Low
– Optimisme de Surface
Della
a affronté de nombreuses épreuves depuis qu'elle a été kidnappé par Roln le
pirate. Des années après, elle est devenue Ministre de la pensée dans une Cité
où l'espoir est interdit et où chaque œuvre d'art peut être considérée comme
criminel. Elle entretient une relation amoureuse avec une autre jeune femme qui
adore peindre. Si Della est au courant, elle place chaque toile dans les
flammes de la cheminée pour éviter toute condamnation. Avec des membres de son
équipe d'intervention, Della détruit un haut lieu de la revente de tableaux et
élimine de nombreux contrevenants. L'un d'eux est capturé et torturé jusqu'à ce
qu'il dévoile l'identité d'un de leur fournisseur, un nom qui résonne comme
très familier aux oreilles de Della. Celle-ci se presse de rentrer chez sa
petite amie et s'apprête à l'éliminer...
Low – Optimisme de Surface
Scénario : Rick Remender
Dessins
: Greg Tocchini
Encrage : Greg
Tocchini
Couleurs : Greg
Tocchini, Dave McCaig
Couverture : Greg
Tocchini
Genre : Aventure,
Action, Science-Fiction
Editeur
: Image Comics
Titre en vo
: Low – The
Evocative Optimism
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 24
novembre 2015
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 22 avril 2016
Nombre
de pages : 120
Liste
des épisodes
Low
7-10
Mon
avis : Fort d’un premier
album plutôt réussi, comme je vous le disais en mars dernier, dans ma
critique de l’une des dernières séries en date du très prolifique Rick
Remender, je veux bien évidement parlé de Low, c’était avec une
certaine impatience que je souhaitais découvrir la suite des aventures de cette
indécrottable optimiste qu’est Stel Caine, quoi que, après les événements pour
le moins dramatiques survenus lors du sixième épisode qui clôturait cet album –
la mort de son fils et l’une de ses filles qui pétait un câble et massacrait
des milliers d’individus sans le moindre remord – on était en droit de se
demander si notre héroïne verrait toujours la vie en rose ? La question
était pour le moins pertinente surtout qu’au vu du titre de ce second
tome, Optimisme de Surface, il y avait de quoi en douter… Et
justement, des doutes, Stel Caine va en avoir, et pas qu’un peu et d’ailleurs,
c’est plutôt une bonne chose que Remender bouscule un peu les certitudes de son
héroïne : au vu des nombreux drames qui ont jalonné sa vie, la chose est
normal, et, accessoirement, cela la rend plus humaine et plus attachante. Un
bon premier point, donc, pour cette suite de Low, mais ce n’est pas
le seul puisque, ici, et dès le début – c’est-à-dire, le septième épisode de la
série – on retrouve une certaine Della, c’est-à-dire, la seconde fille de Stel
Caine. Vivant dans une citée qui nous rappelle le bon vieux temps de l’URSS et
que n’aurait pas renié Orwell, la jeune fille, Ministre de la pensée, vie une
relation avec une artiste peintre et ce, dans une société où toute forme d’art
est abolie : bien entendu, cela aboutira pour cette relation a un final
dramatique et qui marque les esprits, surtout que, la suite, elle, n’est pas de
tout repos pour la jeune femme. Bref, vous l’avez compris, si j’avais fortement
apprécié le premier album de Low, cette suite, avec ces deux intrigues qui se
déroulent en parallèle, est tout aussi bonne ; Remender a non seulement
livrer un univers cohérant mais également un scénario fort avec des
protagonistes plutôt attachants, qu’au aux dessins, si l’on peut toujours
trouver que Greg Tocchini alterne les planches sublimes et celles un peu moins
réussies, son style, superbe au demeurant, est un véritable plus pour cette
série. Dommage juste que dans ce second album, il n’y ait que quatre petits
épisodes, c’est peu selon moi qui, du coup, suis resté un peu sur ma faim… bon,
c’est pour quand la suite !?
Points
Positifs :
- Après
une mise en place de l’univers, des enjeux et des personnages, l’effet de
surprise n’est certes plus là, cependant, cela n’enlève rien au fait que c’est
avec un grand plaisir que l’on retrouve nos protagonistes, ne serais-ce que
pour découvrir ce qui va leur arriver. Et puis, il y a cette fameuse citée
pseudo-soviétique qui semble tout droit sortie de 1984.
-
Vous trouviez Stel Caine un peu trop optimiste dans le premier album ?
Rassurez vous, ici, elle va avoir sa petite crise de conscience, ce qui est
normal vu que, mine de rien, elle en bave depuis longtemps. Du coup, ces
hésitations et ses remises en questions la rendent plus humaine et, bien sur,
plus attachante.
-
Enfin, on connait le sort de la seconde fille de Stel Caine : devenue
Ministre de la pensée dans une dystopie communiste, elle est en couple avec une
artiste peintre alors que, toute forme d’art est interdit et condamne ses
auteurs a la mort. Une relation compliquée, dangereuse et qui, d’ailleurs,
finit par aboutir à la scène la plus terrible et la plus réussie depuis le
début de cette série.
-
Le style de Greg Tocchini peut-être déstabilisant pour certains, mais au fil du
temps, je m’y fais de plus en plus et, d’ailleurs, force est de constater que
certaines planches sont pour le moins superbes.
Points
Négatifs :
-
Les dessins de Greg Tocchini : oui, son style est superbe et oui,
personnellement, j’accroche énormément, cependant, force est de constater que
celui-ci n’est pas très régulier et que, en effet, si certaines planches sont
superbes, d’autres sont un peu moins réussies de par leur coté limite
brouillon. Mais bon, c’est aussi une affaire de gouts et si certains
n’accrocheront nullement, les autres, eux, feront l’impasse sur ces quelques
imperfections.
-
Seulement quatre petits épisodes dans cet album, c’est trop peu…
Ma
note : 8/10
Low
– L'Ivresse de l'Espoir
Dans
le futur, le Soleil vit ses dernières heures et a ravagé la Terre de ses rayons
destructeurs. L'Humanité s'est réfugiée sous les eaux. Stel Caine est une
scientifique qui croît fermement que le salut de l'espèce humaine pourrait
dépendre des sondes envoyées dans tout l'univers pour découvrir une planète
hospitalière. Son mari, Johl, lui propose d'emmener en dehors de la cité
sous-marine leurs deux filles, Della et Tajo, afin qu'elles se rendent compte
de l'immensité de ce qui les entourent et des dangers qui vont avec. Ils
empruntent un submersible et sortent de la cité protégée. Alors que les deux
fillettes s'enthousiasment pour les décors tous plus sublimes les uns que les
autres, leurs parents les avertissent que la horde Scorbut, des marginaux
recourant le plus souvent à la violence. Alors que l'expédition familiale se
poursuit, un mammouth, une sorte de pieuvre géante, plonge non loin d'eux. Johl
décide de la suivre un peu plus dans les profondeurs. Une erreur qui va leur
coûter très chère...
Low – L'Ivresse de l'Espoir
Scénario : Rick Remender
Dessins
: Greg Tocchini
Encrage : Greg
Tocchini
Couleurs : Marianne
Gusmao
Couverture : Greg
Tocchini
Genre : Aventure,
Action, Science-Fiction
Editeur
: Image Comics
Titre en vo
: Low – The
Delirium of Hope
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 25
mars 2015
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 26 février 2016
Nombre
de pages : 144
Liste
des épisodes
Low
1-6
Mon
avis : De Rick Remender, scénariste
majeur de la scène comics nord-américaine, je dois reconnaitre que je n’ai pas
trop eu l’occasion de lire énormément de ses œuvres, ci ce n’est, bien entendu,
son travail pour Marvel et, plus particulièrement, son passage
on ne peut plus réussi, si l’on de met de coté le final, sur Uncanny
Avengers. Cependant, au vu de tout ce que j’avais eu l’occasion de lire
a son sujet, choses qui tenaient davantage des louanges d’ailleurs, je savais
parfaitement que, tôt ou tard, l’occasion me serait présentée de me lancer dans
une œuvre indépendante du sieur Remender, ne serais-ce que pour la simple et
bonne raison que, comme chacun sait, la plupart du temps, les meilleurs comics
ne sont pas forcément ceux de Marvel et DC. Tout
cela, donc, pour en arriver a Low, série dont j’avais entendu
parler pour la toute première fois dans l’article consacré à Rick Remender dans
un vieux numéro de Comic Box. Une série dont j’attendais la
publication française depuis quelques mois et dont le premier tome est donc
sorti fin février, album que, bien entendu, je me suis empressé de me procurer.
Et, ma foi, je n’ai guère été déçu puisque, dès le préface, signé du
scénariste, j’ai été plutôt emballé par le synopsis de l’histoire : ce
monde, dans un futur lointain, où le Soleil, en fin de vie, s’est tellement
agrandi qui menace, à terme, d’engloutir notre planète – accessoirement, c’est
ce que nous réserve notre avenir. Un monde a l’agonie, donc, où la civilisation
humaine, pour survivre, a dut migrer au fond des océans, la surface de la
planète étant devenue irrespirable. Un monde où les derniers survivants,
n’ayant plus aucun espoir, s’adonnent le plus souvent a leurs plus vils
instincts, la déchéance, tant morale que sexuelle, étant devenue la norme pour
tout le monde… ou presque ! Car oui, Remender, scénariste usant et abusant
des relations filiales compliquées et mettant souvent en scène des
protagonistes marqués par la vie ne sort pas trop de ses habitudes sauf que,
cette fois ci, son personnage principal, Stel Caine, est d’un optimisme a
toute épreuve, peut-être la dernière personne sur cette planète condamnée a
croire que l’humanité peut encore échapper a l’inéducable en migrant vers les
étoiles. Ce positivisme béat, Remender l’assume parfaitement et en fait
d’ailleurs son cheval de bataille, Stel Caine étant un personnage a contre
courant de ceux qu’il a crée jusque là et, accessoirement, aux antipodes de
tous les autres de Low ; au point même d’être fortement
critiquer pour cela mais il faut lire ce premier album pour le comprendre. Car
oui, je ne vais pas rentrer dans les détails mais disons que ces six premiers
épisodes qui mettent en scène cette Terre mourante, cette humanité décadente,
nous entrainent de fort belle manière sur les pas de Stel Caine et de sa
famille, une famille qui va sacrément en baver, qui sera séparée et qui verra
notre héroïne, toujours aussi optimiste malgré les coups du sort, poursuivre
deux quêtes en parallèle : trouver un moyen de rejoindre les étoiles et,
au passage, retrouver et sauver les siens. Sur ce point, Low fonctionne
plutôt bien et l’intrigue est plutôt réussie, quand aux dessins, c’est une
autre histoire puisque Greg Tocchini est certes très talentueux et possède un
style accrocheur, cependant, on ne peut pas vraiment dire que la régularité
soit son maitre mot et, hélas, des planches superbes sont suivies d’autres franchement
brouillonnes. Dommage car le scénario est plutôt bon et que le choix des
couleurs, chaudes pour la plupart, excellents, mais bon, malgré ce défaut, ce
premier volume de Low n’en reste pas moins suffisamment pourvu
de qualités pour ne pas faire l’impasse sur la suite, ne serais-ce que pour
voir si, a force d’en baver, Stel Caine sera toujours aussi optimiste ?!
Points
Positifs :
- Un
postulat de départ plutôt original avec cette Terre condamnée a brève échéance
et qui sera bientôt dévorée par un Soleil en fin de vie. En partant de cela,
Remender nous livre une civilisation décadente, vivant au fond des océans, et
se livrant à tous les excès en attendant la mort.
-
Le personnage principal, Stel Caine, peut vite devenir agaçant avec son
optimisme a toute épreuve, pourtant, la chose passe surtout bien, surtout que
celle-ci s’avère être, en plus d’une femme de convictions, une femme forte et
prête a tout pour les siens.
-
Ces six premiers épisodes se lisent d’une traite et sont plutôt captivants, ne
serais-ce qu’au vu des multiples événements, des coups de théâtre inattendus et
de quelques personnages qui méritent le coup d’œil.
-
Les magnifiques couleurs de Marianne Gusmao.
Points
Négatifs :
-
Les dessins de Greg Tocchini : oui, celui-ci possède un style qui lui est
propre et qui, ma foi, est excellent, le problème, c’est que l’artiste n’est
absolument pas régulier et que, sur une même planche, on peut alterner entre
des cases magnifiques et d’autres complètement ratées. Ajoutons a cela un coté
un peu trop brouillon et vous comprendrez que malgré certaines planches qui
sont un régal pour les yeux, tout cela ne suffit pas à sauver les meubles.
-
Du coup, ce coté un peu brouillon des dessins n’aide pas vraiment à comprendre
l’histoire vu que, par moments, il n’est pas facile de reconnaitre qui est qui.
-
L’optimisme à toute épreuve de Stel Caine peut vraiment en agacer certains.
Ma
note : 8/10
Déjà
Vu
Crosby,
Stills, Nash & Young
1
- Carry On (Stephen Stills) 4:25
2
- Teach Your Children (Graham Nash) 2:53
3
- Almost Cut My Hair (David Crosby) 4:25
4
- Helpless (Neil Young) 3:30
5
- Woodstock (Joni Mitchell) 3:52
6
- Déjà Vu (David Crosby) 4:10
7
- Our House (Graham Nash) 2:59
8
- 4 + 20 (Stephen Stills) 1:55
9
- Country Girl (Neil Young) 5:05
.Whiskey
Boot Hill
.Down,
Down, Down
.Country
Girl (I Think You're Pretty)
10
- Everybody I Love You (Stephen Stills, Neil Young) 2:20
Déjà Vu
Musicien : Crosby, Stills, Nash & Young
Parution
: 11 mars 1970
Enregistré : janvier
1969 – octobre 1969
Durée : 36:24
Genre
: Folk Rock, Rock
Producteur : Crosby, Stills, Nash & Young
Label : Atlantic
Musiciens :
David
Crosby : guitare, chant
Stephen
Stills : guitare,
basse, claviers, chant
Graham
Nash : guitare,
claviers, chant
Neil
Young : guitare,
harmonica, piano, chant
Jerry
Garcia : steel guitare,
guitare slide
Greg
Reeves : basse,
percussions
John
Sebastian : harmonica
Dallas
Taylor : percussions,
batterie
Mon
avis : Ici, l’affaire fut entendue tout
de suite : mais qu’allais faire le grand Neil Young dans ce ramassis de nains
qu’était Crosby, Stills & Nash ? Comme souvent, le raccourci était facile
et un peu trop réducteur, après tout Stephen Stills n’était pas n’importe qui
et avait déjà fait ses armes de fort belle manière aux cotés du canadien chez
Buffalo Springfield, ainsi que de façon ponctuelle par la suite, lorsque le
cœur leur en dit – et qu’ils ne sont pas fâchés. De plus, pour être tout à fait
honnête, Stills est un bon auto-compositeur interprète, connaissant, au cours
de sa carrière fait de hauts et de bas, quelques bonnes réussites. Certes, pour
CS&N, il restait la problématique de Crosby et Nash, l’otarie et le grand
dadais des familles. Une fois de plus, il faut savoir relativiser et ne pas
tomber dans des clichés, ne serais ce que pour leur superbe mélange de voix,
bande son de toute une époque à jamais révolue. Et puis, pour la première et
dernière fois, ces deux là nous livrent deux compositions personnelles à la
hauteur de celles de leurs complices, ce qui fait que ce Déjà Vu,
incontestablement, est un excellant album, riche, complet et tout simplement le
meilleur d’un groupe miné bien trop rapidement par les immenses ego de leurs
membres respectifs. Mais bon, comme tout à chacun sait, ce n’est pas parce que
l’on met plusieurs stars ensemble que la mayonnaise prendra forcement – les
amateurs de ballon rond ne me contrediront pas – et même si ce Déjà Vu est
le meilleur album de la carrière du groupe, en est il pour le moins, tout
simplement, bon ? Car c’est peut être cela qui compte dans le fond ? Et bien
oui, sans aucune discussion possible. Comme dit précédemment, outre Neil Young,
véritable monument de la musique nord américaine depuis presque un demi-siècle,
et Stills, qui, en son temps, connu de grands moments d’inspirations, l’ajout
des deux autres, si l’on peut être perplexe après coup, était parfaitement
justifié à l’époque, et, en écoutant, quatre décennies après sa sortie,
ce Déjà Vu, il est indéniable que cet album était – et l’est
toujours – tout bonnement excellent. D’ailleurs, pour être tout a fait franc,
je dois avouer que c’est l’un des albums que j’écoute le plus, même si celui-ci
est loin d’être mon préféré : les compositions sont soit excellentes soit fort
agréables, il n’y a pas de temps morts et de morceaux a jeter aux oubliettes
et, de plus, Déjà Vu possède un petit coté rétro fort
accrocheur, nous faisant replonger dans une époque révolue – et que je n’ai pas
connu, pour être né quelques petites années plus tard – mais qui m’a toujours
attiré. Et puis, si Neil Young reste égal à lui-même et nous livre deux
compositions de haute volée – en particulier le célèbre Helpless –
à mes yeux, les deux meilleurs titres de l’album sont l’excellant et
ébouriffant Carry On de Stills, qui ouvre l’album – et dont
j’invite tout a chacun de découvrir la version de plus d’un quart d’heure de
l’album live qui suivra, 4 Way Street – tout tambours battants, et
la reprise du Woodstock de Jony Mitchell, dans la même veine.
Et comme le reste de l’album, oscillant entre divers styles selon les
compositeurs, et du même niveau, vous comprendrez aisément que ce Déjà
Vu vaut largement le détour et mérite, incontestablement, de figurer
dans votre discothèque idéale.
Points
Positifs :
- Non
seulement Déjà Vu est le meilleur
album de Crosby, Stills, Nash & Young mais aussi et, surtout, c’est un très
bon opus, n’en déplaise aux détracteurs du groupe. Il faut dire qu’entre l’ajout
de Neil Young, le talent de Stills et un Crosby et un Nash à la hauteur des
deux autres, le résultat ne pouvait qu’être exceptionnel !
-
Musicalement, Neil Young est tout naturellement au-dessus des autres,
cependant, Stephen Stills fait preuve, une fois de plus, qu’il fut en son temps
un des grands noms de la musique, quand à David Crosby et Graham Nash, cet
album nous démontre qu’ils n’étaient pas n’importe qui, particulièrement le
premier, musicien fort talentueux, ce que l’on a tendance à oublier un peu trop
de nos jours…
-
Carry On, Almost Cut My Hair, Helpless,
Woodstock, Déjà Vu et Country Girl
sont de superbes chansons mais le reste de l’album n’est pas à jeter, loin de
là.
-
Une couverture a priori simple mais néanmoins fort réussie.
Points
Négatifs :
-
Il manque peut-être un ou deux titres de Neil Young, histoire de faire de ce Déjà Vu un chef d’œuvre, mais bon,
malin, le Loner réservait ses meilleures chansons pour ses albums solos.
-
Bien évidement, il faut apprécier ou, du moins, être un familier de ce rock
américain de la fin des sixties et qui sonne singulièrement de nos jours. Bien
entendu, ce n’est pas un défaut en soit mais il faut reconnaitre que le genre
de plaira pas a tout le monde…
Ma
note : 8,5/10
Buffalo
Springfield Again
Buffalo
Springfield
1
- Mr Soul (Neil Young) 2:35
2
- A Child's Claim to Fame (Richie Furay) 2:09
3
- Everydays (Steven Stills) 2:38
4
- Expecting to Fly (Neil Young) 3:39
5
- Bluebird (Steven Stills) 4:28
6
- Hung Upside Down (Steven Stills) 3:24
7
- Sad Memory (Richie Furay) 3:00
8
- Good Time Boy (Richie Furay) 2:11
9
- Rock & Roll Woman (Steven Stills) 2:44
10
- Broken Arrow (Neil Young) 6:13
A Reality Tour
Musicien : Buffalo Springfield
Parution
: 30 octobre 1967
Enregistré : janvier
1967 – octobre 1967
Durée : 34:07
Genre
: Folk Rock, Rock
Producteur : Richie Furay, Jack Nitzsche, Stephen Stills,
Neil Young
Label : ATCO
Musiciens :
Neil
Young : guitare, chant
Steven
Stills : guitare, chant
Richie
Furay : guitare, chant
Dewey
Martin : batterie,
chant
Bruce
Palmer : basse
Jack
Nitzsche : piano
électrique
Don
Randi : piano,
harpsichord
Bruce
Botnick : banjo
James
Burton : dobro
Jim
Fielder : basse
Bobby
West : basse
Charlie
Chin : banjo
Norris
Badeaux : saxophone
baryton sur Good Time Boy
Hal
Blaine : batterie
Merry
Clayton : chant
James
Burton : Dobro, guitare
David
Crosby : chœur sur Rock & Roll Woman
Jim
Gordon : batterie
Doug
Hastings : guitare
Brenda
Holloway : chant
Patrice
Holloway : chant
Jim
Horn : clarinette
Gloria
Jones : chant
Carol
Kaye : basse
Shirley
Matthews : chant
Harvey
Newmark : basse
Gracia
Nitzsche : chant
Chris
Sarns : guitare
Russ
Titelman : guitare
Mon
avis : Il est parfaitement incroyable de
constater à quel point les années 60 et 70 ont put nous donner d’aussi bons
groupes, et ce, en quantité inimaginable aujourd’hui. Cependant, ce qui est
dommage, à mon avis, c’est que bon nombre d’entre eux sont tombés dans l’oubli
depuis longtemps alors qu’ils auraient mérité un tout autre sort. Prenez par
exemple les Buffalo Springfield : qui, en 2016, les connaît ? Franchement, à
part les amateurs et les spécialistes, pas grand monde. Et pourtant, quel
groupe formidable il fut en son temps. Certes, il n’eut pas une longue durée de
vie – deux ans, ce n’est pas grand-chose – mais en ces quelques mois
d’existence, celui-ci sortit trois bons albums et quelques petits bijoux
inoubliables. Et, en parlant d’album, leur deuxième, Buffalo Springfield
Again est incontestablement le meilleur… Formé par Stephen Stills et
Neil Young, ce dernier venant tout juste de débarquer aux USA, en 1966, le
groupe se fit rapidement connaître avec un hit que chacun à au moins une fois
écouter dans sa vie, For what it’s Worth, repris dans un nombre
incalculables de longs métrages se déroulants dans les sixties. L’année
suivante, ce fut donc leur deuxième album, ce Buffalo Springfield Again à
la pochette vraiment bof, mais superbe, du point de vu musical, de bout en
bout. Car aux compositions du duo Stills/Young, déjà en grande forme à leurs
débuts, ce joignirent celles du troisième larron de la foire, l’excellent et
méconnu Richie Furay, qui aurait probablement mérité de connaître une carrière
aussi prestigieuse que celle des deux autres – plutôt que de finir pasteur dans
un quelconque trou perdu du Colorado, véridique ! Le tout donnant un très bon
album, assez éclectique sans temps morts, ou l’on ne s’ennuie pas une seconde,
tant la qualité des compositions est de haut niveau. Certes, l’on regrettera
peut être que le son ne soit pas excellent mais tout le monde, en 1967, n’avait
pas accès aux meilleurs studios d’enregistrement comme de nos jours. Cependant,
même ainsi, ce Buffalo Springfield Again, malgré un son moyen et
une durée assez courte n’en reste pas moins inoubliable et ce laisse écouter
encore et encore avec un grand plaisir. Entre un Neil Young déjà enchanteur
avec un Mr Soul rentre dedans et un Broken Arrow plus
pop, un Stills tout bonnement excellant, Bluebird et son
banjo, Hung Upside Down et Rock & Roll Woman,
ainsi qu’un Richie Furay inspiré, A Child's Claim to Fame, on se
retrouve au final avec un album certes typique de l’époque, mais néanmoins de
grande qualité et qui laisse déjà présager de ce que donnerons les carrières
futures des deux leaders, Stills et Young, que cela soit en solo ou en groupe –
CSN&Y – c'est-à-dire, du tout bon…
Points
Positifs :
- Le
meilleur album, incontestablement, de Buffalo Springfield, groupe éphémère de
la fin des années 60 mais qui n’en fut pas moins grandiose, au vu de ses
compositions et de la qualité intrinsèque de ses membres, particulièrement,
bien entendu, le grand Neil Young mais aussi Stephen Stills.
-
Si Neil Young nous livre trois merveilles incontestables et que Stephen Stills
n’est pas en reste, faisant preuve de tout son talent, force est de constater
que Richie Furay, nettement moins connu que ses deux compères, n’est pas en
reste et nous livre quelques belle pépites dans cet opus.
-
Un opus quasiment parfait de bout en bout et qui possède quelques titres
imparables comme Mr Soul, Broken Arrow, Bluebird, Hung Upside Down, Rock & Roll Woman
mais aussi A Child's Claim to Fame.
Points
Négatifs :
-
Dommage que le groupe n’ai pas disposer d’un studio d’enregistrement digne de
ce nom, car bon, comment dire, si ces derniers n’étaient pas légions à l’époque,
d’autres groupes, plus chanceux, ont put en bénéficier et cela se remarque fortement.
-
Il faut reconnaitre que le son accuse fortement son age et que, par la force
des choses, cela risque de déplaire a un public plus jeune ou peu habitué du
rock californien de la fin des années 60.
-
Désolé mais la pochette est tout bonnement hideuse…
Ma
note : 8/10
Ça
Dans
la petite ville de Derry, dans le Maine, la tranquillité est perturbée par une
série de disparitions et de meurtres atroces : une petite fille est sauvagement
assassinée dans la cour-arrière de sa maison. Le bibliothécaire, Mike Hanlon,
entend parler du drame et se rend sur les lieux. Lorsqu'il découvre une photo
d'un garçon, Georgie, près des lieux du crime, il comprend que « Ça »,
une créature maléfique vivant dans les égouts et prenant la forme qui lui
plait, notamment celui d'un clown nommé Grippe-Sou en attirant les enfants avec
des ballons de couleur, est de retour et est derrière la tragédie. Trente ans
auparavant, le jeune Georgie Denbrough, âgé de six ans, joue avec un bateau en
papier et le fait naviguer dans le caniveau, mais le bateau tombe dans les
égouts. Le garçonnet rencontre Grippe-Sou, qui se trouve dans les égouts et
tente amicalement, en apparence, de convaincre Georgie de le suivre, avant de
montrer sa véritable nature en l'attrapant par le bras et en le tuant. Bill, le
frère aîné de Georgie, est submergé par la culpabilité. Lorsqu'une photographie
de Georgie prend vie, il prend peur, provoquant une aggravation de son
bégaiement. Bill devient alors le leader d'un groupe d'adolescents, nommés
le « club des paumés » qui ont tous plus ou moins rencontré
Grippe-Sou.
Ça
Réalisation
: Tommy Lee
Wallace
Scénario : Lawrence D. Cohen et Tommy Lee Wallace, d'après le
roman Ça, de Stephen King
Musique : Richard
Bellis
Production : ABC
Genre : Horreur
Titre
en vo : It
Pays
d’origine : États-Unis
Chaîne
d’origine : ABC
Diffusion
d’origine : 18-20 novembre 1990
Langue
d'origine : anglais
Nombre
d’épisodes : 2 x 96 minutes
Casting :
Richard
Thomas : William Stuttering Bill (Bill le Bègue
en VF) Denbrough, écrivain, vit à Hampstead Heath, Angleterre
John
Ritter : Benjamin Ben/Haystack (Meule de foin en
VF) Hanscom, architecte de renom, vit à New York
Annette
O'Toole : Beverly Bev/Bevvie Marsh, styliste, vit
à Chicago, Illinois
Harry
Anderson : Richard Richie/Trashmouth Tozier,
imitateur vedette, vit à Beverly Hills, Californie
Dennis
Christopher : Edward Eddie Kaspbrak, patron d'une
société de limousine, vit à Great Neck, New York
Tim
Reid : Michael Mike/Mikey Hanlon,
bibliothécaire, est resté vivre à Derry
Richard
Masur : Stanislas Stanley/Stan Uris,
expert-comptable, vit à Atlanta, Géorgie
Tim
Curry : Robert Bob Gray/Grippe-Sous/Ça
Jonathan
Brandis : William Stuttering Bill Denbrough -
adolescent
Brandon
Crane : Benjamin Haystack Hanscom - adolescent
Adam
Faraizl : Edward Eddie Kaspbrak - adolescent
Seth
Green : Richard Richie Tozier – adolescent
Emily
Perkins : Beverly Bev Marsh - adolescent
Ben
Heller : Stanley Stan Uris - adolescent
Marlon
Taylor : Michael Mike Hanlon – adolescent
Jarred
Blancard : Henry Bowers – adolescent
Olivia
Hussey : Audra Phillips Denbrough, comédienne et
épouse de Bill
Michael
Cole : Henry Bowers - adulte, est hospitalisé à
Juniper Hills
Tony
Dakota : Georgie Denbrough, frère cadet de Bill,
première victime de Ça
Drum
Garrett : Belch Huggins dit « Le rôteur »
Ryan
Michael : Tom Rogan, associé et compagnon de
Beverly
Russell
Roberts : Greco, producteur et ancien amant
d'Audra
Sheila
Moore : Sonia Kaspbrak, mère d'Eddie
Frank
C. Turner : Alvin Marsh, père de Beverly
Florence
Patterson : Mrs Kersh, vieille dame ayant repris
l'appartement d'Alvin Marsh
Terence
Kelly : l'officier Nell
William
B. Davis : Le surveillant à la cafétéria
Mon
avis : Comme vous avez put le remarquer,
si jamais il vous arrive de suivre ce blog, même de façon occasionnelle, depuis
quelques mois, Stephen King est a l’honneur dans Le Journal de Feanor ;
ainsi, entre relectures d’anciens romans et découvertes d’œuvres que je n’avais
jamais eu l’occasion de lire, le maitre de l’horreur moderne est omniprésent
sur ce blog. Cependant, comme chacun sait, Stephen King, ce n’est pas
uniquement des romans car si, bien entendu, ces derniers sont les plus
importants, les adaptations cinématographiques qui en ont été tirées ont
parfois été si bonnes qu’elles valent le détour. Du coup, comme j’ai pas mal de
temps libre cette semaine, j’ai souhaité me faire plaisir et me replonger dans,
non pas un film mais une mini-série en deux parties paru sur le petit écran il
y a de cela un quart de siècle : Ça ou, comme il est
également connu sous nos latitudes, Il est revenu, titre, j’en
conviens, un peu débile. Ah, Ça, mais
enfin, n’est pas là mon roman de Stephen King préféré, celui qui, selon moi,
est parfait de bout en bout, un pur chef d’œuvre de peurs enfantines avec son
récit qui alterne sans arrêt sur deux époques et, bien entendu, son méchant
inoubliable, Grippe-Sous le clown !? Oui, Ça, le meilleur
roman de King, a mes yeux, accessoirement, l’un des meilleurs romans tout court
qu’il m’est été donné de lire, rien moins que… ça ! Mais alors, quand on
aborde l’adaptation d’un tel chef d’œuvre a l’écran, quand une œuvre qui nous a
tant plu se voit modifiée, raccourcie (oui, malgré les trois heures, il y en a
des coupes), édulcorée (et pas qu’un peu), n’allons nous pas crier au loup,
vouer les responsables de la chose aux pires tortures ? Eh ben en fait,
non, car si oui, effectivement, le Ça du petit écran est
différent et, forcément, largement inférieur au Ça original,
comment ne pas reconnaitre qu’il n’en reste pas moins une fort bonne
adaptation ?! La trame générale est plutôt fidèle, les acteurs,
particulièrement les enfants, ont un petit quelque chose qui colle bien aux
personnages, quand a Grippe-Sous, même si par moments, il en fait des tonnes,
il n’en reste pas moins égal a lui-même, c’est-à-dire, terrifiant. Alors
certes, cette mini-série accuse pas mal son age, les effets spéciaux font
sourire et oui, certaines modifications sont gênantes, mais bon, dans
l’ensemble, l’adaptation de Ça, avec ses défauts et ses qualités
reste une bonne adaptation du roman original, une adaptation faite avec les
moyens du bord et dont on pardonne les faiblesses quand on se dit que l’œuvre
dont elle est inspirée n’était pas la plus simple a transposer a l’écran, petit
ou grand. Alors, en attendant l’éventuel film qui sortira, ou pas, un jour au
cinéma, si l’occasion se présente a vous de découvrir ce Ça,
n’hésitez pas une seconde, cette mini-série n’est certes pas parfaite mais,
dans l’ensemble, n’en reste pas moins assez bonne, et, ma foi, c’est le
principal.
Points
Positifs :
-
Malgré son grand age désormais et des moyens loin d’être a la hauteur de ceux
du cinéma, Ça n’en reste pas moins une fort bonne adaptation
de l’œuvre originale. L’intrigue est plus ou moins respectée, les personnages
sont égaux a eux-mêmes, le thème musical colle bien a l’ambiance générale et,
bien sur, il y a Grippe-Sous le clown, l’un des meilleurs méchants de Stephen
King !
-
Il est assez rare que dans une œuvre où il y a autant de protagonistes, les
acteurs qui les transposent a l’écran finissent par aussi bien les représenter,
or, c’est bien le cas ici, et, franchement, ce n’était pas gagné – rien que
pour les personnages principaux, il y a leurs versions enfants et adultes.
-
L’ambiance particulière, entre horreur et humour noir, qui, bien entendu, vous
fera détester les clowns.
Points
Négatifs :
- Il
faut reconnaitre que cette adaptation commence à accuser un peu son age :
déjà qu’à la base, ce n’est pas un film mais une mini-série, comment ne pas
sourire avec certains effets spéciaux un peu ringards, certains bruitages
énervants ?! Mais bon, c’était l’époque qui voulait ça.
-
Il y a tout de même énormément de modifications vis-à-vis de l’œuvre originale
et si certaines sont compréhensibles car trois heures, c’est trop court pour
tout raconter, d’autres sont plus discutables : absence de personnages,
virginité d’Eddie (pourquoi ?), Mike, enfant, est sous-exploité, où est la
Tortue, etc.
Ma
note : 7,5/10