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vendredi 25 novembre 2022

Bare


Bare
 
Annie Lennox
 
1 - A Thousand Beautiful Things (Annie Lennox) 3:07
2 - Pavement Cracks (Annie Lennox) 5:10
3 - The Hurting Time (Annie Lennox) 7:32
4 - Honestly (Annie Lennox) 5:01
5 - Wonderful (Annie Lennox) 4:17
6 - Bitter Pill (Annie Lennox) 4:01
7 - Loneliness (Annie Lennox) 4:01
8 - The Saddest Song I've Got (Annie Lennox) 4:09
9 - Erased (Annie Lennox) 4:40
10 - Twisted (Annie Lennox) 4:12
11 - Oh God (Prayer) (Annie Lennox) 2:51
 

Bare
Musicien : Annie Lennox
Parution : 05 juin 2003
Enregistré : septembre 2002 – avril 2003
Durée : 49:23
Genre : Pop, Synthpop , Soul
Producteur : Stephen Lipson, Andy Wright, Annie Lennox
Label : RCA
 
Musiciens :
Annie Lennox : claviers, chant
Peter-John Vettese : claviers, programmation, batterie
Stephen Lipson : claviers, guitare, programmation, producteur
David Rainger : guitare
Tim Cansfield : guitare
Steve Sidelnyk : programmation, percussions
Pro Arte Orchestra : orchestrations
Gavyn Wright : premier violon
David Whitaker : arrangements orchestraux
 
Mon avis :
 Si Diva nous avait prouver de la plus belle des manières qu’Annie Lennox pouvait parfaitement exister en dehors de Eurythmics et si Medusa, album de reprises qui connut un succès pour le moins majeur au milieu des années 90 avait fort bien confirmer la chose, il apparait que Bare, troisième opus solo de la chanteuse écossaise, paru en 2003, est un peu en retrait de ses illustres prédécesseurs… Pourtant, l’attente avait été longue, huit longues années entre Medusa et Bare et les fans avaient eu le temps de se morfondre tout en se disant qu’une si longue attente allait permettre à Annie Lennox de peaufiner son nouvel opus, or, au vu du résultat final, il y a de quoi être pour le moins dubitatif, il faut en convenir. Alors bien entendu, il ne faut pas non plus exagérer et prétendre que Bare est un mauvais album, cela serait vous mentir : plus moyen que d’habitude, certes, inférieur à ses prédécesseurs, on ne peut pas le nier, un poil décevant, forcément, vu les attentes, c’est un fait, cependant, malgré ses défauts évidents que l’on ne peut occulter, nous nous trouvons tout de même face à un opus qui, à défaut de révolutionner le genre ou de satisfaire totalement les fans de l’écossaise, n’en reste pas moins correct dans l’ensemble et qui possède suffisamment d’atouts pour ravir les plus complaisants qui se satisferont d’avoir droit à un nouvel album de leur chanteuse favorite plutôt qu’a un simple opus de reprises – ce qu’était, finalement, Medusa, même s’il faut reconnaitre que c’est peut-être dans ce genre de productions qu’Annie Lennox est le plus à l’aise, finalement… Pris dans un ensemble, Bare est donc un album qui divise : aucun titre vraiment marquant si ce n’est Pavement Cracks qui flirte allègrement avec le son d’Eurythmics de la grande époque mais pas de titres, non plus, que l’on peut qualifier de mauvais. Tout juste un opus où l’on se régale à nouveau de la superbe voix d’Annie Lennox, ce qui, pour beaucoup, est amplement suffisant. Pour ma part, j’aurais tout de même préféré un peu plus, mais bon, visiblement, ce ne fut pas pour cette fois-ci…
 

Points Positifs
 :
- Un album qui n’est peut-être pas un incontournable mais qui possède tout de même suffisamment de qualités pour satisfaire les nombreux fans d’Annie Lennox qui retrouveront avec plaisir, ici, leur chanteuse préférée.
- Pavement Cracks qui nous rappelle les heures de gloire d’Eurythmics, The Hurting Time, Honestly ou A Thousand Beautiful Things sont tout de même de bonnes chansons.
- Comme je le signale à chaque fois, s’il y a bien une chose que l’on ne peut enlever à Annie Lennox, c’est sa voix : une pure merveille qui nous fait ressentir bien davantage d’émotions que tant d’autres chanteuses qui, bien entendu, ne lui arrivent nullement à la cheville.
- Une pochette franchement réussie et qui nous présente une Annie Lennox vieillit par un maquillage blanc du plus bel effet.
 
Points Négatifs :
- Même si on ne peut pas qualifier Bare comme étant un mauvais album, loin de là, il faut reconnaitre que nous sommes ici à mille lieux d’opus comme Diva ou Medusa qui lui sont nettement supérieurs en tous points.
- Pas de mauvaises chansons, certes, mais pas, non plus, de titres que l’on peut qualifié d’incontournables ou d’inoubliables.
- Il manque probablement un petit coté de folie qui était présent dans les albums précédents ?!
 
Ma note : 7/10

jeudi 24 novembre 2022

Nou3


Nou3
 
Un homme assez costaud s'entraîne en courant sur un tapis roulant. Dans la trappe d'aération située juste à côté de lui, de petites lumières rouges sont à peine perceptibles. Dans la même maison, un peu plus loin, plusieurs types boivent une bière en regardant la télévision, tous portent une arme à feu. Les lumières rouges se font plus vives et attirent l'attention des hommes près de la cheminée... L'homme qui s'entrainait a un frisson qui lui parcourt l'échine. Il est persuadé que quelle chose cloche. Il saisit alors une arme et se dirige vers la porte de la pièce où se trouvent les autres. Soudain, une salve de balles abat sportif. Juste après de longs échanges de coups de feu, un type ouvre la porte arrière d'un camion et y fait rentrer les responsables de ce carnage, qui émettaient les fameuses lumières rouges tapies dans l'ombre. Il s'agit de trois soldats d’un nouveau type. Des chercheurs ont utilisé des animaux pour piloter des armures de combat et éviter ainsi les pertes humaines. Un chien, un chat et un lapin forment l’unité WE3. Celle-ci risque d’être prochainement fermée. C’est le souhait d'un politicien mais le docteur Berry, le cerveau des chercheurs, ne peut se contraindre à les voir mourir. Elle leur offre donc une porte de sortie. Mais à l’extérieur et sans contrôle humain, ils risquent d’être terriblement dangereux…
 

Nou3
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely
Encrage : Frank Quitely
Couleurs : Jamie Grant
Couverture : Frank Quitely
Genre : Science-Fiction
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : We3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juin 2005
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 08 juin 2012
Nombre de pages : 144
 
Liste des épisodes
We3 1-3
 
Mon avis :
 Plus de quinze ans, c’est le temps qui m’aura fallut pour, enfin, pourvoir lire cette œuvre culte pour beaucoup qu’est Nou3 (We3 en version originale, dommage que les éditions Urban Comics aient traduit le titre qui se suffisait a lui-même). Les aléas de la vie auront donc fait que je serais passé bien trop longtemps a coté de ce comic qui, lors de sa sortie en 2005, m’avait immédiatement tapé dans l’œil. Il faut dire que lorsque le duo magique, je veux bien évidement parler du scénariste Grant Morrison et du dessinateur Frank Quitely œuvrent de concert, le lecteur est toujours en droit d’attendre le meilleur : ainsi, entre New X-Men ou All-Star Superman, les deux compères nous ont livré a maintes reprises des œuvres marquantes au cours des deux dernières décennies. Ajoutons a cela le postulat de départ de Nou3, c’est-à-dire, ces trois animaux – un chien, un chat et un lapin – transformés en armes de guerre par les militaires suite a des expériences scientifiques et qui s’évadent afin de retrouver la liberté, bref, un beau petit plaidoyer contre l’expérimentation animale et un dessoudage en règle des traditionnels marchands de guerre, et l’on comprend, avant même la lecture de cette œuvre, que celle-ci sort décidément des sentiers battus et ne nous laissera pas indifférent. Et ici, sans la moindre surprise, c’est bel et bien le cas car oui, mille fois oui, Nou3 est une superbe mini-série (tout juste trois petits épisodes mais rallongés d’une dizaine de pages dans cette version) qui aura marqué son temps et qui fonctionne encore de fort belle manière aujourd’hui. Bien évidement, pour cela, il faut que le duo Morrison et Quitely fonctionne a plein régime et c’est bel et bien le cas, le premier faisant plutôt dans la sobriété narrative et ne cherchant pas la complication inutile, le second livrant une prestation… euh, comment dire… époustouflante ! Certes, Frank Quitely, son talent est connu depuis longtemps et il possède son petit lot d’inconditionnels dont je fais parti, mais dans Nou3, quelle claque visuelle a chaque page, et ce, grâce a un découpage des planches pour le moins audacieux et qui fourmille d’idées… quasiment lors de chaque cases ! Bref, vous l’avez compris, la lecture de Nou3 n’aura fait que confirmer tout le bien dit au sujet de ce comic depuis une décennie, c’est-à-dire, qu’il s’agit bel et bien d’un chef d’œuvre ; fable animalière, plaidoyer sans concessions contre l’expérimentation animale et porteur d’un antimilitarisme intelligent, Nou3, malgré une violence sans concession, n’en reste pas moins emprunt d’une certaine poésie et touchera indéniablement les plus sensibles d’entre nous. Culte ?! Indéniablement !
 

Points Positifs
 :
- Une œuvre qui ne laissera personne indifférent et qui pointe du doigt le lobby militaire, l’expérimentation animale et, dans un sens plus large, la manière dont nous usons et abusons de ces derniers.
- Comment ne pas s’attacher aux trois héros de l’histoire, ce chien, ce chat et ce lapin devenus malgré eux des machines à tuer mais qui n’ont qu’un seul souhait, être libres…
- Probablement l’œuvre la plus aboutit du duo Morrison/Quitely : le premier faisant dans la sobriété narrative afin d’aller a l’essentiel, le second atteignant des sommets artistiques tout bonnement somptueux !
- Justement, pour ce qui est de Frank Quitely, comment ne pas s’extasier devant le découpage hors-norme et audacieux des planches de Nou3 !? Le summum étant atteint, bien entendu, lors de la longue séquence de vignettes qui se succèdent sur plusieurs pages.
- Nou3 est d’une violence incroyable par moments, or, celle-ci ne dénote en aucune façon et n’est là que pour montrer ce que sont devenus nos trois sympathiques animaux, c’est-à-dire, des armes de destructions massives qui se retournent contre leurs créateurs… et c’est bien fait !
- Accessoirement, Nou3, malgré son coté anticipation indéniable, livre une bien triste vérité car depuis toujours, et encore de nos jours, l’homme use des animaux sur les champs de bataille…
 
Points Négatifs :
- S’il fallait vraiment trouver un défaut a Nou3, histoire de chipoter, c’est qu’il est… trop court ! Bah oui, je le croyais plus long ce comic…
- Pourquoi Urban Comics a traduit le titre ? We3 qui devient Nou3, mouais…
 
Ma note : 9/10

mercredi 23 novembre 2022

Les Autres


Les Autres
 
En 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale s'achève, trois personnes frappent à la porte d’une maison isolée, perdue dans le brouillard, sur l'île de Jersey. Une jeune femme pâle leur ouvre. Il s’agit de Grace, mère de deux enfants atteints d’une maladie rare et incurable (ils sont atteints de protoporphyrie érythropoïétique), et qui attend toujours des nouvelles de son mari, parti au front. Ces trois personnes, Monsieur Tuttle, Madame Mills et Lydia, une jeune fille muette depuis un mystérieux traumatisme, sont d'anciens domestiques de la maison à la recherche d’un travail. Grace, qui a justement besoin de domestiques et d’une nouvelle nounou pour s'occuper des enfants, les engage. Mais leur arrivée coïncide avec la venue d’évènements étranges.
 

Les Autres
Réalisation : Alejandro Amenábar
Scénario : Alejandro Amenábar inspiré en partie du roman Le Tour d'écrou d'Henry James
Musique : Alejandro Amenábar
Production : Cruise/Wagner Productions, Las Producciones del Escorpión S.L. et Sociedad General de Cine
Genre : Fantastique, drame, épouvante, thriller
Titre en vo : The Others
Pays d'origine : Espagne, France, États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 10 août 2001
Durée : 104 mn
 
Casting :
Nicole Kidman : Grace Stewart
Fionnula Flanagan : Madame Bertha Mills, domestique et nounou des enfants
Christopher Eccleston : Charles Stewart, le mari de Grace
Alakina Mann : Anne Stewart, la fille de Grace
James Bentley : Nicholas Stewart, le fils de Grace
Eric Sykes : Monsieur Edmund Tuttle, jardinier de la maison
Elaine Cassidy : Lydia, jeune domestique muette
Renée Asherson : la vieille dame médium
Keith Allen : Monsieur Marlish, actuel habitant
Michelle Fairley : Madame Marlish
Alexander Vince : Victor Marlish
Gordon Reid : le premier assistant
Ricardo López : le second assistant
Aldo Grilo : le jardinier
 
Mon avis :
 Malgré le fait qu’il ait fallut plus de deux ans, depuis que ce blog existe, pour que je vous parle de cet excellent long métrage du sieur Alejandro Amenábar, force est de constater que Les Autres est, malgré cela, l’un des films que j’ai le plus vu et revu au début des années 2000… Ainsi, entre sa sortie ciné, le DVD et ses multiples diffusions à la télévision, j’ai eu a plusieurs reprises l’occasion de prendre un plaisir certain a revisionner cet excellent film fantastique, une œuvre qui, curieusement, aura mis quasiment d’accord toutes les personnes qui l’on vu mais qui, finalement, n’est pas souvent citée lorsque l’on parle des films d’épouvante les plus marquants. Car oui, Les Autres est avant toute chose un film d’épouvante, un film qui traite de fantômes, de la mort, un film angoissant au possible mais où – et je pense que c’est là l’une de ses grandes forces – il n’y a pas la moindre goute de sang, où les effets spéciaux brillent par leur absence, bref, un film qui vaut surtout par son ambiance, angoissante et prenante a souhait – formidable huit clos dans une vieille demeure lugubre et obscure – et, bien entendu, par la performance de ses acteurs, Nicole Kidman en tête, celle-ci étant tout simplement parfaite dans son rôle de mère de famille au bord de la crise de nerf. Bien évidement, Les Autres est sortit il y deux décennies déjà et nombreux sont ceux qui ont eu l’opportunité, pour ne pas dire la chance, de voir cet excellent long métrage, mais pour les autres qui ne l’auraient pas vu – car forcément, il y en a encore – j’éviterai le moindre spoiler, surtout sur sa fin, celle-ci étant tout simplement le moment le plus réussi, et inattendu, du film. Sincèrement, celle-ci m’a totalement surpris lorsque j’ai vu ce long métrage la toute première fois et même si bien entendu, cela fait bien longtemps que l’effet de surprise est passé, il faut reconnaitre qu’elle fait toujours son petit effet… Véritable petit bijou comme on en voit trop rarement, Les Autres, film sans prétention a la base, fait parti de ce genre de longs métrages que tout amateur de fantastique se doit d’avoir vu, au moins une fois dans sa vie, et d’ailleurs, j’irai même plus loin, même si le genre ne vous attire guère, si vous n’êtes pas contre un bon petit thriller angoissant, n’hésitez pas une seconde, vous ne serez nullement déçus…
 

Points Positifs
 :
- L’une des grandes forces de ce film est indéniablement son ambiance : l’intrigue, qui a lieu dans une grande demeure inquiétante, se déroule presque exclusivement dans l’obscurité, ce qui ajoute une couche non négligeable a l’impression d’oppression que l’on ressent de bout en bout.
- Le coup de théâtre final, totalement inattendu et qui en retournera plus d’un.
- La performance des acteurs, bien entendu, et plus particulièrement de Nicole Kidman, tout simplement parfaite dans un rôle très hitchcockien.
- Les Autres fait parti de ce genre de films qui nous démontre, et de belle manière, que les films d’épouvante les plus réussis ne sont pas forcément les plus spectaculaires ou ceux ou il y a le plus d’hémoglobine.
- Même si le coup de théâtre final est l’une des grandes forces de ce film, celui-ci se laisse très bien regarder à nouveau, surtout que cela nous permet de le voir sous un nouvel angle.
 
Points Négatifs :
- Je n’aurai pas été contre le fait que ce film soit un peu plus long, non pas qu’il ne soit pas excellent, bien au contraire, mais je pense que quelques dialogues de plus n’auraient pas été de trop, histoire de complexifier davantage les personnalités des personnages.
 
Ma note : 8/10

mardi 22 novembre 2022

Dragon Head – Tome 2


Dragon Head – Tome 2
 
Le tunnel est en proie à de grosses secousses, et tout ce qui entoure le train commence à s’effondrer. Ako se concentre sur les paroles de Teru et cherche tant bien que mal la gaine de canalisation. Juste avant de s’y engouffrer, elle se retourne et devine une silhouette inquiétante dans la vapeur. Elle n’a cependant pas le temps de s’y attarder car Teru la rejoint à ce moment. Le duo pénètre immédiatement dans la gaine. Les deux jeunes gens rampent avec toute l'énergie du désespoir et c’est de justesse qu’ils échappent à l’éboulement. Toutefois, leur calvaire n’est pas terminé car ils arrivent dans un autre tunnel. Dépitée et épuisée, Ako tombe à genoux et commence à souhaiter mourir. Teru préfère quant à lui avancer encore un peu. C’est alors qu’il sent du vent en provenance d’un autre tunnel...
 

Dragon Head – Tome 2
Scénariste : Minetarō Mochizuki
Dessinateur : Minetarō Mochizuki
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Horreur
Titre en vo : Doragon Heddo vol. 2
Parution en vo : 08 mai 1996
Parution en vf : 14 avril 2021
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques semaines, au tout début de ce mois de novembre, j’avais eu l’occasion et le plaisir de vous parler du premier volet de Dragon Head, manga horrifique et post-apocalyptique du sieur Minetarō Mochizuki et qui s’était avéré être une fort belle réussite. Il faut dire que si le genre n’est certes pas le plus original qui soit et que, quelque part, Dragon Head annonce un Walking Dead – sans les zombis, naturellement – avant l’heure de par les relations complexes entre des protagonistes survivants d’une catastrophe qui à mis à mal l’humanité, ce manga n’en reste pas moins comme étant un des maitres étalons du genre post-apocalyptique, ce, pour plusieurs raisons : la problématique de la survie est plutôt bien traitée, le coté psychologique des personnages l’est tout autant, quand aux dessins, disons que si Minetarō Mochizuki n’est pas le plus doué de sa génération, il n’en reste pas moins suffisamment talentueux pour nous offrir des planches de toutes beautés… Ajoutons à cela le coté oppressant omniprésent de l’intrigue et l’on obtient, indéniablement, un premier volet fort prometteur pour la suite. Et, justement, celle-ci fut-elle à la hauteur de nos espérances ? Eh bien, ma foi, disons que oui, incontestablement. Place, tout de même, a quelques changements majeurs dans ce second volet de Dragon Head puisque, après l’ambiance claustrophobe du premier tome, nos deux survivants, Teru et Ako – on ne sait toujours pas ce qu’il est advenu de Nobuo – trouvent le moyen de sortir à la surface. Cependant, celle-ci n’est guère accueillante et entre de sombres nuages qui dissimulent le Soleil, une pluie de cendres qui recouvre des paysages dévastés et des habitations désertes, il apparait que la surface est tout aussi peu engageante que le tunnel où se trouvaient nos héros dans le premier volet. Quand à d’éventuels survivants, ces derniers sont rares mais néanmoins au rendez vous : un premier groupe qui vient au secours des deux adolescents dans la première partie de cet album puis un second, nettement moins accueillant, composé de militaires en fuite et qui va leur donner du fil à retorde tout en nous présentant une nouvelle facette de ce que l’humanité peut avoir de pire dans de telles conditions… Moins marquant que son prédécesseur, il faut en convenir, ce second volet de Dragon Head n’en reste pas moins comme étant une belle réussite qui confirme tout le bien que l’on peut penser du manga du sieur Minetarō Mochizuki et même si, pour le moment, on ne sait toujours pas qu’elle catastrophe à put frapper le Japon, le plaisir de suivre cette poignée de survivants est toujours au rendez vous et, ma foi, une fois arrivé à la dernière page de cet album, on n’a qu’une seule envie, découvrir la suite, bien sur !
 

Points Positifs
 :
- Si le premier volet de Dragon Head avait placé, d’emblée, la barre plutôt haut, qualitativement parlant, il apparait que cette suite, si elle est un poil moins marquante – l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, bien entendu – n’en reste pas moins comme étant une belle réussite qui confirme tout le bien que l’on peut penser de ce manga.
- Exit l’ambiance claustrophobe du train et du tunnel du premier tome pour la surface extérieure qui, au demeurant, n’est guère plus accueillante, bien au contraire : villes en ruines et abandonnées, pluie de cendre, de sombres nuages qui cachent la lumière du Soleil, cadavres, etc. Une atmosphère de fin du monde du plus bel effet.
- Si Nobuo brille par sa quasi absence – on ne sait pas s’il est encore en vie ou pas – on retrouve avec plaisir nos deux survivants, Teru et Ako, et on fait la connaissance avec quelques nouveaux protagonistes dont la plupart sont loin d’être engageants…
- Pour ce qui est de la partie graphique, Minetarō Mochizuki n’est peut-être pas le plus grand mangaka, cependant, il nous propose tout de même des planches suffisamment dynamiques et plaisantes pour satisfaire le regard du lecteur. Qui plus est, il n’a pas son pareil pour nous offrir des décors de toute beauté.

Points Négatifs :
- Une œuvre qui n’est sans doute pas à mettre entre toutes les mains au vu de la violence psychologique et physique qui s’en dégage.
- Une fois de plus, certains trouveront peut-être que l’intrigue possède quelques longueurs qui ne se justifient peut-être pas par moments. Il est évidant que Dragon Head aurait peut-être gagner à être un poil plus compressé.

Ma note : 7,5/10

lundi 21 novembre 2022

Le Sens de la Fête


Le Sens de la Fête
 
Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.
 

Le Sens de la Fête
Réalisation : Éric Toledano et Olivier Nakache
Scénario : Éric Toledano et Olivier Nakache
Musique : Avishai Cohen
Production : Quad Films, Ten Films
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Sens de la Fête
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 4 octobre 2017
Durée : 117 mn
 
Casting :
Jean-Pierre Bacri : Max, l'organisateur de mariage
Jean-Paul Rouve : Guy, le photographe
Gilles Lellouche : James, l'animateur
Eye Haïdara : Adèle, l'adjointe de Max
Vincent Macaigne : Julien, le beau-frère de Max engagé comme serveur
Alban Ivanov : Samy, un ami d'Adèle engagé comme serveur
Suzanne Clément : Josiane, une organisatrice, amante de Max
Hélène Vincent : Geneviève, la mère du marié
Benjamin Lavernhe : Pierre, le futur marié
Judith Chemla : Héléna, la future mariée
William Lebghil : Seb, un serveur
Kévin Azaïs : Patrice, un serveur
Khereddine Ennasri : Nabil, un serveur
Antoine Chappey : Henri, le serveur délégué pour parler à Max
Manmathan Basky : Roshan, le serveur tamoul des « prétextes »
Gabriel Naccache : Bastien, le stagiaire du photographe
Grégoire Bonnet : Valéry Laprade
Sam Karmann : Hubert, l'ami de Max qui sauve le repas
Nicky Marbot : Bernard, le chef (de la brigade)
Sébastien Pouderoux : le futur marié au début du film
Pauline Clément : la future mariée au début du film
Manickam Sritharan : Kathir, un serveur tamoul
Rishab Prasanna : flûtiste plongeur
Jackee Toto : Nico, un serveur
Yves Heck : l'invité « au jour d'aujourd'hui »
Delphine Théodore : la chorégraphe du show hélium
 
Mon avis : 
Indéniablement, ce qui ressort en priorité après le visionnage de ce Sens de la Fête, c’est qu’en regardant ce long métrage des sieurs Éric Toledano et Olivier Nakache, on en ressort avec le même plaisir qu’on avait put ressentir avec ces deux véritables petites pépites que furent, en leur temps, Nos Jours Heureux et Tellement Proches. Par cela, je veux dire que nous avons a faire avec une comédie avec un C majuscule, une comédie qui nous fait rire – oui, cela semble évidant pour le genre mais la plupart du temps, ce n’est pas vraiment le cas – une comédie dont on se souviendra longtemps et que l’on pourra revoir, encore et encore, toujours avec le même plaisir. Car ici, tout est parfait, ou presque : que ce soit l’intégralité du casting, haut en couleur et tous plus parfaits les uns que les autres dans leurs rôles de bras cassés formidables, que ce soit par ces très nombreuses scènes hilarantes qui se succèdent, ces dialogues qui touchent juste a chaque fois et ces situations ubuesques, on ne s’ennui pas une seconde et on rigole, on rigole jusqu’à n’en plus finir – pour la petite histoire, cela faisait fort longtemps que cela ne m’arrivait pas. Du coup, des premières aux dernières minutes de ce film, on prend un plaisir certain, on s’amuse de voir ce mariage partir en cacahuète, de voir cet organisateur complètement dépassé – excellent Jean-Pierre Bacri – ce chanteur raté qui se croit a l’Olympia, ce pseudo-photographe d’une lourdeur indicible et puis ce marié, monstruosité égocentrique qu’il en devient hilarant… bref, je pourrais vous donner encore bien des exemples, m’attarder sur telle scène au détriment d’une autre, mais pourquoi donc, autant aller voir Le Sens de la Fête et vous comprendrez ce que je veux dire ! Alors bien sur, certains me rétorqueront que tout cela n’est qu’une comédie, que c’est plutôt léger voir convenu dans l’ensemble, et a ceux-là, je leur dirais : eh alors !? Une bonne comédie, ce n’est pas du cinéma ?
 

Points Positifs
 :
- Une comédie parfaitement réussie et qui remplit son rôle, c’est-à-dire, nous faire rire. Eh oui, il faut reconnaitre que c’est loin d’être le cas la plupart du temps et que, de ce coté là, Le Sens de la Fête rempli à la perfection son cahier des charges, et de fort belle manière tellement on ne s’ennui pas une seule seconde.
- Un humour omniprésent de la première a la dernière scène du film mais pas un humour potache et débile, comme ont en voit trop souvent dans bien des longs métrages mais un humour plus subtil, qui tombe juste a chaque fois et qui est servis pas de magnifiques acteurs.
- Un organisateur jaloux et colérique, un chanteur raté, un photographe qui se la raconte et qui n’est qu’un looser magnifique, un marié tellement égocentrique qu’il en devient culte et beaucoup d’autres font qu’on a droit a un casting de bras cassés inoubliables.
- Si l’intégralité des acteurs est bien évidement au top, une petite mention au regretté Jean-Pierre Bacri – il nous a quitté en 2021 – qui est tout bonnement excellent !
- La confirmation, après Nos Jours Heureux, Tellement Proches ou Intouchables que le duo Éric Toledano et Olivier Nakache excelle toujours pour ce qui est de nous proposer des comédies hautes en couleurs et qui nous font passer a chaque fois un très bon moment.
 
Points Négatifs :
- Aussi bon soit ce Sens de la Fête, il faut savoir relativiser les choses et reconnaitre que tout cela reste une comédie, oh combien sympathique et réussie, certes, mais avec les qualités et les défauts du genre. De même, ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais bon, vu que ce film remplit de fort belle manière son rôle, on ne s’en plaindra pas.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 20 novembre 2022

FIFA – Ballon Rond et Corruption


FIFA – Ballon Rond et Corruption
 
Des luttes de pouvoir aux enjeux politiques mondiaux, cette série explore l'histoire tumultueuse de la FIFA et les exigences liées à l'organisation d'une Coupe du monde. En 2015, 14 responsables de la FIFA suspectés de corruption sont arrêtés. Une enquête révèle alors comment les pays hôtes de la Coupe du monde sont sélectionnés. Quelques années auparavant, en 1998, Sepp Blatter obtient douteusement la présidence de la FIFA. Quand l'Afrique du Sud est annoncée comme pays organisateur de la Coupe 2010, Jack Warner, président de la CONCACAF, est pointé du doigt.
 

FIFA – Ballon Rond et Corruption
Réalisation : Daniel Gordon
Scénario : Miles Coleman
Narrateur : Néant
Musique : Tim Atack
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : FIFA Uncovered
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 09 novembre 2022
Langue d'origine : Anglais, Français, Arabe
Durée : 4 x 58 mn

Casting
Sepp Blatter
Jack Warner
Chuck Blazer
João Havelange
Gianni Infantino
Michel Platini
Jérôme Valcke
Mohammed Bin Hammam
Lennart Johansson
Jeffrey Webb
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que même celles et ceux qui ne connaissent guère le football ou qui n’aiment pas ce sport savent parfaitement qu’aujourd’hui débute ce qui est, sans aucun doute possible, l’une des plus – si ce n’est la plus – polémique Coupe du Monde de Football de l’histoire, la vingt-deuxième, pour la petite histoire, et qui aura lieue au Qatar. Souhaitant marquer le coup à ma manière, je me suis dit que le documentaire FIFA – Ballon Rond et Corruption, proposé par Netflix, tombait parfaitement à pic afin que, tandis que du coté de la péninsule arabique, le Qatar va ouvrir le bal face à l’Equateur, sur ce blog, je vous parle un peu de football ou, du moins, du petit monde merveilleux de la FIFA et de ses éternelles magouilles… Bon, avant d’entrer dans le vif du sujet et, plus précisément, sur ce documentaire en lui-même, une petite précision s’impose selon moi quand à mon avis sur le choix du Qatar pour cette Coupe du Monde. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je suis contre depuis le départ et un tel choix ne peut qu’être une aberration totale : choix d’un pays sans la moindre culture footballistique – le Maroc ou l’Egypte auraient été des choix plus judicieux – absence de stades, d’équipe nationale digne de ce nom, le fait que le tournoi se déroule en hiver plus le constat que le dossier présenté était le moins bon du lot, on ne va pas se mentir, si les qataris ont obtenus le Graal de la part de la FIFA, c’est parce qu’ils ont mis beaucoup d’argent sur la table et que, sur ce coup, la France – Nicolas Sarkozy, Michel Platini – y est aussi pour quelque chose – rachat du PSG, bien entendu. Ceci étant dit, quid donc de ce documentaire qui, forcément, fait la part belle à cette histoire mais aussi à quelques autres ? Eh bien, disons que même pour un vieux passionné de foot de plus en plus désabusé par la tournure prise par ce sport depuis une vingtaine d’années et qui sait depuis belle lurette que la FIFA n’est qu’un repaire mafieux qui s’en met plein les poches, eh bien, ce documentaire, donc, est tout bonnement passionnant ! Ainsi, des débuts de la professionnalisation de l’organisme qui gère la football mondial avec l’arrivée, dans les années 70, de ce triste sir de João Havelange à ce clown d’Infantino qui, pas plus tard qu’hier, affirmait se sentir arabe, gay et migrant – ce n’est pas une blague – en passant, naturellement, par le pire du lot, Sepp Blatter, nous avons droit à un florilège, sur plusieurs décennies, de magouilles en tout genre, de dessous de tables, de dirigeants qui s’en mettent plein les poches et qui se prennent pour des grands de ce monde avec une mégalomanie peu commune. Ajoutons à cela un fonctionnement opaque et des Coupes du Monde qui sont, quasiment toutes, achetées et vous comprendrez à quel point ce FIFA – Ballon Rond et Corruption est un documentaire qui mérite largement le détour, ce, que vous soyez un fan de ballon rond ou non ! Bref, alors que, dans quelques heures, le coup d’envoi de la vingt-deuxième Coupe du Monde va débuter dans des stades où sont morts des milliers d’ouvriers et dans un pays qui se moque allègrement des droits de l’Homme, il serait de bon ton de voir ce documentaire, ne serais-ce que pour voir ce qu’est un peu la FIFA et ses dirigeants. Et le plus savoureux, quelque part, c’est de se dire que, malgré l’enquête du FBI en 2015 et la chute de Sepp Blatter, les choses n’ont guère changées du coté de Zurich, mais bon, quelque part, qui aurait cru que cela allait être le cas ?!
 

Points Positifs
 :
- Un excellent documentaire qui revient, sans la moindre complaisance, sur le mode de fonctionnement de la FIFA et de ses dirigeants depuis des décennies. Organisation que l’on peut qualifier dans discussion de mafieuse où les millions coulent à flot et où quelques individus s’en mettent plein les poches malgré leurs beaux discours, la FIFA apparait ici sous son vrai jour, même si ce n’est pas vraiment une surprise…
- Quatre épisodes présentés d’une manière chronologique et qui nous montrent bien comment les têtes pensantes de la FIFA ont créé un monstre énorme pour leur propre intérêt et où le mode d’ordre est la corruption.
- La parole est donnée à la plupart des principaux concernés et, même si on ne se fait aucune illusion quand à leurs affirmations – Sepp Blatter qui se présente en victime – cela reste une bonne chose.
- Malgré mes connaissances footballistiques, j’ai appris pas mal de choses au sujet de la direction de la FIFA et quelques individus hauts en couleurs comme Jack Warner – surtout lui – ou Chuck Blazer méritent le détour.
- On comprend bien que le Qatar à acheter sa Coupe du Monde, comme cela avait été le cas de la Russie ou de l’Afrique du Sud – ne soyons pas dupes, je pense que les autres aussi…

Points Négatifs :
- Une certaine complaisance pour le moins discutable vis-à-vis de Michel Platini. Allons bon, vous allez me faire croire que celui-ci n’était au courant de rien malgré le fait qu’il faisait partit du système depuis des années et qu’il était, lui aussi, arrosé comme les autres par les millions ?!
- Le constat, malheureux, que malgré l’enquête du FBI, les choses soient toujours pareilles du coté de la FIFA. D’ailleurs, pourquoi le Qatar à conservé la Coupe du Monde ? Il y avait tout de même matière à revenir en arrière s’il y avait la volonté de le faire…

Ma note : 8/10