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jeudi 5 janvier 2023

Dragon Ball – Tome 1


Dragon Ball – Tome 1
 
Dans un monde fantastique semblable à la Terre et peuplé de créatures plus étranges les unes que les autres, un petit garçon à la force herculéenne et doté d’une queue de singe croise un jour la route d’une jeune fille. Celle-ci s’est lancée à la recherche de sept mystérieuses boules de cristal. Car il est dit que quiconque les réunira pourra appeler le dragon sacré et exaucer son vœu le plus cher. En chemin, ce duo d’aventuriers peu commun se heurte à un cochon transformiste usant de ses dons pour kidnapper les jeunes filles d’un village, puis à un vagabond solitaire adepte des arts martiaux que la simple vue d’une jeune femme suffit à tétaniser sur place. Ce n’est que le début d’une grande aventure riche en péripéties, en humour et en combats extraordinaires…
 

Dragon Ball – Tome 1
Scénariste : Akira Toriyama
Dessinateur : Akira Toriyama
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Aventure, Action
Titre en vo : Doragon Bōru vol. 1
Parution en vo : 10 septembre 1985
Parution en vf : 18 février 2009
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 228
 
Mon avis :
 Cela faisait quelques temps que j’avais envie de me replonger dans des mangas anciens, des œuvres que l’on peut qualifier de cultes, aux yeux de celles et ceux de ma génération et qui, pour la plupart – on ne va pas se mentir – furent découvertes par le biais de leurs adaptations télé au cours des années 80. Et donc, alors que 2023 vient tout juste de débuter, je me suis dit que l’occasion serait parfaite pour consacrer cette toute nouvelle année à ces mangas qui accompagnèrent une partie de ma jeunesse et, histoire de bien commencer les choses, je me suis dit que Dragon Ball serait parfait pour cela ! Œuvre oh combien culte du sieur Akira Toriyama, Dragon Ball fut connu, naturellement, en France par le biais de ses deux adaptations télé, Dragon Ball et Dragon Ball Z, deux séries animées qui marquèrent grandement les esprits et qui restent encore, actuellement, comme étant le maitre étalon du genre. Pour ma part, de la même époque, je conserve une préférence pour Saint Seiya et Hokuto no Ken – deux autres mangas dont j’aurais l’occasion, dans les mois à venir, de vous parler – cependant, comme, justement, j’ai eu l’opportunité, au fil des ans, de relire leurs versions mangas, je me suis dit que Dragon Ball, dont je n’ai connu que la version animée, serait parfait pour ouvrir le bal ! Ainsi, me voilà aujourd’hui avec ce premier volet du manga culte d’Akira Toriyama et, ma foi, la première chose que je peux vous dire, c’est que je ne regrette nullement mon choix, bien au contraire ! Car bon, comment dire… lire ce premier volet de Dragon Ball, c’est me replonger dans mon adolescence, retrouver une époque désormais bien lointaine et qui est si différente de la notre que cela en devient presque inquiétant. Mais surtout, lire ce premier volet de Dragon Ball, c’est retrouver les débuts d’un manga qui, à ses débuts, était si différent de ce qu’il finit par devenir par la suite, c’est-à-dire, une succession de batailles entre Goku et ses alliés face à des adversaires de plus en plus puissants avec son lot de morts et de résurrections jusqu’à l’absurde… Oui, à ses débuts, Dragon Ball était bien différent : nettement plus drôle, plus naïf, proposant un univers original et souvent loufoque, nous sommes ici à mille lieux de ce que le grand public en aura retenu – au point même, finalement, d’en déstabiliser plus d’un. Naturellement, le coté nostalgie fonctionne ici à plein régime et ce seront les vieux de la vieille dans mon genre qui adhéreront totalement à ce premier volet de Dragon Ball tout en reconnaissant que le mangaka, tout de même, fera nettement mieux par la suite. Pour le moment, on se contente de rigoler énormément tout en retrouvant un univers franchement attractif qui n’a rien perdu de son attrait malgré le temps écoulé, ce, même si on reconnait parfaitement que certaines situations sont limites débiles, mais bon, comme on sait que la suite sera d’un tout autre niveau, ce n’est pas bien grave…
 

Points Positifs
 :
- Les débuts de ce qui est peut-être un des plus grands mangas de tous les temps et, ma foi, si Dragon Ball ne connaitra ses heures de gloire que par la suite, ce premier volet reste plutôt bon dans l’ensemble et saura raviver les souvenirs nostalgiques de celles et ceux de ma génération.
- Une intrigue simple et tiré des aventures de Sun Wukong, personnage d'un roman chinois de la fin du XVIe siècle, La Pérégrination vers l'Ouest de Wu Cheng'en. Dans ce premier tome, humour et situations coquasses sont au rendez vous et, ma foi, sans être génial, cela fonctionne plutôt bien.
- Akira Toriyama nous offre un univers original, complètement loufoque où humains et créatures diverses se côtoient sans le moindre problème et où l’humour – du moins, pour le moment – est omniprésent. Cela peut paraitre incongru mais cela fonctionne plutôt bien et le lecteur suit avec plaisir les péripéties de Goku et de Bulma sur les traces des sept Boules de Cristal !
- Pour ce qui est des dessins, Akira Toriyama est un mangaka au style reconnaissable entre mille et même si celui-ci n’est peut-être pas l’artiste le plus talentueux au monde – il faut le reconnaitre – ses planches n’en restent pas moins fort plaisantes et nous démontrent fort bien qu’un style original – malgré son coté enfantin – peut parfaitement faire l’affaire.
- Naturellement, ceux qui, comme moi, ont connu Dragon Ball par le biais de son adaptation animé dans les années 80 seront conquis par ce premier volet des aventures de Goku et compagnie.

Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, malgré des débuts sympathiques, Akira Toriyama fera nettement mieux par la suite et il va falloir attendre quelques tomes pour que les choses vraiment sérieuses débutent vraiment et que Dragon Ball gagnent ses galons d’œuvre culte.
- L’humour, c’est bien, mais bon, reconnaissons tout de même que certaines situations sont tellement ubuesques que l’on nage par moments dans le grand n’importe quoi.
- Je ne suis pas tout à fait sur que les jeunes générations adhèrent totalement à ces débuts de Dragon Ball et qu’ils se posent bien des questions quand aux gouts de leurs parents qui ne jurent que par ce manga…

Ma note : 7,5/10

mercredi 4 janvier 2023

Hauteville House – Zelda


Hauteville House – Zelda
 
Avril 1864. Le Clovis, un cuirassé du troisième empire mouillant à Rouen, est sur le point d’appareiller pour le Mexique. De nuit, Gabriel Valentin-La-Rochelle, espion infiltré à l’intérieur du bâtiment, s’empare de documents top-secrets. Plus communément appelé Gavroche, cet agent spécial de la république engagé dans la résistance contre le troisième empire, rejoint aussitôt sur Guernesey la base de Hauteville House. Cette demeure appartenant à l’écrivain Victor Hugo, abrite en fait un gigantesque quartier général sous terrain œuvrant pour la restauration de la république. Les documents rapportés du Clovis révèlent alors l’intérêt soudain de Napoléon III pour le Mexique. Souhaitant profiter du désintérêt des USA, trop occupés par leur propre guerre de sécession, pour se préoccuper de la guerre civile mexicaine, Napoléon III a en effet lancé de mystérieuses recherches dans un temple maya. Les forces occultes que souhaite réveiller l’empereur seraient alors susceptibles d’écraser la rébellion Juariste et d’étendre l’emprise de l’empire français au continent sud-américain…
 

Hauteville House – Zelda
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Carole Beau
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 18 février 2004
Nombre de pages : 48
 
Mon avis : 
Il y a quelques années environ, je découvrais une petite série chez Delcourt qui ne payait pas de mine de prime abord, et qui, finalement, sans être franchement extraordinaire, possédait quelques qualités pour ne pas avoir à regretter son achat. Son nom : Hauteville House. Celui-ci faisait bien sur référence à la demeure de Victor Hugo, lorsqu’il se retrouva exilé sur l’île de Guernesey, sous le second Empire. Et si le célèbre écrivain n’apparaît que sous forme d’ombre dans la bande dessinée, celle-ci est suffisamment pesante pour que l’on ne cesse de penser à lui.  Œuvre Uchronique comme je les aime, Hauteville House nous entraîne dans un dix-neuvième siècle à la fois semblable et différend du notre : en effet, dans celui-ci, Hugo ne représente pas qu’une résistance passive, bien au contraire puisqu’il se retrouve à la tète d’une puissante organisation plutôt bien équipée qui lutte contre l’Empire de Napoléon le Petit. Mais, comme dans d’autres œuvres Steampunk, la technologie de l’époque s’en trouve fortement modifiée et l’amateur du genre aura le plaisir de retrouver bon nombre d’objets et de véhicules aux relents d’anachronismes et à la technologie fortement inspirer de la révolution industrielle. Dans ce premier volume, forcement, l’on découvre les personnages, l’univers et les enjeux du récit à venir, mais plutôt que de s’attarder en de longues explications, l’auteur nous entraîne rapidement dans le feu de l’action et l’on passe allégrement de scènes d’action pures à d’autres, plus calmes, sans s’ennuyer une minute. Bien évidement, la grande force de ce Zelda est son univers, comme je l’ai déjà dit, et pour que celui-ci fonctionne parfaitement, il fallait des dessins à la hauteur. Bon, là-dessus, je serais un peu moins enthousiaste vu que je n’ai pas forcement accroché à l’artiste, même si certaines planches sont fort bien réussies. Peut être est-ce ce coté un petit peu simpliste qui m’a gêner mais là, je dois avouer que je chipote un peu, vu qu’au final, les dessins collent plutôt bien au récit. Reste les personnages : ceux-ci sont peut être stéréotypés au possible (le beau gosse aventurier et casse coup, la femme fatale, la prude jeune femme qui cache un passé difficile etc.), mais assez attachants. Certes, il ne faudra pas s’attendre à de grandes surprises avec eux mais bon, après tout, on se retrouve avec une belle petite saga qui débute, ma foi, fort joliment, et même si ce ne sera pas un chef d’œuvre, Hauteville House promet de bons moments divertissants, ce qui, part les temps qui courent, n’arrive pas toujours. Au final, un bon premier volume que ce Zelda avec un seul credo : l’aventure !
 

Points Positifs
 :
- Un univers certes loin d’être d’une grande originalité mais qui n’en reste pas moins sympathique. Certes, c’est du Steampunk pur et dur mais cela ravira les amateurs du genre.
- Un petit vent de fraicheur découle de ce premier album de Hauteville House et en fait un divertissement agréable où règne un seul mot d’ordre : l’aventure ! Et puis, on voit du pays dans ce premier tome où nos héros partent faire un tour du coté du Mexique.
- C’est moi où il y a de petits airs des Mystères de l’Ouest !?
- Les dessins de Thierry Gioux sont particuliers et je pense que son style fait que l’on aime ou on déteste, cependant, sans être un grand fan de l’artiste, je reconnais que je me suis fait a ce dernier et que certaines planches sont pas mal.
- Une fort belle couverture.
 
Points Négatifs :
- Si Hauteville House est une bande dessinée plutôt sympathique et plaisante, il apparait que son manque d’originalité, sur certains points, lui nuisent un peu et l’empêchent d’être un incontournable.
- Les dessins de Thierry Gioux : comme je l’ai dit, au vu de son style particulier, soit on aime, soit on déteste et je comprends parfaitement que certains n’accrochent pas du tout. Perso, je ne suis pas un grand fan.
- Les personnages sont trop stéréotypés pour être inoubliables, mêmes s’ils ne dénotent pas vraiment dans l’ensemble…
 
Ma note : 7/10

mardi 3 janvier 2023

The Last Kingdom – Saison 1


The Last Kingdom – Saison 1
 
En 886, le fils ainé du roi saxon de Bebbanburg voit arriver des drakkars et est tué par le comte danois Ragnar. Le roi de Bebbanburg décide de renommer son plus jeune fils Uhtred, nom de son fils ainé. Le père Beocca rebaptise le fils du roi. A lieu alors une bataille où le roi de Bebbanburg est tué et son fils est kidnappé pour servir d'esclave dans le clan de Ragnar. Il est élevé comme un danois. Mais quand Ragnar est tué, Uhtred décide de partir retrouver ses terres... Après être venu affirmer aux portes de Bebbanburg qu'il récupérerait son bien, Uhtred est pris en chasse par son oncle Alferic. Il sait que ce dernier ne lâchera pas prise. Accompagné de Brida, il s'apprête à aller raconter à Ubba ce qui est arrivé à Ragnar, quand il apprend qu'une rumeur court déjà parmi les Danois : ce serait lui, Uhtred, l'assassin de Ragnar.
 

The Last Kingdom – Saison 1
Réalisation : Nick Murphy, Anthony Byrne, Ben Chanan, Peter Hoar, Jon East, Jamie Donoughue et Richard Senior
Scénario : Stephen Butchard, Ben Vanstone et Sophie Petzal, basé sur The Saxon Stories de Bernard Cornwell
Musique : John Lunn et Eivor
Production : Carnival Films, Netflix
Genre : Historique, Aventure, Drame
Titre en vo : The Last Kingdom – Season 1
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC 2
Diffusion d’origine : 10 octobre 2015 – 28 novembre 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 58 minutes
 
Casting :
Alexander Dreymon : Uhtred de Bebbanburg
David Dawson : Roi Alfred le Grand
Ian Hart : Beocca
Tobias Santelmann : Ragnar le Jeune
Emily Cox : Brida
Adrian Bower : Leofric
Amy Wren : Mildrith
Charlie Murphy : Reine Iseult
Harry McEntire : Æthelwold
Simon Kunz : Odda l'Ancien
Thomas W. Gabrielsson : Guthrum l'Ancien / Roi Æthelstan
Rune Temte : Ubba
Eva Birthistle : Hild
Eliza Butterworth : Reine Ealswith
Joseph Millson : Ælfric
Matthew Macfadyen : Seigneur Uhtred
Brian Vernel : Odda le Jeune
Tom Taylor : Osbert / Uhtred enfant
Rutger Hauer : Ravn
Peter Gantzler : Earl Ragnar
Jason Flemyng : Roi Edmund
Alec Newman : Roi Æthelred
Jocelyn Macnab : Brida (enfant)
Madeleine Power : Thyra (enfant)
Andrew Lukacs : Sven (enfant)
Henning Valin Jakobsen : Storri
Lorcan Cranitch : père Selbix
Nicholas Rowe : frère Asser
 
Mon avis :
 L’Angleterre du Haut-Moyen-Age, les invasions vikings, la lutte contre les royaumes saxons, le conflit entre christianisme et paganisme – qu’il soit viking ou celte – bref, d’entrée de jeu, avant même de regarder le premier épisode de The Last Kingdom, tout un tas d’éléments historiques attiraient mon attention. Pourtant, je dois reconnaitre que j’étais légèrement méfiant quand a cette série ? Allais-je avoir droit à une œuvre historique du même genre que Rome en son temps ou alors, The Last Kingdom ne serait-il qu’une misérable série télé bourrine a souhait et uniquement destinée aux adolescents et autres amateurs d’œuvres a grand spectacle ? Fort heureusement pour moi, dans le cas présent, nous sommes plus proches de Rome qu’autre chose et, ma foi, si au bout de un ou deux épisodes, je l’avais compris, a ma grande satisfaction, au fil des épisodes, mon enthousiasme n’a fait que grandir, ce, jusqu’à ce fameux dernier épisode de cette première saison, tout simplement culte de part tout ce qui y arrive. Mais sans spoiler les événements ayant lieues dans cette première saison de The Last Kingdom, comment ne pas louer tout ces points positifs qui font de cette série, indéniablement, une belle réussite : déjà, pour cette intrigue, habile mélange entre figures imaginaires et historiques et qui est oh combien captivante. Ensuite, il y a ces protagonistes, franchement hauts en couleurs et charismatiques. Et puis, comment ne pas apprécier cette ambiance, ce coté historique finalement peu aborder sur le petit comme sur le grand écran et ces vikings, ces terribles hommes du nord qui firent trembler toute l’Europe à l’époque ?! Une réussite ? Indéniablement et même s’il subsiste quelques petites imperfections – avant que l’on ait droit a une véritable grande bataille dans le dernier épisode, les autres sont tout simplement occultées, ce qui est dommage – The Last Kingdom, de par son intrigue, sa thématique et sa mise en scène ravira a la fois les amateurs de séries a grand spectacle mais aussi certains amateurs d’histoire qui, par le biais de cette œuvre de fiction, en sauront un peu plus au sujet de cette période peu connue du passé de la Grande-Bretagne. Une période violente, faite de batailles, de morts, de trahisons et qui, ma foi, s’avère être terriblement passionnante ! Alors certes, tout cela est fortement romancé mais qu’importe puisque The Last Kingdom est terriblement captivant et, ma foi, c’est le principal ; vivement la suite des aventures de Uhtred !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente série historique, surtout qu’elle traite fort habilement d’une période historique fort peu connue sous nos lattitudes, c’est-à-dire, cette période du Haut-Moyen-Age où, dans cette Grande-Bretagne que l’on appelait alors la Bretagne, avaient lieu les invasions vikings.
- Le mélange entre figures imaginaires et historiques fonctionne à merveille – comme cela avait été le cas, en son temps, pour Rome – mais le meilleur, c’est que la plupart de ces protagonistes, des principaux aux seconds couteaux, sont terriblement charismatiques et marquent les esprits.
- Si le héros, Uhtred, est sans grande surprises finalement, les autres rôles principaux méritent franchement le détour : ainsi, entre le roi Alfred le Grand, Leofric, le compagnon d’arme d’Uhtred, la reine Iseult et les nombreux vikings, il y a de quoi faire !
- Une reconstitution historique proche de la perfection, l’ambiance générale, la musique, bref, on frôle la perfection par moments.
- Un dernier épisode tout simplement excellent ! Ainsi, entre la grande bataille d'Ethandun, les nombreux protagonistes qui y perdent la vie et les coups de théâtre qui marquent les spectateurs, on ne s’ennui pas une seconde !
 
Points Négatifs :
- Difficile de ne pas être frustré par le manque de batailles tout au long de la saison – curieusement, comme cela avait été le cas dans Rome – et il faut donc attendre le dernier épisode pour que, enfin, on y ait droit.
- Bon, Ragnar le Jeune et Uhtred passent leur vie à se promettre d’aller venger la mort de leur père mais ils ne se bougent pas trop finalement ; si encore, on peut comprendre que notre héros est pris par d’autres obligations, le viking, lui, n’a pas vraiment d’excuses…
 
Ma note : 8/10

lundi 2 janvier 2023

L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux


L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux
 
Après un accident ayant coûté la vie à sa meilleure amie et traumatisé son cheval, Grace MacLean, amputée d'une jambe, perd peu à peu le goût de vivre. Elle reste recluse, renonçant à lutter pour surmonter son infirmité. Annie MacLean, la mère de l'adolescente de treize ans, décide de réagir et se met en quête d'un dresseur de chevaux pour guérir celui de sa fille et réconcilier celle-ci avec la vie. Sa quête lui fera traverser les États-Unis jusqu'au Montana pour rencontrer un « homme qui murmure à l'oreille des chevaux » à qui la connaissance de la vie en pleine nature a peut-être aussi appris à connaître les humains.
 

L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux
Réalisation : Robert Redford
Scénario : Eric Roth et Richard LaGravenese, d'après le roman de Nicholas Evans
Musique : Thomas Newman
Production : Wildwood Enterprises, Touchstone Pictures
Genre : Drame
Titre en vo : The Horse Whisperer
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 15 mai 1998
Durée : 170 mn
 
Casting :
Robert Redford : Tom Booker
Kristin Scott Thomas : Annie MacLean
Scarlett Johansson : Grace MacLean
Sam Neill : Robert MacLean
Chris Cooper : Frank Booker
Cherry Jones : Liz Hammond
Dianne Wiest : Diane Booker
Kate Bosworth : Judith
Ty Hillman : Joe Booker
Jeannette Nolan : Ellen Booker
Grégory Labigne : Jeanjean
 
Mon avis :
 Il est évidant que, avec L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux, j’aborde aujourd’hui le cas de ce que l’on peut appeler, sans exagération aucune, un classique du cinéma hollywoodien de la fin des années 90, un film qui, en son temps, connu un gros succès à la fois critique et public et qui, a priori, devrait mettre tout le monde d’accord, ou presque… Il faut dire que cette histoire où, suite a un accident de cheval qui a couter la jambe à une adolescente – une toute jeune Scarlett Johansson – et où cette dernière, accompagnée de sa mère – Kristin Scott Thomas – part sur les traces d’une espèce de psychologue pour canassons – Robert Redford, bien entendu – qui va s’occuper, à la fois, du pauvre cheval traumatiser par l’accident mais de la gamine sans oublier de lancer quelques regards langoureux à la mère avait tout pour conquérir le grand public : un drame bourré de bons sentiments et de rédemption, une histoire touchante, un soupçon de romance, de magnifiques paysages et, bien entendu, la mise en avant de ces cow-boys au style de vie complètement anachronique et qui renvoient, naturellement, a un certain age d’or fantasmé du mythe américain. Ajoutons à cela un casting de qualité et un Robert Redford qui s’occupe de tout ou presque puisqu’il est à la fois derrière et devant la caméra et l’on obtient suffisamment d’éléments pour faire de ce film un succès. D’ailleurs, il faut le reconnaitre, L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux est un bon film, c’est un fait que l’on ne peut pas nier et je n’irais pas affirmer que celui-ci n’a pas mérité ses récompenses diverses et ses nombreuses louanges, cela serait tout de même fortement exagérer, cependant, il y a un mais… Oui, il y a un mais car bon, comment dire… malgré les qualités, indéniables, de ce film, doit-on passer sous silence le fait que celui-ci manque cruellement d’originalité, que cette histoire sent le déjà-vu à plein nez et est terriblement prévisible – on sent venir la romance entre Robert Redford et Kristin Scott Thomas dès le départ – qu’a aucun moment, véritablement, le spectateur n’est surpris par ce qu’il voit à l’écran !? Émerveiller par ces paysages magnifiques ? Oui, c’est un fait. Touché par ces protagonistes ? Ne le nions pas. Captiver par une intrigue simple mais terriblement efficace ? Incontestablement. Par contre, en dehors du fait que ce long métrage est parfaitement calibré pour le grand public et qu’il remplie parfaitement le cahier des charges, peut-on le qualifier de chef d’œuvre ? En toute sincérité, non ! Un bon film, c’est un fait, mais un grand film, indéniablement, non !
 

Points Positifs
 :
- Un classique du cinéma hollywoodien des années 90 et qui, malgré le temps écoulé depuis sa sortie, n’a rien perdu de sa force et de son intérêt et qui se regarde toujours avec autant de plaisir. Il faut dire que l’intrigue est suffisement efficace pour captiver l’intérêt d’un public avide de ce genre de film où drame et romance se mélangent habilement pour notre plus grand plaisir.
- Un postulat de départ simple mais efficace, une histoire dramatique mais pas trop, des protagonistes qui marquent les esprits sans être vraiment charismatiques, de la romance et un semi triangle amoureux a quoi l’on ajoute de magnifiques paysages et un bel hommage au mythe premier du cinéma hollywoodien, celui des cow-boys et de l’Ouest sauvage. Bref, tout un tas d’éléments qui ne pouvaient faire de ce film qu’un beau succès.
- Une toute jeune Scarlett Johansson, Kristin Scott Thomas toujours impeccable et, bien entendu, le charismatique Robert Redford qui crève naturellement l’écran malgré son age avancé.
- Ah, ces magnifiques paysages de l’Amérique sauvage, ces cow-boys anachroniques mais qui restent si marquants pour l’image même du mythe américain, ces chevaux indomptables, ce sentiment de liberté et de calme en opposition au monde moderne…
 
Points Négatifs :
- Un bon film, incontestablement, bourré de qualités mais qui n’en reste pas moins fortement convenu dans son traitement et qui a beaucoup de mal a sortir vraiment de la masse traditionnelle des productions hollywoodiennes. Il faut dire que l’on retrouve ici tous les éléments traditionnels qui font le succès du cinéma nord-américain auprès du grand public depuis belle lurette.
- Une intrigue réussie et captivante par moments mais qui manque cruellement d’originalité, du coup, ce long métrage, malgré ses qualités, est terriblement prévisible.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 1 janvier 2023

Mowgli – La Légende de la Jungle


Mowgli – La Légende de la Jungle
 
Enfant, Mowgli est élevé par une meute de loups au cœur de la jungle indienne. Tandis qu'il apprend les lois souvent âpres de la jungle, sous la responsabilité de l'ours Baloo et de la panthère Bagheera, Mowgli est accepté par les animaux de la jungle comme l'un des leurs – sauf par le terrible tigre Shere Khan. Mais des dangers bien plus redoutables guettent notre héros, au moment où il doit affronter ses origines humaines.
 

Mowgli – La Légende de la Jungle
Réalisation : Andy Serkis
Scénario : Callie Kloves, d'après Le Livre de la Jungle de Rudyard Kipling
Musique : Nitin Sawhney
Production : The Imaginarium Studios, Warner Bros., RatPac-Dune Entertainment, Netflix
Genre : Aventure
Titre en vo : Mowgli – Legend of the Jungle
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais, hindi
Date de sortie : 07 décembre 2018
Durée : 104 mn
 
Casting :
Rohan Chand : Mowgli
Matthew Rhys : John Lockwood Kipling
Freida Pinto : Messua
Andy Serkis : Baloo
Christian Bale : Bagheera
Benedict Cumberbatch : Shere Khan
Naomie Harris : Nisha
Cate Blanchett : Kaa
Peter Mullan : Akela
Eddie Marsan : Vihaan
Jack Reynor : Frère Loup
Tom Hollander : Tabaqui
 
Mon avis :
 Si je dois être tout a fait objectif, je dois reconnaitre que je n’ai jamais été un grand fan du Livre de la Jungle, œuvre, a la base, du pourtant grand Rudyard Kipling. Il faut dire que, comme cela fut souvent le cas pour ma part, la mainmise de Disney sur l’œuvre originale, au point même que, aux yeux de beaucoup, cette dernière soit passé aux oubliettes, y fut pour beaucoup : ainsi, quand je pense Le Livre de la Jungle, eh ben, mon esprit me montre immédiatement ce fichu dessin animé avec ce Mowgli, formidable tête à claques avec son pagne ridicule et ce Baloo complètement débile. Or, comme souvent avec Disney, lorsque l’on creuse la surface et que l’on atteint la profondeur, l’on retombe sur l’œuvre originale et, là, oh surprise, on se rend compte que celle-ci est autrement plus intéressante, plus aboutie, moins gnangnan, plus sombre, bref, que ce que l’on avait méprisé pendant des décennies mériterait peut-être qu’on lui donne une seconde chance… Ainsi donc, tandis que Disney, fidèle a sa politique actuelle, nous proposait une version live du Livre de la Jungle, une autre version mêlant acteurs en prise de vue réelles et protagonistes animés – dans le cas présent, les nombreux animaux de l’œuvre – était mise en chantier. La première, forcément, sortie sur grand écran et ne m’intéressa pas le moins du monde, la seconde, paru il y a quelques semaines sur Netflix, éveilla d’entrée de jeu ma curiosité… Et, ma foi, après visionnage de la chose, force est de constater que je n’ai nullement regretté de l’avoir regardé sur mon petit écran… Car bon, comment dire, ce Mowgli – La Legende de la Jungle, est d’un tout autre acabit que la version Disney que tout le monde connait depuis des lustres : plus proche de l’œuvre originale, forcément plus sombre, c’est comme si l’on redécouvrait celle-ci, ce qui, ma foi, fut une vrai gageure vu que l’histoire est archi-connue. Mais bon, dans le cas présent, outre le fait que les nombreux animaux du casting – Bagheera, Baloo, Ka, Shere Khan – sont diablement bien animés, il ressort de ce Mowgli une certaine violence qui, comme chacun sait, est totalement absente de la gentillette version Disney : il y a du sang, des affrontements, des morts et, sur ce point, pas que les méchants, ce qui, ma foi, est une fort bonne chose ! Alors, certes, Mowgli – La Légende de la Jungle n’est pas un grand film, prétendre une telle chose serait exagéré, cependant, cette énième version de l’œuvre de Kipling apporte indéniablement un plus a cette dernière, ne serais-ce que pour le grand public se rende compte que, derrière l’empire Disney, il y a souvent des œuvres originales autrement plus intéressants. Le seul problème, finalement, c’est que ce Mowgli, au jour d’aujourd’hui, risque de ne pas vraiment trouver son public : trop violent pour les plus jeunes, trop enfantin de par son univers pour un public adulte, il risque juste d’éveiller la curiosité d’une poignée de spectateurs dans mon genre…
 

Points Positifs
 :
- La version la plus proche de l’œuvre originale de Rudyard Kipling, de quoi, finalement, revoir Le Livre de la Jungle avec un autre regard, plus adulte, plus mur, plus sombre. Bref, ici, nous sommes aux antipodes de la version édulcorée de Disney, et c’est tant mieux !
- Chapeau bas pour l’animation des divers protagonistes de l’histoire qui, pour rappel, sont des animaux : ainsi, entre Bagheera, Baloo, Ka, Shere Khan, pour ne citer que les plus importants, le spectateur, ravi, aura de quoi faire.
- L’histoire est archi-connue mais n’en reste pas moins bonne. Qui plus, cette version, plus sombre, nous réservera quelques surprises.
- Un Mowgli plus sauvage que la version traditionnelle.
- Un sacré casting, mine de rien, pour les voix des protagonistes : Cate Blanchett, Benedict Cumberbatch, Christian Bale, Andy Serkis.
- Il y a des morts !
 
Points Négatifs :
- Une œuvre qui aura peut-être du mal à trouver son public : trop sombre pour les plus jeunes, trop enfantine en apparence pour les plus agés. De plus, elle souffrira tout le temps de la version Disney, trop connue…
- Sympathique mais loin d’être un chef d’œuvre, bien au contraire. Ainsi, il subsiste tout de même un coté moralisateur – l’amitié, l’acceptation de la différence – et puis, les méchants sont très méchants et les gentils, bah, gentils quoi…
- Bon, malgré ce film, je ne suis pas devenu subitement un fan du Livre de la Jungle.
 
Ma note : 7,5/10

Le Journal de Feanor a 3 ans !


Et oui, comme le titre de ce billet le laisse entendre, si aujourd’hui, ce n’est bien évidement pas un jour comme les autres – après tout, nous sommes le premier jour de l’année – pour ce blog, c’est également une date importante puisque, il y a tout juste  
trois ans, celui-ci ouvrait ses portes ! Un anniversaire, donc, pour Le Journal de Feanor, un petit événement que je ne pouvais bien évidement pas passer sous silence car bon, mine de rien, au cours de ces trois années, c’est fou ce que celui-ci aura pris de l’importance a mes yeux et, surtout, aura occuper énormément de mes temps libres. Au point d’être devenu mon loisir préféré ? En quelque sorte, oui, mais bon, quelque part, à chacun ses hobbys, aussi singuliers soient-ils ! Quoi qu’il en soit, un joyeux anniversaire au Journal de Feanor et si, fut un temps, je pouvais encore éprouver quelques craintes quand a la poursuite de l’aventure, cela fait bien longtemps que je n’ai plus doute : celle-ci n’est pas prête de s’arrêter de si tôt !

Bonne année 2023 !


Voilà, comme tous les ans, les fameux douze coups de minuits tant attendus viennent tout juste de sonner après un compte a rebours pour le moins intense et une nouvelle année vient tout juste de débuter tandis qu’une autre s’en va définitivement… Nous faisons donc nos adieux définitif à 2022, une année, une fois de plus malheureusement, bien particulière et qui n’aura nullement été à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre, du moins, si l’on se souvient de ce que l’on espérait il y a de cela douze mois même si, pour rappel, mon message de bonne d’année 2022 avait été loin d’être franchement enthousiaste… Il faut dire que, après deux longues années où le monde aura été frappé par une pandémie comme on n’en connaissait plus depuis, sensiblement, un bon siècle – voir l’épidémie de Grippe Espagnole qui apparu à la fin de la Première Guerre Mondiale – je veux, bien entendu, parler du Covid-19, si 2022 aura été nettement plus calme pour ce qui est de la pandémie – même si celle-ci n’a pas totalement disparue – force est de constater que nous n’avons pas vraiment une année digne de ce nom, ce, principalement en raison de la fameuse Guerre en Ukraine… Débuté le 20 février dernier suite à l’invasion du territoire ukrainien par les troupes russes, sans raisons valables, faut-il le rappeler – en dehors des complotistes habituels inféodés au Kremlin, il est difficile de donner raison à Vladimir Poutine – ce conflit, que l’on pensait court, aura finalement duré dans le temps, ce, en raison de l’héroïque résistance du peuple ukrainien, bien aidé en matériel par l’Occident, et qui sut faire mieux que faire face à une armée russe bien mal préparée et qui, visiblement, est tombée sur un os. Dix mois plus tard, le conflit ne semble pas avoir de fin et bien malin est celui qui devinera la conclusion de celui-ci, surtout que rien ne dit que cette guerre ne dure dans le temps. Bref, 2022, année où, pour rappel, le peuple britannique fit ses adieux à son inusable reine, Elisabeth II et où le monde du football vit partir, il y a trois jours, son plus beau représentant, le légendaire Pelé, ne restera pas comme étant un grand cru, loin de là… un peu, finalement, comme ses devancières. Mais bon, même si les mois à venir ne semblent pas changer la donne – et vu la réforme des retraites à venir, en France, cela n’annonce pas grand-chose de réjouissant – essayons, pour un moment, d’oublier ou, du moins, de mettre de coté tout cela en se disant, avec espoir – cela ne coute rien – que, finalement, peut-être que 2023 sera plus agréable que prévu ?! Alors, oublions un peu tous ces soucis et essayons de célébrer cette nouvelle année comme il se doit : alors, à tous et à toutes, je vous souhaite une bonne année 2023 !!!