle-ci nous porte, sens de la vie, etc.
- Bien évidement, Neon Genesis Evangelion est une série de méchas, bien évidement, il y a des affrontements entre robots géants que l’on peut qualifier de dantesques, bien évidement, on a droit a tout un tas de références Bibliques et Kabbalistiques, bien évidement, les petits gars de chez Gainax nous bombardent de fan service avec des héroïnes dévêtues, des petites culotes et autres joyeusetés du même genre, cependant, Evangelion, c’est aussi et surtout, une série destinée avant toute chose aux otakus et qui n’est guère tendre avec eux, les invitants a quitter leur monde imaginaire pour s’ouvrir aux autres !
- Des personnages tout bonnement exceptionnels ! Certes, Shinji peut en agacer plus d’un a force de geindre et de pleurnicher tout au long de la série, mais il s’avère être, finalement, peut-être le personnage le plus crédible qu’il m’a été donné de voir dans une série d’animation. Quand aux autres, Misato, Rei, Asuka, principalement, voir Gendō Ikari et quelques autres, c’est un pur régal tant le caractère de tout ce petit monde a été travailler avec minutie et marque les esprits.
- Coté animation, bien entendu, Evangelion accuse un petit peu son âge, cependant, en se remettant dans le contexte de l’époque, la fin des années 90, force est de constater que nous avons affaire a un pur régal et que celle-ci est parfaite !
- Le design des Anges, variés, originaux, surprenants, sont tout simplement magnifiques.
- Les affrontements, dantesques et brutaux, ne sont, finalement, pas très longs et, ma foi, c’est plutôt une bonne chose.
- Une bande originale excellente et un générique qui l’est tout autant.
 
Points Négatifs :
- Si je comprends ce que Hideaki Anno a voulut nous démontrer avec cette conclusion, force est de constater qu’elle est spéciale, très spéciale même et que, ma foi, j’aurai nettement préférée une fin moins conceptuelle que celle-ci.
- Privé de budget, en conflit ouvert avec TV Tokyo, les petits gars de chez Gainax ont eu quelques difficultés pour les derniers épisodes de la série et, ma foi, cela se remarque grandement, surtout dans les deux derniers épisodes, avec cette succession de plans fixes et de scènes tirées des épisodes précédents.
- Bien entendu, Neon Genesis Evangelion est une œuvre très particulière qui, en fait, n’est pas une série de méchas. Du coup, une très grosse partie du public amateur du genre se sera littéralement tromper sur cette dernière et aura finit par prendre la fuite, surtout au vu des ultimes épisodes de la saga…
 
Ma note : 9/10