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jeudi 25 mai 2023

Antoinette dans les Cévennes


Antoinette dans les Cévennes
 
Antoinette, une institutrice, attend avec impatience ses vacances d'été prévues avec Vladimir, son amant et le père d'une de ses élèves, Alice. En apprenant que Vladimir ne peut pas venir car Éléonore, sa femme, a organisé une randonnée surprise dans les Cévennes avec leur fille et un âne, Antoinette décide de suivre leur trace sur le chemin de Stevenson, seule avec Patrick, un âne protecteur. Après des débuts difficiles avec son âne pas toujours docile, elle finit par développer une certaine complicité avec lui, à force de lui raconter sa vie et ses multiples déboires sentimentaux. Lors de sa deuxième étape, elle s'égare et passe la nuit dehors, puis se rend compte le matin qu'elle est en fait revenue à son point de départ. C'est alors que Vladimir arrive dans le gîte, avec sa femme et sa fille. Ils sont bien sûr surpris de la voir, mais lui proposent de faire la route ensemble le lendemain.
 

Antoinette dans les Cévennes
Réalisation : Caroline Vignal
Scénario : Caroline Vignal
Musique : Matei Bratescot
Production : Chapka Films, La Filmerie, France 3 Cinéma
Genre : Comédie
Titre en vo : Antoinette dans les Cévennes
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 septembre 2020
Durée : 95 mn
 
Casting :
Laure Calamy : Antoinette Lapouge
Benjamin Lavernhe : Vladimir Loubier
Olivia Côte : Éléonore Loubier
Louise Vidal : Alice Loubier
Marc Fraize : Michel
Jean-Pierre Martins : Shériff
Lucia Sanchez : Annie
Maxence Tual : Jacques
Marie Rivière : Claire
Luc Palun : André Barascut
François Caron : Bernard
Ludivine de Chastenet : Élizabeth
Bertrand Combe : Jean-Pierre
Pierre Laur : Roland
Denis Mpunga : Idriss
Dorothée Tavernier : Éva
Bruno Georis : le marathonien
Juliette Plumecocq-Mech : Britney
Patrick Mollo : Fred
Matthieu Sampeur : Romain, le jeune homme qui repart avec Patrick
Christelle Glize : la copine de Fred
Jess Avril : la jeune motarde admirative
Roland Plantin : l'homme à la guitare
Stéphane Espinasse : l'homme à l'harmonica
Ludivine Bluche : la rebouteuse
 
Mon avis :
 Incontestablement, avec Antoinette dans les Cévennes, j’aborde le genre de films qui font partit de la catégorie de ceux dont je n’aurais jamais cru vous parler un jour et dont, en toute sincérité, j’aurais put parfaitement m’en passer… Il faut dire que cette comédie française sans grande prétention et qui ne restera nullement dans les annales m’a piégé de la plus perverse des façons : alors que je m’apprêtais à dormir du sommeil du juste, je suis tombé dessus en zappant et, amusé par la présence de la pétillante Laure Calamy accompagnée d’un âne, je me suis dit que je pouvais regarder cinq minutes histoire de rigoler un peu. Puis, les cinq minutes se sont transformées en dix, puis vingt et lorsque je me suis rendu compte de ce que je faisais, la fin du film approchait à grand pas – il faut dire qu’il n’est pas bien long – et là, fatalement, c’était trop tard, beaucoup trop tard pour que, poussé par la curiosité et uniquement par celle-ci, je pousse l’expérience jusqu’au bout… Le résultat de cette soirée ? Eh bien, comment dire… Disons que je ne garderais pas un souvenir impérissable de ce film, que dans le genre comédie, il y a mieux, beaucoup mieux – y compris au sein du cinéma français – et que, d’ailleurs, en dehors de quelques passages qui m’auront fait esquissé un ou deux sourires, tout cela n’est pas si drôle que cela ! Reste donc Laure Calamy qui est une actrice sympathique mais sans plus ainsi que, bien entendu, son compagnon du moment, l’âne Patrick, véritable tête d’affiche de ce long métrage qui, décidément, m’aura laissé plutôt dubitatif : sincèrement, si c’est ça une comédie, alors, je ne comprends plus grand-chose au cinéma actuel…
 

Points Positifs
 :
- Un film sympathique, qui se laisse regarder et qui peut, éventuellement, vous faire passer un bon moment pour peu que vous ne soyez pas regardant sur son contenu et que vous n’en n’attendiez pas grand-chose.
- Les fans de Laure Calamy seront ravis de retrouver celle-ci en tant que tête d’affiche, surtout que celle-ci reste égale à elle-même.
- Un casting que l’on peut qualifier de correct – il y a même Benjamin Lavernhe – mais il faut reconnaitre que celui qui tire son épingle du jeu, c’est bel et bien Patrick, l’âne !
 
Points Négatifs :
- Pour une soit disant comédie, on ne peut pas vraiment dire que l’on rigole énormément, ce qui est un comble !
- Si la première moitié du film peut faire illusion, la suite n’est qu’une lente descente qualitative sans grand intérêt…
- Un synopsis qui tient sur un timbre poste et qui sent le déjà-vu.
- Prévisible, sans surprise, terriblement conformiste : indéniablement, Antoinette dans les Cévennes fait partit de ce genre de films aussi vite vus, aussi vite oubliés.
- On ne peut pas vraiment dire que ce film réconciliera certains avec le cinéma français, bien au contraire !
 
Ma note : 5,5/10

mercredi 24 mai 2023

Baron Noir – Saison 2


Baron Noir – Saison 2
 
Rickwaert est libéré de prison entre les deux tours de l'élection présidentielle et, aussitôt sorti, et ce malgré son contrôle judiciaire, il s'implique pour assurer la victoire d'Amélie Dorendeu, candidate du PS, qualifiée pour le second tour face à Lionel Chalon, le président du Front national (FN). Après l'élection de cette dernière, Rickwaert envisage alors de rapprocher le PS du mouvement de la gauche radicale de Michel Vidal, fondateur et dirigeant du parti Debout le peuple, mais Dorendeu se rapproche rapidement de Stéphane Thorigny, le chef de file des centristes aux idées libérales. Aux élections législatives qui suivent l'élection présidentielle, Laugier ayant prononcé la dissolution de l'Assemblée nationale avant de démissionner, le Parti socialiste n'obtient qu'une majorité relative : le gouvernement nommé par Dorendeu et dirigé par le Premier ministre Alain Chistera, ancien Premier secrétaire du PS, doit tenter d'adopter ses textes en recherchant le soutien de la gauche radicale de Vidal ou des centristes de Thorigny, d'autant que la présidente, conseillée par Rickwaert, refuse d'utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution.
 

Baron Noir – Saison 2
Réalisation : Ziad Doueiri, Antoine Chevrollier, Thomas Bourguignon
Scénario : Eric Benzekri, Jean-Baptiste Delafon
Musique : Evgueni Galperine, Sacha Galperine
Production : Kwaï, StudioCanal
Genre : Politique, Thriller
Titre en vo : Baron Noir – Saison 2
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Canal+
Diffusion d’origine : 22 janvier 2018 – 12 février 2018
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 8 x 55 minutes

Casting :
Kad Merad : Philippe Rickwaert
Anna Mouglalis : Amélie Dorendeu
Astrid Whettnall : Véronique Bosso
Lubna Gourion : Salomé Rickwaert
François Morel : Michel Vidal
Patrick Mille : Lionel Chalon
Hugo Becker : Cyril Balsan
Scali Delpeyrat : Martin Borde
Jean-Pierre Martins : Bruno Rickwaert
Michel Voïta : Jean-Marc Auzanet
Alain Bouzigues : François Boudard
Philippe Résimont : Daniel Kahlenberg
Eric Caruso : Laurent Mirmont
Damien Jouillerot : Toph
Erika Sainte : Fanny Alvergne
Barbara Grau : Léa Ziegler
Luc Florian : René Malandrin
Pascal Elbé : Stéphane Thorigny
Jean-Luc Couchard : Pascal Carthaud
Jean-Stéphane Souchaud : Olivier Duverne
Frédéric Kneip : Jacques Lambray
Constance Dollé : Aurore Dupraz
Gaëlle Lebert : Corinne Alba, députée LR
Yacine Benaouda : Fouad Oudina
Alban Casterman : un conseiller défense de l'Élysée
Anne-Sophie Lapix : Anne-Sophie Lapix
Patrick Cohen : Patrick Cohen
Lionel Top : Lionel Top
Nicolas Demorand : Nicolas Demorand
Léa Salamé : Léa Salamé
 
Mon avis :
 Malgré mon éternelle méfiance vis-à-vis des séries françaises, pour ne pas dire, dans un sens plus large, à l’encontre des productions hexagonales dans un sens plus large, la première saison de Baron Noir était apparue comme étant une bonne surprise et, en toute sincérité, avait sut attirer suffisamment mon attention, ne serais-ce qu’en raison de mes gouts pour la chose politicienne – ce, depuis des années, la politique m’intéresse et comme en plus, de par mon boulot, je fréquente le milieu, disons que toute œuvre de fiction traitant du sujet ne me laisse pas indifférent… Naturellement, il faut savoir remettre les choses dans leurs contextes : ici, nous sommes tout de même à mille lieux de Borgen qui, de mon point de vu, reste le maitre étalon du genre, de même, si vous n’êtes pas un familier du monde politique français, si la thématique ne vous intéresse guère, alors, je ne suis pas sur que vous puissiez être tout à fait captiver par une telle série… Quoi qu’il en soit, j’étais tout de même plutôt enthousiaste vis-à-vis de cette seconde saison et j’avais hâte de découvrir ce que celle-ci nous promettait. Alors, le résultat aura-t-il été à la hauteur de mes espérances ? Disons que j’ai été pour le moins mitigé… Bon, débutons par les points positifs : une fois de plus, en découvrant cette nouvelle saison de Baron Noir, il est difficile de ne pas reconnaitre tel événement qui renvoi à la vie politique hexagonale. De plus, ici, comment ne pas reconnaitre, parmi tout ce petit monde, des protagonistes qui renvoient à leurs équivalents réels : ainsi, untel est un Mélenchon plus vrai que nature, tel autre pourrait être Emanuel Macron – en femme – et puis, ce représentant du Centre, ne serais-ce pas un François Bayrou en plus jeune et, pour finir, nous avons même un personnage qui n’aurait pas dénoté au sein de la famille Le Pen. Bref, vous l’avez compris, dans cette seconde saison de Baron Noir, malgré pas mal de différences, on sent que les scénaristes se sont fortement – et à raison – inspirés de la présidentielle de 2017 et de l’avènement de Macron, de son nouveau monde et de sa soit disant nouvelle manière de faire de la politique. Logique, naturellement. Hélas, malgré une trame générale intéressante et un Kad Merad plus diabolique et manipulateur que jamais, on est tout de même loin de l’intérêt qu’avait put-nous susciter la première saison : trop de magouilles, trop de retournements de situations, une intrigue qui par un peu dans tous les sens – franchement, toute la partie liée au terrorisme n’est pas la plus réussie – et une impression générale que, à force de trop en faire, le spectateur finit par se lasser. Bon, ce n’est pas encore une déception, loin de là, mais l’enthousiasme des débuts n’est plus vraiment et, du coup, c’est avec un regard pour le mois méfiant que je vais me plonger dans la troisième saison…
 

Points Positifs
 :
- Malgré une certaine baisse qualitative indéniable, Baron Noir reste tout de même une bonne série politique qui possède suffisamment d’atouts pour ravir les amateurs du genre. De plus, l’intrigue possède pas mal de bons éléments qui font que l’on passe outre pas mal des défauts de cette saison.
- Si vous êtes un familier de la politique, force est de constater que bon nombre d’événements ayant lieu dans cette seconde saison vous rappelleront, de prêt ou de loin, quelques affaires. De même, pas mal de protagonistes sont fortement inspirés de figures politiques hexagonales.
- Pour ce qui est du casting, celui-ci est bon, très bon même, et, sans grande surprise, c’est Kad Merad qui se démarque à nouveau le plus et qui reste égal à lui-même dans son rôle de magouilleur et de manipulateur génial.
- Il aura fallut Baron Noir pour que l’on ait droit à une femme présidente !
- Une bonne reconstitution des différents lieux du pouvoir, ce qui fait que, par moments, on s’y croirait presque.
 
Points Négatifs :
- On retrouve à nouveau le partit pris dommageable et contestable de la part des auteurs qui nous refond le coup du bien – la gauche – contre le mal – la droite – alors que, au vu des événements de la série depuis ses débuts, on a franchement du mal à voir ces hommes et ces femmes de gauche comme étant des saints…
- Trop de magouilles tuent les magouilles et, par moment, on a l’impression qu’il n’y a plus que cela dans cette seconde saison de Baron Noir.
- Toute la sous-intrigue liée au terrorisme n’apporte pas grand-chose au scénario, si ce n’est le desservir. Sincèrement, on aurait put s’en passer.
- Un scénario qui a, une fois de plus, tendance à partir dans tous les sens.

Ma note : 7/10

dimanche 21 mai 2023

Dragon Ball – Tome 22


Dragon Ball – Tome 22
 
Pour venir à bout de Freezer sous sa forme ultime, Son Goku a décidé de tenter le tout pour le tout et prépare le genkidama. Seulement, cette attaque a beau être la plus puissante, il lui faut un temps considérable pour la préparer. Immobile les bras en l’air devant Freezer, Goku espère que son ennemi ne remarquera pas la boule d’énergie immense qui se forme haut dans le ciel. Freezer se demande s’il est devenu fou et, même lorsqu’il frappe Goku, ce dernier garde sa position. Il tente de gagner autant de temps qu’il peut, mais l’une des frappes de Freezer l’envoie dans l’eau. Lorsque le monstre approche, il aperçoit alors le reflet de la boule d’énergie et comprend ce qu’il se passe. Heureusement, Piccolo intervient à ce moment-là grâce à l’énergie cumulée de Gohan et Krillin : il empêche Freezer d’achever Goku et permet à ce dernier de se relever pour terminer son genkidama. Finalement, Goku arrive à lancer la boule d’énergie contre Freezer, mais ce dernier est-il vraiment mort ?
 

Dragon Ball – Tome 22
Scénariste : Akira Toriyama
Dessinateur : Akira Toriyama
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Aventure, Action
Titre en vo : Doragon Bōru vol. 22
Parution en vo : 20 juillet 1990
Parution en vf : 17 octobre 2012
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 228
 
Mon avis :
 Vous l’avez probablement remarquer, depuis quelques tomes, j’ai été un peu moins enthousiaste vis-à-vis de ce fameux arc de Freezer qui, pourtant, avait fort bien débuté – faisant suite au légendaire arc des Saiyans qui est, incontestablement, le point d’orgue de la saga. Un peu comme si, finalement, après tant de bonnes voir de très bonnes idées, un scénario captivant et des protagonistes charismatiques en diable, celui-ci avait commencé à baisser, qualitativement parlant, surtout depuis l’entrée en scène du fameux Freezer, personnage marquant, certes, mais dont l’excès de puissance et son combat interminable avaient finit par lasser un lectorat jusqu’alors totalement acquis à la cause du sieur Akira Toriyama. Cependant, le mangaka n’avait pas dit son dernier mot et le prouve plutôt bien dans ce vingt-deuxième tome de Dragon Ball même si, une fois de plus, tout n’est pas parfait… Ainsi, dans cet énième volet du manga, nous avons droit à la suite et, surtout, la fin de l’affrontement qui oppose nos héros – enfin, surtout Goku – au terrible Freezer et si, jusque là, on pouvait trouver ce combat un poil trop long, ici, la chose passe beaucoup mieux même si ont peut regretter que celui-ci s’éternise un peu vers la fin. Spectaculaire, grandiose même, ce combat entre Goku et Freezer est un des affrontements les plus marquants du manga et mérite largement le détour, surtout que c’est dans celui-ci que notre héros devient, pour la toute première fois, un Super Saiyan – là aussi, quel dommage que cela soit expédié en quelques cases. De même, les agissements de Maitre Kaioh, s’ils peuvent apparaitre un peu tirer par les cheveux dans la manière d’utiliser les diverses Boules de Cristal, passent plutôt bien et permettent au mangaka de faire revenir à la vie tout ce petit monde – mais, là aussi, on finit par se dire que la mort n’est plus vraiment un problème dans Dragon Ball. Bref, malgré quelques défauts, il y a du mieux, cependant, dans l’ensemble, c’est un bon volume auquel nous avons droit ici… dommage juste que le final vienne un peu tout jeter par terre : après tout, avions nous besoin de voir Freezer, laissé pour mort, revenir aussi rapidement ? En toute sincérité, non ! Mais bon, que voulez vous qu’on y fasse…
 

Points Positifs
 :
- Malgré des défauts de plus en plus importants et qui finiront par devenir problématiques par la suite, ce vingt-deuxième tome de Dragon Ball reste, dans l’ensemble, plutôt réussi et il faut reconnaitre que malgré ses défauts, celui-ci est suffisamment réussi et captivant pour nous faire passer un bon moment.
- La suite et la conclusion de l’affrontement dantesque qui oppose Goku à Freezer mérite largement le détour !
- Goku se transforme pour la première fois en Super Saiyan, Freezer découpé par son propre disque d’énergie, Krillin qui se fait tuer, ma foi, nous avons droit à quelques scènes marquantes…
- Pour ce qui est des dessins, Akira Toriyama est un mangaka au style reconnaissable entre mille et même si celui-ci n’est peut-être pas l’artiste le plus talentueux au monde ses planches n’en restent pas moins fort plaisantes et nous démontrent fort bien qu’un style original peut parfaitement faire l’affaire. Qui plus est, celui-ci s’améliore de plus en plus au fil des tomes et il faut reconnaitre que certaines planches sont un véritable régal !
- Naturellement, ceux qui, comme moi, ont connu Dragon Ball par le biais de son adaptation animé dans les années 80 seront conquis par les aventures de Goku et compagnie.

Points Négatifs :
- Incontestablement, l’affrontement entre Goku et Freezer est trop long et même si cela passe mieux dans ce tome, on ne peut pas l’occulter – surtout pour sa conclusion qui s’éternise inutilement.
- Comment ne pas regretter que la transformation de Goku en Super Saiyan n’ai pas été davantage développée.
- Les fameuses cinq minutes avant que Namek n’explose et qui semblent durer une éternité…
- Le plan de Maitre Kaioh pour utiliser les diverses Boules de Cristal apparait comme étant un poil tirer par les cheveux.
- Quelle stupidité de la part du mangaka d’avoir fait revenir Freezer quelques pages seulement après sa prétendue mort !

Ma note : 7,5/10

Jeanne du Barry


Jeanne du Barry
 
Jeanne Bécu de Cantigny, jeune fille du peuple avide de culture et de plaisirs, utilise son intelligence et son charme pour gravir un à un les échelons de l'échelle sociale. Elle devient la favorite du roi Louis XV qui, ignorant son statut de courtisane, retrouve grâce à elle le goût de vivre. Ils tombent éperdument amoureux et, en dépit des convenances et de l'étiquette, Jeanne s'installe à Versailles où son arrivée scandalise la cour.
 

Jeanne du Barry
Réalisation : Maïwenn
Scénario : Nicolas Livecchi, Teddy Lussi-Modeste, Maïwenn
Musique : Stephen Warbeck
Production : Why Not Productions, France 2 Cinéma, France 3 Cinéma, La Petite Reine et Les Films de Batna, Les Films du Fleuve, Netflix
Genre : Biographie, Historique
Titre en vo : Jeanne du Barry
Pays d'origine : France, Belgique, Royaume-Uni
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 mai 2023
Durée : 116 mn
 
Casting :
Maïwenn : Jeanne du Barry
Johnny Depp : Louis XV
Benjamin Lavernhe : La Borde
Pierre Richard : Duc de Richelieu
Melvil Poupaud : Comte du Barry
Pascal Greggory : Duc d'Aiguillon
India Hair : Adélaïde de France
Suzanne de Baecque : Victoire de France
Capucine Valmary : Louise de France
Laura Le Velly : Sophie de France
Diego Le Fur : Le Dauphin
Pauline Pollmann : Marie-Antoinette
Micha Lescot : Mercy
Noémie Lvovsky : Comtesse de Noailles
Marianne Basler : Anne
Robin Renucci : Monsieur Dumousseaux
Emma Kaboré Dufour : Jeanne du Barry, enfant
Patrick d'Assumçao : Duc de Choiseul
 
Mon avis :
 C’était, bien entendu et sans grande surprise, le film polémique de cette soixante-seizième édition du Festival de Cannes, celui qui fit hurler une meute de loups qui s’en prirent, sans la moindre retenue, aux deux figures majeures qui étaient naturellement les têtes de gondoles de ce long métrage, Maïwenn – réalisatrice et actrice – et ce diable de Johnny Depp – oui, l’ex-beau gosse de 21 Jump Street à la carrière pour le moins notable et passé, aux yeux de certains, du coté obscurs depuis quelques années… Bien évidement, qui étaient ces fameux loups ? Les médias de gauche, Libération en tête, les féministes françaises et quelques figures de la France Insoumise – partit dont l’idéologie nous rappelle ce que fut Staline à la démocratie, c’est-à-dire, son antithèse la plus totale. Les raisons ? Une agression de ce triste sire d’Edwy Plenel, grand donneur de leçons devant l’éternel, de la part de Maïwenn. Les affaires judiciaires de Johnny Depp qui est loin d’être un saint mais dont le seul tord, finalement, et de s’être mis en couple avec une certaine Amber Heard, actrice tout aussi déglinguée et violente que lui… Ceci étant dit, quid de la polémique ? La meute habituelle hurlante à la Lune et, accessoirement, une belle publicité pour un film qui, ma foi, marche plutôt bien en salle et qui, surtout, le mérite amplement ! Car oui et, avant toute chose, c’est ce qui compte, Jeanne du Barry est un bon, que dis-je, un très bon film et cela, les médias de gauche pourront aboyer et protester autant qu’ils le veulent, ils ne pourront pas l’empêcher, ce qui, ma foi, n’est que justice ! Film en costume qui, ma foi, n’a pas grand-chose à envier aux britanniques qui sont, comme chacun sait, les meilleurs du genre en temps normal, Jeanne du Barry est une œuvre qui se démarque grandement des longs métrages traditionnels de Maïwenn : plus posé, moins axé sur la réflexion, ce film est avant toute chose une œuvre historique qui nous narre l’ascension et la chute de l’une des figures les plus marquantes du règne de Louis XV, la fameuse Comtesse du Barry dont le seul tord, finalement, était d’être une fille du peuple et qui parvint à devenir la favorite royale – un scandale monumental à l’époque. Et, justement, le fait que Maïwenn nous propose ici un film qui se démarque grandement de ses thèmes de prédilections est la preuve que celle-ci peut aborder divers genres, ce qui, ma foi, devrait être loué davantage. Quant à Johnny Depp, que dire à son sujet ? Certes, le bougre à vieillit et commence à accuser son âge et les nombreux excès qui ont jalonnés sa vie, cependant, comment ne pas reconnaitre que l’acteur livre ici une prestation plus que correcte, qu’il est franchement crédible en Louis XV vieillissant et amoureux, confirmant au passage – mais était-ce vraiment nécessaire – que son talent est toujours au rendez vous – et en plus, il s’est donné la peine de jouer en français, langue qu’il maitrise plutôt bien, finalement… Bref, vous l’avez compris, j’ai fortement apprécié ce Jeanne du Barry et même si ce n’est pas non plus un chef d’œuvre, loin de là, le dernier film de Maïwenn est suffisamment bon pour ravir les amateurs du genre qui passeront outre les polémiques stériles et ridicules afin de découvrir un excellent long métrage en costume qui mérite largement le détour. Quand aux traditionnels indignés a géométrie variable et autres donneurs de leçons de l’autoproclamé camp du bien, ma foi, qu’ils passent leur chemin, après tout, le monde n’a pas besoin d’eux pour continuer à tourner… fort heureusement d’ailleurs !
 

Points Positifs
 :
- Un très bon film historique sur celle qui fut une des figures les plus marquantes du règne de Louis XV, la fameuse et scandaleuse Comtesse du Barry, favorite royale issue du peuple et qui atteint donc les plus hautes sphères du pouvoir, au grand dam de la Cour. Captivant de bout en bout, celui-ci nous narre sa montée puis sa chute, ce, sans la moindre fausse note.
- Avec ce film, Maïwenn nous prouve formidablement bien qu’elle peut sortir de ses thèmes de prédilections, sortir de sa zone de confort et nous proposer un long métrage dont le genre est à milles lieux de qu’elle avait fait jusqu’alors.
- Sans grande surprise, Maïwenn, devant la caméra, marque les esprits et est tout simplement parfaite en Comtesse du Barry, quand à Johnny Depp, même si l’ancien beau gosse accuse son âge, comment ne pas reconnaitre que celui-ci interprète a merveille ce roi vieillissant mais néanmoins fou amoureux, lui apportant une certaine sensibilité auquel on ne s’attendait forcément pas.
- Pour ce qui est du reste du casting, force est de constater que celui-ci est bon pour ne pas dire très bon. Petite mention à Pierre Richard que je retrouve dans un rôle à contre-emploi qui lui va à ravir…
- Une reconstitution historique de qualité, tant dans les décors que les costumes et qui n’a pas grand-chose à envier aux maitres habituels du genre que sont les britanniques.
 
Points Négatifs :
- Même si, incontestablement, Jeanne du Barry est un bon film, ce n’est pas non plus un quelconque incontournable qui marquera durablement les esprits, il faut le reconnaitre.
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’HumanitéLe MondeLibération ou Les Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film de Maïwenn qui, crime de lèse majestée suprême, a été chercher ce diable de Johnny Depp en tant que tête d’affiche !
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 19 mai 2023

Les Sentiers des Astres – Jaunes Yeux


Les Sentiers des Astres – Jaunes Yeux
 
L'expédition Rana a retrouvé la Voie au Roi : cette fois, l'Oracle semble à portée de main, et par lui, le salut du Vieux Royaume. Mais reste-t-il encore quelque chose à sauver ? Là-bas, dans l'Héritage, le sort des armes a mal tourné. Plus que jamais, Fintan et les siens doutent. Ils savent que le danger ne vient pas seulement de la forêt : il couve aussi au sein de la troupe. Car la petite Kunti est hantée par l'Outre-songe... Qui est son protecteur, le mystérieux berger que l'enfant nomme Jaunes Yeux – tantôt allié, tantôt péril mortel ? Le secret de sa nature se trouve peut-être dans les souvenirs de la fillette et de sa mère...
 

Les Sentiers des Astres – Jaunes Yeux
Auteur : Stefan Platteau
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 20 août 2021
Edition Française : 19 octobre 2022
Titre en vo : Les Sentiers des Astres – Jaunes Yeux
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : Français
Traduction : Néant
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 672
 
Mon avis :
 Excellentissime, tout simplement ! Voilà donc l’impression générale qui se dégage, depuis ses débuts, de cet excellente saga de Fantasy du sieur Stefan Platteau et qui, depuis Manesh, le premier volet dont j’ai eu le plaisir de vous parler il y a de cela quelques semaines déjà, ne cesse de me surprendre et de m’émerveiller de la plus belle des manières ! Il faut dire que l’auteur, belge de son état, pour un premier coup d’essai, a fait fort, très fort même et si Manesh lançait la saga formidablement bien, la suite, elle, ne fit que confirmer, volume après volumes, tout le bien que je pensais du Sentier des Astres, une œuvre littéraire qui, dans son genre original, n’a pas grand-chose à envier aux créations d’auteurs aussi talentueux que peuvent l’être Jean-Philippe Jaworski ou le regretté Robert Holdstock… Bien entendu, alors que j’aborde aujourd’hui le cas de Jaunes Yeux, quatrième volet de la saga, que dire de plus au sujet d’une saga qui, ma foi, pour le moment, frôle avec la perfection ? Que malgré son rythme franchement lent – oui, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, Stefan Platteau aime prendre son temps et, ma foi, ce n’est nullement un défaut dans le cas présent – le récit ou, plus précisément, les divers récits que l’on suit en parallèle sont toujours aussi captivants ? Que l’auteur n’a pas son pareil pour nous décrire un univers d’une richesse peu commune, des protagonistes tous plus charismatiques les uns que les autres et tout un ensemble de mythes auxquels ont finirait presque par y croire ? Que le récit de la Courtisane, débuté dans Shakti, le second volume, est certes long mais toujours aussi intéressant et nécessaire pour comprendre tout le reste ? Et que, pour finir, alors que nous approchons petit à petit de la conclusion, il subsiste encore tant de pistes narratives, tant de mystères, que l’on ne peut que s’attendre au meilleur ? Oui, mille fois oui, depuis ses débuts, Le Sentier des Astres brille par son excellence, alors, pourquoi ne s’achèverait-il pas en beauté ? En toute sincérité, vu ce a quoi nous avons eu droit jusqu’à présent, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas !?
 

Points Positifs
 :
- Un quatrième volet tout aussi bon que ses prédécesseurs et qui confirme de fort belle manière tout le bien que l’on pense de cette saga de Fantasy. Une fois de plus, le lecteur va être captivé par un récit haut en couleur, terriblement original et qui va, une fois de plus, le tenir en haleine de la première à la dernière page !
- Comme je ne cesse de le dire depuis ma critique du premier volet, il apparait que Les Sentiers des Astres est une saga de Fantasy de fort belle qualité et qui se démarque grandement d’une concurrence qui a trop souvent tendance à être trop fade et où l’originalité n’est pas vraiment le mot d’ordre.
- Si l’on retrouve, sans surprise, le récit où nos héros survivants sont toujours sur la piste de la Voie au Roi ainsi que celui de la Courtisane – qui à débuter dans le second tome – cette fois ci, l’auteur nous entraine un peu dans un troisième récit où l’on suit la famille adoptive de Manesh en pleine guerre, au cours d’une bataille qui semble perdue d’avance.
- Un univers toujours aussi riche et où l’on retrouve cet habile mélange entre légendes hindoues, celtiques et nordiques.
- Des protagonistes toujours aussi réussis et que l’on retrouve avec plaisir.
 
Points Négatifs :
- Je ne suis pas tout à fait persuader que Les Sentiers des Astres plaisent à tout le monde oh vu du style narratif et du rythme choisis par l’auteur. Il faut dire que, ici, c’est les dialogues et les descriptions qui sont mis au premier plan et non l’action pure et dure !
 
Ma note : 8/10