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lundi 4 octobre 2021

Dune


Dune
 
Dans un futur lointain de l'humanité, le duc Leto Atréides reçoit de l'Empereur le fief de la très profitable et très dangereuse planète désertique Arrakis. Également connue sous le nom de Dune, cette planète est la seule source de la substance la plus précieuse de l'Imperium, l’Épice, une drogue qui prolonge la vie humaine, immunise contre les poisons et procure des facultés mentales surhumaines. L’Épice rend notamment possible la navigation interstellaire, base de toute l'économie impériale. Bien que Leto sache que cette opportunité est un piège complexe tendu par ses ennemis, il emmène avec lui sa concubine Bene Gesserit, dame Jessica, son jeune fils et héritier Paul et ses soldats les plus fiables sur Arrakis. Leto prend le contrôle de l'extraction d’Épice, rendue périlleuse par la présence de vers de sable géants qui attaquent toute source de vibrations. Mais, après une trahison amère, Paul et Jessica arrivent jusqu’aux Fremen, le peuple autochtone d'Arrakis qui vit dans le désert profond de la planète. Les Fremen sont dans l'attente du Mahdi, le messie qui suscitera le soulèvement et les libérera de l'oppression de l'Imperium.
 

Dune
Réalisation : Denis Villeneuve
Scénario : Eric Roth, Jon Spaihts et Denis Villeneuve, d'après le roman de Frank Herbert
Musique : Hans Zimmer
Production : Legendary Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Dune
Pays d’origine : États-Unis, Canada
Parution : 15 septembre 2021
Langue d'origine : anglais
Durée : 155 min

Casting :
Timothée Chalamet : Paul Atréides, l'héritier ducal de la Maison Atréides
Rebecca Ferguson : Dame Jessica, la concubine officielle du duc Leto Atréides et mère de Paul
Oscar Isaac : le Duc Leto Atréides, chef de la Maison Atréides et père de Paul
Jason Momoa : Duncan Idaho, le maître d'armes de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Stellan Skarsgård : le Baron Vladimir Harkonnen, chef de la Maison Harkonnen et ennemi juré de Leto, précédent intendant d'Arrakis
Stephen McKinley Henderson : Thufir Hawat, le fidèle mentat et maître des Assassins de la Maison Atréides
Josh Brolin : Gurney Halleck, un lieutenant de confiance de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Javier Bardem : Stilgar, le chef de la tribu Fremen au Sietch Tabr, dans le désert d'Arrakis
Sharon Duncan-Brewster : Liet Kynes, la mère de Chani et principale écologiste et gardienne de la paix d'Arrakisa
Chang Chen : le docteur Wellington Yueh, un médecin de l'école Suk au service personnel de la famille Atréides, et l'un des mentors de Paul
David Bautista : Glossu Rabban, le neveu brutal du Baron Harkonnen
David Dastmalchian : Piter de Vries, le mentat tordu du Baron Harkonnen
Zendaya : Chani, une jeune femme de la tribu Fremen sur Arrakis
Charlotte Rampling : Gaius Helen Mohiam, une Révérende Mère du Bene Gesserit, par ailleurs Diseuse de vérité de l’Empereur Shaddam IV
Babs Olusanmokun : le héraut du changement
 
Mon avis :
 Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n’ai jamais lu ce qui est sans aucun doute l’une des plus grandes sagas de science-fiction de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de Dune. Œuvre de Frank Herbert, composé de six ouvrages – depuis complété à de multiples repris par son fils, Brian Herbert et par Kevin J. Anderson pour un résultat fatalement moins somptueux – Dune est, sans aucune contestation possible, un des maitres étalons du genre qui ne tient la comparaison qu’avec le fameux Fondation d’Isaac Asimov. Or, alors que je suis un grand amateur de littérature fantastique – dans le sens le plus large possible – jamais je ne me suis décidé à me plonger dans la lecture de ce monument de la science-fiction. La raison ? Franchement, je ne sais même pas pourquoi ? Disons que cette œuvre fait probablement partie de celles que je me dit que je lirais bien un jour mais que je repousse sans cesse – bon, là, il serait tout de même temps que je m’y attèle ! Ceci étant dit, histoire de compléter la chose, je n’ai jamais eu l’occasion de regarder l’adaptation cinématographique de David Lynch et qui date de 1984. Là aussi, même si ce film est plutôt critiquer depuis sa sortie, il faut reconnaitre qu’il avait, pour celles et ceux de ma génération, un certain attrait non négligeable, mais bon, là aussi, je suis passé à coté de celui-ci, a croire, finalement, que l’univers de Frank Herbert ne m’attirait absolument pas et que j’allais me contenter, jusqu’à ma mort, de quelques connaissances éparses sur celui-ci – la planète déserte Arrakis, les vers des sables géants, des luttes de familles, etc. Et puis, finalement, il y eut un des événements de cette année 2021, c’est-à-dire, vous l’avez compris, la sortie, dans les salles obscures, d’une nouvelle adaptation de Dune et là, finalement, alors que j’approche à grands pas de mes 47 ans, j’ai enfin découvert l’univers du sieur Herbert, et ce, ma foi, au vu du résultat final, de la plus belle des manières…  Œuvre du sieur Denis Villeneuve que l’on a déjà put voir sur ce blog par le biais de Incendies ou de Premier Contact, il apparait que ce Dune est une réussite absolue : jugé comme étant inadaptable, l’œuvre de Frank Herbert se retrouve, ici, complètement magnifiée à l’écran et même si je ne peux pas comparer le film au roman – n’ayant jamais lu celui-ci – vu les nombreuses critiques positives de la part de fans de ce dernier, je pense ne pas me tromper en affirmant que le sieur Villeneuve, sur ce point, à réussi son pari. Visuellement, déjà, il ne serait pas exagérer d’affirmer que cette adaptation de Dune est tout bonnement grandiose : ainsi, que ce soit les paysages, les décors, les costumes, les divers plans, nous frôlons avec la perfection et nombreuses seront les scènes qui nous éblouissent tout au long du film. De plus, afin que celles-ci soient magnifiées, il y a la bande son de Hans Zimmer qui ne nous livre peut-être pas ici son plus beau travail mais qui nous propose tout de même des morceaux qui collent parfaitement à l’ambiance générale du film et qui, par moments, dupliquent totalement le coté impressionnant que l’on voit à l’écran. Ajoutons à cela un casting que l’on peut qualifier de cinq étoiles et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film – Rebecca Ferguson magnifique, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem et même Timothée Chalamet qui est fort crédible en Paul Atréides et qui fut, pour moi, une belle révélation – et l’on comprendra que, dès le départ, tous les éléments étaient en place pour faire de cette adaptation de Dune une belle réussite… Il restait tout de même un souci, plutôt de taille, c’est-à-dire, captiver le spectateur néophyte qui ne serait pas perdu par le fort complexe univers de Dune. Et là, force est de constater que Denis Villeneuve s’en sort très bien et qu’il se donne le luxe de nous faire encaisser un nombre d’informations pour le moins impressionnantes sans être perdu le moins du monde et, accessoirement, sans qu’il y ait le moindre sentiment de lassitude tout au long du film qui, malgré sa durée conséquente – deux heures et demi – ne possède pas le moindre temps mort. Bref, vous l’avez compris, ce Dune de Denis Villeneuve est une réussite incontestable et son plus gros défaut, finalement, est le fait que celui-ci n’est qu’une première partie d’un projet nettement plus conséquent : en effet, celui-ci ne représente que la première moitié du premier volet du cycle de Frank Herbert et, pour la petite histoire, la suite n’a toujours pas été tournée. Espérons à présent que le succès soit suffisamment au rendez vous – c’est le cas, pour le moment, en Europe – pour que Dune ait droit à une suite sinon, au vu du contenu de ce premier film, si cette dernière ne se faisait pas, il est évidant que nous aurions affaire a l’une des plus grosses déceptions cinématographiques de ces dernières années. Mais bon, soyons optimistes pour une fois et donnons rendez vous à Villeneuve sur Arrakis pour le second volet d’ici, grosso modo, deux ou trois ans !?
 

Points Positifs
 :
- Une adaptation somptueuse de ce qui est, sans aucune contestation possible, un des plus grands chefs d’œuvres de la science-fiction. Jugé comme étant complètement inadaptable, le Dune de Denis Villeneuve apparait, incontestablement, comme étant une formidable réussite qui frôle avec la perfection et qui nous prouve deux choses : que la SF en a encore sous le coude mais aussi qu’une œuvre d’auteur, plus complexe, a de quoi tenir la draguée haute aux traditionnelles superproductions hollywoodiennes du même genre…
- Denis Villeneuve réussit la gageure de nous entrainer dans l’univers oh combien complexe de Frank Herbert et ce, sans que le néophyte ne soit perdu par une masse oh combien conséquente d’informations. Par ailleurs, de par sa mise en scène et son rythme, Dune, malgré sa durée, est captivant de bout en bout !
- Un casting cinq étoiles qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem, pour ne citer que les plus connus, tiennent le haut du pavé, quand à Timothée Chalamet, force est de constater qu’il est plus que crédible en Paul Atréides.
- Paysages magnifiques, décors cyclopéens et superbes, effets spéciaux de qualité, costumes complètement hallucinants : bref, on se croirait sur Arrakis et on entre de plein pied dans l’univers d’Herbert.
- Si Hans Zimmer à déjà fait mieux auparavant, force est de constater que l’on reconnait une fois de plus sa touche si spéciale et que sa bande originale est excellente.

Points Négatifs :
- Ce n’est que la première partie du film auquel nous avons eu droit ici – en fait, la moitié du premier tome de la saga – et comme il n’y a aucune certitude qu’une suite soit tournée, il y a de quoi éprouver quelques craintes à ce sujet. Forcément, si celle-ci ne voit jamais le jour, comment ne pas considérer ce Dune comme étant une des plus grosses déceptions de l’histoire du septième art !?
- De par son univers, sa conception, sa mise en scène, son coté absolument pas tape à l’œil, l’univers de Dune n’est pas vraiment destiné au grand public qui est davantage attirer par les productions sans âme de chez Marvel ou les derniers Star Wars. Du coup, je pense ne pas me tromper en affirmant que le long métrage du sieur Villeneuve ne plaira pas à tout le monde…
- Bien entendu, si vous êtes totalement allergique à la science-fiction, Dune n’est pas fait pour vous.

Ma note : 8,5/10

dimanche 3 octobre 2021

The Suicide Squad


The Suicide Squad
 
Attendant la fin de leur peine à Belle Reve, des super-vilains et des criminels son réquisitionnés par Amanda Waller pour intégrer la Task Force X, aussi surnommé la Suicide Squad car la plupart des membres de cette équipe de super-vilains ne reviennent guère en vie. Elle est composée de Harley Quinn, Savant, Javelin, Weasel, Blackguard, T.D.K. (The Detachable Kid), Captain Boomerang, Mongal et elle est surveillée sur le terrain par le Colonel Rick Flag et via Belle Reve par la section d'Amanda Waller (composée de John Economos, Flo Crawley et Emilia Harcourt et qui parient sur ceux qui mourront sauf Waller). Une puce explosive leur est implantée dans la nuque par le docteur Fitzgibbon afin que Waller puisse les faire exploser en cas de désobéissance. Ils sont emmenés à Corto Maltese, une petite île d'Amérique du Sud où un coup d'état a eu lieu quelques jours auparavant par un général anti-américain nommé Silvio Luna et par son fidèle bras droit le général Mateo Suarez. Le but de cette mission n'étant pas de le tuer mais de détruire les archives de Jotunheim, un laboratoire géant en forme de tour, auparavant détenu par des nazis. Jotunheim abrite en son sein un certain projet Starfish qui est dirigé par Gaius Grieves, alias Le Penseur.
 

The Suicide Squad
Réalisation : James Gunn
Scénario : James Gunn, d'après Suicide Squad de John Ostrander
Musique : John Murphy
Production : DC Films, Atlas Entertainment, The Safran Company
Genre : Super-Héros, Comédie
Titre en vo : The Suicide Squad
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 28 juillet 2021
Langue d'origine : anglais
Durée : 132 min

Casting :
Margot Robbie : Dr. Harleen Quinzel / Harley Quinn
Idris Elba : Robert DuBois / Bloodsport
John Cena : Christopher Smith / Peacemaker
Joel Kinnaman : Colonel Rick Flag
Daniela Melchior : Cleo Cazo / Ratcatcher II
Sylvester Stallone : Nanaue / King Shark (voix)
Steve Agee : John Economos et Nanaue / King Shark (capture de mouvement)
David Dastmalchian : Abner Krill / Polka-Dot Man
Viola Davis : Amanda Waller
Peter Capaldi : Gaius Grieves / le Penseur
Jai Courtney : Digger Harkness / Captain Boomerang
Maya Le Clark : Cleo Cazo / Ratcatcher II, jeune
Michael Rooker : Brian Durlin / Savant
Pete Davidson : Dick Hertz / Blackguard
Flula Borg : Gunter Braun / Javelin
Mayling Ng : Mongal
Nathan Fillion : Cory Pitzner / T.D.K. (The Detachable Kid)
Sean Gunn : John Monroe / Weasel et Julian Day / Calendar Man
Alice Braga : Sol Soria
Joaquín Cosío : général Mateo Suarez
Juan Diego Botto : président Silvio Luna
Storm Reid : Tyla DuBois
Jennifer Holland : Emilia Harcourt
Tinache Kajese : Flo Crawley
Julio Ruiz : Milton
Taika Waititi : Ratcatcher I
John Ostrander : Dr Fitzgibbon
Lynne Ashe : la mère de Polka-Dot Man
Pom Klementieff : une des danseuses au bar
 
Mon avis :
 Depuis, sensiblement, une bonne décennie, le genre superhéroique est devenu le genre le plus présent sur grand écran, un peu, finalement, comme put l’être, jadis, les westerns, les péplums où les thrillers. Ainsi, il ne s’écoule pas une année – y compris en pleine période de Covid – où le public n’est pas abreuvé par moult sorties qui remportent, pour certaines, un succès pour le moins conséquent – sur ce point, Marvel est le grand vainqueur. La chose, à mes yeux, peut paraitre pour le moins savoureuse quand on pense qu’il n’y a pas si longtemps encore, les lecteurs de comics et les amateurs de super-héros en général étaient considérés par beaucoup – y compris le grand public – comme des gamins attardés qui ne lisaient pas de la véritable bande dessinée – je me souviens encore comment, souvent, on me regardait en rigolant lorsque je m’achetais des comics mensuels… Les mêmes, probablement, sont devenus des fans de ces films qui ont tant de succès de nos jours, quand à moi, eh bien, si j’aime toujours les comics, cela fait belle lurette que j’ai quasiment abandonner Marvel et DC, quand aux films de super-héros, après quelques essais, j’en suis venu à la conclusion que tout cela n’est pas pour moi ! Pourtant, il y a toujours des exceptions et, justement, de temps en temps, il y a un film qui mérite le détour, qui trouve grâce à mes yeux et, justement, vous l’avez compris, le dernier exemple en date, c’est The Suicide Squad… A la base, je n’attendais strictement rien de celui-ci : il faut dire qu’après un premier volet dont je n’avais entendu que le plus grand mal, comment pouvais-je être attiré parce que j’attendais être un film du même acabit ? Fort heureusement, le hasard faisant souvent bien les choses, j’ai eu l’occasion, par hasard et au travail – oui, je sais, cela m’arrive – de regarder The Suicide Squad et alors que je m’attendais à passer un sale moment devant un truc sans intérêt, telle ne fut pas ma surprise de me rendre compte – assez rapidement d’ailleurs – que ce film était bon, très bon même ! Une équipe de bras cassés qui sont lancés dans une mission sur une quelconque ile sud-américaine, les choses tournent mal d’entrée de jeu et, première surprise, tout ce joli monde se fait massacrer. Hein, quoi, comment !? Ah, mais en fait, ces derniers ne servaient que de chair à canon pour que la seconde équipe – elle aussi composée de bras cassés mais c’est un point de détail – puisse accoster incognito et… comment dire… disons que c’est partit pour plus de deux heures de grand n’importe quoi, de rigolade, de scènes complètement ubuesques où l’on se plait à suivre la mission commando d’une bande de pieds nickelés en costumes qui finiront, pour la plupart, on ne sait pas trop comment, non seulement par survivre mais aussi par remplir leur mission, aussi saugrenue soit-elle. Quand à moi, que dire ? Eh bien, j’ai énormément rigolé devant The Suicide Squad, devant ce film qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui me touche nettement plus, question humour, que c’est interminables et prétentieux films de chez Marvel qui se la racontent tout en nous assénant de vulgaires blagues de bas étages pas drôles pour un sou. Car ici, The Suicide Squad, avant d’être un film de super-héros, est une comédie… débile, grand guignolesque, certes, mais terriblement efficace dans ses délires, alors, ma foi, si je persiste à dire que je n’aime pas les films de super-slips, des exceptions comme celles là, j’en demande encore et encore !
 

Points Positifs
 :
- Davantage une comédie qu’un simple film de super-héros, The Suicide Squad est une belle réussite qui s’avère être, non seulement, supérieur à son prédécesseur de triste mémoire, mais aussi et surtout, un très bon film. Bien évidement, pour l’apprécier, il faut aimer ce genre d’humour un peu débile qui tombe par moments dans le grand guignolesque mais si c’est le cas, il est évidant que vous passerez un très bon moment !
- Autant l’on frôle par moments le grand n’importe quoi – King Shark, Starro le Conquérant, Polka-Dot Man – autant on passe beaucoup de temps à rigoler, autant ce film n’en reste pas moins terriblement captivant et ce, sans le moindre temps mort !
- Une belle bande de pieds nickelés lancés dans une mission suicide complètement improbable mais qui, malgré leurs débilités profondes, sont terriblement attachants et, ma foi, au vu du résultat final, efficaces.
- Un casting d’enfer où l’on retrouve, mine de rien, quelques grands noms comme Idris Elba, Margot Robbie et même Sylvester Stallone dans un rôle pour le moins innatendu. Quand aux autres, moins connus, force est de constater qu’ils tiennent la route et sont pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Effets spéciaux, décors, costumes, bande originale… ma foi, c’est du tout bon.

Points Négatifs :
- Bon, certes, The Suicide Squad est une belle réussite et un bon film de super-héros, cependant, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre et son coté potache assumé risque de ne pas plaire à tout le monde.
- Finalement, Harley Quinn est le personnage le moins drôle du lot : il faut dire qu’elle en fait des tonnes au point de, par moments, devenir lassante.
- Bien évidement, si vous êtes totalement allergique au genre superhéroique, The Suicide Squad vous laissera complètement indifférent…

Ma note : 7,5/10

samedi 2 octobre 2021

Squid Game – Saison 1


Squid Game – Saison 1
 
456 personnes, qui ont toutes de très grosses difficultés financières dans la vie, sont invitées à prendre part à une mystérieuse compétition. Dans celles-ci, les joueurs doivent participer à ce qui ressemble à priori à une série de jeux traditionnels pour enfants, sauf que, dès les premières minutes du premier jeu – Un, deux, trois, Soleil – les perdants sont impitoyablement abattus. Les autres concurrents comprennent rapidement que, s’ils veulent empocher le pactole final de 45,6 milliards de wons – environ 32 millions d'euros – les choses vont être nettement plus compliquées que prévu et que la mort pourrait bien être leur seule récompense…
 

Squid Game – Saison 1
Réalisation : Hwang Dong-hyeok
Scénario : Hwang Dong-hyeok
Musique : Jung Jae-il
Production : Siren Pictures Inc
Genre : Thriller, Action, Drame
Titre en vo : Ojing-eo Geim
Pays d’origine : Corée du Sud
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 17 septembre 2021
Langue d'origine : coréen, anglais
Nombre d’épisodes : 9 x 55 minutes

Casting :
Lee Jung-jae : Seong Gi-hun (no 456)
Park Hae-soo : Cho Sang-woo (no 218)
Yeong-Su oh : Oh Il-nam (no 001)
Jung Ho-yeon : Kang Sae-byeok (no 067)
Heo Sung-tae : Jang Deok-su (no 101)
Anupam Tripathi : Abdul Ali (no 199)
Kim Joo-ryoung : Han Mi-nyeo (no 212)
Yoo Sung-joo : Byeong-gi (no 111)
Kim Yun-tae : no 069
Gong Yoo : le recruteur des participants au Jeu
Wi Ha-joon : Hwang Jun-ho, le policier
Kim Young-ok : la mère de Gi-Hun
Jo A-in : Seong Ga-yeong, fille de Gi-Hun
Park Si-wan : Kang Cheol, le frère de Sae-Byeok
 
Mon avis :
 Ce fut, indéniablement, un des événements de cette rentrée 2021 du coté de Netflix et, dans un sens nettement plus large, du coté du petit monde des séries, genre qui, comme chacun sait, est devenu, depuis quelques années, presque aussi – si ce n’est plus – important que le cinéma. De quoi est-ce que je parle ? Mais de Squid Game, bien évidement, une série coréenne qui, depuis mi-septembre dernier et sa sortie mondiale, aura connu un succès monstrueux un peu partout dans le monde, au point même que certains, peut-être un peu trop hâtivement, aient conclu que l’on tenait là la série de l’année 2021, un pur chef d’œuvre comme il y en existe pas tant que cela, bref, la série à voir absolument ! Alors, le jeu en valait-il la chandelle ? Squid Game est-il bel et bien le chef d’œuvre annoncé ? Ma foi, disons que, après visionnage de la chose, je serais loin d’être aussi enthousiaste… Avant toute chose, n’allez pas croire que je fais parti de ce genre d’individus qui se plaisent et se complaisent à dézinguer tout azimuts chaque film, chaque série, chaque jeu à succès, ce, uniquement pour, soit disant, se démarquer de la norme. Non, je ne suis pas fait du même bois et, par ailleurs, si je dois être tout à fait franc, j’ai bien aimé Squid Game et oui, je reconnais que la série du sieur Hwang Dong-hyeok est plutôt pas mal dans l’ensemble. Après, je ne peux, en aucune façon, être dithyrambique a l’égard de celle-ci, car bon, comment dire… Squid Game, à bien y regarder, ce n’est qu’une énième version d’un concept éculé et dont l’un des tous premiers représentants reste le superbe Battle Royale de Kinji Fukasaku – avec l’inimitable Takeshi Kitano – et qui date déjà du tout début des années 2000. Bien entendu, l’élève ne dépasse en aucune manière le maitre, mais bon, je peux concevoir que la nouvelle génération qui ne connait probablement pas Battle Royale mais qui est abreuver depuis longtemps à des films, des séries ou des jeux dont le concept est identique ne pouvait qu’adhérer à une œuvre comme Squid Game qui à pour elle deux énormes avantages : elle représente la quintessence du genre et, surtout, c’est une réussite indéniable, cela, on ne peut pas le nier. Qui plus est, en se prenant moins au sérieux que ses équivalents nippons ou nord-américains, la série de Hwang Dong-hyeok peut rameuter un plus large public, ce, même s’il faut relativiser les choses : après tout, Squid Game reste une série où l’hémoglobine coule à flots et où certaines situations sont pour le moins dures… Autre point positif, les protagonistes qui sont plutôt charismatiques – y compris les seconds rôles – et l’absurdité de certains jeux qui dénotent totalement avec la mortalité générale de chaque épreuve. Cependant, pour un vieux de la vieille dans mon genre qui en a vu d’autres, Squid Game sent un peu le déjà-vu et propose, finalement, très peu de véritables nouveautés à proprement parler : certes, c’est une bonne série, certes, certains passages sont oh combien jouissifs, certes, tout cela tient parfaitement la route mais bon, de là a en faire un chef d’œuvre, la série de l’année, le maitre étalon du genre ?! Allons bon, ne poussons pas la plaisanterie aussi loin…
 

Points Positifs
 :
- Le genre des battle royales est à la mode depuis quelques années et, quelque part, Squid Game en est un de ses plus beaux représentants et, accessoirement, comme un aboutissement terriblement intelligent de ces fictions de survies où, à la fin de multiples épreuves mortelles, il n’en restera plus qu’un. Bref, si vous êtes fans du genre, cette série ne pourra que vous plaire !
- Des protagonistes plutôt charismatiques et qui marquent suffisamment les esprits pour que l’on prenne plaisir à les suivre tout au long des diverses épreuves. Bien évidement, certains sont naturellement mis en avant mais même les seconds couteaux méritent le détour, ce qui est toujours une bonne chose.
- Pour ce qui est du casting, celui-ci est quasiment uniquement coréen et je le connais fort mal – en dehors de Gong Yoo que j’avais vu dans Dernier Train pour Busan – cependant, il faut reconnaitre que, dans l’ensemble, celui-ci est plutôt bon.
- Le contraste entre l’absurdité des épreuves proposées – ce sont des jeux pour enfants – et la dangerosité de ces derniers est une des bonnes idées de cette série. De même, les décors flashies au possible apportent une touche plutôt appréciable à l’ensemble.
- Scénaristiquement, c’est plutôt pas mal et l’on regarde avec plaisir les neuf épisodes qui composent cette série. D’ailleurs, Squid Game est moins sérieux que certains de ses équivalents du même genre, ce qui n’est pas une mauvaise chose…

Points Négatifs :
- Indéniablement, Squid Game est une bonne série et dans le genre des battle royales, c’est un des tous meilleurs, cependant, il faut savoir relativiser les choses et reconnaitre que cette série n’apporte quasiment aucune véritable nouveauté à un genre un peu trop présent dans les médias populaires ces dernières années. Bref, tout cela est loin d’être original.
- Quasiment aucun suspens quand aux protagonistes qui sont encore en vie dans les dernières épreuves – fatalement, ce sont ceux que l’on voit le plus à l’écran depuis le début…
- Les VIP sont tout bonnement ridicules et représentent une des plus mauvaises idées de cette série, quand à leurs masques en forme de têtes d’animaux, que dire si ce n’est qu’ils sont absurdes !?
- Certaines exagérations scénaristiques, par moments, nuisent un peu à la crédibilité de l’ensemble.

Ma note : 7,5/10

Rigante – L'Épée de l'Orage


Rigante – L'Épée de l'Orage
 
Il se nomme Connavar et bientôt, les récits de son courage se répandront comme un feu de prairie. Il a juré de protéger son peuple et rien ni personne ne pourra se mettre en travers de son chemin. Or, une prophétie a prédit qu’une armée sans pitié traverserait un jour la mer et détruirait tout sur son passage. Sur cet échiquier, toutes les forces en présence vont jouer leur main : du général Fantôme à la Morrigu, en passant par l’Érudit de Roc et son armée invincible. C’est compter sans Connavar, dont la quête au cœur de l’ennemi lui offrira deux dons ; une épée magique et un nom qui frappera de terreur ses amis comme ses adversaires. Un nom proclamant une destinée glorieuse et amère : Démone-Lame.
 

Rigante – L'Épée de l'Orage
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 01 septembre 1998
Edition Poche : 20 janvier 2017
Titre en vo : The Rigante – Sword In The Storm
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 Après la trilogie Jon Shannow qui m’avait entrainé du coté d’un futur post-apocalyptique à l’ambiance western et fortement marquer par le mythe de l’Atlantide, je poursuis ma lecture des œuvres du regretté David Gemmell, débuté, il y a quelques mois, par l’excellent Le Lion de Macédoine, avec une quadrilogie dont j’avais entendu le plus grand bien, Rigante. Datant de la fin des années 90, celle-ci nous transporte dans un passé qui ressemble terriblement au notre malgré quelques différences pour ce qui est du nom des peuples, des territoires ou des divinités diverses : ainsi, dans Rigante, comment ne pas voir dans ce peuple – mais aussi ses voisins – les fameux barbares, celtes, qui ont peuplé le continent européen autrefois ?! De même, comment ne pas reconnaitre que Roc est, bien évidement, Rome, et que cet empire qui ne cesse d’envahir ses voisins et de s’agrandir est cet Empire Romain tant connu ? Bref, vous l’avez compris, dans Rigante, Gemmell nous propose un cycle que l’on pourrait presque qualifier d’historique et qui, par la force des choses, possède bien des points communs avec le maitre étalon du genre, du moins, jusqu’à maintenant, c’est-à-dire, Le Lion de Macédoine. Et, justement, si les deux œuvres sont semblables, qualitativement parlant, Rigante est tout aussi bon, voir même, au vu de ce premier tome, L'Épée de l'Orage, légèrement supérieure, c’est pour dire ! Il faut dire que, ici, nous sommes à mille lieux des traditionnels romans du pourtant sympathique Cycle Drenaï, fortement pourvu en romans réussis et en protagonistes charismatiques mais qui avaient tous tendance à se ressembler plus ou moins ; avec Rigante, Gemmell, plus agé, maitrisant nettement mieux son style, prend le temps de nous présenter tout un univers à la fois proche et éloigné du notre, des personnages diablement bien écrits et qui marquent les esprits, mais aussi, de nous captiver, de bout en bout, tout au long des presque six-cent pages qui composent ce premier volume du cycle, avec une intrigue qui sait prendre son temps mais qui n’en reste pas moins passionnante et sans le moindre temps mort. Ainsi, comment ne pas se passionner pour le jeune Connavar qui, de simple jeune guerrier Rigante, va finir, a force de rencontres, de combats, d’échecs, par devenir le roi d’une multitude de peuples Celtes – enfin, Keltos – et de repousser les forces d’invasion du Roc – enfin, là, je m’avance un peu puisque l’on n’apprend ce dernier événement que dans le second volet, Le Faucon de Minuit. Connavar est un héros Gemmellien typique, charismatique en diable, fort et doué au combat mais aussi, terriblement humain de par ses faiblesses, la principale étant son amour pour une jeune femme pour le moins compliquée et qui sera source de bien des soucis. Forcément, le lecteur ne pourra qu’être attiré par ce héros bien plus attachant qu’on aurait put le penser de prime abord mais aussi par une flopée d’autres personnages, Gemmell nous ayant offert, comme à son habitude, une multitude de protagonistes franchement réussis. Bref, vous l’avez compris, pour un début de cycle, L'Épée de l'Orage est une réussite incontestable et apparait, immédiatement, comme étant un des tous meilleurs romans de David Gemmell : passionnant de bout en bout, vous le dévorerez d’une traite, emportez que vous serez par le destin de Connavar et de son peuple. Espérons, à présent, que le reste du cycle soit à la hauteur de ce premier volet qui aura réussi la gageure de placer la barre très haut, mais bon, pour une fois, soyons optimistes, au vu d’un si bon début, je ne vois pas comment la suite de Rigante ne pourrait pas être aussi bonne !?
 

Points Positifs
 :
- Pour un début de cycle, L'Épée de l'Orage flirte allègrement avec la perfection et se classe, immédiatement, parmi les tous meilleurs ouvrages de Gemmell. Il faut dire que ce roman, datant de la fin des années 90, est captivant de bout en bout et surprendra même les fans de l’auteur qui reconnaissent que ce dernier, malgré ses qualités et son sens de la narration, avait parfois du mal à se renouveler.
- Un casting cinq étoiles, comme c’est souvent le cas chez Gemmell : bien évidement, Connavar sort nettement du lot, cependant, d’autres protagonistes ne sont pas en reste et, entre le Grand Homme, Ruathain, beau-père de notre héros, Vorna la sorcière, Banouin, Braefar ou Arian, force est de constater qu’il y a de quoi marquer les esprits.
- Ce qu’il y a de bien avec Connavar – mais cela est également valable pour les autres personnages – c’est que, malgré sa force, son talent au combat, il reste terriblement humain et possède des faiblesses et commet des erreurs, parfois terribles…
- Même si les noms des divers peuples sont différents, on aura reconnu, bien évidement, les celtes, les germains, les vikings et les romains. Du coup, Rigante est plus proche du récit historique même s’il se déroule sur ce que l’on pourrait appeler une Terre parallèle.
- Magie et dieux sont peu présents dans cette œuvre, cependant, la présence des Seidh, une race de divinités, rappellent que celles-ci ne sont jamais bien loin.
- Pour une fois, nous avons droit à un final acceptable. Cela nous change de la quasi-totalité des œuvres de Gemmell !

Points Négatifs :
- Bien entendu, les détracteurs de l’auteur remarqueront que, dans l’ensemble, la plupart des protagonistes rappellent bien d’autres personnages que l’on a déjà rencontrer dans des œuvres plus anciennes et que Gemmell a souvent bien du mal à sortir de ses stéréotypes.
- Dommage que l’on ne voit pas trop le peuple du Roc finalement…

Ma note : 8,5/10

vendredi 1 octobre 2021

Colt & Pepper – Et In Arcadia Ego


Colt & Pepper – Et In Arcadia Ego
 
Colt et Pepper ont décidé de retourner vers la ville. Pepper a senti que le jeune Colt rêve de retrouver la belle Lytha. La fille de Barth le Rouge n'avait pas été très tendre avec lui, mais elle semble occuper ses pensées. Arrivés à Reed Cove, ils sont envoyés vers une embuscade par un marchand à qui ils demandaient leur chemin. Mais le chef de la bande qui les agresse est une vieille connaissance. Il le met sur la bonne voie en leur indiquant que Lytha est désormais à la tête d'une bande rivale, composée exclusivement de femmes. Un monstre à tête de bouc les conduira finalement vers une grotte où la jeune femme est retenue prisonnière par des mangeurs d'âme, qui confirment ce que Colt avait entendu : lui aussi a perdu son âme, il n'appartient plus vraiment au monde des vivants, et sa tristesse semble irrémédiable. Il décide de laisser son oncle et compagnon de route et s'en va seul. Pepper continue sa marche vers Paragusa, où il va découvrir que cette tristesse semble avoir frappé une bonne partie de la ville. Ce n'est que lorsqu'il réalisera que le Duc n'est finalement pas mort qu'il découvrira quel sortilège s'est abattu sur la population...
 

Colt & Pepper – Et In Arcadia Ego
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 26 mai 2021
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Le premier volet de Colt & Pepper, dernière œuvre en date du duo composé de Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins, sans être une réussite absolue, n’en possédait pas moins suffisamment d’éléments pour, premièrement, me plaire, deuxièmement, me donner envier de découvrir la suite, suite que j’espérais être aussi sympathique – à défaut d’être géniale, il faut le reconnaitre. Ainsi, avec cet univers oh combien original où une Arcadie fantastique de contes et légendes s’était subsistée à l’Amérique que l’on connait, ses protagonistes hauts en couleurs, ce scénario déjanté et les superbes dessins du sieur Kordey, il était évidant que je plaçais pas mal d’espoirs dans cette suite de Colt & Pepper. Hélas, au vu du résultat de ce second volet, force est de constater que la montagne a, un peu, accouchée d’une sourie… Bon, déjà, le principal défaut de cette saga, c’est que celle-ci n’est composée que de deux petits albums : c’est visiblement peu, trop peu au vu de la richesse de cet univers où, il est évidant, il y avait encore pas mal de choses à raconter à son sujet. Ainsi, en faisant la comparaison avec une autre œuvre du même duo, Nous, les Morts, il est évidant que Colt & Pepper aurait dut, lui aussi, être composé de quatre épisodes : cela aurait permis aux auteurs de nous proposer un scénario davantage développé qui ne nous aurait point laisser sur notre faim. Car dans ce second tome de Colt & Pepper, comment ne pas reconnaitre que l’intrigue, sans réel fil conducteur, est expédiée à la va-vite, particulièrement pour ce qui est de sa conclusion !? C’est tout de même fort dommage car si je n’attendais nullement monts et merveilles de cette petite série sans prétention, disons que j’en attendais tout de même un petit mieux, ou, plus précisément, davantage : il faut dire que cet Arcadia et ses habitants m’avaient tellement plu et que j’aurais bien voulu poursuivre leurs aventures un peu plus longtemps…
 

Points Positifs
 :
- Même si l’on était en droit d’espérer davantage de cette mini-série, force est de constater que Colt & Pepper n’en reste pas moins une œuvre fantastique franchement sympathique et sans prise de tête qui vous fera passer un bon moment, ne serais-ce que pour son univers original et ses protagonistes hauts en couleurs.
- Igor Kordey au top de sa forme et qui nous livre, une fois de plus, une prestation que l’on peut qualifier, sans problème, d’excellente. Bien entendu, le croate a fait bien des progrès depuis ses débuts et, depuis lors, son style original qui s’inspire grandement de celui du grand et regretté Richard Corben, est, sans contexte, un pur régal pour ses fans !
- Le plaisir de se replonger dans cette Amérique uchronique et fantastique, où se mêlent humains, créatures féeriques, monstres et autres joyeusetés du même genre qui a de quoi attirer l’amateur de fantasy.
- Encore une fois, nous avons affaire à une belle couverture.

Points Négatifs :
- Deux petits volets et c’est déjà la fin !? Hélas, au vu de la richesse de cet univers, il est évidant que Colt & Pepper aurait mérité un ou deux albums de plus, histoire de pouvoir développer une intrigue beaucoup trop expédiée et tous ces protagonistes sur lesquels il y avait encore pas mal de choses à dire…
- Une conclusion expédiée, pas de véritable fil conducteur, des énigmes non résolues, hum, tout cela est bien dommage !
- Il faut tout de même adhérer au concept qui va très loin dans le grand n’importe quoi par moments avec son lot de créatures toutes plus loufoques les unes que les autres.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…

Ma note : 7/10

Colt & Pepper – Pandemonium à Paragusa


Colt & Pepper – Pandemonium à Paragusa
 
Solomon Culpepper est un capitaine de la garde de Paragusa, dont la carrière prestigieuse a résisté à toutes les rivalités entre les ducs successifs. Le moment de la retraite a sonné pour ce personnage célèbre. Mais lors d'une promenade dans les rues de la ville où de nombreux badauds l'approchent, il assiste à l'arrivée d'une foule aux intentions belliqueuses. Très vite, il organise la défense du château, et la garde ne fait qu'une bouchée des prétentions de la petite troupe qui voulait renverser le pouvoir. Mais à sa grande surprise, parmi les prisonniers, se trouve Coltrayne, son neveu, fils de son unique sœur. Le jeune homme ne le reconnait pas, et passe à l'attaque depuis l’intérieur de sa cellule, en transformant le groupe de détenus en un monstre hideux qui fonce sur le capitaine. Une lutte littéralement au corps à corps, que Pepper réussit à stopper en s'adressant aux souvenirs de son neveu. Soulagé, le soldat pense pouvoir remettre le jeune garçon sur le droit chemin. Mais le Duc, arrivant sur les lieux, tient absolument à exécuter les assaillants. Le capitaine qui rêvait d'une retraite paisible dans un vignoble, avec deux esclaves pour s'occuper de lui, commet alors l’irréparable. Il dégaine son épée et transperce le corps du Duc. C'est le début de la fuite pour Colt et Pepper, accompagnés par des personnages aux étranges pouvoirs de transformation...
 

Colt & Pepper – Pandemonium à Paragusa
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 15 janvier 2020
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques semaines, je vous avais parlé, sur ce blog, de Nous, les Morts, œuvre uchronique et fantastique du duo composé du sieur Darko Macan au scénario et de l’inimitable Igor Kordey aux dessins. Loin d’être un chef d’œuvre, cette BD s’était avéré être sympathique et plutôt intéressante, ce, pour deux raisons : son scénario, original et qui voyait des Incas débarqués dans une Europe ravagée par la Peste Noire et où ses habitants se sont tous transformés en zombies, mais aussi ses dessins, Igor Kordey, malgré son style oh combien particulier qui en fera fuir plus d’un, étant plus en forme que jamais et livrant une fort belle prestation qui ravira ses fans. Du coup, vous pouvez imaginez que ce fut avec un plaisir certain que j’ai souhaiter me plonger dans le premier volet, paru en janvier de cette année, de Colt & Pepper, nouvelle création de Macan et de Kordey, espérant retrouver le même plaisir à la lecture qu’avec Nous, les Morts… Et, ma foi, disons que je n’ai nullement été déçu, bien au contraire ! Déjà, pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire quand au travail d’Igor Kordey : les années passent et celui-ci s’améliore grandement, du coup, dans ce Colt & Pepper, le dessinateur croate nous livre une de ses plus belles prestations, surtout pour ce qui est de certaines grandes planches que l’on peut qualifier de magnifiques. Certes, il faut reconnaitre que le sieur Kordey possède un style particulier – inspiré, finalement, d’un certain Richard Corben – et qu’il ne plaira pas à tout le monde, cependant, si vous êtes fans de celui-ci, disons que c’est un pur régal ! Pour ce qui est du scénario, force est de constater qu’il faut adhérer au concept proposé par Darko Macan : voilà donc une Amérique, au XVIIe siècle, bien différente de la notre, une Amérique où, dans le passé récent, à eu lieu un événement qui aura mélangé monde réel et monde fantastique et où, depuis, cohabitent plus ou moins bien humains, créatures mythiques, monstres, sorciers, hommes animaux et autres joyeusetés du même genre. Le concept est poussé assez loin par l’auteur, cependant, si l’on accroche a celui-ci, il faut reconnaitre que cet univers oh combien singulier a de quoi attirer notre attention : pour son originalité, pour ses protagonistes, pour les énigmes qui l’entourent et pour le coté franchement barré de l’ensemble. Bref, une belle réussite que ce premier tome de Colt & Pepper qui m’aura fait passer un bon moment de lecture. Attendons à présent la suite, en espérant que celle-ci soit aussi bonne !
 

Points Positifs
 :
- Un concept de départ pour le moins singulier et casse gueule mais qui s’avère être plutôt réussi pour peu que l’on y adhère. Il faut dire que cette Amérique uchronique et fantastique, où se mêlent humains, créatures féeriques, monstres et autres joyeusetés du même genre a de quoi attirer l’amateur de fantasy.
- Igor Kordey au top de sa forme et qui nous livre une prestation que l’on peut qualifier, sans problème, d’excellente. Bien entendu, le croate a fait bien des progrès depuis ses débuts et, depuis quelques années, force est de constater que le temps où il nous livrait encore des prestations en demi-teinte est révolu. Tant mieux pour les fans !
- Le personnage principal, le fameux Pepper, est plus intéressant qu’on pourrait le penser de prime abord, quand aux protagonistes secondaires, disons qu’ils possèdent tous un petit je ne sais quoi qui les rends attachant – mention spéciale au Capitaine Pirate Crabe !
- Mais qu’est-il donc arrivé dans cette Amérique pour qu’elle se soit transformée de la sorte ? Hum, vivement la suite !
- Une couverture pour le moins sympathique.
 
Points Négatifs :
- Il faut tout de même adhérer au concept qui va très loin dans le grand n’importe quoi par moments avec son lot de créatures toutes plus loufoques les unes que les autres.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10