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samedi 28 août 2021

Katla


Katla
 
Cela fait un an que le volcan Katla est entré en éruption et déverse sur tous les alentours un déluge de cendres. Le village de Vík, proche de celui-ci, est naturellement évacué et seuls y résident encore quelques téméraires : des scientifiques venus observer l’éruption et le chef de la police, Gisli. Parmi les derniers habitants de Vík se trouvent également Grima et son mari, qui sont restés là pour s’occuper de leur bétail. Un jour, une femme, nue, en état de choc et le corps couvert de cendres, est retrouvée errant sur les pentes du glacier proche du volcan. Elle s’avère être suédoise et s’appeler Gunhild. Elle ne se souvient pas des circonstances de sa disparition, mais elle dit travailler à l’hôtel de Vík. Or, une Gunhild a bien travaillé dans cet établissement mais c’était… vingt ans auparavant.
 

Katla
Réalisation : Baltasar Kormákur, Börkur Sigþórsson, Thora Hilmarsdottir
Scénario : Sigurjón Kjartansson, Davíð Már Stefánsson, Lilja Sigurðardóttir
Musique : Högni Egilsson
Production : RVK Studios
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Titre en vo : Katla
Pays d’origine : Islande
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 17 juin 2021
Langue d'origine : islandais, suédois, anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 45 minutes

Casting :
Guðrún Ýr Eyfjörð : Gríma
Ingvar Sigurðsson : Þór
Björn Thors : Darri
Íris Tanja Flygenring : Ása
Þorsteinn Bachmann : Gísli
Aliette Opheim : Gunhild
Sólveig Arnarsdóttir : Magnea
Haraldur Ari Stefánsson : Einar
Birgitta Birgisdóttir : Rakel
Helga Braga Jónsdóttir : Vigdis
Björn Ingi Hilmarsson : Leifur
Aldís Amah Hamilton : Eyja
Hlynur Atli Harðarson : Mikael Darrison
Valter Skarsgård : Björn
Baltasar Breki Samper : Kjartan
Guðrún Gísladóttir : Bergrún
Jóhanna Friðrika Sæmundsdóttir : Brynja
Kristín Þóra Haraldsdóttir : Álfheiður Grímsdóttir
Hlynur Harðarson : Mikael
Agata Árnadóttir Coadou : Gríma, jeune
Kolfinna Orradóttir : Ása, jeune
 
Mon avis :
 Grand amateur de productions nordiques, ce n’est pas vraiment une surprise que je me sois lancé dans le visionnage de ce Katla, mini-série islandaise en huit épisodes paru il y a tout juste quelques semaines sur Netflix. Pourtant, ici, d’entrée de jeu, j’étais pour le moins méfiant vis-à-vis de cette série, non pas en raison de son origine – après tout, pour y avoir déjà été, je suis un grand amoureux de l’Islande – mais davantage en raison du fait que la thématique habituelle des productions nordiques, c’est-à-dire, le thriller, brillait par son absence puisque Katla est, avant toute chose, une œuvre fantastique ! Voilà, le terme est posé et, ici, deux catégories de spectateurs se font face : les premiers, qui n’apprécient pas le genre passeront rapidement leur chemin, les seconds, qui en sont fan et dont je fais parti, se laisseront tenter par l’expérience puisque, après tout, les terres du nord et plus particulièrement l’Islande, sont oh combien propices à nous offrir des récits fantastiques, ne serais-ce que par leur ambiance particulière et leurs paysages désolés. Le souci, c’est que, dans le cas présent, la seconde catégorie aurait mieux fait de prendre ses jambes à son cou et de passer son chemin… En effet, avec Katla, nous sommes au-delà de la déception et, ma foi, pas qu’un peu ! Pourtant, le postulat de départ aurait put, à défaut d’être sensationnel, accoucher d’une série plus ou moins regardable : des personnes recouvertes de cendre volcanique apparaissent mystérieusement et viennent troubler la quiétude des quelques rares habitants de Vík, ma foi, pourquoi pas ? Oui, tant que l’on pouvait se dire que celles-ci étaient les copies d’anciens habitants décédés voir que ces derniers étaient, tout simplement, revenus à la vie. Or, rapidement, on se rend compte que les choses vont être nettement plus compliquées lorsqu’apparaissent, rapidement puis au fil des épisodes, de nouvelles copies d’individus encore en vie mais désormais plus agés et autres joyeusetés du même genre – sans oublier le corbeau à la plume blanche qui meurt, a une copie qui finit, elle aussi par mourir sans que l’on sache bien le pourquoi du comment… Ajoutons à cela un rythme d’une lenteur indicible qui m’aura presque fait plonger, à de multiples reprises, dans les bras de Morphée, bon nombre d’incohérences scénaristiques et des protagonistes dont le charisme rivalise avec celui d’une huitre et l’on obtient, au final, une série tout simplement navrante, pas crédible pour un sou et qui frôle allègrement avec le néant absolu. Reste les magnifiques paysages islandais, entraperçus ici et là mais ceux-ci, bien évidement, ne suffisent nullement à sauver les meubles de ce qui est bel et bien une catastrophe !
 

Points Positifs
 :
- Un postulat de départ qui, ma foi, était loin d’être inintéressant avec ces anciens individus qui apparaissent mystérieusement, recouverts de cendres, et qui s’avèrent être les copies conformes d’anciens habitants, décédés ou disparus…
- Les magnifiques paysages islandais qui, bien évidement, raviront les amoureux de cette ile sauvage et magnifique !

Points Négatifs :
- Si le premier épisode pouvait plus ou moins faire illusion, assez rapidement, le spectateur se rend compte de la supercherie auquel il a affaire et la suite ne sera qu’une longue confirmation de la chose. Pas crédible, bourré d’incohérences scénaristiques majeures, Katla est une série tellement navrante qu’elle en est presque un cas d’école !
- Mais pourquoi les auteurs ne se sont pas contentés de faire de ses doubles des copies d’habitants décédés ou prétendus tels ? Pourquoi cette idée de doubles de personnes encore en vie, qu’elles aient le même age ou pas ? Pourquoi ces copies d’individus qui n’avaient rien à voir avec les locaux ? Non, décidément, tout cela est débile !
- Plus en avance dans l’intrigue et plus celle-ci tombe dans le grand n’importe quoi. Bref, aller au bout de cette série est presque un exploit…
- Un rythme de sénateur, terriblement ennuyeux, qui n’arrange absolument pas les choses.
- Des personnages peu voir pas du tout charismatiques et pas attachants pour un sou.
- Même les acteurs n’ont pas l’air d’être franchement inspirés par la chose…

Ma note : 2/10

vendredi 27 août 2021

Her


Her

En 2025 à Los Angeles, Theodore travaille pour un site web comme écrivain public, rédigeant des lettres manuscrites de toutes sortes — familiales, amoureuses, etc. — pour d'autres. Son épouse Catherine et lui ont rompu depuis bientôt un an mais il ne se décide pas à signer les papiers du divorce. Dans un état de dépression qui perdure, il installe un nouveau système d'exploitation OS1, auquel il donne une voix féminine. Cette dernière, une intelligence artificielle conçue pour s'adapter et évoluer, se choisit le prénom Samantha. Ils entament une relation amicale et peu à peu, il tombe amoureux de Samantha.


Her
Réalisation : Spike Jonze
Scénario : Spike Jonze
Musique : Arcade Fire
Production : Annapurna Pictures
Genre : Comédie Dramatique
Titre en vo : Her
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 18 décembre 2013
Durée : 120 mn

Casting :
Joaquin Phoenix : Theodore Twombly
Scarlett Johansson : Samantha (voix)
Amy Adams : Amy
Rooney Mara : Catherine
Olivia Wilde : Amelia
Chris Pratt : Paul
Matt Letscher : Charles
Luka Jones : Mark Lewman
Kristen Wiig : Sexy Kitten
Bill Hader : le deuxième ami du salon de discussion
Portia Doubleday : Isabella
Brian Cox : l'intelligence artificielle Alan Watts (voix)
Spike Jonze : le jeune extraterrestre du jeu vidéo
Sam Jaeger : le docteur Johnson
Laura Meadows : la femme dans le rêve

Mon avis : Avec Her, nous avons sans nul doute l’exemple parfait du long métrage qui avait tout pour lui, qui aurait put être excellent et qui, au final, passe un peu a coté de ce qui fait la différence entre un bon et un superbe film. La chose, bien entendu, est fort dommageable, mais commençons par le commencement… Tout d’abord, je dois reconnaitre que je me suis lancer dans le visionnage de ce film sans savoir où je mettais les pieds : certes, l’affiche était connue – il faut dire que la tête de Joaquin Phoenix en gros plan, avec son imposante moustache, sous fond rose, ça marque les esprits – mais pour ce qui était du contenu, c’était la grande inconnue ; tout au plus une comédie dramatique sur l’amour, sujet oh combien vaste, comme chacun sait. Et sur ce point, il faut dire que Her est à la fois novateur et traditionnel dans son propos : novateur car le personnage principal, Joaquin Phoenix donc, tombe amoureux d’un programme informatique et cela, ma foi, c’est une première ; traditionnel car bon, comment dire, cela reste une simple histoire d’amour avec son début et sa fin, bref, on ne peut plus prévisible… D’ailleurs, si l’on veut aller plus loin, pour ce qui est des attirances entre l’homme et la machine, on ne peut pas vraiment dire que Her innove véritablement puisque, depuis un certain Pygmalion dans la mythologie grecque, la chose n’est pas nouvelle… Mais passons, si dans de multiples œuvres, un humain a put tomber amoureux d’une statue, d’un robot, d’un extraterrestre, d’un fantôme ou de tout ce que vous voulez, c’est bel et bien la première fois que l’objet de ses désirs n’a pas de corps, celui-ci étant, comme je l’ai dit précédemment, un simple programme informatique. Mais pas n’importe lequel, bien sur : possédant la voix de Scarlett Johansson (en vo, bien sur), une sacrée personnalité et un bagout hors norme, on peut comprendre que ce brave Joaquin Phoenix, écrivain plutôt doué pour retranscrire les sentiments des autres mais pas les siens, finisse par tomber sous le charme de ce programme ; en tous cas, la chose n’apparait pas le moins du monde incongrue, bien au contraire. Car Her est une formidable histoire d’amour ou, plus précisément, un fort beau film sur l’amour, les divers sentiments ressentis envers les autres mais aussi, ne nous leurrons pas, sur la fin de l’amour et la rupture – et là, le fait que l’objet des pensées du héros soit un programme informatique passe complètement au second plan. De plus, Her est également un film sur notre société actuelle, où hommes et femmes ne cessent de se côtoyer mais sans jamais se parler, où, connectés en permanence, ils en finissent par ne plus voir le monde qui les entoure… Quand je vous disais que Her avait vraiment tout pour réussir ! Hélas, vous l’avez compris, il y a un mais, et pas n’importe lequel, la fin, ou, plus précisément, le dernier tiers de l’œuvre qui, par moments, tombe dans le grand n’importe quoi, non pas (désolé pour le spoiler) pour la rupture annoncée mais plutôt pour la façon dont celle-ci est amenée : Scarlett, enfin, le programme, se met a discuter avec d’autres personnes, tombe ridiculeusement amoureuse d’une centaine d’autres hommes et finit par partir pour… euh, où en fait, là, je n’ai absolument pas compris !? Dommage, oui, fort dommage car  sur ce coup, on est vraiment passé a deux doigts d’un grand film : traitant l’amour de fort belle manière, Her s’est perdu en route avant de dérailler totalement sur la fin… plutôt rageant mais bon, quand je vous disais que souvent, la frontière était mince entre un bon et un excellent film…


Points Positifs :
- Il faut savoir rendre à César ce qui lui appartient et, ma foi, cela faisait bien longtemps que je ne voyais pas un film qui traitait aussi bien de l’amour sous toutes ses formes queHer ; et peu importe que la dulcinée soit un simple programme informatique, l’un des grands points positifs de cette œuvre étant que la chose étant présentée comme parfaitement acceptable pour le spectateur.
- Naissance d’une relation, premiers émois, premières désillusions, jalousie, doutes, rupture, sentiment d’abandon… tous les sentiments de l’amour sont parfaitement retranscris dans cette œuvre.
- Bien sur, ce n’est pas la première fois que l’on a droit a une œuvre où un homme tombe amoureux d’une machine mais, que celle-ci soit un simple programme informatique, c’est une première !
- L’intrigue est censée se déroulée dans un futur très proche mais que notre monde moderne interconnecté y soit parfaitement aussi bien représenté, on peut craindre que notre avenir ne ressemble a cela…
- La moustache de Joaquin Phoenix… et ses pantalons !

Points Négatifs :
- Mouais, la fin part totalement en cacahouètes et gâche, selon moi, l’ensemble : le programme discute avec des milliers de personnes à la fois, tombe amoureux de six-cent autres individus et finit par partir… mais où au fait !?
- Hum, d’ailleurs, pour ce qui est du départ, où peuvent donc partir des programmes informatiques puisqu’ils ne possèdent pas de corps !?
- Indéniablement, il y a pas mal de longueurs dans la seconde partie du film…

Ma note : 7,5/10

The Boys – On ne prend plus de Gants


The Boys – On ne prend plus de Gants
 
Butcher a immédiatement vu en Hughie une sorte d'alter ego, tous les deux ont perdu leur amour à cause d'un super-héros. Dans le cas du leader des P'tits Gars, c'est le plus puissant d'entre eux, le Protecteur, qui a violé et assassiné sa douce. Pour l'écossais, sa bien aimée a été découpé en deux par Train A, et ce sous ses yeux ! Avec les autres P'tits Gars, ils ont lancé une guerre non officielle aux super slips. Cette fois-ci, ils touchent au but. Le Protecteur et ses congénères sont à la solde de Vought American, une société qui souhaite s'emparer de la Maison Blanche. Pendant que les P'tits Gars se préparent à passer à l'action, la Crème pète un plomb sans aucune raison et quitte les lieux. Le Frenchie comprend lorsqu'il regarde les mails de ce dernier. Son ex-femme a poussé leur fille à se lancer dans le porno et à peine s'est-il remis de cette nouvelle que nos P'tits Gars voient leur bureau forcé par un groupe de héros nommé les Para Lithiques !
 

The Boys – On ne prend plus de Gants
Scénario : Garth Ennis
Dessins : Darick Robertson, John McCrea, Keith Burns, Russ Braun, Richard P. Clark
Encrage : Keith Burns, John McCrea
Couleurs : Tony Avina
Couverture : Darick Robertson
Genre : Super-Héros
Éditeur : Dynamite Entertainment
Titre en vo : The Boys – Vol 6
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 décembre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 25 octobre 2017
Nombre de pages : 352
 
Liste des épisodes
The Boys 60-72
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont une fin – du moins, jusqu’à ce que Garth Ennis ne nous ponde une suite, parue cette année – et, dans le cas présent, pour un final, disons que celui-ci était non seulement attendu mais, surtout, craint. Il faut dire que, depuis ses débuts, The Boys, excellente et irrévérencieuse série du génial Garth Ennis flirtait allègrement avec la perfection : de par sa thématique principale – une équipe secrète destinée a punir les super-héros lorsque ces derniers déconnent, c’est-à-dire, quasiment tout le temps – de par son ton sans concessions, sa violence mais aussi sa grande intelligence, la série étant plus profonde qu’il n’y parait de prime abord. Forcément, en dehors de quelques épisodes légèrement un ton en-dessous, le lecteur, fan de l’œuvre d’Ennis ne pouvait que placer de grands espoirs dans cette conclusion, or, comme chacun sait, il est si difficile, parfois, de conclure convenablement une œuvre, quel qu’elle soit… Rassurez vous néanmoins puisque, dans le cas présent, non seulement la conclusion de The Boys est à la hauteur de nos espérances mais, qui plus est, elle est sublime ! Et cela, on ne s’y attendait peut-être pas… Ainsi, si l’ultime affrontement entre nos petits gars et les Sept était attendu et aussi spectaculaire qu’on pouvait s’y attendre, tout en nous réservant une surprise de taille auquel on ne s’attendait pas, la grande force de The Boys n’est pas de s’achever de la manière simpliste auquel bien des lecteurs pouvaient s’attendre… Non, une fois le cas des super-slips plus ou moins réglés, il y a une suite, inattendue elle et qui en aura choquer plus d’un, pourtant, cette dernière, aussi terrible soit-elle s’avère être oh combien logique au vu de tout ce que l’on avait vu jusque là… même si, il faut le reconnaitre, ce n’est pas toujours facile de faire nos adieux a des protagonistes auxquels on s’était tellement attachés… Ultime pied de nez et coup de génie de Garth Ennis, la conclusion de The Boys assoit définitivement cette série comme étant un des meilleurs comics de ces dernières années. Bien entendu, les fans absolus des super-slips qui ne jurent que par les productions Marvel et DC auront hurler devant le traitement accorder a leurs demi-dieux en collants, cependant, les autres, eux, se seront inclinés devant une œuvre décidément pas comme les autres mais oh combien jouissive, une œuvre marquante et qui nous rappelle si bien que si des individus avaient de si grands pouvoirs, qui pourraient les contrôler ? Après tout, le monde étant ce qu’il est, si les super-héros existaient, ils se comporteraient davantage comme ceux de The Boys que comme ceux de Marvel, vous ne le pensez pas !?
 

Points Positifs
 :
- Il n’est jamais simple de conclure convenablement une œuvre, or, dans le cas présent, non seulement Garth Ennis conclut à merveille The Boys mais, en plus, il nous livre un final totalement inattendu et, franchement, superbe !
- Ce final, justement, où, après avoir réglé le sort des Sept, nos héros ont encore affaire a un adversaire de taille – je n’en dis pas plus histoire de ne pas révéler la surprise – et qui s’avère être le pire possible. Complètement inattendue – ou presque car il y avait des indices dans les épisodes précédents – cette dernière marque durablement les esprits, surtout qu’il faut dire adieu a bien des protagonistes…
- L’ultime confrontation entre Butcher et le Protecteur – avec un invité surprise de taille – est conforme à ce que l’on attendait. Un pur régal !
- Malgré toute cette violence, tous ces morts, la série s’achève tout de même sur un happy-end pour deux des protagonistes. Merci Ennis pour cela…
- Darick Robertson livre, comme à son habitude, une excellente prestation aux dessins. Petite mention à Keith Burns et Russ Braun qui sont assez corrects.
 
Points Négatifs :
- L’ultime confirmation que, décidément, The Boys n’est pas une série qui plaira a tout le monde. Vous imaginez comment sont décrits ici ces fameux super-héros tellement à la mode pour le grand public !?
- Malheureusement, pour ce qui est des dessins, si l’ensemble est correct, John McCrea reste conforme a ce que je pensais de lui, c’est-à-dire… bof quoi !
 
Ma note : 9/10

Les 30 Deniers – Garder le Silence


Les 30 Deniers – Garder le Silence
 
A Kaboul, en 1979, le très jeune Yann est attiré par un groupe de jeunes militants progressistes pour une séance de prise de parole sous des affiches de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Il apprendra quelques jours plus tard lorsqu'il sera exfiltré par « Le Moine », juste après l'invasion soviétique, que la jeune Cathy est la fille de l'ambassadeur. Trente ans plus tard il dépose sa fille Laureline chez son vieux père dans sa maison isolée au cœur de la forêt de Brocéliande. Les souvenirs et les regrets sont évoqués par les deux hommes, Yann sentant la tension qui le sépare de son père, sans pouvoir réellement l'expliquer. Pendant ce temps, dans les eaux du Bosphore, des pêcheurs remontent dans leur filet un petit coffret avec, à l'intérieur, une très vieille pièce de monnaie. L'antiquaire arménien d'un quartier d'Istanbul, qui examine leur butin pour leur proposer un prix, sait très bien de quoi il s'agit. C'est un des trente deniers, il ne peut déterminer duquel il s'agit, et craint de voir se manifester un pouvoir inconnu. Très vite prévenus par le vieil homme, les régents vont dépêcher une équipe pour mettre la main sur la précieuse relique. Pendant qu'Ali, envoyé par Constantin, va chercher Yann pour mettre la main sur ce denier qui pourrait permettre de transformer les hommes sous son influence en marionnettes dociles.
 

Les 30 Deniers – Garder le Silence
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Action, Esotérisme
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 03 décembre 2014
Nombre de pages : 58
 
Mon avis :
 Il aura fallut attendre le troisième tome pour que, enfin, Les 30 Deniers, énième série du duo Jean-Pierre Pécau/Igor Kordey, atteigne enfin un niveau que l’on peut qualifier d’acceptable. Bien évidement, en disant cela, il faut savoir relativiser les choses, c’est-à-dire, que dans l’ensemble, la série a les défauts et les qualités de ses auteurs, Pécau étant toujours aussi a l’aise pour multiplier les nombreuses références a l’Histoire – avec un H majuscule – au point même que, par moments, c’est un peu trop, Kordey et son célèbre style qui ne plaira pas a tout le monde, capable de nous pondre des planches sublimes et d’autres tout simplement catastrophiques. Ajoutons à cela l’impression que Les 30 Deniers est un sous L’Histoire Secrète – même si les différences sont nombreuses – et vous comprendrez que si cette bande dessinée peut se lire, en aucune façon, elle ne restera dans les annales. La preuve, évidente, est bien évidement ce quatrième tome : ainsi, faisant suite a son prédécesseur immédiat qui, lui, comme je l’avais dit, était franchement bon, on alterne dans ces pages entre bonnes idées et passages plutôt bof, scènes marquantes et d’autres dont on se serait bien passé, et si, au final, il apparait que ce quatrième volume de la saga est dans la moyenne haute de celle-ci et que, par ailleurs, la partie a Istanbul est plutôt réussie, il est clair qu’a aucun moment, on est emballé par un scénario qui, dans l’ensemble, a énormément de mal a décollé, voir même, a véritablement marqué les esprits. Bref, comme je l’ai compris depuis longtemps : Les 30 Deniers est une BD qui se lit bien mais qui souffre de beaucoup trop de défauts pour vraiment plaire, y compris aux fans des sieurs Pécau et Kordey…
 

Points Positifs
 :
- Scénaristiquement, ce quatrième tome n’est pas mauvais et toute la partie qui a lieue à Istanbul, sur les traces de Caballe, est plutôt bonne. La course poursuite est réussie et au vu des pouvoirs de l’individu, le lecteur n’a guère le temps de s’ennuyer.
- Le plaisir, pour les amateurs de cette série, de suivre la suite des pérégrinations de Yann et des autres protagonistes, surtout que, quelques révélations sont faites sur le passé et la famille de notre héros.
- Les très nombreuses références de Jean-Pierre Pécau : comme a son habitude, celui-ci prend un grand plaisir a parsemer ses récits de nombreux clins d’œil historiques, souvent bien trouvés par ailleurs.
- Un Igor Kordey en très bonne forme et qui, dans l’ensemble, livre une prestation qui ravira ses fans.
- Un exemple, un seul : la danseuse dessinée par Kordey, cela mérite le coup d’œil !
 
Points Négatifs :
- Une intrigue qui fourmille de bonnes idées, certes, qui se lit bien mais qui, malheureusement, n’est pas exempt de quelques passages a vides dans le scénario : ainsi, certains passages se trainent en longueur et quelques rebondissements tombent un peu a plat.
- Les 30 Deniers est une BD plus ou moins sympathique mais qui souffre de beaucoup trop de défauts pour être un incontournable. D’ailleurs, j’irais même plus loin : Pécau et Kordey ont déjà fait bien mieux par ailleurs…
- Comme d’habitude – ou presque – avec cette série, on a droit a une couverture qui ne donne pas vraiment envie de découvrir le contenu.
 
Ma note : 7/10

jeudi 26 août 2021

The Wall


The Wall
 
Pink Floyd
 
1 - In the Flesh? (Roger Waters) 3:19
2 - The Thin Ice (Roger Waters) 2:29
3 - Another Brick in the Wall, Part I (Roger Waters) 3:10
4 - The Happiest Days of Our Lives (Roger Waters) 1:51
5 - Another Brick in the Wall, Part II (Roger Waters) 3:59
6 - Mother (Roger Waters) 5:36
7 - Goodbye Blue Sky (Roger Waters) 2:48
8 - Empty Spaces (Roger Waters) 2:08
9 - Young Lust (Roger Waters, David Gilmour) 3:30
10 - One of My Turns (Roger Waters) 3:37
11 - Don't Leave Me Now (Roger Waters) 4:16
12 - Another Brick in the Wall, Part III (Roger Waters) 1:15
13 - Goodbye Cruel World (Roger Waters) 1:14
14 - Hey You (Roger Waters) 4:42
15 - Is There Anybody Out There? (Roger Waters) 2:40
16 - Nobody Home (Roger Waters) 3:25
17 - Vera (Roger Waters) 1:33
18 - Bring the Boys Back Home (Roger Waters) 1:27
19 - Comfortably Numb (Roger Waters, David Gilmour) 6:24
20 - The Show Must Go On (Roger Waters) 1:35
21 - In the Flesh (Roger Waters) 4:17
22 - Run Like Hell (Roger Waters, David Gilmour) 4:24
23 - Waiting for the Worms (Roger Waters) 3:58
24 - Stop (Roger Waters) 0:30
25 - The Trial (Roger Waters, Bob Ezrin) 5:20
26 - Outside the Wall (Roger Waters) 1:43
 

The Wall
Musicien : Pink Floyd
Parution : 30 novembre 1979
Enregistré : Avril 1979 – Novembre 1979
Durée : 81:03
Genre : Rock Progressif, Art Rock
Producteur : Bob Ezrin, David Gilmour, Roger Waters
Label : Harvest, Columbia
 
Musiciens :
Roger Waters : chant, basse, guitare acoustique sur Mother et Vera, guitare électrique sur Another Brick in the Wall Part III
David Gilmour : chant, guitares électrique et acoustique, basse, séquenceur, synthétiseur, clavinet, percussions
Nick Mason : batterie et percussions
Richard Wright : piano acoustique et électrique, orgue Hammond, synthétiseur, clavinet, pédales basse
Freddie Mandel : orgue Hammond (sur les deux In the Flesh)
Joe (Ron) di Blasi : guitare classique (sur Is There Anybody Out There?)
Lee Ritenour : guitare rythmique (sur One of My Turns) et guitare acoustique (sur Comfortably Numb)
Bob Ezrin : producteur, arrangements, orchestrations, piano, harmonium, orgue Hammond, synthétiseur, chœurs
James Guthrie : coproducteur, ingénieur du son, percussions, synthétiseur (sur Empty Spaces), séquenceur et batterie (sur The Happiest Days of Our Lives)
Bobbye Hall : congas et bongos sur Run Like Hell
Trudy Young : voix dans le rôle de la groupie sur One of My Turns
Harry Waters : voix enfantine sur Goodbye Blue Sky
Chris Fitzmorris : voix masculine au téléphone à la fin de Young Lust
Jeff Porcaro : batterie (sur Mother)
Joe Porcaro : caisse claire (sur Bring the Boys Back Home)
Frank Marrocco : concertina (sur Outside the Wall)
Trevor Veitch : mandoline (sur Outside the Wall)
Larry Williams : clarinette (sur Outside the Wall)
Enfants de l'Islington Green School : chœurs (sur Another Brick in the Wall, part II)
Bruce Johnston : chœurs
Joe Chemay : chœurs
Jon Joyce : chœurs
Stan Farber : chœurs
Jim Haas : chœurs
Toni Tennille : chœurs sur The Show Must Go On et Waiting For The Worms
Vicki Brown : chœurs sur The Trial
Clare Torry : chœurs sur The Trial
New York Opera : chœurs
New York Orchestra : cordes
 
Mon avis : 
Décidément, ce mois d’août aura été consacré a ce qui est, sans aucune contestation possible, le plus grand groupe de Rock Progressif de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de Pink Floyd. Et donc, après vous avoir proposé la critique de moult albums du groupe et, aujourd’hui même, vous avoir parlé de l’excellent Animals, j’aborde à présent le cas de ce qui est, sans aucune contestation possible, leur album le plus connu aux yeux du grand public, le fameux et célébrissime… The Wall ! Bon, reconnaissons immédiatement qu’ici, nous abordons tout bonnement ce qu’il faut bel et bien appeler un monument de la musique populaire de la fin du vingtième siècle, un truc énorme, incontournable, connu de tous, ou presque, y compris de celles et ceux qui n’aiment pas le groupe. Bien entendu, pour cela, il y a un certain Another Brick in the Wall, Part II, énorme tube au tournant des années 80 et qui est, sans aucun doute, la chanson la plus connue de Pink Floyd. Pourtant, limiter The Wall a cette chanson, aussi bonne soit-elle, serait franchement réducteur car cet album va bien au-delà d’un simple titre voir même d’une simple flopée de bonnes chansons – il y en a des franchement bien ici comme In the Flesh ?, Mother, Comfortably Numb, Run like Hell et quelques autres. Non, The Wall, c’est avant toute chose, l’aboutissement absolu de la mégalomanie de Roger Waters, un truc funeste, autodestructeur, génial et complètement barré à la fois et qui est, sans aucun doute possible, la preuve évidente que l’on peut être un génie absolu et le plus parfait des connards ! Car oui, mille fois oui, Roger Waters qui, déjà dans Animals, avait pris le contrôle du groupe, va pousser encore plus loin ses délires jusqu’au boutiste, martyrisant ses comparses, imposant Bob Ezrin à la production et, au passage, virant le pauvre Richard Wright avant la fin même de l’enregistrement de l’album – celui-ci revenant, sur la tournée, en tant que musicien accompagnateur, ce qui est un comble pour un des membres fondateurs du groupe ! Se méfiant de tout le monde, en commençant par David Gilmour a qui il ne laissera que quelques miettes – mais quelles miettes ! – Waters décide de tout, impose ses choix, sa vision et, alors qu’on aurait put craindre le pire, le résultat est… tout simplement exceptionnel, The Wall étant un énormissime album qui, au demeurant, aura même dépassé le simple stade de la musique – il faudra d’ailleurs, qu’un jour, je m’attèle au visionnage du film. Bref, vous l’avez compris, avec The Wall, Roger Waters signe, quasiment a lui tout seul – mais bien aidé par un David Gilmour divin a la guitare – le dernier chef d’œuvre de Pink Floyd, cependant, comme le bougre était ce qu’il est et, par ailleurs, continu à l’être toujours, par son despotisme et sa paranoïa, il finira par tuer le groupe, ses comparses finissant par continuer sans lui a son grand dam, entrainant, accessoirement, une longue lutte devant les tribunaux, mais bon, tout cela, bien évidement, est une toute autre histoire qui, bien évidement, n’a absolument pas sa place par ici…
 

Points Positifs
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- Un des monuments de la musique populaire du vingtième siècle et, accessoirement, un des meilleurs albums de Pink Floyd : complètement barré, grandiloquent, presque parfait de bout en bout, porteur de la vision mégalomane d’un homme, Roger Waters, plus génial que jamais, The Wall est un incontournable absolu qui aura traumatiser toute une génération de fans et qui aura marquer son époque !
- A la fois compositeur de génie et parfait connard, Roger Waters joue les petits dictateurs ici, s’impose totalement au détriment de ses comparses, cependant, au vu du résultat, la mayonnaise prend de superbe façon et l’on doit reconnaitre que le bougre, aussi mégalomane fut-il, accoucha d’un opus grandiose.
- Another Brick in the Wall, In the Flesh ?, Mother, Run like Hell et, surtout, Comfortably Numb, sont de superbes chansons.
- David Gilmour n’a droit, a priori, qu’a quelques restes sur cet album, cependant, au vu de sa performance à la guitare, force est de constater que The Wall lui doit énormément.
- Des thématiques fortes sont abordées ici : abandon, isolement, critique du système scolaire britannique et de la société en générale, difficulté à communiquer, etc.
- Le dernier grand album de Pink Floyd, rien que pour cela, le jeu en vaut la chandelle.
 
Points Négatifs :
- Il faut tout de même adhérer à cette vision cauchemardesque et sans espoir qui transparait tout au long de l’album. Il est évidant que The Wall n’est pas un opus à mettre entre toutes les mains…
- Le début du second disque – The Wall est un double album – est peut-être un poil moins abouti ?
 
Ma note : 9/10