Pages

mercredi 7 avril 2021

Le Gouffre Maudit


Le Gouffre Maudit
 
Un convoi d'or a disparu sur la route de la province de Ruanon. Le roi du Sommerlund a envoyé ses cavaliers sous les ordres de l'intrépide capitaine Gayal à sa recherche : ils ne sont jamais revenus. Vous seul, Loup Solitaire, pourrez, peut être, retrouver le chargement d'or et la patrouille perdue. Mais vous allez vite comprendre que du succès de votre mission, dépend la survie de votre pays. Loup Solitaire : une série de cinq livres dont VOUS êtes le héros. Cinq aventures qui peuvent être jouées séparément, ou comme les cinq épisodes d'une grande épopée. Vous seul prendrez les décisions utiles au succès de votre mission, et, pour mener les combats, vous n'aurez besoin que de la Table de Hasard figurant dans cet ouvrage.
 

Le Gouffre Maudit
Série : Loup Solitaire n°4
Auteur : Joe Dever
Illustrations intérieures : Gary Chalk
Illustration de la couverture : Peter Andrew Jones
Titre original : The Chasm of Doom
Traduction : Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : juin 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 350
 
Mon avis : 
C’est avec une couverture que l’on ne peut pas vraiment qualifiée d’engageante – histoire de rester sympathique – que l’on s’attaque au quatrième volume des aventures de Loup Solitaire, sans nul doute l’une des meilleures si ce n’est la meilleure série de Livres dont vous êtes le héros. Pour la petite histoire, celui-ci fut le tome qui me fit découvrir l’œuvre de Joe Dever, il y a de cela bien longtemps, et si je m’étais alors lancer dans cette saga dans le désordre, le plaisir de l’aborder dans l’ordre, volume après volumes, est bien entendu tout autre – a quoi il faut ajouter la montée en puissance de notre personnage qui commence, ici, a atteindre des sommets. Car oui, Loup Solitaire, c’était cela, c’est-à-dire,  retrouver le même héros, lui faire vivre de nouvelles aventures et gagner en puissance tout en découvrant des objets ou des armes qui nous seront bien utiles par la suite, et, après un troisième tome, Les Grottes de Kalte, sympathique mais un peu deçà de nos attentes, force est de constater que Le Gouffre Maudit, sans atteindre les sommets de La Traversée Infernale, renoue tout de même avec les heures de gloire de la saga ! Car en partant d’un postulat de départ loin d’être phénoménal – un détachement de soldats du Sommerlund parti enquêter dans le sud du pays ne donne plus de signes de vie – l’aventure devient très rapidement captivante et fait que l’on ne s’ennui pas une seule seconde, et ce, jusqu’à la fin. Ainsi, d’un départ où l’on est a la tête d’une troupe de cavaliers – que l’on perd tôt ou tard – a l’affrontement final face a un adversaire qui pourrait vous poser quelques difficultés en passant par la traversée d’un réseau de mines, d’un territoire remplie de brigands en patrouille et d’un affrontement digne d’un Fort Alamo, il s’en passe des choses dans ce quatrième tome de Loup Solitaire ! Bien évidement, le talent de narrateur de Joe Dever est pour beaucoup pour la réussite de la chose, de même que les dessins de Gary Chalk, toujours aussi inspirer. Dommage juste que la dernière partie, elle, soit trop courte – d’ailleurs, c’est le seul défaut que l’on peut pointer à cet ouvrage – sinon, on aurait été pas loin de la perfection !
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs Loup Solitaire du premier cycle, rien que ça ! Il faut dire que l’on ne s’ennui pas une seconde et que l’aventure nous fait voir du pays tout en multipliant les zones traversées, les rencontres et les coups de théâtre. Bref, que du tout bon !
- L’affrontement à la Fort Alamo où, à la tête d’une poignée de soldats du Sommerlund, on doit faire face a une attaque de centaines d’ennemis acharnés. Le grand moment de ce livre, sans aucune contestation.
- Que d’événements dans cette aventure : on débute a la tête d’un détachement de cavaliers, on traverse des zones remplies de brigands, ensuite, des mines avant de se coltiner un Fort Alamo puis de filer empêcher un sacrifice qui ramènerait a la vie le terrible Vashna !
- Le talent de conteur de Joe Dever, qui n’est certes pas une nouveauté mais qui est pour beaucoup pour le plaisir de la lecture, surtout que, en plus, l’auteur fourmille de très bonnes idées.
- Les dessins de Gary Chalk, au style particulier, certes, mais qui sont pour beaucoup pour la réussite des premiers volumes de la série.
- Le sentiment de puissance que l’on ressent si l’on a fait les autres livres précédemment. En effet, ici, Loup Solitaire commence a être plutôt balèze et cela se voit !
 
Points Négatifs :
- La fin, où l’on doit sauver la fille du seigneur local d’un sacrifice est trop rapidement expédiée alors que je m’attendais a ce que cette partie soit plus longue et plus compliquée. Quel dommage…
- C’est là où l’on voit que 350 paragraphes, c’est peu finalement.
- Un grand bof pour la couverture.
 
Ma note : 8/10

mardi 6 avril 2021

Quand nous étions Sorcières


Quand nous étions Sorcières
 
À la fin du Moyen-Âge, la jeune Margit et sa sœur Katla fuient dans les montagnes après que leur mère ait été brûlée pour sorcellerie. Elles trouvent refuge chez Johann, un paysan veuf qui élève son garçon Jonas. Cependant, Katla utilise ses pouvoirs afin de séduire Johann, ce qui déclenche la colère de Jonas. Pendant ce temps, Margit a des visions de sa défunte mère qui lui apparaît lors de visions, et va peu à peu s'enfoncer dans ce monde mystique.
 

Quand nous étions Sorcières
Réalisation : Nietzchka Keene
Scénario : Nietzchka Keene
Musique : Larry Lipkis
Production : Rhino Home Video
Genre : Drame, Fantastique
Titre en vo : The Juniper Tree
Pays d’origine : Islande
Parution : 10 avril 1990
Langue d'origine : anglais
Durée : 78 min

Casting :
Björk Guðmundsdóttir : Margit
Bryndis Petra Bragadóttir : Katla
Valdimar Örn Flygenring : Jóhann
Guðrún Gísladóttir : La mère
Geirlaug Sunna Þormar : Jónas
 
Mon avis :
 Même si je n’ai découvert ce film que sur le tard – vu qu’il date tout de même d’il y a trente ans déjà – je dois reconnaitre que cela faisait pas mal de temps que j’avais hâte de voir ce fameux Quand nous étions Sorcières, œuvre d’une scénariste américaine tourné en Islande avec des acteurs locaux. La raison ? En fait, une seule, principalement, je veux, bien évidement, parler du fait que ce long métrage fut le tout premier d’une certaine Björk Guðmundsdóttir, plus connue sous le patronyme de Björk et qui est une de mes chanteuses préférées, toutes époques confondues. Etant donc un grand fan de la dame, il me fallait voir ce long métrage dont j’avais entendu le plus grand bien, ce, même si celui-ci n’est absolument pas grand public pour un sou et tient davantage du film indépendant qu’autre chose… Et donc, Quand nous étions Sorcières nous plonge dans l’Islande du Moyen-âge où deux sœurs – Björk interprétant la plus jeune – fuyant ceux qui ont brûlé leur mère pour sorcellerie, n’ont qu’un seul but, trouver un homme avec qui elles pourront vivre et qui les protégera. Pour cela, la sœur ainée est prête à tout, y compris à user de sortilèges qui lui garantiront l’amour d’un jeune veuf. Voilà le postulat de départ et, ma foi, disons que la suite est plutôt étonnante et se divise en deux intrigues : une qui met l’accent sur la sœur ainé et les problèmes qu’elle rencontre avec le jeune fils du fermier, l’autre qui nous montre une Björk de plus en plus hallucinée au fil des minutes et qui ne cesse d’avoir moult visions de défunts, ce, dans des paysages tout simplement magnifiques qui rappelleront bien des souvenirs à celles et ceux qui, comme moi, ont put avoir la chance de visiter cette ile enchanteresse… L’esthétique, donc, est l’une des grandes forces de ce film mais il ne faut pas occulter que l’intrigue en elle-même qui, finalement, met en avant la place de la femme dans une société moyenâgeuse, n’est pas en reste, le tout, dans une ambiance parfois inquiétante, parfois féérique, qui ira crescendo jusqu’a un final bien évidement dramatique. Bref, vous l’avez compris, Quand vous étiez Sorcières ne m’a nullement déçu, bien au contraire, même si je reconnais que ce long métrage reste tout de même spécial et n’est pas destiné à tout le monde. Mais bon, si vous êtes un amateur de ce genre d’œuvres à l’esthétisme irréprochable et si vous adorez Björk, alors, vous ne pouvez pas passer à coté de ce long métrage. Croyez-moi, vous ne le regretterez nullement !
 

Points Positifs
 :
- Œuvre quasiment inclassable qui mise tout sur son esthétisme et sur son ambiance oh combien féérique, Quand vous étiez Sorcières est un film particulier mais qui n’en reste pas moins excellent dans son genre, surtout au vu des thématiques qu’il aborde.
- Björk dans son tout premier rôle au cinéma et bien avant qu’elle ne connaisse la célébrité par le biais de la musique. Bien entendu, si vous êtes fan de l’islandaise, vous serez ravis de la découvrir toute jeune dans ce film, ce, dans un rôle qui lui va terriblement bien.
- Une esthétique irréprochable et enchanteresse, de magnifiques paysages islandais, une ambiance par moments lourde, par moments féérique. Bref, malgré le noir et blanc, c’est un régal pour les yeux !
- Une thématique intéressante sur la place de la femme au Moyen-âge : reléguée aux places domestiques, considérée comme étant une sorcière si jamais elle fait preuve d’une quelconque indépendance ou sort du cadre.

Points Négatifs :
- Bien évidement, Quand nous étions Sorcières reste une œuvre très particulière qui ne plaira absolument pas au grand public. Certes, cela reste une affaire de gouts personnels, mais il faut reconnaitre que tout le monde n’accrochera pas à ce film.
- Il faut adhérer à certains passages fantasmagoriques, mais bon, nous sommes dans une œuvre fantastique.
- Dommage que les dialogues soient en anglais, l’islandais aurait été nettement préférable.

Ma note : 7,5/10

dimanche 4 avril 2021

Gunnm – Tome 5


Gunnm – Tome 5
 
Dans le futur, la majeure partie de l’humanité est regroupée dans la super-mégalopole qu’on appelle la Décharge. En lévitation au-dessus d’elle se trouve l’inaccessible cité flottante de Zalem, dont tous les déchets sont déversés au centre de la décharge, lui donnant ainsi son nom. C’est dans la partie où sont entassés les déchets cybernétiques qu’Ido, docteur pour androïdes et robots en tout genre, cherche des pièces détachées. C’est alors qu’il tombe sur la tête complète d’un androïde féminin en bon état. Il la ramène à son atelier et la remet en marche, mais la jeune fille ne se rappelle plus de son passé ni de son nom. Il décide de la nommer Gally et celle-ci, suivant les traces de son sauveteur, décide de devenir Hunter Warrior… Cela fait deux ans maintenant que Gally ne participe plus au Motorball. Elle travaille au bar New Kansas où elle chante et joue du piano. Elle vit seule mais elle a trouvé la paix. Elle peut même découvrir la littérature et profiter de son temps libre. Ce soir, après sa performance du jour, elle rejoint Ido qui lui apporte une lettre d’Umba. Ce dernier a retrouvé la dernière personne à avoir payé pour le Berserker, l’ancien corps de Gally. Il s’agirait d’un médecin, un dénommé Desty Nova, mais celui-ci ne veut pas le revendre. Ido décide d’aller rendre visite à Nova pour aider Gally. Aucun d’eux ne se doute qu’au même moment, Zapan est de retour, avide de vengeance...
 

Gunnm – Tome 5
Scénariste : Yukito Kishiro
Dessinateur : Yukito Kishiro
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Cyberpunk
Titre en vo : Gunnm vol.5
Parution en vo : 17 septembre 1993
Parution en vf : 05 juillet 2017
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 212
 
Mon avis :
 Après un quatrième tome qui concluait à merveille la partie Motorball de la saga, Gunnm revient avec un nouveau volume que l’on peut qualifier, a priori, d’un peu singulier. Ceci car, dans celui-ci, c’est un vieil adversaire de notre héroïne qui revient sur le devant de la scène : un certain Zapan. Dit comme cela, on pourrait penser que nous avons affaire à une ficelle scénaristique vieille comme le monde et si cela n’est pas totalement faux, le souci qui se pose avec Zapan, c’est que, à la base, c’était plutôt un has-been qu’un quelconque cador et que, pour être tout a fait franc, celui-ci n’avait guère marquer les esprits, bien au contraire. Bien entendu, dans ce cinquième tome, il en est tout autrement et son retour se déroule en deux parties : une première où celui-ci est égal a lui-même, c’est-à-dire, nul, et se prend une branlée, une seconde où les choses se corsent nettement pour Gally et où un Zapan surpuissant lui donne bien du fil à retordre… Tout cela ne manque pas d’action et il est clair que les amateurs du genre en auront pour leur argent, le souci, c’est que, après un dernier tome qui laissait entrevoir une évolution chez notre héroïne puisqu’elle commençait à se rappeler son passé, ici, tout cela est mis de coté, ce qui a de quoi laisser le lecteur dubitatif. Reste l’apparition d’un protagoniste haut en couleur et important dans la trame générale : Desty Nova, médecin de Zalem dont on entendait parler depuis pas mal de temps. Trop peu, en tous cas, pour nous enthousiasmer totalement, surtout si on compare ce volume avec ses prédécesseurs, nettement plus réussis et captivants…
 

Points Positifs
 :
- Un tome qui mise quasiment tout sur l’action, ce qui ravira une partie des fans qui se délecteront de cet affrontement dantesque entre Gally et un Zapan plus puissant que jamais.
- L’apparition de Desty Nova, protagoniste majeur qui a un rôle important dans la saga, est, sans nul doute, l’événement majeur de ce cinquième volume de Gunnm.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire : Yukito Kishiro livre une prestation a la hauteur de sa réputation, c’est-à-dire, excellente.
 
Points Négatifs :
- A la fin du tome précédent, Gally commençait à se rappeler son passé sur Mars, or, ici, malgré les deux années écoulées, plus aucune mention n’est faite sur ce fait qui, selon moi, est oh combien important. Un peu curieux tout de même, surtout que le combat face à Jasugun nous laissait croire que notre héroïne avait recouvrée la mémoire ?!
- L’affrontement entre Gally et Zapan marque les esprits, c’est clair, cependant, pour ce qui est de l’avancée scénaristique à proprement parler, celui-ci n’apporte pas grand-chose et ravira davantage les amateurs d’actions que les autres…
- Zapan n’a jamais été un personnage charismatique et même sa montée en puissance dans ce tome n’arrange pas les choses, bref, à mes yeux, ce type est une cause perdue.
- Gally qui chante du Yes, franchement, on s’en serait passé !
- Une couverture loin d’être enthousiasmante…
 
Ma note : 7/10

samedi 3 avril 2021

Prométhée – Providence


Prométhée – Providence

Cela faisait 12 jours que le monde encaissait jour après jour des catastrophes entraînant la mort de nombreux humains, et ce à une heure bien précise : 13h13. Alors que tous attendaient inexorablement le prochain événement, c'est le pire qui se déroula. De nombreux vaisseaux extra-terrestres ont ravagé la Terre et alors que les forces armées tout autour du Globe s'étaient préparées à cela, personne n'avait imaginé que ces envahisseurs ne viendraient pas de l'espace, mais des mers et des océans. Ce fut une déroute générale pour les armées terriennes. Depuis lors, les survivants se cachent dans les ruines de bâtiments laissés debout ou dans des secteurs géographiques moins denses. Pour autant, les extra-terrestres n'ont pas relâché leur pression. Depuis le ciel, des vaisseaux surveillent toujours les mouvements humains. Certains meurent, d'autres s'en sortent... mais d'aucun ne semble capable de comprendre ni de prévoir les objectifs de ces agresseurs...


Prométhée – Providence
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Christophe Bec
Editeur : Delcourt
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 juin 2015
Nombre de pages : 56

Mon avis : En fait, ce ne fut même pas une surprise… Quoi donc ? Mais que le dernier tome (enfin, pour ce qui est du premier cycle, car bon entretemps, Christophe Bec à souhaiter prolonger l’aventure) de cette excellente saga qu’est Prométhée ne serait pas a la hauteur de nos espérances… Cela, je m’y attendais a la lecture des derniers tomes parus et, bien entendu, après la sortie du Treizième Jour : au vu du contenu de ce dernier et vu qu’il manquait, officiellement, un album pour conclure la saga, je ne voyais pas comment le sieur Christophe Bec allait s’en sortir pour nous pondre un final digne de ce nom, comment allait-il réussir a livrer une conclusion correcte tout en nous dévoilant le sort des nombreux protagonistes ? A moins de nous offrir un double album, c’était impossible, et, bien entendu, comme ce ne fut pas le cas, eh ben, je vous le donne dans le mille, ce fut bel et bien mission impossible ! Dommage car au fil de ces dernières années, j’avais particulièrement apprécié cette saga : grand amateur d’ovnis et de phénomènes paranormaux depuis des lustres, j’avais put me réjouir, au fil des tomes et de l’avancée de l’intrigue, de retrouver tout un tas d’éléments qui m’étaient familiers comme le mécanisme d’Anticythère, le pilier de Delhi, la théorie des anciens astronautes, la zone 51, etc. Hélas, vu la complexité de l’intrigue, tome après tomes, vu que celle-ci prenait son temps pour avancer (qui a dit qu’elle n’a pas été artificiellement augmentée ?), il me semblait être en droit d’avoir une fin… comment dire… du même acabit, bref, un peu plus longue. Après tout, avoir trainé et pris son temps, reconnaissons que Christophe Bec nous a pondu l’attaque des aliens dans le tome précédant et une conclusion apparente dans celui-ci ! Apparente car, bien entendu, l’auteur aura décidé de nous proposer un second cycle – mais cela, on ne le savait pas encore lorsqu’était paru cet album. Et donc, dans ce volume, à quoi avons-nous eu droit ? Un massacre en règle de la quasi-totalité des protagonistes et encore, pour ceux auxquels on a droit de voir le mort vu que pour d’autres, c’est le flou artistique… Certes, au moins, on a eu droit a toutes les explications que l’on attendait – encore heureux – mais le pire, c’est qu’avec un ultime tome trop court, qu’avons-nous ? Tout un tas de planches qui nous montrent le monde dévasté tel qu’il est après l’attaque des aliens ; le comble du comble ! Sincèrement, une belle déception… alors oui je l’a craignais, je ne m’en cache pas, mais a ce point… Vraiment dommage car selon moi, Prométhée fut l’une des meilleures bande dessinées de ces dernières années, du moins, a mes yeux, l’une de mes préférées, mais une telle fin… non, mille fois non ! Reste maintenant à savoir ce que donnera ce second cycle qui nous permettra de poursuivre l’aventure, d’en connaitre davantage sur le sort des protagonistes et, qui sait, un jour, d’avoir droit a la véritable fin d’une énième œuvre qui promettait tant au départ et qui, comme beaucoup d’autres, se sera perdu un peu en court de route…


Points Positifs :
- Il y a au moins une chose que l’on ne pourra pas critiquer, c’est que dans ce tome, on a enfin les réponses a toutes les questions que l’on se posait depuis des lustres… bon, du moins, dans les grandes lignes…
- Explications qui, accessoirement, sont en parfait accord avec le reste de la saga et qui ne dénoteront en aucune manière de la culture ufologue.
- Sur ce point, l’une des dernières scènes, où Prométhée apporte le feu a des australopithèques est tout simplement magnifique.
- Une couverture magnifique, sans nul doute le gros point positif de cet album.

Points Négatifs :
- Mais qu’est ce que c’est que cette fin !? Après onze volumes quasiment parfaits et où Christophe Bec savait prendre son temps, voilà qu’il nous pond une fin rapide, beaucoup trop rapide où tout est expédié a la va-vite. Bien entendu, il y a un second cycle de prévu, mais bon, lorsque ce tome est paru, ce n’était pas vraiment prévu…
- Un véritable massacre pour la quasi-totalité des protagonistes de l’histoire. Certes, ce n’est pas une mauvaise chose de faire mourir les personnages, sauf que… là, ça s’apparente plus a des morts gratuites, sans que l’on ressente la moindre émotion, et ce, accessoirement, pour des personnages que l’on suivait depuis des années et qui se font zigouiller pour la plupart en quelques cases, les uns après les autres…
- Je l’aime bien Stefano Raffaele mais allez donc reconnaitre certains des personnages dans cet album, surtout quand ils se font zigouiller en trois cases !

Ma note : 4,5/10

Prométhée – Le Treizième Jour


Prométhée – Le Treizième Jour

Depuis le 21 septembre 2019, chaque jour est marqué par une nouvelle catastrophe intervenant à 13h13. La navette Atlantis a disparu avant de réapparaître le surlendemain sur les radars avec, à son bord, un seul survivant. Des bateaux enfouis sous les océans der la Terre sont de nouveau à flot. Des avions se crachent simultanément. La station spatiale internationale s'écrase sur Paris. L'arche des Kerguelen s'est reconstituée. Des sinkholes sont toujours plus nombreux. Bref, les quelques catastrophes s'enchaînent et le douzième jour, l'électricité se coupe partout dans le monde. Les centrales nucléaires ne fonctionnent plus. La population mondiale est prise de panique et de nombreuses dégradations ont lieu. Des rumeurs vont bon train et la plus importante est celle d'une invasion extra-terrestre. Ce n'est pourtant pas de l'espace que les premiers vaisseaux vont arriver... mais de l'intérieur des sinkholes ! Quand tout cela se terminera t-il donc ?


Prométhée – Le Treizième Jour
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Christophe Bec
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 18 Février 2015
Nombre de pages : 46

Mon avis : Nouveau volume de Prométhée et je dois reconnaitre que, pour être tout à fait franc, au bout de, désormais, onze volumes, je souhaiterais surtout connaitre la conclusion de cette histoire. Car bon, quelque part, c’est un peu le problème avec les séries qui s’attardent en longueur : au début, on est enthousiaste, on crie au génie et on attend avec impatience la suite, puis, au fil du temps et des tomes, une certaine routine s’installe et on se procure la suite par habitude et, pour finir, comment ne pas reconnaitre qu’on n’attend plus qu’une seule chose : la fin ?! Alors bien sur, cette entrée en matière pourrait laisser sous-entendre que mon histoire d’amour avec Prométhée n’est plus ce qu’elle était, que, quelque part, je souhaiterai en finir afin de passer a autre chose mais en fait, et même si oui, effectivement, les derniers tomes tiraient un peu sur la corde, force est de constater que je reste un inconditionnel de la saga, que je reconnais qu’ici, ce diable de Christophe Bec a réaliser un sacré tour de force, surtout pour les inconditionnels de X-Files, et que, histoire d’enfoncer le clou – mais de manière positive – ce onzième tome est vraiment, mais alors vraiment… impressionnant ! Ca y est, le treizième jour est arrivé et la tant attendue invasion extraterrestre a débutée, sauf que, contrairement a ce croyaient les dirigeants humains, celle-ci n’est pas venue de l’espace mais du fond des océans – thème cher a l’auteur mais qui renvoi surtout a un certain ouvrage de Ian Sanderson : Les Invisibles sous les Mers. Du coup, et comme cela était attendu, l’humanité se prend une branlée monumentale au point même que l’on puisse fortement doutée que celle-ci s’en sorte a la fin – mouais, a moins d’un Deus ex machina a La Guerre des Mondes, on est tous foutus ! Bref, un tome qui marque les esprits mais qui, bien entendu, était attendu, mais aussi, n’est pas dépourvu de quelques incohérences pour le moins… euh, navrantes : ainsi, le président des Etats-Unis s’étonne encore de la raclée subie par son armée alors que cela fait quelques tomes que la chose est entendue ; ensuite, il y a l’armée française qui, le cœur sur la mains, attends l’invasion Alien en prenant place sur… le Viaduc de Millau !? Bref, autant se mettre une cible sur le cœur et crier à l’ennemi de tirer droit au but ! Enfin bon, malgré ces quelques soucis scénaristiques et le défaut inhérent depuis le départ qu’il n’est pas toujours facile de suivre tous les protagonistes, Le Treizième Jour reste un bon tome de la saga Prométhée, ni meilleur, ni pire que bon nombre de ses prédécesseurs, mais bon, il est clair que j’ai vraiment hâte maintenant de voir comment tout cela va s’achever et ce, en souhaitant que ce final tant attendu soit a la hauteur de mes espérances car bon, que l’humanité soit anéantie ou pas, ce qui me peinerait le plus serait que Prométhée s’achève en eau de boudin…


Points Positifs :
- Un tome principalement consacré a l’invasion extraterrestre, qui dénote un peu avec ses prédécesseurs mais qui n’en reste pas moins plutôt bon. Tant que pour le design des vaisseaux Aliens que pour leur quasi-invulnérabilité, certaines cases sont franchement impressionnantes.
- D’ailleurs, la scène qui marque le plus cet album, selon moi, est celle où quelques soldats américains se congratulent après avoir tué un Alien, ce qui ne fut pas aisé, et… se retrouvent encerclés par des centaines voir des milliers de vaisseaux ; bref, un combat perdu d’avance…
- On sent une certaine inspiration de La Guerre des Mondes de HG Wells dont le design des tripodes de combats.
- Après une petite baisse de régime dans les tomes précédents, l’intérêt remonte un peu.

Points Négatifs :
- Franchement, scénaristiquement, il y a quelques belles boulettes comme l’étonnement du président américain devant la branlée subie par son armée alors que la chose était prévisible et, surtout, l’armée française qui ne trouver rien de mieux que de se positionner sur… le Viaduc de Millau : ridicule !
- Une fois de plus, il n’est pas toujours évidant de suivre tous les protagonistes et il faudrait presque, a chaque nouvelle parution, relire l’intégralité de la saga pour savoir qui est qui, qui fait quoi, etc.
- Je l’aime bien Stefano Raffaele, c’est un dessinateur convenable mais certaines cases sont un peu en deçà par moments.

Ma note : 7,5/10

vendredi 2 avril 2021

Dieu crée, l'Homme détruit


Dieu crée, l'Homme détruit

Aux abords de l'école primaire de Westport, deux enfants apeurés sont abattus en pleine nuit par un groupe de tueurs professionnels, nommés les Purificateurs. La raison ? Ceux-ci n'ont commis que « le crime » d'être nés mutants. Leurs cadavres sont ensuite accrochés à une balançoire, un écriteau posé sur leurs poitrines pour bien indiquer aux badauds la raison de leur funeste destin. Magnéto arrive plus tard sur les lieux. Ce meurtre gratuit de deux innocents le rend fou de rage, il fait le serment de les venger et de traquer les assassins. New York, quartier général d'une mission évangélique. A sa tête se trouve le révérend William Stryker, un télé-évangéliste dont le créneau est la haine des mutants, à commencer par les plus célèbres d'entre eux, à savoir les X-Men. Chose étonnante, il semble disposer d'un dossier complet sur eux, leurs capacités ainsi que leur identité secrète.


Dieu crée, l'Homme détruit
Scénario : Chris Claremont
Dessins : Brent Anderson
Encrage : Brent Anderson, Steve Oliff
Couverture : Brent Anderson
Genre : Super Héro
Editeur : Marvel Comics
Titre en vo : X-Men – God Loves, Man Kills
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 1er trimestre 1982
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini
Date de parution : 01 janvier 2003
Nombre de pages : 64

Mon avis : En 1982, suite au succès phénoménal que connait la série X-Men depuis sa reprise en main par Chris Claremont, quelques années auparavant, qui vient d’atteindre des sommets scénaristiques avec la saga du Phénix Noir et qui, comme chacun sait, ne se démordra pas pendant encore bien des années, du côté de chez les têtes pensantes de Marvel, on souhaite toucher un public plus adulte, et, pour cela, notre groupe de mutants préférés apparait comme étant celui qui peut y parvenir, et ce, pour deux raisons principales : grâce au talent de son auteur, bien entendu, mais aussi grâce aux fondements même de la série, car comme chacun sait, avant d’être un groupe de super-héros, les X-Men, ce sont les juifs, les noirs, les homos, les latinos, bref, tous les réprouvés de la Terre, tous ceux qui en prennent plein la gueule, que l’on moque et que l’on accuse de tous les maux. Et justement, avec ce Dieu crée, l’homme détruit, nos X-Men se retrouvent dans l’un des rôles qui leur va le plus à ravir, celui de parias, avec, comme adversaire du moment, un télé-évangéliste du nom de Stryker qui est bien décidé à provoquer un véritable génocide de la race mutante et ce, au nom de Dieu. C’est sombre, très dur même par moments, Claremont s’en donne franchement à cœur joie et sincèrement, cela fait du bien de voir enfin des auteurs de comics avoir un peu les coudées franches sur une œuvre qui, sur le coup, lorgne largement du côté des productions européennes : des enfants sont abattus, les hommes de Dieu sont de sacrés salauds, il y a des morts en pagaie et, petite cerise sur le gâteau, Erik Lehnsherr, le grand Magneto en personne, présenté enfin sous un jour moins tranché que par le passé, s’allie même à ses anciens adversaires afin de contrer la menace Stryker. Indéniablement un grand moment de la franchise X-Men du début des années 80 et qui, même si je trouve qu’elle a un peu vieilli de par ses dessins, n’en reste pas moins un incontournable pour tout fan de la série qui se respecte.


Points Positifs :
- Une première pour la franchise X-Men avec un récit adulte qui vise un public plus mature ; ça tombe bien, vu la thématique de la série, celle-ci s’y prête à merveille.
- Enfant morts, un révérend aux idées extrémistes et prêt à un génocide, Xavier torturé… Claremont s’en donne à cœur joie et va très loin dans son scénario ; pour rappel, on est en 1982 !
- Un Magnéto présenté enfin de façon plus humaine : bientôt, il prendra la tête de l’institut Xavier mais pour le moment, ce virage idéologique et la façon dont on voit le personnage est un grand pas en avant pour le maitre du magnétisme.

Points Négatifs :
- Ce n’est pas que je n’apprécie pas le travail de Brent Anderson mais je trouve que trente ans après, ces dessins ont un peu mal vieillis.
- La séquence dans la salle des dangers ne sert strictement à rien et casse le rythme d’un récit sans fautes par ailleurs.

Ma note : 8/10

jeudi 1 avril 2021

Le Lion de Macédoine – L'Enfant Maudit


Le Lion de Macédoine – L'Enfant Maudit
 
La vieille Tamis, prophétesse au service de la Source, a exploré les différentes voix de l’avenir. Dans quasiment toutes, l’Esprit du Chaos, Kadmilos, s’est incarné et répand la terreur sur le monde. Le dénominateur commun aux quatre seules voies d’espoir restantes est le jeune Parménion, un sang-mêlé, moitié spartiate, moitié macédonien et donc méprisé par ses compatriotes de la guerrière Sparte. Elève doué qui se révèle un stratège d’exception, coureur endurant, Parménion va connaître une adolescence difficile. En effet, Tamis, persuadée qu’il faut endurcir le seul homme qui pourra s’élever contre l’avènement du Chaos, s’arrange pour accumuler les obstacles au bonheur du jeune garçon…
 

Le Lion de Macédoine – L'Enfant Maudit
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1990
Edition Poche : 30 octobre 2002
Titre en vo : Lion of Macedon
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 403
 
Mon avis :
 La toute première fois que j’ai entendu parler de l’auteur britannique, David Gemmell, ce fut sur l’excellent site qu’est Poches SF, sans nul doute le site qui me fit découvrir le plus d’auteurs et d’ouvrages de Fantasy et de Science-Fiction au cours de ces dernières années, et, justement, ce fut par le biais de ce fameux cycle dont je vous parle aujourd’hui : Le Lion de Macédoine, roman fantastique se déroulant dans la Grèce antique, à l’époque, grosso modo, de la montée en puissance de la Macédoine d’un certain… Alexandre. Et pour avoir lu bon nombre de critiques pour le moins élogieuses de ce cycle, je m’étais dit alors qu’un jour ou l’autre, il faudrait que je vois par moi-même si cette œuvre de David Gemmell méritait tous ses louanges. Les années passèrent avant que je ne me décide et ce ne fut donc qu’il y a peu de temps que je me suis enfin lancé, après l’achat des quatre tomes qui composent cette saga, dans une œuvre qui m’intriguait au plus haut point, et, ma foi, je ne l’ai pas regretter… Ainsi, la première chose qui me vient  à l’esprit quand je pense au Lion de Macédoine, c’est que le récit du sieur Gemmell est captivant au possible et que, une fois plongé dedans, il est difficile, voir même très difficile de décrocher. Pourtant, ici, pas d’effets de styles ni de grandes descriptions et encore moins de protagonistes dont la psychologie est poussée à l’extrême, même si les principaux, Parménion en tête, sont loin d’être inintéressants, loin de là ; non, dans Le Lion de Macédoine, Gemmell nous entraine dans ce que l’on peut appeler l’aventure avec un grand A, nous livrant un récit prenant au possible, et ce, dans un cadre très rarement abordé dans le petite monde de la Fantasy, je veux bien évidement parler de l’antiquité grecque, pourtant riche de par sa mythologie. Mais le principal intérêt que l’on retrouve ici, c’est l’utilisation par l’auteur de bon nombres de figures historiques – Parménion, Agésilas, Epaminondas, Pélopidas, Xénophon, pour ne citer que les plus connus – et d’événements qui le sont tout autant comme la Bataille de Leuctres – où la puissance spartiate tomba pour la première fois face à Thèbes – tout en romançant largement les événements afin de les coller à son intrigue principale : la destinée de Parménion, sang-mêlé rejeté par ses compatriotes spartiates et strategos de génie, qui serait, selon la sorcière Tamis, l’élu capable d’empêcher la venue au monde de l’Esprit du Chaos. Jouissif au possible, captivant comme jamais, ce premier volume, qui s’attarde sur la jeunesse de Parménion, est un pur régal qui annonce une grande saga de Fantasy !
 

Points Positifs
 :
- Déjà, une œuvre de Fantasy dans la Grèce antique, c’est tellement rare qu’il faut sauter sur l’occasion, surtout que la qualité est bel et bien au rendez-vous.
- Bien évidement, il s’agit d’une œuvre de fiction et qui plus, même s’il n’est pas très présent, le fantastique est bel est bien présent par le biais du personnage de Tamis, mais le coup de force de Gemmell est d’utiliser personnages et événements historiques dans son récit et de rendre le tout crédible.
- Plutôt charismatique tout de même Parménion, non !?
- J’avais un peu peur que ce premier tome de la saga, consacré aux premières années de Parménion, soit plus dur d’accès car habituellement, je n’aime pas trop les récits consacrés à l’apprentissage des héros et les trucs dans le genre, or, ici, ça passe très bien.
- Des romans de qualité, j’en lis des masses et j’en ai connu de très bons, mais des aussi captivants que ce Lion de Macédoine, dont les tomes se lisent quasiment d’une traite, c’est plus rare.
 
Points Négatifs :
- Il manque peut-être davantage de développements des lieux, des personnages, bref, Gemmell nous offre une histoire prenante au possible et franchement excellente, mais où l’action prime sur la description, du coup je ne peux m’empêcher de me dire qu’il manque un petit quelque chose pour que ce Lion de Macédoine ait été un pur chef d’œuvre. J’aurais aimé en savoir davantage sur l’architecture de Sparte, Thèbes, connaitre un peu mieux ces figures historiques que l’on croise au fil des pages…
- Le découpage proposé par les éditons Folio SF est, pour le moins, singulier : pourquoi ne pas avoir débuté le Livre 2 dans le second tome ? Cela aurait été plus logique.
 
Ma note : 8/10