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jeudi 4 mars 2021

Mank


Mank
 
Dans les années 1930, le scénariste Herman J. Mankiewicz est chargé d'écrire le scénario du film Citizen Kane, dont le personnage principal s'inspire de William Randolph Hearst. Souffrant après un accident de la route et alcoolique, le scénariste doit malgré tout tenir les délais fixés par le réalisateur du film, Orson Welles. Herman loge pour cela dans un ranch loué pour l'occasion à Victorville. Il y est surveillé de près, notamment par la jeune Rita Alexander qui veille sur sa santé et par John Houseman qui veille au respect du rythme imposé. La relation entre Mank et le metteur en scène va s'avérer tumultueuse durant le processus de création du film.
 

Mank
Réalisation : David Fincher
Scénario : Jack Fincher
Musique : Trent Reznor et Atticus Ross
Production : Netflix, IAC, Elara Pictures
Genre : Biographie
Titre en vo : Mank
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 04 décembre 2020
Langue d'origine : anglais
Durée : 132 min

Casting :
Gary Oldman : Herman J. Mankiewicz
Amanda Seyfried : Marion Davies
Lily Collins : Rita Alexander
Tom Pelphrey : Joseph L. Mankiewicz
Arliss Howard : Louis B. Mayer
Tuppence Middleton : Sara Mankiewicz
Monika Gossmann : Fraulein Freda
Joseph Cross : Charles Lederer
Sam Troughton : John Houseman
Toby Leonard Moore : David O. Selznick
Tom Burke : Orson Welles
Charles Dance : William Randolph Hearst
Ferdinand Kingsley : Irving Thalberg
Jamie McShane : Shelly Metcalf
Jack Romano : Sid Perelman
Adam Shapiro : George S. Kaufman
John Churchill : Charles MacArthur
Jeff Harms : Ben Hecht
Derek Petropolis : Eddie Cantor
Paul Fox : Josef von Sternberg
Nick Job : John Gilbert
Craig Welzbacher : Rexford Tugwell
Jessie Cohen : Norma Shearer Thalberg
Desiree Louise : Irene Selznick
Bill Nye : Upton Sinclair
Craig Robert Young : Charlie Chaplin
Isabel Dresden : Carole Lombard
Glenn Edward : George Schaefer
Grace Kennedy-Piehl : Bette Davis
Emily Joy Lemus : Billie Dove
Marcello Padilla : Cedric Gibbons
Tyler Schweer : Don Mankiewicz
Michelle Twarowska : Geraldine Fitzgerald
Joanne Thomson : Joan Crawford
Jelly Vamvas : Edith Head
Trevor Wooldridge : Darryl F. Zanuck
 
Mon avis :
 Paru début décembre dernier, Mank, dernier long métrage en date du sieur David Fincher, est une œuvre qui, dès que j’avais découvert la bande annonce, m’avait attiré et le visionnage de celui-ci, hier soir, aura confirmé tout le bien que j’en attendais. Il y a plusieurs raisons à cela : déjà, le postulat de départ qui nous entrainait dans la conception, par Herman J. Mankiewicz, un des grands noms de l’âge d’or d’Hollywood, du scénario de Citizen Ken, sans aucun doute un des plus grands films de l’histoire du septième art, avait de quoi me plaire. Ensuite, il y avait le fait que ce long métrage allait être un prétexte pour, également, nous plonger dans le Hollywood de l’époque et de découvrir les figures qui avaient inspiré le film d’Orson Welles. Ajoutons à cela le choix, par David Fincher, de nous offrir un film en noir et blanc qui, par moments, nous donne vraiment l’impression d’être devant une œuvre de l’époque – même si celui-ci est bien moderne et que le numérique est partout – une mise en scène fortement inspirée de celle du sieur Welles – faite de plongées, contre plongées et autres profondeurs de champ – et, histoire de pimenter le tout, un casting à la hauteur du projet où, tout naturellement, Gary Oldman brille de mille feux. Bref, que de bonnes pour ne pas dire de très bonnes choses dans ce Mank, un film dont le seul tort, finalement, aux yeux de certains, et d’avoir été produit par Netflix et ne pas être sortit dans les salles, ce qui, finalement, au vu de la situation sanitaire actuelle est parfaitement compréhensible. Cependant, même si cela nous permet ainsi de pouvoir voir de nouveaux films – les cinémas étant fermés et la plupart des sorties repoussées aux chalandes grecques – pour certains, Netflix étant le diable, Mank, comme d’autres films avant lui, n’aura probablement jamais la même considération que les autres alors que, sincèrement, cela reste un sacré bon film qui mérite amplement le détour !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente biographie d’un des grands noms de l’histoire de l’âge d’or de Hollywood – plutôt méconnu de nos jours – et qui nous permet de découvrir le processus de création de ce qui est, incontestablement, un des plus grands chef d’œuvres du septième art, je veux, bien entendu, parler de Citizen Kane ! Bref, un pur régal pour les amoureux du cinéma.
- Le choix de nous proposer ce film en noir et blanc est une excellente idée et l’on a même l’impression, par moments, de nous trouver devant une œuvre de l’époque, David Fincher poussant le vice jusqu’à inclure, ici et là, quelques petits effets qui renforce cela…
- Un excellent casting avec, bien entendu, en tête d’affiche, un Gary Oldman égal à lui-même, c’est-à-dire, excellent. Petite mention, selon moi, à Charles Dance qui est un de mes acteurs préférés.
- Une mise en scène qui nous rappelle les meilleurs films d’Orson Welles avec tout un tas de plongées, de contre plongées et de profondeurs de champ.
- La bande originale de Trent Reznor et d’Atticus Ross est plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Il ne faut pas se leurrer, si vous ne possédez pas une bonne connaissance de l’histoire du septième art, si vous n’êtes pas familier avec les noms de l’âge d’or de Hollywood, alors, vous passerez a coté de quasiment toutes les références de ce film et la quasi-totalité des protagonistes qui y apparaissent seront, pour vous, de parfaits inconnus dont le sort ne vous intéressera guère…

Ma note : 8/10

mercredi 3 mars 2021

Les Lames du Cardinal


Les Lames du Cardinal

Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes… Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger : les Lames du Cardinal !


Les Lames du Cardinal
Auteur : Pierre Pevel
Type d'ouvrage : Fantasy, Cape et d’Épée
Première Parution : 18 juin 2009
Edition Poche : 31 janvier 2013
Pays d’origine : France
Langue d’origine : Français
Editeur : Folio SF (Gallimard)
Nombre de pages : 400

Mon avis : Il y a de cela quelques mois, j’étais tombé, un peu par hasard, sur un bien singulier roman intitulé Les Lames du Cardinal, un roman au synopsis pour le moins peu commun – mélange des Trois Mousquetaires et de Dragons – mais qui n’avait pas su éveiller mon intérêt sur le moment. Pourtant, au fil des mois et de bien d’autres lectures, je n’oubliais pas cet ouvrage, me disant qu’a l’occasion, lorsque je n’aurais pas autre chose à lire, je pourrais, éventuellement, me laisser tenter, et ce, jusqu’à… il y a quelques jours à peine où, après m’être dit, une bonne fois pour toutes que décidément, La Belgariade ne serait pas pour moi, je me suis lancer, enfin, dans la lecture de ces fameuses Lames du Cardinal qui me faisaient de l’œil depuis si longtemps. Et, ma foi, quelle heureuse surprise ! Bon, certes, pas tout à fait puisque j’avais eu le temps de me renseigner sur cette œuvre du sieur Pierre Pevel, encore un auteur français issu du monde du jeu de rôle, et que, ces critiques étaient pour le moins plutôt excellentes, mais sincèrement, vu comment j’ai dévorer ce premier opus de la trilogie, quelques jours à peine, c’est que c’était le signe que ces Lames du Cardinal m’avaient plu, et pas qu’un peu d’ailleurs ! Ainsi, et malgré une intrigue qui prend le temps de se mettre en place (ce qui, d’ailleurs, me semble plutôt logique pour un premier tome), dès les premières lignes, j’ai été captiver par cette vision pour le moins audacieuse du Paris du XVIIème siècle, un Paris que Pevel connait d’ailleurs fort bien au vu de ses nombreuses descriptions, un Paris dont on a une vision par le biais par ce chef d’œuvre de la littérature que ce sont Les trois Mousquetaires, mais un Paris où les Dragons – oui, des dragons – ne sont pas très loin ; en effet, si Les Lames du Cardinal sont avant toute chose un formidable hommage aux romans de Cape et d’Épée de la grande époque, si c’est un plaisir certain que de voir des têtes connus comme Richelieu, Rochefort ou Athos, si ces fameuses Lames – plutôt stéréotypés finalement mais tellement réussies – ne dénoteraient pas dans un roman d’Alexandre Dumas, ici, Pierre Pevel, par l’ajout d’éléments fantastiques – dragons, magie – nous offre un savoureux cocktail dont on se délecte avec plaisir, une œuvre bien plus originale qu’il n’y parait, écrite certes un peu « à la manière de » mais qui n’en reste pas moins captivante au possible et franchement réussie. Une œuvre qui mérite le détour, avec ses protagonistes hauts en couleurs et dont on ne regrette finalement qu’une chose : que l’on n’en sache pas davantage à leurs sujets. Mais bon, cela viendra peut être par la suite ?


Points Positifs :
- Inclure des Dragons dans Les Trois Mousquetaires ? Il fallait l’oser et franchement, c’est une réussite.
- Les fameuses Lames, en dehors de Ballardieu, elles sont toutes charismatiques et ce, même si on n’en sait pas énormément a leurs sujets et que, il faut bien l’avouer, dans le genre stéréotype, Pevel fait fort : le vieux capitaine qui a tout connu et que tout le monde apprécie, le charmeur de ses dames, le ténébreux, le vertueux, la femme libérée, l’espagnol fier et peu bavard etc.
- Si la présence du Cardinal de Richelieu était bien évidement à prévoir, cela m’a fait plaisir que Rochefort et Athos passent faire un petit coucou.
- Une histoire tellement captivante qu’il est quasiment impossible de lâcher le roman avant d’en voir la fin.
- Le fait d’alterner entre divers personnages au fil des pages ce qui nous permet de suivre plusieurs intrigues à la fois.
- Arnaud de Laincourt.
- L’énorme et inattendue surprise que l’on découvre dans les toutes dernières lignes.

Points Négatifs :
- Le combat final est certes pas mal, mais bon, c’est tout de même un peu trop rapide tout cela, surtout que Pevel avait su prendre son temps pour développer son intrigue.
- Je n’ai rien contre les stéréotypes mais j’espère en savoir davantage au sujet des motivations et du passé des Lames dans les deux prochains ouvrages.

Ma note : 8/10

mardi 2 mars 2021

Homeland – Saison 5


Homeland – Saison 5

Deux ans et demi ont passé depuis que Carrie Mathison a quitté la CIA, elle vit désormais à Berlin avec sa fille et travaille pour un riche philanthrope œuvrant pour les réfugiés de la guerre contre Daech. Quand le milliardaire doit effectuer un déplacement au Liban, Carrie utilise ses compétences d'ancien agent pour arranger les négociations. Au même moment, des hacktivistes berlinois anti-État islamique trouvent une faille dans le système de sécurité de l'antenne de la CIA à Berlin et récupèrent des copies de documents prouvant l’espionnage par l'agence américaine de citoyens allemands sur le sol européen. Saul doit intervenir sur place pour négocier avec l'espionnage allemand.


Homeland – Saison 5
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 5
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 4 octobre 2015 – 20 décembre 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mattison
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
F. Murray Abraham : Dar Adal
Sebastian Koch : Otto Düring
Miranda Otto : Allison Carr
Alexander Fehling : Jonas Hollander
Sarah Sokolovic : Laura Sutton
Atheer Adel : Numan
Sven Schelker : Korzenik
Micah Hauptman : Mills
Nina Hoss : Astrid
Mark Ivanir : Ivan Krupin
Allan Corduner : Etai Luskin
Mehdi Nebbou : Hussein

Mon avis : Après les trois premières saisons qui constituaient un bloc cohérent et avaient fait de Homeland l’une des séries les plus excitantes de ces dernières années (et pourtant, au début, c’était loin d’être évidant vu que celle-ci n’était que l’adaptation américaine de Hatufim, excellente série israélienne), la quatrième, sans être mauvaise, loin de là, avait un peu fait retomber le niveau général de l’ensemble. Oh certes, pour ses personnages, pour ses acteurs, pour son intrigue et pour son lien avec l’actualité, Homeland restait une série de très bonne facture mais nous étions loin, pourquoi ne pas le reconnaitre, de l’intensité des trois premières saisons et, plus particulièrement, de l’excellence de la seconde, selon moi, le point d’orgue de cette œuvre depuis ses débuts. Mais bon, quoi qu’il en soit, le plaisir de retrouver Carrie, Quinn et les autres n’en restait pas moins là, surtout que, première bonne nouvelle, la délocalisation (une fois de plus) de l’intrigue, ici, en Allemagne, était ma foi une fort bonne idée. En effet, et il suffit de se souvenir de l’actualité récente de ces derniers mois, au jour d’aujourd’hui, la lutte contre le terrorisme, c’est surtout en Europe, frappée a plusieurs reprises, que cela se passe, et donc, voir nos héros a Berlin lutter contre des partisans de Daesh et avec, en toile de fond, les enjeux de la géopolitique actuelle – rivalités américano-russes, problématique de la Syrie et de Bachar El Asad, absence de stratégie des USA face a l’Etats Islamique – ne pouvaient que poser une toile de fond pour le moins alléchante. Ajoutons a cela une Carrie qui, malgré le fait qu’elle ait quitté la CIA et se la coule douce outre-Rhin est rapidement rattrapée par son passée et l’on obtient, sans nul doute, les bases de ce qu’il pouvait être une réussite totale. Or, si l’on n’est effectivement pas passé loin de l’excellence, si la présence de Miranda Otto (ex-Éowyn dans l’adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux) apporte effectivement un plus de par la complexité de son personnage et si oui, le final de cette cinquième saison renoue avec les plus grandes heures de la série, force est de constater que, une fois de plus, Homeland rate un peu le coche, la faute a un essoufflement scénaristique vers le milieu de la saison où, effectivement, l’intrigue n’avance guère. Dommage car, un peu comme dans la quatrième saison, une fois passé ce cap de quelques épisodes un peu en-deçà, la suite est excellente et ravira les fans, et puis, surtout, il y a cette fin avec les interrogations sur le sort de Peter Quinn, mon personnage préféré, et là, il va falloir patienter une éternité, car bon, malheureusement, la suite ne sera pas pour tout de suite, bien au contraire…


Points Positifs :
- La délocalisation fort judicieuse de l’intrigue a Berlin, en Europe, ce qui est logique vu que ces dernières années, le terrorisme frappe surtout le vieux continent. Du coup, la toile de fond colle à l’actualité récente avec des références à la Syrie, a Daesh, aux rivalités entre les américains et les russes, sans oublier, bien sur, les attentats.
- Malgré un essoufflement de l’intrigue vers le milieu de la saison, les débuts et, surtout, la seconde partie nous démontrent une fois de plus que Homeland est une excellente série ; d’ailleurs, il est difficile de lâcher tellement les derniers épisodes sont prenants.
- Miranda Otto est la bonne surprise de cette saison, son personnage d’agent double étant diaboliquement réussi.
- Peter Quinn, encore et toujours : entre sa solution radicale mais logique pour en finir avec Daesh qu’il lance a ses supérieurs, son amour pour Carrie et son sort final – en suspens – notre tueur de la CIA est une fois de plus égal a lui-même, c’est-à-dire, excellent !
- Carrie reste Carrie, bien entendu.
- Le générique de cette cinquième saison, avec ses passages en allemand, renoue avec ceux des débuts.

Points Négatifs :
- Comme dans la saison précédente, il y a un certain essoufflement vers le milieu de la saison avec une intrigue qui n’avance guère et se perd un peu dans la relation entre Carrie et sa fille (bof) et son compagnon allemand (rebof), celui-ci, accessoirement, étant aussi charismatique qu’une huitre.
- Je l’appréciais énormément Saul au début, mais bon, depuis quelques temps, il commence à devenir légèrement détestable. Heureusement qu’il s’énerve un peu vers la fin et retrouve de sa verve.
- Mouais, on connait l’histoire : Homeland est une série américaine et les russes sont très méchants tandis que les israéliens ne mettraient jamais des bâtons dans les roues de leurs alliés. Hum, les scénaristes ont légèrement oubliés que Saul, soit disant grand ami d’Israel, fut en son temps espionner par le Mossad, mais bon…

Ma note : 8/10

lundi 1 mars 2021

Prométhée – Blue Beam Project


Prométhée – Blue Beam Project

Une pluie d'avions s'est abattue sur Terre. En effet, tous ceux qui étaient en vol à 13h13 se sont, sans exception, écrasés ! Les media consacrent alors logiquement leur antenne à ce phénomène qui tétanise toute la population mondiale. Le nombre de victimes estimé est astronomique... L'heure est aux suggestions, et parmi elles coexistent deux hypothèses. L'une sera rendue publique. Dévoilée par un certain Barnes, elle fait état du Blue Beam Project, un projet conduit par la NASA qui viserait à imposer une nouvelle théocratie mondiale. L'autre, évoquée uniquement en haut lieux, serait relative à une possible et imminente invasion extra-terrestre menée par des créatures dont on avait tu l'existence bien qu'on la connaissait depuis plusieurs dizaines d'années... Les deux hypothèses n'étaient-elles d'ailleurs pas en relation ? La Terre était en tout cas le théâtre d'événements extraordinaires de plus en plus fréquents et certains « privilégiés » avaient même déjà croisé le chemin d'engins inconnus qui venaient confirmer les suppositions des uns ou des autres...


Prométhée – Blue Beam Project
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Christophe Bec
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Christophe Bec
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 juin 2009
Nombre de pages : 48

Mon avis : Je dois le reconnaitre, le premier tome de Prométhée, œuvre, pour le scénario et les dessins, de Christophe Bec, m’avait bien plu. Celle-ci, m’avait alors plus qu’enthousiasmer de par les thèmes quelle abordait : disparitions mystérieuses, apparitions encore plus singulières, ambiance a la X-Files non dissimulée, énigmes dignes d’un Jimmy Guieu, d’un Erich von Däniken ou d’un Jacques Bergier de la grande époque, scénario complexe et qui nous permettait de suivre plusieurs protagonistes sans lien, apparemment, entre eux, multiples références a bon nombres d’énigmes connues et, bien entendu, en filigrane, ce fameux Prométhée qui revenait sans cesse au fil des pages et dont on ne comprenait pas bien le lien avec les événements en cours. Événements pour le moins singuliers pour ne pas dire incroyables puisque, quotidiennement, à 13h13 heure GMT, un fait extraordinaire avait lieu : disparition de la navette Atlantis, arrêt de toutes les horloges du monde tandis que l’énigmatique mécanisme d’Anticythère se mettait en marche, retour d’Atlantis avec un seul survivant a bord, réapparition de milliers de navires et de sous-marins disparus mystérieusement dans le passé, dont le Titanic et, pour finir, chute instantané et sans explications de tous les avions en vol à l’heure fatidique. Tout un tas d’évènements étranges et incompréhensibles, sans explications, mais qui donnaient envie d’en savoir davantage sur cette bande dessinée et sur les desseins de son auteur, le sieur Bec. Et, sincèrement, je n’ai guère hésité avant de me lancer dans la suite, ce Blue Beam Project, second volume de Prométhée ! En fait, les choses sont finalement plutôt simples pour les lecteurs : si vous n’avez pas aimé Atlantis, le premier tome, il est presque inutile de se lancer dans la suite de cette œuvre puisque ce n’est pas avec celle-ci que votre avis se modifiera. Par contre, si vous avez été captivé, ou, du moins, intrigué par ce premier tome, alors Blue Beam Project comblera sans problèmes vos attentes. En effet, ce qui compte avant toute chose dans ce Prométhée, du moins, c’est ainsi que je vois la chose, c’est son concept même et sa structure, du coup, soit vous accrocher, soit… bah, laissez tomber. Car ici, une fois de plus, Christophe Bec use à nouveau des mêmes ficelles pour faire avancer tranquillement son intrigue, et ce, sans qu’on n’en apprenne davantage au sujet des origines de ces fameux phénomènes qui, quotidiennement, frappent la planète à 13h13. Oh bien sûr, quelques hypothèses sont dévoilées ici, et l’on commence à entendre parler d’un certain Triangle des Bermudes (dès la très bonne scène d’introduction) et de ces fameux êtres venus d’ailleurs et qui nous observeraient depuis la nuit des temps – petits hommes verts, ou gris ou autres, personne ne sait puisque le contact ne fut pas établi. D’ailleurs, dans ce second tome, l’intrigue tend plutôt du côté extraterrestre qui pourrait bel et bien être derrière tous ces événements – une invasion qui se prépare ? Et, du coup, à la lecture des pages de ce Blue Beam Project, les amateurs de X-Files et de théorie du complot seront en terrain connu. Mais est-ce vraiment eux les coupables ? N’y aurait-il pas quelque chose d’autre derrière tout cela ? Impossible à dire sur deux albums, bien entendu, Christophe Bec distillant savoureusement au compte-goutte la moindre information et hypothèse sur le sujet… et puis, pour le moment, même si certains semblent « savoir », ce qui compte avant tout, comme le dit la journaliste, c’est de découvrir quel sera le prochain événement qui aura lieu à 13h13 !? Je le conçois, Prométhée n’est pas d’une lecture facile, mais personnellement, j’aime particulièrement le style de cette bande dessinée : ambiance, scénario complexe, intrigue captivante, Christophe Bec nous offre là une œuvre pour le moins rare qui, j’en suis persuader, ne dévoilera tous ses secrets, que lorsque paraitra le dernier tome. Jusque-là, il va falloir patienter et apprécier, petit à petit, les multiples pièces du puzzle qui se mettent tranquillement en place, le tout, dans une ambiance qui sent bon la fin du monde… Ce second tome est parfaitement conforme à ce que j’attendais de lui, la qualité, tant narrative que visuelle est toujours au rendez-vous, et si l’on commence à avoir quelques suspects probables quant à l’origine de ces événements, on n’en sait guère davantage et au final, on a envie que d’une seule chose : découvrir la suite !


Points Positifs :
- L’effet de surprise des débuts est, bien entendu, passé, cependant, ce second tome de Prométhée confirme à merveille tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga fantastique de Christophe Bec et ravira les fans du genre. Il faut dire que, entre une succession d’événements tous plus incroyables les uns que les autres et qui ont lieu, quotidiennement, à 13h13, et toutes les hypothèses qui pourraient les expliquer, on ne s’ennui pas une seconde.
- Les amateurs d’ovnis, de paléocontact, d’étranges artefacts impossibles, de continents perdus et d’autres joyeusetés du même genre seront, bien entendu, en terrain familier et apprécieront, sans nul doute, ce Prométhée.
- La chute de tous les satellites et de la Station Internationale nous donnent quelques planches tout simplement magnifiques : Manhattan dévasté en étant le point d’orgue.
- Bec maitrise à merveille son sujet et parsème son récit de tout un tas de références bien connues des amateurs d’énigmes en tout genre…

Points Négatifs :
- J’ai trouvé que Christophe Bec, aux dessins, était un poil moins bon dans ce second tome et s’il excelle toujours sur les décors, il y a un peu plus de mal avec les visages des protagonistes qui ont tous tendance à se ressembler.
- Pourquoi Christophe Bec nous montre régulièrement la journaliste en petite culotte ?!
- Une couverture franchement bof, il faut le reconnaitre.

Ma note : 7,5/10

Prométhée – Atlantis


Prométhée – Atlantis

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
Alors que partout, les avions s’écrasent et que l’apocalypse s’abat sur la planète entière, le futur de l’humanité semble soudain dans les ténèbres, présageant le pire pour notre civilisation.


Prométhée – Atlantis
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Christophe Bec
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Christophe Bec
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 novembre 2008
Nombre de pages : 48

Mon avis : Dans la mythologie grecque, le Titan Prométhée favorisa l’Homme en lui donnant non seulement un aspect proche de celui des Dieux, mais en lui remettant le feu et lui apprenant à l’exploiter. Fautif d’avoir transmis toutes ses connaissances et, par la même, affaibli la toute-puissance des Dieux, Zeus ordonna qu’on l’enchaîne nu à un rocher et qu’un aigle vienne lui dévorer le foie qui repousserait perpétuellement. Ce mythe grec, bien connu, aura donc donner le titre a cette série paru aux éditions Soleil, toujours en cours au jour d’aujourd’hui, et œuvre d’un certain Christophe Bec, scénariste et dessinateur de talent, au trait fin et réaliste et qui, depuis quelques années, a su ravir son petit lot de fan qui lui est totalement acquis. Personnellement, si je connaissais le bonhomme de par mes fréquentations sur les sites dits spécialisés, ce premier tome de Prométhée est une première pour ce qui est de cet auteur et, ma foi, disons que je ne l’ai guère regretté, bien au contraire. Avant toute chose, je dois avouer qu’avant même que ne débute l’histoire, les nombreuses « inspirations » du sieur Bec m’ont bien plu : ouvrages consacrés aux mystères – disparitions en particulier – documentaires, films, pour la plus part des titres cités dans la liste du sieur Bec, soit, je les connaissais de nom, soit, tout bonnement, je les avais lus ou vus, a un moment ou un autre. Du coup, et connaissant par avance le synopsis de la série, je n’ai pas pu m’empêcher, avant même de lire la toute première case, de me dire que tout cela risquait fort de me plaire. Et, assez rapidement, je dois avouer que je ne m’étais pas trompé. Digne d’un épisode de X-Files de la grande époque et usant et mélangeant de tout un plan de la culture alternative du paranormal de la grande époque (ah, les ouvrages d’un Jimmy Guieu, d’un Erich von Däniken ou d’un Jacques Bergier, que de souvenirs) avec ses disparitions mystérieuses, ses hypothèses plus ou moins loufoques et ses noms qui ne cessaient de revenir sans cesse – Atlantide, Mu, Triangle des Bermudes, Lémurie, Paléocontact, etc. – le scénario de Prométhée démarre sur les chapeaux de roues et ne peut, forcément, que plaire à l’amateur du genre. Bien évidemment, l’on pourrait me rétorquer que tout cela sent allègrement le réchauffer et qu’il n’y a rien de bien neuf là-dedans, pourtant, force est de constater que, malgré les mêmes ficelles usées jusqu’à la corde, malgré l’impression tenace de « déjà-vu », le scénario tient la route, et, au demeurant, plutôt bien d’ailleurs. Pourtant, que c’est complexe que tout cela ! Et oui, cet Atlantis, premier tome d’une énième longue série, peut parfaitement en rebuter plus d’un de par sa mise en scène : ainsi, comment ne pas être dubitatif par le fait que, pendant tout l’album, l’on passe allègrement, et sans transition, d’un groupe de conquistadors qui tombent sur un vaisseau spatial échoué en pleine forêt amazonienne, a une navette spatiale qui disparait littéralement avant de réapparaitre de façon tout aussi stupéfiante, ses membres d’équipages, sauf un, massacrés, puis, pendant que toutes les montres et systèmes de mesures de la planète s’arrêtent et que le célèbre Mécanisme d'Anticythère se met en route, ce sont toutes les épaves de navires, dont le Titanic, sous-marins, voiliers, disparues depuis des lustres qui refont surface, et ce, avant que, sans transition, tous les avions en vol, partout sur Terre, ne s’écrasent tous au même moment ! Pourquoi, comment ? bien entendu, dans ce premier tome, on n’en saura rien, comme il fallait s’y attendre, le seul point commun étant que, tous ces incidents (derrière lequel, certains voient la « Main de Dieu », faute d’explication plus rationnelle) ont lieu, quotidiennement, a la même heure : 13h13. Ajoutons à cela le mythe de Prométhée, bien entendu, histoire de nous rafraichir la mémoire, ainsi que quelques personnages dont on devine rapidement qu’ils auront un quelconque rôle à jouer par la suite (et ce, même si, pour le moment, tout cela reste encore plutôt obscur) et vous aurez, il me semble, un résumé assez complet et fidèle de ce premier tome. Etonnant, complexe, partant dans tous les sens, débordant d’explications assez pointues et nous présentant tout un tas d’événements qui se succèdent, apparemment, sans liens entre eux, Atlantis, premier tome de Prométhée, m’aura, indéniablement… intriguer, certes, mais surtout… plu. Lançant parfaitement bien la série et promettant, selon moi, monts et merveilles, j’aurais passé non seulement, un fort bon moment, mais me suis pris parfaitement au jeu d’une intrigue pour le moins singulière ; ainsi, tant de par son scénario complexe et ses dessins, je ne peux que louer le travail de Christophe Bec et ne peux m’empêcher de me dire que, décidément, mon impression de départ était la bonne et que j’ai bien fait de me laisser tenter par cette série dont j’ai, forcément, hâte de découvrir la suite. Par contre, attention, celle-ci n’est décidément pas à mettre entre toutes les mains et son style narratif, pour le moins singulier, et son scénario, en rebutera plus d’un ; ainsi, avant de vous lancer là-dedans, sachez où vous mettez les pieds : Prométhée n’est pas destiné à tout lecteur, bien au contraire. Fort heureusement, pour moi, ce fut un régal – et puis, pendant que j’y suis, comment ne pas louer cette couverture fort réussie – mais les gouts et les couleurs, comme chacun sait…


Points Positifs :
- Un départ tonitruant pour ce qui est l’une des bande dessinées françaises parmi les plus étonnantes de ces dernières années : certes, tout cela sent le déjà-vu, cependant, Christophe Bec est suffisamment malin pour réussir a faire du neuf avec du vieux et a user et abuser de tout un tas de références pseudo-scientifiques pour nous livrer une œuvre intrigante qui nous captive d’entrée de jeu !
- Mythes grecs, Triangle des Bermudes, Machine d'Anticythère, sous entendus quand a l’existence des ovnis, phénomènes inexpliqués et catastrophes ayant lieue, chaque jour, à 13h13… un sacré mélange avec, au passage, tout un tas de protagonistes sans liens apparents mais bon, on se doute bien que tout cela sera lié d’une manière ou une autre…
- Les amateurs d’ovnis, de paléocontact, d’étranges artefacts impossibles, de continents perdus et d’autres joyeusetés du même genre seront, bien entendu, en terrain familier et apprécieront, sans nul doute, ce premier tome de Prométhée.
- Sans être un dessinateur extraordinaire, force est de constater que Christophe Bec n’en livre pas moins, ici, un fort beau travail à la fois sobre et efficace.
- Une couverture plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Bon, je pense qu’il faut être fan du genre pour apprécier, au mieux, une œuvre comme Prométhée, même si je pense ne pas me tromper en affirmant que le paranormal, les ovnis, les catastrophes en tout genre, cela a tendance à plaire…
- Difficile de faire le lien, pour le moment, avec tout ce qui est proposé dans ce premier album et certains risquent, peut-être, de s’y perdre ?

Ma note : 8,5/10