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mardi 13 juillet 2021

Le Gant de l’Infini


Le Gant de l’Infini
 
Un soir comme tant d’autres, le Docteur Strange se repose dans son manoir. Brusquement, du bruit se fait entendre dans son bureau. Il s’y précipite et voit le Surfeur d’Argent en bien mauvais état. Ce dernier prévient le magicien qu’une terrible menace s’approche inexorablement de la Terre : Thanos. Le terrible Titan a été ressuscité par sa bien aimée, la Mort. Elle l’a chargé de remodeler l’univers et lui a octroyé des pouvoirs plus puissants. Thanos s’est même emparé du Gant de l’infini et de ses six joyaux. Désormais, il a l’équivalent des pouvoirs d’un Dieu. Le Titan essaie par tous les moyens d’impressionner la Mort mais même s’il bâtit un gigantesque temple, il n’obtient que le mépris de la part de sa bien aimée. Sur Terre, les catastrophes naturelles se multiplient et de nombreuses personnes disparaissent sans explication. Captain America et les autres super héros font ce qu’ils peuvent devant de tels désastres. Le Docteur Strange rallie quant à lui Adam Warlock qui réapparaît mystérieusement. Ce dernier annonce avoir les moyens de vaincre Thanos et le nihilisme qu’il répand…
 

Le Gant de l’Infini
Scénario : Jim Starlin
Dessins : George Perez, Ron Lim
Encrage : Tom Christopher, Josef Rubinstein, Bruce N. Solotoff
Couleurs : Mah Scheele, Ian Laughlin, Evelyn Stain
Couverture : George Perez
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Infinity Gauntlet
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 décembre 1991
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 11 janvier 2012
Nombre de pages : 256

Liste des épisodes
The Infinity Gauntlet
 
Mon avis :
 Indéniablement, l’un des comics qui me marqua le plus au temps désormais lointain de la fin de mon adolescence fut La Quête de Thanos, œuvre magistrale du grand Jim Starlin et dont je vous ai parlé sur ce blog il y a de cela quelques jours. Dans celle-ci, Thanos, donc, revenu d’entre les morts (chose commune dans les comics, ne vous inquiétez pas), afin de gagner le cœur de sa bien aimée, la Mort, se mettait en tête de devenir son égal et, pour cela, s’emparait, un par un, des six Gemmes de l’Infini, ce qui lui donna tout simplement les pouvoirs d’un dieu et fit de lui l’être le plus puissant de l’Univers. Véritable petit bijou dont je ne me suis jamais lasser, La Quête de Thanos n’était en fait que le prologue d’en event monstrueux et devenu légendaire depuis sa parution : Le Gant de l’Infini. Curieusement, ou pas, jusqu’à hier, je n’avais jamais eu l’opportunité de lire celui-ci, ainsi, vous pouvez imaginez mon impatience et ma joie de, enfin, pouvoir découvrir cet event, culte pour les amateurs de sagas cosmiques made in Marvel, et, ma foi… disons que je n’ai absolument pas été déçu, bien au contraire. Evidement, il ne faut pas se leurrer, Le Gant de l’Infini accuse son age, et ce, principalement pour sa colorisation, beaucoup trop criarde au vu des standards actuels. De même, les dialogues, franchement pompeux, sont typiques de ce qui se faisait alors, même si, de ce coté là, mon age et l’habitude de la chose fait que cela ne m’a pas trop gêné… mais pour le reste, c’est du très bon, quasiment a tous les niveaux. Car la grande force de Jim Starlin, indéniablement, c’est qu’en partant d’un synopsis de départ un peu osé et en accouchant d’un scénario auquel on comprend tout de suite que tout reviendra a la normale a la fin – vu le nombre de super-héros qui se font massacrés, on n’y croit pas une seule seconde – il réussit a sublimer le tout et a tenir en haleine le lecteur qui en prend plein la vue avec un conflit cosmique dont la grande question n’est pas de savoir si oui ou non, Thanos va perdre (ça, on a compris qu’il échouera) mais comment la chose va arriver… ce qui survint qu’avec un final étonnant, après que Thanos ait dégommer la quasi intégralité de l’univers Marvel, super-héros et entités cosmiques, où les plans d’Adam Warlock, personnage oh combien ambigu, sont enfin révélés dans leur intégralités. A la fois simple et compliquer, scénaristiquement parlant, servi par deux dessinateurs fort talentueux, George Perez et Ron Lim, possédant certes quelques défauts mais sans que ces derniers viennent ternir la qualité générale de l’ensemble, Le Gant de l’Infini est bel et bien un event majeur, sans nul doute le plus réussi dans le genre cosmique chez Marvel, ce qui, ma foi, veut tout dire…
 

Points Positifs
 :
- Avec le personnage de Thanos, les Joyaux de l’Infini et Adam Warlock, Jim Starlin a tout bonnement créer le summum du crosover cosmique chez Marvel ; Le Gant de l’Infini est un truc tout bonnement énorme, possédant un casting incroyable et captivant au possible, et ce, malgré un coté grandiloquent assumé.
- Le personnage de Thanos, sans nul doute l’un des super-vilains les plus réussis de Marvel – franchement, seul Magneto fait mieux – et qui, dans le cas présent, finit par devenir touchant, malgré tous ses immenses pouvoirs, la femme qu’il aime, la Mort, rejetant sans cesse ses avances – et tous les amoureux transis ou qui l’on été a un moment donné de leur vie comprendront le titan…
- Tout cela n’est-il qu’un prétexte qu’a un méga-affrontement entre super-héros et Thanos ? Oui et non car en fait, les choses sont bien plus complexes que cela, surtout que les premiers ne servent que de chair à canon, Adam Warlock tirant les ficelles de tout cela…
- Coté dessins, il n’y a rien à redire puisque George Perez et Ron Lim, surtout le premier, font un travail remarquable.
- Evidement que ce coté fin du monde, tous ces personnages qui meurent, on n’y croit pas une seconde et on comprend tout de suite que les choses reviendront a la normale a la fin de l’histoire, cependant, là où Starlin excelle, c’est de nous captiver malgré tout avec une histoire fort réussie.
- Le plaisir de voir Méphisto, personnage un peu tombé en désuétude chez Marvel, jouer a un double-jeu plus que dangereux.
- Une fin plutôt touchante quand au devenir des deux antagonistes principaux, Thanos et Warlock.   
 
Points Négatifs :
- Il est évidant que pour ce qui est de la colorisation, Le Gant de l’Infini accuse énormément son age, celle-ci étant beaucoup trop criarde. De plus, nous avons droit à une autre tare traditionnelle de l’époque, les erreurs de colorisation, souvent ridicules d’ailleurs…
- Les dialogues, eux aussi, sont d’époque, ce qui fait que ceux-ci soient un peu trop pompeux par moments.
- Ron Lim est un bon dessinateur, je ne le nie pas, mais quel dommage que George Perez ait abandonné le projet en court de route.
- Adam Warlock fait un peu trop office de Deus ex Machina tout de même.
 
Ma note : 8/10

lundi 12 juillet 2021

Computer World


Computer World
 
Kraftwerk
 
1 - Computer World (Ralf Hütter, Florian Schneider, Emil Schult, Karl Bartos) 5:05
2 - Pocket Calculator (Ralf Hütter, Emil Schult, Karl Bartos) 4:55
3 - Numbers (Ralf Hütter, Florian Schneider, Karl Bartos) 3:19
4 - Computer World 2 (Ralf Hütter, Florian Schneider, Karl Bartos) 3:21
5 - Computer Love (Ralf Hütter, Emil Schult, Karl Bartos) 7:15
6 - Home Computer (Ralf Hütter, Florian Schneider, Karl Bartos) 6:17
7 - It's More Fun to Compute (Ralf Hütter, Florian Schneider, Karl Bartos) 4:13
 

Computer World
Musicien : Kraftwerk
Parution : 11 mai 1981
Enregistré : 1979 – 1981
Durée : 34:21
Genre : Electronique, Pop
Producteur : Ralf Hütter, Florian Schneider
Label : Kling Klang
 
Musiciens :
Ralf Hütter : effets eléctroniques, synthétiseurs, mixage, orchestration, claviers, chant
Florian Schneider : effets eléctroniques, mixage, synthétiseurs
Karl Bartos : percussion électronique
Emil Schult : percussion électronique
 
Mon avis :
 Trois ans après leur chef d’œuvre absolu que fut The Man-Machine, les allemands de Kraftwerk refirent parler d’eux avec ce Computer World, album moins marquant que son prédécesseur, certes, mais qui n’en reste pas moins d’excellente facture, au point même qu’on peut le qualifier sans problème, la aussi, de pure merveille de la musique électronique voir tout court en général. Car oui, malgré cette jaquette pour le moins particulière avec les visages des quatre membres du groupe matérialisés dans l’écran d’un ordinateur du début des années 80 – mine de rien, qu’est ce qu’ils étaient moches a l’époque – d’entrée de jeu, dès le premier titre, l’amateur du groupe sait qu’il aura a faire a un grand album de Kraftwerk avec ce Computer World, la chanson pas l’album, premier grand moment de cet opus. Ainsi, on retrouve ce coté électro-pop toujours aussi plaisant, cette voix de Ralf Hütter dématérialisée et qui sonne moins robotique que dans The Man-Machine (mais de peu), ces bruitages particuliers, ces effets sonores travaillés et, bien entendu, cette ligne mélodique toujours aussi imparable ; oui, et certains l’oublient bien trop rapidement, si Kraftwerk fut le groupe le plus samplé et copié de l’histoire de la musique, ce ne fut pas tout à fait par hasard…Pocket Calculator suit, dans la même veine que Computer World, tout aussi bon, puis arrive un autre gros morceau de cet opus, Numbers, titre que l’on peut qualifier sans problème d’ancêtre de la Techno, genre qui connaitra un succès monstrueux… une décennie plus tard ! Quand je vous disais que Kraftwerk furent les précurseurs de bien des choses… Mais ce n’était pas finit, fort heureusement, car dans cet album où ordinateurs et calculatrices ont prit la place de l’Homme, il restait une dernière merveille, un certain Computer Love, véritable réussite pop a la mélodie imparable et qui, accessoirement, inspira bien d’autres groupes par la suite – qui a dit Coldplay ? Bref, vous l’avez compris, sans atteindre l’excellence absolue de The Man-Machine, avec Computer World, Kraftwerk, groupe inventif, génial et terriblement doué, entrait de plein pied dans une nouvelle décennie, donnant le ton de ce que sera la musique populaire des deux décennies suivantes. La suite, malheureusement, ne fut plus jamais aussi bonne pour nos amis d’outre-Rhin, malgré quelques belles réalisations de temps en temps, mais bon, pour sa place dans l’histoire de la musique, pour son innovation permanente, pour son indéniable talent, si vous aimez la musique, alors, vous ne pouvez pas passer a coté de Kraftwerk, groupe précurseur s’il en est et qui inspira bien des vocations… et, bien entendu, parmi leurs meilleurs albums, ce Computer World trône indéniablement en fort bonne place !
 

Points Positifs
 :
- Le dernier grand album de Kraftwerk, certes, mais quel album ! Cohérant, précurseur musicalement parlant, mélodies imparables et expérimentations innovantes sont la marque de fabrique de cet opus qui mérite plus que le détour !
- Computer World, Pocket Calculator, Numbers et Computer Love sont les titres les plus marquants de cet album, de véritables petites merveilles comme ce groupe savait nous en offrir.
- Computer Love pour son coté pop, Numbers pour être l’ancêtre de la Techno.
- Ce coté détaché et dématérialisé du chant de Ralf Hütter.
 
Points Négatifs :
- Il n’est jamais facile pour un groupe de faire aussi bien après un chef d’œuvre, du coup, Computer World souffre un peu de la comparaison avec l’exceptionnel The Man-Machine, ce qui est injuste, bien entendu, mais terriblement humain.
- Une fois passé Computer Love, je ne dit pas que la suite est mauvaise mais bon, il y a comme un très léger essoufflement avec deux titres moins marquants que les autres.
- Pas vraiment fan de la jaquette : on a déjà connu le groupe plus inspirer… même s’il faut reconnaitre que celles des albums suivants seront vraiment moches, ce qui n’est pas le cas ici.
 
Ma note : 8,5/10

Relic


Relic
 
Lorsqu’Edna, la matriarche et veuve de la famille, disparaît, sa fille Kay et sa petite-fille Sam se rendent dans leur maison familiale isolée pour la retrouver. Peu après le retour d’Edna, et alors que son comportement devient de plus en plus instable et troublant, les deux femmes commencent à sentir une présence insidieuse dans la maison. Edna refuse de dire où elle était, mais le sait-elle vraiment…
 

Relic
Réalisation : Natalie Erika James
Scénario : Christian White, Natalie Erika James
Musique : Brian Reitzell
Production : Screen Australia, Film Victoria, Nine Stories Productions
Genre : Horreur
Titre en vo : Relic
Pays d’origine : Australie, États-Unis
Parution : 03 juillet 2020
Langue d'origine : anglais
Durée : 89 min

Casting :
Emily Mortimer : Kay
Robyn Nevin : Edna
Bella Heathcote : Sam
Chris Bunton : Jamie
Jeremy Stanford : Alex
Chris Bunton : Jamie
Christina O'Neill : Grace
Catherine Glavicic : Dr Stanley
Steve Rodgers : le Connétable Mike Adler
John Browning : l'homme de la maison de retraite
Robin Northover : le vieil homme
 
Mon avis :
 C’est un constat que je me suis fait depuis quelques années déjà et, ma foi, Relic, film australien paru en 2020 – année des débuts du Covid-19, comme chacun sait – aura confirmé à merveille ce que je me dis depuis longtemps, c’est-à-dire que, plus aucun film d’horreur ne trouve grâce à mes yeux… Bien entendu, ici, je n’aborde pas les cas de ces véritables merveilles du septième art que peuvent être des films comme Poltergeist, L’Exorciste, ou Massacre à la Tronçonneuse, là où j’éprouve un dégout – oui, c’est le terme qui convient – pour le genre horrifique, c’est pour ce qui est des œuvres plus récentes, tous ces films sortis sur les écrans depuis, grosso modo, une bonne dizaine d’années et donc aucun, mais alors aucun, ne trouve grâce à mes yeux… Un peu comme si les effets spéciaux ayant pris le pas sur le coté artisanal de la chose, l’horreur étant devenu un genre convenu, sans surprises, maussade et sans véritable tête d’affiche digne de ce nom capable de relever un style de cinéma devenu, selon moi, moribond… Et donc, comme je vous le disais, Relic confirme à merveille mes dires, mes impressions sur la décrépitude du genre horrifique sur grand écran et, après visionnage de la chose, j’en suis venu à me demander, sérieusement, comment ce film a put trouver grâce aux yeux de certains !? Synopsis peu accrocheur, acteurs ou, plutôt, actrices peu inspirées et qui ne sont venues que pour prendre leur salaire car il faut bien vivre, effets spéciaux de qualité, certes, mais faut-il rappeler que nous sommes en 2021 et que ce n’est pas un exploit, bien au contraire, scénario indigeste et peu compréhensible, manque d’explications claires, événements qui surviennent sans que l’on sache bien pourquoi et un final risible pour ne pas dire ridicule, histoire de finir en beauté ! Alors bien sur, certains me diront que Relic est un film sympathique sur le naufrage de la vieillesse et je leur rétorquerais qu’il y avait mille manières de mieux traiter la thématique. De même, oui, j’ai compris que cette maison labyrinthique représentait l’esprit de plus en plus tortueux de la vieille femme, pauvre métaphore qui aurait put fonctionner si encore le scénario tenait la route, ce qui, visiblement, n’était pas le cas ici. Bref, Relic et moi, ce ne fut pas une belle histoire d’amour, bien au contraire, quand au fait que je retente l’expérience d’un film d’horreur moderne, je ne suis pas prêt de commettre une telle folie !
 

Points Positifs
 :
- La première moitié du film, grosso modo, se laisse regarder et n’est pas inintéressante. On se doute bien qu’il y a des éléments fantastiques à venir mais c’est surtout la décrépitude de cette vieille dame qui est mise en avant et il est difficile, effectivement, de ne pas éprouver une certaine sympathie pour cette dernière…
- La maison labyrinthique représente l’esprit de plus en plus tortueux de la vieille femme. Métaphore plus ou moins intelligente, il faut le reconnaitre.
- Des effets spéciaux de qualité, mais bon, Relic date de 2020 et c’est tout de même la moindre des choses !

Points Négatifs :
- Si la première partie du film se laisse regarder, la suite est nettement plus problématique et on tombe tout simplement dans le grand guignolesque avec la mère et sa fille qui, perdues dans cette inquiétante demeure labyrinthique, sont poursuivies par une vieille en pilotage automatique qui veut leur faire la peau.
- Un final tout simplement ridicule, grotesque, pathétique…
- N’attendez aucune explication avec Relic : celles-ci brillent particulièrement par leur absence. Certes, on peut comprendre qu’une œuvre garde en elle une part de mystère mais ici, les scénaristes ont fait fort et les événements se succèdent sans que le spectateur y comprenne grand-chose.
- Des protagonistes absolument pas charismatiques et dont on se moque allègrement de leur sort.
- L’exemple parfait que les films d’horreur récents ne sont franchement pas terribles et que ce genre qui nous offrit jadis de belles réussites et en totale décrépitude…

Ma note : 3,5/10

dimanche 11 juillet 2021

Désobéissance


Désobéissance
 
En partant vivre à Manhattan pour devenir photographe, Ronit Krushka a pris ses distances avec la communauté juive orthodoxe londonienne dans laquelle elle a grandi. Mais quand elle apprend la mort de son père, rabbin, elle décide de rentrer chez elle pour assister aux obsèques. Ronit doit affronter l’hostilité des membres de sa communauté à l’exception de son ami d’enfance Dovid, qui semble heureux de la revoir. Mais elle est surtout bouleversée d’apprendre qu’Esti, dont elle était autrefois secrètement amoureuse, est devenue l’épouse de Dovid. Les retrouvailles entre les deux femmes font renaître une passion qui ne s’est jamais vraiment éteinte…
 

Désobéissance
Réalisation : Sebastián Lelio
Scénario : Sebastián Lelio, Rebecca Lenkiewicz, Naomi Alderman (Roman)
Musique : Matthew Herbert
Production : Braven Films, Element Pictures
Genre : Drame
Titre en vo : Disobedience
Pays d’origine : États-Unis, Royaume-Uni, Irlande
Parution : 27 avril 2018
Langue d'origine : anglais
Durée : 114 min

Casting :
Rachel McAdams : Esti Kuperman
Rachel Weisz : Ronit Krushka
Alessandro Nivola : Rabbi Dovid Kuperman
Anton Lesser : Rav Krushka
Bernice Stegers : tante Fruma
Allan Corduner : oncle Moshe
Nicholas Woodeson : Rabbi Goldfarb
Liza Sadovy : Rebbetzin Goldfarb
Clara Francis : Hinda
Mark Stobbart : Lev
Caroline Gruber : Hannah Shapiro
Alexis Zegerman : Riuka
 
Mon avis :
 Ici, les choses auraient put mal tourner dès le départ puisque, quand on nous présente un long métrage comme étant une « romance lesbienne dans un milieu traditionnaliste », il est difficile de ne pas éprouver une méfiance certaine à l’égard d’une œuvre que l’on soupçonne, en plus d’être dans l’air du temps – et encore, ce n’est pas le plus gros problème, loin de là – d’être surtout trop conventionnelle pour être honnête… En effet, a présent que les gays sont plutôt acceptés dans les sociétés occidentales – et je dis bien occidentales – il devient de plus en plus difficile de nous pondre un film où ces derniers, hommes ou femmes, seraient mal vus de leurs familles sans tomber dans une certaine caricature – et puis, cela a déjà été fait tant de fois – du coup, attaquons nous à un milieu qui résiste encore et toujours, celui de la religion. Cible évidente, s’il en est, il faut le reconnaitre, sauf que, là aussi, finalement, on reste en terrain familier quand on y pense puisque nous avons affaire, une fois de plus, au cas du pauvre homo ou de la pauvre lesbienne qui doit subir les pressions familiales, de sa communauté, etc. Cependant, ce manque d’originalité flagrant n’empêche pas qu’on a affaire à un bon film et, dans le cas présent, force est de constater que ce Désobéissance est loin d’être mauvais, loin de là… Ainsi, le postulat de départ de ce film est loin d’être inintéressant puisqu’il aborde certes le cas de l’amour entre deux femmes dans le milieu orthodoxe juif – connu, comme chacun sait, pour sa grande ouverture comme peut l’être tout milieu religieux traditionnaliste – mais aussi, et cela est peut-être moins visible de prime abord, celui de la liberté individuelle : ainsi, il y la fille du rabbin qui choisis de quitter les siens et de vivre sa vie loin des contraintes de sa communauté, il y a son ancienne amante qui, elle, étant rester, a renoncer a ce qu’elle est vraiment afin d’être en conformité avec ce que l’on attendait d’elle, et puis, quelque part, il y le troisième membre de ce trio insolite, ce futur rabbin qui, lui aussi, doit faire un choix, celui de rendre la liberté a sa femme et rendre heureuse cette dernière ou bien, rester ferme dans ses convictions imposées par sa communauté. Le résultat, au final, est plutôt étonnant et il apparait que ce Désobéissance est moins inintéressant qu’on aurait put le penser de prime abord même si, il faut le reconnaitre, tout cela reste trop conventionnel dans son traitement et que ce pseudo happy-end ne vient pas arranger les choses. Mais bon, quand on n’attend pas grand-chose d’un film et que, finalement, celui-ci réussit à nous surprendre positivement, ma foi, pourquoi cracher dans la soupe !?
 

Points Positifs
 :
- Malgré son coté conventionnel et prévisible, Désobéissance reste un bon film, plutôt agréable à regarder et qui est, au demeurant, moins manichéen qu’on aurait put le penser de prime abord. Les sentiments des protagonistes sont plutôt bien traités, ces derniers ne sont pas les simples coquilles vides habituelles et le spectateur et même surpris par certaines tournures scénaristiques.
- Pour ce qui est des acteurs, le trio principal, composé de Rachel McAdams, de Rachel Weisz et d’Alessandro Nivola est plutôt bon.
- Davantage qu’un simple film lesbien, Désobéissance est davantage une œuvre sur le poids de la communauté, la problématique des conventions sociales et sur la possibilité, ou pas, d’avoir droit au choix et, donc, à la liberté, quelle qu’elle soit…

Points Négatifs :
- Sans grande surprise, nous avons tout de même affaire à une œuvre trop conventionnelle dans son traitement et à quelques personnages caricaturaux, mais bon, fallait-il attendre autre chose d’un film avec des lesbiennes au sein de la communauté juive orthodoxe !?
- Un pseudo happy-end qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe même s’il a pour lui le fait de surprendre le spectateur.
- Je ne suis pas un grand fan des scènes de sexe en règle générale et celle que l’on a ici, entre les deux actrices principales, va un peu trop loin et n’apporte strictement rien à l’intrigue si ce n’est son petit coté voyeur…

Ma note : 7/10

La Saga de Vam


La Saga de Vam
 
Ormagh le plus puissant des Naarts s'ennuie fermement depuis des siècles et ne cesse de tancer les autres dieux. Pil le Bouffon, dieu difforme et bossu, lui propose alors divers jeux mais ceux-ci se révèlent être les mêmes depuis des années, cependant, une idée lui vient à l'esprit : « Connaissez-vous le jeu du chat et de la souris ? » Dans le rôle du chat, Ormagh, bien entendu, dans celui de la souris, un humain, mortel, un certain Vam. Ormagh, le roi des dieux, se prend alors au jeu et le pauvre Vam, entrainé par des forces qui le dépassent, finit par être amener sur une île bien intrigante où se trouve la légendaire Forteresse Bleue…
 

La Saga de Vam
Scénario : Vladimir Colin
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Igor Kordey
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 10 janvier 1988
Nombre de pages : 140
 
Mon avis :
 Ce n’est pas vraiment une surprise pour celles et ceux qui, éventuellement, suivraient ce blog depuis ses débuts, mais bon, je pense qu’il n’est pas inutile de rappeler que cela fait fort longtemps que j’éprouve un certain attrait pour le style oh combien original du sieur Igor Kordey… Ayant fait sa connaissance par le biais de certains épisodes du New X-Men de Grant Morrison, ce fut surtout, quelques années plus tard, que j’ai put redécouvrir l’artiste croate grâce à cette longue et interminable saga qu’est L’Histoire Secrète. Je ne vais pas vous mentir, au début, je n’étais pas vraiment fan du style plutôt brouillon – à mes yeux – de Kordey, cependant, au fil des années, de l’évolution de ce dernier, du parallèle de celui-ci avec le grand Richard Corben et pas mal d’autres sagas, je suis devenu, incontestablement, un grand amateur d’Igor Kordey, ce, au point même que, désormais, je suis en quête du moindre de ses travaux… Et c’est donc ainsi que je suis tombé sur La Saga de Vam, trilogie – ici présentée en intégrale – plutôt ancienne puisque datant de 1988 et qui nous présente un Kordey alors bien plus jeune mais dont le style est déjà fortement marquer, ce, pour le plaisir des fans du croate. Tirer d’un roman de science-fiction roumain – eh oui – écrit par un certain Vladimir Colin, La Saga de Vam est, indéniablement, une œuvre bien singulière : traitant de dieux qui vont parmi les hommes, comme dans nos bons vieux mythes, du destin d’un mortel puis de sa lignée qui se dresse contre eux, cette saga est avant toute chose destinée aux vieux amateurs de mythologies qui trouveront ici bien des références qui leur sont familières, ces divers dieux étant, finalement, inspirés par diverses divinités de multiples panthéons. Par ennui, par jeu, les dieux s’en prennent à un simple humain, Vam, s’en savoir que cela finira par entrainer leur chute et, ma foi, l’intrigue, malgré quelques faiblesses et pas mal de raccourcis, n’en reste pas moins plutôt captivante, pour peu, bien entendu, que l’on apprécie le genre… Car oui, La Saga de Vam n’est pas destiné à un large public, il faut le reconnaitre : accusant fortement son âge, celle-ci risque de laisser de marbre les fans de BD plus jeunes qui seront forcément rebutés par cette BD bien bavarde, de plus, même parmi les vieux de la vieille qui ont connu les heures de gloire des productions des Humanoïdes Associés, c’est-à-dire, les années 80, il est évidant que cette trilogie, spéciale dans sa conception et vraiment typé pour un certain public, ne fera pas consensus. Bref, La Saga de Vam n’est pas une BD qui plaira à tout le monde et son coté vieillot ne l’aidera pas, cependant, si vous êtes fan du genre, nul doute que vous pourrez y trouver un certain plaisir… Et puis, bien entendu, il y a la partie graphique, d’Igor Kordey, reconnaissable entre mille et tout bonnement excellente – en tout cas, nettement plus aboutie que dans New X-Men ou les premiers volumes de L’Histoire Secrète – et, franchement, rien que pour celle-ci, je pense ne pas me tromper en affirmant que le jeu en vaut nettement la chandelle !
 

Points Positifs
 :
- Une œuvre plutôt atypique, qui accuse bien entendu son âge mais qui n’en reste pas moins une bonne réussite avec sa cosmologie divine qui ravira les amateurs de mythes, cet humain, Van, et sa lignée, qui se dressera contre ces fameux dieux insouciants et cruels, sans oublié ce coté grandiloquent et épique, presque Homérique dans son traitement, et qui nous donne l’impression d’avoir affaire à un véritable mythe de l’histoire humaine…
- Pour ce qui est de la partie graphique, c’est un pur régal et il faut reconnaitre que le sieur Igor Kordey, alors bien jeune, possédait déjà une maitrise du crayon plutôt impressionnante et que son style était déjà bien marqué. Bref, si vous êtes fans du dessinateur croate, La Saga de Van est tout simplement indispensable !
- Amateurs de mythes, de divinités, de légendes, La Saga de Van est, indéniablement, faite pour vous !
- Les plus anciens, celles et ceux de ma génération, retrouveront avec plaisir une BD qui leur rappellera les grandes sagas parus chez Les Humanoïdes Associés dans les années 80, un genre, finalement, tombé en désuétude depuis longtemps, ce qui est dommage…

Points Négatifs :
- On ne peut pas passer sous silence le fait que cette BD accuse fortement son âge et qu’elle ne pourra, éventuellement, que plaire à des lecteurs plus agés qui ne seront pas déstabilisé par ce style un peu vieillot et cette narration franchement bavarde. Bref, les plus jeunes, plus habitués a des séries interminables et aux scénarios basiques passeront tranquillement leur chemin.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
- Quelques incohérences et pas mal de raccourcis viennent, malheureusement, gâcher le plaisir de la lecture par moments.

Ma note : 7,5/10

samedi 10 juillet 2021

Ajin – Tome 11


Ajin – Tome 11
 
Il y a 17 ans de cela, des Ajin furent découverts sur Terre. C'est lors d'une mission militaire en Afrique que des soldats américains sont tombés en face d'un de ces immortels à l'apparence humaine. Depuis, les autorités ont dénombré 46 Ajin dans le monde, dont 2 au Japon. Ces êtres auraient la capacité d'immobiliser leurs adversaires en criant, et toute personne capable d'en trouver un sera récompensée. Le camp de Kei Nagai a subi de lourdes pertes suite à l’échec de l’opération menée contre Sato dans les locaux de Forge Sécurité. Le jeune immortel promet pourtant à Nakano, Tosaki et Shimomura de vaincre le leader terroriste. Sato interrompt sa série d’assassinats, « deuxième vague » de ses actes de terreur, et lance les préparatifs de la troisième, qui vise le contrôle de la nation. Kei, l’ayant deviné, s’apprête à intervenir sans plan précis, sans armes et sans renforts…
 

Ajin – Tome 11
Scénariste : Gamon Sakurai
Dessinateur : Gamon Sakurai
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action, Seinen
Titre en vo : Ajin vol.11
Parution en vo : 07 septembre 2017
Parution en vf : 18 avril 2018
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 194
 
Mon avis :
 Si, au fil des volumes, Ajin, manga oh combien jouissif du sieur Gamon Sakurai avait sut atteindre des niveaux d’intensité franchement épatants, il est évidant que, le tournant du dixième volume semble avoir annoncé un petit coup d’arrêt a une intrigue qui, jusque là, flirtait par moments avec le sans fautes. Car bon, comment dire… sans que l’on puisse dire que ce manga soit devenu mauvais du jour au lendemain, il est clair que cela fait deux volumes que l’intrigue a perdu de sa superbe et que si tous nos espoirs ne sont pas perdus, loin de là, il est clair que la suite a intérêt à être a la hauteur, sinon, la déception pourrait rapidement poindre le bout de son nez. Ainsi, prenons donc ce onzième volume de la saga et que pouvons-nous en retenir ? Que Sato est toujours aussi diabolique et possède un don indéniable pour nous pondre des plans auquel personne ne s’attendait ? Certes, c’est un fait mais ce n’est pas nouveau. Que son ancien comparse, Tanaka, semble vouloir changer de camp ? Cela ne surprendra que les moins attentifs et, d’ailleurs, c’est plutôt une bonne chose vu que ce personnage est assez intéressant. Que Tosaki ne met plus de gants pour régler le problème posé par Sokabe ? En effet, et, par ailleurs, vu que ce dernier est tellement détestable, c’est une sacrée bonne nouvelle ! Et le reste ? Hein, quel reste vu qu’il ne s’est pas passé grand-chose dans ce onzième tome ? Hum, il va falloir que Gamon Sakurai se réveille car au vu de la tournure prise par les événements, il ne faudrait pas qu’une œuvre aussi jouissive que Ajin finisse dans le rayon des déceptions…
 

Points Positifs
 :
- Un Sato qui tient quasiment a lui tout seul tout l’intérêt d’une intrigue que l’on a déjà connu plus passionnante. Il faut dire que même si ce n’est pas nouveau, ses plans sont toujours aussi diaboliques et la manière dont il pénètre dans la base aérienne est plutôt bien trouvée.
- L’évolution d’un personnage comme Tanaka qui est bien parti pour basculer dans le camp des gentils.
- Tosaki qui poignarde a mort ce sale rat de Sokabe. Depuis le temps que ce dernier m’agaçait…
- Pour ce qui est des dessins, Gamon Sakurai livre une prestation acceptable et qui ravira les amateurs du mangaka.
 
Points Négatifs :
- Scénaristiquement, Ajin à énormément perdu en intérêt depuis deux volumes et il faut reconnaitre qu’il ne se passe pas grand-chose depuis quelques temps, d’où un certain sentiment d’ennui et une intrigue qui tourne en rond.
- Un onzième volume sans grandes surprises et où le lecteur reste dans l’attente qu’il se passe vraiment quelque chose ; or, ce n’est pas le cas !
 
Ma note : 6,5/10