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lundi 5 juillet 2021

The Handmaid's Tale – Saison 3


The Handmaid's Tale – Saison 3
 
June n'a pas quitté Gilead afin de retrouver sa fillette, Hannah, mais aussi pour combattre le système depuis l'intérieur. Avant de renoncer, la jeune femme a confié Nicole, l'enfant des Waterford qu'elle a porté, à Emily. Cette dernière parviendra-t-elle à la conduire dans un lieu sécurisé ? De son côté, June se voit mutée auprès de l'ancien maître d'Emily, le commandant Lawrence. Ne perdant pas de vue ses projets, elle ne sait plus sur quel pied danser avec celui-ci. Est-ce son allié ou son ennemi ? De son côté, l'état de santé de tante Lydia reste précaire. Survivra-t-elle à l'attaque d'Emily ? Pendant ce temps, la remise en question de Serena continue...
 

The Handmaid's Tale – Saison 3
Réalisation : Bruce Miller
Scénario : Bruce Miller, d’après l’œuvre de Margaret Atwood
Musique : Adam Taylor
Production : Daniel Wilson Productions, Inc., The Littlefield Company, White Oak Pictures, MGM Television,
Genre : Dystopie
Titre en vo : The Handmaid's Tale – Season 3
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Hulu
Diffusion d’origine : 05 juin 2019 – 14 août 2019
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 55 minutes
 
Casting :
Elisabeth Moss : Defred, Dejoseph / June Osborne
Yvonne Strahovski : Serena Joy Waterford
Joseph Fiennes : le commandant Fred Waterford
Alexis Bledel : Deglen / Desteven / Emily
Madeline Brewer : Janine
Samira Wiley : Moira
Ann Dowd : Tante Lydia
O. T. Fagbenle : Luke Bankole
Max Minghella : Nick Blaine
Amanda Brugel : Rita
Bradley Whitford : Commandant Joseph Lawrence
Stephen Kunken : Commandant Warren Putnam
Ever Carradine : Naomi Putnam
Tattiawna Jones : la deuxième Deglen / Lillie
Nina Kiri : Alma
Jenessa Grant : Desamuel
Bahia Watson : Brianna
Jordana Blake : Hannah Osborne
Kristen Gutoskie : Beth
Erin Way : Erin
Clea DuVall : Sylvia
Julie Dretzin : Eleanor Lawrence
Ashley LaThrop : Dematthew
Sugenja Sri : Sienna
Amy Landecker : Mme McKenzie
Christopher Meloni : Commandant Winslow
Elizabeth Reaser : Mme Winslow
 
Mon avis :
 Fort d’un postulat de départ franchement intéressant et d’une seconde saison qui avait atteint des sommets narratifs plus qu’acceptables, ce fut avec un enthousiasme certain que je m’étais lancer dans le visionnage de la troisième saison de The Handmaid's Tale, œuvre qui, pour rappel, est tirée du roman éponyme de Margaret Atwood. Il faut dire que, jusque là, la série, sans être un chef d’œuvre absolu, n’en restait pas moins une belle réussite qui, tout en nous présentant un futur proche dystopique qui nous entrainait dans une Amérique tenue par des fous de Dieu qui n’avaient pas grand-chose à envier à Daesh, était, avant toute chose, une œuvre féministe et engagée, ce, dans le sens le plus noble du terme. Hélas, mille fois hélas, alors que l’on était en droit d’attendre une certaine qualité narrative de cette troisième saison, surtout au vu de la précédente, il sera apparu, assez rapidement par ailleurs, que le résultat aura été loin, très loin de ce que l’on était en droit d’attendre. Au point de parler de déception ? En toute sincérité, oui ! Ainsi, entre un scénario qui a finit par perdre énormément de crédibilité – tant au niveau du comportement de certains protagonistes que d’une manière plus générale – une June de plus en plus omniprésente et qui est devenue tellement égoïste qu’elle en est devenue détestable, des facilitées scénaristiques qui tiennent davantage de l’absence de prise de risque qu’autre chose et, pour finir, le fait que, une fois de plus, les protagonistes qui se trouvent au Canada jouent les utilités alors que, quelque part, ce sont eux que l’on aimerait suivre, il apparait grandement que cette troisième saison ne joue absolument pas dans la même catégorie que ses devancières. Cela est fort dommage car, à la base, The Handmaid's Tale était une bonne série, incontestablement, mais bon, s’il fallait en dire du bien lorsque c’était mérité, il est clair que l’on ne peut pas passer sous silence ce qui ne va pas, et, sincèrement, c’est un peu trop le cas dans cette troisième saison…
 

Points Positifs
 :
- Malgré bon nombre de défauts qui nuisent fortement à la qualité de cette troisième saison, l’ensemble reste assez plaisant à regarder, ne serais-ce que pour la simple curiosité de découvrir ce qui va arriver à tout ce petit monde.
- Esthétiquement, il n’y a rien à redire, The Handmaid's Tale est une série magnifique visuellement parlant, ce, que ce soit au niveau des décors, des costumes, des jeux de lumière, etc.
- Toute la partie qui se déroule au Canada, particulièrement pour ce qui est du sort d’Emily – malheureusement, l’on suit tout cela au compte goutte.
- Le Commandant Joseph Lawrence est un des personnages les plus intéressants de cette troisième saison.
- La trahison de Serena, vers la fin de la saison, est un pur moment de régal qui mérite le détour !
 
Points Négatifs :
- Une importante baisse qualitative pour ce qui est du scénario qui, en toute sincérité, part un peu dans tous les sens et perd pas mal en crédibilité, ce, que ce soit au niveau du comportement de certains protagonistes – Serena, particulièrement – que dans un sens plus large : il faut reconnaitre que cela fait bien longtemps que June aurait dut finir au Mur…
- Une structure narrative bancale : il faut dire que l’on souhaiterait suivre davantage ce qui ce passe au Canada où vivent, pour rappel, tout un tas de personnages importants – Luke, Moira, Emily – plutôt que de nous coltiner sans arrêt les états d’âmes d’une June de plus en plus égoïste…
- Il était temps que June quitte les Waterford, histoire de renouveler un peu l’intrigue, malheureusement, les scénaristes n’ont pas put s’empêcher de trouver toutes les excuses possibles et imaginables pour que tout ce petit monde se retrouve régulièrement.
- Un dernier épisode pas crédible pour un sou…
- Nick brille particulièrement par sa quasi-absence.
 
Ma note : 6,5/10

dimanche 4 juillet 2021

Resident Evil 7 – Biohazard


Resident Evil 7 – Biohazard
 
Juillet 2017, dans la ville de Dulvey, en Louisiane, au sud des Etats-Unis, un homme nommé Ethan Winters est à la recherche de sa femme, Mia, disparue maintenant depuis plus de trois ans. Ses recherches le conduisent vers une plantation abandonnée, où il finit par retrouver sa femme retenue prisonnière dans une maison apparemment abandonnée elle aussi. Cependant, Ethan va très vite être attaqué, et il fera la rencontre de la famille Baker, une famille étrange et dangereuse, pratiquant le cannibalisme.
 

Resident Evil 7 – Biohazard
Éditeur : Capcom
Développeur : Capcom
Concepteur : Koshi Nakanishi
Musique : Miwako Chinone, Satoshi Hori, Akiyuki Morimoto
Date de sortie : 24 janvier 2017
Pays d’origine : Japon
Genre : Survival Horror, FPS
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Je dois reconnaitre que j’ai longuement hésiter avant de, finalement, il y a quelques temps, me procurer le septième volet de Resident Evil, sans nul doute une des franchises les plus célèbres du petit monde des jeux vidéos, une franchise qui connu ses heures de gloire dans la seconde moitié des années 90 et qui, au fil du temps, était un peu tombée en désuétude, chaque nouvel épisode ne faisant que regretter, aux vieux fans de la saga, les premiers volets de celle-ci qui, eux, flirtaient allègrement avec la perfection et furent les précurseurs d’un genre a part entière, le Survival Horror. Bien entendu, le fait que les derniers épisodes en date étaient pour le moins médiocres avait fait que je n’étais plus attirer par Resident Evil : a mes yeux, la franchise s’était définitivement perdue en court de route, un peu comme Silent Hill, autre maitre étalon du genre horrifique. Pourtant, avec ce septième volet, les critiques furent nettement plus enthousiastes et, dans l’ensemble, les médias spécialisés n’hésitaient pas à comparer cet épisode avec les premiers… Mais alors, pourquoi ais-je tant hésiter ? Eh ben, en fait, tout simplement en raison du changement principal de ce septième épisode, ce fameux choix de Capcom de passer à la vue subjective et de faire de Resident Evil un… FPS !? A mes yeux, une hérésie, tout simplement ! Il faut dire que je ne suis pas fan des jeux en vue subjective, que je préfère voir les personnages et que jamais, oh grand jamais, je n’ai jamais eu le courage d’achever ce genre de jeux. Etait-ce dut a ma traditionnelle maladresse, au fait que je n’étais pas habituer a ce style de jeux ? Oui, probablement… Mais bon, ayant un peu de temps à tuer en attendant de m’attaquer à des softs plus importants comme The Last of Us – Part 2 ou Final Fantasy 7 – Remake, je me suis finalement, après moult hésitations, a tenter l’expérience Resident Evil 7 : après tout, pour une somme modique, désormais, qu’avais-je à perdre ? Et puis, qui sait, peut-être même allais avoir une bonne surprise ? Et, ma foi, après des débuts pour le moins hésitants avec cette fameuse vue subjective, oui, j’ai été surpris, oui, j’ai été fort agréablement surpris même et oui, mille fois oui, pour la toute première fois depuis longtemps, j’ai retrouver avec plaisir cette ambiance à la fois malsaine et terrifiante qui m’avait tant attirer avec les premiers volets de la saga de Capcom ! Pourtant, les différences sont nombreuses avec les bons vieux Resident Evil : pas de zombis au programme, pas de Umbrella a l’horizon – enfin presque – et, a la place, une famille de ploucs dégénérés dans un trou perdu de la Louisiane qui va nous donner bien du fil à retordre. Cependant, d’un autre coté, les références sont nombreuses également : les fameux coffres, les sauvegardes dans des magnétophones, les herbes à utiliser pour se soigner, etc. Bref, la saga réussi à sortir des sentiers battus, a prendre des risques, ce, tout en gardant tout un tas de petites choses qui ont fait sa saveur – de quoi ravir les vieux de la vieille, ravis de retrouver, enfin, un Resident Evil digne de ce nom ! Quand à la vue subjective, cette fameuse hérésie selon moi !? Eh bien, comment dire, disons que j’ai achevé le jeu et que, si j’ai eu, effectivement, des difficultés au début, celles-ci étaient davantage dues a mon manque d’expérience dans ce genre de jeu… Bref, vous l’avez compris, j’ai plutôt apprécié ce septième volet de Resident Evil et même si je ne le considère nullement comme étant un chef d’œuvre, il m’aura, a la fois, fait passer de bons moments, mais aussi, et surtout, rappeler a quel point, en son temps, cette saga fut excellente. Au point de me laisser tenter par le huitième épisode, sur PS5 ? Ma foi, pourquoi pas !?
 

Points Positifs
 :
- Le meilleur épisode de Resident Evil depuis… oh, facilement le troisième volet au moins, c’est pour dire ! Il faut dire que, après moult errances, Capcom a su totalement revitaliser sa franchise phare en gardant une bonne partie de tout ce qui faisait le sel de la saga mais en la renouvelant totalement. Comme quoi, c’est une bonne chose de prendre des risques !
- Le choix de la vue subjective, a priori osé, s’est avéré être une très bonne chose et cela a permis une meilleure immersion pour les joueurs, surtout au vu de l’ambiance, oh combien malsaine et terrifiante – et c’est quelqu’un de réfracteur au style qui vous dit ça !
- La famille Baker, bandes de ploucs d’un trou paumé de l’Amérique profonde, s’est avérée être une belle réussite.
- Un bestiaire peu varié mais intéressant, des énigmes plutôt retorses, une intrigue acceptable pour le genre et un casting, ma foi, correct. Bref, que demander de plus !?
- Le plaisir de retrouver les herbes, les magnétophones pour les sauvegardes, les coffres, les munitions qui sont rarissimes. Bref, c’est du Resident Evil !
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même s’y faire a la vue subjective et quand on n’y est pas habituer, cela peut poser quelques difficultés au début – surtout que l’on est rapidement mis dans le bain !
- Certains pourront regretter l’absence des fameux zombis, ce qui est compréhensible même s’il est logique qu’ils n’apparaissent pas dans cet épisode.
- Scénaristiquement, cela reste un peu léger, il faut le reconnaitre. Mais bon, Resident Evil n’a jamais brillé par ses scénarios époustouflants…
- Le final – attention au spoiler, Chris Redfield apparait et fait partit d’une organisation nommée… Umbrella – est un peu couillon quand on y pense. Mouais, attendons la suite pour voir…
 
Ma note : 7,5/10

samedi 3 juillet 2021

Ajin – Tome 9


Ajin – Tome 9
 
Il y a 17 ans de cela, des Ajin furent découverts sur Terre. C'est lors d'une mission militaire en Afrique que des soldats américains sont tombés en face d'un de ces immortels à l'apparence humaine. Depuis, les autorités ont dénombré 46 Ajin dans le monde, dont 2 au Japon. Ces êtres auraient la capacité d'immobiliser leurs adversaires en criant, et toute personne capable d'en trouver un sera récompensée. Empêcher l’assassinat du dirigeant de Forge Sécurité et détruire en même temps la cellule terroriste Ajin dans son entier. Le plan conçu par Kei Nagai est mis à mal par la spectaculaire et tardive arrivée de Sato sur les lieux de l’opération. Les actions du leader terroriste dépassent de loin tout ce que le jeune immortel avait imaginé. Les conditions de combat se dégradent rapidement, mais Hirasawa et ses hommes ne lâchent pas l’affaire, soucieux d’accomplir leur mission. La pression sur les épaules de Kei est telle qu’il est bientôt forcé de prendre une décision cruciale…
 

Ajin – Tome 9
Scénariste : Gamon Sakurai
Dessinateur : Gamon Sakurai
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action, Seinen
Titre en vo : Ajin vol.9
Parution en vo : 07 octobre 2016
Parution en vf : 05 juillet 2017
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 194
 
Mon avis :
 Indéniablement, Ajin, œuvre du sieur Gamon Sakurai, est l’un des mangas les plus jouissifs du moment. Ce n’est pas la première fois que le souligne, mais bon, je trouve qu’il est de bon ton de le rappeler car s’il manque peut-être, à celui-ci, le coté épique que peut avoir L’attaque des Titans, œuvre nettement plus appréciée du grand public, force est de constater que, a sa façon, Ajin possède de sérieux atouts qui en font un incontournable pour les fans du genre : intensité, coups de théâtres divers, action non stop, personnages marquants, ambigus et, bien entendu, des dessins de grande qualité font de ce manga, tout simplement, une œuvre pour le moins jouissive dont je ne me lasse nullement ! Et donc, sans grande surprise, ce neuvième tome confirme tout cela de fort belle manière… Il faut dire que si le lecteur, déjà conquis, s’attendait a un affrontement homérique entre le désormais cultissime Sato d’un coté, Kei et ses alliés de l’autre, force est de constater que la tournure prise par les événements, surtout vers la fin, ont de quoi surprendre un peu : ainsi, Sato apparait comme étant, une fois de plus, quasiment intouchable mais si l’on pouvait s’attendre a le voir mis en difficulté, ce n’est nullement le cas, bien au contraire, et tandis que certains protagonistes passent de vie a trépas, Kei, lui, est renvoyé comme un malpropre a ses études tant son plan visant a neutraliser son adversaire s’avère être totalement inefficace. Traumatiser par cet état de fait, pourchasser et, disons le tout de suite, ne désirant plus qu’une seule chose, c’est-à-dire, mettre le plus de distance possible entre lui et Sato, Kei abandonne, prend la fuite, tandis que, dans son coin, le lecteur, époustouflé par les événements, ne désire qu’une seule et unique chose : connaitre la suite bien sur !
 

Points Positifs
 :
- L’affrontement – qui tourne d’ailleurs rapidement au fiasco – entre Kei et ses alliés d’un coté, Sato de l’autre. C’est spectaculaire, par moments inattendu et, au passage, il faudra dire adieu a certains personnages.
- La conclusion de ce neuvième volume est pour le moins pessimiste : Kei prend la fuite en refusant le combat, ses derniers alliés encore en vie sont abandonnés à leur sort, quand à Sato, il est libre de commettre ses crimes.
- L’évolution, petit à petit, de Tanaka, qui commence à s’opposer à Sato.
- Une intrigue toujours aussi captivante et non dénué de son petit lot de surprises.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire, Gamon Sakurai livre une prestation auquel il nous a habitués, c’est-à-dire, plutôt bonne.
 
Points Négatifs :
- Même si j’apprécie énormément Ajin, je reconnais que ce coté action omniprésente qui prime énormément sur la réflexion peut lui nuire un peu. De même, pour ce qui est de l’originalité, ce manga ne brille par particulièrement de ce coté là. Après, bien entendu, tout est une affaire de gouts…
 
Ma note : 7,5/10

Autobahn


Autobahn
 
Kraftwerk
 
1 - Autobahn (Ralf Hütter, Florian Schneider, Emil Schult) 22:42
2 - Kometenmelodie 1 (Ralf Hütter, Florian Schneider) 6:26
3 - Kometenmelodie 2 (Ralf Hütter, Florian Schneider) 5:48
4 - Mitternacht (Ralf Hütter, Florian Schneider) 3:43
5 - Morgenspaziergang (Ralf Hütter, Florian Schneider) 4:04
 

Autobahn
Musicien : Kraftwerk
Parution : 01 novembre 1974
Enregistré : 1974
Durée : 42:46
Genre : Musique électronique, Synthpop, Krautrock
Producteur : Ralf Hütter, Florian Schneider
Label : Philips
 
Musiciens :
Ralf Hütter : synthé, voix, clavier
Florian Schneider : effets eléctroniques, voix, claviers, flute
Klaus Röder : violon, guittarre
Wolfgang Flür : percussion électronique
 
Mon avis :
 Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n’avais, jusqu’à peut de temps, jamais eu l’occasion d’écouter cet album légendaire d’un groupe qui l’était tout autant, Kraftwerk, ce fameux et cultissime Autobahn – autoroute en allemand. La chose peut paraitre singulière, étonnante même au vu de tout le bien que je pense de ce groupe, mais bon, c’est ainsi et si des opus comme The Man-Machine ou Trans-Europe Express me sont familiers depuis des lustres, ce n’est que très récemment que je me suis atteler a l’écoute de ce fameux Autobahn. Souhaitant ne pas faire les choses a moitié, j’ai perdu mon pucelage avec cet album sur les autoroutes, histoire de me mettre dans l’ambiance de circonstance et, ma foi… le résultat fut a la hauteur de mes espérances ! Alors certes, cela est uniquement valable pour le titre éponyme, ce long morceau de Motorik – plus de 22 minutes tout de même – un truc incroyable, complètement impossible de nos jours et qui traumatisa bon nombre de musiciens à l’époque, comme un certain Bowie qui ne jurait que par celui-ci. Un véritable chef d’œuvre de Krautrock, un monument qui, a lui tout seul, justifie l’achat de cet album, car le reste est… comment dire… sympathique, certes, mais loin d’être indispensable et a des années lumières de ce que fera le groupe par la suite. Mais alors, Autobahn, l’album, ne serait pas à la hauteur de sa légende ? Eh ben, disons que pour son morceau éponyme, oui, incontestablement, pour le reste du contenu, c’est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Bien évidement, tout cela vaut le coup pour ce chef d’œuvre du progressif allemand qu’est Autobahn – la chanson, pas l’album – un truc énorme, limite fou (de nos jours) au rythme lancinant, répétitif mais tellement génial et qui, au passage, nous donne l’impression d’être sur une autoroute…
- Si vous avez l’opportunité d’écouter cette chanson sur une vraie autoroute, l’expérience n’en sera que plus décuplée !
- Ne soyons pas trop méchant envers le reste de l’album qui, même si inférieur, n’en reste pas moins intéressant, surtout pour les fans de Kraftwerk.
 
Points Négatifs :
- Un album, un chef d’œuvre et quatre autres titres qui, sincèrement, sont à mille lieux d’être du même niveau – voir même de ce que fera le groupe par la suite.
- La curieuse impression de bidouillage dans les quatre autres titres : certains passages sont réussis mais d’autres non…
- Il faut être fan de Krautrock.
- Bon, la pochette, ce n’est pas vraiment ça…
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 2 juillet 2021

Loup Blanc


Loup Blanc
 
Skilgannon le Damné a disparu des pages de l'Histoire. À la suite de son dernier triomphe, le Général a emporté les légendaires Épées de la Nuit et du Jour et a quitté les terres de Naashan. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver. Trois ans plus tard, loin de là, une foule décidée à tuer se rassemble autour d'un monastère. Elle est accueillie par un unique prêtre désarmé. En quelques terrifiantes secondes, le monde des villageois est changé à jamais, et la rumeur se répand à travers les terres de l'Est. Skilgannon est de retour ! Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d'un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Avec des assassins à ses trousses et une armée d'ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.  Mais il ne voyage pas seul. L'homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende !
 

Loup Blanc
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 2003
Edition Poche : 28 mars 2013
Titre en vo : White Wolf
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Milady
Nombre de pages : 585
 
Mon avis :
 Après m’être plonger dans les œuvres de David Gemmell il y a tout juste quelques semaines avec Le Lion de Macédoine puis m’être lancer dans son cycle le plus connu, Drenaï, avec son premier roman et, selon moi, son chef d’œuvre absolu, Légende avant de poursuivre avec les autres romans consacrés à Druss, Druss la Légende et La Légende de Marche-Mort avant de poursuivre du côté de Waylander, trilogie haute en couleur, voilà que, aujourd’hui, c’est au tour de Loup Blanc, sans nul doute un des ouvrages de l’auteur que j’attendais le plus d’être mis à l’honneur sur ce blog… Il faut dire que cela faisait longtemps que j’en entendait le plus grand bien et que, malgré quelques critiques négatives ou moins enthousiastes, le peu que j’en savais m’avais mis l’eau à la bouche : imaginez donc un récit avec un protagoniste principal hautement charismatique, Skilgannon, dit le Damné car en plus d’être un formidable combattant, c’est aussi un ancien général qui a énormément de sang d’innocents sur les mains, bref, un personnage en quête de rédemption et tourmenté au possible, mais aussi… mais aussi, un second rôle qui n’est rien d’autre que le légendaire… Druss !!! Oui, le Druss, celui de Légende, le formidable guerrier a la double hache mort sur les remparts de Dros Delnoch dans ce qui restera, selon moi, comme l’un des plus captivants ouvrages d’Heroic Fantasy qu’il m’a été donné de lire. Bref, deux héros pour le prix d’un, et quels héros, surtout que, et je commence à avoir l’habitude avec Gemmell, les seconds rôles ne sont pas en reste, loin de là ! Du coup, avec un synopsis de départ certes peu original mais engageant et une flopée de protagonistes hauts en couleurs, ce Loup Blanc (appelé ainsi en hommage à Elric d’un certain Moorcock) portait en lui les bases pour en faire, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais au moins, je n’en doutais pas, un fort bon roman de Fantasy comme je les aime. D’ailleurs, le début laissait sous-entendre que cela allait être le cas, pourtant, au fil des pages et de l’évolution de l’intrigue, j’ai commencé à remarquer certains détails dérangeants, certaines ficelles traditionnelles de l’auteur – car bon, reconnaissons que Gemmell, aussi talentueux soit-il pour nous pondre des histoires franchement captivantes, nous sort souvent le même genre d’intrigues avec ce côté de groupe de héros seuls contre tous – et même, vers le milieu du roman, un certain essoufflement qui, fort heureusement, ne dura pas vu que le final, même si trop court au vu de tout le reste n’en reste pas moins excellent ! Du coup, malgré un duo de héros tout simplement époustouflants (même si Druss se contente de faire du… Druss), des seconds rôles attachants, des ennemis intéressants, une intrigue qui part un peu dans tous les sens mais qui n’en reste pas moins captivante et tout un tas de flashbacks qui nous en apprennent beaucoup sur le passé torturé de Skilgannon, ce sont finalement les défauts un peu habituels de Gemmell qui viennent un peu gâcher mon impression finale de l’ensemble, surtout cette sensation de déjà-vu qui m’aura accompagner a bien des moments de ma lecture. Mais bon, relativisons tout de même cela : Loup Blanc reste un fort bon roman, certes loin d’être exceptionnel, j’en conviens, mais qui ravira les fans de Gemmell et qui pourra même plaire à ceux qui ne connaitraient pas l’auteur… et puis, rien que pour le duo Skilgannon/Druss, comment passer à côté de cet ouvrage ?
 

Points Positifs
 :
- Loup Blanc vaut énormément pour son personnage principal, Skilgannon le Damné, un personnage torturé au possible, au lourd passé, avec pas mal de sang sur les mains et qui se coltine en plus un amour impossible. En quête de rédemption mais ne pouvant pas oublier son passé, excellents bretteur, il poursuit une quête personnelle sans grands espoirs de réussite.
- En second rôle principal ou en co-héros, Druss la légende en personne ! Certes, comme je l’ai dit, Druss fait du Druss mais quel plaisir de retrouver le héros de Légende quelques années avant les événements relatés dans cet ouvrage.
- Gemmell possédait un don indéniable pour nous pondre des intrigues captivantes au possible ; certes, ce n’est pas de la grande littérature, on peut trouver mieux ailleurs mais pour ce qui est de nous empêcher de relâcher le bouquin sans que l’on se dise, allez, encore quelques lignes, encore un chapitre, c’est du grand art !
- Comme d’habitude chez Gemmell, une flopée de protagonistes secondaires plutôt réussis et attachants.
- Ne l’oublions pas, l’intrigue est certes peu originale mais suffisamment bien ficelée et riche en moments forts.
 
Points Négatifs :
- Les points positifs de David Gemmell sont aussi ses points négatifs : ainsi, à la lecture de ce Loup Blanc, comment ne pas ressentir une certaine impression de déjà-vu, comment ne pas s’apercevoir que l’auteur use et abuse des vieilles mêmes ficelles ?
- Un certain essoufflement dans l’intrigue vers le milieu de l’ouvrage tout de même…
- Comme d’habitude, Gemmell passe des centaines de pages à s’attarder sur le moindre détail de l’avancée de son intrigue et comme toujours, la fin est plutôt expédiée…
- C’est bien beau de nous sortir tout un tas de personnages, de leur donner de l’importance, mais encore, après faut-il ne pas les oublier en route comme le moine, au début, compagnon de Skilgannon et abandonner comme un malpropre, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant.
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 1 juillet 2021

La Mort de Captain Marvel


La Mort de Captain Marvel

Toute sa vie durant, Mar-Vell, fils et héritier de l'Empire Kree, fut un guerrier. Victime d'une vengeance personnelle, il déserta sa civilisation extra-terrestre et empêcha que son peuple colonise notre planète. Bien souvent, il trouva en les Vengeurs de précieux alliés. Les terriens humanisèrent son nom comme preuve de reconnaissance, en l'appelant Captain Marvel. Mais il est désormais trahi par son corps, et doit mener un combat inégal contre la maladie. Un combat qu'il sait perdu d'avance…


La Mort de Captain Marvel
Scénario : Jim Starlin
Dessins : Jim Starlin
Encrage : Jim Starlin
Couleurs : Jim Starlin
Couverture : Jim Starlin
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Death of Captain Marvel
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 avril 1982
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Lug
Date de parution : 06 juin 1983
Nombre de pages : 64

Liste des épisodes
The Death of Captain Marvel

Mon avis : S’il m’est souvent arriver d’être très dur a l’encontre de Marvel, de dire tout le mal que je pensais de la politique incohérente et néfaste de la maison des idées et de, accessoirement, être dubitatif vis-à-vis de ce certains de ses chef d’œuvres, ou prétendu tels, je reconnais que, d’un autre coté, la plus grande maison d’éditions de comics mondiale a sut, au fil des ans, nous pondre de véritables petite pépites. Et indéniablement, parmi celles-ci, il me semble évidant que La Mort de Captain Marvel est l’une des plus réussies, et de loin ! Il faut dire que, malgré les décennies qui se sont écoulées depuis la parution de ce qui fut alors le tout premier Graphic Novel de chez Marvel, malgré un style qui accuse son âge, le récit du trépas de celui qui fut l’un des plus grands héros des années 70, Captain Marvel, n’a absolument pas perdu de sa force de nos jours. Pour cela, bien sur, il aura fallut que le guerrier Kree amoureux de la Terre n’ait pas une mort comme les autres, ou plutôt, si, mais jugez plutôt : d’un super-héros, s’il doit mourir, on s’attend a ce qu’il ait une mort grandiose, au combat, or dans La Mort de Captain Marvel, aucune gloire n’est au rendez vous, aucun haut-fait héroïque dont on se souviendra mais juste un héros toucher par la maladie, le cancer, et qui, malgré tous ses pouvoirs – et ceux de ses alter-egos héroïques venus a son secours – ne pourra pas, cette fois, remporter la bataille. Du coup, ce qui fait la force de ce récit, plus de trente ans après sa parution, c’est ce coté implacable de la maladie, cette certitude que la mort sera au rendez vous et que rien n’y personne ne pourra l’empêcher… Jim Starlin, qui a l’époque venait de perdre son père d’un cancer, livre un récit intimiste, triste et qui marque d’antant plus les esprits que, finalement, n’importe qui pourrait se trouver a la place de Captain Marvel. Le résultat final en est grandiose, intemporel et fait de ce Graphic Novel un incontournable de la maison des idées que tout fan de comics se doit de lire au moins une fois dans sa vie ; et comme en plus, et contrairement a Jean Grey qui avait pourtant connu une mort magnifique avant de revenir et mourir, encore et encore, Marvel a eu la très bonne idée de ne jamais ramener notre Captain Marvel, le récit de Starlin garde toujours  ce coté implacable de la mort qui, que l’on veuille ou non, est notre lot commun a chacun de nous…


Points Positifs :
- Sans nul doute l’un des plus grands chefs d’œuvres de Marvel ! Il faut dire que, émotionnellement, on a rarement fait aussi fort, et puis, ce coté désabusé où l’un des plus grand super-héros du cosmos se trouve démuni face a la maladie rend ce récit terriblement humain…
- Vainqueur de menaces cosmiques, d’une foule de conquérants et d’autres individus peu recommandables comme Thanos, Mar-Vell, du haut de ses immenses pouvoirs, se voit vaincu par… la maladie, comme un simple mortel… Sincèrement, il fallait oser !
- Jamais dans une œuvre de super-héros un de ces derniers n’aura été aussi humain, ne nous aura autant touchés. Il faut dire que la mort de Captain Marvel d’un cancer, quelque part, c’est la votre, c’est la notre…
- Les réactions des divers protagonistes – y compris Mar-Vell – qui vont de l’acceptation a la colère en passant par la dignité, la peur, etc. Il faut dire que Starlin savait de quoi il parlait, ayant perdu son père, peu de temps auparavant…
- Pour l’époque, les dessins de Starlin faisaient parti de ce qui se faisait de mieux ; j’ai bien dit pour l’époque…

Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que ce récit, aussi bon soit-il, accuse un peu son age et que même si Starlin était tout sauf un manche, la colorisation de l’époque n’était franchement pas terrible, quand a certaines poses des personnages, cela fait des lustres que cela ne se fait plus, et c’est tant mieux !

Ma note : 9/10