La
Forteresse Maudite
Vous
êtes Loup Solitaire, seul et dernier Maître Kaï du Sommerlund. La quête que
vous avez entreprise va maintenant vous conduire au Dessi, pays des Anciens
Mages qui ont accepté de vous aider dans votre périlleuse mission. Mais ils
exigent, en retour, que vous les débarrassiez à tout jamais du Seigneur de la
Forteresse Maudite, un être dont les desseins diaboliques menacent l'avenir du
Dessi. Or, c'est au cœur même de cette sinistre forteresse que se trouve
l'objet de votre quête. Pour vous en emparer, il vous faudra déjouer les
redoutables pièges qui jalonnent les galeries et les souterrains du lugubre
château. Vous seul prendrez les décisions utiles au succès de votre mission,
et, pour mener les combats, vous n'aurez besoin que de la Table de Hasard
figurant dans cet ouvrage.
La Forteresse Maudite
Série
: Loup
Solitaire n°7
Auteur : Joe Dever
Illustrations
intérieures : Gary Chalk
Illustration
de la couverture : Peter Andrew Jones
Titre original : Castle Death
Traduction : Pascale
Jusforgues et Alain Vaulont
Année
de l’édition Anglaise : 1986
Sortie
de l'édition Française : avril 1987
Edition
Française : Editions
Gallimard (Folio Junior)
Nombre
de paragraphes : 350
Mon
avis : Mais qu’est-ce qui est donc passé par la
tête de Joe Dever lorsqu’il se décida a écrire ce septième volume des aventures
de Loup
Solitaire, car bon, comment dire, encore de nos jours, plus de trente
ans après la sortie de celui-ci, on est en droit d’être dubitatif devant le
résultat proposé… Il faut dire que, jusque là, cette série de Livres
dont vous êtes le héros était tout simplement sans la moindre
faute : un univers d’une richesse impressionnante, un protagoniste
principal identifié et charismatique, le fait appréciable de vivre des
aventures les unes après les autres et de monter en puissance au fil des tomes,
sans oublier, bien sur, une narration pour le moins impeccable. Bref, que de
bonnes voir de très bonnes choses pour Loup Solitaire ! Et
puis, vint La Forteresse Maudite avec sa couverture qui
m’avait tant attirée étant adolescent mais aussi et surtout, cette mauvaise
impression que dans ce septième tome, Joe Dever nous a pondu un Défis
Fantastique ! Car oui, ici, hélas, exit les voyages dépaysant et
riches en émotions, exit la narration par moments captivantes, exit les
protagonistes secondaires hauts en couleur, exit, quasiment, tout le plaisir
qui faisait de cette série un quasi sans fautes et place a l’exploration d’une
forteresse ou, plus précisément, de ses souterrains, qui vous ramena aux heures
les moins passionnantes des Défis Fantastiques les moins
passionnants. Ainsi, dans La Forteresse Maudite, notre héros se
baladera dans des couloirs, ouvrira des portes, affrontera des monstres et, de
temps en temps, trouvera des objets qui lui seront, ou non, utiles par la
suite. Bref, une aventure dont le synopsis tient sur un timbre poste et dont
les seuls véritables moments réussis sont le fait que, une fois plongés dans le
labyrinthe de la forteresse, on est privé du Glaive de Sommer, ce qui ajoute a
la difficulté, ainsi que le grand méchant du jour, le charismatique Zahda, qui,
lui, mérite le détour. Bref, une belle petite déception que cette Forteresse
Maudite, la première dans une série qui, jusque là, était sans la moindre
fausse note…
Points
Positifs :
- Une
difficulté plus ardue que d’habitude, surtout que, a un moment donné, on est
privé de tout notre équipement y compris le Glaive de Sommer – le passage dans
le labyrinthe. Du coup, le challenge n’en est que plus relevé, ce qui nous
change des volumes précédents qui, pour rappel, n’ont jamais été
insurmontables.
-
Le grand méchant du jour, Zahda, est plutôt charismatique. De plus, c’est la
première fois que l’on a affaire à un adversaire qui se débarrasse de Loup
Solitaire aussi facilement.
-
Les illustrations de Gary Chalk.
-
Si vous êtes un inconditionnel des Défis Fantastiques, cette Forteresse
Maudite pourra vous plaire.
-
Quelques adversaires marquent les esprits.
-
La couverture reste plutôt réussie.
Points
Négatifs :
- Joe
Dever, avec La Forteresse Maudite, nous a pondu un tome fortement
inspiré des Défis Fantastiques et, sincèrement, cela dénote
fortement dans la saga, surtout que, du coup, exit les voyages et les superbes
descriptions, les rencontres marquantes et tout ce qui faisait le sel de Loup
Solitaire jusqu’à alors.
-
En plus de nous pondre un ouvrage a la manière des Défis Fantastiques,
il apparait que Joe Dever n’est pas a l’aise dans ce style là et que, non
seulement ses couloirs et ses pièces sont terriblement vides – cela manque
cruellement de description – mais qu’en plus, l’auteur s’embrouille rapidement,
au point même que faire une carte devient très rapidement compliqué pour le
lecteur.
-
Un synopsis qui tient sur un timbre poste : une forteresse où règne le
mal, tout un tas de méchants et de monstres y vivent mais sans que l’on sache
vraiment pourquoi, un manque de background important…
Ma
note : 6/10
La
Quête de Thanos
Thanos
sait désormais tout et a mûrement réfléchi sur ses erreurs passées. Grâce au
Puits de l’Infini, il découvre tous les royaumes du possible et son imagination
n’a plus de limite. Il comprend maintenant ce qu’il faut faire pour assouvir
les désirs inextinguibles de Maîtresse Mort. La voilà d’ailleurs accompagnée de
son serviteur qui s’exprime en son nom. Elle est impatiente et veut connaître
les nouveaux plans du Titan : il lui a promis de la satisfaire alors elle vient
réclamer son dû. Thanos répète son amour et sa fidélité envers elle et il va le
lui prouver. Pour avoir une chance de totalement accéder à sa volonté, Thanos
doit se montrer plus puissant… beaucoup plus puissant même ! Et pour cela, il
doit trouver les six Joyaux de l’âme qui concentreront toute sa puissance.
Cette fois, il ne commettra pas la même erreur qu’autrefois car il a vraiment
compris l’intérêt de ces Joyaux aux pouvoirs infinis. Il demande donc
humblement l’autorisation à celle qu’il aime par-dessus de partir en quête de
ces objets surpuissants. Pour obtenir le premier Joyau, il doit rencontrer
l’Intermédiaire et le dépouiller de son bien. Une occasion unique pour venger
la Maîtresse Mort. Le serviteur donne son accord à Thanos. Désormais, il peut
commencer sa quête des Joyaux !
La Quête de Thanos
Scénario
: Jim Starlin
Dessins
: Ron Lim
Encrage : John
Beatty
Couleurs : Tom
Vincent
Couverture : Ron
Lim
Genre : Super-héros
Editeur
: Marvel
Titre
en vo : The Thanos Quest
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 20
octobre 1990
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Panini Comics
Date
de parution : 15 octobre 2022
Nombre
de pages : 112
Liste
des épisodes
The
Thanos Quest
Mon
avis : Après vous avoir parlé, il y a de
cela quelques jours à peine, de La
Mort de Captain Marvel, incontestablement, une des toutes meilleures
mini-séries de chez Marvel, j’ai
décidé de rester, du coté de la Maison des Idées, dans les sagas cosmiques et
donc, aujourd’hui, si l’on retrouve à nouveau le grand Jim Starlin aux
manettes, c’est un des vilains les plus emblématiques et intéressant de chez Marvel qui a droit aux honneurs, un
certain Thanos ! Cette mini-série, donc, c’est bien évidement La Quête
de Thanos, premier volet d’une trilogie qui verra par la suite le Titan fou
amoureux transit de la Mort, devenu tout puissant, affronter tous les super
héros de Marvel dans Le Gant de l'Infini et
de La Guerre de l'Infini. Paru il y a de cela un peu plus de trois
décennies, au tout début des années 90, La
Quête de Thanos est, selon moi, l’exemple type de ce que l’on peut appeler
sans problème une parfaite réussite. Car oui, après moult lectures et relectures
de la chose, comment ne pas s’extasier devant le récit de Jim Starlin, grand
maitre des sagas cosmiques, pourtant loin d’être original a la base – après tout,
on suit juste Thanos dans sa quête des six Gemmes de l’Infini, rien de bien
transcendant a priori – mais qui n’en reste pas moins d’une efficacité
rare : ainsi, entre les divers opposants du Titan, les dialogues entre ces
derniers et Thanos, souvent savoureux, la manière dont le serviteur de la Mort
s’y prend pour parvenir à ses fins, mais aussi, ne l’oublions pas, cette
tristesse qui se dégage tout au long de l’intrigue, comment ne pas louer
cette Quête de Thanos, exemple type que l’on peut user de
personnages aux pouvoirs indicibles, qu’on peut les faire voyager dans des lieux
tous plus étranges les uns que les autres, et ce, sans que cela tourne au grand
guignolesque comme cela est souvent le cas ?! Ajoutons à cela le fait que,
malgré trois décennies écoulées, les dessins de Ron Lim n’ont franchement pas
pris une ride et collent toujours bien au récit – par contre, la colorisation
fait un peu vieillotte – et vous comprendrez pourquoi, à mes yeux, La Quête
de Thanos est l’une des sagas de Marvel que je
préfère…
Points
Positifs :
- Jim
Starlin fait fort, très fort : ainsi, en partant d’un postulat de départ
plutôt simple et avec une intrigue qui pourrait tenir sur un timbre-poste, il
réussit l’exploit de transcender son récit, apportant une grandeur a ses
personnages, et plus précisément a Thanos, probablement l’un des « méchants » les
plus intéressants de chez Marvel.
-
La tristesse qui se dégage de l’ensemble : Thanos est certes un personnage
implacable, qui n’a aucune difficulté à tuer pour parvenir à ses buts, mais on
le voit ici regretter de devoir le faire, et surtout, son amour immodéré pour
la Mort, et bien entendu, non partager, en fait une figure tragique et bien
plus humaine que la grande majorité des super héros que l’on connait.
-
Pas de temps morts, rien n’est à jeter dans ce récit, captivant de bout en bout
et qui fourmille de dialogues tout simplement savoureux.
-
Les dessins de Ron Lim, qui certes, font très années 80/90, mais qui ne font
pas vieillots, loin de là.
Points
Négatifs :
-
La colorisation, elle, par contre, accuse son âge, il faut le reconnaitre.
-
Certes, Thanos est puissant, très puissant même, cependant, par moments, je
trouve qu’il se débarrasse de ses adversaires un peu trop facilement. Peut-être
qu’un récit un peu plus long aurait pallié à ce détail, mais bon, là, je
chipote.
Ma
note : 8,5/10
Ajin
– Tome 10
Il
y a 17 ans de cela, des Ajin furent découverts sur Terre. C'est lors d'une
mission militaire en Afrique que des soldats américains sont tombés en face
d'un de ces immortels à l'apparence humaine. Depuis, les autorités ont dénombré
46 Ajin dans le monde, dont 2 au Japon. Ces êtres auraient la capacité
d'immobiliser leurs adversaires en criant, et toute personne capable d'en
trouver un sera récompensée. Avec la mise à feu et à sang des locaux de Forge
Sécurité, Kei Nagai a perdu plus qu’une bataille. La défaite a porté un
coup fatal à la stratégie qu’il avait mise en place avec Tosaki et le pousse à
abandonner ses camarades. Sato poursuit quant à lui sur sa lancée, fort d’avoir
déjoué le guet-apens tendu par ses adversaires. Mais au lieu de terminer sa
série d’assassinats – la « deuxième vague » de ses
actes terroristes – c’est vers la troisième qu’il avance à grands pas. L’heure
est venue pour Kei Nagai de montrer ce qu’il vaut vraiment.
Ajin – Tome 10
Scénariste
: Gamon
Sakurai
Dessinateur : Gamon
Sakurai
Genre : Seinen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Action, Seinen
Titre
en vo : Ajin vol.10
Parution
en vo : 07 avril 2017
Parution
en vf : 22 novembre 2017
Langue
d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre
de pages : 194
Mon
avis : Indéniablement, ce dixième volume
de Ajin,
manga du sieur Gamon Sakurai apparait tout de suite comme étant un tome de
transition ; il faut dire que son prédécesseur,
au vu des événements qui y étaient relatés, c’est-à-dire, l’échec de nos héros
a empêcher Sato et les siens de parvenir a leur but – assassiner le président
de Forge Sécurité – un de plus alors que, accessoirement,
jamais ils n’avaient été aussi proches de la victoire, avait de quoi leur
porter un coup au moral, surtout que, histoire d’enfoncer le clou, certains des
leurs y avaient perdu la vie… Forcément, après les volumes précédents où l’on
était captiver par l’action, les coups de théâtre et des affrontements
dantesques, il est clair que ce dixième tome, plus calme, plus axé sur les
dialogues, apparait un peu en retrait vis-à-vis d’une intrigue qui, depuis ses
débuts, nous a quasiment toujours tenus en haleine. Mais bon, malgré ce calme
que l’on devine arrivé avant la tempête, tout n’est pas inintéressant dans ce
dixième volume de Ajin, loin de là : ainsi, celui-ci nous
permet d’en apprendre davantage au sujet du passé de certains des protagonistes
et si, bien entendu, Sato est encore dans le coup, questions révélations, ce
n’est pas le seul. Bien évidement, le fan préférerait que les choses bougent un
peu plus, quoi que, a bien y regarder, un tome un peu plus calme de temps en
temps, cela ne fait pas de mal, en espérant, tout de même, que Gamon Sakurai
parvienne a nous surprendre par la suite, car bon, le souci avec Ajin,
c’est que Sato apparait comme étant tellement puissant et malin qu’au bout d’un
moment, on finisse par douter qu’il puisse un jour commettre une erreur… a
moins d’une énorme surprise, mais bon, je ne demande que cela !
Points
Positifs :
- Quelques
nouvelles révélations sur le passé de certains des protagonistes avec, bien
entendu, Sato en tête de liste – et où on découvre que du temps où ce dernier
était handicapé, il n’en restait pas moins un adversaire redoutable, alors, en
tant que Ajin, je vous laisse imaginer…
-
Un tome plus calme, sans quasiment aucune action et davantage axé sur les
dialogues et le passé de certains des protagonistes mais qui permet de faire
une pause dans une intrigue qui s’était grandement emballé dans les derniers
volumes.
-
Pour ce qui est des dessins, il n’y a pas grand-chose à redire et si Gamon
Sakurai n’est pas le plus grand dessinateur de mangas, force est de constater
que certaines planches sont fort plaisantes et que, coté dynamisme, on se
régale – surtout avec Sato.
Points
Négatifs :
-
Un tome tout de même un peu trop contemplatif par moments et où il ne se passe
pas grand-chose en dehors des quelques révélations sur le passé de certains des
protagonistes. Certes, c’est intéressant, mais bon, vivement que la pause
prenne fin et que l’on passe a la suite.
-
Sato à la classe, il est puissant, ne commet aucune faute, etc. Euh, on en
vient à se demander comment nos héros, plus faibles que jamais, vont en venir à
bout !?
Ma
note : 7/10
Trans-Europe
Express
Kraftwerk
1 – Europe
Endless (Ralf
Hütter, Florian Schneider) 9:35
2 – Hall of
Mirrors (Ralf
Hütter, Florian Schneider, Emil Schult) 7:50
3 – Showroom
Dummies (Ralf
Hütter) 6:10
4 – Trans-Europe
Express (Ralf
Hütter, Emil Schult) 6:40
5 – Metal on
Metal (Ralf
Hütter) 6:52
6 – Franz
Schubert (Ralf
Hütter) 4:25
7 – Endless
Endless (Ralf
Hütter, Florian Schneider) 0:45
Trans-Europe Express
Musicien
: Kraftwerk
Parution
: 12 mars 1977
Enregistré : 1976
Durée : 42:17
Genre
: Musique
électronique, Synthpop, Krautrock
Producteur : Ralf
Hütter, Florian Schneider
Label
: Capitol
Records
Musiciens :
Ralf Hütter : voix, synthétiseurs, Vako
Orchestron, claviers, effets électroniques, production
Florian Schneider : voix, vocoder, votrax, synthétiseurs,
effets électroniques, production
Karl Bartos : percussions électroniques
Wolfgang Flür : percussions électroniques
Mon
avis : Pour la petite histoire, le Trans-Europe
Express exista bel et bien : cette ligne de chemin de fer
de prestige, rapide et exclusivement de première classe, fit son apparition en
1957 avant de disparaitre dans les années 80. Ainsi, pendant presque trois
décennies, ce train pour public huppé, qui souhaitait concurrencer les avions,
traversait l’Europe de part en part, locomotive et wagons rouges et gris, au
sigle de la TEE, parcourant inlassablement le vieux continent, de
long en large. Un train légendaire pour un disque qui ne l’est pas moins, et
donc, après les autoroutes d’Autobahn puis les ondes radios
de Radio-Activity, et avant les robots de The Man Machine et
les ordinateurs de Computer World, Kraftwerk nous entrainait cette
fois ci, a bord du Trans-Europe Express, vers un voyage sans fin à
travers le continent européen. Un voyage avant toute chose, et comme il se
doit, musical, et qui nous montre les quatre membres du groupe au sommet de
leur art. Ainsi, de la vieille Europe version chic et « carte
postale » de Europe Endless, celle des paysages de
promenades à celle, plus sombre et décadente et où l’on rencontre, au gré d’une
station a une autre, des figures bien connues comme « Iggy Pop and
David Bowie », sans oublié l’apaisée et historique, Franz
Schubert, et celle carrément angoissée de Hall of Mirrors, les
sept morceaux qui composent l’album, nous entrainent, de diverses façons, très
loin dans un formidable voyage qui pourrait fort bien ne pas avoir de fin. Bien
évidemment, le dytique totalement indissociable qu’est Trans-Europe
Express/ Metal On Metal est le sommet de l’album, et d’ailleurs,
si vous ne prenez pas garde ou si vous écoutez l’album pour la première fois,
peut-être ne remarquerez-vous pas qu’il y a deux morceaux et non pas un seul,
mais indéniablement, et comme ce sera le cas, un an plus tard, avec The
Man Machine, tous les titres de ce Trans-Europe Express sont
exceptionnels, donnant à cet album une intensité et une cohérence rarement
atteinte… et accessoirement, histoire de rebondir sur un certain débat, comme
on n’en fait plus. Trente-sept ans plus tard, Trans-Europe Express sonne
toujours aussi bien et ne dénote en aucune façon – c’est probablement à cela
que l’on reconnait les véritables chefs d’œuvres d’ailleurs. Bien évidemment,
pour les plus jeunes d’entre nous et le public lambda, un tel album pourra
sonner de façon pour le moins étrange, même si, même si, de temps en temps, tel
son, tel accord, tel riff leur dira quelque chose – d’où croyez-vous que nos
amis d’Afrika Bambaataa tiennent-ils leur Planet Rock ? Hein,
comment, vous ne connaissez pas d’Afrika Bambaataa ? Ah, bah là, je ne
peux rien faire pour vous alors… Et oui amoureux du hip-hop, Kraftwerk fut et
restera probablement a jamais comme l’une des sources les plus importantes de
samples, même si vous ne le savez pas ! Mais quoi qu’il en soit, en cette
lointaine année 1977, avec Trans-Europe Express, les singuliers
allemands de Kraftwerk offraient au monde l’un de leurs meilleurs albums, et
encore aujourd’hui, l’on peut sentir, ici ou là, les diverses inspirations qui
en découlèrent sur la scène musicale mondiale. Tout bonnement un chef
d’œuvre !
Points
Positifs :
- Un
des meilleurs albums de Kraftwerk, maitre étalon du Krautrock – la musique
électronique germanique des années 70 – et, sans aucun doute, un opus qui
inspira une bonne partie du paysage musicale de ces quarante dernières années.
Avant Trans-Europe Express, Kraftwerk était un sacré bon groupe, avec
cet album, ce sera un groupe génial !
-
Trans-Europe Express, la chanson, nous entraine dans un formidable et étonnant
voyage dans l’Europe Centrale de la fin des années 70. Un pur chef d’œuvre du
genre.
-
Bien entendu, le titre éponyme à lequel il faut ajouter Metal on Metal est le sommet de cet album. Mais le reste est loin d’être
à jeter, bien au contraire, et mérite amplement le détour.
-
Musicalement, bien évidement, ce n’est absolument pas grand public et il faut
reconnaitre que Kraftwerk est réservé à une certaine catégorie d’amateurs du
genre, cependant, si c’est le cas, cet opus est un indispensable absolu !
Points
Négatifs :
- Bien
évidement, il faut être fan de Krautrock pour apprécier un tel disque et si ce
n’est pas le cas, vous risquer de fuir en courant…
-
Même si Trans-Europe Express est un excellent album, Kraftwerk atteindra
la perfection avec son opus suivant, The Man Machine, encore plus
aboutit.
Ma
note : 8,5/10
Keltos
– La Grande Quête
Les
Cimbres arrivent en vue de la cité d’Ys afin de la détruire. Le roi Pendragon
n’a que faire des avertissements de sa sœur Morgan : il préfère s’enivrer
plutôt que de donner l’ordre à son armée de protéger la cité. Au même moment,
Ursus et ses compagnons arrivent en vue de l’île blanche. Sur place, ils ne
trouvent qu’un pêcheur qui ne souhaite pas les aider à traverser. En fait,
c’est l’île qui enverra des bateaux pour les récupérer, le moment venu. En
attendant, ils montent leur camp sur la berge et méditent sur leur sort. Le
corbeau raconte alors une histoire sur sa rencontre avec un dieu. Une histoire
sombre, dont l’issue le mena à l’exil avec, en prime, une malédiction comme fardeau.
Au petit matin, le pêcheur leur annonce que les barques sont arrivées sur la
plage. Ils embarquent à bord et prennent la direction de l’île blanche. Sur
place, ils ne rencontrent personne, hormis de milliers d’os qui jonchent la
plage. A ce moment, une ombre apparaît contre la falaise. Il s’agit d’une
vielle femme gardienne des lieux qui reconnaît de suite ces arrivants. Ursus
demande alors à la vieille ou se trouve la lance de Lug…
Keltos – La Grande Quête
Scénario
: Jean-Pierre Pécau
Dessins
: Igor
Kordey
Couleurs : Len
O’Grady
Couverture : Manchu,
Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Heroic-Fantasy,
Historique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution : 22
septembre 2010
Nombre
de pages : 55
Mon
avis : Indéniablement, Le
Corbeau des Batailles, premier volet de Keltos, œuvre du
duo Pécau/Kordey, m’avait enchanté de par l’univers et l’époque
abordé : les celtes, a l’époque grecque, et plus précisément la méconnue
razzia effectuée par ceux-ci sur Delphes en 279 av JC et l’autre bataille des
Thermopyles, mais aussi, Pécau oblige, de part les liens évidant de par les
noms des protagonistes avec les légendes Arthuriennes, avec un décalage de
mille ans qui aura put faire sauter au plafond les puristes mais qui, de mon
point de vu, ne m’aura pas gêner plus que cela. Après tout, dans une œuvre de
fiction, il y a « fiction » et cette évidence ne saute pas
forcement aux yeux de tout le monde, ainsi, si les auteurs on fait remonter le
mythe Arthurien a une époque aussi reculée, autant prendre la chose comme ce
qu’elle est : un divertissement avant tout. Et puis, accessoirement, cela vaut
mieux que de se taper pour la millième fois les chevaliers de la table ronde,
Merlin et Excalibur en plein moyen âge hollywoodien, ce qui, historiquement,
est bien plus une hérésie, mais bon… Ceci étant dit, qu’en est-il de ce
deuxième tome ? Voilà la question qui nous préoccupe aujourd’hui. Si dans Le
Corbeau des Batailles, nous faisions connaissance avec l’univers et les
divers protagonistes de la série, dans La Grande Quête, le lecteur,
en territoire connu désormais, s’attend le plus naturellement du monde à ce que
l’intrigue suive son cour et se développe. Ayant laissé, a l’issu du premier
volume, les personnages principaux de la saga devant la quête des trois objets
sacrés de leur peuples, afin qu’Ursus, le fameux « Roi perdu »,
puisse prendre la tête des siens face a la menace des envahisseurs Cimbres, ce
deuxième tome débute de la meilleure des manières par les souvenirs du fameux
Corbeau des Batailles, ancien mercenaire ayant servis Carthage dans ses guerres
contre les hellènes et le lecteur, ravi d’en savoir plus sur le passé de ce
personnage charismatique sera confronté a la violence de l’époque, bien servie
par un Kordey au sommet de son art, et apprendra également pourquoi ce
personnage est maudit, et aussi, qui le poursuit. Et c’est là l’un des grands
tournants dans ce cycle, l’entrée de plein pied dans le surnaturel. Si dans le
premier volume de Keltos, celui-ci était esquissé, c’était plus
dans le sens folklorique qu’autre chose, après tout, rien ne laissait présager
la suite : les druides n’avaient rien de franchement exceptionnels,
ressemblants plus a des charlatans qu’autre chose, et les allusions a la magie
et aux légendes ne laissaient en rien présager que celles-ci étaient réelles ;
de même, ces fameux trois objets sacrés n’avaient, a priori, rien de magique.
Or la, tout s’accélère est l’on ne peut plus nier la réalité des faits : déjà,
et c’en est même inattendu, des Dieux marchent parmi les hommes, mais pas des
divinités omniscientes comme dans L’Ancien
Testament, mais bel et bien des Dieux dits primordiaux, plus «
humains » dans leur comportement tels des divinités grecques ; sauf
que dans le cas présent, celles-ci sont celtes pour la plupart – mais bon, vu
que selon les divers peuples de l’antiquité, les Dieux n’étaient que des
variantes locales des mêmes archétypes primordiaux, l’on pourrait presque dire
que, a part les noms, c’est presque du pareil au même dans de nombreux cas.
Ensuite, la magie n’est pas si irréel que cela : si dans le premier tome
de Keltos, or quelques visions et rêves, celle-ci ressemblait plus
a du charlatanisme qu’a autre chose, là, il serait difficile au lecteur de ne
pas se convaincre de son existence. Bref, Pécau et Kordey nous on contacter une
bonne petite BD où se mêlent, pour notre plus grand plaisir, mythes, divinités
et civilisation celtes et grecs (intéressant par ailleurs d’opposer ces deux
civilisations vu que l’on a plus l’habitude de voir les celtes face aux
romains, c'est-à-dire à une époque plus récente de l’Histoire), matinée de
légendes a consonances Arthuriennes, mais où des personnages du nom de Jason
(pour les connaisseurs) et ou une cité état comme Carthage est présente nous
présente un formidable panorama des civilisations méditerranéennes antiques.
Ainsi donc, La Grande Quête est dans la droite ligne de son
prédécesseur et les lecteurs qui auront apprécié le premier volume de la saga
seront une fois de plus ravis de retrouver un univers et des protagonistes qui
valent amplement le détour ; Jean Pierre Pécau, même s’il a ses défauts et que
bien souvent, a tendance a trop en faire, n’en reste pas néanmoins un excellant
scénariste qui a le don de captiver ses lecteurs, quant a Igor Kordey,
franchement, il m’épates d’albums en albums et celui-ci est une véritable
petite merveille ; il aura fallu le temps pour que l’ancien illustrateur
des X-Men arrive
a maturité, mais depuis, ce n’est que du bonheur. Franchement, pour moi, Kordey
est l’un de mes dessinateurs préférés à l’heure actuelle. Bref, vous l’avez
compris, La Grande Quête, deuxième tome de Keltos, sans
être non plus exceptionnel, il ne faut pas exagérer non plus, vient confirmer
tout le bien que je pensais de cette sympathique et intéressante énième série
du duo magique de L’Histoire
Secrète, Pécau et Kordey, une série a l’univers original, avec des
personnages qui n’ont pas encore livrés tous leurs secrets et leurs potentiel
et dont la suite promettait énormément… Hein, comment, j’ai usé du
conditionnel ? Bah oui, voilà le problème : La Grande Quête est
paru en 2010, nous sommes en 2021, depuis, Pécau et Kordey ont sortis bien
d’autres œuvres et toujours aucune nouvelle d’un éventuel troisième tome qui,
je le crains fortement, restera a jamais lettre morte… Mais quel dommage au vu
du potentiel de cette série !
Points
Positifs :
-
Après un premier volume qui mettait en place l’univers, la trame générale et les
protagonistes, on entre vraiment dans le vif du sujet avec ce second tome qui
se permet le luxe de rehausser le niveau général de l’ensemble, ce qui, ma foi,
est une gageure.
-
Une intrigue de plus en plus captivante, bourrée de rebondissements, inventive
et qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière page.
-
L’arrivée massive du fantastique dans le récit. Ainsi, ici, les dieux marchent
parmi les hommes, la magie existe, de même que certaines créatures peu
communes.
-
Un Igor Kordey au top de sa forme et qui livre une prestation par moments
excellente… du moins, pour ceux qui adhèrent a son style.
-
Cette ambiance particulière qui mêle habilement légendes Arthuriennes et
histoire.
-
Une nouvelle fois, une couverture plutôt réussie.
Points
Négatifs :
- Cela
fait onze ans que l’on attend le troisième tome ! Non seulement c’est
incompréhensible au vu du potentiel de la série, mais en plus, on n’a droit a
aucune nouvelle, aucune déclaration comme quoi Keltos avait
été stoppé. Alors, aurons nous droit, éventuellement, a la conclusion de cette
œuvre un jour ou devrons nous faire une croix dessus ?
-
Les habituels détracteurs de Jean-Pierre Pécau et d’Igor Kordey trouveront
probablement a redire, mais bon, cela est davantage dut a une simple affaire de
gouts personnels…
Ma
note : 8/10
Keltos
– Le Corbeau des Batailles
Aux
abords de la mer méditerranée, près de Massalia, en 280 avant J.C., un
mystérieux guerrier se dirige vers le couchant. Faisant route pour Ker Ys,
capitale des Abrincates, le prince Ursus vient avertir le roi Mordred, son
frère, que des envahisseurs, les Cimbres, se dirigent vers la ville. Mais il se
heurte à l’incrédulité de son souverain. Mordred accepte cependant de consulter
les oracles en procédant à un sacrifice. Ursus se rend au sanctuaire et
découvre avec stupeur que c’est son porte lance, Yber, qui a été désigné comme
victime du sacrifice. Après avoir lui avoir tranché la gorge, l’oracle observe
le sang d’Yber et prédit que le danger ne viendra pas du couchant mais du
levant ! Le soir venu, Ursus trouve un peu de réconfort auprès de Morgan, sa sœur,
qui lui confie avoir eu des visions dans lesquelles elle voyait son frère fuir
vers le levant afin de fonder un nouveau royaume, mais d’échouer avant d’y
réussir. Le lendemain, le mystérieux guerrier arrive à la capitale, en ayant au
préalable tué le champion de la forêt. Dès son arrivée, des craintes se font
sentir car il vient du côté du levant…
Keltos – Le Corbeau des Batailles
Scénario
: Jean-Pierre Pécau
Dessins
: Igor
Kordey
Couleurs : Len
O’Grady
Couverture : Manchu,
Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Heroic-Fantasy,
Historique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution : 26
août 2009
Nombre
de pages : 55
Mon
avis : Après avoir, pendant bien des
années, traverser les siècles avec les Archontes dans L’Histoire
Secrète, puis visiter un monde où Napoléon aurait conquis les Indes
avec Empire, voila que Pécau et Kordey nous entraînent parmi les peuples
celtiques et, plus précisément, dans l’un des plus grands moments de leur
histoire (et paradoxalement, très peu connu) : la prise de Delphes par des
dizaines de milliers de soldats celtes. Cet événement, franchement peu connu
(bigre, il y a tout de même une autre bataille dans les Thermopyles !), j’en
entendis parler pour la première fois il y a une dizaine d’années environ, en
lisant l’excellant Celtika du regretté Robert Holdstock.
Ainsi, en découvrant le synopsis de ce Keltos, mon intérêt, déjà
éveillé par le duo d’auteurs, n’en fut que plus grand. Une fois de plus, l’on
retrouve la patte de Jean-Pierre Pécau et son goût immodéré pour l’Histoire,
même la plus obscure. Et comme il fallait s’y attendre, le scénariste s’en
donne à cœur joie, se permettant même le luxe, de mêler les légendes
Arthuriennes aux mythes fondateurs celtes – Selon la mythologie grecque, un
fils serait né de la liaison entre Héraclès et Keltine, nommé Keltos, il serait
l'ancêtre des Celtes. Les détracteurs de Pécau, et ils sont légions, crieront
probablement au scandale, arguant que le mélange des deux est osé, cependant,
personnellement, l’idée qui me surpris de prime abord, au bout de quelques
pages (en découvrant que le Roi se nommait Mordred, les autres protagonistes
suivirent rapidement) n’est peut être pas si mauvaise et m’a renvoyé à une
histoire de Donald (eh oui) réaliser par l’excellent Don
Rosa, The Once and Future Duck (1996), où le canard le plus
colérique du monde et ses neveux débarquaient au moyen age et rencontraient un
Roi Arthur bien différent de la légende et bien plus barbare, ce qui était assez
judicieux d’ailleurs au vu de l’antiquité de la légende. Alors certes, celle-ci
ne remonte probablement pas à la prise de Delphes vers 300 avant J-C, mais pour
moi, le lien entre les deux ne me choqua pas le moins du monde. Tout ceci étant
dit, que vaut véritablement ce Corbeau des Batailles, premier tome
de Keltos, car pour le moment, il faut dire que l’on n’en est resté
qu’au synopsis de base, et bien souvent, les meilleurs idées ne sont pas
forcement un gage de réussite ? Et bien, en toute franchise, si l’on a droit
bien entendu a la mise en place de l’univers du récit et a l’entrée en scène
des divers protagonistes, ce qui est parfaitement normal pour un premier tome,
l’on rentre assez rapidement dans l’histoire, sans aucun temps mort et, pour
peu que l’on soit fan de Pécau (ou du moins, habitué a ces scénarios a
consonances plus ou moins historiques), c’est avec un plaisir non dissimulé que
l’on découvre l’intrigue. De plus, les personnages, aux noms (pour la plupart)
qui résonnent de façon « Arthurienne » a nos oreilles, sans
être certes d’une grande originalité sont plutôt intéressants, en particulier
le fameux Corbeau des batailles. Bon, évidement, il ne faut pas s’attendre à un
charisme hors du commun, après tout, ils sont assez caricaturaux : Ursus en Roi
déchu, courageux, respectueux des traditions, Mordred en usurpateur parfait,
couard et retors, Morgan en femme forte et sensuelle etc. Cependant, l’ensemble
fonctionne plutôt bien et l’on accroche rapidement à cet univers, sublimement
mis en valeur par un Igor Kordey tout bonnement excellent. Et oui, qu’il est
loin le temps des débuts, où, dépité, je me demandais comment l’on pouvait
confier une série comme les X-Men a
un tel tâcheron ? Mon opinion a son sujet évolua énormément, je le reconnais,
son travail de l’époque n’étant pas si mauvais (c’était plus une question de
style) mais de même, il faut avouer que celui-ci à réaliser d’énormes progrès
au fil des années et qu’a mes yeux, ses derniers albums (entre L’Histoire
Secrète et ce Keltos par exemple) sont quasiment
parfaits, voir impressionnants. Sincèrement, je n’ai rien à redire sur les
dessins de Kordey dans ce Corbeau des Batailles, même les
habituelles scènes de combat trop souvent brouillonnent sont bien mieux
réalisées et ce n’est pas sur les dessins, que l’on pourra critiquer ce premier
volume de Keltos. A moins, bien entendu, de ne pas aimer le
style particulier de Kordey qui, il faut bien le dire, est plutôt du
genre « on aime ou on déteste ». Alors, finalement, tout ne serait
qu’une histoire de goût : pour les fans, Keltos sera une très
bonne surprise, qui promet énormément ; quant à ceux qui ne peuvent ni voir
Pécau, ni Kordey, cette nouvelle production des deux hommes ne sera que la
confirmation de leur opinion à leur sujet. Reste les autres, ceux qui ne
connaissent pas encore L’Histoire Secrète et consorts.
Personnellement, je leurs conseillerais ce Keltos mais
uniquement parce que celui-ci m’a beaucoup plu. Dommage tout de même qu’après
un second tome qui reste dans la même lignée qualitative, on n’attende
toujours, en vain, une conclusion qui, je le crains, ne vienne jamais…
Points
Positifs :
-
Un univers celtique plutôt réussi et attirant. Pécau maitrise assez bien son
sujet et s’en donne a cœur joie, de plus, l’époque où a lieue l’intrigue,
c’est-à-dire, celle où les peuples celtes allèrent ravager l’Oracle de Delphes,
est plutôt bien choisie – surtout que cet exploit est plutôt mal connu du grand
public.
-
Le mélange entre histoire et légendes Arthuriennes, assez réussi.
-
Un Igor Kordey en très bonne forme et sincèrement a mille lieux du coté
brouillon de ses débuts. Certaines planches sont tout bonnement superbes.
-
Une fort belle couverture !
Points
Négatifs :
- Le
principal défaut de Keltos, et on ne peut l’occulter, c’est que
cette série, composée de deux tomes, n’a pas de conclusion ! Je ne sais
pas si on y aura droit un jour – aucune nouvelle depuis des années – ce qui
serait dommage si ce n’est pas le cas, mais tout nouveau lecteur se doit de le
savoir.
-
Les détracteurs de Pécau regretteront son coté un peu fourre tout habituel.
-
Igor Kordey est un artiste qui divise et certains n’accrocheront naturellement
pas à son style. Au demeurant, il a toujours autant de mal avec certaines
scènes d’actions.
Ma
note : 7,5/10