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jeudi 3 juin 2021

Velvet – L’Homme qui vola le Monde


Velvet – L’Homme qui vola le Monde
 
Maximillion Dark est agent secret. Violence, sexe et adrénaline sont ce qui le pousse à exercer ce métier. Filature, observation et patience sont des qualités qui en font un professionnel aguerri. Alors qu'il ramène dans sa chambre d'hôtel une jeune femme, Velvet Templeton apparaît. Elle endort l'invitée de Max grâce à une seringue hypodermique et lui révèle qu'il s'agit d'une espionne est-allemande. Max et Velvet se connaissent bien et évoquent le cas de cette dernière. Celle-ci est toujours recherchée par l'Agence pour les meurtres de Bellanger et Manning. Or, elle n'y est pour rien. Il s'agit de Damian Lake, un agent qu'elle a libéré et qui l'a trahie. Max est impartial et demande, du coup, ce que souhaite faire Velvet et ce qu'elle attend de lui. Elle réclame justice et le prévient que son aide sera la bienvenue sur le sol américain. L'espionne a l'intention de retourner dans son pays et d'affronter directement ceux qui essaient depuis plusieurs mois de la faire condamner pour des choses qu'elle n'a jamais commises.
 

Velvet – L’Homme qui vola le Monde
Scénario : Ed Brubaker
Dessins : Steve Epting
Encrage : Elizabeth Breitweiser
Couverture : Steve Epting
Genre : Aventure, Action, Espionnage
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Velvet – The Man Who Stole The World
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 27 septembre 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 14 juin 2017
Nombre de pages : 136
 
Liste des épisodes
Velvet 11-16
 
Mon avis :
 Paru, pour la petite histoire, en 2014, le premier volume de Velvet était apparu d’entrée comme étant une des plus belles créations du duo composé d’Ed Brubaker et de Steve Epting. Il faut dire que les deux hommes, par le biais de ce comics, rendaient le plus beau des hommages aux films d’espionnage d’antant et, bien entendu, a ce qui restera comme le summum du genre, je veux bien évidement parler des tous premiers James Bond, ceux avec Sean Connery, les meilleurs bien sur. La seule différence, notable certes, avec les aventures de 007 ? Le fait qu’ici, l’espion soit une espionne, une certaine Velvet Templeton, secrétaire de son état dans une agence d’espionnage mais qui, en fait, était bien plus que cela… Quoi qu’il en soit, après un premier volume fort réussi et un second qui avait confirmé tout le bien que l’on pensait de cette œuvre, ce troisième tome, L’Homme qui vola le Monde, est venu conclure de la plus belle des manières une œuvre qui, ma foi, aura marqué les amateurs de récits d’espionnage et de bande dessinée. Car oui, la première constatation que l’on peut faire, après coup, c’est que, de la première page du premier tome a la dernière du troisième, Velvet aura été parfait de bout en bout ! Scénaristiquement, bien sur, pour cette intrigue diabolique et captivante qui tient le lecteur en haleine du début a la fin, mais aussi pour ses multiples hommages a un genre qui, de mon point de vu, aura évolué fort négativement ces dernières années – il suffit de voir ce qu’est devenu James Bond – mais aussi, car il ne faut pas l’oublier, pour le travail artistique de Steve Epting, ici au sommet de son art et qui livre une prestation tout bonnement sans la moindre fausse note, le tout, rehaussé par la colorisation excellente d’Elizabeth Breitweiser. Bien évidement, dans ce troisième tome, le temps des révélations et de la conclusion est venu et notre héroïne rendra, cette fois ci, coups pour coups ; le lecteur, définitivement conquis, comprendra pourquoi l’intrigue de la série eu lieu en 1973 et se rendra compte que tout cela a quelque chose à voir avec le Watergate – il fallait oser mais cela passe fort bien – et un certain gouvernement de l’ombre. Une conclusion étonnante, certes, mais qui n’en reste pas moins fort bonne et qui, ma foi, conclu en beauté les aventures de la belle et dangereuse Velvet Templeton, une espionne haute en couleur auquel on fait nos adieux, mais que, franchement, on n’est pas prêts d’oublier !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente conclusion à la hauteur de ce que fut la série jusque là, c’est-à-dire, une œuvre proche de la perfection, rien que ça ! Il est clair que le Velvet de Brubaker et d’Epting restera longtemps dans les mémoires.
- Scénaristiquement, c’est toujours aussi bon et l’on a enfin droit à toutes les révélations que l’on attendait depuis le premier tome. Certes, Brubaker ose mêler tout cela au Watergate, c’est inattendu mais néanmoins efficace au final. Quand a l’intrigue, elle nous tiendra en haleine de la première à le dernière page.
- Cela fait des années que je suis un fan de Steve Epting et que je chante ses louanges, mais, sincèrement, son travail sur Velvet, c’est une pure merveille, peut-être sa plus belle réussite jusqu’à ce jour !
- Hélas, nous disons définitivement adieux a la belle Velvet Templeton a l’issu de ce tome, cependant, force est de constater que la dangereuse secrétaire restera longtemps dans nos mémoires.
- Comme a chaque fois, une couverture tout bonnement magnifique.
 
Points Négatifs :
- Peut-être certaines exagérations propres au genre.
- Si vous n’appréciez pas les fictions d’espionnage, alors, Velvet n’est pas fait pour vous. Mais bon, ici, on est davantage dans une affaire de gouts qu’autre chose…
 
Ma note : 8,5/10

The Stooges


The Stooges
 
The Stooges
 
1 – 1969 (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 4:05
2 – I Wanna Be Your Dog (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 3:10
3 – We Will Fall (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 10:15
4 – No Fun (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 5:15
5 – Real Cool Time (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 2:29
6 – Ann (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 3:00
7 – Not Right (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 2:49
8 – Little Doll (Iggy Pop, Dave Alexander, Ron Asheton, Scott Asheton) 3:21
 

The Stooges
Musicien : The Stooges
Parution : 05 août 1969
Enregistré : juin 1969
Durée : 34:33
Genre : Garage rock, Protopunk
Producteur : John Cale
Label : Elektra
 
Musiciens :
Iggy Pop : chant
Dave Alexander : basse
Ron Asheton : guitare électrique, chant
Scott Asheton : batterie
John Cale : Alto, cloche de traineau, piano
 
Mon avis :
 Voici, indéniablement, un des albums les plus importants de l’année 1969, un des albums qui, avec du recul, connut le plus d’influence au sein du paysage musical de la décennie suivante, un des albums que tout amateur de musique se doit d’écouter au moins une fois dans sa vie et, pourtant, voilà un album qui, lors de sa sortie, se vendit peu, très peu même et fut même descendu par la critique. Il faut dire que, en 1969, la concurrence était fort rude, très rude même et que moult chef d’œuvres de groupes autrement plus connus sortirent la même année. Du coup, difficile de se faire une place au soleil, difficile de se démarquer de la masse lorsque la concurrence se nommait Beatles, Rolling Stones, Bob Dylan, Neil Young, Pink Floyd, Led Zeppelin, The Who et beaucoup d’autres… Mais bon, en musique, il y a le succès immédiat et celui qui finit, bon gré mal gré, par se faire reconnaitre plus tard, et, dans le cas présent, comme cela avait été le cas avec le premier opus du Velvet Underground, la reconnaissance absolue vint plus tard et, justement, puisque je cite le Velvet, qui retrouve t-on à la production de la chose ? Un certain John Cale, tout juste viré par un Lou Reed toujours aussi ombrageux et qui va donc aider un certain Iggy Pop et ses compagnons à nous pondre leur premier album, The Stooges. Un titre simple – le nom du groupe – pour cet opus de ces petits gars de Detroit qui, sans la moindre prétention mais avec une énergie folle, allaient permettre, sans le vouloir, la métamorphose du paysage musical dans les années à venir puisque bon, comment dire, d’où croyez vous que vienne le punk, eh oui, de cet album – et de quelques autres mais ceci est une autre histoire – alors oui, vous commencez à comprendre l’importance de cet opus… Et puis, nous avons du recul, énormément de recul désormais et donc, un nom comme Iggy Pop, cela impose, non !? Figure légendaire du rock, l’Iguane l’était nettement moins à l’époque car bon, il faut bien un début à tout et, ma foi, comme début, reconnaissons que le premier album de The Stooges est bon, très bon même : un son d’une brutalité peu commune pour son temps, des guitares torturées qui influencèrent le Hard Rock et le Heavy Metal, une ambiance presque malsaine, quelques petits bijoux, déjà, comme I Wanna Be Your Dog, No Fun, 1969 ou Ann et puis, au beau milieu de tout cela, Iggy bien sur ! Alors certes, la suite sera encore plus intéressante même si, à nouveau, le grand public passera à coté de celle-ci, mais peu importe, la révolution était en marche et plus rien ne pourrait l’arrêter, quand à la concurrence, elle sera bientôt dépassée, ringardisée – souvent injustement d’ailleurs – quand à Iggy, lui, il est encore parmi nous, aussi incroyable que cela puisse paraitre…
 

Points Positifs
 :
- Le premier album des Stooges est, indéniablement, un des opus les plus importants de son époque et, accessoirement, un des plus influents du paysage musical du tournant des années 70. Certes, tout n’est pas encore parfait mais bon, cet opus, d’une énergie rare, n’a strictement rien perdu de sa force malgré les décennies écoulées.
- Si Iggy Pop se démarque déjà nettement dans le lot, le reste du groupe n’est pas en reste, particulièrement Ron Asheton qui torture sa guitare comme jamais et qui rend le son de celle-ci, saturé et salle, reconnaissable entre mille !
- Ce premier opus comporte déjà quelques petits bijoux comme I Wanna Be Your Dog, No Fun, 1969 ou Ann. Quand à We Will Fall, voilà une bien singulière curiosité.
- Une jaquette simple mais efficace.
 
Points Négatifs :
- Bon, là, il faut reconnaitre que cet album ne plaira à tout le monde et que ce déluge de feu musical risque de faire fuir bon nombre de personnes. Après, tout est une affaire de gouts.
- Bien évidement, la suite sera nettement plus intéressante, principalement Fun House qui est peut-être le monument du groupe, en tous cas, son album le plus extrême.
 
Ma note : 8/10

Velvet – Avant de Mourir


Velvet – Avant de Mourir
 
Velvet Templeton est toujours recherchée pour le meurtre de X-14, une mort dont elle n'est pas responsable mais dont la mise en scène a tout fait pour l'accuser. L'espionne ne compte pas se laisser faire et parvient à échapper à chaque fois à ses poursuivants. Anticipant les réactions de ces derniers, Velvet va même jusqu'à retourner à Londres. Elle se rend dans les quartiers mal famés de la capitale anglaise, afin d'y dégoter des armes. Velvet cherche à connaître l'identité de son adversaire, de celui qui tire les ficelles de ce stratagème. Quatre noms lui viennent à l'esprit : le sous-directeur Simonson, le directeur Manning, Jean Bellanger et le sénateur Hillerman. Si elle a des doutes sur certains, elle n'a aucune preuve tangible ni même indice majeur. Après s'être rencardée sur l'état de la poursuite la concernant, Velvet décide de déjouer n'importe quel plan sensé. Elle se rend au domicile du directeur Manning, son patron qui, si elle ne le croît pas responsable de la machination, pourrait bien l'aider à progresser dans son enquête....
 

Velvet – Avant de Mourir
Scénario : Ed Brubaker
Dessins : Steve Epting
Encrage : Elizabeth Breitweiser
Couverture : Steve Epting
Genre : Aventure, Action, Espionnage
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Velvet – The Secret Lives of Dead Men
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 mai 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 10 février 2016
Nombre de pages : 128
 
Liste des épisodes
Velvet 6-10
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, je vous ai parler du premier tome d’un comics qui m’avait fort plu, un comics d’un genre pour le moins particulier puisque traitant de l’espionnage (pas vraiment mon genre préféré, bien au contraire), je veux bien évidement parler de Velvet, œuvre du duo Brubaker/Epting, celui qui avait officié, en son temps, sur Captain America, et qui, en toute sincérité et sans exagération aucune, c'était avéré être une fort belle surprise. Ce fut donc naturellement et avec un grand plaisir que je me suis plongé dans la suite des aventures de la belle et dangereuse Velvet Templeton, ancienne secrétaire, en apparence, d’une agence d’espionnage britannique, et surtout, espionne oh combien dangereuse, surtout quand on l’accuse a tort de crimes qu’elle n’a pas commis. Bien évidement, je ne reviendrais pas sur tout le bien que je pense de ce James Bond au féminin, œuvre maitresse s’il en est, je pense avoir été suffisamment clair lors de ma critique du premier tome, mais plus important que cela, car désormais, nous sommes en terrain familier, ce que je retiendrais principalement de ce Avant de mourir, second volet de la saga, c’est que non seulement ce dernier confirme toute la qualité de cette œuvre mais, qui plus est, elle le sublime. Car oui, que ce soit pour son intrigue, de plus en plus complexe et où Ed Brubaker s’amuse avec les canons du genre, et pour ses dessins, superbement maitrisés par un Steve Epting que l’on ne présente plus, ce second volet de Velvet est tout simplement excellent, et je pèse mes mots. Alors bien sur, si l’on veut être tout a fait objectif, il faut reconnaitre que tout cela n’est pas forcément d’une grande originalité, que par moments, la belle Velvet est un peu trop efficace pour être honnête, mais bon, si l’on reprend les œuvres du même genre, et, principalement, les James Bond, comment ne pas admettre que c’est le genre qui vaut cela, que tout cela est conforme aux meilleurs récits d’espionnages, et que, quelque part, en deux volumes et dix épisodes, Velvet Templeton est déjà devenue un incontournable du genre ?! Franchement, une belle réussite !
 

Points Positifs
 :
- Ni meilleur, ni pire, ce second tome de Velvet est la confirmation de tout le bien que je pensais de cette œuvre : on reprend les intrigues en court, on retrouve avec plaisir l’univers de la série ainsi que les personnages et c’est reparti pour un tour !
- Scénaristiquement, Brubaker nous en met plein la vue avec moult retournements de situations et un épisode final qui nous laisse sur le cul ; vivement la suite !
- Le plaisir de retrouver Velvet Templeton, toujours aussi charismatique.
- La mise en avant de certains personnages, quelques nouvelles têtes et, surtout, des morts surprenantes !
- Les dessins de Steve Epting, toujours aussi bons.
 
Points Négatifs :
- Avec Velvet, on est de plein pied dans le genre espionnage et il est clair que, par moments, certaines situations sont un peu convenues.
- Certaines exagérations propres au genre.
- Si vous n’aimez pas les œuvres d’espionnage, ce n’est pas Velvet qui vous fera changer d’avis.  
 
Ma note : 8,5/10

Velvet – Avant le Crépuscule


Velvet – Avant le Crépuscule
 
À Paris, en 1973, Jefferson Keller, l'agent X-14 de l'ARC-7, une organisation d'espionnage ultra confidentielle, est retrouvé mort, visiblement abattu à bout portant en pleine nuit. Velvet Templeton est réveillée au beau milieu de la nuit par le directeur de l'agence. Il souhaite qu'elle soit auprès de lui au plus vite, ses compétences de secrétaire étant importantes dans un tel moment. Une fois sur place, une réunion de crise se tient et Velvet y assiste. Elle connaissait bien l'agent Keller : il fut son amant il y a peu. D'emblée, des doutes sont émis par le directeur sur l'implication d'un traître au sein de leur organisation, tout le monde doit être passé au crible. Velvet épluche le dossier du défunt agent et constate un trou dans ses notes de frais sur une journée entière. Elle n'a pas le temps d'en parler au directeur qu'un coupable a été trouvé : Frank Lancaster, un agent à la retraite. Velvet n'ose pas y croire. Connaissant l'une des planques de ce dernier, elle s'y rend et découvre le cadavre de Lancaster. Elle n'a pas le temps de réagir que des hommes d'ARC-7 forcent la porte et la tiennent en joue. Désignée coupable, Velvet comprend qu'elle est la cible parfaite, ce que ne savent pas ces types c'est qu'elle n'est pas une simple secrétaire mais une espionne de haut rang et que les neutraliser ne lui prendra guère de temps...
 

Velvet – Avant le Crépuscule
Scénario : Ed Brubaker
Dessins : Steve Epting
Encrage : Elizabeth Breitweiser
Couverture : Steve Epting
Genre : Aventure, Action, Espionnage
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Velvet – Before the Living End
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juillet 2014
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 08 octobre 2014
Nombre de pages : 128
 
Liste des épisodes
Velvet 1-5
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, en temps normal, les récits d’espionnage et moi, ca ne fait pas vraiment deux, il faut dire que si j’ai put apprécier un ou deux James Bond, en règle générale, le genre ne m’intéresse guère. Pourtant, aujourd’hui, c’est d’une œuvre dont le sujet principal est bel et bien l’espionnage dont je vais vous parler, et qui plus est, en bien, car bon, comment dire, si même un non spécialiste comme moi a put remarquer que Velvet Templeton est l’équivalent féminin de l’agent 007, je n’ose croire ce qu’ont put ressentir ceux qui ne jurent que par les aventures du célèbre agent crée par Ian Fleming. Car ici, tout renvoi justement aux récits d’espionnage qui ont tant fait pour la célébrité du plus grand des agents britanniques – et plus précisément, période Sean Connery, la meilleure selon moi – que ce soit le lieu, l’époque (eh, 1973), l’ambiance, bref, inutile de nier l’inspiration des auteurs tant elle saute aux yeux. Sauf que, et c’est là la principale différence, plutôt que de nous taper un énième avatar de James Bond, ici, le personnage principale est… une femme ; mais pas n’importe laquelle, comme vous pouvez l’imaginez : simple secrétaire d’apparence, Velvet Templeton est en fait un ancien agent de terrain qui n’a strictement rien à envier aux males de l’agence et qui, justement, va devoir très rapidement démontrer tout son savoir faire au grand dam de ces messieurs. Cette idée, plutôt amusante quand on connait un minimum le genre (où la secrétaire tient un peu le rôle de la potiche amoureuse du héros) est l’un des points forts de ce Velvet, un récit a la fois moderne – pour la place de la femme – et ancré dans le passé – vu que le récit se déroule au début des années 70 – et franchement, comment ne pas louer le synopsis du sieur Ed Brubaker, un scénariste que j’apprécie depuis une décennie et qui, pour la petite histoire, fut tout de même celui qui me fit aimer Captain America suite a son passage sur cette série – période Soldat de l’Hiver, avant la mort de Cap. Histoire d’enfoncer le clou, qui retrouve t-on aux pinceaux de ce Velvet ? Je vous le donne dans le mille : Steve Epting, le même qui avait officié sur Captain America période Brubaker ! Et franchement, le style de celui-ci colle parfaitement à l’ambiance de la série. Bref, vous l’avez compris, Velvet, c’est un James Bond au féminin mais aussi, ne l’oublions pas, un Captain America sans tout le folklore super-héroique où les deux compères, Brubaker et Epting, peuvent s’en donner à cœur joie et nous offrir une série qui démarre sur les chapeaux de roue, au point même, je le reconnais, que même quelqu’un comme moi, qui en temps normal, n’apprécie pas plus que cela le genre espionnage, est plus que conquis par ces cinq premiers épisodes, c’est pour dire…
 

Points Positifs
 :
- Ed Brubaker sort des sentiers battus et déniaise complètement la petite secrétaire un peu cruche des James Bond (et autres divers avatars) pour en faire une femme forte, séductrice et surtout, oui, surtout, dangereuse, autant que ses collègues masculins voir même davantage. Une petite révolution dans le genre et, surtout, une bonne idée.
- En dehors du fait que c’est un ancien agent de terrain et qu’elle n’a rien a envié a ses collègues qui jusque là, la prenaient de haut,  Velvet Templeton, si elle est charmante et possède des atouts non négligeables, est un personnage singulier dans le monde des comics, ne serais-ce que pour son âge – sensiblement la quarantaine – on est loin des petites jeunes habituelles, et c’est tant mieux !
- Scénaristiquement, Brubaker fait du très bon boulot et nous livre cinq épisodes tout simplement captivants et dans la grande tradition du genre.
- Le plaisir de retrouver le duo Brubaker/Epting qui avait livré les plus belles heures de gloire de Captain America, il y a une décennie.
- Justement, comment ne pas louer les dessins du sieur Steve Epting qui nous plonge dans les années 70 avec des planches tout bonnement superbes.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes entièrement allergique au genre espionnage, alors, Velvet risque de vous déplaire puisque, malgré son originalité – c’est une héroïne – on retrouve tous les poncifs et autres vieilles ficelles du genre dont Brubaker use et abuse avec plaisir.
- J’aime bien le style de Steve Epting mais je ne peux cacher que certains protagonistes se ressemblent un peu et que, du coup, j’ai eu un peu de mal à reconnaitre qui est qui par moments.  
 
Ma note : 8,5/10

mercredi 2 juin 2021

Waylander


Waylander
 
Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté. Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?... Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi.
 

Waylander
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 28 août 1986
Edition Poche : 2 octobre 2008
Titre en vo : Waylander
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Si j’ai découvert David Gemmell sur le tard, par le biais du Lion de Macédoine, avant d’enchainer avec ce pur petit bijou qu’est Légende puis deux autres ouvrages mettant le cultissime Druss en tant que protagoniste principal, je peux, depuis, affirmer que je commence a cerner cet auteur qui nous a quitter bien trop tôt, et ce, pour ses qualités narratives mais aussi pour ses points faibles, que l’on retrouve régulièrement dans ses ouvrages. Ainsi, si souvent, flotte un certain sentiment de « déjà vu » dans les œuvres de Gemmell, reconnaissons également que celui-ci possédait un don certain pour nous pondre des romans captivants, impossibles a la cher, a l’action trépidante et aux héros hauts en couleur. Justement, comme héros qui en jette, dans le cas présent, Waylander en est l’un des plus beaux archétypes : personnage préféré de bien des fans de Gemmell, cet antihéros avant l’heure, assassin solitaire mais finalement prêt à défendre la veuve et l’orphelin, est plutôt charismatique. Bien sur, de nos jours, celui-ci pourrait paraitre peu original tellement on a pris l’habitude de côtoyer ce genre de personnages ambigus, cependant, si l’on se remet dans le contexte de l’époque, bref, les années 80, alors oui, Waylander dénotait pas mal dans le lot des héros de Fantasy. Mais si David Gemmell nous a offert un antihéros pour le moins charismatique et l’une de ses plus belles réussites, pour le reste, nous restons en terrain familier pour peu que l’on soit un familier de l’auteur : ainsi, comme dit précédemment, l’on retrouve ses thèmes de prédilections avec ces armées inférieures en nombre qui doivent tenir une place forte face a des adversaires bien plus nombreux, ses sacrifices marquants, ses nombreux personnages charismatiques, ses femmes fortes et qui ne se laissent pas faire, ses quêtes a la limite de l’impossible mais qui seront réussies, etc. Cependant, malgré ses traditionnelles réédites communes a toutes œuvres de l’auteur, l’ensemble n’en reste pas moins efficace, et, je dois l’avouer, ce premier tome de Waylander, sur ce point, ne m’a pas déçu. Hélas, malgré une intrigue riche en action, l’usage, a bien des moments, de trop de Deus ex machina ou d’explications pour le moins tarabiscotées font que l’on accroche moins et que l’on arrive au final avec un certain sentiment de déception… une petite, certes, mais néanmoins présente, et franchement, c’est dommage pour un tel héros au vu de son importance dans le Cycle Drenaï…
 

Points Positifs
 :
- De nos jours, le personnage de Waylander serait tout sauf original – et encore, on a connu plus torturé depuis – mais à l’époque, c’était une toute autre histoire, et puis, il faut dire que cet assassin solitaire qui commence à prendre de l’âge est diablement charismatique.
- Une petite flopée, comme d’habitude chez Gemmell, de personnages secondaires hauts en couleurs et auquel on s’attache rapidement.
- David Gemmell possède le don de nous pondre des récits captivants au possible et ce premier tome de Waylander ne déroge pas a la règle : impossible de le lâcher une fois rentré dans l’histoire.
- On apprend pas mal de choses intéressantes sur les débuts du Cycle de Drenaï.
 
Points Négatifs :
- Comme d’habitude chez l’auteur, l’étrange impression, ou pas, de retrouver ses thèmes de prédilections – armées en infériorité numérique qui tiennent une place forte, magnifiques sacrifices, et tout le reste – ce qui fait que, au bout d’un moment, la chose peut lasser même les plus fidèles fans de l’auteur.
- Trop de Deus ex machina tue les Deus ex machina et sincèrement, dans ce premier tome de Waylander, il y en a des tas, beaucoup trop d’ailleurs au point même qu’on finit par ne plus y croire…
- Dardalion change tout de même un peu trop rapidement et passe d’un gentil petit amoureux de la vie sous toutes ces formes – Argh, j’ai écrasé une fourmi, je suis impardonnable – a un moine combattant qui n’hésite pas a tuer tout ce qui bouge… Mouais, un peu mal amené tout cela…
- La fin est bonne, je ne le nie pas, mais comme souvent chez Gemmell, un poil trop rapide.
 
Ma note : 7/10

mardi 1 juin 2021

Secret Wars


Secret Wars

Le sens d'araignée de Spider-Man se manifeste alors qu'il est à Central Parc. En se dirigeant vers la source du danger, Peter tombe sur une sorte de vaisseau. Alors qu'il s'en rapproche, il disparaît en un instant... Spider-Man se retrouve avec de nombreux autres super héros comme les X-Men, les Quatre Fantastiques ou les Avengers, dans le vaisseau, au beau milieu de l'espace. Ce ne sont pas les seuls puisque leurs pires ennemis sont aussi présents. A proximité, une planète se dessine, tandis que des tensions naissent entre les involontaires passagers. Puis une voix retentit dans le vaisseau. Il s'agit du Beyonder, un être qui se vante de pouvoir offrir le plus beau des rêves ou des présents à ceux qui vaincront leurs adversaires. Le vaisseau, une fois posé sur la planète nouvellement formée, laisse descendre les différents super héros et super vilains. Certains n'ont pas envie de se battre mais devant la récompense proposée par le Beyonder, pourquoi ne pas lancer les hostilités ?...


Secret Wars
Scénario : Jim Shooter
Dessins : Mike Zeck, Bob Layton
Encrage : John Beatty, Jack Abel, Mike Esposito, Christie Scheele, Nelson Yomtov
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel Comics
Titre en vo : Secret Wars
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : mai 1984 - avril 1985
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 8 mai 2013
Nombre de pages : 250

Liste des épisodes
Secret Wars 1-12

Mon avis : Il y a quelques années, en 2015 pour être plus précis, outre-Atlantique, l’univers Marvel fut bouleversé par un event dont le nom sonnait plutôt familièrement aux oreilles des plus âgés, Secret Wars... En effet, il y a trois décennies, entre 1984 et 1985 et sur douze épisodes, Marvel publia ce qui fut alors considéré comme étant son premier crosover officiel : Secret Wars ou Les Guerres Secrètes comme on le disait alors en France. Le synopsis, sympa pour l’époque (mais j’avais 10 ans), partait du postulat qu’une entité surpuissante, le Beyonder, enlevait les héros et vilains les plus emblématiques de la Terre (plus Galactus), les réunissait sur une planète, Battleworld, et les poussait à s’affronter, le camp vainqueur se voyant offrir la possibilité d’assouvir tous leurs désirs. Bref, comme vous pouvez le constater, l’intrigue, faite principalement de combats entre individus costumés, tient sur un timbre poste, et si elle apparaissait déjà comme étant plutôt faiblarde à l’époque, je vous laisse imaginer ce que l’on peut ressentir a sa lecture de nos jours. Car si, enfants, on pouvait accepter un tel scénario et se passionner pour un event de douze épisodes où, en dehors des combats, il ne se passait pas grand-chose, force est de constater que désormais, tout cela apparait terriblement désuet, et ce, a tous les niveaux : le synopsis, bien sur, mais aussi les dialogues, d’une pauvreté affligeante, les dessins, terriblement datés et décevants (surtout qu’à l’époque, il y avait de bien meilleurs artistes), l’encrage, d’un autre temps, bref, en gros, un peu tout… Pourtant, dans ce Secret Wars, tout n’est pas entièrement à jeter non plus et cet event possède quelques bonnes idées : Magneto, pour la première fois, est inclus dans le camp des héros et son évolution va se poursuivre, petit a petit, Fatalis, lui, de son coté, désire s’en prendre directement au Beyonder, et, quelque part, il apparait comme étant le seul dans le lot avec un minimum de jugeote puisqu’il ne veut obéir aveuglement a un ordre aussi absurde. Ensuite, quelques conséquences de cet event seront intéressantes comme le remplacement de la Chose par Miss Hulk au sein des FF et, surtout, la première apparition du nouveau costume de Spider-Man, ce qui s’avérera être un symbiote qui accouchera, quelques années plus tard, d’un certain Venom… Indéniablement, et malgré ces quelques bonnes idées, il apparait tout de même que ce Secret Wars aura plus marqué les esprits des amateurs de comics pour son coté historique que pour sa qualité, loin d’être folichonne a l’époque et apparaissant comme étant franchement faiblarde de nos jours ; enfant, un truc avec un scénario aussi simpliste pouvait passer, adulte, et surtout avec l’évolution des comics qui eut lieue depuis, ce n’est plus possible. Quand à l’autre Secret Wars, eh bien, disons que malgré la reprise du nom et de pas mal d’éléments du premier, les choses seront bien différentes, mais bon, il sera toujours temps de vous en parler par la suite…


Points Positifs :
- Secret Wars est tout de même le premier crosover officiel de Marvel, bref, ne serais-ce que pour le coté historique de la chose, il mérite d’être lu au moins une fois par tout bon amateur de comics qui se respecte.
- Tout n’est pas à jeter non plus dans Secret Wars : en effet, malgré un postulat de base pour le moins simpliste, certains points narratifs sont plutôt réussis, comme, principalement, les agissements de Fatalis qui apparait, du coup, moins débile que les héros et vilains qui acceptent de s’affronter sans se poser guère de questions.
- Magneto est inclus par le Beyonder chez les héros : ça ne plait pas forcément a ces derniers mais enfin, on commence à avoir une évolution chez ce personnage bien moins manichéen qu’a ses débuts.
- Mine de rien, il y a tout de même quelques passages mémorables, mon préféré étant celui où Fatalis ne cesse de tuer et de ressusciter Captain America.  
- Les conséquences sont presque plus importantes que l’event en lui-même : l’exemple le plus frappant étant la première apparition du costume noir de Spider-Man.
- Toujours sympa de voir tous ces héros et vilains réunis ensemble.
- Cette édition de Panini vaut le coup : un prix franchement abordable, 16 euros, et le plaisir d’avoir droit à l’intégralité de la saga – oui, la censure sévissait énormément dans les années 80 en France.

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, il faut reconnaitre que ce Secret Wars est d’une faiblesse indicible, et que, grosso modo, on à surtout à faire a un gigantesque combat qui s’étale sur douze épisodes ; ça pouvait passer lorsque j’avais dix ans, à quarante, c’est une autre histoire.
- Le tout a très mal vieilli : que ce soit les dialogues, les dessins (déjà pas au top a l’époque) ou les couleurs, on est tellement habitué a beaucoup mieux que cela en devient presque pénible par moments…
- Franchement, certains personnages réagissent de façon incompréhensible par moments : déjà, aucun héros ne se pose la question quant a l’intérêt de ce combat, ensuite, Mr Fantastic ne cesse de changer d’avis, parfois d’une case a l’autre, par moments les X-Men sont traités comme de vulgaires faires valoir… Et ce ne sont que quelques exemples…
- Lorsque tous les héros sont tués par Fatalis, comment ce fait-il que les scénaristes ne mettent pas en avant le facteur guérisseur de Wolverine ?!
- Idem pour la Chose et Hulk, pourtant costauds, alors que Collossus, lui, résiste plus ou moins…
- Quelle en devient navrante cette amourette entre Collossus et la guérisseuse…
- Il manque tout de même pas mal de têtes d’affiches au casting : le Dr Strange, la Panthère Noire, Daredevil, la Vision, la Sorcière Rouge, Vif-Argent, le Fauve voir le Surfer d’Argent pour les héros, le Mandarin, le Fléau, Loki, Crâne Rouge, le Baron Strucker, le Super-Bouffon, Mystique, Sebastian Shaw, Emma Frost pour les vilains. Bien évidement, ce ne sont que quelques exemples et on ne pouvait pas inclure tout le monde dans l’intrigue, mais bon, quand je vois la présence des Démolisseurs, il y a de quoi être perplexe…

Ma note : 4,5/10