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mercredi 3 septembre 2014

Saint Seiya – Tome 1


Saint Seiya – Tome 1
 
En Grèce, berceau des chevaliers d’Athéna, des guerriers traditionnels qui s’entraînent en secret, le jeune Seiya va bientôt passer l’épreuve finale qui lui permettra d’acquérir l’armure de bronze de Pégase, une relique sacrée aux pouvoirs mystiques. C’est dans ce but qu’il vient de passer 6 ans à s’entraîner afin de maîtriser son « cosmos », c’est-à-dire son noyau d’énergie interne, afin de pouvoir le faire exploser et déployer ainsi une force surhumaine capable de briser l’atome. Cette cosmo-énergie est la clé de tout et se trouve en chacun de nous, mais seuls quelques élus arrivent à la maîtriser un jour. Avec l’armure si chèrement gagnée, Seiya pourra ensuite retourner au Japon, son pays natal, et demander des comptes à la fondation Graad qui l’a envoyé remplir cette mission alors qu’il n’était encore qu’un enfant, tout comme des dizaines d’autres orphelins disséminés ainsi partout dans le monde, à chacun des endroits où se trouve une de ces armures. De retour au Japon, chaque chevalier devra ensuite se battre dans un tournoi qui décidera du plus fort d’entre eux, celui qui méritera de porter l’armure d’or du Sagittaire... Mais Seiya ne veut pas se prêter à cette mascarade, il veut seulement retrouver sa sœur comme on le lui a promis s’il ramenait l’armure de bronze au Japon. Pour cela, il va déjà falloir l’emporter sur la montagne de muscles qui se dresse devant lui et prétend aussi à l’armure de Pégase...
 

Saint Seiya – Tome 1
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 1
Parution en vo : 10 Septembre 1986
Parution en vf : 04 février 2011
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 248
 
Mon avis :
 Les mangas étant devenus si courants dans notre société occidentale depuis la fin des années 90 et l’arrivée en force de ceux-ci dans nos librairies, tant de séries ont, depuis lors, franchis des milliers de kilomètres entre le Japon et la France – certaines excellentes, d’autres franchement mauvaises – que les plus jeunes d’entre nous, ceux qui n’auront pas connu l’âge d’or des dessins animés nippons sur nos petits écrans – de la fin des années 70 au début des années 90 – n’auront naturellement que faire pour une série vieille de plus de 30 ans et qui a terriblement mal vieilli. Car oui, et c’est un grand fan de Saint Seiya (ou des Chevaliers du Zodiaque comme on les connaissait du temps de mon adolescence) qui l’affirme, car bon, comment dire… malgré toute la nostalgie qui se dégage de cette œuvre, Saint Seiya a vieilli, terriblement vieilli, et cet objet, même si l’on peut se réjouir de cette édition dite deluxe qui répare bon nombre des coquilles de l’originale, ce premier tome, donc, de la saga, ne plaira, majoritairement, qu’aux vieux de la vieille, ces anciens fans qui ont dépasser allègrement les 40 ans et qui se réjouiront de replonger ainsi – nostalgie quand tu nous tiens – dans leurs tendres années… Car bon, comment dire, Saint Seiya, si l’on met de côté tout ce côté « vieux souvenirs d’enfance », il faut tout de même admettre que c’est bourré de contradictions, que ce n’est pas forcément crédible (regardez donc la réaction du grand public lorsqu’il apprend l’existence des Chevaliers) et que, point de vu dessins, Kurumada, surtout dans les premiers tomes, ce n’est pas le top – de même que le scénario qui un peu débile au début avec cette histoire de tournoi… et, fort heureusement, cela s’améliore grandement au fil des tomes jusqu’à atteindre des sommets avec la Bataille du Sanctuaire. Alors, du coup, se plonger dans les aventures de nos sympathiques Chevaliers du Zodiaque est-il inutile pour un nouveau public ? Probablement, il faut le reconnaitre, a moins d’être un amateur de vieux mangas ou d’être fan des diverses suites de Saint Seiya (The Lost Canvas, Omega, etc.) qui souhaiterait, par curiosité, découvrir l’œuvre originale… Par contre, si comme moi, vous avez plus de 40 ans, si comme moi, vous ne loupiez aucun épisode de la version animée de la série dans les années 80, si comme moi, vous avez vibrer avec la Bataille du Sanctuaire et les Chevaliers d’Or et si comme moi, vous avez lu en long, en large et en travers le manga, alors, bien entendu, les choses sont différentes et se replonger, tant d’année après, dans cette œuvre culte pour toute une génération ne sera pas dénué d’intérêt. Les autres, bien entendu, passerons leur chemin…
 

Points Positifs
 :
- Pour les vieux de la vieille, un coté nostalgique qui fonctionnera à coup sûr, et, comme chacun sait, c’est le genre de choses qui a son importance surtout lorsque l’on relit certaines répliques cultes et que l’on se souvient d’un temps désormais lointain où l’on était plus jeune, plus mince…
- Une édition Deluxe plutôt bien fichue et qui nous change de celle qu’on s’était coltiner il y a vingt ans et qui, il faut le reconnaitre, était bourrée de coquilles en tout genre.
- Mine de rien, c’est tout de même Les Chevaliers du Zodiaque et ça c’était une sacrée série mythique !
- En toute objectivité, si l’on se remet dans le contexte de l’époque, Kurumada a sut nous pondre une œuvre bien plus originale qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Le fan de base, le quadra en gros, sait que la série sera bien plus intéressante par la suite, du coup, il passera outre ce premier tome qui n’est qu’une grosse présentation du personnage principal, Seiya, et d’une partie du contexte de la série avec le début de ce fameux et si décrié tournoi intergalactique.
 
Points Négatifs :
- En étant objectif, Saint Seiya, c’est un peu simpliste par moments pour ne pas dire débile : mouais, des mecs qui se baladent avec des armures au vu et au sus de tous sans que ça semble gêner qui que ce soit.
- Près de trente ans après sa sortie, je déteste toujours autant Seiya : personnage inintéressant au possible, prétentieux, avec un charisme digne de celui d’une huitre et qui veut se fritter avec tout le monde… et en plus, c’est le héros et il arrive toujours à gagner. Beurk !
- Si au fil des tomes, le scénario ira en s’améliorant jusqu’à atteindre des sommets au cours de la mythique Bataille du Sanctuaire, au début, c’était loin d’être gagner et ce tournoi entre chevaliers, d’une débilité profonde, est la pire période de la saga.
- Pour ce qui est des dessins et malgré quelques planches réussies, force est de constater que Kurumada fera beaucoup mieux par la suite.
- Uniquement réservé aux vieux fans dans mon genre.
 
Ma note : 6/10

vendredi 29 août 2014

Trees – Trois Fortunes


Trees – Trois Fortunes
 
Il y a un peu plus d’une décennie, le monde entier vit débarquer des arbres géants. Depuis, ils n'ont rien fait ni même communiqué. De temps à autre, cette intelligence extra-terrestre crache des sortes de déchets verdâtres qui, tels des acides, tuent tout ce qu'ils touchent. Depuis, certains mystères restent, mais la vie a repris son cours. Dans un petit village reculé de Russie appelé Toska, un cadavre est retrouvé au pied d'un des mystérieux arbres apparus onze ans auparavant. Le sergent Klara Voranova, toujours hantée par ce jour, ignore si elle doit voir cette découverte comme un signe, voire un avertissement. Une chose est sûre, les rumeurs vont vite, les mensonges se multiplient et, avec eux, l'incertitude quant à la suite des événements.
 

Trees – Trois Fortunes
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Jason Howard
Encrage : Jason Howard
Couleurs : Jason Howard
Couverture : Jason Howard
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Trees – Three Fates
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 septembre 2019
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 20 août 2021
Nombre de pages : 120

Liste des épisodes
Trees – Three Fates 1-5
 
Mon avis :
 Il faut remonter à six longues années en arrière pour avoir entendu parler, pour la toute première fois, de Trees, énième création du fort talentueux et prolifique Warren Ellis qui nous proposais ici un postulat de départ pour le moins original où, dans un futur très proche, de gigantesques arbres venus de l’espace s’étaient posés en de multiples points du globe, sans la moindre explication, sans qu’il y ait le moindre contact avec l’humanité, l’événement, en lui même, modifiant le comportement des populations locales tandis que certains chercheurs essayaient de comprendre ce qu’étaient ces fameux arbres et quels dangers ils pouvaient représenter. Un premier tome, donc, fort intéressant et prometteur, un second, paru quelques mois plus tard, plus ou moins dans la même lancée et puis, entre fin octobre 2016 et septembre 2019 – août 2021 en France, donc – une longue, fort longue attente qui aurait put nous faire penser que ce comics avait été abandonné par ses auteurs… Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui avaient apprécié cet univers pour le moins intriguant, or, au vu du contenu de ce Trois Fortunes, troisième volet, donc, de Trees, il apparait grandement que l’on peut affirmer sans discussion possible que nous avons eu affaire au tome le plus faiblard de la saga… Une délocalisation du coté de la Russie, un casting entièrement renouvelé – aucun des nombreux protagonistes précédents n’apparait ici – la présence de l’arbre local qui tient davantage du décor qu’autre chose et un scénario typiquement polar sans grande trace d’éléments fantastiques. Bref, il y a de quoi être pour le moins dubitatif à la lecture de ce troisième tome de Trees qui, s’il appartient au même univers que ses prédécesseurs, s’il reprend naturellement certains éléments de celui-ci, est tellement différent, de par sa conception et son intrigue que l’on peut amener a se demander pourquoi le sieur Ellis a fait un si grand écart avec ce qu’il nous avait proposer jusqu’alors !? Bien évidement, avec un rythme de parution plus rapide, on aurait put comprendre cet apparté puisque l’on se dit bien que, tôt ou tard, les anciens protagonistes réapparaitront d’une manière ou d’une autre, or, vu le temps d’attente entre la parution du second et de ce troisième tome – surtout en France – il y a de quoi être déçu, et, ma foi, pas qu’un peu ! Espérons à présent qu’il ne faille pas encore attendre des plombes pour avoir droit à une éventuelle suite et que celle-ci, bien évidement, renoue avec l’intrigue principale développée dans les deux premiers tomes, mais bon, ceci est, déjà, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver, après une longue attente, la suite de l’un des comics de SF les plus originaux de ces dernières années. Après tout, cette invasion de la Terre par des arbres géants sort franchement des sentiers battus et qu’il y a de quoi se poser bien des questions quand a leur présence – même s’il faut reconnaitre que l’on n’en apprendra pas davantage dans ce troisième volet…
- Trois Fortunes est presque un hors-série en comparaison des deux volets précédents, cependant, si on le prend en tant que tel, il faut reconnaitre que l’intrigue en elle-même n’est pas mauvaise et se laisse lire.
- Jason Howard livre une fois de plus une prestation de bonne qualité et si vous êtes fan de l’artiste, alors, vous ne serez pas déçus dans l’ensemble.
- Le design de la couverture est simple mais reste dans la lignée de ses prédécesseurs, restant, dans l’ensemble, plutôt efficace.

Points Négatifs :
- L’attente fut longue entre la parution, en France, du second et de ce troisième tome, or, au final, on se retrouve avec une suite qui n’a pas grand-chose à voir avec les deux volets précédents et où, le seul lien véritablement palpable et la présence des arbres et le fait que cette intrigue se déroule dans le même univers.
- Du coup, il est difficile de ne pas être déçu par ce troisième tome de Trees qui tient presque du hors-série qu’autre chose.
- Une intrigue qui tient davantage du polar que de la SF et qui, certes, se laisse lire mais qui est loin d’être incontournable…
- Jason Howard livre une prestation de qualité dans l’ensemble, certes, cependant, il est un peu en deçà sur certaines planches… Qui plus est, il possède un style pour le moins particulier qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 6,5/10

samedi 16 août 2014

Trees – Deux Forêts


Trees – Deux Forêts
 
En Norvège, l'Arbre situé près de la station arctique de Blindhail a émis un puissant signal électromagnétique provoquant de nombreux dommages dont l'hélicoptère des scientifiques sur place qui s'est écrasé. Joanne Creasy est la seule rescapée de cet accident. Reprenant doucement goût à la vie, elle reçoit un message en provenance du gouvernement l'invitant à se rendre au plus vite à leur siège de Londres. Sur place, elle est accueillie par le sous-secrétaire d'Etat intérieur. Celui-ci souhaiterait qu'elle se rende dans les îles Orcades pour y mener une étude de la région entourant l'Arbre local. Le gouvernement ne veut pas se retrouver avec une catastrophe similaire à celle de Blindhail. Sur place, aucune fleur noire ne serait apparue mais un véritable flou entoure le site. Pendant ce temps, le maire nouvellement élu de New York essaie de gérer les différents clans qui le sollicitent, de la police à ses propres alliés politiques...
 

Trees – Deux Forêts
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Jason Howard
Encrage : Jason Howard
Couleurs : Jason Howard
Couverture : Jason Howard
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Trees – Vol 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 octobre 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 28 octobre 2016
Nombre de pages : 144
 
Liste des épisodes
Trees 9-15
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques jours, je vous avais parler avec un certain enthousiasme du premier volume de Trees, œuvre du scénariste Warren Ellis et du dessinateur Jason Howard et qui, en partant d’un postulat maintes fois utilisé, c’est-à-dire, celui d’une invasion de notre planète par des extraterrestres, avait superbement renouvelé le genre en faisant de ces derniers des arbres pour le moins titanesques et qui, un beau matin, avaient débarqué en plusieurs points du globe tandis qu’au fil des années qui suivirent, eh bien, ces fameux arbres semblaient agir comme si l’humanité n’existait pas. Bref, une entrée en matière pour le moins audacieuse et plutôt intéressante surtout que, très rapidement, tandis que les arbres restaient un peu dans l’ombre malgré leur présence imposante, le scénariste mettait en avant tout un tas de protagonistes vivant à proximité de ces derniers, des hommes et des femmes aux sentiments bien humains – amour, volonté de survivre, soif de pouvoir – mais dont la vie, indéniablement, avait été bouleversée par l’arrivée de ces arbres… Bref, un premier album plutôt réussi et qui donnait bigrement envie de découvrir la suite. Malheureusement, malgré un enthousiasme initial, première mauvaise surprise : ce second volet de Trees ne s’intéressait, principalement, qu’a deux personnages principaux – le nouveau maire de New-York et une survivante de la station polaire du premier tome – alors que, pour rappel, le précédant avait mis l’axent sur une bonne demi-douzaine de personnages. Un petit choc, indéniable, et, il faut le reconnaitre, une légère déception surtout que ce n’est qu’a la toute fin de ce second volume que l’on entraperçoit une poignée de ces protagonistes manquants… Fort heureusement, malgré ce choix pour le moins singulier de mettre de coté une partie non négligeable du casting, le contenu narratif, lui, reste toujours aussi bon : ainsi, en alternant les deux lieux où ont lieu l’intrigue – New-York et une ile au large de l’Ecosse – le lecteur est très rapidement captiver par l’avancée du scénario et les quelques révélations et autres hypothèses distillées chichement par le sieur Ellis – un rapport entre ces arbres et les anciennes civilisations humaines ? Certes, les recherches scientifiques de Joanne Creasy sont bien plus passionnantes que les magouilles du nouveau maire de New York, mais bon, malgré cela, ces dernières ne sont pas non plus inintéressantes, ne serais-ce que pour voir comment peut se comporter l’homme dans un environnement post-apocalyptique. Pour ce qui est des dessins, si vous avez apprécier le style de Jason Howard, vous retrouvez donc avec plaisir des planches plutôt dynamiques et réussies dans l’ensemble – même s’il faut reconnaitre que certaines sont un peu en deçà – et ce n’est pas en raison de ces dernières que vous risquerez d’être déçus par un tome qui, ma foi, reste plutôt bon dans l’ensemble ; dommage tout de même qu’il y ait cette focalisation sur deux protagonistes uniquement et espérons que Warren Ellis remette un peu en avant les autres qui, sincèrement, m’auront bien manqués dans ce second tome de Trees…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver enfin la suite de l’une des séries de science fiction les plus originale de ces dernières années. Il faut dire que cette invasion de la Terre par des arbres géants sort franchement des sentiers battus et qu’il y a de quoi se poser bien des questions quand a leur présence…
- Quelques pistes intéressantes sont abordées dans les épisodes de ce second volume, principalement celle qui met en avant la présence des arbres et les lieux archéologiques de très anciennes civilisations.
- Toute la partie avec Joanne Creasy mérite le détour, surtout que c’est là où on en apprend le plus sur les arbres. De plus, c’est là aussi que l’on voit comment les gouvernements font tout pour dissimuler certains faits a la population – ce qui, mine de rien, peut se comprendre aisément au vu des arguments présentés.
- Jason Howard livre une fois de plus une prestation de bonne qualité et si vous êtes fan de l’artiste, alors, vous ne serez pas déçus dans l’ensemble.
- Dans l’ensemble, le rythme est plutôt lent, Warren Ellis souhaitant prendre son temps, mais bon, ce n’est pas désagréable et cela permet à l’auteur d’avancer petit a petit…
- Le design de la couverture est simple mais celle-ci n’en reste pas moins superbe !
 
Points Négatifs :
- On passe d’une demi-douzaine de protagonistes principaux a… deux ! Forcément, tout ce petit monde nous manque cruellement tout au long de ce second tome de Trees…
- Je ne vais par dire que toute la partie new-yorkaise est inintéressante, cela serait fortement exagéré, mais bon, si on doit la comparer avec celle se déroulant en Ecosse, disons qu’elle reste inférieure malgré quelques bonnes idées.
- Le rythme assez lent de ce comics peut déplaire a certains lecteurs qui trouveront que, mine de rien, il ne se passe pas grand-chose !
- Jason Howard livre une prestation de qualité dans l’ensemble, certes, cependant, il est un peu en deçà sur certaines planches…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 6 août 2014

Trees – En Pleine Ombre


Trees – En Pleine Ombre
 
Il y a 10 ans, le monde entier vit débarquer des arbres géants. Depuis, ils n'ont rien fait ni même communiqué. De temps à autre, cette intelligence extra-terrestre crache des sortes de déchets verdâtres qui, tels des acides, tuent tout ce qu'ils touchent. Depuis, certains mystères restent, mais la vie a repris son cours. Aux USA, Vince fait les efforts nécessaires pour devenir le maire de sa ville car il sait qu'à ce poste, et avec le monde tel qu'il est devenu, son pouvoir sur les forces de police sera crucial pour l'avenir. En Chine, Tian Chenglei, un étudiant en art, se rend à la cité de Shu, une zone culturelle spéciale où il compte peindre les paysages. Là-bas, il découvre un lieu bariolé de couleurs et certaines pratiques libertines. Au nord-ouest du Spitzberg, Marsh constate que de curieuses plantes noires parviennent à pousser sur la carlingue d'une des machines du centre d'expérimentation. Cela ne devrait pas être possible car un froid glacial règne et rien ne pousse. Seul un de ses arbres gigantesques s'y trouve, muet et inactif. Est-il vraiment dangereux ?
 

Trees – En Pleine Ombre
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Jason Howard
Encrage : Jason Howard
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Trees – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 février 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 16 octobre 2015
Nombre de pages : 192
 
Liste des épisodes
Trees 1-8
 
Mon avis :
 Pour le grand public, comics rime avec super-héros, or, si, effectivement, le genre superhéroique est bien entendu le plus représenté dans la bande dessinée nord-américaine, force est de constater que la chose est plutôt réductrice – un peu, finalement, comme si la BD européenne serait limitée à Tintin ou Blake et Mortimer. Ainsi, dans l’ombre des deux géants de l’industrie que sont Marvel et DC, il y a tout un tas d’éditeurs plus ou moins importants, comme, dans le cas présent, Image Comics, et qui nous propose, par le biais de scénaristes et de dessinateurs libre des contraintes des univers partagés et forcément limité des deux mastodontes, tout un tas d’œuvres de qualité et qui méritent franchement le détour. Bien entendu, les amateurs du genre savent tout cela et, par ailleurs, les quelques familiers de ce blog ont put voir, au fil du temps, mon enthousiasme vis-à-vis de certains titres comme, par exemple, Walking Dead qui est l’œuvre la plus connue du grand public mais aussi un certain Saga du duo Brian K. Vaughan et Fiona Staples et dont j’ai eu l’occasion de vous dire le plus grand bien… Et donc, parmi tous les titres de chez Images Comics, aujourd’hui, je vais vous parler d’un certain Trees. Tiré tout droit du cerveau on ne peut plus productif du sieur Warren Ellis, Trees est une œuvre pour le moins originale qui possède pourtant un postulat de départ qui l’est un peu moins : en effet, dans celui-ci, cela fait une décennie que des extraterrestres ont débarqué sur notre planète, sauf que, là où Trees se démarque nettement du genre, c’est que ces fameux aliens ne sont ni plus ni moins que des arbres gigantesques, pour ne pas dire colossaux (trees signifie arbre en anglais) et qui, depuis leur arrivé, ne sont pas rentrés en contact avec l’humanité, se contentant de rester a leur place, passifs, tandis que les humains, eux, voient leur écosystème et leur civilisation se modifier, petit a petit. Car oui, Trees n’est pas vraiment une œuvre de science-fiction typique où la Terre serait envahit par une quelconque civilisation Alien – même si a la base, c’est un peu le cas – mais davantage une œuvre écologique qui nous montre la survie de l’humanité face a un changement brutal de ses conditions de vie. En effet, au fil des pages et des nombreux protagonistes qui sont mis en avant, en plusieurs points du monde, ce que le lecteur découvre, au-delà du gigantisme de ses arbres pour le moins singuliers, c’est une humanité, ou du moins, une partie de celle-ci – les plus nantis ayant eu de toutes façons les moyens de déménager loin des envahisseurs – qui survie, tant bien que mal, a l’ombre d’une menace venue d’ailleurs. Cet état de fait, accessoirement, ressemble à bien des égards a ce que pourrait être l’avenir de notre espèce suite au réchauffement climatique et a la montée des eaux, d’où, comme je le disais, le coté écologique de la chose… pour ne pas dire tout bonnement que Trees est avant tout une œuvre d’anticipation… Cependant, les choses sont un peu plus complexes et au fil des pages et des diverses intrigues, on s’aperçoit que si contact il n’y a pas eu jusqu’à alors, les choses pourraient bien changer a terme… et pas forcément en bien pour les humains d’ailleurs. Humains qui une fois de plus, sont fidèles a eux-mêmes, en bien comme en mal : volonté de pouvoir, égoïsme, égocentrisme mais aussi amour, tels sont quelques sentiments qui transparaissent d’une œuvre décidément pas comme les autres, fort bien illustré par un Jason Howard au style pour le moins percutant et qui, ma foi, donne franchement envie de découvrir la suite !
 

Points Positifs
 :
- Voilà une œuvre qui commence ma foi fort bien : des extraterrestres débarquent sur Terre, ce sont des arbres gigantesques et depuis dix ans, ils ne sont absolument pas entrés en contact avec nous, faisant, en quelque sorte, comme si on n’existait pas – ce qui en fout un sacré coup a l’égo de l’humanité. Bien entendu, l’arrivée des arbres sur notre planète a changé bien des choses au sein de la civilisation humaine qui doit apprendre à vivre avec…
- Warren Ellis est diablement malin et en partant d’un postulat de départ à la fois original et souvent vu, il réussi à créer une œuvre d’anticipation où les modifications du climat et ce que cela entrainera pour l’humanité sont au cœur de l’intrigue. Trees, un comics écologique ? C’est un peu cela.
- L’on suit l’intrigue générale par le biais de diverses sous-intrigues et pas mal de personnages qui, ma foi, sont plutôt bien écrits et intéressants.
- Le style de Jason Howard est pour le moins particulier mais je trouve qu’il colle parfaitement bien à l’histoire ; c’est également le cas pour les couleurs, parfois vives, parfois sombres, mais qui apportent un petit plus non négligeable.
- Une belle palette de sentiments humains, bons comme mauvais, transparaissent de ces huit premiers épisodes.
 
Points Négatifs :
- Si j’ai particulièrement apprécié les dessins de Jason Howard, son style est tout de même particulier et risque d’en rebuter certains, ce qui, ma foi, est dommage, mais bon, comme on dit, les gouts et les couleurs…
- Il est évidant que Trees est le genre d’œuvre réservé a un certain public, plus littéraire peut-être et que pas mal de personnes pestent contre la place trop importante réservé aux dialogues, surtout lorsque ceux-ci n’ont pas grand-chose à voir avec les véritables enjeux en court – la aussi, les gouts et les couleurs…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 30 juillet 2014

Tago Mago


Tago Mago
 
Can
 
1 - Paperhouse (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 7:22
2 - Mushroom (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 4:04
3 - Oh Yeah (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 7:26
4 - Halleluhwah (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 18:32
5 - Aumgn (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 17:33
6 - Peking O (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 11:37
7 - Bring Me Coffee Or Tea (Czukay, Karoli, Liebezeit, Schmidt, Suzuki) 6:48
 

Tago Mago
Musicien : Can
Parution : 26 février 1971
Enregistré : novembre 1970 – février 1971
Durée : 73:22
Genre : Krautrock, Rock experimental, Rock Psychédélique, Rock progressif
Producteur : Can
Label : United Artists Records
 
Musiciens :
Holger Czukay : basse, enregistrement, montage
Michael Karoli : guitare
Jaki Liebezeit : batterie, contrebasse, piano
Irmin Schmidt : claviers, chant sur Aumgn
Damo Suzuki : chant
 
Mon avis :
 Cinquante ans après sa sortie et vingt-six ans après que j’en ai entendu parler pour la toute première fois, j’ai enfin eu l’occasion, cet été, de découvrir ce véritable chef d’œuvre du rock progressif qu’est Tago Mago et, par la même occasion, ce groupe allemand qui aura marqué le genre Krautrock comme Kraftwerk, je veux bien évidement parler de Can. Alors certes, une fois de plus, il m’aura fallut du temps, beaucoup de temps pour me plonger dans ce monument musical, mais bon, comme il est coutume de le dire : mieux vaut tard que jamais. Et, sincèrement, il aurait été dommage de passer a coté d’une telle merveille… Alors bien sur, j’ai parfaitement conscience que ce disque n’est pas fait pour tout le monde, que rares sont ceux qui, de nos jours, apprécieraient un tel opus complètement cintré par moments et véritable ode a l’expérimentation. Cependant, pour peu que vous soyez plus ou moins familiers du genre, pour peu que vous possédiez une petite expérience en la matière, pour peu que vous ayez un age certain (car mine de rien, ça aide), quelle claque allez vous ressentir en écoutant ce double-album et ses sept titres tous plus barrés et géniaux les uns que les autres ! Car oui, ces quatre allemands et ce chanteur nippon complètement allumé avaient fait fort avec Tago Mago, sommet incontestable de leur carrière selon les spécialistes, nous offrant un album inclassable ou presque, une espèce d’ovni musical rarement égalé, souvent copié et qui inspirera bien d’autres groupes par la suite, encore de nos jours. Alors, si vous ne connaissez pas encore Can et ce Tago Mago, ne perdez pas une seule seconde, il serait tout de même dommage de passer a coté d’un tel chef d’œuvre, car entre ces sept titres qui vont de la ballade psychédélique a la Pink Floyd a l’expérimentation la plus absolue, vous ne vous ennuierez pas une seule seconde ; la marque des très grands, indéniablement !
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands albums de tous les temps, en tous cas, pour ce qui est du rock progressif, et, curieusement, pas le plus connu en dehors des spécialistes bien sur. Ici, Can est au sommet de son art et livre un double opus sans faute, faisant preuve d’une maitrise totale et nous faisant atteindre des sommets musicaux rarement atteints dans le genre.
- Sept titres seulement, mais longs, très longs même pour certains et pas une seule fausse note. De plus, ceux-ci sont assez différents les uns des autres et entre une première partie plus calme et mélodique – enfin, plus ou moins – et une seconde où le groupe expérimente a tout va, l’amateur de Krautrock sera aux anges, rien que ça !
- Musicalement, c’est très bon, incontestablement, et les divers musiciens font preuve d’une maitrise impressionnante. Cependant, une petite mention a Jaki Liebezeit, batteur génial et qui nous tient en hypnose sur bien des titres.
- Une pochette singulière mais néanmoins culte.
 
Points Négatifs :
- Si je devais trouver un seul point faible a Tago Mago, c’est peut-être dut au genre en lui-même qui vaut que le coté expérimentation a tout va accouche parfois du sublime comme du grand n’importe quoi, et, quoi qu’on en dise, on n’y échappe pas ici…
 
Ma note : 9,5/10

jeudi 3 juillet 2014

In the Court of the Crimson King


In the Court of the Crimson King
 
King Crimson
 
1 - 21st Century Schizoid Man, incluant Mirrors (Fripp, McDonald, Lake, Giles, Sinfield) 7:20
2 - I Talk to the Wind (McDonald, Sinfield) 6:05
3 - Epitaph, incluant March for No Reason et Tomorrow and Tomorrow (Fripp, McDonald, Lake, Giles, Sinfield) 8:47
4 - Moonchild, incluant The Dream et The Illusion (Fripp, McDonald, Lake, Giles, Sinfield) 12:11
5 - The Court of the Crimson King, incluant The Return of the Fire Witch et The Dance of the Puppets (McDonald, Sinfield) 9:22
 

In the Court of the Crimson King
Musicien : King Crimson
Parution : 10 octobre 1969
Enregistré : Juin 1969 – Août 1969
Durée : 43:54
Genre : Rock Progressif
Producteur : King Crimson
Label : E.G., Island
 
Musiciens :
Robert Fripp : guitare
Ian McDonald : flûte, clarinette, vibraphone, claviers, mellotron, chœurs
Greg Lake : basse, chant
Michael Giles : batterie, percussions, chœurs
Peter Sinfield : textes et illumination
 
Mon avis : 
Autre temps, autre lieu, remontons plus deux décennies en arrière, a une époque où l’existence même de ce blog aurait été impossible et où mon principal loisir, alors, était d’écouter de la musique. Car oui, pendant une bonne partie des années 90, je m’étais constituer une collection non négligeable d’albums – entre 200 et 300, je ne me souviens plus du nombre exact – dont j’ai dut, quelques années plus tard, revendre une bonne partie afin de faire face à quelques aléas de la vie qui m’auront bien plomber une partie de mon existence ; mais bon, ce n’est ni le lieu ni le moment d’en parler. Mais pour en revenir à cette fameuse collection de CDs, car à l’époque, on ne téléchargeait pas, on achetait – avant des vinyles, puis des K7 avant de passer, donc, aux CDs – vu que l’on n’avait pas trop le choix non plus, bref, cette collection, débuté par ce que je peux appeler sans problèmes les classiques, d’abord les Beatles puis les Stones, Pink Floyd et surtout axée, musicalement, dans les décennies 60 et 70, en dehors de quelques exceptions notables, possédait des disques célèbres et que tout amateur de rock et de pop connait sur le bout des doigts, d’autres bien plus obscurs et même, je ne le nie pas, quelques étrangetés uniquement connues d’un petit nombre. Alors, forcément, dans cette vaste collection que je possédais alors, il y eut quelques ratés, ce qui, en soit, était presque normal : tout ne peux pas nous plaire. Mais pour parfaire cette collection, que j’ai acquise petit à petit au début, puis par paquet de dix albums quand l’envie m’en prenait, je m’aidais de la presse spécialisé, et plus particulièrement d’un hors-série de Rock & Folk, celui consacré aux 300 Disques Incontournables et qui me permis de découvrir, non seulement, de pures merveilles, mais également, de parfaire ma propre culture musicale. Mais, comme je vous le disais en préambule, c’était un autre temps, un autre lieu… Et donc, parmi ces merveilles que j’avais pu acquérir à l’époque, il y avait un curieux album, a la pochette pour le moins hideuse (pourquoi le nier, c’est le cas, et ce, même si elle est devenu mythique depuis), d’un groupe que je ne connaissais pas le moins du monde : King Crimson. Cet album, vous l’avez compris, c’est In the Court of the Crimson King dont le titre, a lui seul, est déjà tout un programme, comme la pochette, bien entendu, et surtout… son contenu. Mais procédons par ordre… Mon hors-série de Rock & Folk sous le coude et étant familiariser avec un certain  Robert Fripp que je connaissais pour ses collaborations avec Brian Eno, puis, sur Heroes, avec David Bowie, j’étais vraiment curieux de découvrir le potentiel d’un album dont j’avais entendu énormément de bien. Il faut dire qu’à l’époque, je fonctionnais de la sorte : un artiste ou un groupe me plaisait, cela me permettait d’en découvrir un autre, puis, suivant les collaborations ou affinités d’untel, j’en découvrais encore d’autres, encore et encore ce qui faisait qu’en partant, par exemple, de David Bowie, je pouvais arriver à King Crimson en passant par Brian Eno, les Roxy Music, les Talking Heads, John Cale, le Velvet Underground et Lou Reed. Mais bon, le temps passe, je parle, je parle, et je m’aperçois que je vous raconte surtout ma vie et que je n’ai toujours pas parlé de ce qui nous devrait intéresser principalement ici, la critique de ce In the Court of the Crimson King. Donc, après le choc graphique, car comment ne peut-il ne pas en être autrement au vu de la pochette de cet album (mais au moins, que l’on aime ou pas, non seulement, cela ne laisse pas indifférent, mais, qui plus est, cette fichue pochette est culte !), le choc musical, et ce, dès les premières secondes : encore aujourd’hui, après l’avoir écouter un nombre incalculable de fois, je ressens toujours les mêmes frissons à l’écoute de 21st Century Schizoid Man, véritable apocalypse que se déchaine, après quelques secondes, mélange de jazz et de hard-rock, sauvage mais irréprochablement maîtrisée, avec des breaks divins et la voie, totalement halluciné d’un Greg Lake en pilotage automatique. Ce titre, d’une rare violence pour l’époque, le plus connu du groupe, démarre donc l’album sur les chapeaux de roues et, second choc musical, l’absence de transition avec la deuxième chanson de l’album, I Talk To The Wind, curieuse ballade moyenâgeuse et mélancolique, aussi calme que 21st Century Schizoid Man était déchainé, fait que ce contraste, s’il peut perturber certains, n’en fonctionne pas moins superbement ; du moins, c’est mon ressenti. Curieusement, et alors que l’on pouvait s’attendre à des chansons un peu plus rentre-dedans (au vu du premier titre), force est de constater que In the Court of the Crimson King est surtout constitué de chansons qui tiennent plus de la balade que du hard rock. Vient ensuite Epitaph, aux paroles sombres et marqué par l’omniprésence du mellotron, superbe titre lui aussi, puis le tellement contesté Moonchild avec ses deux minutes de chanson a proprement parlé et ses… dix minutes d’improvisation minimaliste à la guitare, au vibraphone et aux percussions qui n’en finissent pas, qui n’en finissent pas… et qui en auront fait hurler plus d’un. Etrangement, j’ai de très bons souvenirs de cette chanson étant plus jeune, mais je l’avoue, désormais, c’est un peu plus difficile ! Et pour finir (car oui, il n’y avait que cinq titres sur cet album mais vu leurs durés, cela se comprend parfaitement), ma seconde chanson préféré du groupe : The Court of the Crimson King. Et après que l’on se soit quasiment endormis avec le fameux Moonchild (oh, allez, qui n’est jamais tombé dans les bras de Morphée en écoutant ce titre), le réveil est brutal avec un départ en fanfare, presque héroïque, de cette cour du roi cramoisie qui nous est décrite, là encore, dans une ambiance moyenâgeuse où se succèdent divers personnages pittoresques comme la reine noire et la sorcière de feu, où couplets se succèdent a des parties instrumentales avant que le prenne fin la chanson… ah bah non, en fait, pas tout à fait… autre instrumental, acceptable en 1969, juger par beaucoup ridicule en 2015… avant que la chanson ne reprenne encore une fois pour un dernier tour et une véritable fin qui clôt donc, plutôt en beauté, ce In the Court of the Crimson King. Depuis longtemps rentré dans la légende de la musique populaire occidentale de la fin du vingtième siècle, bien que peu connu du grand public, In the Court of the Crimson King, premier album d’un groupe, King Crimson, qui sera surtout marquer par le fait qu’en dehors de la présence continu de Robert Fripp, les autres musiciens changeront tout le temps, n’a bien évidement plus rien à prouver quand a sa place dans l’histoire de la musique. Bien évidemment, il est loin de faire l’unanimité, y compris parmi les fans du groupe, du fait de quelques faiblesses et imperfections ; de plus, il faut reconnaitre que si le temps qui passe, finalement, presque cinq décennies déjà, n’a pas encore tuer cet album, musicalement, il doit sonner un peu « bizarre » de nos jours, surtout pour les plus jeunes d’entre nous. Mais bon, personnellement, et même si celui-ci est loin d’être mon disque préférer (d’ailleurs, je dois reconnaitre que j’en avais garder un souvenir un peu enjolivé et que lorsque je me le suis acheter de nouveau il y a quelques semaines, deux ou trois petites choses mon gênées), je l’aime bien ce In the Court of the Crimson King, avec ses qualités et ses défauts, avec ses superbes chansons et ses autres un peu moins réussies… et puis, oh, une pochette comme ça, cela vous pose un album, non ?
 

Points Positifs
 :
- Premier album de King Crimson, In the Court of the Crimson King est tout simplement leur meilleur opus, un truc énorme pour ne pas dire magistral et qui, bien évidement, est également un des plus grands albums de l’histoire de la musique populaire de la fin du vingtième siècle.
- 21st Century Schizoid Man : sans nul doute la chanson la plus connue du groupe et, probablement la meilleure. Un truc apocalyptique avec un Greg Lake hors de contrôle et qui fonctionne toujours autant près de cinq décennies après sa sortie.
- The Court of the Crimson King, formidable titre aux allures moyenâgeuse et qui conclut magistralement cet album.
- I Talk to the Wind et, bien entendu, Epitaph, deux superbes ballades qui méritent le détour.
- Sans nul doute un des plus grands disques de rock progressif si ce n’est le plus grand album du genre.
- Une pochette bien évidement culte et qui est entrée depuis des lustres dans l’histoire du rock.
 
Points Négatifs :
- Moonchild débute plutôt bien, puis, au bout de deux minutes, c’est parti pour une improvisation de guitare sans grand souffle qui s’étale pendant… dix longues minutes ! Franchement, qui ne s’est jamais endormi en écoutant cette chanson !?
- Aussi bon soit cet album, il faut reconnaitre qu’il est très difficile d’accès pour les jeunes générations qui resteront pour le moins perplexe devant ce monument du rock progressif.
 
Ma note : 9/10