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samedi 5 novembre 2022

Dragon Head – Tome 1


Dragon Head – Tome 1
 
Teru, un lycéen ordinaire, reprend connaissance dans un lieu baigné par l’obscurité. Il se rappelle difficilement que, quelques instants avoir pénétré un tunnel, le train à bord duquel sa classe revenait de voyage scolaire s’est mis à secouer les voyageurs. Teru en conclut que le train a déraillé et se met à crier au secours. Hélas, personne ne répond. Il doit donc se débrouiller pour s’extraire des sièges qui le maintiennent coincés. Il avance ensuite à tâtons et pleure au milieu des cadavres de ses camarades. Il trouve toutefois un briquet dans la poche d’un professeur décédé et peut alors observer autour de lui. Là, il réalise avec horreur qu’il est le seul survivant. Il se précipite ensuite dans la cabine du contrôleur où il trouve une lampe de poche qu’il utilise aussitôt pour longer les rails. Malheureusement, le tunnel est bouché des deux côtés par des éboulis. Pris au piège, Teru est encore plus dépité quand il allume une radio qui fonctionne à peine et qu’il entend parler d’état d’urgence. Teru comprend qu’il se pourrait bien que personne ne vienne le sauver...
 

Dragon Head – Tome 1
Scénariste : Minetarō Mochizuki
Dessinateur : Minetarō Mochizuki
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Horreur
Titre en vo : Doragon Heddo vol. 1
Parution en vo : 06 mars 1995
Parution en vf : 20 janvier 2021
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Incontestablement, Dragon Head est un manga que je souhaitais découvrir depuis bien des années déjà et s’il m’a fallut autant de temps avant de m’attaquer à ce que beaucoup considèrent comme étant un chef d’œuvre du genre horrifique, cela est davantage dut au fait que, ne possédant pas un compte en banque illimité, il me fallait faire des choix – souvent judicieux, parfois non mais ceci est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, c’est avec la dernière intégrale en date du manga du sieur Minetarō Mochizuki que je me suis attaquer à Dragon Head, une édition imposante et de qualité et, à la lecture de ce premier volet, la première chose qui me saute aux yeux c’est que oui, mille fois oui, ce manga est superbe et mérite bon nombre des superlatifs pour le moins élogieux que j’ai put lire à son sujet – mais bon, je n’en suis qu’au début et j’attends, naturellement, la suite pour me faire une opinion précise à son sujet… Bien des années avant le Walking Dead de Robert Kirkman, Minetarō Mochizuki allait donc connaitre le succès par le biais d’une œuvre qui, elle aussi, nous proposait un monde où, suite à une catastrophe, nous allions suivre des individus livrés à eux-mêmes et qui, forcément, n’allaient pas tous réagir de la même manière. Et donc, ici, point de zombies mais une catastrophe pour le moment encore mystérieuse mais qui a provoquer le déraillement d’un train rempli de collégiens : coincés dans un tunnel, il n’y a que trois survivants et si l’on comprend rapidement que cette fameuse catastrophe est bien plus importante qu’un simple tremblement de terre – a priori – dans ce premier tome, le mangaka se contente de nous proposer un huit-clos pour le moment terrifiant qui s’avère être une véritable petite merveille ! Angoissant à souhait, rehaussé par le trait faussement naïf du mangaka qui n’a pas son pareil pour nous pondre des décors qui nous dévoilent l’ampleur de la catastrophe, Dragon Head nous fait suivre le destin de trois personnages : Teru, qui fait tout pour trouver un moyen de se sauver lui et ses compagnons même s’il connait quelques crises de désespoir, Ako, jeune fille qui a des troubles du sommeil et qui semble, malgré cela, la plus censée du lot et le fameux Nobuo, ancienne tête à claque de sa classe et qui disjoncte littéralement au point de devenir dangereux pour ses compagnons d’infortune. Ce petit monde est très bien écrit par le sieur Minetarō Mochizuki qui nous offre ici trois individus à la psychologie différente et qui, reconnaissons le, sont à mille lieux des personnages un peu trop stéréotypés que nous proposent les mangas un peu trop souvent. Inquiétant, Dragon Head l’est fatalement et ce premier volet, sans grande surprise, regorge de scènes et de situations pour le moins fortes voir choquantes : nous ne sommes pas ici pour rigoler, loin de là ! Captivant de bout en bout tout en sachant prendre son temps, ce premier tome se lit avec un plaisir certain et, tout en nous laissant avec pas mal de questions – comment nos héros vont-ils s’en sortir, quelle sera le prochain délire de Nobuo, qu’en est-il du monde extérieur et quelle catastrophe à frapper Tokyo – le lecteur en ressort satisfait, ayant eu le plaisir de lire les débuts d’un bon, que dis-je, d’un excellent manga. Alors, comme je le dit souvent dans mes critiques, vivement la suite qui, je l’espère, sera tout aussi bonne !
 

Points Positifs
 :
- Le premier tome de ce qui est sans aucun doute possible un des meilleurs mangas d’horreur psychologique, Dragon Head. Angoissant à souhait, captivant, nous proposant peu de protagonistes mais ces derniers sont très bien traités, abordant la question de la survie dans une ambiance post-apocalyptique, il est évidant que nous avons affaire à une œuvre de qualité.
- Il n’y a que trois protagonistes dans ce premier volet, cependant, ceux-ci sont suffisamment bien écrits pour que l’on suive leur destin avec plaisir. Ajoutons à cela que nous avons affaire à des personnages faillibles et fort éloignés des traditionnels héros de manga.
- Nobuo, le bon petit psychopathe des familles, marque durablement les esprits.
- Pour ce qui est de la partie graphique, Minetarō Mochizuki n’est peut-être pas le plus grand mangaka, cependant, il nous propose tout de même des planches suffisamment dynamiques et plaisantes pour satisfaire le regard du lecteur. Qui plus est, il n’a pas son pareil pour nous offrir des décors de toute beauté.

Points Négatifs :
- Une œuvre qui n’est sans doute pas à mettre entre toutes les mains au vu de la violence psychologique qui s’en dégage.
- Certains trouveront peut-être quelques longueurs dans ce premier temps qui, il faut le reconnaitre, sait prendre son temps…

Ma note : 8,5/10

Le Troisième Testament – Marc ou le Réveil du Lion


Le Troisième Testament – Marc ou le Réveil du Lion
 
Dans une forteresse isolée, Conrad Reinhardt Marcus, comte de Marburg est accusé de trahison envers l’Eglise. Parce qu’il aurait accusé d’hérésie le comte de Sayn, mais aussi pactisé avec le démon, l'inquisition lui retire son anneau de « Manus Dei ». Il va être brûlé sur le bûcher, tout comme l’a été sa femme, le matin même. Le comte de Sayn, un mystérieux personnage a l’allure étrange et noire, tout comme son emblème d’oiseau noir, assiste au procès et attend les aveux de Marbourg. Celui-ci rejette de toutes ses forces ces fausses accusations avant d’être emmené au bûcher. A l’extérieur, sur le toit de l’église, des hommes préparent sa libération. Ils lancent un tonneau de mélasse en feu, afin de séparer Marbourg des soldats. Ils réussissent alors à le sortir des griffes de l’inquisition et du comte de Sayn. 20 ans plus tard, au couvent de Veynes, les moines travaillent à dégager de vieux manuscrits qu’ils ont découverts dans une cave murée. Cependant, ils découvrent aussi une salle secrète, qui semble renfermer une étrange relique démoniaque. Au même moment, à l’extérieur du couvent, des hommes en armures noires arrivent…
 

Le Troisième Testament – Marc ou le Réveil du Lion
Scénario : Xavier Dorison, Alex Alice
Dessins : Alex Alice
Couleurs : Alex Alice
Couverture : Alex Alice
Editeur : Glénat
Genre : Esotérique, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 25 juin 1997
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Indéniablement, plus de deux décennies après sa sortie, ce premier tome du Troisième Testament n’a rien perdu de sa force et, il faut le reconnaitre, même si le postulat de départ, même si sa thématique générale, ne sont guère originales, force est de constater que cette œuvre du sieur Xavier Dorison est une véritable petite réussite dans son genre… Pourtant, comme je viens de le souligner, pour ce qui est de l’originalité a proprement parlé, ce n’est pas vraiment ça : pour la énième fois, nous avons droit à l'Église Catholique avec ses éternelles intrigues, des secrets qui pourraient remettre en jeu les croyances de millions de fidèles s'ils étaient dévoilés, un héros désabusé qui cherche à se venger et l’époque, le Moyen-âge forcement. Pourtant, scénaristiquement, cela fonctionne parfaitement ! Comme quoi, c'est souvent dans les vieilles marmites que l'on fait les meilleures soupes (enfin, quelque chose dans le genre) et que, même les idées les plus exploitées peuvent encore donner des histoires réussies, si l'on a le talent de s'en donner la peine. Et du talent, les deux auteurs on possèdent à profusion : que cela soit au niveau du scénario ou du dessin, il n’y a rien à jeter. Le premier, le sieur Dorison, fidèle à sa réputation, sait éviter le piège du déjà vu pour nous entraîner dans de sombres histoires de complots a l’atmosphère proche du cultissime Le Nom de la Rose, dont l'on constate a chaque page les diverses inspirations. De plus, il arrive souvent que dans un premier volume, l’auteur prenne son temps pour poser son univers et ses divers personnages, ce qui peut parfois se faire au détriment de l'intrigue qui, du coup, a du mal à se mettre en place. Hors, ce n’est absolument pas le cas cette fois ci et, au bout de quelques pages, le lecteur se trouve plonger dans une intrigue parfaitement maîtrisée et passionnante. Le second, Alex Alice, nous livre des dessins d’assez bonnes factures et qui participent largement à la qualité finale de l'ouvrage. Si, malheureusement, quelques petites cases apparaissent parfois comme un peu brouillonnent, d'autres, bien plus nombreuses rehaussent largement le niveau et je ne parle même pas de la représentation des villes ou des paysages, tout bonnement parfaites au point que l'on a presque l’impression de se replonger en plein cœur du Moyen-âge. Pour ce qui est des protagonistes, je serais peut-être un peu moins élogieux vu que ces derniers ne brillent pas par une grande originalité, cependant, le charismatique Conrad de Marbourg, aux faux airs de Sean Connery (Le Nom de la Rose, le film, bien entendu), sur qui repose une bonne partie de l'intérêt de l'intrigue, héros désabusé au passé remplis de lourds secrets, archétype mille fois vu et revu et pourtant réussi. D'ailleurs, du coup, Elisabeth d'Elsenor souffre de la comparaison et apparaît, à première vue moins intéressante. Mais ce n’est qu'un premier tome, ne l'oublions pas… Et si certaines figures commencent à faire leur apparition, ce n'est que de façon fugitive et celles ci laissent entrevoir un potentiel certain... Je pense que vous l’avez compris, sans révolutionner en aucune façon le genre, Marc ou le Réveil du Lion est une parfaite réussite et ouvre à merveille une saga fort prometteuse. Finalement, le principal défaut de ce premier tome – et de la saga, finalement, dans son ensemble – serait son manque d’originalité, mais bon, au vu de la qualité de cette œuvre, force est de constater que nous avons ici un exemple parfait que même quand une thématique est usée jusqu’à la corde, il est toujours possible de tomber sur des œuvres qui se démarquent de la norme !
 

Points Positifs
 :
- La preuve évidente que même quand un sujet est usé jusqu’à la corde, on peut encore crée une œuvre qui sort du lot. Ainsi, même si l’on a déjà eu droit maintes fois aux terribles secrets qui remettraient en cause les dogmes de l’Eglise, même si on a vu celle-ci magouiller tellement de fois qu’on souhaiterait découvrir une œuvre où ce n’est pas le cas et même si le héros désabusé, vieillissant et badass et terriblement banal depuis près de trente ans, Le Troisième Testament n’en reste pas moins efficace et se démarque fort bien de la masse.
- Une inspiration du coté de Le Nom de la Rose, ce qui, ma foi, est plutôt une bonne chose.
- Pas original pour un sou le sieur Conrad de Marburg, cependant, il n’en reste pas moins charismatique en diable !
- Pour ce qui est des dessins, sans être exceptionnels, ceux d’Alex Alice sont plus que convenables et raviront les amateurs.
- Une fort belle couverture !
 
Points Négatifs :
- Un manque flagrant d’originalité tout de même… car bon, aussi bon soit ce premier volume du Troisième Testament, force est de constater que celui-ci n’est pas original pour un sou. Bon, indéniablement, mais loin d’être un chef d’œuvre non plus, que ce soit pour son scénario, son postulat de départ mais aussi ses protagonistes, terriblement stéréotypés.
- Alex Alice est un bon dessinateur, je ne le nie pas, cependant, il est un peu trop conventionnel a mes yeux.
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 4 novembre 2022

Wytches – Tome 1


Wytches – Tome 1
 
La famille Rooks s'installe dans une petite ville offrant un cadre paisible et bucolique. La fille, Sailor, semble nerveuse à l'idée de reprendre des cours. Elle espère que personne ici ne connait la raison de leur récent déménagement. Son père, Charlie, fait de son mieux pour la rassurer mais entre le mal-être de sa fille et l'accident qui a récemment cloué sa femme dans un fauteuil roulant, il a du mal à cacher son angoisse et s'en confie auprès de son ami Reg. Les phénomènes étranges se multiplient autour de la famille et on comprend vite que Sailor a été traumatisée par la brutale disparition, sous ses yeux, d'Annie, une petite frappe qui la torturait dans son précédent lycée. Les choses ne vont pas s'arranger pour la jeune fille et elle comprend vite que, cette fois, c'est elle qui risque de connaître le sort d'Annie...
 

Wytches – Tome 1
Scénario : Scott Snyder
Dessins : Jock
Encrage : Jock
Couleurs : Matthew Hollingsworth
Couverture : Jock
Genre : Fantastique, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Wytches – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 24 juin 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 13 novembre 2015
Nombre de pages : 160
 
Liste des épisodes
Wytches 1-6
 
Mon avis :
 Dans le petit mondes comics, tandis que Marvel et DC continuent à nous proposer des récits de super-slips sans grande saveur, particulièrement pour ce qui est des premiers qui semblent être tomber dans une médiocrité pour le moins innatendu, du coté des indépendants, force est de constater que c’est toujours aussi intéressant, bon, voir, carrément excellent ! Bien entendu, sur ce blog, depuis ses débuts, je n’ai pas été insensible a ce changement bienvenue et moult séries ont eu droit aux honneurs, par le biais de critiques pour le moins élogieuses. Et donc, aujourd’hui, c’est au tour du premier volume d’un certain Wytches, une œuvre désormais un peu ancienne puisque datant déjà de 2015 et dont en attend toujours une éventuelle suite mais qui, indéniablement, mérite le détour… Bon, tout d’abord, si les anglophones auront compris que ce comic a quelque chose à voir avec les sorcières, celles-ci tiennent davantage de Stephen King – dont Scott Snyder, le scénariste, est un grand fan – que d’une quelconque fée Carabosse : créatures primordiales aux pouvoirs incommensurables, elles vivent en parallèle de l’humanité et n’agissent que lorsque celle-ci fait appels a leurs talents, créant, de ce fait, un pacte faustien du plus bel effet… dans le genre horrifique, j’entends. Du coup, ici, que le lecteur ne s’attendent point a de quelconques formules magiques prononcées a la hâte ou a des balais volants mais davantage a une race humanoïde aux mœurs indicibles mais, en quelque sorte, pas tant que ceux qui pactisent avec elles. Car ce qui ressort principalement de ce premier volet de Wytches, c’est principalement les sentiments humains dans ce qu’ils ont de moins avouables : peur, envie, égoïsme, et, ne l’oublions pas, jusque où certains seraient capables d’aller afin d’obtenir leur souhait le plus fort ? Car finalement, si ces sorcières, comme on les surnomme, mangent des humains et sont certes horribles, elles n’agissent que lorsque des hommes et des femmes font appel a elles, lorsque, par le biais de ces fameux pactes, une proie leur est désignée, et, quelque part, c’est surtout cela qui fait froid dans le dos car si les sorcières ont une apparence monstrueuse, les vrais monstres, ce sont les humains, vous, moi… Du coup, plutôt qu’un simple et énième récit horrifique, Wytches, œuvre qui tenait particulièrement a cœur de Scott Snyder, est un comics bien plus profond et subtil qu’il n’y parait de première abord : s’intéressant aux relations humaines, a la crainte qu’un père peut éprouver de perdre son enfant, aux désirs les plus noirs et l’égoïsme particulier de l’espèce humaine, sans oublier, bien entendu, ces fameuses sorcières si particulières, Wytches est une fort belle surprise, et même s’il y aurait a dire sur le style graphique choisis, personnellement, ce premier volume m’a conquis au point d’espérer qu’un jour, la suite promis par le sieur Snyder, voit le jour…
 

Points Positifs
 :
- Si les sorcières qui donnent leur nom à cette œuvre ont une apparence monstrueuse, les véritables monstres de l’histoire, ce sont les humains avec leur égoïsme, leurs désirs et le fait que, par mesquinerie, ils sont capables de vendre ceux qu’ils aiment. Sur ce point, Scott Snyder a fait très fort et ce postulat de départ est l’une des grandes forces de cette œuvre.
- Oubliez tout ce que croyez connaitre sur les sorcières, celles de Wytches sont très différentes et tiennent davantage de créatures primordiales existant depuis des milliers d’années que des vieilles femmes s’en allant au Sabbat.
- Les relations entre les personnages, fort bien retranscrite par un Scott Snyder habité par son projet, particulièrement pour ce qui est de l’amour d’un père pour son enfant et de la crainte que tout parent a, en lui, qu’il arrive quelque chose a sa progéniture.
- Comment ne pas voir dans cette œuvre l’immense influence de Stephen King, ce qui, bien entendu, ravira les fans du maitre de l’horreur moderne.
- Certes, le style graphique et la colorisation sont particuliers, mais je trouve que cela apporte un plus indéniable, une certaine touche particulière a une œuvre décidément hors-norme.
- Scénaristiquement, c’est très bon et l’avancée de l’intrigue avec ses nombreux coups de théâtre marque les esprits.
- Bien aimé les textes de l’auteur en fin de volume où il revient sur les origines de son œuvre, son enfance, ses gouts.    
 
Points Négatifs :
- Même si dans l’ensemble, j’ai apprécier le style graphique de cette œuvre, je trouve que sur certaines planches, la colorisation est trop chargée ce qui rend par moments certaines cases peu compréhensibles.
- Justement, si j’ai apprécié cette colorisation tout de même particulière, il faut reconnaitre que celle-ci ne plaira pas à tout le monde ; le style de Matthew Hollingsworth est très spécial tout de même.
 
Ma note : 8/10

jeudi 3 novembre 2022

L'Affaire des Poisons


L'Affaire des Poisons
 
En 1679, à l’apogée du règne de Louis XIV, éclate l’une des plus vastes affaires criminelles de tous les temps : l’affaire des Poisons, aux ramifications gigantesques, dans laquelle se trouvent mêlées des centaines de personnes, dont les plus grands noms de la cour de France, notamment la favorite Mme de Montespan. De l’officine des alchimistes au repaire des sorcières, des marchands de philtres d’amour aux fabricants de poisons, en passant par le cabinet du magistrat instructeur, La Reynie, c’est l’enquête policière complète sur l’une des plus ténébreuses énigmes de l’Histoire qui est ici offerte au lecteur.
 

L'Affaire des Poisons
Auteur : Jean-Christian Petitfils
Type d'ouvrage : Essai Historique
Première parution : 7 mars 2013
Edition française : 7 mars 2013
Titre en vo : L'Affaire des Poisons
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : néant
Editeur : Perrin
Nombre de pages : 408
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que même ceux et celles qui ne connaissent pas grand-chose en histoire, ceux et celles qui ont toujours dédaignés cette matière pourtant oh combien importante ont, un jour ou l’autre, entendu parler de cette célèbre affaire des poisons. Il faut dire que celle-ci fut sans nul doute l’un des événements les plus marquants du siècle de Louis XIV, une affaire criminelle aux multiples ramifications et qui toucha même certaines des plus hautes personnalités de l’état. Une affaire, bien sur, qui, par la force des choses, fut depuis, souvent aborder par de multiples écrivains, historiens, chacun ayant son opinion, par exemple, sur la culpabilité, ou non, d’une certaine Madame de Montespan, alors maitresse royale en titre… Bien évidement, pour ma part, cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de cette affaire des poisons, que j’avais eu l’opportunité de lire des articles a son sujet, de voir même des reportages qui en parlaient, mais un livre uniquement consacré a celle-ci, franchement, non, alors, lorsque l’occasion se présenta, je n’ai guère hésiter et, ma foi, disons que je ne l’ai guère regretter. Déjà, car l’auteur de ce présent ouvrage, Jean-Christian Petitfils connait parfaitement son sujet sur le bout des ongles ; il faut dire que celui-ci est un spécialiste reconnu du siècle de Louis XIV et que, sous sa plume, le lecteur est transporter de fort belle manière dans les méandres de l’une des affaires judiciaires les plus connues de l’histoire de France. Ainsi, des prémices de l’affaire avec le cas de la Marquise de Brinvilliers jusqu’à la décision, en 1709, de Louis XIV de brûler l’intégralité des documents traitant de l’affaire – enfin croyait-il – en passant par La Voisin, Nicolas de la Reynie, Madame de Montespan et tout un tas d’autres protagonistes, on se trouve au cœur d’une affaire peu commune et qui aurait put faire vaciller le royaume. Une affaire complexe et simple a la fois, riche en rebondissements et qui, encore de nos jours, a de quoi fasciner a la fois l’amateur d’histoire et celui d’énigmes judiciaires, car bon, s’il y a bien une chose qui ressort de la lecture de cet ouvrage, c’est que, jamais on ne connaitra l’entière vérité de cette fameuse affaire des poisons…
 

Points Positifs
 :
- Si l’affaire des poisons est très connue, y compris du grand public et que, par la force des choses, les gens connaissent au minimum les grandes lignes de celle-ci, il est clair que l’ouvrage de Jean-Christian Petitfils apporte un plus indéniable a ceux et celles qui voudraient en connaitre davantage a son sujet, ce, grâce a une richesse impressionnante, l’auteur n’étant pas avare de détails.
- Le fait que Jean-Christian Petitfils maitrise son sujet sur le bout des ongles est un plus indéniable puisque non seulement il sait de quoi il parle mais qu’on sent le travail de recherche tout au long de ces 400 pages.
- La Voisin, Nicolas de la Reynie, Madame de Montespan, la Marquise de Brinvilliers, le Maréchal de Luxembourg, Madame des Œillets et, bien entendu, Louis XIV, pour ne citer que les protagonistes les plus importants… Que de noms accompagnent le lecteur à la lecture de cet ouvrage.
- Le très long index et le glossaire qui permettent à ceux qui souhaiteraient d’approfondir leur connaissance de l’affaire d’aller plus loin dans leurs recherches.
 
Points Négatifs :
- Il y a tellement de protagonistes qu’il est, par moments, un peu difficile de s’y retrouver. Certes, l’affaire est complexe mais bon, il est facile de s’y perdre au vu du nombre conséquents de personnages cités.
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 2 novembre 2022

Le Monde de Demain


Le Monde de Demain
 
Nous sommes en 1983, Daniel, futur Dee Nasty, qui est de retour de San Francisco, est très marqué par la naissante culture hip-hop qu'il a vue là-bas. Il tente alors de se faire engager comme DJ sur Radio Carbone 14. À Saint-Denis, le jeune Didier Morville vit avec son père dans la cité Allende. Il y croise parfois Bruno Lopes, annoncé comme une future star du football. Ils vont se retrouver autour de la danse, du graffiti et puis du rap.
 

Le Monde de Demain
Réalisation : Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, David Elkaïm
Scénario : Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, David Elkaïm
Musique : Amine Bouhafa, Dee Nasty
Production : Arte, Netflix
Genre : Biographie, Musical
Titre en vo : Le Monde de Demain
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Arte
Diffusion d’origine : 20 octobre 2022
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 6 x 52 minutes

Casting :
Anthony Bajon : Bruno Lopes dit Kool Shen
Melvin Boomer : Didier Morville dit JoeyStarr
Andranic Manet : Daniel Bigeault dit Dee Nasty
Laïka Blanc-Francard : Virginie Sullé, dite Vivi ou Lady V
Victor Bonnel : Franck Loyer dit DJ S
Léo Chalié : Béatrice
Joshua Raccah : Chino
Daouda Keita : Solo
Nolan Masraf : Yazid
Arthur Choisnet : Colt
Tobias Nuytten-vialle : Rockin' Squat
Léo Grimard Hamel : Bando
Elga Gnaly : Patou, la mère de Lady V
Jonas Bachan : Franck Chevalier
Izm : Jean, le père de JoeyStarr
Emmanuelle Hiron : Christiane Lopes, la mère de Kool Shen
Yannick Choirat : Joseph Lopes, le père de Kool Shen
Junior Yudat : Reak
Paul Beaurepaire : Sébastien Farran
Thomas Scimeca : Jean-François Bizot
Bamar Kane : Webo
Thomas VDB : Gérard Massadian, le gérant du Globo
Victoire Du Bois : Nina Hagen
Raphaël Quenard : Philippe Puydauby
 
Mon avis :
 Ce fut, sans aucun doute, une des séries qui avait le plus titiller ma curiosité ces derniers temps car bon, comment dire, que raconte Le Monde de Demain si ce n’est, comme celles et ceux qui l’on regarder le savent, les débuts du mouvement Hip-Hop en France et, accessoirement, ceux de NTM, le groupe mythique de rap qui, avec IAM du coté de Marseille, est sans aucune contestation possible le maitre étalon du genre dans l’hexagone… Qui plus est, cette arrivée du rap en France, ce mouvement venu d’outre-Atlantique – comme souvent – et qui pris de telles proportions par la suite, au vu de mon âge, je peux dire, sans exagération aucune, que j’étais aux premières loges à l’époque : ainsi, alors que j’allais tranquillement vers ma majorité, ce fut a ce moment là que je découvris le premier opus de NTM, un certain Authentik… Arrivé à ce point de ma critique, certains me diront : mais il nous parle de rap maintenant Feanor, que lui arrive-t-il donc alors que, depuis les débuts de son blog, on ne peut pas vraiment dire que ses critiques musicales aient abordé le genre, bien au contraire !? Eh bien, tout simplement, pour la simple et bonne raison que si, oui, je suis bien plus rock que rap – et de loin – l’arrivée du second nommé en France, je l’ai connu comme une immense gifle, quelque chose qui me laissa pantois au vu de l’énergie qui s’en dégageait et qui me marqua durablement. Et puis, à mes yeux, le rap fut l’ultime évolution musicale véritablement majeure dans le paysage musical mondial et, depuis lors, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait vraiment eu de nouveautés. Bref, pour ces raisons, multiples finalement, comment ne pouvais-je pas être attirer par cette mini-série si prometteuse !? Et, ma foi, je n’ai nullement été déçu par Le Monde de Demain qui fut, indéniablement, une des bonnes, que dis-je, des très bonnes surprises de cette fin d’année 2022. Au point de me donner envie de me replonger dans mes vieux disques de rap ? Probablement et il sera toujours temps, dans les mois à venir, de vous en parler. En m’offrant un incroyable voyage dans le temps, dans ma jeunesse et ces fameuses années 80 qui apparaissent, désormais, si lointaines ? Oh oui, et pas qu’un peu ! Sur ce point, Le Monde de Demain est une incontestable réussite et on peut dire, en dehors de deux ou trois expressions qui n’existaient pas à l’époque, que l’on a vraiment l’impression, pour peu que l’on soit de ma génération, de retourner dans ce bon vieux temps de notre jeunesse où certes, tout n’était peut-être pas parfait non plus mais où, tout de même, on était probablement plus heureux et plus insouciants que maintenant. Ensuite, il y l’intrigue en elle-même qui, d’épisode en épisode, nous narre cette fameuse arrivée du Hip-Hop dans l’hexagone et, ma foi, comment dire, c’est tout simplement passionnant en plus d’être instructif : NTM, Assassin, Dee Nasty, Radio Nova, le smurf, le graffiti, comment ne pas être intéresser par la montée en puissance de cette contre culture qui, finalement, comme tant d’autres avant elle, finira par prendre le pouvoir, devenir acceptable aux yeux du grand public et couler dans la masse. Ajoutons à cela un casting franchement à la hauteur qui est pour beaucoup pour la réussite de cette série et, naturellement, le plaisir de découvrir la jeunesse des terribles frères ennemis, Bruno Lopes et Didier Morville mais aussi de leurs proches – Lady V bien sur même si le protagoniste le plus touchant et, sans nul doute, Dee Nasty – et vous comprendrez à quel point j’ai été enthousiasmer par Le Monde de Demain, une mini-série a priori sans grande prétention mais qui s’avère être, finalement, une de mes préférées de cette année 2022…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente mini-série qui revient sur l’arrivée et la montée en puissance, en France, de la culture Hip-Hop au cours des années 80. Passionnante, captivante de bout en bout, oh combien instructive, voilà une série qui mérite largement le détour !
- Naturellement, si vous êtes de ma génération et que vous avez connu cette époque du temps de votre jeunesse, Le Monde de Demain est fait pour vous et vous rappellera bien des souvenirs…
- Si la montée du Hip-Hop en France est le cœur de cette mini-série, on ne va pas se mentir, c’est la création et les débuts de NTM qui marque le plus les esprits. Mais bon, quelque part, c’est normal vu l’importance du groupe dans le paysage musical français de ces trois dernières décennies.
- Le plaisir de mieux connaitre la jeunesse de Kool Shen, JoeyStarr et de tous les autres. Petite mention à Lady V, personnage un peu tombé dans l’oubli, malheureusement.
- L’un des protagonistes les plus intéressants de cette série est, incontestablement, Dee Nasty. Au demeurant, celui-ci est plutôt touchant.
- Un casting jeune mais de qualité et qu’il faut louer grandement. Après tout, cette série leur doit beaucoup.
- Le plaisir de retrouver une époque où l’on ne s’identifiait pas par sa religion ou son genre, une époque plus libre, plus heureuse malgré les difficultés d’alors…

Points Négatifs :
- Dommage que cette mini-série ne soit pas un poil plus longue. Je pense qu’il y avait matière à nous proposer un ou deux épisodes de plus…
- Une série sur les débuts du rap en France et IAM brille par son absence – ils sont tout juste mentionnés à un moment donné. Certes, ils étaient à Marseille, mais bon…
- Naturellement, si vous êtes totalement allergique au rap et à tout ce qui entoure ce courant musical, il se peut que Le Monde de Demain ne soit pas fait pour vous.
- Je ne suis pas persuader que les plus jeunes d’entre nous se reconnaitront dans cette jeunesse – celle de leurs parents finalement – qui était aux antipodes de la leur ?

Ma note : 8/10

mardi 1 novembre 2022

Sleepy Hollow


Sleepy Hollow
 
A la veille du XIXe siècle, dans une bourgade de la Nouvelle-Angleterre nommée Sleepy Hollow, trois crimes affreux ont été perpétrés en moins de quinze jours. Les trois victimes ont été retrouvées le corps sans tête, les têtes ayant disparu. Lorsque la justice de New York l'apprend, elle envoie sur les lieux un de ses plus fins limiers : l'inspecteur de police Ichabod Crane. Lorsque celui-ci arrive à Sleepy Hollow, il apprend des villageois que ces crimes auraient été commis par un terrifiant et redoutable cavalier sans tête qui serait mort dans les bois du Ponant, aux alentours du village, vingt ans plus tôt et qui serait revenu des enfers dans le but de faucher des têtes. Ne croyant pas à ces histoires de fantômes, l'inspecteur est bien décidé à percer le mystère de cette sombre affaire avec l'aide du jeune Masbath et de la ravissante et étrange Katrina Van Tessel. Alors que l'enquête se poursuit, les meurtres quant à eux se multiplient...
 

Sleepy Hollow
Réalisation : Tim Burton
Scénario : Andrew Kevin Walker et Kevin Yagher, d'après la nouvelle La Légende de Sleepy Hollow de Washington Irving
Musique : Danny Elfman
Production : Mandalay Pictures et American Zoetrope
Genre : Fantastique
Titre en vo : Sleepy Hollow
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 19 novembre 1999
Durée : 105 mn
 
Casting :
Johnny Depp : Ichabod Crane
Christina Ricci : Katrina Van Tassel
Miranda Richardson : lady Mary Van Tassel / la sorcière des bois
Michael Gambon : Baltus Van Tassel
Christopher Walken : le Cavalier sans tête
Marc Pickering : le jeune Masbath
Casper Van Dien : Brom Van Brunt
Jeffrey Jones : le révérend Steenwick
Richard Griffiths : le juge Samuel Philipse
Ian McDiarmid : le docteur Thomas Lancaster
Michael Gough : le notaire James Hardenbrook
Steven Waddington : Killian
Christopher Lee : le bourgmestre
Lisa Marie : lady Crane
Martin Landau : Peter Van Garrett
 
Mon avis :
 Tout d’abord, je pense que la plupart d’entre vous ont, un jour ou l’autre, entendu parler de cette fameuse légende (américaine, ce qui est rare) d’un cavalier sans tête qui parcourt les bois et les champs de bataille du nord est des USA, en quête d’une tête de remplacement. Forcement, une telle fable ne pouvait qu’intéresser un réalisateur comme Tim Burton et le résultat final de son travail est tout bonnement excellant. Ainsi, il y a l’ambiance générale de ce Sleepy Hollow, comme ce village a l’architecture a la fois attirante et inquiétante, ces teintes sombres, ce brouillard quasi omniprésent tout au long du film, cette foret que l’on aurait pas aimer parcourir seul, la nuit et que n’aurait pas renier un Lovecraft (qui d’ailleurs, n’aimait pas les sous bois). Mais si l’ambiance est la première chose qui nous saute a l’esprit, il y a également les protagonistes de ce film, tous inquiétants et comiques, chacun à leur manière, les notables, ridicules d’apparence mais qui en savent beaucoup, l’inspecteur Ichabod Crane, rationaliste convaincu, inventeur loufoque à ses heures mais qui cache en lui bien des secrets sur son passé et dont les certitudes seront souvent remises en question et les femmes, toutes les femmes de cette histoire qui ont le dont de flirter allègrement avec d’antiques croyances païennes et qui savent si bien manipuler et ensorceler (au sens propre comme au figurer) ces monsieur si surs d’eux d’apparence mais rapidement effrayés par les événements. Pour finir, bien entendu, il y a le chevalier, véritable fantôme ou simple imposteur ? Assez rapidement, le spectateur en aura le cœur net, mais pour ce qui est des buts de celui-ci, tout ne sera pas aussi simple et c’est bel et bien a une enquête policière que Tim Burton nous invite, comme le pensait des le départ le sérieux (trop ?) et fantasque inspecteur Crane, même s’il devra tout de même mettre en cause son coté cartésien. D’ailleurs, Sleepy Hollow nous montre une belle opposition entre la raison et le surnaturel avec, d’un coté, les prémices des enquêtes policières dites sérieuses, les autopsies (a une époque ou cela était très mal vu pour ne pas dire interdit), personnifiées par l’inspecteur Crane, une espèce de Sherlock Holmes en conflit ouvert avec sa hiérarchie avant l’heure, aux croyances païennes, a la religion omniprésente dans un pays fortement marqué par des collons que l’on qualifierait aujourd’hui de fanatiques de part leur rigueur et leur fondamentalisme. Mais comme on s’en apercevra assez rapidement, le merveilleux et le fantastique prendront rapidement le pas sur la raison (qui justement, devra se faire une raison… désolé pour ce jeux de mot plus que facile), ce qui fera vaciller un temps notre très cher inspecteur, mais juste un temps comme il se doit. Alors bien sur, les aigris trouveront toujours à redire entre ceux qui trouveront le scénario un peu simpliste ou les autres qui n’y verront qu’un divertissement banal, comme Hollywood nous en pond par centaines par an (et ce, uniquement en raison de la poursuite finale), voir, pire, ceux qui affirmeront que Burton fit bien mieux avant et après (ce qui est peut être exact mais fort réducteur). Tant pis pour eux car Sleepy Hollow, entre son ambiance, ses acteurs inspirés, ses multiples clins d’œil aux vieux films d’horreur de la Hammer est plus qu’un simple divertissement, c’est un « Burton inspiré », tout bonnement, et il me semble que cela suffit pour que l’on comprenne qu’il vaut largement le détour.
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films du duo Tim Burton / Johnny Deep, avec un réalisateur en pleine période fructueuse et novatrice et un acteur qui, sans en être a ses débuts, faisait de plus en plus preuve de tout son talent.
- L’ambiance générale du film. Que ce soit pour les décors, la luminosité, les couleurs, les personnages, la musique, on est happé d’entrée de jeu par cette ambiance inquiétante tellement bien mise en scène par le sieur Burton.
- Une intrigue a priori simple – une enquête policière avec des relents de paranormal – mais néanmoins efficace, surtout que l’on ne s’ennui guère devant les nombreux rebondissements et coup de théâtre qui jalonnent ce film.
- Le personnage principal, interprété par Johnny Deep, enquêteur cartésien au sombre passé et plutôt drôle par moments au vu de ses réactions inattendues.
- Si Johnny Deep est bien évidement la tête d’affiche de Sleepy Hollow, le reste du casting est loin de faire de la figuration, bien au contraire.
- L’opposition entre superstitions et modernité, magie et science, femmes et hommes.
 
Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, Sleepy Hollow n’est pas non plus un chef d’œuvre. Disons que c’est un très bon divertissement, un excellent Burton et, ma foi, c’est déjà pas mal.
- La course poursuite finale, un peu trop much selon moi.
- La scène de la vision de la sorcière qui, a force d’exagération, en est presque ridicule.
 
Ma note : 8/10