Pages

mardi 26 avril 2022

Attaque à Mumbai


Attaque à Mumbai
 
Novembre 2008, à Bombay (Mumbai), la ville est frappée par une dizaine d'attentats terroristes dans des lieux de grande fréquentation. Des hommes armés prennent notamment d'assaut le palace Taj Mahal Palace & Tower, tuant délibérément, par balles ou à la grenade, tout client ou personnel qu'ils trouvent, prenant en otage des clients étrangers, puis mettant le feu à l'hôtel. L’on suit notamment, des clients qui tentent de s'échapper et des employés du palace qui tentent de les mettre en sécurité, comme le chef du restaurant et un serveur indiens qui vont risquer leur vie pour protéger leurs clients, mais aussi un couple de touristes étrangers avec un bébé, accompagnés de leur nourrice ainsi qu’un client russe. Quelques policiers locaux essayent d'arrêter les terroristes islamistes, sans succès car moins bien armés que ces derniers…
 

Attaque à Mumbai
Réalisation : Anthony Maras
Scénario : John Collee et Anthony Maras
Musique : Nick Remy Matthews
Production : Thunder Road Pictures, Arclight Films, Electric Pictures, Xeitgeist Entertainment Group, ShivHans Pictures
Genre : Thriller, Drame Historique
Titre en vo : Hotel Mumbai
Pays d’origine : Australie, Inde, Etats-Unis
Parution : 22 mars 2019
Langue d'origine : Anglais, Hindi
Durée : 123 min

Casting :
Dev Patel : Arjun
Armie Hammer : David
Nazanin Boniadi : Zahra Kashani
Anupam Kher : Chef Hemant Oberoi
Tilda Cobham-Hervey : Sally
Jason Isaacs : Vasili
Alex Pinder : Butler Jamon
Amandeep Singh : Imran
Suhail Nayyar : Abdullah
Gaurav Paswala : Sanjay
Natasha Liu Bordizzo : Bree
Angus McLaren : Eddie
Yash Trivedi : Ajay
Vipin Sharma : Dilip
Manoj Mehra : Houssam
Carmen Duncan : Lady Wynn
Amrit Singh : Ismail
Dinesh Kumar : Rashid
Adithi Kalkunte : Dimple
Mohammad Arafat Sarguroh : Summer King
Sandeep Bhojak : Portier
Kapil Kumar Netra : Ajma
 
Mon avis :
 Si, en France, ce sont naturellement les attentats du 13 Novembre 2015 qui ont marqué les esprits – ce qui peut se comprendre, naturellement, même si l’on peut être dubitatif quand au fait que ceux de Nice, le 14 Juillet 2016, soient quasiment tombés dans l’oubli, médiatiquement parlant – et si, bien entendu, les attentats du 11 Septembre 2001 restent les plus marquants, on aurait un peu tendance à oublier qu’en 2008, en Inde, il y eut également un autre drame du même genre dont on a tendance, de par chez nous, à occulter… Ce fut entre le 26 et le 29 novembre 2008 qu’eurent donc lieu les attentats qui touchèrent la ville de Mumbai – plus connu sous le nom de Bombay en France – et qui causèrent la mort de près de 200 personnes et si, à l’époque, nos médias en avaient parlé, assez rapidement, ceux-ci n’en firent plus mention, comme si, à leurs yeux, le sort des indiens importaient moins que ceux des occidentaux en général… N’ayant pas, pour ma part, oublié cet énième attentat islamiste, ce fut donc avec une certaine curiosité que je me suis plonger dans le visionnage de cet Attaque à Mumbai qui, comme son nom l’indique, revenait sur ces terribles journées de fin novembre 2008… Bon, je ne vais pas vous mentir, je n’attendais ni monts ni merveilles de ce film : après tout, c’est un exercice toujours périlleux que de s’attaquer à un événement historique plutôt récent et le résultat était loin d’être assuré, qualitativement parlant. De même, la présence, en tête d’affiche, de Dev Patel – forcément, pour une coproduction indienne destinée au marché internationale, il est naturel que la plus grande star locale soit de la partie – n’était nullement une garantie de réussite. Pourtant et, je le reconnais, à ma grande surprise, cet Attaque à Mumbai est plutôt un bon film : certes, pas un chef d’œuvre, il ne faudrait pas exagérer non plus, mais un film franchement réussi, intéressant, suffisamment bien ficelé pour tenir en haleine le spectateur tout en lui en apprenant davantage sur ces fameux attentats de novembre 2008. Il faut dire que la reconstitution du déroulé des événements de ces sombres journées est plutôt bien faite, surtout que le sieur Anthony Maras, le maitre d’œuvre de la chose, distille, tout au long du film, pas mal d’images d’archives qui renforcent l’impression que l’on vit vraiment les événements. Du coup, on se retrouve avec une reconstitution de qualité qui fait que, si l’on met de coté le coté un peu grand spectacle de certaines scènes – il fallait montrer quelques scènes d’héroïsme à l’américaine qui n’apportent pas grand-chose au schmilblick – ce film, dans l’ensemble, mérite le détour. Après tout, rares sont les drames historiques d’événements récents qui peuvent se gager d’être réussis, c’est le cas ici alors, pourquoi bouder son plaisir !?
 

Points Positifs
 :
- Une excellente reconstitution de ces tristement célèbres attentats islamistes de Mumbai qui frappèrent la ville indienne fin novembre 2008. Non seulement cela nous permet de mieux connaitre le fil des événements de ce drame qui, fatalement aux yeux d’un public occidental, est moins marquant que le 11 Septembre 2001 ou le 13 Novembre 2015, mais aussi, scénaristiquement, ce long métrage est suffisamment solide pour satisfaire l’attention du spectateur.
- Un casting de qualité qui alterne entre figures célèbres de Bollywood et de figures connues du cinéma occidental, sans oublier, en tête d’affiche, un Dev Patel égal à lui-même, c’est-à-dire, impeccable.
- Si Attaque à Mumbai est un drame historique, c’est également un excellent thriller qui est, il faut le reconnaitre, terriblement captivant et se regarde avec plaisir de la première à la dernière minute.
- Un fort bel hommage aux employés du Taj Mahal Palace & Tower qui furent franchement héroïques lors des événements et dont bon nombre d’entre eux y perdirent la vie.
- Un film moins manichéen que prévu puisque même le russe, présenté au début comme étant un connard, se révèle être un type bien plus héroïque qu’on l’aurait pensé.

Points Négatifs :
- On n’échappe, malheureusement pas, à certaines scènes propre au genre qui gâchent un tout petit peu l’impression générale que l’on peut avoir sur ce film. Ainsi, le coté héroïque prononcé de l’américain finit par lasser, quand à l’importance accordée à celui-ci ainsi qu’a ses proches, difficile de ne pas reconnaitre que cela se fait au détriment des autres protagonistes.
- Dommage que seuls les événements se déroulant à l’hôtel soient mis en avant : je n’aurais pas été contre le fait que l’on revienne sur tous les autres sites touché lors des trois jours.
- Comme je le dis à chaque fois dans ce genre de films – biopics ou reconstitutions historiques – il ne faut pas non plus prendre tout ce que l’on voit à l’écran comme étant la stricte vérité et je pense qu’un bon documentaire sur les événements restera toujours plus complet. Mais là, je chipote un peu, bien entendu.

Ma note : 7,5/10

lundi 25 avril 2022

Paper Girls – Tome 5


Paper Girls – Tome 5
 
Perché sur le toit d’un immeuble futuriste, Mac, Kaje, Erin, Tiffany et son double viennent de réchapper de justesse à une attaque. Elles viennent d’atterrir dans une ville du futur qu’elles ont du mal à identifier d’abord puis, en observant les tours, elles reconnaissent la ville de Cleveland. Elles remarquent aussi que les forces de l’ordre perchées sur des dinosaures volants ne les remarquent pas. A priori, elles sont quasiment invisibles pour les gens du futur. Elles prennent maintenant la direction de la bibliothèque et se fondent dans la foule. Soudain, elles se font interpeler par une dealeuse qui semble parler une langue bien étrange. Elle leur propose tout un tas de produits à vendre. Elle se fait aussitôt repérer par la police qui se dirige vers elle. Un échange de tir a lieu puis une explosion. Mac, Tiffany et les autres s’échappent et filent en direction de la bibliothèque. C’est devenu un endroit bien étrange et les filles tentent de trouver une bibliothécaire. Elles arrivent alors dans une salle où se dresse l’arbre de la connaissance. Mac hésite et touche une pomme de l’arbre afin de poser des questions. L’arbre leur apprend qu’elles sont en 2171…
 

Paper Girls – Tome 5
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Cliff Chiang
Encrage : Cliff Chiang
Couleurs : Matt Wilson
Couverture : Cliff Chiang
Genre : Aventure, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Paper Girls – Vol. 5
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 décembre 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 17 mai 2019
Nombre de pages : 136
 
Liste des épisodes
Paper Girls 21-25
 
Mon avis :
 Cinquième volume, donc, de Paper Girls et la première chose que l’on peut se dire, c’est que le plaisir de retrouver nos quatre adolescentes livreuses de journaux et, désormais, voyeuses temporelles, est toujours au rendez vous. Alors certes, il ne faut pas se leurrer : aussi sympathique soit Paper Girls, nous n’avons pas affaire, ici, à un chef d’œuvre, Brian K. Vaughan ayant fait bien mieux par ailleurs – doit-on nommer Saga ? Cependant, malgré ce constat, comment ne pas reconnaitre la fraicheur de ce comics, comment ne pas reconnaitre que les héroïnes sont toujours aussi attachantes et que, scénaristiquement parlant, le sieur Vaughan maitrise à merveille son sujet, sachant nous tenir en haleine avec ses multiples voyages à différentes époques, ses nombreuses versions de nos héroïnes, a différents âges, mais aussi, les rebondissements, assez conséquents et inattendus qui jalonnent son intrigue. Du coup, après l’an 2000, traité dans le quatrième tome, nos héroïnes partent pour un futur très lointain, retrouvent un personnage perdu de vu depuis un lointain passé, ont droit a quelques révélations, cela, tandis que deux d’entre elles finissent par faire ce qui… ma foi, était attendu… le passé étant, visiblement écrit et comme on ne peut pas vraiment le modifier… Bref, on passe un bon moment à la lecture de ce cinquième tome de Paper Girls, c’est terriblement rafraichissant et même si ce n’est pas un chef d’œuvre, eh bien, c’est suffisamment sympathique pour que l’on attende la suite avec impatience !
 

Points Positifs
 :
- La suite d’une série franchement sympathique et qui reste toujours aussi plaisante à lire. Il faut dire que Brian K. Vaughan maitrise plutôt bien son sujet et rend, avec Paper Girls, un fort bel hommage a tout un tas de créations des années 80 comme Les GooniesE.T., etc.
- Scénaristiquement, l’auteur sait nous tenir en haleine, tout en nous captivant avec un récit rythmé et haut en couleur. Ainsi, dans ce volume, nous avons droit à quelques révélations surprenantes quant a l’identité de certains protagonistes.
- Les dessins de Cliff Chiang ne sont pas extraordinaires, selon moi, mais collent bien à cette œuvre.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, Paper Girls est une œuvre sympathique mais loin d’être le truc de l’année ou un incontournable – comme peut l’être Saga par exemple. Bref, c’est plaisant, ça se lit bien mais sans plus…
- Pas facile de s’y retrouver, par moments, avec tous ces personnages – surtout que l’on a droit a quelques versions des mêmes protagonistes.
- Le style de Cliff Chiang ne plaira pas à tout le monde.
 
Ma note : 7/10

dimanche 24 avril 2022

L'Habitant de l'Infini – Tome 19


L'Habitant de l'Infini – Tome 19
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Lin retrouve enfin Dôa, prostrée, sur une montagne de corps d’où émerge celui d’Isaku. Laissant sa compagne faire le deuil de son ami, Lin poursuit sa route dans le dédale souterrain que le chef du Mugairyû, Habaki, a aménagé pour ses terribles expériences. Avec la complicité de Toraemon, assistant du chirurgien Burandon Ayame, Lin parvient enfin à localiser la cellule où croupit Manji. Mais l’affrontement avec Habaki est inévitable...
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 19
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.19
Parution en vo : 23 octobre 2006
Parution en vf : 17 août 2007
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Cela débute tranquillement, avec un flashback plutôt intéressant qui nous narre la rencontre entre Dôa – décidément, un protagoniste que l’auteur, Hiroaki Samura, souhaite mettre en avant depuis l’apparition de cette dernière dans le quinzième volume du manga – et Isaku, quelques années auparavant, avant que l’intrigue ne revienne au présent et a une scène dramatique, la jeune femme ayant découvert, dans le tome précédent, le cadavre de son compagnon… Lin se retrouve, par la force des choses, désormais seule mais finit, après quelques nouvelles péripéties par retrouver Manji, sauf que, comme il fallait s’y attendre, les ennuis ne sont pas tout à fait terminés… Un court résumé, donc, pour débuter cette critique du dix-neuvième tome de L’Habitant de l’Infini qui, comme vous l’avez compris, marque enfin les retrouvailles entre nos deux héros, Lin et Manji. Celles-ci étaient attendues depuis longtemps mais il faut dire que le mangaka, le sieur Hiroaki Samura, aime prendre son temps et si Manji est resté quelques volumes prisonnier des hommes du Mugairyû, si Lin aura eu bien du mal à parvenir jusqu’à lui, a l’issu de ce volume, les choses ont a peine avancées : nos héros, rejoint par Dôa et un autre protagoniste dont je terrais le nom, sont encore loin d’être sortis d’affaire mais, quoi qu’il en soit, même si les choses prennent leur temps, qualitativement parlant, c’est toujours aussi bon et les fans, eux, seront toujours satisfait de ce manga qui est vraiment excellent. Attendons de voir si tout ce petit monde s’en sortira dans le prochain tome, ou le suivant qui sait ? Mais bon, l’important, c’est que la qualité soit toujours au rendez vous et comme, jusqu’à maintenant, c’est le cas, il n’y a nulle raison de se plaindre…
 

Points Positifs
 :
- Les retrouvailles entre Lin et Manji ont enfin lieu et, naturellement, celles-ci marquent ce dix-neuvième tome de L’Habitant de l’Infini ! Cependant, celles-ci ne signifient nullement que nos héros sont tirés d’affaire et, ma foi, il s’en passe encore des choses dans ce volume qui tient toujours en haleine les fans du manga.
- Duels spectaculaires et scènes plus intimistes se succèdent allègrement sans que cela nuise à la qualité générale de l’ensemble.
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Encore une couverture de qualité, mais bon, c’est devenu une habitude depuis longtemps avec ce manga.

Points Négatifs :
- Un rythme peut-être un peu moins soutenu dans ce volume, ce qui fait que certains pourraient trouver, éventuellement, que le mangaka étire peut-être un peu trop son intrigue.
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…

Ma note : 7,5/10

samedi 23 avril 2022

Olympus Mons – Dans l'Ombre du Soleil


Olympus Mons – Dans l'Ombre du Soleil
 
Dans l’avion qui le ramène de Moscou vers les USA, Aaron Godwin raconte à l’agent du FSB Daria Grichenko comment son don de voyance lui est arrivé. Enfant, il a fait un arrêt cardiaque prolongé lors d’une banale opération de chirurgie. Quand il est revenu à lui de manière inexpliquée, il était profondément différent. Son état de santé était dégradé, et il était devenu asocial. Il s’est mis à voir des ombres, particulièrement prégnantes, chaque nuit. Les psychiatres ne purent rien faire. Aaron discutait parfois longuement avec des amis imaginaires. Lors d’une séance d’ouija chez une petite copine, il a alors eu sa première prémonition : la mort de la grand-mère de sa copine. Puis à l’âge de 17 ans, il a été pris dans une sorte de transe nocturne : dans l’obscurité totale, il a dessiné une dizaine de tableaux dictés par des ombres. Ces tableaux représentaient entre autre la destruction de la Terre, une sorte d’humanoïde robot, le mont Olympe sur Mars, une tombe, une ferme isolée… Ces morceaux de puzzle commencent à faire sens avec les évènements incroyables qui se produisent aujourd’hui. En effet, la cosmonaute russe Elena Chevtchenko, isolée sur la planète Mars, vient d’entrer en contact avec un humanoïde robot qui l’a sauvée d’une nuée de drones au pied du mont Olympe. En quelques minutes, la machine a appris à parler russe et répond à toutes ses questions…
 

Olympus Mons – Dans l'Ombre du Soleil
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 09 janvier 2019
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Depuis quelques semaines, j'ai eu l'occasion de vous parler de l’une des dernières séries en date du sieur Christophe Bec, auteur oh combien prolifique dans le petite monde de la BD française, un certain Olympus Mons. Bon, je ne vous le cache pas, si j’ai put apprécier Prométhée pendant pas mal de temps, cela fait déjà quelques tomes que, pour ma part, je n’en n’attends plus ni monts ni merveilles, quand a Olympus Mons, comment dire… disons que les ressemblances avec sa devancière sont tellement nombreuses – déjà, quand on part avec une thématique plus ou moins identique – que, forcément, au bout d’un moment, on a du mal a ne pas ressentir un certain sentiment de lassitude… Pourtant, c’est plutôt dommage car, a bien y regarder, Olympus Mons est loin d’être mauvais ou inintéressant, d’ailleurs, si je devrais être totalement objectif, actuellement, cette série a dépassé en intérêt Prométhée – le départ de Stefano Raffaele aux dessins étant peut-être même un constat supplémentaire de cet état de fait. Ainsi, prenons donc ce cinquième tome qui, sans être génial, n’en reste pas moins assez réussi, surtout si vous êtes familiers des scénarii du sieur Bec et de son gout pour le paranormal, les ovnis et autres joyeusetés du même genre. Scénaristiquement, l’intrigue poursuit tranquillement son court, on a droit a quelques surprises inattendues comme ce conflit ouvert entre les forces de l’Otan et la Russie, pour ce qui est de la menace qui plane sur l’humanité, celle-ci se précise et l’on se rend compte que, dans quelques heures, la messe sera dite, quand aux deux protagonistes principaux – la cosmonaute russe et le médium américain – eh bien, disons que sans être charismatiques, on suit tout de même avec attention leur sort, surtout que l’on comprend bien que celui de toute la planète repose sur les épaules. Certes, tout cela est franchement tiré par les cheveux – dans le même genre, finalement, Prométhée est plus crédible – cela sent le déjà vu a plein nez et on est même loin des meilleurs titres du genre, mais bon, si vous êtes fans de Christophe Bec et si vous souhaitez connaitre le fin mot de l’histoire, abandonner en court de route serait fort dommage…
 

Points Positifs
 :
- Une fois de plus, en faisant du neuf avec du vieux, en usant jusqu’à la corde des mêmes vieilles grosses ficelles, Christophe Bec réussit son pari de nous donner envie de découvrir le fin mot de l’histoire de son Olympus Mons. Alors oui, ce n’est pas génial, cependant, on est tout de même curieux de découvrir si oui ou non, la planète va  être détruite ?
- L’intrigue poursuit tranquillement son court, il y a quelques surprises – comme le conflit ouvert entre la Russie et les forces de l’Otan – on connait désormais le temps qu’il reste a la Terre pour être sauvée et, ma foi, la rencontre entre Elena et le robot est plutôt sympa.
- Une œuvre qui, bien entendu, est avant toute chose destinée aux fans les plus ultras de Christophe Bec ainsi qu’aux amateurs d’ufologie et de paranormal.
 
Points Négatifs :
- Actuellement mieux maitrisé que ProméthéeOlympus Mons souffre tout de même de la comparaison avec son ainé. Il faut dire que Christophe Bec a probablement commis une erreur en nous pondant Olympus Mons sans avoir finit Prométhée qui, a la base, possédait un postulat de départ autrement plus intéressant et réussi.
- Stefano Raffaele a abandonner Prométhée lors du dix-septième tome et l’on aurait put croire qu’il pouvait, ainsi, mieux se consacrer aux dessins de Olympus Mons, or, il apparait que ce n’est pas vraiment le cas, son travail sur ce cinquième volume étant, pour le moins, trop moyen a mes yeux.
- Le combat naval est quasiment incompréhensible ! Il faut dire que les dessins de Raffaele n’aident pas vu que, sur certaines planches, on ne sait même pas qui est qui…
 
Ma note : 6/10

vendredi 22 avril 2022

Les Cahiers de Science & Vie 203 – Le Nil


Les Cahiers de Science & Vie 203 – Le Nil
Mars/Avril 2022

Au sommaire :
Édito : Nil était une fois !
Dossier : Le Nil
- Grand Barrage de la Renaissance : la pression monte
- Assouan : orgueil et conséquences
- Le Fleuve des Millions d’Années
- 6800 km, la plus longue croisière d’Afrique
- Et le fleuve inventa la civilisation
- D’où viennent les nageurs sous les sables du Sahara ?
- Bienvenu au Louvres, un jour au bord du Nil
- Du fond de ce Mastaba, 44 siècles vous contemplent !
- En dévalant d’autoroute du désert
- Le miracle d’Alexandrie : chef d’œuvre d’ingénierie hydraulique
- Un français dans l’enfer du Sudd
- Sprint final au cœur de l’Afrique des Grands Lacs
- Champollion, vous avez un message !
- Le jour où Bonaparte surfa sur le Nil
Interview « Il y a actuellement près de deux cents missions archéologiques en Égypte » de Laurent Coulon
- Lire, voir, écouter, plongées dans l’âme du fleuve
Actualités
- Les premiers chrétiens riches d’Autun se parfumaient-ils à la truffe de mer ?
- Une momie pré-Inca découverte près de Lima
- Les hommes du paléolithique mettaient-ils des chaussons ?
- Pour les langues altaïques, suivez le millet
Culture
- Quand les Sioux déferlent sur la France
- Et les Sixties inventèrent le design
- Corsaire, art ménagers, mythes et autres histoires
- Vénus et l’amour : la camée magnifique
 
Mon avis :
 Si le précédant numéro des Cahiers de Science & Vie, consacré aux arts martiaux, n’était pas extraordinaire, il avait pour lui suffisamment de qualités pour en faire un numéro plutôt convenable et, ma foi, plus original que la moyenne vu la thématique de son dossier. Forcément, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est-à-dire, le deux-cent-troisième numéro des Cahiers, on ne peut pas vraiment dire que, question originalité, cela soit le Nirvana, d’ailleurs, on ne va pas se mentir, cela serait plutôt le contraire… Après tout, lorsque l’on dit Nil, à quoi pense-t-on ? À l’Égypte antique, celle des Pharaons, aux Pyramides, aux Hiéroglyphes, etc. Et, je vous le donne dans le mille : c’est le contenu, pour le moins logique, du dossier de ce numéro ! Et là, que me dites vous ? Eh bien, que l’Égypte antique, c’est probablement une des thématiques historiques parmi les plus banales qu’il puisse exister, une de celle qui est le plus souvent abordée et qui, forcément, finit par lasser au bout d’un moment – et, pour ma part et au vu de mon âge, vous pouvez imaginez que cela fait belle lurette que la lassitude m’a gagner… Bien entendu, cela n’empêche pas le dossier de ce numéro des Cahiers d’être plutôt bon dans l’ensemble, c’est un fait, d’ailleurs, sur ce point, le début de celui-ci, consacré au Grand Barrage de la Renaissance, est assez intéressant, mais bon, à un moment donné, quand on a l’impression de lire pour la énième fois la même chose, de voir toujours des thématiques usées jusqu’à la corde, trop c’est trop et on finit par se dire que l’on aurait put parfaitement faire l’impasse sur ce numéro des Cahiers en attendant le suivant… et encore, en espérant que le prochain soit un poil plus original !
 

Points Positifs
 :
- Malgré un manque total d’originalité – on ne va pas se mentir, l’Égypte antique, c’est du vu et du revu – l’ensemble du dossier reste plutôt correct et n’est pas inintéressant. Bien entendu, si vous êtes un néophyte de la chose, vous trouverez nettement plus de plaisir à la lecture de ce dossier.
- La partie du dossier consacrée au Grand Barrage de la Renaissance et, d’une manière générale, aux conséquences modernes de l’utilisation du Nil par les divers pays que le fleuve traverse est la plus intéressante.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.

Points Négatifs :
- Un manque d’originalité pour le moins flagrant. Il faut dire qu’en abordant la thématique du Nil, le dossier de ce numéro ne peut que s’attarder, longuement, sur l’Égypte antique, les Pharaons, les Pyramides, etc. Bref, à la lecture de cette revue, on a l’impression de connaitre tout cela par cœur et d’avoir lu ce dossier moult fois depuis bien des années…
- Je peux comprendre que l’on nous parle de Champollion dans le dossier, ne serais-ce que parce que cela fait deux cent ans cette année que celui-ci à déchiffrer les fameux hiéroglyphes, cependant, le rapport avec le Nil – sujet principal du dossier – est peu évidant.
- Je persiste à dire que la partie actualité est trop longue en comparaison du dossier principal, même si, d’un autre coté, on a déjà connu pire.

Ma note : 6,5/10

jeudi 21 avril 2022

Les Voyages d’Endymion – Endymion


Les Voyages d’Endymion – Endymion
 
« Vous êtes en train de lire ceci pour de mauvaises raisons. Si vous lisez ces lignes pour savoir quel effet cela fait de faire l'amour avec une messie – notre messie – vous auriez tort de continuer, car vous n'êtes rien de plus qu'un voyeur. Si vous les lisez parce que vous êtes un fan des Cantos du vieux poète et que la curiosité vous dévore de savoir ce qui s'est passé ensuite dans la vie des pèlerins d'Hypérion, vous risquez fort d'être déçu. J'ignore ce qui est arrivé à la plupart d'entre eux. Ils ont vécu et sont morts environ trois siècles avant ma naissance... » La chute du Retz est déjà de l'histoire ancienne. Trois siècles se sont déjà écoulés depuis. L'Eglise s'échine à maintenir un semblant de stabilité, alors que la guerre contre les Extros fait rage. Les soldats de l'église attendent un événement prévu depuis maintenant des centaines d'années: la venue d’Enée, la fille de Brawne Lamia, doit sortir des tombeaux du temps. Et Enée est une menace pour la Pax, le groupuscule armé de l'Eglise, et elle le sait: trente mille soldats attendent la petite enfant à sa sortie. Il en sera ainsi: Raul Endymion sera la dernière chance de la petite Enée, son seul espoir de survie. Il l'accompagnera dans sa fuite à travers les portes distrans...
 

Les Voyages d’Endymion – Endymion
Auteur : Dan Simmons
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 20 septembre 1995
Edition Poche : 01 septembre 2016
Titre en vo : The Hyperion Cantos – Endymion
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Guy Abadia
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 640
 
Mon avis :
 Après avoir abordé, ces dernières semaines, les deux ouvrages de Dan Simmons qui composent Les Cantos d’Hypérion, je veux bien évidement parlé de Hypérion et de La Chute d’Hypérion, il est temps désormais de nous tourner vers la suite de ce classique de la littérature fantastique, Les Voyages d’Endymion, œuvre qui est, elle aussi, composé de deux titres, Endymion (ouvrage qui nous préoccupe aujourd’hui) et L’Éveil d’Endymion. Bien évidemment, et avant de voir ce que vaut cette fameuse suite, comment ne pas s’attarder sur la problématique de, lorsque l’on tient un chef d’œuvre, devoir lui donner ou non une suite ? Car, il y a de cela un peu plus de deux décennies, voilà le problème où se trouvait Simmons : fort de son succès colossal acquis avec les Cantos, il apparaissait comme risquer de se hasarder a décevoir les fans en proposant une suite à un récit qui, en toute franchise, pouvait se suffire a lui-même – en effet, la fin de La Chute d’Hypérion est une véritable fin en soi et on pouvait parfaitement en rester là. Surtout qu’il est de bonne guerre que, lorsqu’une œuvre remporte un grand succès, une suite éventuelle à tendance à être bouder par le public, forcément très critique que l’on revienne sur ce qu’il considère comme son propre chef d’œuvre intouchable. Et puis, quelque part, écrire une suite aux Cantos, c’était un peu comme si Tolkien, une fois Le Seigneur des Anneaux achevé, lui aurait donné un « petit frère » quelques temps plus tard ; vous imaginez ce qu’auraient dit les fans ? Du coup, vous imaginez fort bien que, il y a quelques années, la sortie d’Endymion, ne fit pas que des heureux… Pourtant, avec du recul, il apparait depuis longtemps que Les Cantos d’Hypérion ne se limitent pas uniquement aux deux premiers romans et que l’œuvre, désormais, est indissociable de cette fameuse suite, de ces pérégrinations de ce formidable antihéros qu’est Raul Endymion et de cette messie à la fois attendue et redoutée, la fille de Brawne Lamia, Énée. Pourtant, la cassure, ici, est belle et bien nette puisque, si l’univers reste le même, si certains protagonistes sont encore présents – comme Martin Silenus, l’androïde Bettik qui faisait une très courte apparition dans Hypérion, mais aussi le père Hoyt, devenu Pape, ainsi que, bien entendu, le Gritche – et si, très rapidement, le lecteur s’apercevra que certaines menaces que l’on croyait écartées sont encore présentes, avec ce nouveau tome de la saga, Dan Simmons va encore plus loin et change un peu la donne : en utilisant les mêmes ficelles que précédemment puisque, une fois de plus, c’est vers les œuvres du poète John Keats qu’il faut se tourner (lui aussi écrivit en son temps un Endymion) et en rendant une fois de plus un superbe hommage à la Science-Fiction dont il réussit une nouvelle fois a sublimer le genre, l’auteur réussit le pari de, non seulement, réussir sa suite, mais qui plus est, la rendre indispensable… ou presque. Car si les Cantos peuvent se suffire à eux-mêmes, il serait dommageable pour le lecteur de ne pas découvrir quel fut le destin de l’ex-Hégémonie, quel pouvoir pris sa place, créant de fait un nouvel Empire Galactique, qu’advint-il du Technocentre, du Gritche, des pèlerins mais aussi, et surtout, de passer à côté de ce qui restera probablement comme l’un des plus réussis couples de la SF, je veux bien évidement parler de Raul Endymion et Énée. Car si le coté messianique de cette dernière, dans cet ouvrage, ne transparait pas encore de par son très jeune âge, il en est tout autrement de cet impayable Endymion, antihéros, comme je vous l’avais dit, décidément pas comme les autres. Car, en utilisant cette dénomination si souvent utilisée à tort et à raison, suivant les cas, je ne veux pas entendre par là que le protagoniste principal de cette suite des Cantos est un quelconque loup solitaire, bourru, qui agit aux frontières du bien et du mal mais qui n’en a pas moins un grand cœur. Non, Raul Endymion, à part le fait qu’il se refuse à porter le cruciforme (et oui, celui-ci est présent deux cent ans après la chute), n’a rien d’un rebelle, bien au contraire, et surtout, rien d’un héros, mais alors là, rien du tout… et justement, c’est cela qui le rend si spécial. Oui, Raul, c’est vous, c’est nous, c’est un mec banal, pas forcément plus sportif, résistant, courageux ou héroïque que la moyenne et qui se retrouve, contre son gré, embarquer dans l’une des plus extraordinaires et improbables quêtes qu’il m’ait été donné de lire dans une œuvre du genre, et justement, le fait que ce soit un homme banal, qui va en baver, qui va commettre des erreurs et qui va sacrément dérouiller au fil des pages le rend tellement plus humain et attachant que bon nombre de soit disant « héros » auquel on est habitués dans d’autres œuvres que l’on ne peut que s’en réjouir. Et si, quelque part, c’était déjà un peu le cas dans les Cantos avec les pèlerins du Gritche (franchement, à part le Colonel Kassad, on ne peut pas dire que les autres brillaient vraiment de part d’éventuelles qualités héroïques, du moins, dans le sens habituel du terme), Simmons, ici, va encore plus loin dans son idée surtout que, comme ici, le récit est écrit à la première personne, l’identification avec le narrateur – Raul Endymion donc – est encore plus forte ce qui renforce sans nul doute l’immersion dans l’intrigue. Une intrigue, justement, fascinante, et pourtant, j’en conviens, il ne se passe pas grand-chose de franchement exceptionnel en soit puisque, quasiment tout au long du récit, nos héros se contentent de fuir leurs poursuivants sur un… radeau ! Mais le contexte, l’univers, les protagonistes, tous d’une richesse incroyable, font que cela fonctionne de la plus superbe des façons et, sans trop en dévoiler afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte a ceux qui souhaiteraient découvrir cette œuvre, dans un monde où, désormais et par le biais du cruciforme, l’Eglise, autrefois moribonde, domine littéralement les anciennes planètes de l’Hégémonie, imposant sa loi, dans un monde où, désormais, les humains ont acquis une semi-immortalité, un danger menace, et ce danger, c’est Énée ; du moins, pour l’Eglise. Pour quelle raison, quels sont les enjeux, les forces en présence, cela, je vous le laisse découvrir par vous-même, mais sincèrement, j’ai été conquis à la fois par le récit – et oui, un voyage en radeau peut être passionnant au possible – l’univers, les nouveaux protagonistes – dont mon préféré, le Père Capitaine De Soya, soldat de la Pax, force armée du Vatican – les nombreux sous-entendus, révélations et coup de théâtre qui jalonnent l’intrigue ainsi que, bien évidemment, le coté religieux omniprésent tout au long des six cent et quelques pages qui composent Endymion. Et si, aux yeux de certains, cette suite est inférieure aux Cantos et était dispensable, personnellement, je la trouve certes différente, mais tout bonnement aussi bonne et indispensable !
 

Points Positifs
 :
- Donner une suivre à un chef d’œuvre est chose toujours risquée et le résultat est souvent une déception. Dans le cas présent, il est évident que Dan Simmons réussit parfaitement son pari, livrant une suite crédible et qui apporte un plus indéniable aux Cantos D’Hypérion.
- Le plaisir, indéniable, de retrouver un univers, des protagonistes, qui nous avaient tellement enchantés dans les deux premiers romans. Certains de ces derniers sont, curieusement, encore en vie et on apprend ce qui est arrivée aux autres. Quand aux nouveaux protagonistes, disons qu’ils sont à la hauteur de nos attentes pour les principaux.
- Trois protagonistes sortent nettement du lot : Raul Endymion, bien sur, antihéros par excellence et type tellement banal qu’il est très facile de s’identifier a lui, Enée, jeune enfant destinée a devenir la messie et, particulièrement, le Père Capitaine de Soya, leur principal antagoniste dans ce roman et personnage complexe et d’une profondeur peu commune.
- Même s’il ne se passe pas grand-chose dans ce roman – nos héros passent quasiment tout leur temps à fuir les forces de la Pax, le plus souvent en radeau – force est de constater que Dan Simmons réussit à rendre son récit passionnant !
- Bien évidement, l’une des thématiques majeures de ce roman est la religion – Catholique, bien entendu mais le message est commun a toutes les croyances humaines – est a la place qu’elle occupe au sein de l’humanité.
 
Points Négatifs :
- Certains regretterons que Dan Simmons ait céder a la facilité en pondant une suite aux Cantos D’Hypérion. Il faut dire que son œuvre se suffisait à elle-même et que, aussi sympathique ou intéressante soit cette suite, on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit absolument indispensable.
- En toute franchise, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman : après tout, notre groupe de héros passent quasiment tout leur temps à fuir en radeau… Cela peut donc ennuyer certains lecteurs.
- Curieusement, le personnage le plus réussit est le Père Capitaine De Soya.
 
Ma note : 8,5/10