Pages

dimanche 5 février 2023

La Trilogie de l'Héritage – Les Cent Mille Royaumes


La Trilogie de l'Héritage – Les Cent Mille Royaumes
 
Mon nom est Yeine, j’ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple Darrène, au Nord des Cent Mille Royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l’héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j’ai reçu un message de l’empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu’une invitation, un ordre. Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de Ciel.
 

La Trilogie de l'Héritage – Les Cent Mille Royaumes
Auteur : N.K. Jemisin
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 03 novembre 2010
Edition Poche : 12 septembre 2012
Titre en vo : The Hundred Thousand Kingdoms
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Michelle Charrier
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 456
 
Mon avis :
 Le mois dernier, j’avais eu le plaisir de vous parler d’une trilogie pour le moins réussie dans l’ensemble, Les Livres de la Terre Fracturée. Œuvre de l’autrice nord-américaine Nora Keita Jemisin, celle-ci avait sut marquer les esprits de par son univers pour le moins original – imaginez donc un monde où l’humanité ne ferait que survivre, tant bien que mal, à une succession de catastrophes majeures – et où certains humains posséderaient des pouvoirs sur les éléments terrestres tandis que des statues vivantes erreraient depuis des milliers d’années, apparemment, indifférentes à tout ce petit monde. Riche, original donc et diablement bien écrit, Les Livres de la Terre Fracturée, sans être non plus le truc de l’année, il ne faut pas exagérer, s’était avéré être une belle réussite qui m’avait donné envie de découvrir d’autres œuvres de l’autrice et cela tombait plutôt bien puisque, quelques années auparavant, N.K. Jemisin avait connu le succès par le biais d’une autre trilogie : La Trilogie de l'Héritage… La première chose qui saute aux yeux, lorsque l’on se plonge dans Les Cent Mille Royaumes, premier volet, donc, de La Trilogie de l’Héritage, c’est que l’on retrouve, immédiatement, le trait caractéristique qui fit le succès de l’autrice et est, en quelque sorte, une de ses marques de fabriques, je veux, bien entendu, parler de l’originalité et de son talent pour le moins certain que cette dernière à de nous proposer des univers d’une richesse peu commune. En effet, ici, nous avons droit a un monde où, depuis des milliers d’années et suite a une terrible bataille entre les Dieux, un seul de ces derniers règne en maitre tandis que les autres, eux, vaincus, sont tenus en esclavage et sont sous la coupe d’un peuple et, plus précisément, d’une famille qui use de leurs pouvoirs afin de maintenir le reste de l’humanité sous sa coupe. L’autrice, une fois de plus, développe fort bien son univers, l’histoire de celui-ci ce qui renforce, bien entendu, la crédibilité de son intrigue surtout que, comme cela avait déjà été le cas dans Les Livres de la Terre Fracturée, N.K. Jemisin n’a pas son pareil pour nous proposer des protagonistes plutôt charismatiques – même si en moins grand nombre ici. Bref, tous les éléments sont en place pour faire de cette trilogie une indéniable réussite et les débuts de ce premier tome le laissent grandement présager, hélas, on sent tout de même que, malgré toutes les qualités qu’ont lui devine, l’autrice ne maitrise pas encore totalement son sujet comme elle le fera par la suite et que, surtout, elle se loupe grandement en raison de son personnage principal, cette pauvre et si énervante Yeine. D’une naïveté affligeante – elle ne se rend vraiment pas compte que tout son entourage la manipule – prenant quasiment à chaque fois les mauvaises décisions, la jeune fille devient rapidement insupportable ce qui est problématique puisqu’il est difficile pour le lecteur d’adhérer a une histoire si son héros ne lui plait pas. De plus, nous avons droit à une histoire d’amour pour le moins improbable qui nous fait penser, par moments, que tout cela a été écrit pour un public d’adolescentes en fleurs, ce qui, vous le comprendrez, est tout de même, là aussi, problématique pour un lecteur de 48 ans qui en a connu des vertes et des pas mures… Au final, je serais resté grandement sur ma faim avec ce premier volet de La Trilogie de l’Héritage, ouvrage sympathique mais sans plus – et qui, naturellement, ne tient pas la comparaison avec Les Livres de la Terre Fracturée. Attendons à présent ce que nous réserve la suite de la trilogie où d’autres héroïnes nous seront proposées : après tout, il est difficile de faire pire que Yeine et, qui sait, il pourrait y avoir de bonnes surprises !?
 

Points Positifs
 :
- Nora Keita Jemisin nous offre un univers franchement original et d’une richesse peu commune, ce qui est un peu sa marque de fabrique. Sur ce point, il n’y a rien à redire et force est de constater que l’autrice possède un don certain pour cela.
- L’histoire en elle-même n’est pas mauvaise, loin de là et l’on se prend rapidement au jeu de cette succession d’intrigues de court diverses où l’on se demande à qui l’héroïne peut faire confiance ou non.
- La cosmologie proposée est plutôt intéressante et cette histoire d’amour et de haine entre les trois divinités primordiales et une bonne idée.
- Quelques protagonistes hauts en couleurs marquent un peu les esprits.
 
Points Négatifs :
- Une héroïne complètement imbuvable et d’une connerie monumentale ! Se faisant rouler dans la farine par tout son entourage, elle se permet tout de même de se la raconter, ce qui est un comble.
- L’histoire d’amour entre l’héroïne et un dieu n’est pas crédible pour un sou, surtout quand on connait un peu mieux le dieu en question !
- Justement, on a l’impression par moments que tout cela a été écrit pour un public de jeunes adolescentes, ce qui est tout de même problématique pour des lecteurs plus matures…
- De nombreux protagonistes sont intéressants et possèdent un potentiel certain, cependant, pour la plupart, ils ne sont pas suffisamment développés, hélas…
 
Ma note : 6,5/10

Hauteville House – Le Diable de Tasmanie


Hauteville House – Le Diable de Tasmanie
 
En pleine jungle et de façon inespérée, Gavroche et ses acolytes sont tombés sur l'épave du ballon des frères Mauguy qui a été attaqué par une tribu Kanak. A son bord, ils découvrent des carnets de voyage de l'expédition disparue de La Pérouse, des documents extrêmement recherchés, ainsi qu'un des pauvres frères Mauguy appelant au secours en morse. Gavroche doit absolument trouver un poste de télégraphie pour communiquer avec sa hiérarchie. La troupe rejoint alors la côte pour découvrir une des mines de Nickel complètement ravagée. Cette dernière vient d’être attaquée par un pirate : le célèbre Diable de Tasmanie. Malheureusement, les corsaires ont aussi détruits tous les moyens de communication. En attendant, même en morse, le frère Mauguy a une intéressante histoire à raconter. Ils ont retrouvé la trace de la Croix de La Pérouse, un des objets les plus convoités des puissants de ce monde... Elle serait au large de Vanikoro, à 300 mètres de fond dans l'épave de La Boussole. Il semble, de plus, que Le Calonec, le prisonnier que Gavroche devait rapatrier en France pour le compte du Fantôme, à la suite d'une tractation pour faire délivrer l'agent Eglantine de la Conciergerie, ne semblait pas être à Nouméa par hasard.
 

Hauteville House – Le Diable de Tasmanie
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Carole Beau
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 20 janvier 2010
Nombre de pages : 48
 
Mon avis : 
Sixième tome de cette excellente saga de Fred Duval et Thierry Gioux, paru aux éditions Delcourt, qu’est Hauteville House, et deuxième du second cycleLe Diable de Tasmanie m’a, d’emblé, franchement fait peur… Il faut dire que sa couverture, la moins réussie depuis les débuts de la saga, n’avait pas de quoi attirer l’œil de l’amateur de bande dessinée. Or, a ma grande surprise – ce qui confirme qu’il ne faut pas juger de l’état d’un produit a son emballage – il s’est avéré, a la lecture de cet album, pages après pages, que ce sixième tome des aventures de Gavroche, Zelda et compagnie, était a classer dans la catégorie des bonnes surprises, indéniablement ! Certes, il ne faut pas s’emballer : Hauteville House reste avant toute chose un sympathique divertissement sans prétention et cet album, aussi bon soit-il, n’atteint pas non plus des sommets qualitatifs qui en feraient un inoubliable, cependant, malgré ce coté série B assumé, il apparait que la lecture de ce Diable de Tasmanie ravira les amateurs de la série, que Fred Duval a toujours le chic pour nous pondre des récits plutôt haletants, non dénués d’humour, et ce, tout en sachant manier avec plaisir tout un tas de références a des œuvres de fictions archi-connues – Notre Dame de ParisLes Misérables – a des personnages historiques – La Pérouse – le tout, saupoudré d’un petit coté SF qui accouche d’un univers Steampunk mâtiné a la sauce Lovecraft. Bref, le fan qui aura accroché a Hauteville House depuis ses débuts sera aux anges, les autres, un peu moins, mais ce qui est clair, c’est qu’autant les débuts de ce second cycle pouvaient être considéré comme étant sympathiques mais sans plus, autant la tournure prise par les événements laisse présager du meilleur pour la suite…
 

Points Positifs
 :
- Malgré des débuts par moments hésitants, il apparait clairement que, avec ce Diable de Tasmanie, ce second cycle de Hauteville House gagne en profondeur et en intérêt : Fred Duval développe ses idées, plutôt bonnes au demeurant, et l’intrigue n’en devient que plus captivante.
- Quasiment aucune scène d’action dans ce sixième volume de la saga mais il faut reconnaitre que cela n’est aucunement gênant puisque celui-ci, plus calme, plus axé sur les dialogues, permet de poser les enjeux à venir.
- On en apprend davantage sur cet univers, sur ce contact avec des aliens, a la fin du Moyen-âge, qui aura été le point de divergence avec notre monde, sur ces mystérieux artefacts disséminés un peu partout. Bref, tout cela gagne en profondeur et c’est une bonne chose !
- De nombreuses références à tout un tas d’œuvres de fictions, à des figures historiques, etc.
- Pour ce qui est des dessins, on note une amélioration du coté de Thierry Gioux.
- Il est plutôt charismatique ce fameux Diable de Tasmanie…
 
Points Négatifs :
- La couverture la moins réussie depuis les débuts de la série. Franchement, elle ne donne absolument pas envie de se plonger dans cet album.
- Bon, il ne faut pas s’emballer, Hauteville House reste avant toute chose comme étant une sympathique distraction, avant toute chose, sans grande prétention.
- Le style de Thierry Gioux peut plaire ou déplaire ; une affaire de gouts, certes, mais il est clair que l’artiste ne laisse pas indifférent…
 
Ma note : 7,5/10

samedi 4 février 2023

Le Journal de Bridget Jones


Le Journal de Bridget Jones
 
Bridget est une trentenaire célibataire un peu enrobée, gaffeuse, qui fume comme un pompier, boit comme un trou et passe chaque année le nouvel an avec ses parents chez des amis. Elle travaille dans la maison d'édition Pemberley Publishing dirigée par Daniel Cleaver, dont elle pense être amoureuse. Sa mère, une femme superficielle et égoïste, cherche à tout prix à marier Bridget et la critique sur son look, peu avenant selon elle. Le père de Bridget est affectueux mais dominé par son épouse. C'est le Jour de l'an qu'elle re-rencontre Mark Darcy, un avocat brillant et un peu guindé. Après une conversation qui se passe très mal (Mark la traite de vieille fille alcoolique alors qu'il se croit hors de portée des oreilles de Bridget), cette dernière se rend compte qu'elle doit changer, sinon elle restera seule toute sa vie. Elle achète donc son journal dans lequel elle écrit ses bonnes résolutions : perdre du poids, arrêter de fumer, arrêter de boire et trouver un homme qui lui corresponde. Elle parvient à ensuite séduire Daniel et entame avec lui une relation mais ignore les avertissements de Mark Darcy qui la met indirectement en garde contre Daniel : les deux hommes ont en effet un contentieux, et Daniel raconte à Bridget que Mark lui a chipé sa fiancée.
 

Le Journal de Bridget Jones
Réalisation : Sharon Maguire
Scénario : Helen Fielding, Andrew Davies, Richard Curtis
Musique : Patrick Doyle
Production : Working Title Films, Little Bird, Miramax, StudioCanal
Genre : Comédie romantique
Titre en vo : Bridget Jones’s Diary
Pays d'origine : Royaume-Uni, Etats-Unis, France
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 13 avril 2001
Durée : 97 mn
 
Casting :
Renée Zellweger : Bridget Jones
Colin Firth : Mark Darcy
Hugh Grant : Daniel Cleaver
Gemma Jones : Pamela Jones, la mère de Bridget
Jim Broadbent : Colin Jones, le père de Bridget
Celia Imrie : Una Alconbury
James Faulkner : Oncle Geoffrey
Charmian May : Mme Darcy
Paul Brooke : M. Fitzherbert
Felicity Montagu : Perpetua
Salman Rushdie : lui-même
Shirley Henderson : Jude
Sally Phillips : Shazza
James Callis : Tom
Lisa Barbuscia : Lara
Lisa Kay : Eleanor Ross Heaney
Sulayman Al-Bassam : Kafir Aghani
Embeth Davidtz : Natasha Glenville
 
Mon avis :
 Voilà donc un film dont j’aurais put penser que je ne vous parlerais jamais sur ce blog. La raison ? Pas forcément car je ne l’aime pas, cela serait vous mentir. Non, disons plutôt que Le Journal de Bridget Jones, long métrage, donc, qui nous préoccupe aujourd’hui et qui, lors de sa sortie, il y a de cela un peu plus de deux décennies, au tout début des années 2000, connu un immense succès auprès du public, est un film que j’ai vu, jadis, tant de fois que je ne me voyais plus retenter l’expérience… Pourtant, comme vous l’avez compris, oui, je l’avais plutôt bien aimé ce Journal de Bridget Jones en son temps, et pas qu’un peu : parfaite comédie romantique typique sans grande surprise, à priori, ce long métrage britannique inspiré du roman d’Helen Fielding – celui-ci étant lui-même inspiré du célèbre Orgueil et Préjugés de Jane Austen – n’en reste pas moins comme étant une indéniable réussite qui, malgré les deux décennies écoulées, n’a strictement rien perdu de son intérêt et est toujours aussi efficace. Naturellement, ici, il ne faut pas s’attendre à un quelconque chef d’œuvre du septième art, il ne faut pas exagérer, cependant, comment ne pas reconnaitre qu’il est difficile, très difficile même, de ne pas adorer suivre les péripéties amoureuses de cette fameuse Bridget – interprétée par une Renée Zellweger qui connu une renommée certaine par le biais de ce rôle – pauvre trentenaire complètement paumée en amour, gauche comme il n’est pas permis et qui accumule les gaffes pour notre plus beau plaisir !? Avec ce triangle amoureux loin d’être original mais terriblement efficace – avec le méchant séducteur et le type sympa mais coincé – il apparait que Le Journal de Bridget Jones est le film parfait pour satisfaire un public qui ne cherche nullement à se prendre la tête et qui souhaite, avant toute chose, a ne pas se prendre la tête, ce qui n’est, au demeurant, absolument pas un défaut, bien au contraire dans le cas présent. Culte pour certains, bon voir très bon même pour beaucoup, ce film, vingt ans plus tard, mérite encore le détour, en tous cas, si vous avez fait comme moi, c’est-à-dire, laisser passer, sensiblement, une bonne douzaine d’années, afin de mieux le redécouvrir et l’apprécier comme il se doit…
 

Points Positifs
 :
- La comédie romantique par excellence, tout simplement ! Il faut dire que, sans être non plus d’une grande originalité, Le Journal de Bridget Jones n’en reste pas moins comme étant un superbe film qui, malgré le temps écoulé, n’a rien perdu de sa force et reste toujours aussi efficace. Un pur régal pour les amateurs du genre !
- Un casting cinq étoiles : Renée Zellweger, bien entendu, mais aussi Colin Firth et Hugh Grant, le beau gosse de l’époque dans un rôle détestable à souhait.
- Un film franchement drôle, bourré de situations coquasses et absurdes avec un protagoniste principal complètement paumé et qui nous pond de multiples gaffes. Bref, de quoi passer un bon moment avec cette pauvre Bridget !
- Les amateurs de Jane Austen reconnaitront, naturellement, les nombreuses inspirations faites à Orgueil et Préjugés.
- Une bande originale du tonnerre et qui est pour beaucoup dans la réussite de ce film.
 
Points Négatifs :
- Même si Le Journal de Bridget Jones est une belle réussite, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un chef d’œuvre non plus. Sympa, plaisant, certes, mais bon…
- On retrouve naturellement tous les stéréotypes habituels du genre et il faut reconnaitre que si vous êtes familiers des comédies romantiques, vous serez en terrain plus que familier et que tout cela manque d’originalité.
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 3 février 2023

L'Adversaire


L'Adversaire
 
Jean-Marc Faure habite un petit appartement avec sa femme, Christine, qui le presse d'acheter une maison, et leurs deux enfants. Médecin, il travaille depuis dix-huit ans à l'Organisation mondiale pour la santé. C'est du moins ce que croit tout son entourage, son meilleur ami, Luc, compris. Car Jean-Marc s'est inventé une vie de mensonges. Il n'a jamais fini ses études de médecine, n'a aucune profession et passe ses journées à traîner dans les couloirs de l'OMS, en prenant soin de ne pas attirer l'attention, ou à lire dans sa voiture. L'argent, il l'a emprunté à son beau-père et à ses proches auquel il a fait miroiter un juteux placement. Il se sert aussi parfois sur le compte de ses parents, qui vivent pourtant très modestement...
 

L'Adversaire
Réalisation : Nicole Garcia
Scénario : Frédéric Bélier-Garcia, Jacques Fieschi, Nicole Garcia, d'après le roman d'Emmanuel Carrère
Musique : Angelo Badalamenti, Patrice Renson
Production : Les Films Alain Sarde, France 3 Cinéma, Pauline's Angel, Vega Film, Vertigo Films, Canal+, Sofica Studio Images 8, TSR
Genre : Drame
Titre en vo : L'Adversaire
Pays d’origine : France, Suisse, Espagne
Parution : 28 août 2002
Langue d'origine : français
Durée : 129 min

Casting :
Daniel Auteuil : Jean-Marc Faure
Géraldine Pailhas : Christine Faure
François Cluzet : Luc
Emmanuelle Devos : Marianne
Bernard Fresson : le père de Christine
François Berléand : Rémi
Alice Fauvet : Alice
Martin Jobert : Vincent
Michel Cassagne : le père de Jean-Marc
Joséphine Derenne : la mère de Jean-Marc
Anne Loiret : Cécile
Olivier Cruveiller : Jean-Jacques
Nadine Alari : la mère de Christine
Nicolas Abraham : Xavier
Hubert Saint-Macary : le docteur Lantier
Jean-Claude Leguay : le magistrat à la déposition
Sibylle Blanc : la serveuse
Isabelle Gruault : cousine de la famille
 
Mon avis :
 J’ai été assez surpris de lire pas mal de critiques contradictoires au tour de ce film, non pas sur sa qualité elle-même qui n’est pas vraiment remise en cause, mais davantage en revenant sur la fameuse question, c’est à dire : a-t-on le droit, ou non, de montrer au cinéma de tels drames, d’utiliser une affaire criminelle réelle, de la romancer afin de faire une œuvre de fiction et, naturellement, gagner de l’argent au passage ? Si je peux, personnellement, comprendre que cela ne plaise pas forcement aux proches, ce qui peut se comprendre, je ne vois pas vraiment pourquoi le cinéma devrait s’en tenir au simple divertissement comme le souhaiteraient certains ? Car si l’on ne peut pas parler d’un drame, alors c’est simple, finissons en également avec les œuvres historiques, les films de guerre etc. Et puis, c’est quoi cette histoire de divertissement ? Les films qui font réfléchir n’ont-ils pas leurs places eux aussi ? Déjà que le grand public se contente des blockbusters US comme les films d’actions, les films de super-slips et les comédies a l’eau de rose, il faudrait en plus se priver des rares films qui, crime de lèse majesté pour certains visiblement, nous ferait, un temps soit peu réfléchir ? Ou bien, c’est trop dur de réfléchir et l’on est un fanatique absolu de bouses monumentales à la Taxi et l’on se complait devant un vidéo clip de deux heures bourré de scènes d’actions et de tirs dans tous les sens, ou bien l’on se dit que le cinéma, même s’il est avant tout un divertissement, sert aussi a autre chose, a dénoncer par exemple, mais aussi, a réfléchir. Je ne suis pas là à essayer de glorifier L’Adversaire, ce n’est pas mon propos, c’est un bon film, indéniablement, même très bon dans son genre, mais ce n’est pas non plus un chef d’œuvre du septième art. Cependant, a-t-il été calibré pour cela ? Non, et ce n’est pas plus mal. Car ce film, inspiré d’une histoire vraie, plus précisément, d’un drame qui eu lieu en 1993 où un homme tua sa femme, ses deux enfants et ses parents après avoir, pendant dix-huit ans, mentit à ses proches en s’inventant de faux diplômes, un faux métier et de faux revenus, ce film, donc, n’est pas fait pour tout le monde. Servi par des acteurs inspirés, en premier lieu un Daniel Auteuil dont je ne suis pas spécialement fan mais qui est tellement bien entré dans la peau de son personnage qu’il en devient inquiétant, L’Adversaire est un film sombre, très sombre même, oppressant au possible et par ailleurs affreux par moments : personnellement, j’ai put en voir des films d’horreurs ou prétendus tels, mais l’indicible scène où le spectateur sait par avance que le gamin n’en a plus pour longtemps, qu’il va mourir, alors qu’il regarde tranquillement Père Castor a la télé, créant au passage un contraste saisissant entre le générique enjoué du dessin animé et l’intensité dramatique de la scène, m’aura bien plus marquer qu’une flopée de films d’horreurs. Mais l’Adversaire, plus qu’une histoire d’un mythomane devenu meurtrier des siens, est surtout un grand film sur la lâcheté humaine car ne nous leurrons pas, ce Jean-Marc Faure (Daniel Auteuil), avant d’être un mytho de premier ordre, est avant tout un lâche, qui a toujours, dans sa vie, eu peur de tout : des examens, des gens, du regard des autres, de la découverte de ses mensonges qui en entrainent d’autres, et encore, et encore jusqu’au jour où tout éclate, et là, ne supportant plus rien, le drame, horrible, indicible, affreux qui conclu le film. Incontestablement, L’Adversaire est un long métrage bouleversant, diablement oppressant et qui, justement, ne laisse pas indifférent. Oui, L’Adversaire fait partie de ces films qui font réfléchir, et qui nous amènent à nous poser des questions sur la nature humaine, sur la folie, les mensonges de certains, et sur les terribles conséquences que celles-ci peuvent amener… Quant à la question dont je vous parlais en préambule de ma critique, je pense que vous avez compris quel est mon point de vu…
 

Points Positifs
 :
- Une incontestable réussite que ce film qui s’inspire d’une histoire vraie, celle de Jean-Claude Romand, individu qui, un matin de janvier 1993, assassina sa famille après avoir mentit à celle-ci pendant près de vingt ans. Un drame peu commun et qui est, ici, parfaitement retranscrit dans ce long métrage.
- Une ambiance oppressante à souhait où l’on suit, petit à petit, la lente descente aux Enfers d’un mythomane qui finit par commettre l’irréparable après une vie de mensonges.
- Un casting impeccable dans l’ensemble avec, bien entendu, un Daniel Auteuil tout bonnement stupéfiant et qui nous livre une belle prestation.
- La scène où Daniel Auteuil tue les membres de sa famille les uns après les autres est tout simplement magistrale.
- Un film qui nous amène à réfléchir sur la folie des hommes…

Points Négatifs :
- En toute sincérité, à moins d’être totalement allergique aux films français, je ne vois pas trop ce que l’on peut reprocher à ce long métrage ?

Ma note : 8/10

jeudi 2 février 2023

Dragon Ball – Tome 6


Dragon Ball – Tome 6
 
Dans un monde fantastique semblable à la Terre et peuplé de créatures plus étranges les unes que les autres, un petit garçon à la force herculéenne et doté d’une queue de singe croise un jour la route d’une jeune fille. Celle-ci s’est lancée à la recherche de sept mystérieuses boules de cristal. Car il est dit que quiconque les réunira pourra appeler le dragon sacré et exaucer son vœu le plus cher. Pourchassé par le colonel Blue, Son Goku se réfugie au village Pingouin, où il fait la connaissance des personnages d’une autre célèbre série de l’auteur : Dr Slump ! Cette quiétude humoristique n’a hélas qu’un temps, puisque l’armée du Red Ribon, confrontée à l’échec du colonel Blue, décide d’envoyer aux trousses de notre héros le plus impitoyable tueur que la Terre ait jamais porté : Tao Paï Paï ! Incapable de vaincre celui-ci, et laissé pour mort, Son Goku n’a d’autre choix que d’escalader la tour Karin, un artefact qui se dresse par-delà les nuages, pour espérer y boire une eau aux vertus incroyables !
 

Dragon Ball – Tome 6
Scénariste : Akira Toriyama
Dessinateur : Akira Toriyama
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Aventure, Action
Titre en vo : Doragon Bōru vol. 6
Parution en vo : 10 mars 1987
Parution en vf : 27 janvier 2010
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 228
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, depuis ses débuts, Dragon Ball, manga oh combien culte du sieur Akira Toriyama n’aura connu la moindre fausse note et même si certains lecteurs pouvaient croire que Dragon Ball n’était qu’une longue succession d’affrontements interminables face à des adversaires de plus en plus puissants, auront peut-être été dubitatifs face à cet humour omniprésent qui tombe bien souvent dans la loufoquerie la plus totale, cela est davantage dut a la confusion faite avec Dragon Ball Z – l’adaptation animée de la seconde partie de l’œuvre originale, en gros, celle où Son Goku est adulte et que les Saiyans débarquent sur Terre. Cependant, si, jusqu’à présent, Dragon Ball nous avait proposé des tomes franchement réussis, il nous manquait encore un volet que l’on pouvait qualifier d’incontournable et cela tombe plutôt bien puisque, avec ce sixième tome de la saga, nous avons, incontestablement, affaire au meilleur album de Dragon Ball, du moins, jusqu’à maintenant ! Il faut dire qu’après un cinquième tome qui lorgnait davantage du coté de l’humour coquasse – comment prendre tout à fait au sérieux cette fameuse armée du Ruban Rouge !? – ce nouvel album de Dragon Ball est d’un tout autre niveau et ce, même si l’humour n’est jamais bien loin – disons juste qu’il se fait moins présent. Ainsi, d’entrée de jeu, le Général Blue que l’on ne prenait guère au sérieux se révèle être, pour nos héros, un adversaire bien plus dangereux que prévu et celui-ci va être l’opposant principal de ce volet : l’emportant facilement face à Krillin, le Général Blue ira presque, à deux reprises, jusqu’à mettre en danger Son Goku, ce qui est pour le moins innatendu. Ensuite, grosse surprise pour les lecteurs et, plus précisément, pour les familiers d’Akira Toriyama : Son Goku et le Général Blue vont faire un petit tour du coté du petit village d’Aralé et du docteur Senbei, protagonistes principaux d’un certain Dr Slump, autre création du mangaka et premier gros succès de ce dernier. Un petit clin d’œil pour le moins sympathique, il faut en convenir. Mais si ce détour forcément humoristique a de quoi apporter de la légèreté à l’intrigue, la suite, elle, est d’une tout autre teneur et à même des relents pour le moins dramatiques lorsque apparait un tout nouveau protagoniste : le célèbre et charismatique Tao Paï Paï ! Le plus grand assassin du monde est, incontestablement, l’adversaire le plus puissant rencontré par Son Goku jusqu’à présent et l’affrontement entre les deux est rapidement expédié, notre héros mordant rapidement la poussière ! Certes, Goku s’en sort miraculeusement, cependant, afin de pouvoir rivaliser avec Tao Paï Paï, il va devoir escalader la tour Karin où l’attend un certain chat possesseur d’une certaine eau miraculeuse qui, selon la légende, aurait le pouvoir d’augmenter la force de celui-ci qui la boirait… Bref, vous l’avez compris, il s’en passe des choses dans ce sixième volet de Dragon Ball et vous comprenez, aisément, pourquoi j’ai qualifié ce dernier de meilleur tome de la saga depuis ses débuts : captivant au possible, celui-ci possède certes encore une petite dose d’humour mais l’ambiance devient un poil plus dramatique et Son Goku commence à rencontrer des adversaires qui lui posent de plus en plus de problèmes. Quoi qu’il en soit, rendez vous dans le prochain volet de Dragon Ball afin de découvrir la seconde manche du combat entre notre héros et Tao Paï Paï !
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement le meilleur volet de Dragon Ball depuis les débuts du manga. Adversaires de plus en plus puissants, enjeux plus dramatiques même si l’humour est toujours au rendez vous, apparitions notables et même un gros clin d’œil font de cet album un pur régal qui se dévore avec grand plaisir !
- Bien entendu, les débuts de Tao Paï Paï marquent grandement les esprits. Il faut dire que celui-ci est le plus puissant adversaire rencontré par Son Goku jusqu’à présent et que, pour la toute première fois, notre héros mort la poussière face à plus puissant que lui.
- Dans le volet précédent, on ne prenait guère au sérieux le Général Blue mais celui-ci s’avère être un adversaire plus redoutable que prévu.
- L’affrontement entre Tao Paï Paï et le Général Blue est tout bonnement culte !
- Un gros clin d’œil pour les fans du mangaka puisque les personnages de Dr Slump apparaissent dans ce tome.
- Pour ce qui est des dessins, Akira Toriyama est un mangaka au style reconnaissable entre mille et même si celui-ci n’est peut-être pas l’artiste le plus talentueux au monde – il faut le reconnaitre – ses planches n’en restent pas moins fort plaisantes et nous démontrent fort bien qu’un style original – malgré son coté enfantin – peut parfaitement faire l’affaire.
- Naturellement, ceux qui, comme moi, ont connu Dragon Ball par le biais de son adaptation animé dans les années 80 seront conquis par ces premiers volets des aventures de Goku et compagnie.

Points Négatifs :
- Comme je l’avais déjà souligné, je ne suis pas tout à fait sur que les jeunes générations adhèrent totalement à ces débuts de Dragon Ball et qu’ils se posent bien des questions quand aux gouts de leurs parents qui ne jurent que par ce manga…

Ma note : 8/10

mercredi 1 février 2023

Géo Histoire 66 – Pompéi


Géo Histoire 66 – Pompéi
Novembre/Décembre 2022

Géo Histoire 66 – Pompéi
- Visite privée : Avec le Vésuve pour témoin
- Les origines : Pompéi avant Pompéi
- Carte : Un modèle d’urbanisme au premier siècle
- La vie quotidienne : vingt-quatre heures dans la cité de la joie
- Une maison bourgeoise : Bienvenue chez Trebius Valens
- La condition féminine : Les Pompéiennes, des femmes sous contrôle ?
- Les résidences secondaires : À Herculanum, farniente et Dolce Vita
- Le sexe : L’empire des sens
- Les arènes : La gloire et le sang
- Les dernières heures : L’apocalypse
- Aux premières loges : Pline l’Ancien, l’attraction fatale
- La renaissance : Et Pompéi ressuscita
- Naissance d’un mythe : Les premiers jours de Pompéi retrouvé
- Les dernières découvertes : Aujourd’hui encore, de fascinantes trouvailles
- L’entretien : Chaque visite à Pompéi est un voyage intérieur
- L’actu de l’Histoire
- Péninsule Arabique : Et Katara devint le Qatar
- À lire, à voir
 
Mon avis :
 Curieusement, le premier numéro de la revue Géo Histoire dont je vous parle en 2023 est, en fait, le dernier de l’année dernière. Naturellement, cela n’a pas une grande importance, disons juste que j’aurais pris, dans le cas présent, un certain temps pour lire ce numéro ce qui pourrait faire croire que celui-ci n’était guère intéressant alors que, en fait, ce serait plutôt le contraire… En effet, s’il faut reconnaitre que Pompéi n’est peut-être pas le sujet historique le plus original qui soit – après tout, cette cité romaine détruite par une éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère connait depuis longtemps une célébrité certaine – force est de constater que celle-ci, deux mille ans après sa destruction, fascine encore les scientifiques mais aussi le grand public. Bien entendu, le fait que cela fait déjà quelques siècles que les ruines de Pompéi ont été retrouvées auraient put nous faire croire qu’il n’y avait plus grand-chose de véritablement neuf à nous mettre sous la dent, pour peu, naturellement, que l’on soit un tant soit peu connaisseur de cette période historique. Or, comme on s’en rend parfaitement compte en lisant ce numéro de Géo Histoire, il n’en n’est rien et il apparait que bon nombre de mystères attendent encore que les archéologues les déterrent… Qui plus est, en parcourant le dossier, le lecteur ne peut que découvrir une cité finalement plus méconnue qu’il aurait put le croire de prime abord, une cité imposante, assez vaste et qui n’avait rien à envier à certaines villes côtières de l’Italie moderne – toutes proportions gardées, cela va de soit. Ainsi, de ses origines méconnues à sa destruction en passant par sa redécouverte, c’est une Pompéi bien singulière qui nous apparait mais aussi, une Pompéi fascinante qui, au demeurant, n’a pas encore livrée tous ses secrets, ce qui fait que la lecture du dossier qui lui est consacré ici ne pourra que vous captiver... Alors, si vous souhaitez en découvrir davantage au sujet de cette légendaire cité romaine, n’hésitez pas une seule seconde, ce numéro de Géo Histoire est fait pour vous !
 

Points Positifs
 :
- Un numéro complet et fort instructif qui nous permet de mieux connaitre ou de découvrir la célèbre et fascinante cité antique que fut Pompéi. Ainsi, que vous soyez un parfait néophyte ou un connaisseur, ce numéro de Géo Histoire ne vous décevra nullement !
- Les origines de Pompéi, son histoire, la vie de la cité, la place des femmes au sein de celle-ci, ses loisirs, sa destruction, bien entendu, sa redécouverte à l’époque moderne sans oublier les divers chantiers qui se sont succéder afin de nous permettre de redécouvrir ses ruines. Bref, un dossier complet et captivant.
- On ne va pas se mentir, Pompéi n’est pas le sujet le plus original qui soit, mais bon, cela n’est pas un énorme défaut au vu de la qualité du dossier qui nous est proposer ici.
- Les amateurs de Géo Histoire retrouveront avec plaisir la qualité habituelle de ce magazine : articles clairs et instructifs, illustrations nombreuses et de qualité, bref, on ne s’ennui pas une seconde.

Points Négatifs :
- Le peu de place faite aux citées voisines, détruites elles aussi pas l’éruption du Vésuve – je pense à Herculanum, principalement.
- Le second dossier, bien plus court heureusement, consacré à l’histoire du Qatar tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. Quel dommage tout de même que cette revue ne se contente pas de nous proposer un seul et unique dossier principal !

Ma note : 7,5/10