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samedi 22 octobre 2022

Peacemaker – Saison 1


Peacemaker – Saison 1
 
Cinq mois après la mission qu’il à accompli avec la Suicide Squad à Corto Maltese, Christopher Smith, alias Peacemaker, qui avait été laissé pour mort, s'est remis des blessures qu'il y a subies et est sorti de l'hôpital. De retour dans sa caravane, Smith est confronté à un groupe d'A.R.G.U.S. : Clemson Murn, Emilia Harcourt, John Economos et la nouvelle venue Leota Adebayo. Murn lui donne le choix entre retourner à la prison de Belle Reve ou de rejoindre une nouvelle mission baptisée Project Butterfly. Smith accepte à contrecœur puis rend visite à son père, Auggie, afin de récupérer son pygargue à tête blanche, Aiglounais. Plus tard, dans la soirée, Smith dîne avec l'équipe et Murn lui remet un dossier sur un politicien qu’il doit assassiner. Smith tente plus tard de flirter avec Harcourt dans un bar, mais est rejeté par celle-ci et finit par jeter son dévolu sur une autre femme, Annie Sturphausen. Cette dernière, après avoir couché avec Smith, finit par s’en prendre à lui et ce dernier se rend compte, à son grand désarroi, que la jeune femme possède une force surhumaine…
 

Peacemaker – Saison 1
Réalisation : James Gunn
Scénario : James Gunn
Musique : Clint Mansell, Kevin Kiner
Production : Troll Court Entertainment, The Safran Company, DC Films, Warner Bros. Television
Genre : Super-Héros, Comédie
Titre en vo : Peacemaker – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : HBO Max
Diffusion d’origine : 13 janvier 2022 – 17 février 2022
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 45 minutes
 
Casting :
John Cena : Christopher Smith / Peacemaker
Danielle Brooks : Leota Adebayo
Freddie Stroma : Adrian Chase / Vigilante
Chukwudi Iwuji : Clemson Murn
Jennifer Holland : Emilia Harcourt
Steve Agee : John Economos
Robert Patrick : Auggie Smith / White Dragon
Lochlyn Munro : détective Larry Fitzgibbon
Annie Chang : détective Sophie Song
Christopher Heyerdahl : capitaine Locke
Elizabeth Ludlow : Keeya Adebayo
Rizwan Manji : Jamil
Nhut Le : Judomaster
Alison Araya : Amber
Lenny Jacobson : Evan
 
Mon avis :
 En octobre 2021, j’avais eu le plaisir de vous parler, sur ce blog, bien entendu, de The Suicide Squad, un film de super-héros qui, en toute franchise, était apparu comme étant, à mes yeux, une bonne, que dis-je, une excellente surprise ! Il faut dire que si je suis un vieux fan de comics et que les super-slips ont occuper, pendant fort longtemps, une place pour le moins importante dans ma vie, cela fait bien des années que j’ai abandonner le genre, la faute à une production de plus en plus médiocre – c’est le cas chez DC mais encore plus chez Marvel – quand aux films de super-héros, à la mode depuis, sensiblement, une bonne décennie, disons que j’éprouve un dégout pour le moins notable à leur égard… Du coup, vous pouvez imaginer ma surprise lorsque, il y a quelques mois donc, je suis tombé sur The Suicide Squad – second du nom car, auparavant, il y avait déjà eu un autre film du même nom sauf que celui-ci était une daube sans nom – et que celui-ci, ne se prenant absolument pas au sérieux et me faisant rire comme rarement vu le genre abordé, s’était avéré être un sacré bon petit film… Le temps passa, quelques mois, donc, et comme les surprises ne viennent jamais seules, voilà que je suis tombé, un peu par hasard, sur un certain Peacemaker, série qui, comme son nom l’indique, avait beaucoup de choses à voir avec The Suicide Squad puisque, non seulement celle-ci mettait en avant un des protagonistes majeurs du film – le fameux Peacemaker, interprété par l’ancien catcheur, John Cena – mais aussi, parce que celle-ci était la suite directe de ce dernier. Forcément, vu que j’avais apprécié The Suicide Squad, je ne pouvais pas passer à coté de cette série et, je ne vous le cache pas, je ne l’ai nullement regretté, bien au contraire ! En effet, toujours mis en scène par le sieur James Gunn, Peacemaker est, probablement, une des séries les plus jouissives qu’il m’ait été donné de voir depuis belle lurette : irrévérencieuse au possible sans tomber dans l’humour pipi / caca, terriblement drôle, bourrée de protagonistes tous plus débiles les uns que les autres mais qui n’en sont pas moins, finalement, tellement attachants, Peacemaker est l’exemple parfait que oui, mille fois oui, on peut bel et bien faire une série – ou un film – sur les super héros sans tomber dans le grand guignolesque à la Marvel avec son humour à deux balles qui vient casser des enjeux oh combien importants. Ainsi, si les productions de la Maison des Idées est avant toute chose destinée au grand public, une œuvre comme Peacemaker – ou The Suicide Squad – ne peut que, définitivement, plaire à un public disons plus… spécial, un public plus agé, qui appréciera grandement le coté destroy et débile assumé des personnages et qui suivra avec plaisir les pérégrinations de cette bande de bras cassés confrontés, comme il se doit, à des enjeux qui les dépassent ! Et donc, après The Suicide Squad qui avait formidablement bien ouvert la voie, Peacemaker vient enfoncer le clou avec son personnage principal qui est, il faut le reconnaitre, un véritable connard imbu de lui-même mais un connard que l’on apprend à aimer, qui à des faiblesses et qui finit, un peu malgré lui, par devenir un héros. Accompagné par une bande de pieds nickelés tout aussi débiles que lui, notre Peacemaker et son aigle de compagnie nous tiendrons donc en haleine tout au long de huit épisodes tout simplement excellents où l’on va beaucoup, mais alors beaucoup, rire ! Alors certes, tout cela ne vole pas bien haut, certes, pas mal de personnes trouveront cette série franchement débile, mais bon, que voulez vous, si vous êtes bon public et appréciez l’humour absurde, si vous adorer les bras cassés et si vous en avez marre des super-slips à la Marvel, si parfaits, si ennuyeux, une série comme Peacemaker est, indéniablement, faite pour vous. De plus, dernière bonne nouvelle, il se pourrait bien qu’il y ait une seconde saison, alors, pourquoi bouder son plaisir et ne pas tenter l’expérience ? Cela serait dommage de passer à coté de cette série sans prétention mais qui vous fera passer un bon, que dis-je, un très bon moment !
 

Points Positifs
 :
- Probablement une des séries les plus débiles qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps mais qui n’en reste pas moins, malgré cela, comme une indéniable réussite ! Captivante de bout en bout, bourrée d’humour pour le moins potache et riche d’une belle petite flopée de protagonistes qui tiennent davantage des bras cassés que des super-héros, Peacemaker est, incontestablement, une des meilleures surprises de cette année !
- Si vous avez aimé The Suicide Squad de James Gunn, alors, vous adorerez Peacemaker qui est la suite directe du film et qui reprend, naturellement, une partie du casting de celui-ci ainsi que certains de ses enjeux.
- Si John Cena crève naturellement l’écran, le reste du casting n’est pas en reste et tout ce petit monde est pour beaucoup pour la réussite de cette série.
- Effets spéciaux, décors, costumes, bande originale… ma foi, c’est du tout bon.
- Un générique d’anthologie, débile et qui annonce la couleur !

Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que tout cela est, par moments, d’une débilité profonde et que cet humour pour le moins particulier ne plaira pas à tout le monde, en commençant, bien entendu, par le grand public fan des productions de chez Marvel et qui ne voient les super-héros que comme des demi-dieux parfaits qui sauvent le monde avant le petit déjeuner…
- Si vous êtes totalement allergique au genre superhéroique, Peacemaker vous laissera complètement indifférent…
 
Ma note : 8/10

vendredi 21 octobre 2022

Be Yourself Tonight


Be Yourself Tonight
 
Eurythmics
 
1 - Would I Lie to You? (Annie Lennox, Dave Stewart) 4:25
2 - There Must Be an Angel (Playing with My Heart) (Annie Lennox, Dave Stewart) 5:22
3 - I Love You Like a Ball and Chain (Annie Lennox, Dave Stewart) 4:04
4 - Sisters Are Doin' It for Themselves (Annie Lennox, Dave Stewart) 5:54
5 - Conditioned Soul (Annie Lennox, Dave Stewart) 4:30
6 - Adrian (Annie Lennox, Dave Stewart) 4:29
7 - It's Alright (Baby's Coming Back) (Annie Lennox, Dave Stewart) 3:45
8 - Here Comes That Sinking Feeling (Annie Lennox, Dave Stewart) 5:40
9 - Better to Have Lost in Love (Than Never to Have Loved at All) (Annie Lennox, Dave Stewart) 5:06
 

Be Yourself Tonight
Musicien : Eurythmics
Parution : 29 avril 1985
Enregistré : novembre 1984 – janvier 1985
Durée : 43:15
Genre : New Wave, Pop Rock
Producteur : Dave Stewart
Label : RCA
 
Musiciens :
Annie Lennox : chant, claviers, séquenceurs
David A. Stewart : guitares, claviers, séquenceurs, slide guitare
Nathan East : basse
Olle Romo : batterie
Benmont Tench : orgue
Dave Plews : trompette
Martin Dobson : saxophone
Dean Garcia : basse
Michael Kamen : cordes
Stevie Wonder : harmonica
Angel Cross : chœurs
The Charles Williams Singers : chœurs
Adam Williams : batterie
Aretha Franklin : chant
Stan Lynch : batterie
Mike Campbell : guitare
Elvis Costello : chant
 
Mon avis :
 Un mois d’octobre consacré à Eurythmics sur ce blog, probablement un des groupes phares des années 80, puisque, après Sweet Dreams (Are Made of This) puis Touch, aujourd’hui, c’est au tour de Be Yourself Tonight, paru en 1985, dont je vais vous entretenir. Bon, si vous êtes un familier du Journal de Feanor, vous avez peut-être eu l’occasion de lire les critiques de ces deux opus du duo composé d’Annie Lennox et de Dave Stewart et vous vous souvenez peut-être que le premier, malgré la présence de Sweet Dreams (Are Made of This) – la chanson, pas l’album – plus gros succès du groupe, ne m’avait pas totalement convaincu, il en avait été tout autrement de Touch, album qui frôlait allègrement avec l’excellence et qui est, selon moi, le meilleur d’Eurythmics. Car avec Be Yourself Tonight nous nous trouvons, à nouveau, dans le même cas de figure qu’avec Sweet Dreams (Are Made of This), c’est-à-dire que, dans l’ensemble, cet opus est correct pour ne pas dire bon mais que, là aussi, nous sommes loin d’avoir affaire à un album aussi superbe que Touch. Alors certes, il y a la présence de There Must Be an Angel (Playing with My Heart) qui est, sans aucune discussion possible, une des meilleures chansons d’Eurythmics et qui fut, en son temps, un énorme succès. De même, certains titres méritent le détour et entre une Annie Lennox toujours égale à elle-même et un Dave Stewart qui s’essaye, ici, à de nouvelles sonorités plus rock et qui flirtent, par moments, avec la soul, force est de constater qu’il y a pas mal de bonnes choses dans cet opus. De là à en faire un grand album ? A mes yeux, non même si j’ai parfaitement conscience que cela ne reste qu’un avis personnel et que, de toutes façons, je ne suis peut-être pas totalement objectif, préférant de loin, Annie Lennox en solo. Mais ceci est déjà une autre histoire dont je vous parlerais très bientôt…
 

Points Positifs
 :
- Même si nous sommes loin de l’excellence de Touch, il faut le reconnaitre, Be Yourself Tonight est tout de même un bon album qui mérite le détour pour les fans d’Eurythmics qui retrouveront, ici, pas mal de titres qui les ont accompagnés au long des années 80.
- La voix d’Annie Lennox. Certes, fan de la chanteuse, je ne suis pas objectif, mais bon, force est de constater que celle-ci est une fois de plus au top sur cet album, comme à chaque fois, bien entendu.
- La présence de There Must Be an Angel (Playing with My Heart) qui est une des chansons les plus connues du groupe.
- Dave Stewart sort un peu de sa zone de confort sur cet album et apporte une sonorité plus rock et soul sur pas mal de titres, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit.
- Quelques invités pour le moins prestigieux comme Elvis Costello et, surtout, Aretha Franklin.
 
Points Négatifs :
- Difficile de passer après un album aussi excellent que Touch qui est, à mes yeux, le meilleur d’Eurythmics et, forcément, au petit jeu des comparaisons, il n’y a pas photo.
- Si There Must Be an Angel (Playing with My Heart) est superbe, le reste de l’album n’est pas du même niveau et s’il y a bel et bien de bonnes chansons, celles-ci sont moins marquantes que celles de Touch, opus bien plus homogène dans son ensemble…
- Si vous êtes totalement allergique au son des années 80, si vous avez en horreur les synthés et les petits bidouillages électroniques, alors, Be Yourself Tonight – et, dans les grandes lignes, Eurythmics – n’est pas fait pour vous. Car bon, aussi bon soit-il, cet album est parfaitement représentatif de son époque avec ses qualités et ses défauts.
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 20 octobre 2022

Arawn – Résurrection


Arawn – Résurrection
 
Les osselets du destin l’ont prédit : le roi Math périra assassiné durant son sommeil. Craignant qu’il en soit ainsi, le fils ainé de Siamh sombre peu à peu dans la folie. Les armées de l’usurpateur Engus campent à présent sous ses murs. Sur le passage de ce dernier, ne reste plus que ruine et destruction. Son allié, le chaudron maléfique, n’en finit plus de réclamer son lot de victimes, de morts. Sa puissance ne semble pas connaître de limites. Engus n’est guère dupe, d’ailleurs. Il sait le chaudron fourbe et égoïste ; il sait que le moment venu, il pourrait se retourner contre lui et contrarier son ambition divine… Loin de ce théâtre d’ombres, la belle Siamh nourrit des inquiétudes. La guerrière se prépare à agir. Quant à son défunt bâtard de fils, il s’apprête à ressusciter des Enfers…
 

Arawn – Résurrection
Scénario : Ronan Le Breton
Dessins : Sébastien Grenier
Couleurs : Sébastien Grenier
Couverture : Sébastien Grenier
Editeur : Soleil
Genre : Heroic-Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 octobre 2012
Nombre de pages : 46
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, si lors de ses débuts, Arawn était une série fort prometteuse – de par son ambiance celtique, ses personnages tourmentés, sa violence et, surtout, les dessins de Sébastien Grenier – au fur et a mesure de l’avancée des tomes, l’enthousiasme initial s’était, petit a petit, envolée. Oh certes, il y avait encore eu de sacrés bons moments au cours de la saga, ainsi, La Bataille de Cad Goddun, album haut en couleur et sommet de la série, laissait présager du meilleur pour la suite, mais dès le quatrième volume, Le Chaudron de Sang, scénaristiquement, c’était nettement moins bon même si, pour les fans les plus ultras de la saga, le jeu pouvait encore valoir la chandelle. Le problème, justement, c’est qu’une fois arriver a ce cinquième tome d’Arawn, en dehors des fans, qui peut encore avoir envie de poursuivre l’aventure ? Personnellement, c’est davantage par curiosité – comment tout cela va-t-il s’achever – que je suis encore au rendez vous et je ne vais pas vous mentir, si je n’avais pas franchement été emballé par le volume précédent, Résurrection, lui, est encore un ton en-dessous ! Ainsi, entre un scénario qui tombe de plus en plus dans l’exagération et qui lasse plus qu’autre chose et un Sébastien Grenier qui, en toute sincérité, était nettement plus inspiré dans les premiers volumes de la saga, force est de constater qu’il est difficile de ne pas être déçu par la tournure prise par les événements. Certes, certains passages marquent les esprits – comme la décrépitude mentale de Math, le sort que lui réserve sa mère où l’intervention de la déesse Morrigan – mais pour le reste, comment ne pas pousser des soupirs de lassitudes devant un énième affrontement entre deux armées, affrontement auquel on ne comprend pas grand-chose, comment ne pas s’ennuyer ferme devant certains dialogues et, pire que tout, comment ne pas être dubitatif devant cette fusion entre Arawn, revenu a la vie, et le Chaudron de Sang, qui tient davantage du ridicule qu’autre chose ? Quel dommage tout de même, quand je pense aux débuts de la saga, de voir ce qu’est devenu Arawn, reste maintenant a espérer que le dernier tome, lui, sauvera un peu les meubles car bon, là, on est vraiment tomber bien bas !
 

Points Positifs
 :
- Quelques passages marquent les esprits, comme, principalement, la déchéance mentale de Math, devenu totalement fou et paranoïaque. De même, ce que Siamh, sa mère, finit par lui faire : la chose est terrible mais connaissant ma guerrière milf, cela se comprend. Ajoutons, pour finir, l’intervention de la déesse Morrigan, assez spectaculaire.
- Incontestablement, Sébastien Grenier était nettement plus inspirer dans les premiers tomes, cependant, rendons à César ce qui lui appartient et reconnaissons que certaines planches restent magnifiques.
- Si vous êtes un inconditionnel de la saga, si l’extrême violence de celle-ci ne vous dérange pas, si vous adorez ces personnages tourmentés et qui ne cessent de se trahir, alors, vous passerez outre bien des défauts et apprécierez cet album d’un autre œil.
 
Points Négatifs :
- Scénaristiquement, c’est de plus en plus faible, surtout au vu des débuts de la série. Du coup, non seulement la déception est au rendez vous mais en plus, il devient difficile de s’accrocher au destin des quatre fils maudits de Siamh, à moins que la curiosité ne vous pousse à poursuivre l’aventure ?
- Sébastien Grenier est capable du meilleur comme du pire et si les débuts de la saga nous avaient enchanté, force est de constater que son travail depuis deux albums a de quoi laisser dubitatif, certaines planches étant de plus en plus brouillonnes, quand a la colorisation, trop sombre, elle n’aide pas vraiment…
- En dehors de Math qui a droit a une mort marquante, on ne peut pas vraiment dire que les autres frères soient logés a la même enseigne ; il y avait vraiment de quoi marquer le coup pourtant !
- Lié au Chaudron de Sang, Arawn subit des transformations pour le moins ridicules…
- Encore une grande bataille qui n’apporte strictement rien a l’intrigue. Franchement, a raison d’une par album, comment ne pas avoir l’impression de tourner en rond ?!
- Morrigan est puissante – normal, c’est une déesse – et elle massacre littéralement Arawn avant de tomber, stupidement, mordue par un tentacule de ce dernier ! Ah, si le ridicule tuait…
 
Ma note : 5/10

mercredi 19 octobre 2022

Last Hero Inuyashiki – Tome 9


Last Hero Inuyashiki – Tome 9
 
Le combat entre Hiro et Inuyashiki a ravagé Tokyo. Alors que le premier a été neutralisé, le vieil homme se presse auprès de chaque victime et se sert de ses capacités pour les guérir ou leur redonner la vie. Devant le nombre de réanimés et de témoins, un véritable engouement se créé autour de lui, certains filmant même les différentes scènes. Alors qu'il s'envole, Inuyashiki repense à tout ce qu'il a vécu durant sa vie. Si tout n'a pas toujours été formidable, il sait enfin pourquoi il est né : pour vivre cet instant. Plus loin dans une ruelle, Hiro est sur le sol, en bien mauvais état. Il réclame un peu d'eau à des lycéennes qui passent près de lui. De son côté, Mari est enfin rentrée chez elle. Sa mère et son petit frère l'accueillent, ayant visiblement eu peur pour elle. Alors qu'ils sont heureux de se retrouver, les émissions de télé laissent place à l'actualité vécue par les habitants de Tokyo, des reportages mettent ainsi en avant un homme assez âgé sauvant des vies de manière miraculeuse. Tous les trois reconnaissent Inuyashiki. Quelques minutes plus tard, ce dernier arrive à son tour à la maison...
 

Last Hero Inuyashiki – Tome 9
Scénariste : Hiroya Oku
Dessinateur : Hiroya Oku
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Anticipation
Titre en vo : Inuyashiki vol. 9
Parution en vo : 23 mai 2017
Parution en vf : 07 décembre 2017
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Ki-oon
Nombre de pages : 202
 
Mon avis :
 Neuvième et avant dernier tome de Last Hero Inuyashiki, celui-ci, une fois de plus, confirme tout ce que je pense au sujet de ce manga quasiment depuis le début de ce dernier, c’est-à-dire, que si le postulat de départ était plus ou moins intéressant – ma foi, un vieil homme méprisé par sa famille et qui, suite a un singulier accident, se voit transformer en robot surpuissant – et que si, tout au long des divers volumes, il y eut de très bonnes idées et quelques scènes qui ont marquer les esprits, l’ensemble fut gâcher par un manichéisme franchement navrant, des protagonistes pas charismatiques pour un sou, ainsi qu’un scénario qui tombait trop souvent dans des lieux communs et qui manquait d’originalité. Bref, si le manga du sieur Hiroya Oku possède son lot de fans, pour ma part, cela fait bien longtemps que je n’attends plus grand-chose de celui-ci ou plutôt, si, disons, sa conclusion, afin de passer à autre chose… Et donc, ce neuvième tome aura été à l’image de toute la saga, l’auteur alternant le bon et le franchement… comment dire… mauvais ! Ainsi, dans cet avant dernier volet de Last Hero Inuyashiki, comment ne pas reconnaitre que la scène où notre héros fait face à sa famille qui à découvert la vérité sur ses pouvoirs est une indéniable réussite : touchante pour ne pas dire poignante – même si l’on tombe un peu dans le pathos – on était en droit de se dire que ce neuvième tome débutait sur de bonnes bases surtout que la suite, où on voit tout ce petit monde plus soudé que jamais, est du même niveau. Hélas, comme il fallait s’y attendre, Hiroya Oku étant incapable de nous pondre un scénario correct du début à la fin, le derniers tiers de ce tome jette tout par terre avec une révélation qui tombe de nulle part et qui, tout en annonçant un nouveau danger, annonce une conclusion aux enjeux plus cataclysmiques que jamais mais qui ne colle absolument pas avec tout ce que l’on avait connu jusque là… Bref, encore une belle déception pour Last Hero Inuyashiki, un manga qui m’aura plus déçu qu’autre chose mais bon, il faut tout de même se réjouir puisqu’il ne reste plus qu’un seul tome et que, ensuite, il sera enfin temps que je passe à autre chose… et, sincèrement, j’ai vraiment hâte !
 

Points Positifs
 :
- La scène où notre héros, Inuyashiki, fait face à sa famille qui vient de découvrir ses pouvoirs est, incontestablement, une belle réussite et il est difficile, pour le lecteur, de ne pas être touchée par celle-ci.
- Les deux premiers tiers de ce neuvième volet sont plutôt bons et se lisent avec plaisir.
- Pour ce qui est des dessins, Hiroya Oku livre une excellente prestation et probablement les meilleurs planches depuis le début de son manga – celles des chutes d’avions, bien entendu.
- Sur ce point, il faut reconnaitre que le mangaka dessine plutôt bien Donald Trump !

Points Négatifs :
- La révélation qui apparait dans le dernier tiers de ce neuvième tome est tout simplement débile ! Histoire de spoiler un peu la chose, Donald Trump annonce au monde, médusé, qu’un astéroïde va toucher la Terre dans trois jours et que l’humanité va être dévastée. Non seulement cela tombe comme un cheveu dans la soupe mais, en plus, on peut se demander ce qui a pris à l’auteur de nous pondre un nouveau danger aussi apocalyptique pour conclure son manga ?!
- L’énième confirmation que ce manga est capable du meilleur comme du pire.
- Il y avait-il besoin de s’en prendre à Trump en le faisant passer pour un débile lors de son annonce ?
- Dans la tradition de ce manga, nous avons, une fois de plus, droit à une couverture loin de marquer les esprits…

Ma note : 6,5/10

Tétralogie des Origines – Club Uranium


Tétralogie des Origines – Club Uranium
 
Début 1940. La technologie alien découverte dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir est à l'écart du théâtre des opérations européennes, à l'abri en terres américaines. Mais tous ceux qui aspirent à s'en emparer l'ont désormais compris : l'enjeu décisif se jouera dans le Kurdistan irakien. Celui qui se rendra maître du Château des millions d'années prendra l'avantage dans le conflit en marche. Des expéditions sont lancées au sein de chacun des camps. Mais à l'heure où la guerre se fait mondiale, cette bataille secrète est la plus difficile à mener. Saxhäuser pourrait être la clé, le seul à pouvoir sauver l'humanité. Mais comment, alors que pour lui, le conflit est intérieur...
 

Tétralogie des Origines – Club Uranium
Auteur : Stéphane Przybylski
Type d'ouvrage : Uchronie, Ufologie
Première Parution : 23 juin 2016
Edition Poche : 13 septembre 2018
Titre en vo : Tétralogie des Origines – Club Uranium
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 768
 
Mon avis :
 Loin d’être un incontournable absolu, il faut le reconnaitre, j’avais néanmoins franchement été enthousiasmé par les deux premiers volumes de la Tétralogie des Origines, cycle du sieur Stéphane Przybylski qui nous entrainait dans une Seconde Guerre Mondiale parallèle où nazis, britanniques et américains se lançaient dans une course contre la montre afin de mettre la main sur les restes d’une soucoupe volante retrouvée dans le désert irakien, le tout, sous la menace d’une invasion extraterrestre et avec de faux airs de X-Files – après tout, le fameux Mr Lee du roman renvoi tout naturellement à l’Homme à la cigarette de la célèbre série… Bref, une bonne saga de SF historique où se mêlent complots en tous genres, aliens et moult protagonistes historiques et qui, au vu de ses deux premiers volets, avait sut suffisamment me plaire pour me faire passer un bon moment et me donner envie de découvrir la suite et, bien entendu, connaitre le fin mot de l’histoire. Et donc, Club Uranium, le troisième volet de la saga, arrivait avec ses presque huit-cent pages et, ma foi, force est de constater qu’en plus d’avoir droit au plus gros volume de la série, nous avons, également, affaire à celui qui sort le plus de la norme, ce, en comparaison de ses prédécesseurs… En effet, ici, même si nous avons toujours droit a pas mal de sauts dans le temps entre les divers chapitres, ces derniers sont moins nombreux et la narration s’en trouve plus simplifiée : ainsi, une bonne partie du premier tiers de ce troisième tome de la Tétralogie des Origines est consacré aux préparatifs de l’expédition qui mènera tout ce petit monde, a nouveau, du coté de l’Irak. Certains apprécieront la chose – la lecture, finalement, est moins ardue – d’autres, peut-être un peu moins car il faut reconnaitre que si, dans les grandes lignes, l’intrigue du sieur Stéphane Przybylski est toujours aussi entrainante pour ne pas dire captivante, le rythme est nettement plus lent que dans les deux précédents volumes de la saga, l’auteur prenant un peu trop son temps, par moments, plutôt que d’aller droit au but. Cependant, malgré ce petit coup de mou narratif et quelques longueurs, l’histoire en elle-même est toujours aussi passionnante et le lecteur, pour peu qu’il soit amateur du genre, y trouvera son compte, surtout que Stéphane Przybylski allie à merveille une parfaite connaissance historique des événements et y mêle fort habillement ses propres trouvailles, la présence d’ovnis, d’aliens, de sociétés secrètes, y trouvant, finalement, tout naturellement leur place. Bref, vous l’avez compris, ce troisième volet de la Tétralogie des Origines est une belle réussite qui, certes, possède quelques défauts qui l’empêchent d’être un incontournable absolu de la littérature fantastique mais qui n’en reste pas moins un bon roman, fort bien écrit, inventif et toujours aussi passionnant. Et puis, après la monumentale surprise de la fin, vivement que l’on puisse se plonger dans le dernier tome, histoire de voir quel sera le sort de Saxhäuser et des autres, ce, alors que la guerre n’est plus très loin de sa fin et que l’on se demande bien comment sera contrée l’invasion extraterrestre…
 

Points Positifs
 :
- Si vous avez apprécié les deux premiers volets de la Tétralogie des Origines, ce sera avec un plaisir certain que vous retrouverez la suite de cette saga d’aventure et de science-fiction qui reste toujours aussi captivante et qui vous tiendra toujours autant en haleine. Certes, tout n’est pas parfait mais, dans l’ensemble, cela reste une belle réussite !
- Comme je l’avais déjà souligné, l’auteur, Stéphane Przybylski, maitrise à merveille son sujet et a de bonnes connaissances historiques, ce qui apporte une certaine crédibilité à son récit. Petite mention spéciale, ici, a l’explication donnée par l’auteur par la folle expédition de Rudolf Hess en Grande Bretagne.
- SF, nazis, espionnage,  aventure, histoire parallèle, paléocontact, figures historiques : tout cela se mêle une nouvelle fois pour notre plus grand plaisir. Et puis, comment ne pas reconnaitre que tout cela possède un petit coté X-Files non déplaisant !?
- Si l’on retrouve avec plaisir les nombreux protagonistes déjà aperçus auparavant, le casting, déjà pléthorique, s’agrandit encore et pas mal des petits nouveaux sont suffisamment charismatiques pour marquer les esprits.
- L’énorme surprise qui a lieu dans les dernières pages de ce troisième volet !

Points Négatifs :
- Ce troisième volet est, également, le plus long de la saga et il faut reconnaitre que celui-ci possède un rythme nettement plus lent que d’habitude, que l’auteur s’attarde un peu trop, par moments, sur des détails, et que quelques longueurs sont, par la force des choses, au rendez vous. C’est plutôt dommage…
- Aussi plaisante soit la Tétralogie des Origines, il faut reconnaitre que cette saga est très loin d’être un incontournable. Disons plutôt que nous avons affaire à une bonne série d’aventure matinée de SF, suffisamment captivante pour nous tenir en haleine mais qui ne restera nullement dans les annales…
- Des nazis, des extraterrestres, des armes secrètes… mouais, tout cela sent le déjà-vu, il faut le reconnaitre.
- Chaque nouveau volume voit l’apparition de nouveaux protagonistes et il faut reconnaitre que ceux-ci sont tellement nombreux qu’il est devenu très facile de s’y perdre.

Ma note : 7,5/10

mardi 18 octobre 2022

Géo Histoire HS 15 – Elisabeth II et les Windsor


Géo Histoire HS 15 – Elisabeth II et les Windsor
Septembre 2022

Géo Histoire HS 15 – Elisabeth II et les Windsor
- Généalogie : Bienvenue dans la famille Royale
- Panorama : Une dynastie dans les tempêtes du XXe siècle
- Chronologie : Les Windsor, cent cinq ans de règne et toujours là !
- Les origines : Au commencement, il y avait un château
- Le modèle : Victoria, la reine devenu mythe
- La rupture : D’une dynastie à l’autre
- L’abdication : Edouard VIII en eaux troubles
- La guerre : Unis sous le Blitz
- Le handicap : Un orthophoniste pour la voix royale
- L’aventurier : Lord Mountbatten, l’étoffe d’un héros
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Mon avis :
 Le 8 septembre dernier, un peu par surprise, nous apprenions le décès de celle qui apparaissait comme étant inusable après plus de 70 ans de règne, je veux, bien entendu, parler de la Reine Elisabeth II qui nous aura donc quitter à l’âge plus que vénérable de 96 ans. Soixante-dix ans, sept mois et deux jours, telle fut la durée du règne de la souveraine britannique, le plus long de l’Histoire européenne après celui, en son temps, de Louis XIV – deux ans de plus, sensiblement – et, accessoirement, sans aucun doute une des grandes figures du vingtième siècle qui, avec sa disparition, s’en est définitivement allé… Naturellement, vu l’importance de cet événement, nous avons eu droit à des funérailles somptueuses, à une folie médiatique pour le moins conséquente et, sans grande surprise, à moult documentaires – préparés en avance – et même quelques revues. Parmi celles-ci, mon choix s’est, naturellement, porté sur ce hors-série de Géo Histoire qui revenait bien entendu sur la Reine Elisabeth II mais aussi, dans un sens plus large, sur la royauté britannique et plus précisément sur le règne des Windsor… Remettant au gout du jour un ancien numéro de la revue – cela tombe bien, je n’avais pas eu l’occasion de lire celui-ci – ce hors-série de Géo Histoire est, incontestablement, indispensable pour peux que vous vous intéressiez à la famille royale britannique ou, dans un sens plus large, à l’Histoire moderne. Complet, nous expliquant d’où vient la dynastie des Windsor – il y a, bien entendu, une certaine Victoria dans le lot même si non nom était plus germanique à l’époque – et quelles périodes historiques celle-ci traversa comme les deux Guerres Mondiales, ce numéro de Géo Histoire est, tout simplement, excellent et vous apprendra tout un tas de détails plus ou moins importants sur cette fameuses royauté britannique et sur cette reine au destin peu commun. Bien entendu, un essai historique sera toujours plus complet qu’une revue mais il n’en reste pas moins que ce hors-série représente tout de même une intéressante porte d’entrée pour en connaitre davantage au sujet de la Reine Elisabeth II, des Windsor, ce, en regardant The Crown voir même Victoria, deux séries qui, naturellement, seront le complément idéal de cette revue de très bonne qualité…
 

Points Positifs
 :
- Un numéro pour le moins complet et instructif qui nous permet de mieux connaitre la Reine Elisabeth II mais aussi, la dynastie d’où elle issue, les fameux Windsor. Passionnés par la famille royale britannique ou, dans un sens plus large, par l’Histoire moderne, ce hors-série de Géo Histoire est fait pour vous !
- Forcément, vu l’événement mondial que représenta le décès de la Reine Elisabeth II, l’achat de ce hors-série est presque indispensable.
- Les amateurs de Géo Histoire retrouveront avec plaisir la qualité habituelle de ce magazine : articles clairs et instructifs, illustrations nombreuses et de qualité, bref, on ne s’ennui pas une seconde.
- Une couverture simple mais terriblement efficace.

Points Négatifs :
- Un hors-série qui reprend un ancien numéro de Géo Histoire est qui est tout juste mis à jour. Bien entendu, vu l’urgence de l’actualité, on peu comprendre la chose mais bon, du coup, si vous êtes un familier de cette revue, ce hors-série peut apparaitre comme étant bien moins intéressant que si vous étiez un lecteur néophyte…
- Il manque peut-être une chronologie des nombreux Premiers Ministres qu’aura connus Elisabeth II ainsi qu’une autre nous présentant les divers événements qui auront eu lieu pendant son règne.

Ma note : 7,5/10