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lundi 9 janvier 2023

Les Livres de la Terre Fracturée – La Cinquième Saison


Les Livres de la Terre Fracturée – La Cinquième Saison
 
La terre tremble si souvent sur votre monde que la civilisation y est menacée en permanence. Le pire s'est d'ailleurs déjà produit plus d'une fois : de grands cataclysmes ont détruit les plus fières cités et soumis la planète à des hivers terribles, d'interminables nuits auxquelles l'humanité n'a survécu que de justesse. Les gens comme vous, les Orogènes, qui possèdent le don de dompter volcans et séismes, devraient être vénérés. Mais c'est tout l'inverse. Vous devez vous cacher, vous faire passer pour une autre. Jusqu'au jour où votre mari découvre la vérité, massacre de ses poings votre fils de trois ans et kidnappe votre fille.
 

Les Livres de la Terre Fracturée – La Cinquième Saison
Auteur : N.K. Jemisin
Type d'ouvrage : Science-Fiction, Fantasy
Première Parution : 10 mai 2015
Edition Poche : 28 août 2019
Titre en vo : The Fifth Season
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Michelle Charrier
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 Pour la petite histoire, cela faisait quelques temps que je souhaitais me plonger dans la trilogie de l’autrice américaine Nora K. Jemisin et dont j’avais entendu, principalement, le plus grand bien, Les Livres de la Terre Fracturée. Un postulat de départ pour le moins singulier avec cette histoire d’êtres capables de contrôler les forces de la nature et qui étaient crains pour ne pas dire hais par le reste de l’humanité, un univers franchement original et plutôt bien décrit, que cela soit au niveau de son histoire comme de sa géographie ou des divers peuples qui le composent, une intrigue qui se divisait en trois parties et qui suivait le sort de trois femmes, trois Orogènes, une enfant, une jeune femme et une dernière d’âge mur et, pour finir, un style d’écriture par moments déroutant mais qui n’en restait pas moins suffisamment bon et qui nous captivait d’entrée de jeu pour ne plus jamais nous lâcher. Tout cela, donc, n’aura fait que confirmer mon choix initial de me lancer dans la découverte de La Cinquième Saison, premier tome, donc, de cette trilogie mi-science-fiction, mi-fantasy et, ma foi, après lecture de celui-ci, force est de constater que non seulement je n’ai nullement été déçu mais que, en plus, j’ai franchement été conquis par cette intrigue originale et bourrée de surprises qui s’est avérée être bien meilleure que je ne l’aurais escompter ! Naturellement, je ne vais pas rentrer dans les détails de l’histoire en elle-même car cela serait trop en dire, surtout que je risquerai alors de vous dévoiler une part non négligeable de celle-ci – et alors, adieu les quelques retournements de situations pour le moins surprenants. Cependant, si vous appréciez les œuvres qui n’ont pas peur de sortir des sentiers battus et qui brillent particulièrement par leurs univers d’une richesse peu commune et par leurs protagonistes hauts en couleurs, alors, La Cinquième Saison est fait pour vous. Naturellement, il me faudra lire les deux autres volets des Livres de la Terre Fracturée afin que je puisse avoir un avis complet sur l’ensemble de la trilogie, mais bon, pour le moment, je suis nettement enthousiaste vis-à-vis de celle-ci et je ne peux que m’incliner bien bas quand à l’autrice, N.K. Jemisin, qui fut une belle découverte à mes yeux et dont je pourrais bien, à l’avenir, lire d’autres ouvrages si ceux-ci sont dans la même veine que cette Cinquième Saison…
 

Points Positifs
 :
- Premier volet d’une trilogie qui a remporter bon nombre de titres prestigieux ces dernières années, La Cinquième Saison s’avère être un roman d’une grande originalité, riche en protagonistes marquants et dont l’univers proposé brille par son inventivité peu commune. Une œuvre franchement réussie et qui promet énormément pour la suite de la trilogie.
- Si Essun, Damaya et Syénite sont, naturellement, les personnages qui marquent le plus les esprits, le reste des protagonistes mérite également le détour et si, bien entendu, Albâtre, de par ses pouvoirs et ses faiblesses, est charismatique en diable, les seconds rôles sont eux aussi intéressants.
- Un univers d’une richesse peu commune avec ce monde brisé qui est, régulièrement, au fil des siècles et des millénaires, dévasté par des catastrophes naturelles variées, ses peuplades différentes et ses races parfois étonnantes – les Orogènes, bien entendu, mais aussi les Mangeurs de Pierres – ainsi que son histoire que l’on découvre au fil des pages et dont on se doute bien qu’elle dissimule bien des secrets…
- Le style d’écriture est par moments déroutants – surtout lorsque le vous est employé dans les chapitres consacrés à Essun – cependant, assez rapidement, on se prend au jeu et l’ensemble apparait comme étant suffisamment captivant pour que l’on n’ait plus envie de lâcher ce roman !
 
Points Négatifs :
- Les premiers chapitres sont peut-être un peu complexes et il se peut que ces derniers décourage plus d’un lecteur, ce qui est dommage car une fois que l’on est happé par les diverses intrigues, l’ensemble s’avère être captivant.
- Un style d’écriture pas toujours évidant et qui peut en dérouter plus d’un.
 
Ma note : 8/10

dimanche 8 janvier 2023

The Authority – Les Années Stormwatch – Tome 1


The Authority – Les Années Stormwatch – Tome 1
 
Stormwatch est une équipe d'intervention spéciale composée de surhommes travaillant pour le compte des Nations Unies. Elle est dirigée par Henry Bendix alias Weatherman. À l'intérieur de Skywatch, un vaisseau stagnant en orbite autour de la Terre et capable de téléporter, il dirige les gendarmes du monde d'une main de fer. Il réunit tous les membres de Stormwatch suite à l'une de leur dernière mission qui a vu l'un des leurs mourir. Bendix a compris qu'une nouvelle organisation s'imposer. Il leur annonce créer trois nouvelles factions, fait venir trois nouvelles recrues et licencier certains d'entre eux. Certains ne comprennent pas les choix de Bendix mais doivent s'y faire. Battalion passe de commandant à officier formateur, une décision justifiée car ce dernier à une relation intime avec Synergy. Les nouveaux venus, Jenny Sparks, Jack Hawksmoor et Rose Tattoo, ne laissent pas indifférents les autres. De toute façon, ils vont pouvoir montrer leur qualité car une mission les attend déjà...
 

The Authority – Les années Stormwatch – Tome 1
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Tom Raney, Pete Woods, Jim Lee, Michael Ryan
Encrage : Randy Elliott, Richard Bennett
Couleurs : Gina Going, Laura Depuy, Wildstorm Fx, Quantum Color Fx
Couverture : Jim Lee
Genre : Super-Héros
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Stormwatch – Volume 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juillet 1996 – 01 mai 1997
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 21 octobre 2016
Nombre de pages : 296
 
Liste des épisodes
Stormwatch 37-47
 
Mon avis :
 Pour ce qui est de cette année 2023 qui vient tout juste de débuter, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de titres majeurs qui ont marqué les années 90 dans le petit monde des comics, des titres peu connus sous nos latitudes, il faut le reconnaitre, cela étant dut, principalement, en raison du fait que, à l’époque, Marvel régnait en maitre pour ce qui est des publications françaises et que même DC était rendu à portion congrus, alors, vous imaginez bien Wildstorm… Pourtant, outre-Atlantique, la révolution était en marche même s’il faudrait encore quelques années pour que Wildstorm, Images et les autres indépendants prennent vraiment l’importance qu’ils ont désormais, cependant, malgré le fait que certaines productions de l’époque soient un peu oubliées de nos jours, certaines méritent vraiment le détour et, histoire de bien commencer, j’ai décidé de vous parler d’un certain The Authority… Œuvre du sieur Warren Ellis que l’on ne présente plus et qui a déjà eu droit de cité sur ce blog, The Authority fut en fait le prolongement d’une création de Jim Lee, Stormwatch dont le nom apparait dans le titre de l’album proposé aujourd’hui. À la base, Stormwatch tenait énormément d’une série comme les Avengers de Marvel ou la JLA de DC, c’est-à-dire, un groupe de super-héros divers qui s’occupaient de sauver le monde de menaces diverses. Le soucis, c’est que pendant une bonne trentaine d’épisodes, tout cela a un peu tourner en rond sans que la série ne se trouve une ligne directrice digne de ce nom ni ne se démarque totalement d’une concurrence qui était, de toute façon, supérieure. Et ce, jusqu’à l’arrivée, lors du trente-septième épisode, du scénariste Warren Ellis qui, sans le moindre état d’âme, se débarrassa des personnages qui ne lui plaisaient pas, en créa trois nouveaux qu’il incorpora a l’équipe – Jenny Sparks, Jack Hawksmoor et Rose Tattoo – et, surtout, apporta enfin le petit plus qu’il manquait a cette série pour lui donner a la fois originalité mais aussi et surtout, de la qualité ! Car très rapidement, Stormwatch, sous la houlette de Ellis, par sur des bases totalement différentes avec des épisodes qui tiennent davantage du one-shot, ce qui permet a l’auteur de nous présenter, tranquillement, ses protagonistes et ses nouvelles intrigues, et ce, sans que cela soit totalement gênant pour le lecteur qui prendrait la série en court de route – bien évidement, le premier épisode n’est pas évidant a suivre pour le néophyte mais assez rapidement, tous ces protagonistes deviennent familier et sont, par ailleurs, plutôt plaisants a suivre… Du coup, d’un simple copié/collé des Avengers, Stormwatch part dans une toute autre direction avec un ton plus cynique, une ambiance plus pesante et un coté paranoïaque qui est l’une des grandes forces de cette série – après tout, on ne cesse de nous bassiner avec ce fameux Nouvel Ordre Mondial. Les membres de Stormwatch, sous couvert de l’ONU, sont baladés aux quatre coins du monde, affrontent diverses menaces mais la plus importante, finalement, ne serait-elle pas ce gouvernement secret qui semble agir dans l’ombre ? Bref, c’est plutôt original, souvent captivant et, ma foi, les trois petits nouveaux deviennent immédiatement les figures majeures de la série. Alors certes, tout n’est pas parfait dans Stormwatch et il est clair que, coté dessins, ce n’est pas vraiment ça : entre ce style années 90 qui n’est vraiment pas terrible – mecs baraqués, filles a gros seins – et un Tom Raney qui essai de copié le style de Jim Lee mais qui en est a des années lumières, force est de constater que les dessins sont le gros point faible de cette série, même si, on peut le reconnaitre, par moments, il y a tout de même quelques bonnes choses – lorsque Raney est inspiré, par exemple. Mais bon, dans l’ensemble, cela n’empêche pas le lecteur d’apprécier un scénario assez inventif et original et qui, comme vous le savez, finira par accoucher, quelques temps après, du fameux The Authority… Du coup, et en attendant que je ne vous parle de la suite, je ne pouvais pas m’empêcher de remercier grandement les éditions Urban Comics pour avoir réédité cette série loin d’être connue du grand public, mais c’est peut-être ce que l’on appelle le respect du lecteur…
 

Points Positifs
 :
- L’arrivée de Warren Ellis relance totalement Stormwatch et, en un épisode, les personnages, l’équipe et la série dans un sens plus large sont totalement bouleversés, et ce, pour le mieux ! Du coup, on comprend pourquoi la période pré-Ellis n’a jamais été republiée alors que celle-ci, bien plus marquante, à droit a tous les honneurs.
- Stormwatch n’était qu’un clone des Avengers : Ellis y ajoute de nouvelles têtes – Jenny Sparks, Jack Hawksmoor et Rose Tattoo – modifie les intrigues en y ajoutant de nouvelles menaces et d’autres enjeux, et, immédiatement, la série décolle !
- Le plaisir de découvrir ou de redécouvrir une série majeure de la fin des années 90 et qui deviendra, par la suite, The Authority, œuvre culte aux yeux de beaucoup d’amateurs de comics. Sur ce point, bravo a Urban Comics !
- On pourrait être dubitatif de se lancer dans une série au trente-septième épisode, or, comme Ellis bouleverse pas mal de choses, on n’est pas trop perdu et, très rapidement, on sait qui est qui et on se familiarise avec l’univers Wildstorm.
- Un bien bel hommage a l’histoire des comics qu’est l’épisode 44.
- Chantons encore les louanges de Urban Comics, un éditeur qui ne se moque pas de ses lecteurs et qui le prouve une fois de plus avec cette intégrale.
 
Points Négatifs :
- Coté dessins, Tom Raney n’est pas vraiment top, bien au contraire… Car si certaines planches ou cases sont réussies, cela reste trop occasionnel, malheureusement. La plupart du temps, cela reste trop moyen, surtout que l’artiste prend un malin plaisir à essayer de copier le style de Jim Lee, sauf qu’entre les deux, il y a un monde d’écart.
- Restons dans les dessins avec un coté très années 90 (ce qui est normal puisque la série date de cette décennie) qui nous renvois a une période peu glorieuse des comics : tous ces types baraqués au possible, ces filles aux poitrines gonflées et aux poses improbables, mouais, heureusement que cela à changer depuis…
- Force est de constater que la plupart des membres de Stormwatch ne brillent pas par un charisme fou, bien au contraire. Là aussi, autre défaut récurant des années 90.
 
Ma note : 8/10

samedi 7 janvier 2023

Les Cahiers de Science & Vie 208 – Le Chat


Les Cahiers de Science & Vie 208 – Le Chat
Janvier/Février 2023

Au sommaire :
- Édito : Conquête à pattes de velours et juste combat !
- L’actu face au passé : Iran
- Iran : le souffle des femmes
- Epouses et concubines, au-delà du cliché
- Elles ont marqué leur temps
- Femmes, vie, liberté : une longue voie vers l’émancipation
- Dossier : Le Chat
- Chat : comment il nous a domestiqués
- Quand la science traque le matou
- La conquête à pattes de velours
- Une passion égyptienne
- Figure bouddhiste
- Le maudit médiéval !
- Le favori des puissants
- Héroïques !
- Une figure populaire
- Tous fous des chats !
- Entretient avec Eric Baratay
- Culture
- Découvertes et préservation des trésors du fond des mers
- Oasis d’Ouzbékistan : à la croisée des mondes
- Les bonnes lectures
- Les chats de la rédaction
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, j’ai été un peu déçu par les Cahiers de Science & Vie en 2022, cela, en raison des sujets de la plupart des dossiers proposés qui, soient sentaient le déjà-vu à plein nez, soient, s’étaient avéré être moins intéressants que je ne l’aurais escompté. Ainsi, en dehors de un ou deux numéros vraiment bons, 2022 ne restera pas comme étant un grand cru pour les Cahiers et le dernier numéro en date, consacré aux arbres, en aura été, quelque part, l’exemple parfait… Fort heureusement, 2023 débuta fort bien puisque ce fut avec un certain enthousiasme que j’ai découvert le premier numéro de cette nouvelle année, celui-ci étant consacré aux chats ! Ce n’est pas une surprise et celles et ceux qui, occasionnellement, viennent sur ce blog, le savent depuis longtemps, je suis un amoureux, que dis-je, un inconditionnel de la gente féline – le hasard faisant souvent bien les choses, pas plus tard qu’hier, je vous parlais d’un certain Stray, un jeu dont le héros était un chat – ainsi, par la force des choses, comment ne pouvais-je pas être attirer par ce numéro des Cahiers qui allait mettre à l’honneur le félis catus !? Pourtant, d’entrée de jeu, il y avait une autre surprise : un nouveau concept éditorial qui nous proposait une nouvelle rubrique, située avant le dossier principal. Enième changement, un parmi tant d’autres comme c’est le cas depuis quelques années sauf que, pour une fois, celui-ci me semble plutôt pertinent puisque cette rubrique met en avant l’actualité sous le prisme du passé – pour une première, c’est l’histoire du voile en Iran qui est au programme. Une bonne chose, donc, surtout que la dernière partie, souvent inutile, est nettement plus courte. Mais il est temps de s’attaquer au plat principal et, donc, a ce fameux dossier consacré aux chats… Alors, le résultat aura-t-il été à la hauteur de mes espérances ? Eh bien, en toute franchise – et cela n’a rien à voir avec le fait que j’adore les chats – c’est un oui, un grand oui même ! Complet, franchement instructif, voilà un dossier des Cahiers comme je les aime et comme je souhaiterais en avoir plus souvent. De plus, comme celui-ci est consacré à la gente féline, que demande le peuple ? Ma foi, pas grand-chose si ce n’est que j’espère que les prochains numéros des Cahiers soient du même acabit !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent numéro des Cahiers de Science & Vie qui ne peut que satisfaire pleinement les très nombreux amoureux des chats. Nous offrant un dossier complet, fort instructif et par moments passionnants, voilà une revue qui ravira à la fois les spécialistes que les néophytes !
- Un nouveau changement de formule – un de plus – mais un changement pour le moins réussi puisque la nouvelle rubrique, L’actu face au passé, me semble plutôt être une bonne chose.
- Pour une première, celle-ci s’intéresse à l’histoire du voile en Iran et, ma foi, disons que c’est fort instructif.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.

Points Négatifs :
- Naturellement, si vous détestez les chats – pauvres fous que vous êtes – alors, voilà une revue qui n’est pas faite pour vous !
- On peut toujours regretter que le dossier principal ne soit pas un poil plus long.

Ma note : 8/10

Irma la Douce


Irma la Douce
 
À Paris, Nestor Patou, un agent de police naïf, vient d'être affecté dans le quartier des Halles. Il est étonné par la présence matinale de nombreuses femmes qui déambulent dans la rue Casanova. Il interroge une mignonne brune aux bas verts qui prétend promener son chien. En la voyant entrer avec un homme dans l'hôtel Casanova devant lequel elle stationnait, il comprend qu'elle et les autres filles sont des prostituées. Il alerte son commissariat pour qu'une descente soit effectuée dans l'hôtel. Son chef, qui se trouvait parmi les clients appréhendés, est furieux, et Nestor est renvoyé de la police. Le nouveau chômeur, de passage rue Casanova, rencontre de nouveau la fille aux bas verts dite Irma la Douce. Mais le costaud Hippolyte, souteneur de celle-ci, voyant son gagne-pain perdre son temps en bavardages, vient brutalement interrompre leur conversation. Dans la bagarre qui s'ensuit, et à la faveur d'heureuses circonstances, Nestor est vainqueur. Irma n'a alors d'yeux que pour lui et désire qu'il soit son nouveau protecteur.
 

Irma la Douce
Réalisation : Billy Wilder
Scénario : Billy Wilder et I. A. L. Diamond d'après la comédie musicale homonyme d'Alexandre Breffort et Marguerite Monnot
Musique : André Previn, Marguerite Monnot
Production : Mirisch Company, Phalanx Productions
Genre : Comédie
Titre en vo : Irma la Douce
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 05 juin 1963
Durée : 147 mn
 
Casting :
Jack Lemmon : Nestor Patou alias Lord X
Shirley MacLaine : Irma la Douce
Lou Jacobi : Moustache
Bruce Yarnell : Hippolyte
Herschel Bernardi : l'inspecteur Lefèvre
Hope Holiday : Lolita
Joan Shawlee : Amazon Annie
Grace Lee Whitney : Kiki la Cosaque
Paul Dubov : André
Howard McNear : le concierge
Cliff Osmond : le sergent de police
Diki Lerner : Jojo
Herb Jones : Casablanca Charlie
Ruth Earl et Jane Earl : les jumelles Zebra
Tura Satana : Suzette Wong
Lou Krugman : un client
James Brown : un client texan d'Irma
Bill Bixby : le marin tatoué
John Alvin : un client
Susan Woods : la poule avec balcon
Harriette Young : Mimi la Mau Mau
Sheryl Deauville : Carmen
Billy Beck : l'officier Dupont
Jack Sahakian : Jack
Edgar Barrier : le général Lafayette
Louis Jourdan : le narrateur
Richard Peel : un Anglais, au café
 
Mon avis :
 Exemple parfait d’un certain âge d’or du cinéma hollywoodien, celui des années 50 et 60, Billy Wilder restera à jamais comme étant un des plus grands scénaristes et, accessoirement, un des plus grands noms du Septième Art. Fort d’une carrière pour le moins prolifique et riche où il aura côtoyé les plus grands noms de son époque, Billy Wilder nous aura offert des classiques majeurs comme Boulevard du Crépuscule, Sept ans de Réflexion, Certains l'aiment Chaud et La Garçonnière, des films dramatiques pour certains même si le réalisateur est probablement plus connu, de nos jours, pour ses comédies qui, malgré le temps écoulé, n’ont rien perdu de leur attrait. Et, justement, parmi celles-ci, aujourd’hui, c’est une petite perle du genre dont je vais vous entretenir, un certain Irma la Douce qui est, incontestablement, un des plus beaux exemples du talent du sieur Wilder… Reprenant le duo magique qui avait fait le succès de La Garçonnière, c’est-à-dire, l’inimitable Jack Lemmon et la divine Shirley MacLaine, Billy Wilder, trois années après, nous offre donc cet Irma la Douce qui, en étant peut-être moins connu que son illustre prédécesseur, n’en n’est pas moins une superbe comédie. Nous entrainant dans un Paris fantasmé des années 50, l’intrigue de Irma la Douce nous fait découvrir le milieu de la prostitution et, plus précisément, l’histoire d’amour rocambolesque entre un ancien agent de police complètement incompétent – Jack Lemmon – et une prostituée aux magnifiques collants verts – Shirley MacLaine. D’entrée de jeu, le ton est donné : ici, l’humour est au rendez vous et les situations coquasses et loufoques vont se succéder tout au long d’une intrigue qui pourrait paraitre naïve de nos jours mais qui n’en reste pas moins terriblement efficace. Les protagonistes sont certes stéréotypés mais là n’est pas le plus important vu que leur coté loufoque et convenu est indispensable à une intrigue qui n’est là que pour nous offrir un excellent moment de détente sans la moindre prise de tête, tout cela démontrant au passage tout le talent d’un Billy Wilder au sommet de son art. Alors bien sur, Irma la Douce n’est peut-être pas le plus grand film du réalisateur, cependant, malgré six décennies écoulées, celui-ci n’a rien perdu de son intérêt et est toujours aussi efficace, pour peu, naturellement, que vous soyez amateur de ces vieilles comédies hollywoodiennes qui ont sut conserver, malgré le temps écoulé, tout leur charme d’antant…
 

Points Positifs
 :
- Une magnifique comédie réussie de bout en bout et qui n’a strictement rien perdu de sa force et de son intérêt malgré six décennies écoulées. Il faut dire que Irma la Douce, dans son genre, est un des plus beaux exemples de tout le talent du grand Billy Wilder, probablement un des plus grands noms de l’Histoire de Hollywood et que voir ou revoir ce film, de nos jours, est toujours aussi plaisant pour ne pas dire jouissif !
- Le duo composé de Jack Lemmon et de Shirley MacLaine est, naturellement, terriblement efficace et est pour beaucoup pour la réussite de ce film : le premier étant parfait dans son rôle d’ex-flic maladroit et amoureux, quand à la seconde, comment ne pas s’extasier devant cette magnifique fille de joie en collants verts !?
- Situations coquasses, loufoques et oh combien drôles vont se succéder tout au long d’une intrigue qui vous fera passer un très bon moment.
- Un Paris bien entendu complètement fantasmé mais qui n’en reste pas moins bien plus réussi que celui qui nous est proposé par certaines œuvres de fictions modernes dont je terrais le nom…
 
Points Négatifs :
- Même si j’apprécie grandement Irma la Douce, je dois reconnaitre que ce n’est pas non plus le plus grand film de Billy Wilder et que celui-ci nous a proposé des œuvres nettement plus abouties au long de sa carrière.
- Bien entendu, je pense qu’il faut être habitué à ce genre de vieilles comédies hollywoodiennes d’un autre temps pour apprécier comme il se doit un film comme Irma la Douce. Cela reste une affaire de gouts, naturellement, cependant, je vois mal un jeune public moderne y trouver son compte…
 
Ma note : 7,5/10

Plastic Letters


Plastic Letters
 
Blondie
 
1 - Fan Mail (James Destri) 2:38
2 - Denis (Neil Levenson) 2:19
3 - Bermuda Triangle Blues (Flight 45) (Chris Stein) 2:49
4 - Youth Nabbed as Sniper (Stein) 3:00
5 - Contact in Red Square (Destri) 2:01
6 - (I'm Always Touched by Your) Presence, Dear (Gary Valentine) 2:43
7 - I'm on E (Deborah Harry, Stein) 2:13
8 - I Didn't Have the Nerve to Say No (Destri, Harry) 2:51
9 - Love at the Pier (Harry) 2:27
10 - No Imagination (Destri) 2:56
11 - Kidnapper (Destri) 2:37
12 - Detroit 442 (Destri, Stein) 2:28
13 - Cautious Lip (Stein, Ronnie Toast) 4:24
 

Plastic Letters
Musicien : Blondie
Parution : Février 1978
Enregistré : juin, juillet 1977 à New York
Durée : 34:46
Genre : New Wave, Punk Rock
Producteur : Richard Gottehrer
Label : Chrisalis
 
Musiciens :
Deborah Harry : chant
Chris Stein : guitare, basse guitare, E-bow dans Youth Nabbed as Sniper, vibraphone
James Destri : grand piano, Farfisa orgue, Polymoog synthétiseur et cordes, Roland synthétiseur, chœurs
Clem Burke : batterie, chœurs
Frank Infante : guitare, basse guitare
Dale Powers : chœurs dans Kidnapper
 
Mon avis :
 Avant que certains ou plutôt certaines ne me tombent dessus en hurlant que je ne suis qu’un imbécile misogyne, je tenais à nuancer l’affirmation suivante car si oui, je le reconnais, pendant bien des années, je n'aimais pas trop les chanteuses, non seulement, au fil du temps, la chose est de moins en moins vrai et il suffit pour cela de voir mes critiques musicales de ces derniers mois, mais cette préférence pour les chanteurs n’a strictement rien à voir avec le fait que les hommes chanteraient mieux que les femmes ou d’autres absurdités du même genre : non, si je n’éprouve que très rarement une grande passion pour les chanteuses, c’est plus une affaire de gouts personnels qu’autre chose, surtout qu’en plus, cela ne m’empêche pas d’en adorer, et je pèse mes mots, certaines, et justement, parmi mes préférées, il est indéniable qu’il y a une certaine… Deborah Harry ! Ah, Deborah, Deborah, Deborah, si ce n’est pas une vieille histoire d’amour que nous avons la (par contre, ma femme se prénomme… Deborah, mais c’est un hasard), force est de constater que cela n’en fait pas moins des lustres que j’éprouve une certaine passion pour celle-ci et, bien entendu, le groupe qui l’a rendue célèbre, je veux bien évidement parler de Blondie. Car Blondie, et donc, surtout, Deborah Harry, c’est avant toute chose une voix, celle de cette américaine blonde explosive mais tellement talentueuse et qui aura bercé une partie de mon enfance, car dans les années 70, à l’époque où les vieilles gloires commençaient à tourner en rond quand elles étaient encore de ce monde, arriva une nouvelle génération de musiciens ainsi qu’un nouveau genre, le punk-rock, ou plutôt deux, car tout cela se métissa avec de nouveaux sons (vive le synthé) afin d’accoucher de la new-wave… Et donc, parmi ces groupes, outre-Atlantique, il y avait cette bande de types affublés d’une chanteuse blonde et qui allaient bientôt nous pondre tout un tas de hits – hein, qui a dit Heart of Glass ? – mais qui ici, n’en étaient encore qu’à leur second album, ce Plastic Letters qui, trente-six ans après sa sortie (comme le temps passe vite) et surtout, après que je l’ai écouter un nombre tellement important de fois que j’en ai perdu le compte depuis longtemps, est toujours aussi explosif et clinquant. Sans véritables hits inoubliables – mais il y a (I’m Always Touched by Your) Presence, Dear et surtout Denis que j’adore – Plastic Letters, s’il n’est pas le plus grand album de Blondie, n’en reste pas moins mon préféré : véritable petit condensé de ce que la pop pouvait nous offrir de mieux à l’époque, avec une Deborah Harry au sommet de sa forme, je ne me lasse jamais de l’écouter, encore et encore… et j’ai beau ne pas être un grand fan des chanteuses, ici, nous avons une des exception qui confirme la règle… mais quelle exception !
 

Points Positifs
 :
- Plastic Letters est le parfait petit résumé de ce qu’était la musique pop à la fin des années 70, une espèce de truc hybride entre le punk et la new-wave a des années lumières de la complexité pour ne pas dire d’un certain égocentrisme des vieilles gloires du rock. C’est simple, court et plaisant : que demander de plus !?
- Peu de véritables hits en dehors de (I’m Always Touched by Your) Presence, Dear et Denis cependant, la quasi-totalité des titres de cet album sont franchement bons et il n’y a pas le moindre temps mort, le tout s’écoutant d’une traite et avec un plaisir non dissimulé.
- Ah, Deborah Harry, ça c’est une chanteuse !
- Une jaquette qui ne paye pas de mine mais plutôt réussie finalement.
 
Points Négatifs :
- En toute objectivité, si l’on doit faire des comparaisons avec d’autres albums, d’autres groupes, d’autres chanteurs ou chanteuses, ce n’est pas non plus le nirvana et il existe bien mieux ailleurs. Mais bon, reconnaitre cela n’a rien de désobligeant pour Blondie et cela ne m’empêche pas d’apprécier cet album.
 
Ma note : 8/10

vendredi 6 janvier 2023

Stray


Stray
 
Un félin, vivant paisiblement parmi ses congénères dans une nature luxuriante, se retrouve tout à coup propulsé tout seul dans des sous-sols sombres où il va rencontrer une population singulière composée par des robots et où il va être poursuivi par de nombreuses petites créatures, aussi rapides que belliqueuses. À la fois malicieux et agile, mignon à croquer avec son joli pelage roux tacheté, le matou, désormais errant, va entamer un périple pour tenter de retrouver le chemin vers son foyer.
 

Stray
Éditeur : Annapurna Interactive
Développeur : BlueTwelve Studio
Concepteur : Steven Lerner, Swann Martin-Raget
Musique : Yann Van Der Cruyssen
Date de sortie : 19 juillet 2022
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS5
 
Mon avis :
 Incontestablement, Stray restera comme étant un des jeux majeurs de l’année écoulée et, accessoirement, probablement un des plus marquants des débuts de la dernière née de chez Sony, la fameuse PS5. La raison ? Disons que, sous ses couverts de soft sans grande prétention et issu d’un développeur indépendant, Stray aura marqué durablement les esprits dès son annonce, avant même la sortie, fin 2020, de la PS5 : par son héros pour le moins original puisqu’il s’agissait d’un chat, par son univers attirant et par le coté mignon de la chose, petits et grands attendaient avec impatience la sortie de ce jeu décidément pas comme les autres. Et, pour une fois, le résultat final aura été à la hauteur de nos espérances puisque si, sur le papier, Stray promettait énormément, le jeu aura été bel et bien la réussite tant attendue, ce, pour notre plus grand plaisir ! Alors bien sur, on pourrait pointer du doigt son plus gros défaut, c’est-à-dire, sa durée de vie qui est pour le moins famélique : tout au plus quelques heures pour en venir à bout alors que je suis un joueur qui aime prendre mon temps et trainer, on ne peut pas vraiment dire que Stray occupera grandement nos temps de loisirs, bien au contraire. Cependant, en dehors de ce défaut, le reste, tout le reste est une belle réussite : graphismes de toute qualité – ma foi, nous sommes sur PS5 – décors réussis, univers original, protagonistes attachants, jouabilité plutôt correcte dans l’ensemble, scénario simple mais plaisant, il est évidant que nous avons affaire, ici, à un soft quasiment parfait de bout en bout. Bien entendu, il y a la petite – que dis-je, la grosse – cerise sur le gâteau, c’est-à-dire, pouvoir rentrer dans la peau d’un chat et là, comment dire… si vous êtes un amoureux de la gente féline, si, vous aussi, vous vivez chez votre chat et que vous lui vouez un culte, alors, vous prendrez un plaisir immense a vous balader dans les rues sinueuses de cette mégalopole souterraine, a grimper sur les toits, explorer divers appartements, bref, vous serez aux anges en rentrant dans la peau de ce chat oh combien attachant et mignon ! Bref, vous l’avez compris, sans être un hit en puissance et sans rivaliser le moins du monde avec les colosses du marché vidéoludique, Stray n’en n’est pas moins un superbe jeu qui, naturellement, ravira avant toute chose les très nombreux amoureux des chats qui seront littéralement captivés par ce soft tellement sympathique. Les autres, les plus cyniques, qui ne jurent que par des jeux de tirs, de sport ou de grosses voitures, passeront leur chemin devant ce soft sans grand intérêt à leurs yeux, mais bon, quelque part, est-ce vraiment important ? Je ne le pense pas et vu la réussite de ce jeu, je pense ne pas me tromper en affirmant que Stray aura superbement conquis une bonne part du public et se posera pendant longtemps comme l’exemple parfait de ce que peut faire un soft indépendant, c’est-à-dire, tenir la dragée haute à une concurrence a priori intouchable…
 

Points Positifs
 :
- Un superbe jeu, sans grande prétention mais qui n’en reste pas moins comme étant une belle réussite. Avec son héros félin terriblement mignon, Stray nous entraine dans une aventure certes courte mais oh combien plaisante qui nous fera passer un très bon moment !
- Un soft qui nous met dans la peau d’un chat, ma foi, cela ne peut que ravir les très nombreux amoureux de la gente féline qui seront, d’entrée de jeu, complètement conquis.
- De très beaux décors, des graphismes qui le sont tout autant, une jouabilité au top, un univers original et enchanteur, une histoire simple mais plaisante, bref, nous avons affaire à une réussite à tous les niveaux, ou presque.
- La preuve que les jeux indépendants peuvent tenir la comparaison avec les grosses productions habituelles.

Points Négatifs :
- Malheureusement, Stray souffre d’un gros défaut, sa durée de vie. Il faut dire que quelques heures suffisent pour en venir à bout et que, en disant cela, je souligne le fait que j’aime grandement prendre mon temps, déambuler dans les décors, faire de multiples allers-retours. Bref, sans cela, l’aventure aurait été encore plus courte !
- On ne va pas se mentir, malgré ses qualités et le coté sympathique de la chose, Stray n’est pas non plus un chef d’œuvre. Il ne faut pas exagérer…
- Les fans absolus de gros softs qui ne jurent que par les multiples suites de celles-ci qui se ressemblent toujours passeront tranquillement leur chemin en souriant devant ce soft gentillet qui n’est, définitivement pas fait pour eux.

Ma note : 7,5/10