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mardi 27 décembre 2022

Boule de Foudre


Boule de Foudre
 
Lorsque ses parents ont été réduits en cendres sous ses yeux, le soir de son quatorzième anniversaire, par l’explosion d’une boule de foudre, Chen s’est juré de consacrer sa vie à l’élucidation de ce phénomène naturel resté une énigme pour la science. Au cours de l’une de ses missions d’observation, il rencontre une jeune femme mystérieuse et séduisante, le major Lin Yun qui, elle, s’intéresse au potentiel militaire de cette manifestation météorologique particulière. Leur quête commune va les mener du sommet des montagnes battu par la tempête à des laboratoires militaires d’armes expérimentales et jusqu’à une station scientifique soviétique désaffectée en pleine Sibérie. Car ils pressentent bientôt que ce phénomène dépasse peut-être les limites de notre monde…
 

Boule de Foudre
Auteur : Liu Cixin
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 07 avril 2004
Edition Poche : 06 octobre 2021
Titre en vo : Qiúzhuàng Shǎndiàn
Pays d’origine : Chine
Langue d’origine : Chinois
Traduction : Nicolas Giovanetti
Editeur : Babel
Nombre de pages : 512
 
Mon avis :
 A l’issu de ma critique de La Mort Immortelle, troisième volet de l’excellente trilogie du sieur Liu Cixin qu’est Le Problème à Trois Corps, je vous avais signalé que je n’en n’avais pas tout à fait finit avec l’auteur chinois et donc, quelques jours plus tard, celui-ci est à nouveau mis à l’honneur sur ce blog avec un ouvrage plus ancien, un certain Boule de Foudre… Enthousiasmer que j’étais par la trilogie phare de Liu Cixin qui, pour rappel, nous narrait la première communication entre l’humanité et une civilisation alien et dont l’intrigue allait jusqu’à la fin de notre Univers, j’avais envie de ne pas abandonner tout de suite un auteur qui, ma foi, s’était révéler être à mes yeux comme étant une belle découverte. Et donc, mon choix s’est naturellement porter vers ce Boule de Foudre, unique œuvre de Liu Cixin parue chez nous et qui ne se contentait pas d’être un simple recueil de nouvelles. Qui plus est, le synopsis de cet ouvrage avait de quoi être intéressant à mes yeux puisqu’il abordait la problématique bien singulière que représente la foudre en boule, phénomène météorologique dont on ne sait que peu de choses, encore aujourd’hui. A priori, tous les éléments étaient en place pour que Boule de Foudre me fasse passer un bon moment de lecture surtout que celui-ci était considéré comme étant une sorte de préquelle à la trilogie phare de l’auteur – par le biais de la présence de Ding Yi, personnage qui apparait également dans Le Problème à Trois Corps. Hélas, mille fois hélas, on ne peut pas vraiment dire que le résultat fut à la hauteur de mes espérances… Alors certes, je n’irais pas jusqu’à affirmer que Boule de Foudre est un mauvais ouvrage, loin de moi une telle idée ! Cependant, si vous avez découvert Liu Cixin par le biais de sa trilogie phare, vous risquez d’être déçu par ce roman plus ancien et qui est loin de tenir la comparaison avec son illustre successeur. Pourtant, il y a quelques bonnes idées dans Boule de Foudre, je ne peux pas le nier : l’explication quant à l’origine de ces fameux éclairs en boule est un peu tirée par les cheveux mais peut s’admettre dans un ouvrage de science-fiction qui n’a pas prétention à être crédible. De même, les protagonistes, sans être éblouissants tiennent plutôt la route et il se dégage également de ce roman une certaine ambiance qui ne laisse pas place à l’espoir qui n’est pas pour me déplaire. Hélas, malgré cela, a aucun moment on ne retrouve le coté épique que l’on ressentait tout au long de la lecture du Problème à Trois Corps – et qui atteint son paroxysme avec le second tome, La Forêt Sombre – et l’on finit par lire cet ouvrage sans grand enthousiasme, en attendant d’en voir le bout mais sans attendre que celui-ci finisse par sauver les meubles, ce qui, de toutes façons, ne sera pas le cas… Vous l’avez compris, selon moi, Boule de Foudre est un roman correct mais qui ne tient absolument pas la comparaison avec la trilogie phare de Liu Cixin : si vous le lisez après celle-ci, vous serez probablement déçu, c’est un fait, et si vous vous attaquez à cet auteur par celui-ci, alors, vous risquez de ne pas avoir envie de découvrir Le Problème à Trois Corps ce qui, ma foi, serait fort dommage. Bref, nous avons affaire à un roman de SF avant tout destiné aux fans de Liu Cixin qui, par curiosité, souhaiteraient découvrir d’autres œuvres de l’auteur mais que l’on peut en aucun cas qualifier d’indispensable, loin de là !
 

Points Positifs
 :
- Même si Boule de Foudre est loin de tenir la comparaison avec Le Problème à Trois Corps et ses suites, cela reste, malgré tout, un sympathique ouvrage de science-fiction qui se lit plus ou moins bien et qui a pour lui une certaine originalité puisqu’il traite d’un phénomène pour le moins mystérieux, celui de la foudre en boule…
- Des protagonistes loin d’être charismatiques mais qui n’en sont pas moins attachants, surtout que ces derniers sont faillibles et que l’on peut s’identifier à ceux-ci.
- Une ambiance assez particulière, très sombre par moments et qui colle plutôt bien à l’histoire.
- Une explication audacieuse pour la foudre en boule même si elle risque d’en faire hurler plus d’un.
 
Points Négatifs :
- Incontestablement, nous sommes ici à mille lieux du Problème à Trois Corps, trilogie exceptionnelle de Liu Cixin qui est d’un tout autre niveau, qualitativement parlant.
- Un ouvrage qui se lit mais sans grand enthousiasme, l’auteur ne réussissant pas à nous tenir en haleine tout au long du déroulement de son intrigue.
- Certains risquent de tiquer fortement quand à l’explication donnée au sujet du phénomène de la foudre en boule : certes, nous sommes dans un roman de SF, cependant, celle-ci apparait comme étant un peu tirée par les cheveux.
- Il faut reconnaitre que pour un lecteur occidental, il n’est vraiment pas facile de s’y retrouver avec tous ces noms et prénoms chinois et que, au début, il est facile de s’y perdre et de ne pas savoir qui est qui. Fort heureusement, au bout d’un moment, on s’y fait !
 
Ma note : 7/10

Fatherland


Fatherland

Berlin, avril 1964. L'Allemagne nazie s'apprête à célébrer le 75e anniversaire d'Adolf Hitler et attend la visite du président américain Joseph Kennedy, visite qui doit contribuer à mettre un terme à la « Guerre froide » entre les États-Unis et le Grand Reich européen. L'inspecteur Xavier March, de la Kripo, est chargé de résoudre le meurtre d'un ancien haut-dignitaire nazi, Josef Bühler. Alors que March avance dans son enquête, il réalise qu'il est au centre d'un scandale criminel politique impliquant les personnalités centrales du parti, assassinées à tour de rôle. Lorsque le premier corps est identifié, la Gestapo intervient et ordonne à la Kripo de clore l'enquête avant de s'en emparer. Sa rencontre avec Charlie Maguire, une journaliste américaine, et plusieurs interventions des SS font comprendre à March que quelqu'un cherche à effacer des preuves.


Fatherland
Auteur : Robert Harris
Type d'ouvrage : Uchronie, Policier
Première Parution : 7 mai 1992
Edition Française : 16 mars 1998
Titre en vo : Fatherland
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Hubert Galle
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 424

Mon avis : Après la relecture de La Part de l’Autre, œuvre mi-historique, mi-uchronique de Éric-Emmanuel Schmitt et qui nous narrait la vie de deux Adolf Hitler différents, celui que tout le monde connait et l’autre, celui qui aurait put exister s’il avait été reçu a l’Ecole de Beaux-arts de Vienne, l’envie m’avait pris d’une autre relecture, celle d’un ouvrage qui m’avait énormément plu la première fois que je l’avais lu : Fatherland, polar uchronique de Robert Harris. Ici, nous sommes davantage dans l’uchronie que dans La Part de l’Autre puisque l’Allemagne nazi a remporter la seconde guerre mondiale, domine l’Europe, a installer son espace vitale et ne fait plus que livrer des combats a quelques derniers partisans russes sur le front de l’est tandis qu’une guerre froide s’est instaurée avec les Etats-Unis, guerre froide qui devrait prendre fin en cette année 1964 puisque le Président des USA, un certain Kennedy, mais pas celui que l’on connait puisqu’il s’agit du père, Joseph, individu aux sympathies pronazis, se prépare a rendre visite au vieux – 75 ans – Chancelier Hitler… Bref, un synopsis de départ fort intéressant même si, il faut le reconnaitre, loin d’être original puisque moult œuvres uchroniques ont abordé le thème de la victoire allemande lors de la seconde guerre mondiale – l’exemple le plus célèbre étant, bien entendu, Le Maître du Haut-Château. Cependant, malgré l’aspect uchronique indéniable et qui est pour beaucoup pour le succès de ce roman, il faut reconnaitre que Fatherland est avant toute chose un polar avec les qualités et les défauts du genre ; crime, enquête, héros solitaire limite inadapté sociale, histoire d’amour qui se greffe au récit et, pour finir, résolution de l’énigme. Sur ce point, tous les poncifs du polar sont présents sauf que, au lieu d’un policier ou d’un détective privé, l’enquêteur est un officier nazi dans l’Allemagne uchronique des années 60. Bref, un habillage attirant pour une intrigue a priori banale mais… et c’est là qu’il faut se réjouir… n’en reste pas moins fort réussie et captivante : car vu le contexte, Robert Harris n’allait pas nous pondre un simple crime, non, il fallait qu’il cache derrière tout cela quelque chose d’énorme, de monumental, un crime de masse comme jamais le monde n’en avais connu et qui était dissimulé – je ne vous en dit pas plus mais je pense que même sans avoir lu Fatherland, vous avez compris de quoi je parle. Face a ce terrible secret, un homme, un seul, Xavier Marsh, officier de police haut en couleur dans son uniforme SS mais qui est prêt a tout pour révéler au monde les mensonges du régime de son pays. Un homme qui aura a faire face a bien des déboires, des difficultés et de terribles trahisons et qui, bien évidement, aura toute la sympathie du lecteur… lecteur qui ne pourra s’empêcher de se dire, lorsqu’il arrivera a la fin de l’ouvrage : et si l’Histoire s’était déroulée ainsi, si Hitler l’aurait emporter, qui se serait soucier du sort de ces millions de disparus ? Alors oui, Fatherland est avant toute chose un polar, mais si on lit entre les lignes, bien plus que cela…


Points Positifs :
- Même si les amateurs d’Uchronie reconnaitront que la chose n’est pas originale, force est de constater que cette intrigue se déroulant dans une Allemagne victorieuse de la seconde guerre mondiale, nation étant devenue tout ce que promettait Hitler, le fameux « Reich de mille ans », débarrassée des juifs et de tout ce qui n’était pas jugé aryen, devenue plus grande puissance mondiale de son époque, ne peut que plaire en tant que cadre pour un récit.
- Certes, Fatherland est un polar, mais un bon polar, plutôt captivant surtout que le pourquoi du comment de tous ces meurtres, le fameux secret qu’il faut absolument dissimuler, est de taille !
- Mine de rien, cette uchronie est plutôt crédible… en partant du principe que les choses se sont bien passées pour Hitler en 1942, tout ce qui suivit – victoire en Europe, poches de résistances russes, guerre froide avec les USA qui eux ont vaincu logiquement le Japon puis, a terme, détente – était une éventualité fort bien trouvée.
- Et oui, il peut y avoir des SS sympathiques comme ce bon vieux Xavier March, officier de police de son état et individu complètement cynique a l’égard du parti et de son pays.
- Les protagonistes principaux sont bien évidement de pures créations mais pour le reste, tous les autres sont des figures historiques réelles qu’il est intéressant de voir évoluer dans ce récit ; accessoirement, l’amateur d’Histoire en profitera pour se cultiver un peu a leurs sujets… un exemple, je ne connaissais pas Artur Nebe, directeur de la Kriminalpolizei…

Points Négatifs :
- Si vous n’aimez pas les polars, prenez garde tout de même car malgré son emballage uchronique, Fatherland est avant toute chose une histoire policière avec toutes les qualités et les défauts du genre.
- D’ailleurs, cet habillage pourra être jugé comme étant artificiel par certains.
- Il faut reconnaitre que certaines situations sont plutôt convenues et que, de la même manière, le fameux terrible secret que les autorités souhaitent dissimuler a tout prix est assez prévisible…

Ma note : 8/10

lundi 26 décembre 2022

The Lobster


The Lobster
 
Dans un avenir proche dystopique, les personnes seules sont enfermées dans un hôtel où elles doivent trouver un partenaire en 45 jours, faute de quoi elles se voient transformées en animal de leur choix. Elles peuvent néanmoins prolonger leurs jours comptés en capturant des solitaires. David, un des pensionnaires de l’hôtel, s'échappe après une infructueuse expérience amoureuse et rejoint les solitaires, un groupe de rebelles qui vit dans les bois où le flirt et les relations sexuelles sont interdits. Il y trouvera l'amour…
 

The Lobster
Réalisation : Yórgos Lánthimos
Scénario : Yórgos Lánthimos et Efthýmis Filíppou
Musique : Gustavo Santaolalla
Production : Element Pictures
Genre : Drame, Dystopie
Titre en vo : The Lobster
Pays d'origine : Grèce, Royaume-Uni, Pays-Bas, Irlande, France, Etats-Unis
Langue d'origine : anglais, français
Date de sortie : 11 septembre 2015
Durée : 118 mn
 
Casting :
Colin Farrell : David
Rachel Weisz : la femme myope
Ben Whishaw : John le boiteux
Léa Seydoux : la chef des solitaires
John C. Reilly : Robert, l'homme qui zézaie
Ashley Jensen : la femme aux biscuits
Olivia Colman : la directrice de l’hôtel
Jessica Barden : la femme qui saigne du nez
Roger Ashton-Griffiths : le docteur
Michael Smiley : le nageur solitaire
Ariane Labed : la bonne
Angelikí Papoúlia : la femme sans cœur
Rosanna Hoult : la femme de David
Degnan Geraghty : serveur
Seána Kerslake : la femme des solitaires qui zozote
Anthony Moriarty : serveur de 30 ans
Kevin McCormack : le deuxième officier de police
Nancy Onu : la réceptionniste
Stephen Ryan : le client de l’hôtel
Heidi Ellen Love : la maîtresse
Cian Boylan : le joueur de piano
Roland Ferrandi : le père de la chef des solitaires
 
Mon avis :
 Voici donc ce que l’on appelle communément une œuvre singulière… Car oui, The Lobster, long métrage grec primé au Festival de Cannes 2015, est un véritable ovni, un film absolument pas grand public et, il faut le reconnaitre, complètement barré. Pourtant, si certaines œuvres dans ce genre sont louées grandement par la critique mais franchement irregardables par le commun des mortels, The Lobster possède un petit je ne sais quoi qui fait que, malgré son coté barré, j’ai plutôt accroché. Il faut dire que cette dystopie qui nous présente un monde, dans un futur proche, où être en couple est la norme est plutôt une bonne idée : certes, ici, nous sommes a la totale opposée d’une œuvre comme Le Meilleur des Mondes – là, ce serait plutôt le contraire – cependant, cette obligation sociétale qui voudrait que les hommes et les femmes soient obligés d’être en couple, que le célibat soit proscris, ma foi, c’était un bon point de départ pour créer une œuvre originale. Certes, ce truc de transformer les humains en animaux si jamais ils échouaient a trouver l’âme sœur, là, je reconnais que c’est un peu débile et que l’on s’en serait bien passé, mais bon, en dehors de cette… euh… connerie, une fois que l’on a accepter le postulat de départ, pourquoi pas !? Oui, pourquoi ne pas se plonger dans cette dystopie oh combien oppressante et absurde, pourquoi ne pas être toucher par le sort de ces hommes et de ces femmes obligés de jouer le jeu s’ils veulent maintenir leur intégrité physique, comment ne pas prendre fait et cause pour ce personnage principal – interprété par Colin Farrell – qui, désabusé, ira de désillusions en désillusions, la pire étant, bien entendu, cette société autre, représenté par les Solitaires, où tout contact physique et l’amour son proscris. Bien évidement, au sein de celle-ci, notre héros trouvera son âme sœur et je pense ne pas faire de spoilers en révélant que tout cela ne finira pas très bien pour tout le monde, la logique étant respectée jusqu’à une dernière scène terrifiante qui fera froid dans le dos… Bref, au final, The Lobster est un long métrage spécial, très spécial, qui ne plaira pas à tout le monde et surtout pas au grand public. Cependant, s’il y aurait énormément à redire a son sujet, de par sa thématique et son coté désabusé, ce film m’aura plu, oh, pas au point de sauter au plafond, mais un peu, tout de même…
 

Points Positifs
 :
- Une dystopie intéressante sur ce que pourrait être un futur éventuel où le célibat serait tout bonnement interdit et où les hommes et les femmes seraient obligés de vivre en couple.
- Le coté désabusé de cette société, forcément faite de mensonges et de faux fuyants, mais aussi des protagonistes, tous plus paumés les uns que les autres, sans oublié ces fameux Solitaires que l’on pourrait, a priori, croire libres, mais qui, en fait, sont tout aussi radicaux que ceux qu’ils rejettent.
- Un casting de qualité et sur lequel il n’y a rien à redire.
- Certaines scènes sont tellement osées ou ubuesques qu’elles en deviennent drôles.
- La fin, terrible mais oh combien logique au vu de la psychologie du personnage principal.
 
Points Négatifs :
- Nous avons tout de même à faire à un film complètement barré et qui ne plaira pas à tout le monde, particulièrement le grand public. Cependant, pour une fois, je ne leur jetterai pas la pierre : après tout, je pense qu’il faut être soit même un peu perché pour apprécier totalement une œuvre comme The Lobster.
- Si vous ne trouvez pas l’amour en 45 jours, vous serez transformés en animaux. Bon, là, c’était complètement débile, trop pour moi !
- Une mise en scène où l’on n’échappe pas a quelques longueurs par moments, ce qui n’aide pas vraiment…
 
Ma note : 6,5/10

dimanche 25 décembre 2022

Dragon Head – Tome 5


Dragon Head – Tome 5
 
Teru reprend conscience dans un bâtiment en ruines et l'inquiétude l'envahit : Ako et Nimura devraient être auprès de lui. Le jeune homme n'a pas le courage de les attendre, il préfère continuer ses recherches. Teru souhaite se rendre au domicile familial puis dans son ancienne école pour obtenir l’adresse d’Ako. Teru avance avec une pointe de soulagement car une énorme couche de neige masque la vue des nombreux cadavres. Il progresse prudemment sur des passages assez larges pour éviter les blocs de béton qui se détachent des immeubles. Soudain, à l'approche d’une bouche de métro, Teru entend un bruit qui semble humain...
 

Dragon Head – Tome 5
Scénariste : Minetarō Mochizuki
Dessinateur : Minetarō Mochizuki
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Horreur
Titre en vo : Doragon Heddo vol. 5
Parution en vo : 06 octobre 1999
Parution en vf : 26 janvier 2022
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 472
 
Mon avis :
 Avec ce cinquième volume de l’intégrale de la saga, Dragon Head, manga post-apocalyptique et horrifique du sieur Minetarō Mochizuki arrive enfin à sa conclusion et la première chose qui m’aura marqué avec cet ultime volet, c’est que je ne peux pas m’empêcher de ressentir comme un certain sentiment de déception. Voilà, la chose est dite et, croyez moi, j’en suis le premier navré, pourtant, en arrivant aux toutes dernières pages de ce manga, comment ne pas reconnaitre que oui, indéniablement, j’attendais nettement plus de celui-ci !? Pourtant, le premier volet, lui, avait placé la barre très haute et je me souviens encore, avec une certaine nostalgie, la découverte plutôt heureuse de ce Dragon Head qui m’avait fait découvrir trois adolescents coincés dans un tunnel suite à un accident de train. En toute sincérité, ce premier tome flirtait avec le chef d’œuvre absolu dans le genre horreur psychologique et, quelque part, n’avait pas grand-chose à envier à un certain Walking Dead, dans un style, bien entendu, différent… Pourtant, avec du recul, les volets suivants, déjà, s’ils maintenaient un certain niveau qualitatif accusaient déjà une certaine baisse de régime par moments et le scénario, de génial à ses débuts, était passé à bon. Le souci, c’est qu’après les révélations du tome précédent, on était en droit d’attendre une conclusion à la hauteur d’un manga qui, jusque là, brillait par on intensité et ses nombreuses bonnes idées, or, après lecture de cet ultime volet, force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas… Ainsi, l’on suit quasiment tout le long les pérégrinations de Teru dans un Tokyo dévasté et si les ruines de la mégalopole nippone marquent les esprits, je n’en dirais pas autant de cette idée un peu stupide du mangaka de nous avoir pondu cette espèce de drogue qui modifiait la psyché des individus. Franchement, avait-on besoin de cela ? En toute sincérité, je ne le pense pas et cet ultime révélation qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe n’apporte strictement rien au scénario si ce n’est qu’il le dessert fortement. Ajoutons à cela le fait que Nimura retombe dans ses travers alors qu’il avait tout de même bien évoluer depuis son apparition et un final qui n’en n’est pas vraiment un – après tout, on ne sait même pas ce qu’il advient de nos héros – et vous comprendrez pourquoi ce final de Dragon Head m’aura laisser une fort mauvaise impression. C’est dommage, très dommage même au vu des débuts de ce manga qui avait un si fort potentiel, mais bon, on ne peut pas non plus gagner à tous les coups…
 

Points Positifs
 :
- Les pérégrinations de Teru dans un Tokyo entièrement dévasté par l’éruption du Mont Fuji ont de quoi marquer les esprits et il est difficile de ne pas être touché par cette mégalopole en ruine où il ne subsiste plus que quelques rares survivants…
- Le retour de Teru dans son appartement dévasté, la scène où il apprend que sa famille est morte : oui, il y a quelques bons moments dans cet ultime volet.
- Pour ce qui est de la partie graphique, Minetarō Mochizuki n’est peut-être pas le plus grand mangaka, cependant, il nous propose tout de même des planches suffisamment dynamiques et plaisantes pour satisfaire le regard du lecteur. Qui plus est, il n’a pas son pareil pour nous offrir des décors de toute beauté.

Points Négatifs :
- Une conclusion qui n’en n’est pas vraiment une puisque l’on ne sait même pas ce qu’il advient de nos deux héros, Teru et Ako – sont-ils morts, survivent-ils, cela restera à jamais un mystère…
- Mais quelle idée débile que celle de cette espèce d’arme secrète de l’armée nippone qui changerait les individus en les privant de tout sentiment de peur. A un moment donné, qu’est-ce que ce truc apporte au scénario si ce n’est le desservir fortement !?
- Nimura qui retombe dans ses travers malgré toute l’évolution du personnage. C’est tout de même dommage car celui-ci était devenu intéressant au fil des tomes.

Ma note : 6,5/10

La Tortue Rouge


La Tortue Rouge
 
Un naufragé se trouve dans l'eau, seul, au milieu de l'océan démonté. Il s'échoue sur une plage à proximité d'une forêt de bambous. L'homme se nourrit et explore la région : il monte au sommet d'une éminence rocheuse et s'aperçoit qu'il se trouve sur une île déserte peuplée d'une faune et d'une flore foisonnantes. Il est très vite remarqué par de petits crabes blancs qui le suivent et l'observent chaque fois qu'il vient sur la plage. À un moment donné, alors qu'il explore la partie rocheuse de la côte, il tombe dans un trou entouré de hauts rochers infranchissables. Il parvient finalement à s'en échapper en passant par un siphon sous-marin qu'il franchit en apnée à grand-peine. L'homme rassemble quelques troncs de bambous tombés sur le sol de la forêt. La nuit venue, il dort sur la plage et rêve qu'il avance en planant sur un gigantesque pont de bambous qui s'étire sans fin par-dessus la mer et lui permet de quitter l'île. Le lendemain, l'homme bâtit un radeau pour s'échapper à l'aide des arbres de la forêt. Mais alors qu'il vient de prendre la mer, de puissants coups portés depuis la mer sous son embarcation disloquent le radeau. Dépité, l'homme fait une deuxième tentative, armé cette fois d'un bambou tranchant, mais son second radeau est brisé de la même façon, sans qu'il parvienne à comprendre qui (ou ce qui) est à l'origine de ces coups destructeurs.
 

La Tortue Rouge
Réalisation : Michael Dudok de Wit
Scénario : Michael Dudok de Wit et Pascale Ferran
Musique : Laurent Perez del Mar
Production : Studio Ghibli et Wild Bunch, Why Not Productions ; Arte France Cinéma, Belvision, CN4 Productions
Genre : Animation, Conte
Titre en vo : La Tortue Rouge
Pays d'origine : Belgique, France, Japon
Langue d'origine : film sans paroles
Date de sortie : 29 juin 2016
Durée : 80 mn
 
Mon avis :
 Mais quel superbe film d’animation qu’est La Tortue Rouge ! En ayant vaguement entendu parler, ce fut avec un plaisir certain que je l’ai finalement vu, hier soir, après avoir été attiré par une bande annonce qui promettait énormément, et ce, malgré sa simplicité. Car oui, La Tortue rouge est simple : simple de par son design, tout en sobriété, simple de par son choix de couleurs, pourtant sublime, simple de par son rythme, assez lent, simple de par son intrigue qui n’est rien d’autre qu’une (belle) histoire d’amour, quoi que entre un homme et une tortue, simple, finalement, de par ses dialogues – ah non, là, c’est une blague, il n’y en a aucun et franchement, cela ne manque aucunement ! Simple, donc, mais incontestablement marquant que ce film d’animation belgo-nippon qui ne laissera pas le public indifférents, du moins, encore faut-il adhéré a ce genre d’œuvres… Ainsi, aux antipodes du cinéma d’animation nord américain qui plait tant au grand public et qui est, la plupart du temps, à la qualité ce que Staline fut a la démocratie, c’est-à-dire, son antithèse absolue, La Tortue Rouge fait indéniablement partie de ces œuvres rares, que l’on ne peut que savourer, émerveillé. Le problème, car il y en a un, c’est qu’avec ce genre d’œuvres, il n’y a pas de demi-mesure : soit on adore, soit on déteste. Ainsi, une bonne partie du grand public jettera un œil dédaigneux sur ce film d’animation en affirmant que c’est moche, qu’il ne se passe rien et que c’est ennuyeux au possible, les autres, eux, bien plus rares, loueront les grandes qualités d’un dessin animé poétique, fort d’une histoire simple et riche a la fois et qui, ma foi, est tout simplement superbe, esthétiquement parlant. Bref, deux camps irréconciliables, mais cela est-il vraiment important ? Sincèrement, non, et ceux qui n’aimeront pas La Tortue Rouge pourront passer leur chemin pour se plonger dans le dernier Disney en date, tandis que les autres, eh bien, les autres savoureront le plaisir de s’émerveiller devant ce qui est incontestablement le film d’animation de cette année 2016 !
 

Points Positifs
 :
- Un magnifique conte pour petits et grands que cette Tortue Rouge. Ainsi, malgré la simplicité apparente de la chose, il apparait nettement que les intrigues les plus banales – tout cela n’est qu’une histoire d’amour, finalement – sont encore les meilleures.
- Si l’on est un tant soit peu sensible, comment ne pas s’émerveiller de cette fort belle histoire d’amour entre ce naufragé et cette tortue rouge qui prendra forme humaine ?
- Le design, proche de celui de la ligne claire qui a fait la gloire de la bande dessinée belge, peut déstabiliser au départ, pourtant, celui-ci s’avère plutôt réussi et ne serais-ce que pour les décors et, surtout, les couleurs, par moments sublimes, le jeu en vaut la chandelle !
- La Tortue Rouge est un film muet, pourtant, cette absence de dialogues ne gène en aucune façon la compréhension de l’intrigue, au contraire, disons qu’elle la sublime.
- La bande originale signée Laurent Perez del Mar est une pure merveille.
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre qu’il y a quelques petites longueurs lors de certaines scènes. Certes, celles-ci sont rares mais néanmoins présentes.
- La Tortue Rouge est une œuvre qui divise le public : soit on adore, soit on déteste. Forcément, le grand public, plus habitué au cinéma d’animation nord américain à la Disney/Pixar boudera complètement ce film, qu’il jugera trop ennuyeux, trop moche, trop cérébral…
 
Ma note : 8,5/10

samedi 24 décembre 2022

Joyeux Noël 2022 !


Sans grande surprise puisque c’est devenu la coutume sur ce blog depuis ses débuts, je vous retrouve en cette veille de Noël pour vous parler un petit peu de ce grand moment tant attendu par les enfants – mais aussi bon nombre d’adultes – qui, bien événement, ont hâte de pouvoir déballer leurs cadeaux – que ce soit le 24 au soir, pour ceux qui ont de la chance, ou le 25 au matin, au pied du sapin, pour ceux qui vont devoir encore patienter quelques heures… Mais bon, même si ce que je vais dire peut paraitre débile pour ne pas dire niais, Noël, ce n’est pas uniquement que des cadeaux apportés par un individu vêtu de rouge et a l’embonpoint plutôt prononcé. Non, Noël, c’est aussi l’occasion de se réunir en famille, même si celle-ci n’est pas bien grande, de se faire plaisir, de faire plaisir aux autres, bref, de passer un bon moment et d’oublier, pour un temps, même court, ses soucis, la guerre en Ukraine qui, malheureusement, pourrait bien durer encore longtemps ainsi que d’autres joyeusetés tout aussi désagréables comme, par exemple, la sinistre réforme des retraites à venir ou les traditionnelles grèves des cheminots juste avant les fêtes, voir même, soyons fous, ce fameux Covid qui, de temps en temps, se rappelle encore à notre bon souvenir… Alors, en mettant pour une soirée tous les soucis laissez vous imprégner une fois de plus par l’esprit de Noël, n’écoutez pas les habituels cyniques qui vont regarder de haut en affirmant que cette fête est commerciale et passez donc un bon réveillon, soyeux heureux en recevant vos cadeaux et surtout… passez un Joyeux Noël !!!

A Christmas Cornucopia


A Christmas Cornucopia
 
Annie Lennox

1 - Angels from the Realms of Glory (James Montgomery) 4:00
2 - God Rest Ye Merry, Gentlemen (Traditional) 3:32
3 - See, Amid the Winter's Snow (Edward Caswall, John Goss) 3:31
4 - Il est né le divin enfant (Traditional) 3:37
5 - The First Noel (Traditional) 4:40
6 - Lullay Lullay (The Coventry Carol) (Traditional) 3:13
7 - The Holly and the Ivy (Traditional) 3:37
8 - In the Bleak Midwinter (Christina Rossetti) 3:31
9 - As Joseph was a Walking (The Cherry Tree Carol) (Geoffrey Shaw) 3:59
10 - O Little Town of Bethlehem (Phillips Brooks) 3:33
11 - Silent Night (Joseph Mohr, Franz Gruber, John Freeman Young) 3:49
12 - Universal Child (Annie Lennox) 4:14
 

A Christmas Cornucopia
Musicien : Annie Lennox
Parution : 15 novembre 2010
Enregistré : Octobre 2009 – Août 2010
Durée : 45:11
Genre : Chants de Noël, Soul
Producteur : Annie Lennox, Mike Stevens
Label : Island Records

Musiciens :
Annie Lennox : chant, piano, piano électrique Fender Rhodes, orgue, harmonium, claviers, accordéon, marimba, percussions, batterie, triangle, panpipes, dulcimer, flûte, vibraphone
Mike Stevens : guitare, basse, programmation, Oud, drone, orgue, cordes, claviers, Glockenspiel, boîte à musique
Mark Stevens : percussions, batterie
Barry Van Zyl : percussions, batterie
African Children's Choir : chœurs
 
Mon avis :
 Bon, là, je ne vais pas vous mentir en affirmant que A Christmas Cornucopia est sans nul le disque le plus innatendu dont je vous ai parler, jusqu’à présent, dans Le Journal de Feanor, car bon, comment dire… si, au fil des années, j’ai put vous proposer les critiques de véritables chef d’œuvres de la pop musique, jamais, mais alors, jamais je ne vous avais proposer la critique d’un disque de… chants de Noël ! Certes, vu que nous sommes le jour du Réveillon, la chose n’est peut-être pas si incongrue que cela, cependant, à un moment donné, un disque de chants de Noël, tout de même !? Il faut dire que la chose, dans le petit monde de la musique, est nettement moins incongrue qu’on pourrait le penser et que moult artistes célèbres s’y sont essayer, le plus souvent, pour des raisons pécuniaires et pour des résultats pour le moins médiocres. Cependant, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il apparait grandement que A Christmas Cornucopia est, en quelque sorte, l’exception qui confirme la règle, l’arbre qui cache la forêt et, finalement, le seul et album de chants de Noël qu’il vous faut si jamais il vous en faudrait un ! Mais alors, pourquoi ? En fait, la réponse tient en un nom : Annie Lennox ! Il faut dire que la chanteuse écossaise n’est pas n’importe qui et que sa réputation, depuis les années 80 avec Eurythmics puis depuis les années 90 en solo n’est absolument à refaire : nous avons là une des plus grandes chanteuses des quatre dernières décennies, une artiste rare, excellente et intègre et qui nous a pondu que de magnifiques albums, celui-ci, finalement, ne dérogeant pas à la règle. Ainsi, paru en 2010 – douze ans déjà – A Christmas Cornucopia peut, bien évidement, laisser le simple quidam dubitatif devant ce florilège de titres connus pour ne pas dire archi-connus, Silent Night étant, bien entendu, l’exemple le plus frappant. Cependant, si 99% du public passera tranquillement son chemin en rigolant ouvertement, les autres, plus rares, les fans absolus de la Diva ou les plus curieux, eux, tenteront l’expérience et, ma foi, ne s’en remettront pas, car bon, comment dire… non seulement A Christmas Cornucopia s’avère être une très bonne surprise mais, surtout, c’est un bon, que dis-je, un très bon disque ! Ainsi, d’entrée de jeu, Angels From the Realm of Glory place la barre très haut avec une Annie Lennox aux vocalises parfaitement maitrisées et toujours autant imagée et évocatrice mais le meilleur est à venir avec, dès le second titre, God Rest Ye Merry Gentlemen dont non seulement le niveau vocal de la chanteuse est une pure merveille mais qui se donne le luxe de se mêler à une orchestration orientale du plus bel effet ! Ensuite, que dire si ce n’est qu’Il est né le divin enfant – en français – est une belle surprise, que la grandiloquence de As Jospeh Was a Walking ne doit masquer en aucune manière une performance vocale de premier plan et que Oh Little Town of Bethleem est, également, une pure merveille. Ajoutons à cela un Lullay Lullay aux tonalités tribales et même un petit inédit de l’artiste, Universal Child, en guise de conclusion, et vous comprendrez a quel point j’ai été plus que conquis par cet opus qui, décidément, en plus de s’avérer être une très bonne surprise est, principalement, un superbe album ! Bref, vous l’avez compris, si n’importe qui d’autre nous aurait pondu un disque de chants de Noël, on aurait tous exploser de rire devant un résultat pour le moins calamiteux pour le pas dire ridicule, mais, avec Annie Lennox, non, mille fois non : A Christmas Cornucopia est un album qui n’a strictement rien à envier à ses plus belles réalisations et qui, au vu de la concurrence moderne, écrase cette dernière allègrement. Un grand disque, donc, certes bien singulier de par sa thématique, mais qui n’en reste pas moins indispensable si vous êtes fans de la chanteuse écossaise ou, tout simplement, si vous aimez les chants de Noël…
 

Points Positifs
 :
- Peut-être l’album le plus étonnant qu’il m’a été donné d’écouter depuis très longtemps. Il faut dire qu’un disque de chants de Noël, a priori, on en attend pas grand-chose, en tous cas, absolument pas qu’il soit bon, or, a ma grande surprise, non seulement A Christmas Cornucopia est un très bon disque mais, en plus, par moments, il frôle avec l’excellence, ce qui était loin d’être gagner…
- Une Annie Lennox égale à elle-même, c’est-à-dire, excellente et qui chante toujours aussi divinement bien. Il faut dire que le pari de nous pondre un disque de chants de Noël était pour le moins risqué mais, non seulement l’écossaise le réussit en sublimant ces titres célèbres mais, en plus, elle y apporte une touche moderne qui sont, le plus souvent, du plus effet.
- Angels From the Realm of Glory, As Jospeh Was a Walking, Lullay Lullay, Silent Night, The First Noel, Il est né le divin enfant et, surtout, God Rest Ye Merry Gentlemen sont tout simplement superbes mais le reste n’est pas à jeter, loin de là !
- Amateurs de chants de Noël, cet album est fait pour vous puisque, non seulement vous y retrouverez une belle compilation de chansons du genre parmi les plus célèbres mais aussi, qualitativement, l’ensemble est bon, très bon même !
- Une jaquette plutôt kitch mais qui, finalement, va très bien avec la thématique de l’album.

Points Négatifs :
- Bon, si vous êtes totalement allergique à Noël, en général, avec son Réveillon, ses repas de familles, ses cadeaux et ses chants, alors, bien entendu, ce disque n’est pas fait pour vous et vous le fuirez comme la peste.
- Il faut tout de même reconnaitre que A Christmas Cornucopia est un album très particulier et que seuls les fans les plus extrêmes d’Annie Lennox et les amoureux de chants de Noël y trouveront leurs comptes. Dommage mais c’est ainsi…

Ma note : 8,5/10