Pages

jeudi 26 novembre 2020

Saga – Tome 9


Saga – Tome 9
 
La perte de leur second enfant a été un choc pour Alana, Marko et l'apparition d'une vision fantomatique de leur futur enfant n'a pas arrangé les choses. Malgré ce drame, les choses semblent s'arranger pour tout le monde (ou presque) : Pétrichor et Prince Robot sont devenus inséparables, Alana et Marko sont plus soudés que jamais autour de leur nouveau projet, tandis qu'Hazel et Écuyer apprennent lentement mais difficilement à se connaître. De son côté, Le Testament est devenu l'esclave d'Ianthe qui souhaite à tout prix nuire à la famille d'Hazel... La menace approche et tous ne s'en sortiront pas indemne...
 

Saga – Tome 9
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 9
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 02 octobre 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 16 novembre 2018
Nombre de pages : 132
 
Liste des épisodes
Saga 49-54
 
Mon avis :
 Depuis que, fin 2013, j’ai eu le bonheur de découvrir Saga, œuvre de Brian K. Vaughan au scénario et de Fiona Staples aux dessins, ce comics est devenue, tout simplement, mon préféré depuis lors et, alors que nous abordons aujourd’hui le neuvième volume de la série, sortit il y a tout juste deux jours dans nos vertes contrées, je n’ai pas changer d’avis quand a ce que je pense de celui-ci, j’irais même plus loin, ce neuvième tome de Saga confirme non seulement tout le bien que l’on pouvait penser de cette BD jusqu’à alors mais va même plus loin, il la sublime ! Car oui, si Saga – avec quelques autres – aura littéralement révolutionné le genre comics depuis quelques années, s’il aura apporter un coup de fraicheur indéniable au space-opéra et si, depuis ses débuts, il n’aura connu aucun sans fautes, ce dernier album, avant une longue pause d’une année de la part des deux auteurs – qu’est ce que cela va être long d’attendre – aura, une fois de plus confirmer qu’avec cette série, il fallait s’attendre a tout, absolument a tout, et ne serais-ce que pour ce final oh combien dramatique qui en aura choquer plus d’un – et j’en fais parti – comment ne pas rendre à César ce qui lui appartient et donc, au sieur Vaughan, la reconnaissance de son immense talent scénaristique ! Car oui – et les illustrations de cet article ne cachent rien – dans le final de ce neuvième tome de Saga, nous allons faire nos adieux a deux des protagonistes majeurs de la série et si la mort du Prince Robot IV était déjà un choc en soit, celle de Marko, un des héros de l’histoire, tout aussi inattendue, m’aura laisser sur le cul ! Oh certes, depuis les débuts de la série, raconter par Hazel, on se doutait bien que cette dernière, adulte, aura connu bien des drames dans sa vie et que la survivance de ses parents n’était pas vraiment acquise, mais de là a que je m’imagine que son père perde la vie aussi précocement… sincèrement, chapeau bas a Brian K. Vaughan pour son coup de théâtre, chapeau bas pour ce neuvième tome tout simplement parfait de bout en bout et qui restera longtemps, très longtemps dans les mémoires, aussi triste fut-il… Vous l’avez compris, avec Saga, nous flirtons allègrement, quasiment a chaque fois, avec la perfection et ce neuvième volume nous l’aura confirmé de fort belle manière. A présent, je me demande bien ce que donnera la suite, ce que sera la suite sans deux de ses protagonistes majeurs, mais, comme je l’ai dit, il faudra être patient, très patient même, mais quoi qu’il en soit, s’il y a une chose dont je suis sur, c’est que je ne serais pas déçu lorsque le moment sera venu !
 

Points Positifs
 :
- Un neuvième tome tout simplement grandiose et qui, bien entendu, vaut énormément pour son final oh combien dramatique et totalement inattendu. Scénaristiquement, Brian K. Vaughan a, une fois de plus, réaliser un coup de maitre et si, au fil des pages, on se doutait bien qu’il allait se passer quelque chose de terrible, ce double décès de deux des protagonistes majeurs était totalement inattendu !
- Fichtre ! Vaughan ose, en quelques pages, se débarrasser de deux des protagonistes les plus importants de la série : Marko et le Prince Robot IV ! Terriblement choquant, totalement inattendu, ces deux morts ne laisseront pas les lecteurs indifférents…
- Forcément, au vu de ces deux décès et des événements qui ont eu lieu dans ce neuvième tome, on n’a qu’une seule hâte : découvrir ce qu’il adviendra de la série désormais, surtout que bien des choses seront différentes, même s’il faudra patienter longtemps pour cela.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a strictement rien à redire : Fiona Staples livre une prestation fidèle a ce qu’elle nous a habitué jusqu’à alors, c’est-à-dire, tout simplement parfaite !
- Une couverture magnifique et, quand on pense au final, tellement triste…
 
Points Négatifs :
- Il nous faut faire nos adieux à Marko et au Prince Robot IV, et ça, ce n’est pas évidant…
- Une attente de plusieurs années avant de connaitre la suite, que cela va être long, mais long !
 
Ma note : 9/10

Black Mirror – Saison 5


Black Mirror – Saison 5
 
Striking Vipers : Quand deux vieux amis de fac se retrouvent dans la réalité virtuelle de leur jeu vidéo préféré, les longues soirées à jouer donnent lieu à une étonnante découverte.
Smithereens : Un chauffeur londonien provoque une crise internationale lorsqu'il kidnappe un employé travaillant pour un grand réseau social.
Rachel, Jack et Ashley Too : Une ado solitaire se prend de passion pour une poupée robotisée inspirée d'Ashley O, sa chanteuse préférée, alors que la vie de la vraie starlette s'effiloche peu à peu.
 

Black Mirror – Saison 5
Réalisation : Charlie Brooker
Scénario : Charlie Brooker
Musique : Tyler Ortega
Production : Zeppotron, Netflix
Genre : Anticipation
Titre en vo : Black Mirror – Season 5
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 05 juin 2019
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 3 x 65 minutes
 
Casting :
Anthony Mackie : Danny
Yahya Abdul-Mateen II : Karl
Nicole Beharie : Theo
Pom Klementieff : Roxette
Ludi Lin : Lance
August Muschett : Tyler
Fola Evans-Akingbola : Mariella
Monique Cynthia Brown : Daisy
Andrew Scott : Chris Gillhaney
Damson Idris : Jaden
Topher Grace : Billy Bauer
Monica Dolan : Linda Grace
Amanda Drew : Hayley
Daniel Ings : David Gilkes
Ruibo Qian : Penelope Wu
Ambreen Razia : Najma Haque
Miley Cyrus : Ashley O
Angourie Rice : Rachel
Madison Davenport : Jack
Susan Pourfar : Catherine
Marc Menchaca : Kevin
Jerah Milligan : Busy G
Daniel Stewart Sherman : Bear
James III : Habanero
Nicholas Pauling : Dr. Munk
 
Mon avis :
 Cela fait quelques semaines que j’ai eu le plaisir de découvrir, avec pas mal de retard, donc, Black Mirror, série britannique qui se voulait être une anthologie de la science-fiction. Riche de quatre saisons et d’un film interactif, Bandersnatch dont je vous parlerais bientôt et qui avait rappeler bien des souvenirs aux vieux amateurs de Livres dont vous êtes le Héros – bref, si vous n’avez pas connu les années 80, passez votre chemin – cette série, malgré bien des critiques lors de la quatrième saison – injustifiées a mes yeux, mais bon – s’était révélée être suffisamment bonne pour que, pour ma part, je la considère comme étant une excellente série qui, ma foi, méritait le détour. Forcément, vous pouvez imaginez que j’étais on ne peut plus pressé de découvrir cette cinquième saison, or, d’entrée de jeu, première déception… il n’y avait que trois misérables épisodes… Certes, cela nous renvoyait aux débuts de la série, eux aussi plutôt avares en épisodes, mais bon, on était tout de même en droit d’en attendre davantage. Or, une fois la première couleuvre avalée, il y en eu une autre, bien plus problématique… la qualité. Oui, mille fois oui, ici, nous sommes a des années lumières de ce que Black Mirror nous avait habitués jusque là et, franchement, ce fut une sacrée déception ! Alors bien sur, ce ne fut pas vraiment une surprise vu que les critiques étaient pour le moins mauvaises, cependant, les critiques et moi, cela ne fait pas deux et j’ai l’habitude de ne jurer que par moi-même… le problème, et il est de taille, c’est que, effectivement, pour une fois, je suis d’accord avec les critiques, du moins, dans les grandes lignes et, effectivement, cette cinquième saison de Black Mirror est composée d’un épisode sympathique, Striking Vipers, qui rappellera quelques souvenirs aux vieux amateurs de Tekken 3 ou de Soul Blade, d’un épisode franchement moyen, Smithereens, qui se voulait être une critique des réseaux sociaux mais où l’on s’ennui ferme et, pour finir, d’un épisode qui démarrait plutôt bien, Rachel, Jack et Ashley Too, mais qui est tellement convenu et prévisible que, au final, on se demande a quoi il a servi en dehors du fait qu’il m’a permit de me rappeler l’existence de Miley Cyrus… Bref, vous l’avez compris, cette cinquième saison de Black Mirror m’aura déçu comme jamais : très pauvre, a la fois en épisodes comme en qualité, cette dernière m’aura fait me demander si le concept n’a pas été usé jusqu’à la corde et si les producteurs de la série ne feraient pas mieux d’arrêter les frais… car bon, si c’est pour nous pondre une sixième saison de cet acabit, autant s’en abstenir !
 

Points Positifs
 :
- Heureusement qu’il y avait Striking Vipers ! En effet, sans cet épisode qui rappellera bien des souvenir aux amateurs de jeux de combats, cette cinquième saison de Black Mirror aurait été un naufrage complet. Ainsi, que ce soit pour cette histoire a priori banale d’un vieux couple qui a perdu le feu sacré depuis longtemps et de ces deux vieux potes qui ont une drôle de façon de jouer a un jeu de combat, ultra réaliste, le jeu en vaut la chandelle…
- Le postulat de départ de Smithereens est plutôt bon avec cette volonté de critiquer les réseaux sociaux ; dommage que le scénario ne suive pas.
- A ma grande surprise, Miley Cyrus ne s’en sort pas trop mal. Bon, pas de quoi sauteur au plafond non plus, mais bon…
- Le petit robot de Rachel, Jack et Ashley Too est sympa ; certes, je cherche vraiment des points positifs à cette saison.
 
Points Négatifs :
- La plus mauvaise saison de Black Mirror, et, malheureusement, de très loin ! Mais comment ont-ils put nous pondre des épisodes aussi médiocres – le meilleur, Striking Vipers, est sympa mais n’est pas non plus un chef d’œuvre – quand on pense a certaines véritables merveilles auxquelles ont étaient habituées auparavant !?
- Trois misérables épisodes, seulement !? Et en plus, ils se donnent le luxe de n’en réussir, véritablement, qu’un seul !
- Rachel, Jack et Ashley Too est le plus mauvais épisode de la saison : malgré un début acceptable, l’ensemble part très rapidement en couille et, sincèrement, entre un scénario prévisible, convenu et plutôt niais, il y a de quoi être dubitatif…
- Au début, on se dit que Smithereens peut-être pas mal, puis, on commence a s’ennuyer ferme, constatant avec déplaisir qu’il ne se passe pas grand-chose, quand a la fin, comment dire… autant ne pas en parler vu qu’elle ne sert a rien !
 
Ma note : 5,5/10

mercredi 25 novembre 2020

Dark Souls 2 – Scholar of the First Sin


Dark Souls 2 – Scholar of the First Sin
 
Le héros, surnommé « Âme damnée », arrive à Drangleic, un ancien royaume où les humains porteurs de la Marque sombre viennent à la recherche d'un remède mais finissent pour la plupart par devenir des Carcasses et oublier leur passé. Dans sa quête, la Messagère d’Émeraude l'envoie depuis le village de Majula explorer Drangleic à la recherche des quatre Grandes Âmes qui avaient permis autrefois au roi Vendrick de fonder son château et commencer son règne : il doit pour cela tuer la Pécheresse oubliée, une femme emprisonnée pour un crime si horrible qu'elle a été condamnée à l'oubli, le Vieux Roi de Fer, un puissant roi qui a survécu aux flammes du Chaos alors que sa Forteresse s'enfonçait dans le Feu, la Charogne, un amalgame de Carcasses perdues dans les profondeurs d'un puits, et Freya, une araignée devenue géante en dévorant l'âme d'un dragon. L'Âme damnée réunit les Grandes Âmes et peut alors rejoindre le château de Drangleic, où il trouve la reine Nashandra qui lui révèle que Vendrick a fui depuis longtemps et qu'il doit mourir.
 

Dark Souls 2 – Scholar of the First Sin
Éditeur : From Software
Développeur : From Software
Concepteur : Tomohiro Shibuya, Yui Tanimura
Musique : Motoi Sakuraba, Yuka Kitamura
Date de sortie : 01 avril 2015
Pays d’origine : Japon
Genre : Action RPG
Mode de jeu : Un joueur, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Si, bien entendu, d’un point de vu mondial, cette année 2020 aura été marquer par la crise lié au Covid-19 et a tout ce qui l’entoure, c’est-à-dire, les nombreux malades, les morts, la quasi-totalité des pays touchés, le confinement généralisé d’une bonne moitié de la population mondiale et si, bien entendu, bien malin serait celui-ci qui pourrait nous dire, avec certitude, quand cela prendra fin – car bon, rien ne nous dit que l’on n’entende plus parler du Covid en 2021, surtout vu que nous sommes, actuellement, dans un semi-confinement et que l’épidémie repart de plus belle – d’un point de vu personnel, car bon, il faut bien continuer a vivre, cette année 2020 aura été marquer, pour ma part, par la saga Dark Souls ! Ainsi, après vous avoir parlé du remaster du premier volet, il y a quelques semaines, chef d’œuvre absolu comme on en voit trop rarement et maitre étalon d’un genre que l’on peut qualifier de SoulBorne – histoire de ne pas oublier Bloodborne – il est temps, aujourd’hui, d’aborder le cas Dark Souls 2, indéniablement, pour certains, le vilain petit canard de la trilogie… Le maitre Hidetaka Miyazaki n’étant pas aux manettes du soft – il s’était contenter, à l’époque, d’une visualisation du projet – il apparait, d’entrée de jeu, que ce second volet de Dark Souls dénote nettement de ses comparses, que cela soit de par son ambiance, plus différente, son lore ou quelques spécificités propres a ce jeu. Le souci, c’est que, quelque part, Dark Souls 3 est, en quelque sorte, la suite du premier volet sur une console nettement plus puissante et qu’il reprend, scénaristiquement parlant, pas mal d’éléments de ce dernier. Du coup, Dark Souls 2, franchement différent, ne peut que dénoter ce qui aura déplu a une frange du public alors, qu’en fait, de par son originalité, son histoire, ses protagonistes, il est loin, mais alors, très loin de démérité, bien au contraire ! Bon, passons sur cette version PS4 qui ne tient pas la comparaison, graphiquement parlant, avec le remaster du premier volet : paru quelques années auparavant, il n’y a pas photo entre les deux jeux, ce qui est dommage tant ce soft, une fois qu’on s’est habitué a sa prise en main et a ses graphismes vieillots s’avère être captivant et, osons le, digne d’un Dark Souls ! Certes, on pourra pinailler quand a ces nombreux boss loin d’être aussi charismatiques que ceux du premier volet ou du troisième, mais pour le reste, que de bonnes idées dans cette suite, que de nouveautés appréciables – possibilité de se battre avec deux armes, morts qui font baisser notre barre de vie, invocations plus présentes que jamais. Bref, Dark Souls 2 est un bon, que dis-je, un très bon jeu qui, quelque part, fait de ses différences avec les deux autres volets de la saga sa véritable force : ici, nous ne sommes pas la pour faire plaisir aux fans de la première heure en multipliant les clins d’œil au premier volet, non, nous sommes dans un jeu qui reprend les concepts de la saga mais qui se suffit a lui-même et qui, ma foi, nous prouve, de fort belle manière, a quel point la saga de chez From Software est une des meilleures de ces dernières années, un truc énorme, grandiose, maintes fois copié mais jamais égalé et qui n’est certes pas destiné a tout le monde, mais bon, cela, c’est vraiment le moins important !
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, Dark Souls 2 fait de ses différences avec les deux autres volets de la saga sa grande force : ambiance, univers, ici, seuls les concepts de la saga ont été repris et quasiment tout le reste remanié, ce qui, ma foi, est plutôt une bonne chose, ainsi, une fois que l’on s’habitue a ce jeu, au bout de quelques heures, on ne voit plus que ses qualités !
- Il faut un certain temps pour se faire au style de jeu, aux commandes et a cette manière de jouer qui est aux antipodes de toute la production actuelle, et, je ne vous le cache pas, les premiers pas seront extrêmement difficiles. Cependant, une fois tout cela maitrisé, le plaisir est bel et bien au rendez vous et vous passerez un très grand moment devant ce Dark Souls 2.
- Quelques nouveautés plutôt bienvenues dans ce second volet, la principale étant, bien entendu, le fait que plus on meurt, plus notre barre de vie descend. Bref, mourir est encore plus une punition qu’auparavant !
- La satisfaction de battre un boss apparemment invincible, de finir un niveau oh combien ardu, de trouver le prochain feu de camp et de pouvoir sauver sa peau, bref, le chalenge est très dut mais le plaisir de la réussite n’en est que plus intense !
- Une version Scholar of the First Sin qui nous permet d’avoir tous les DLC et qui nous surprendra plus d’une fois !
- Le coté grandiose de certains niveaux, certaines créatures sont magnifiques et il y a des passages que l’on peut qualifier de culte. Bref, un soft parfait pour les amateurs du genre !
 
Points Négatifs :
- Il faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se retaper, encore et encore, la moitié d’un niveau avant de se faire massacrer en deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
- Il faut reconnaitre que bon nombre des boss de ce second volet ne sont pas aussi charismatiques que ceux de Dark Souls. De même, le lore du premier était plus aboutie selon moi…
- Graphiquement parlant, cette version PS4 souffre de la comparaison avec le remaster du premier volet, sortie plus tard. Du coup, nous avons droit a un soft qui, soyons francs, est loin d’être aussi attirant pour l’œil – et encore, ne parlons pas de Dark Souls 3, véritable jeu PS4 lui…
 
Ma note : 8,5/10

Berserk – Tome 34


Berserk – Tome 34
 
Devenu une bête démonique sans précédent, Ganishka est maintenant tellement gigantesque que sa tête est plus haute que les nuages. Tout autour et sur un rayon de plusieurs kilomètres, les habitants des villages aperçoivent sa forme au loin ainsi que le tourbillon noir des nuages au-dessus de sa tête. N’ayant plus conscience de lui-même, Ganishka avance en broyant tout sur son passage, laissant un paysage de mort et de désolation à chacun de ses pas. Il ne voit que les nuages noirs autour de lui mais, au milieu de ces ténèbres, une lumière fait son apparition au loin : Griffith. Hypnotisé par cette lumière, Ganishka cesse sa progression et un flot de petits monstres à son effigie jaillissent de ses pieds, les créatures se dirigeant alors vers l’armée de Griffith...
 

Berserk – Tome 34
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 34
Parution en vo : 25 septembre 2009
Parution en vf : 20 avril 2011
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 192
 
Mon avis :
 Indéniablement, on s’attendait à un affrontement dantesque entre l’Empereur Kushan et Griffith, or, après lecture de ce trente-quatrième tome de Berserk, il apparait, curieusement, que le résultat final ne fut peut-être pas à la hauteur de nos espérances, ou, plutôt, s’il fut spectaculaire et marqua les esprits, ce fut pour d’autres raisons… Ainsi, de combat en lui-même entre les deux hommes – si on peut encore les appeler ainsi, surtout l’Empereur, devenu une créature colossale tellement grande que sa tête dépasse les nuages – il n’y en eut point, Griffith n’ayant, sous la forme de Femto – chose qui ne lui arrivait plus depuis sa renaissance – aucune difficulté à maitriser son adversaire, même si, là aussi, pas de la manière dont on pouvait s’y attendre. Non, ce qui marque principalement les esprits, dans ce tome, ce sont les sublimes dessins de Kentaro Miura, plus grandioses que jamais et qui nous livre ici quelques doubles planches fortement inspirées des plus belles réalisations de Pieter Brueghel le jeune – d’ailleurs, une d’entre elles renvoi directement aux tableaux du maitre – et les conséquences même de l’intervention de Femto et du… Chevalier Squelette qui fait une apparition surprenante et inattendue. En effet, suite à la destruction de l’Empereur Kushan, le monde est traversé par une onde d’énergie qui bouleverse tout sur son passage, ce qui permet aux créatures légendaires et féériques de côtoyer le monde des humains. Un événement totalement inattendu et qui redistribue littéralement les cartes dans l’intrigue de la saga, quand a nous, lecteurs, une seule question se pose désormais : mais que diable nous prépare Miura !? Bref, vivement la suite !
 

Points Positifs
 :
- Peut-être le volume le plus magnifique, graphiquement parlant, depuis les débuts de la saga. Il faut dire que, ici, Kentaro Miura flirte allègrement avec la perfection et nous livre une flopée de doubles planches que l’on peut qualifier, sans problème, de grandioses !
- Entre les multiples références aux œuvres de Brueghel – ce n’est bien entendu pas une première – et le plaisir qu’à l’auteur à nous pondre des créatures mythiques, l’ensemble s’avère être un pur régal pour les yeux.
- Le coup de théâtre totalement inattendu qui a lieu à la fin : désormais, créatures mythiques et féeriques côtoient allègrement le monde des humains, ce qui, bien entendu, promet énormément pour la suite.
- L’affrontement en lui-même n’est pas mauvais et nous avons droit à quelques planches spectaculaires.
 
Points Négatifs :
- Je sais fort bien que Griffith – Femto – est surpuissant, qu’il possède les pouvoirs d’un dieu, mais bon, je m’attendais à une opposition un peu plus forte de la part de l’Empereur Kushan.
- A la place, nous avons surtout affaire a un affrontement entre la nouvelle Troupe du Faucon et les monstres crées par l’Empereur ; sympa, spectaculaire, mais bon…
 
Ma note : 7,5/10

mardi 24 novembre 2020

JFK


JFK

Suite à l'assassinat du président John F. Kennedy, le procureur de la Nouvelle Orléans, Jim Garrison remet en cause le rapport du commissaire Warren. Ce dernier avait clôturé l'affaire en trouvant le parfait coupable, Lee Harvey Oswald. Pourtant avant d’être abattu par un tireur isolé, le suspect avait toujours nié sa culpabilité. Pour Garrison, il est impossible que l’homme ait agi seul. Persuadé qu'un complot se trame, Garrison explore des pistes occultées et comprend vite que la CIA, le FBI et le Pentagone ont joué un rôle déterminant dans cette affaire. Prêt à tout pour faire éclater la vérité au grand jour, le procureur devient très vite l'homme à abattre.


JFK
Réalisation : Oliver Stone
Scénario : Oliver Stone et Zachary Sklar, d'après le livre de Jim Garrison
Musique : John Williams
Production : Warner Bros., StudioCanal, Regency Enterprises, Alcor Films, Ixtlan et Camelot
Genre : Drame, Thriller, Historique
Titre en vo : JFK
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 décembre 1991
Durée : 206 mn

Casting :
Kevin Costner : Jim Garrison
Tommy Lee Jones : Clay Shaw
Gary Oldman : Lee Harvey Oswald
Jay O. Sanders : Lou Ivon
Michael Rooker : Bill Broussard
Laurie Metcalf : Susie Cox
Sissy Spacek : Liz Garrison
Joe Pesci : David Ferrie
Jack Lemmon : Jack Martin
Edward Asner : Guy Bannister
Walter Matthau : le sénateur Long
Kevin Bacon : Willie O'Keefe
Donald Sutherland : « Monsieur X »
John Candy : Dean Andrews
Wayne Knight : Numa Bertel
Gary Grubbs : Al Oser
Martin Sheen : le narrateur
Brian Doyle-Murray : Jack Ruby
Jim Garrison : Earl Warren
Pruitt Taylor Vince : Lee Bowers, un témoin
Jo Anderson : Julia Ann Mercer, un témoin
Ellen McElduff : Jean Hill, un témoin
Vincent D'Onofrio : Bill Newman, un témoin
Lolita Davidovich : Beverly Oliver, la fille du Carousel Club
Sally Kirkland : Rose Cheramie, la prostituée
Frank Whaley : le « faux » Oswald
Tony Plana : Carlos Bringuier, le cubain anti-castriste
Beata Pozniak : Marina Oswald Porter
Gary Carter : Bill Williams, une relation de Oswald
Willem Oltmans : George de Mohrenschildt, une relation de Oswald
Bob Gunton : un des journalistes télévisés
Peter Maloney : Colonel Finck, le médecin légiste
John Finnegan : Juge Haggerty
Pat Perkins : Mattie, la bonne
Sean Stone : Jasper Garrison, le fils de Jim
Ron Rifkin : M. Goldberg / Spiesel, un témoin à l'audience
John Larroquette : Jerry Johnson, l'animateur de télévision

Mon avis : Si jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais parler de ce véritable petit bijou cinématographique qu’est JFK, c’est que cela faisait belle lurette que je n’avais pas eu l’occasion de le revoir, d’ailleurs, pour être tout a fait franc, cela ne m’étais arriver qu’une seule fois, lors de sa première diffusion a la télévision française, il y a de cela plus de deux décennies. Du coup, si ce n’était pas une nouveauté pour moi, surtout que le film d’Oliver Stone m’avait énormément marqué a l’époque, le temps écoulé et le fait qu’il s’agissait cette fois ci de la version longue de celui-ci me permettait de revoir ce chef d’œuvre d’un œil neuf et plus qu’attentif. Car oui, JFK est indéniablement un chef d’œuvre, le genre de film quasiment parfait de bout en bout et dont, personnellement, je ne me lasse pas : ici, Oliver Stone, déjà porté au panthéon des grands réalisateurs d’Hollywood pour ses nombreux films ayant pour trait la guerre du Vietnam, nous offre là sa plus belle réussite, quelque chose d’énorme, et qui, accessoirement, fit énormément parler de lui lors de sa sortie au début des années 90. Il faut dire que le sujet avait tout pour attirer l’attention du spectateur, tout pour faire un succès mais également, tout pour créer la polémique, mais bon, si trente ans après l’assassinat de John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963, énormément de zones d’ombres subsistaient quand aux véritables responsables du drame (Mafia, CIA, Anticastristes, Soviétiques, Oswald voir carrément le gouvernement américain au sens le plus large possible), on ne peut que reconnaitre que fin 2015, nous en sommes toujours au même point et que si le mythe du président idéal est passé depuis longtemps, les mystères entourant sa mort, eux, sont toujours les mêmes. Car oui, que Lee Harvey Oswald ait effectivement pressé la détente ou qu’il ne soit qu’un parfait bouc émissaire, on ne peut nier qu’il y eut bel et bien complot et qu’entre une enquête pour le moins bâclée, pas mal de zones d’ombres et ces nombreux témoins qui n’ont jamais été écoutés, il est difficile, sur ce cas là, de ne pas adhéré a ceux qui ne jurent que par la théorie du complot. Et forcément, JFK, film tiré du livre de Jim Garrison, le procureur qui fit de sa vie une lutte acharnée pour découvrir la vérité sur cet assassinat qui bouleversa l’Amérique mais aussi le monde, va parfaitement dans le sens du complot ; la chose est normale mais, principalement, la grande force d’Oliver Stone, sinon, autant regarder un reportage, c’est d’avoir réussi à rendre celui-ci captivant au possible, de nous tenir en haleine de la première a la dernière minute (et sur plus de trois heures tout de même) et de nous faire adhérer, nous aussi, a cette idée que l’assassinat de John F. Kennedy cache encore bien des questions et que, probablement, on ne connaitra jamais l’entière vérité… Alternant images d’archives et reconstitutions de grande qualité, servi par une flopée d’acteurs de premier ordre tout bonnement excellents, JFK est un grand film, incontestablement. Alors bien entendu, on pourra pointer du doigt les quelques arrangements avec la vérité du scénario, mais bon, dans l’ensemble, et comme je le disais en préambule de cette critique, dans l’ensemble, JFK est quasiment sans défauts, un film parfait, captivant et, reconnaissons le, l’exemple parfait du talent d’Oliver Stone et d’un certain cinéma américain… Un bijou à voir et à revoir…


Points Positifs :
- JFK n’est pas, a priori, un film grand public (nombre de personnages conséquents, scénario complexe au possible, très nombreux et très longs dialogues), pourtant, de par son talent, Oliver Stone réussit son pari et nous livre une œuvre captivante, prenante et qu’il est difficile de lâcher une fois entré dedans.
- Le sujet du film, bien entendu, car bon, on parle tout de même de l’assassinat de Kennedy, l’un des événements les plus marquants de l’histoire américaine de l’après-guerre.
- Tout cela est tellement bien fait, les faits présentés apparaissent tellement imparables que l’on ne peut qu’en conclure qu’il y a bien anguille sous roche dans cette affaire.
- Une flopée d’acteurs connus, excellents et impliqués dans leurs rôles respectifs. Même Kevin Costner, qui n’est pas un acteur que j’apprécie énormément est franchement bon dans ce film.
- Le mélange entre images d’archives et reconstitutions historiques, celles-ci étant, accessoirement, fort réussies.
- La version longue qui apporte un plus intéressant a un film déjà excellent à la base.
- La bande originale de John Williams, elle aussi parfaite.
- JFK est bien entendu un film qui ne pourra que plaire aux nombreux amateurs de la théorie du complot.

Points Négatifs :
- Autant il est logique que ce film soit partisan et soit à fond dans la théorie du complot, autant on peut regretter que, par moments, Oliver Stone ait fait quelques petits arrangements avec la réalité historique histoire que tout aille dans le sens de son propos.

Ma note : 9/10