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lundi 5 décembre 2022

Dragon Head – Tome 3


Dragon Head – Tome 3
 
A bord de l’hélicoptère, Ako maintient fermement Teru dans ses bras. Lorsque Nimura s’approche d'eux, la jeune fille dégaine immédiatement son pistolet. Nimura ne porte pas d'arme, aussi il ne peut que les laisser tranquilles. Le pilote possède quant à lui quelques armes mais il considère Nimura trop instable pour lui en confier une. Le vol n'est donc pas reposant pour le groupe, et l'ambiance se ternit encore plus lorsque tous observent un amas de cendres ainsi qu’une gigantesque faille qui éventre le sol. De plus, un énorme nuage de poussière rend leur trajet très chaotique. Ils rejoignent malgré tout le bord de la mer qui était visiblement plus près qu'escompté. L'hélicoptère atterrit près d’une station-service mais qui n’a hélas plus de carburant. C'est alors que la falaise se met à trembler...
 

Dragon Head – Tome 3
Scénariste : Minetarō Mochizuki
Dessinateur : Minetarō Mochizuki
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Horreur
Titre en vo : Doragon Heddo vol. 3
Parution en vo : 06 août 1997
Parution en vf : 15 juillet 2021
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 472
 
Mon avis :
 En novembre dernier, j’avais eu le plaisir de vous parler des deux premiers volets de Dragon Head, manga horrifique et post-apocalyptique du sieur Minetarō Mochizuki et qui s’était avéré être conforme à tout le bien que j’avais put lire à son sujet dans divers sites spécialisés, c’est-à-dire, que oui, indéniablement, j’avais affaire ici à un manga qui méritait largement le détour, surtout pour les amateurs du genre. Et donc, après un premier volet qui frôlait allègrement avec la perfection et qui avait marqué les esprits de par son ambiance oh combien oppressante, le second tome, lui, voyait nos héros quitter les profondeurs du tunnel où ils étaient prisonniers pour la surface qui, au demeurant, n’était guère plus accueillante : paysages apocalyptiques, quasiment aucun survivant, bâtiments en ruines, cieux couverts par de sombres nuages noirs, visiblement, une catastrophe avait frapper l’archipel nippon même si, pour le moment, on ne savait pas encore qu’elle était son origine… Bien entendu, après des débuts aussi prometteurs, ce fut avec un enthousiasme certain que je me suis plongé dans la lecture du troisième volet de Dragon Head et, ma foi, même s’il faut reconnaitre que, scénaristiquement, nous sommes loin de l’excellence des débuts – en toute sincérité, le huit-clos dans le tunnel était génial – une fois de plus, le sieur Minetarō Mochizuki confirme tout le bien que l’on pouvait penser de son œuvre décidément pas comme les autres… Ainsi, dans ce troisième tome, les ennemis d’hier se font alliés et c’est avec une certaine curiosité que l’on découvre un duo composé d’Ako et du Lieutenant Nimura – oui, le militaire pas tout à fait net dans sa tête et qui était prêt a tuer nos héros dans le volet précédent – qui partent ensemble à la recherche de médicaments afin de sauver un Teru décidément bien mal en point et qui passe donc, dans cet album, au second plan. Vu le passif de Nimura, cela peut surprendre mais vu comment la chose est amené, disons que cela ne tombe nullement comme un cheveu dans la soupe, bien au contraire, le personnage conservant une bonne part de cynisme et de zones d’ombres pour, non seulement sortir du lot des protagonistes de mangas trop stéréotypés pour être honnête mais aussi pour nous faire dire que, avec lui, on ne sait jamais s’il ne va pas retomber dans ses travers. Le duo fonctionne plutôt bien, il faut le reconnaitre, et celui-ci a fort affaire avec une bande de survivants complètement cintrés qui font leur donné bien du fil à retordre, quand aux nouveaux protagonistes qui apparaissent dans ce troisième tome, si la survivante, au début, ne marque pas trop les esprits, l’étrange personnage chauve et qui semble avoir été opéré du crane est d’un tout autre acabit et on se doute bien que ce dernier n’a pas encore dit son dernier mot. Bref, une fois de plus, nous avons droit a un bon tome de Dragon Head qui, petit à petit, poursuit son bonhomme de chemin et qui confirme à nouveau tout le bien que l’on pense de lui depuis le début, c’est-à-dire, que nous avons bel et bien affaire à un manga que l’on peut qualifier d’incontournable !
 

Points Positifs
 :
- Si le premier volet de Dragon Head avait placé, d’emblée, la barre plutôt haut, qualitativement parlant, il apparait que, depuis, le scénario est peut être un peu moins excellent, cependant, malgré cela, ce dernier reste suffisamment aboutit et captivant pour tenir en haleine les lecteurs qui ne pourront qu’être attiré par cet univers post-apocalyptique toujours aussi réussi.
- Si Teru, par la force des choses, passe au second pour ne pas dire troisième plan, le duo composé d’Ako et de Nimura est plutôt efficace et le second, s’il semble s’être calmer vis-à-vis de ses intentions homicides du tome précédent, n’en reste pas moins toujours aussi imprévisible et s’avère être un protagoniste plutôt intéressant.
- Parmi les petits nouveaux qui apparaissent dans ce troisième tome, l’individu chauve et qui semble avoir subit une opération au cerveau a de quoi marquer les esprits.
- Pour ce qui est de la partie graphique, Minetarō Mochizuki n’est peut-être pas le plus grand mangaka, cependant, il nous propose tout de même des planches suffisamment dynamiques et plaisantes pour satisfaire le regard du lecteur. Qui plus est, il n’a pas son pareil pour nous offrir des décors de toute beauté.

Points Négatifs :
- Une œuvre qui n’est sans doute pas à mettre entre toutes les mains au vu de la violence psychologique et physique qui s’en dégage.
- Une fois de plus, certains trouveront peut-être que l’intrigue possède quelques longueurs qui ne se justifient peut-être pas par moments. Il est évidant que Dragon Head aurait peut-être gagné à être un poil plus compressé.

Ma note : 7,5/10

dimanche 4 décembre 2022

Le Tour du Monde de Sadko


Le Tour du Monde de Sadko
 
Dans la principauté de Novgorod au Moyen Age, le troubadour Sadko aimé de la belle Lyubava mène une vie insouciante en jouant de son luth. Un jour, il rachète la liberté du colosse Vyashta, qui s'est lui-même vendu comme serf pour payer ses dettes. Son geste ne passe pas inaperçu et il se rend compte de la misère et du désespoir du bas peuple de Novgorod. Il harangue alors la foule en leur parlant de l'oiseau du bonheur, qu'un vieillard lui a dit exister dans un lointain pays, et il promet de l'amener à Novgorod pour que toute la population de la ville connaisse la félicité. Le soir il se rend, en tant que ménestrel, à un banquet donné par les riches marchands qui dirigent la république. Il espère obtenir de ces derniers le financement nécessaire pour organiser une expédition outre-mer afin de trouver l'oiseau du bonheur pour le bien de toute la principauté. Mais il est chassé sous les moqueries et se retrouve mélancolique et solitaire à chanter au bord du lac Ilmen. Séduite par sa voix profonde, et son physique, une superbe ondine sort des eaux et se présente à lui comme étant la fille du roi des mers. Elle lui promet, que si le lendemain il lance un filet au milieu du lac, il pêchera un poisson d'or à la valeur inestimable...
 

Le Tour du Monde de Sadko
Réalisation : Aleksandr Ptushko
Scénario : Maria Fateïeva
Musique : Grigori Hamburg
Production : Mosfilm, Artkino picture
Genre : Fantasy
Titre en vo : Sadko
Pays d'origine : Union Soviétique
Langue d'origine : russe
Date de sortie : 17 mars 1953
Durée : 80 mn
 
Casting :
Sergei Stolyarov : Sadko
Alla Larionova : Lyubava
Ninel Myshkova : Princesse du lac Ilmen
B. Surovtsev : Ivashka, le garçon
Mikhail Troyanovsky : Trifon
Nadir Malishevsky : Vyashta le géant
Nikolay Kryuchkov : Omelyan Danilovich
Ivan Pereverzev : Timofey Larionovich
Yuri Leonidov : Kuzma Larionovich
Lev Fenin : Varangian
Mikhail Astangov : Maharadja
Lidiya Vertinskaya : L’Oiseau Bonheur
Stepan Kayukov : Neptune
Olga Vikland : Neptuna
Sergei Martinson : L’ours
 
Mon avis : 
Grande première sur ce blog puisque, avec Le Tour du Monde de Sadko, le cinéma russe, ou plutôt, devrais-je dire, soviétique, est enfin a l’honneur, un cinéma fort méconnu du grand public, forcément spécial de part ses thématiques aux orientations politiques assumées – mais étais-ce si différent, finalement, outre-Atlantique, d’une manière plus déguisée – mais riche de quelques belles pépites dont, bien entendu, le long métrage qui nous préoccupe ce jour. Œuvre d’Aleksandr Ptushko et premier de ses films a vraiment rencontrer un succès international, riche d’un casting cinq étoiles – mais local, dont peu connu – Le Tour du Monde de Sadko s’inspire d’un opéra du XIXème siècle lui-même tirer d’une légende russe du Cycle de Novgorod, Sadko. Bien évidement, qui dit légende dit fantastique et sur ce point, notre brave Sadko va voir du pays, visiter des contrées lointaines, rencontrer quelques créatures fabuleuses, pécher des poissons d’or et même rendre une petite visite au roi des mers. Alors certes, datant du tout début des années 50, les effets spéciaux et les décors alternent entre le sympathique et le franchement ridicule – toute la partie se déroulant sous les mers avec ses poissons peluches – ce qui fait que, par moments, malgré toute la meilleure volonté du monde, on a du mal a ne pas exploser de rire devant certaines scènes – je pense surtout a celle où Sadko s’échappe sur un hippocampe géant. Cependant, malgré ces défauts indéniables, il se dégage un je ne sais quoi de poétique de ce film qui fait que l’on n’accorde pas une grande importance à ces défauts. De même, le message politique du film, très marqué – URSS oblige – n’est pas si gênant qu’on pourrait le craindre de prime abord : Sadko, héros positif, est ici aux antipodes de celui du mythe, bien plus ambigu, et ne cesse de penser au bien être de ses compatriotes tout en lutant contre les méchants marchands de Novgorod – et je ne parle même pas du prêtre, caricature ambulante qui ne pense qu’a se goinfrer. La morale finale, qui veut que le bonheur de la mère patrie est préférable a celui d’un quelconque oiseau qui endort les masses sous ses belles paroles est certes soviétisant au possible, mais la aussi, non dénuée de sens ce qui fait que, mine de rien, la aussi, le spectateur ne prêtera guère attention a la propagande pour ce concentrer sur une intrigue certes un peu désuète mais qui garde néanmoins un certain charme, surtout pour les plus jeunes d’entre nous. Bref, Le Tour du Monde de Sadko est un long métrage qui mérite d’être vu au moins une fois, ne serais-ce que par satisfaire la simple curiosité de voir un bon film de l’ère soviétique – même si j’en conviens, il y a beaucoup mieux – et si alors vous avez de jeunes enfants, n’hésitez pas une seconde, le coté merveilleux et poétique de la chose est fait pour eux ; après tout, cela les changera des traditionnels Disney…
 

Points Positifs
 :
- Un fort sympathique film de Fantasy avec une intrigue certes simpliste mais néanmoins réussie. Et puis, une légende russe, cela nous change un peu et nous fait découvrir une mythologie peu connue sous nos latitudes.
- Mine de rien, le casting est franchement bon, même si peu connu du grand public, avec, en tête d’affiche, Sergueï Stoliarov, un des monstres sacrés du cinéma soviétique, mais aussi deux actrices qui crèvent l’écran : Lidiya Vertinskaya qui joue ici l’Oiseau Bonheur, et la troublante Ninel Myshkova, la fille du roi des mers.
- Le coté propagande très marquer de ce film passe plutôt bien finalement, même s’il peut faire sourire par moments.
- Certains décors sont forts réussis même s’ils accusent leur age, quand aux costumes, il n’y a rien à redire sur ces derniers.
 
Points Négatifs :
- Certains effets spéciaux sont tout de mêmes ridicules, principalement ceux de toute la partie qui se déroule sous la mer, avec ces poissons peluches, cette pieuvre pathétique et cette course poursuite à dos d’hippocampe qui restera dans les annales du nanardesque.
- Tous les passages chantés, sans exception ! Non seulement, ils sont nombreux, mais comme le film est court, ces derniers occupent une place beaucoup trop importante, surtout qu’on s’endort rapidement a les écouter.
- Oui, je sais, c’est un film soviétique, il y a toujours une certaine propagande communiste ici et la, mais franchement, Sadko, par moments, avec ces poses prétentieuses et son sourire, il agace un peu.
- Le héros russe et ses compagnons et fort, invincible et visiblement invulnérable, ce qui n’est pas le cas des autres peuplades, forcément.
 
Ma note : 6/10

samedi 3 décembre 2022

Chantons sous la Pluie


Chantons sous la Pluie
 
En 1927, Don Lockwood, star du cinéma muet, a pour partenaire Lina Lamont, actrice à la voix de crécelle. Celle-ci est persuadée que la relation amoureuse qui les unit à l'écran les unit aussi dans la vie. Ils sont engagés tous deux par les studios Monumental Pictures. Don est toujours accompagné de son partenaire du temps de ses débuts au vaudeville : Cosmo Brown. Les jours du cinéma muet sont comptés lorsque sort Le Chanteur de jazz, premier film parlant de l'histoire du cinéma. Les Studios décident de tourner le prochain « Lockwood et Lamont », Le Spadassin royal selon ce nouveau procédé. Mais la voix de Lina Lamont est trop désagréable : elle a en effet une voix nasillarde et un cheveu sur la langue. Cosmo décide donc de la faire doubler par Kathy Selden, jeune danseuse à la voix chaleureuse, dont Don est déjà amoureux.
 

Chantons sous la Pluie
Réalisation : Stanley Donen et Gene Kelly
Scénario : Betty Comden, Adolph Green
Musique : Nacio Herb Brown
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Comédie Musicale
Titre en vo : Singin' in the Rain
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 27 mars 1952
Durée : 103 mn
 
Casting :
Gene Kelly : Donald « Don » Lockwood
Donald O'Connor : Cosmo Brown
Debbie Reynolds : Kathy Selden
Jean Hagen : Lina Lamont
Millard Mitchell : R. F. Simpson
Cyd Charisse : une danseuse (Broadway Melody)
Douglas Fowley : Roscoe Dexter
Rita Moreno : Zelda Zanders
Madge Blake : Dora Bailey
Dawn Addams : une dame d'honneur
Jimmy Thompson : un chanteur (Beautiful Girl)
Kathleen Freeman : Phoebe Dinsmore
Lance Fuller : un chorus boy
Leslie Caron : une fan s'évanouissant
Dorothy Patrick : l'ouvreuse
Robert B. Williams : le policier
King Donovan : Rod, le chef de publicité
Bobby Watson : le professeur de diction
Stuart Holmes : J. Cumberland Spendrill III
Bill Lewin : le cow-boy KO
Dennis Ross : Don enfant
 
Mon avis : 
Indéniablement, un film comme La La Land, paru fin 2016 et dont je vous ai parlé en début de cette année aura remis au gout du jour un genre tombé depuis longtemps en désuétude, je veux bien évidement parlé des comédies musicales. Enfin, remis au gout du jour est peut-être présomptueux de ma part puisque si le genre fait toujours fureur du coté de Broadway, de nos jours, force est de constater que, pour ce qui est du cinéma, en dehors d’un succès épisodique et fort mérité comme La La Land, je pense ne pas me tromper en affirmant que jamais les comédies musicales ne retrouveront l’importance qu’elles avaient du temps de leur age d’or, c’est-à-dire, l’immédiat après-guerre et les années 50. Mais si des Fred Astaire ou des Gene Kelly resteront a jamais comme les grandes figures d’un genre plus que vieillot désormais, force est de constater que le plaisir de voir ou de revoir leurs films est toujours au rendez vous : premièrement, pour se replonger dans une période peut-être révolue mais qui, malgré sa naïveté, savait encore nous émerveiller, deuxièmement, parce que cette dernière aura accoucher de bons voir de très bons films que tout amateur de cinéma – ou qui se prétend en être un – se doit d’avoir vu, au moins une fois dans sa vie. Et, justement, parmi ceux-ci, comment ne pas rendre a César ce qui lui appartient, c’est-à-dire, reconnaitre que, malgré le temps qui est passé, malgré toutes ces décennies écoulées, Chantons sous la Pluie n’a rien perdu de sa force, de son éclat et que, tout simplement, il fait parti des meilleurs films de l’histoire du septième art ?! Une bande son tout bonnement culte avec des chansons encore connues de tous de nos jours, des acteurs au top dont un Gene Kelly au sommet de son art, une esthétique magnifique, un scénario amusant et riche en situations coquasses et, surtout, un scénario qui revient sur l’histoire du cinéma et plus particulièrement sur ce fameux passage du film muet au parlant et qui, à la fin des années 20, mis énormément d’anciens acteurs et actrices au chômage. Bref, vous l’avez compris, Chantons sous la Pluie est ce que l’on appelle un classique et même si le temps passé a fait son œuvre, bien entendu, même si le coté un peu trop gentillet a un peu plus de mal a passer de nos jours désormais et même si je trouve toujours que le passage Broadway Melody reste trop long et presque hors-sujet, il est clair que ce film mérite le détour, ne serais-ce, comme je l’avais dit précédemment, pour ne pas mourir idiot et voir ce qu’était une comédie musicale de la grande époque !
 

Points Positifs
 :
- Peut-être l’une des meilleures si ce n’est la plus grande comédie musicale de tous les temps. Il faut dire que Chantons sous la Pluie est un véritable classique du septième art qui fonctionne encore parfaitement de nos jours, un film culte dans son genre que tout amateur de cinéma se doit de voir au moins une fois dans sa vie.
- Si Debbie Reynolds et Donald O'Connor ne comptent pas comme quantité négligeable, loin de là, c’est tout naturellement Gene Kelly qui crève l’écran, le bougre étant fidèle a lui-même.
- Des chansons – dont le titre éponyme – connus de tous et de toutes, des scènes cultes… oui, même ceux qui n’ont jamais vu Chantons sous la Pluie connaissent bien ce film.
- Sous couvert de la comédie et de la romance, l’intrigue plaira aux passionnés du septième art puisqu’elle revient sur l’histoire de celui-ci est plus particulièrement sur le fameux passage du muet au parlant, événement qui mis beaucoup d’acteurs et d’actrices au chômage et qui en révéla beaucoup d’autres.
- On a tendance à l’oublier mais Chantons sous la Pluie est franchement drôle et certaines scènes sont hilarantes au possible – je pense, bien entendu, a la première du Spadassin royal.
 
Points Négatifs :
- Après quelques visionnages, je n’ai pas changé d’avis vis-à-vis de Broadway Melody : esthétiquement, c’est magnifique mais cela dure tellement longtemps que cela en devient une véritable purge vers la fin, surtout que cela n’a pas grand-chose à voir avec l’intrigue…
- Le coté un peu gentillet de la chose, mais bon, Chantons sous la Pluie date du début des années 50 et accuse un poil son age.
- Cela reste une comédie musicale, que l’on veuille on non, et, forcément, c’est un genre qui ne convaincra pas tout le monde, ce qui est compréhensible ; et comme en plus il commence a dater…
 
Ma note : 8,5/10

vendredi 2 décembre 2022

Le Lauréat


Le Lauréat
 
Benjamin est un jeune homme qui a fini ses études et est retourné chez ses parents en Californie où il prévoit de passer quelques jours de vacances. Ses parents l'invitent à descendre de sa chambre pour se mêler à la fête donnée en son honneur, mais il préfère rester seul à l'écart de la soirée, jusqu'au moment où Madame Robinson, amie de ses parents, s'approche et lui demande de la raccompagner chez elle. Benjamin accepte de la ramener dans sa nouvelle voiture. Le jeune lauréat se rend vite compte que cette femme lui fait des avances… Arrivés chez elle, elle l'invite à boire un verre et l'emmène dans la chambre de sa fille Elaine, étudiante à Berkeley, et s'y déshabille. Benjamin veut résister à l'appel de cette femme quand soudain l'arrivée de Monsieur Robinson met un terme à cette scène de séduction. Après une petite discussion, Mme Robinson lui dit à très bientôt et Benjamin s'en va. Bientôt, Benjamin et Madame Robinson entretiennent une liaison, et se voient régulièrement à l'hôtel Taft. Benjamin est sous la coupe de sa maitresse.
 

Le Lauréat
Réalisation : Mike Nichols
Scénario : Charles Webb (roman), Calder Willingham, Buck Henry
Musique : Simon et Garfunkel, Dave Grusin
Production : Embassy Pictures
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : The Graduate
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 21 décembre 1967
Durée : 105 mn
 
Casting :
Dustin Hoffman : Benjamin Braddock
Anne Bancroft : Mrs Robinson
Katharine Ross : Elaine Robinson
William Daniels : Mr Braddock
Murray Hamilton : Mr Robinson
Elizabeth Wilson : Mrs Braddock
Brian Avery : Carl Smith
Walter Brooke : Mr Maguire
Norman Fell : Mr McCleery, le logeur
Marion Lorne : Mrs DeWitte, l'organisatrice du bal
Alice Ghostley : Mrs Singleman
Buck Henry : Le réceptionniste
Richard Dreyfuss : Le voisin
Eddra Gale : Une femme dans le bus
 
Mon avis :
 Certains films méritent franchement le détour, et ce, même s’ils commencent déjà a dater et, ce qui est particulièrement le cas avec Le Lauréat, sont avant toute chose représentatifs d’une certaine époque, ici, la fin des années 60 et l’opposition entre une certaine Amérique puritaine et la jeune génération, je veux bien évidement parler du mouvement hippie. Alors bien sur, 47 ans plus tard (bigre, comme le temps passe vite), les choses ont bien changées, beaucoup en fait d’ailleurs pour être tout a fait franc et, pour les plus jeunes (et même quelques moins jeunes), le synopsis de ce Lauréat pourrait apparaitre soit, au mieux, gentillet, soit, au pire, plutôt léger : un gus timide qui couche avec une femme plus âgée avant de tomber amoureux de la fille, mouais, rien de bien transcendant pour nos cyniques des années 2000. Pourtant, si vous savez vous remettre dans le contexte de cette fin des années 60, si vous savez un tant soit peu qu’elles étaient les préoccupations de l’époque, mais aussi, et ce n’est pas des moindres obligations, si les vieux films ne vous font pas peur, alors, il se pourrait fort bien que Le Lauréat vous apparaisse sous un autre jour, surtout que, comme je le disais en préambule de cette critique, ce film mérite franchement le détour. Car oui, mille fois oui, avant toute chose, Le Lauréat est un sacré bon film : certes, par certains cotés, il a vieilli, mais en dehors ce cela, comment ne pas reconnaitre que dans ce long métrage, le sieur Mike Nichols, qui recevra un Oscar pour cela, donne le meilleur de lui-même et nous livre tout un tas de scènes plus ou moins cultes – celle du début, dans l’aéroport, avec Dustin Hoffman, celle où l’on voit Anne Bancroft, la fameuse et troublante Mrs Robinson, remettre puis enlever a nouveau ses bas, celle de l’église où Dustin Hoffman se bat armé d’un… crucifix, voir même, celle de la fin, dans le bus, où les deux amoureux regardent droit devant eux et surtout, un avenir incertain – et une histoire, certes scandaleuse a l’époque mais qui fit pour beaucoup pour le succès du film… et la carrière de Dustin Hoffman d’ailleurs. Ajoutons a cela une bande son signée en grande partie par Simon et Garfunkel et le cultissime Mrs. Robinson qui en est le point d’orgue et vous comprendrez sans nul doute a quel point, encore de nos jours, regarder un film comme Le Lauréat est tout… sauf ringard, loin de là !
 

Points Positifs
 :
- De nos jours, une telle intrigue, aussi scabreuse soit-elle – bah, le petit gars, il se tape la mère puis la fille – serait gentillette mais a l’époque, quel scandale ; bien évidement, celui-ci, survenue en pleine libération des mœurs et du mouvement hippie fit énormément pour le succès du film.
- La première partie du Lauréat, celle où le héros est complément déniaisé par l’envoutante et terrible Mrs. Robinson est un pur régal ; accessoirement, plutôt humoristique.
- Pas mal de scènes cultes tout de même… ah, celle dans la chambre avec Mrs. Robinson qui met et enlève ses bats tandis que son jeune amant est complètement médusé…
- Une mise en scène d’époque, certes, mais diablement efficace.
- Dustin Hoffman et Anne Bancroft sont tout simplement excellents.
- La bande son, signé Simon et Garfunkel, bien entendu…
 
Points Négatifs :
- La seconde partie du film me semble un peu moins réussie et part, par moments, dans tous les sens ; certes, la fin est excellente mais il y a une certaine baisse de régime tout de même pendant toute la partie où Dustin Hoffman essai de reconquérir le cœur de Katharine Ross.
- D’ailleurs, celle-ci tombe un peu trop facilement amoureuse de lui, surtout au vu de son comportement pour le moins discutable… et encore, je ne parle pas de ce qui arrive ensuite, après qu’elle ait appris qu’il avait joué au docteur avec sa maman. Mouais, un peu léger tout cela…
- Mine de rien, Le Lauréat commence à accuser son âge ; certes, cela est le fait de beaucoup d’autres films mais pour les plus jeunes qui ne connaitraient pas le contexte de l’époque outre-Atlantique, certaines subtilités pourraient leur échapper.
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 1 décembre 2022

The Crown – Saison 5


The Crown – Saison 5
 
Les années 90 viennent de débuter et alors que John Major est le nouveau Premier Ministre, une rénovation indispensable du yacht royal attire l'attention sur le rôle de la reine et pose la question sur la pertinence de la famille royale. Pistés par la presse, Charles et Diana passent une seconde lune de miel en Italie, cependant, leur relation est toujours aussi conflictuelle et le couple va bientôt débuter une guerre médiatique qui va prendre des proportions pour le moins inattendues. Bienvenue au cœur de la décennie la plus compliquée du règne de la Reine Elisabeth II…
 

The Crown – Saison 5
Réalisation : Benjamin Caron, Stephen Daldry, Philip Martin, Julian Jarrold, Philippa Lowthorpe
Scénario : Peter Morgan
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Left Bank Pictures, Sony Pictures Television
Genre : Historique, Biopic
Titre en vo : The Crown – Season 5
Pays d’origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 09 novembre 2022
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 60 minutes
 
Casting :
Imelda Staunton : Élisabeth II
Jonathan Pryce : Philip Mountbatten
Lesley Manville : Margaret du Royaume-Uni
Dominic West : Prince Charles
Elizabeth Debicki : Diana Spencer
Jonny Lee Miller : John Major
Olivia Williams : Camilla Parker Bowles
Claudia Harrison : Anne du Royaume-Uni
Natascha McElhone : Penelope Knatchbull
Marcia Warren : Elizabeth Bowes-Lyon
Flora Montgomery : Norma Major
Andrew Havill  : Robert Fellowes
James Murray : Andrew d'York
Emma Laird Craig : Sarah Ferguson
Sam Woolf : Prince Edward
Senan West : William de Galles (enfant)
Will Powell : Harry de Galles (enfant)
Salim Daw : Mohamed Al-Fayed
Khalid Abdalla : Dodi Al-Fayed
Timothy Dalton : Peter Townsend
Prasanna Puwanarajah : Martin Bashir
Bertie Carvel : Tony Blair
Humayun Saeed : Dr Hasnat Khan
Chayma Abdelkarimi : Samira Khashoggi
Lydia Leonard : Cherie Blair
Philippine Leroy-Beaulieu : Monique Ritz
Theo Fraser Steele : Timothy Laurence
Jude Akuwudike : Sydney Johnson
Claire Foy : Élisabeth II (jeune)
Alex Jennings : Édouard VIII
Lia Williams : Wallis Simpson
Richard Roxburgh : Bob Hawke
Vanessa Kirby : Margaret du Royaume-Uni (jeune)
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, cette cinquième saison de The Crown était très attendue pour deux raisons, premièrement, par le simple fait que, depuis ses débuts, la série britannique qui nous narre le règne d’Elisabeth II depuis ses débuts, aura réussi le pari d’attirer un public nettement plus large que celui qui est composé des amoureux de la famille royale britannique, deuxièmement, bien entendu, parce que la Reine nous ayant quitté le 8 septembre dernier, cette nouvelle saison ne pouvait pas laisser le public indifférent. Par la force des choses et en ayant gardé en mémoire l’événement historique qu’aura été la disparition d’Elisabeth II, ce fut donc avec un certain enthousiasme que je me suis plongé dans le visionnage de cette cinquième saison de The Crown, une saison qui, sur le papier, promettait énormément puisque traitant des années 90, une décennie qui, comme chacun sait, aura vu la famille royale connaitre ses plus sombres années principalement en raison des divers scandales qui l’ont toucher dut, principalement, aux divorces des enfants de la Reine et qui, naturellement, se sera achevée par la mort de Lady Di dans un accident de voiture le 31 aout 1997 à Paris… Bref, une saison prometteuse sur le papier mais qui nous aura, il faut le reconnaitre, laisser un peu sur notre faim puisque l’événement que tout le monde attendait, c’est-à-dire, l’accident de Lady Di, ne fut pas traiter dans ces dix nouveaux épisodes de The Crown – on a compris que cela sera donc le cas dans la prochaine saison – ce qui peut paraitre un peu singulier de prime abord même si, malgré cela, le contenu proposer dans cette cinquième saison est loin d’être inintéressant… Nouveau changement de casting important – le troisième pour le couple royal – et, dans l’ensemble, plutôt efficace – même si Dominic West dans le rôle du Prince Charles, c’est un peu bizarre – nouveaux pans de l’Histoire britannique qui nous est rappelé de fort belle manière avec la mise en avant de John Major, le Premier Ministre de l’époque, que l’on a un peu trop rapidement oublié de nos jours, désamour du public pour une royauté de plus en plus déconnectée du monde réel et, naturellement, la fameuse guerre entre Charles et Diana où la fameuse Princesse du Peuple, comme elle était surnommée, n’apparait pas forcément comme ayant le meilleur rôle – ma foi, il est bon de rappeler que celle-ci était loin d’être une sainte… Cependant, malgré tout cela, il faut reconnaitre que cette cinquième saison de The Crown a un peu de mal à tenir la comparaison avec ses devancières, particulièrement les toutes premières saisons qui nous narraient les débuts du règne d’Elisabeth II et qui, en toute franchise, flirtaient allègrement avec la perfection, non pas que l’époque moderne ne soit pas intéressante mais peut-être que les scénaristes se sont un peu trop attardés sur une décennie qui, de mon point de vu, aurait probablement gagnée à être traitée en une seule et unique saison, ce qui, finalement, était plus ou moins le cas depuis les débuts de cette série…
 

Points Positifs
 :
- Une cinquième saison qui aborde les fameuses années 90, une décennie qui restera comme étant la plus compliquée du règne d’Elisabeth II – qui ira même jusqu’à parler, en 1992, d’Annus Horribilis, c’est pour dire. Bien entendu, la plupart d’entre nous ont connu cette période et se souviennent de bon nombre d’événements présentés à l’écran, comme la fameuse guerre entre Charles et Diana.
- Un nouveau changement de casting majeur au sein de la famille royale qui, dans l’ensemble, passe plutôt bien, les nouveaux acteurs et actrices étant plutôt crédible dans leurs rôles respectifs.
- Diana apparait comme étant nettement moins sympathique que l’image conservée par le grand public, ce qui est plutôt logique quand on connait un tant soit peu le personnage.
- La mise en avant d’un Premier Ministre un peu oublié de nos jours : John Major.
- Comme dans les quatre premières saisons, il n’y a rien à redire pour ce qui est de la reconstituions historique, toujours aussi impeccable : décors, costumes, dialogues, mise en avant de certains événements, il n’y a rien à redire. Et puis, que ce soit pour le coté historique comme intimiste de la chose, c’est fou ce que tout cela est crédible.
 
Points Négatifs :
- Selon moi, l’ensemble des années 90 aurait dut être traitée dans cette cinquième saison ou, du moins, celle-ci aurait dut s’achever par la mort de Diana. Cela nous aurait probablement évité quelques épisodes qui s’étirent un peu trop en longueur ou qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue en elle même.
- Dominic West est un bon acteur, c’est un fait, mais j’ai eu un peu de mal à le voir en Prince Charles…
- La mise au second plan – comme ce fut le cas dans la quatrième saison – d’une bonne partie de la famille royale : Philip, Anne, Margareth voir même, par moments, la Reine elle-même !
 
Ma note : 7,5/10