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mercredi 30 mars 2022

Black Science – Mnestérophonie


Black Science – Mnestérophonie
 
Chaque choix ou événement quantique crée une infinité de dimensions. En se basant sur cette théorie, Grant McKay a créé un objet surnommé le Pilier qui permet de voyager à travers ces couches parallèles. Après divers tests concluants, le scientifique prépare une première expédition avec son épouse, ses enfants et des collègues, sauf que les choses ne vont pas se dérouler comme prévu… Après bien des péripéties, Grant et Sara se sont retrouvés et sont partis à la recherche de leurs enfants, Pia et Nate, dans toutes les dimensions et leurs versions alternatives ont fait de même. Seulement, s'ils ne renoncent pas tous à cette quête, le multivers risque de s'effondrer. Alors qu'ils avaient atteint la dimension originelle, le cœur de l'Oignon, et abandonné tout espoir de les retrouver, leurs enfants refont surface en les téléportant dans leur vaisseau. Peut-être est-ce bientôt la fin du cauchemar pour la famille McKay ?
 

Black Science – Mnestérophonie
Scénario : Rick Remender
Dessins : Matteo Scalera
Encrage : Matteo Scalera
Couleurs : Moreno Dinisio
Couverture : Matteo Scalera
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Black Science – No Authority But Yourself
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 05 novembre 2019
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 28 février 2020
Nombre de pages : 168
 
Liste des épisodes
Black Science 39-43
 
Mon avis :
 Si Rick Remender est, sans nul doute, un des auteurs de comics parmi les plus talentueux actuellement, s’il y a bien une de ses séries qui sort nettement du lot, c’est bel et bien Black Science. Pas forcément pour les bonnes raisons d’ailleurs car bon, comment dire… depuis ses débuts et tout au long de celle-ci, le lecteur le mieux disposé du monde aura eu droit a un synopsis complexe, que l’on peut qualifier d’exigeant, où il aura accompagner un formidable antihéros bourré de défauts mais terriblement humain, Grant McKay, dans une multitudes de Terres parallèles, en quête des siens et de rédemption, rédemption que, au vu de sa personnalité, de son égo, il ne peux tout a fait obtenir. Bref, Black Science aura été, de bout en bout, une œuvre absolument pas destinée au grand public, quelque chose d’unique, presque, et qui, si les thèmes de prédilections de Remender sont bien entendu au rendez vous – rapports familiaux compliqués, relations entre père et fils – pousse encore plus loin le jusqu’au boutisme de son auteur. A œuvre aussi spéciale, aussi marquante, il fallait, bien évidement, un final à la hauteur de celle-ci, un final qui satisferait à la fois les fans mais aussi, et c’est le plus important, qui soit en parfaite adéquation avec tout ce que le lecteur aura connu jusqu’à alors… Bonne nouvelle, ce final, nous l’avons eu, Remender nous proposant un condensé proche de la perfection pour cette fort belle conclusion de Black Science, quelque chose d’énorme, qui nous surprendra de fort belle manière, qui nous donnera, encore une fois, à réfléchir, sur le sens de la vie, sur notre relation aux autres, à nos proches, à notre famille et à nos propres aspirations. Remender étant un auteur sans concessions, il saura nous rappeler, jusqu’au bout, à quel point son héros, Grant McKay, est un indécrottable insatisfait, un éternel enfant rebelle a toute autorité et qui ne saura pas accepter le bonheur, ce, uniquement parce que celui-ci lui aura été donné par sa némésis. Histoire de mieux remuer le couteau dans la plaie, nous assistons, médusés, a ce qu’aurait put être la vie rêvée de notre héros, si seulement celui-ci… à moins que, éternel recommencement, deux univers coexistent devant les deux choix qu’avaient à effectuer Grant : être heureux ou pas… Bref, une conclusion magistrale pour une saga qui n’aura peut-être pas plu a tout le monde mais qui, j’en suis sur, restera comme étant une des plus originales de son auteur…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion magistrale et en parfaite adéquation avec tout ce que l’on connaissait de Black Science depuis ses débuts. Rick Remender pousse son jusqu’au boutisme jusqu’au bout et nous livre une belle métaphore sur ce qu’est le sens de la vie, la recherche du bonheur et de l’essentiel mais aussi – car cela est au cœur de ce comics – pourquoi, malgré tout, certains individus ne le trouveront jamais… tout simplement parce qu’ils sont incapables de l’accepter…
- Malgré son coté fantastique assumé, Black Science aura été une œuvre bien plus profonde qu’on l’aurait imaginé et qui nous aura donné l’occasion, tout au long de sa parution, de nous faire réfléchir sur nous-mêmes, sur nos relations aux autres, etc.
- Pour ce qui est des dessins, le style de Matteo Scalera peut-être clivant, cependant, si vous appréciez son style – ce qui est mon cas – c’est un pur régal et, histoire de confirmer tout le bien que je pense de cet artiste, son travail sur ses ultimes épisodes de Black Science aura été proche de la perfection !
- Un dernier tome bien plus long que d’habitude, ce qui, ma foi, est une bonne nouvelle vu que, en tant normal, ceux de Black Science étaient bien trop court…
 
Points Négatifs :
- Comme je l’aurai souligné tout au long de mes critiques des différents tomes de Black Science, ce comics est une œuvre complexe, très complexe et l’aura été jusqu’au bout. Exigeante, elle n’aura pas été, de bout en bout, destinée au grand public qui, j’en suis perdu, se sera perdu très rapidement dans les méandres d’un scénario d’une complexité rare…
 
Ma note : 8,5/10

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