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jeudi 28 janvier 2021

Bloodborne


Bloodborne
 
Un Chasseur se réveille et découvre qu'il est opéré par un vieil homme. Ce dernier explique qu'il lui transfuse du sang. Il avertit le chasseur qu'il commence un étrange voyage en quête du sang pâle qui semblera être un mauvais rêve. Le chasseur s'évanouit après avoir vu plusieurs créatures bestiales s'approcher de lui. Une fois que le joueur a créé son chasseur, le chasseur se réveille sur une table d'opération dans une petite pièce. Le chasseur quitte alors la pièce, découvre qu'il est à Yharnam, plus précisément à la clinique de Iosefka, constate que le monde est rempli de dangereux monstres et mystères, et commence son long voyage. Peu après son arrivée à Yharnam, le joueur est projeté dans une dimension spectrale nommé le Rêve du Chasseur, qui sert aussi bien de refuge que d'atelier. Il y rencontre deux entités : Gehrman, un vieil homme en fauteuil roulant qui donne des conseils, et la Poupée, une poupée taille humaine qui lui permet d'utiliser les échos du sang pour préparer son corps aux combats. Gehrman informe le joueur que pour obtenir le sang convoité, il doit chasser les différents monstres infestant Yharnam et stopper la source de la contamination. Alors que le chasseur s'enfonce de plus en plus dans la ville, il commence à découvrir ses noirs secrets ainsi que l'origine de la contamination qui la détruit. Il y a fort longtemps, les habitants d’Yharnam commencèrent à vénérer les Grands Anciens, des êtres cosmiques étranges habitant les labyrinthes sous la ville. Ils pourvoyaient le sang guérisseur pour lequel Yharnam était connu, et qui est aussi la source de la contamination. Ils propagent le fléau dans Yharnam afin d'encourager la croissance d'un nourrisson de Grand Ancien.
 

Bloodborne
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : From Software
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Date de sortie : 24 mars 2015
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Indéniablement, la saga Dark Souls aura changer, a sa manière, la face du petit monde des jeux vidéos car, depuis ses premiers opus, il y a de cela sensiblement une décennie, les softs du sieur Hidetaka Miyazaki auront sut conquérir des joueurs plus exigeants, des joueurs qui en avaient assez de la facilité de la plupart des jeux actuels et qui, bien évidement, étaient prêt a mourir, encore et encore, chaque succès étant considéré comme étant une victoire. Et donc, après avoir passé ces derniers mois sur la saga, concluant celle-ci, naturellement, par le fameux Dark Souls 3, j’étais tellement emballer par l’univers du sieur Miyazaki et par son concept de jeu que je me suis intéresser a une autre création du même concepteur, un soft assez semblable malgré quelques différences, je veux, bien évidement parler de Bloodborne. Semblable car dans le genre hardcore, Bloodborne est un digne équivalent de Dark Souls : ici, le familier des Souls sera en terrain connu et même s’il y a quelques différences dans les combats, beaucoup plus dynamiques, il est clair que le leitmotiv reste le même, c’est-à-dire, des adversaires dangereux et qui peuvent tous vous tuer, y compris le moindre villageois armé d’une fourche, des boss plus spectaculaires les uns que les autres, des décors grandioses, bref, tout un tas d’éléments que l’on trouvait déjà dans la saga des Souls. Cependant, dans Bloodborne, nous quittons l’Heroic-Fantasy pour une ambiance plus Victorienne et où plane l’ombre d’un certain Lovecraft. Du coup, exit les boucliers et place aux armes a feu, exit les armures pour des tenues du XIXème siècle, exit les sorciers pour faire place a des savants fous. Bref, avec Bloodborne, les familiers de Dark Souls retrouveront tout ce qui avait put les attirer dans cette série de softs, c’est-à-dire, avant toute chose, un jeu exigeant – parfois trop pour certains – mais ce, dans une ambiance différente et qui, ma foi, ravira bien des amateurs de gothique et d’auteurs comme Lovecraft ou Stocker.  Le jeu en lui-même est superbe, les décors, forcément grandioses et inquiétants et si vous avez apprécié Dark Souls, alors, n’hésitez pas une seule seconde, malgré ses différences, Bloodborne est fait pour vous. Bien évidement, certains joueurs, trop habitués aux facilitées de la plupart des jeux vidéos actuels passeront leur chemin, mais cela est plutôt dommage car malgré ce que l’on peut penser, un jeu comme Bloodborne, malgré ses difficultés, n’est pas impossible. Il suffit juste d’avoir de la patience et d’accepter de mourir de nombreuses fois, mais n’oubliez jamais que la réussite, lorsqu’elle surviendra, n’en sera que plus appréciable !
 

Points Positifs
 :
- En gardant le concept qui a fait le succès des Dark Souls mais en quittant l’univers de l’Heroic-Fantasy pour une ambiance gothique, Hidetaka Miyazaki a sut non seulement renouveler la saga mais, qui plus est, nous pondre ce qui est indéniablement un superbe jeu. Car plus qu’une pseudo-suite ou un épisode annexe, Bloodborne est un volet a part qui, peut-être, aura droit a ses propres suites.
- Comme dans les Souls, il faut s’attendre a mourir énormément de fois, a devoir apprendre comment tous nos adversaires se battent, a être prudent, a chercher le bon chemin, les bons raccourcis, a affronter des boss tous plus spectaculaires les uns que les autres, mais même si cela peut présenter quelques difficultés au départ, une fois la manette prise en main et le concept maitrisé, c’est parti pour une centaine d’heures de pur bonheur !
- Les décors, magnifiques et grandioses, les décors, qui le sont tout autant, le design des monstres, l’ambiance générale, la bande son qui permet de nous fondre dans l’aventure. Bref, que du bon !
- Bien évidement, la satisfaction de battre un boss, de traverser un niveau qui semblait impossible et autres joyeusetés du même genre sera a la hauteur de nos difficultés.
- Assez différents de ceux des Souls, les combats de Bloodborne, bien plus dynamiques, déstabilisent au départ mais s’avèrent être une belle réussite.
 
Points Négatifs :
- Bloodborne n’est pas un jeu impossible a finir et même s’il est plus destiné aux hardcore gamers – il faut le reconnaitre – c’est avant toute chose un soft exigeant. Forcément, nombreux seront ceux qui n’iront pas au bout devant la difficulté de la chose et qui abandonneront, dès les rues de Yharnam.
- Sympa l’idée de créer des donjons aléatoires où l’on peut prolonger l’expérience, cependant, ces derniers s’avèrent très rapidement se ressembler tous et, du coup, on finit par ne plus trop y aller.
 
Ma note : 9/10

mercredi 27 janvier 2021

Esprits des Morts


Esprits des Morts
 
Depuis les débuts de Richard Corben, les passionnés de ses travaux à travers le monde ont pu lire régulièrement ses adaptations de grands auteurs et de classiques de la littérature fantastique, tels que R.E. Howard, H.P. Lovecraft, R. Hope Hodgson. Mais Edgar Allan Poe occupe une place particulière dans ses sources d'inspirations et nous pouvons voir régulièrement Corben, grand perfectionniste, se replonger dans les merveilleux textes de Poe et explorer de nouvelles manières de les adapter. Cet ouvrage, inédit en France, regroupe l'intégralité de ses derniers travaux d'adaptation, tous magnifiquement mis en couleurs et l'on reconnaîtra certains textes, nouvelles ou poèmes, parmi les plus emblématiques de cet immense auteur, tels que La Chute de la Maison Usher, Le Masque de La Mort Rouge, ou encore Le Corbeau.
 

Esprits des Morts
Scénario : Richard Corben d’après les oeuvres d’Edgar Allan Poe
Dessins : Richard Corben
Encrage : Richard Corben
Couleurs : Beth Corben Reed, Richard Corben
Couverture : Richard Corben
Genre : Horreur
Editeur : Dark Horse
Titre en vo : Spirits of the Dead
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Parution : 14 octobre 2014
Editeur français : Délirium
Date de parution : 22 septembre 2015
Nombre de pages : 220

Liste des épisodes
Alone
The City in the Sea
The Sleeper
The Assignation
Berenice
Morella
Shadow
The Fall of the House of Usher
The Murders in the Rue Morgue
The Masque of the Red Death
The Conqueror Worm
The Premature Burial
The Raven
The Cask of Amontillado
 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligné sur ce blog, en décembre dernier nous quittait Richard Corben, sans aucun doute un des plus grands dessinateurs de l’histoire du genre et, incontestablement, un artiste original, inimitable et qui aura laissé son empreinte, outre-Atlantique, dans moult récits fantastique ou de science-fiction. Bien entendu, je ne pouvais pas ne pas rendre hommage à ce grand monsieur de la bande dessinée et, comme vous avez put éventuellement le constater, je vous ai, depuis quelques semaines, proposer les critiques de quelque unes des œuvres du maitre : Murky World, Rat God, Ragemoor et Monde Mutant. Et donc, aujourd’hui, je poursuis mon hommage avec un ouvrage que je souhaitais lire depuis longtemps : Esprits des Morts. Comme son titre complet l’indique – Esprits des Morts & Autres Récits d'Edgar Allan Poe – dans cet album, Richard Corben nous propose une fort belle compilation de toutes ses adaptations d’œuvres du célèbre poète et romancier romantique, de courtes BD de quelques pages à peine pour la plupart, comme le furent, finalement, les nouvelles du maitre, adaptations qui, accessoirement, datent pour certaines d’il y a un certain temps tandis que quelques unes sont plus récentes. Bien entendu, que vous soyez fan ou non d’Edgar Allan Poe, c’est un pur régal que de voir les œuvres de ce dernier mises en images par un Corben plus inspirer que jamais et qui, ici, accompagné comme il le fut lors de ses dernières années par sa fille Beth Corben Reed, nous livre un travail qui frôle quasiment avec la perfection. Bien entendu, certains récits sortent plus du lot que d’autres et vous serez probablement davantage réceptifs a certains tandis que d’autres vous laisseront plutôt dubitatif – un peu le souci avec Poe, auteur que j’ai toujours respecté mais qui ne m’a jamais vraiment attirer – mais bon, ce qui est sur, c’est que si vous êtes fan de Richard Corben, alors cet Esprits des Morts est tout simplement indispensable, qu’on se le dise !
 

Points Positifs
 :
- Une magnifique compilation des adaptations par Richard Corben de certains des plus grands récits d’Edgar Allan Poe. Si vous êtes fan du premier, c’est un régal, si vous êtes fan du second, cela pourrait être une curiosité plutôt sympathique et si vous êtes fan des deux, alors, voilà un album qui vous est indispensable !
- Artistiquement, Esprits des Morts est une pure merveille et on retrouve donc un Richard Corben en grande forme, ce qui ravira ses fans, bien entendu. Bien évidement, il faut apprécier son style tellement particulier, mais bon, si c’est le cas, parcourir ces pages sera un pur bonheur.
- Même si vous n’êtes pas un spécialiste des œuvres d’Edgar Allan Poe, certains des récits présents dans cet album ne vous seront pas inconnu, bien au contraire – je pense particulièrement à La Chute de la Maison Usher ou Double Assassinat dans la Rue Morgue, bien entendu – et c’est un pur régal que de les voir mis en images.
- La colorisation de Beth Corben Reed – et un peu de Richard Corben – est une pure réussite.
- Une couverture qui nous met tout de suite dans l’ambiance.

Points Négatifs :
- Tous les récits ne se valent pas et si une bonne moitié sortent franchement du lot, je pense qu’il faut vraiment apprécier les œuvres originales du sieur Edgar Allan Poe pour mieux apprécier l’ensemble de cet album.
- Richard Corben possède un style franchement particulier qui ne plaira peut-être pas à tout le monde. Bien évidement, tout cela est une affaire de gouts mais on peut comprendre que le grand public ait du mal avec ce coté caricatural.

Ma note : 8/10

Incendies


Incendies
 
Montréal. À la suite du décès de leur mère Nawal Marwan, les jumeaux Jeanne et Simon se voient remettre deux lettres par le notaire Jean Lebel. L'une qu'ils doivent donner à leur père qu'ils n'ont jamais connu et qu'ils croyaient mort, et l'autre à leur frère dont ils ignoraient l'existence. Commence alors pour les jumeaux une longue quête vers leurs origines et la découverte de la vie de leur mère. Celle-ci, Nawal Marwan, de famille chrétienne, a été forcée d'abandonner son premier fils à la naissance car il était le fruit d'une relation avec un musulman. Marqué d'un signe distinctif au talon, il fut placé dans un orphelinat à Daresh, la capitale, où elle s’était promis de venir le rechercher ses études terminées. Mais les tensions éclatèrent dans le pays et, en voulant le retrouver, elle découvrit que l'orphelinat avait été détruit par des milices musulmanes et les enfants emmenés avec eux, du côté des camps de réfugiés de Deressa.
 

Incendies
Réalisation : Denis Villeneuve
Scénario : Denis Villeneuve, adapté de la pièce Incendies de Wajdi Mouawad
Musique : Grégoire Hetzel
Production : Sony Pictures Classics, Happiness, Les Films Séville
Genre : Drame
Titre en vo : Incendies
Pays d'origine : Canada
Langue d'origine : français, arabe
Date de sortie : 17 septembre 2010
Durée : 130 mn
 
Casting :
Lubna Azabal : Nawal Marwan
Mélissa Désormeaux-Poulin : Jeanne Marwan
Maxim Gaudette : Simon Marwan
Rémy Girard : Notaire Jean Lebel
Abdelghafour Elaaziz : Abou Tarek
Allen Altman : Notaire Maddad
Mohamed Majd : Chamseddine
Nabil Sawalha : Fahim
Baya Belal : Maika
Bader Alami : Nicolas
Karim Babin : le garde du corps de Chamseddine
Anthony Ecclissi : Sauveteur
Yousef Shweihat : Sharif
 
Mon avis :
 Le monde est divisé en deux catégories : il y a les œuvres que tout le monde connait et qui ne sont pas forcément de qualités, cependant, il y a également celles plutôt méconnues et qui, pourtant, mériteraient de l’être davantage. Cela, bien entendu, est valable pour tous les genres confondus et, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est-à-dire, celui du septième art, force est de constater que Incendies est un parfait exemple de film méconnu mais qui, pourtant, porte en lui bien des qualités… Long métrage canadien, plus précisément québécois – ce qui me fit regarder le début avec méfiance, vu que je ne comprenais pas grand-chose en raison de cet accent oh combien particulier – Incendies, paru en 2010, fait parti de ce genre d’œuvres auquel il faut s’accrocher, bref, c’est-à-dire qu’il choisit son public, car bon, comment dire… êtes vous prêts a passer plus de deux heures devant un film dont une partie des dialogues vous échappera – a moins de maitriser l’arabe – a alterner régulièrement entre passé et présent, au risque, par moments, de ne pas savoir où vous en êtes – surtout lorsque, au détour d’une scène, on passe de la mère a la fille, les deux actrices se ressemblant un peu, beaucoup lorsqu’elles portent des vêtements presque identiques – bref, êtes vous prêts a vous prendre la tête ? Pour beaucoup, ce ne sera pas le cas, mais pour les autres, une fois passé un premier tiers loin d’être évident, toute la substance qualitative de cet Incendies sera votre récompense et, ma foi, celle-ci sera à la hauteur de nos espérances ! Car oui, Incendies est un bon film, compliqué, certes, ardu a la compréhension, je ne le nie pas, mais une fois que l’on est dedans, une fois que l’on suit les destins croisés, par delà les décennies, de cette mère et de ses enfants, alors là, ce n’est plus qu’une lente montée en puissance jusqu’à la révélation finale, oh combien choquante et inattendue, mais qui, après coup, n’en reste pas moins tout bonnement géniale. Il fallait oser nous pondre un tel dénouement, je ne le nie pas, cependant, aussi horrible soit-il, il n’en reste pas moins tout simplement parfait, comme étant l’aboutissement de cette longue quête jugée d’embuches et qui ne pouvait qu’être dramatique. Alors oui, Incendies souffre de cette complexité que l’on pourra juger excessive, on pourra regretter tous ces dialogues non sous-titrés, auxquels on ne comprend rien, mais bon, si l’on fait abstraction de cela, si on se dit que ce parti pris narratif est un moyen de renforcer la crédibilité de l’ensemble, on accepte la chose, tout en reconnaissant que, malgré tout, même sans la compréhension de bien des dialogues, le principal, lui, ne nous est nullement occulté et que, parfois, juste le jeu d’acteurs, l’intonation, les regards, suffisent amplement…
 

Points Positifs
 :
- Une formidable histoire dramatique où se mêlent, par delà les décennies, les destins d’une mère et de ses enfants. Alternant régulièrement entre plusieurs époques, le scénario, tel un excellent puzzle auquel on ne comprend pas grand-chose tant que la dernière pièce n’aura pas été ajoutée, est une pure merveille.
- La révélation finale, oh combien horrible mais tellement réussie dans son genre. Franchement, je ne m’y attendais absolument pas et si cette dernière a de quoi choquer, elle n’en reste pas moins excellente.
- Des acteurs totalement inconnus, ou presque, pour ma part, mais qui n’en restent pas moins assez bons dans leurs rôles respectifs.
- On peut se dire que le fait que bon nombre de dialogues nous soient incompréhensibles – pas de sous-titres a l’horizon – nous permet de mieux nous immerger dans l’intrigue ; eh oui, a la place des héros, si l’on se retrouve en pays étranger et qu’on ne maitrise pas la langue, on ne comprendra rien.
 
Points Négatifs :
- Un film qui souffre tout de même de son coté jusqu’au boutiste. Entre un début compliqué, une bonne partie des dialogues auxquels on ne comprend rien, des allers retours sans arrêts entre diverses époques, il est très facile de s’y perdre. Dommage, un soupçon de simplicité, ici et là, aurait permis a Incendies de toucher un plus large public.
- Franchement, je n’aurai pas été contre les sous-titres…
- Pourquoi ne jamais nommer le pays où se déroule l’histoire, c’est-à-dire, le Liban !?
 
Ma note : 7,5/10

mardi 26 janvier 2021

Starbucks sans Filtre


Starbucks sans Filtre
 
Starbucks est partout. Et c’est partout pareil. Avec les mêmes produits standardisés. La marque s’est imposée avec une idéologie rassurante, qui peut se résumer ainsi : « on ne va pas vous faire de mal, on est cool ». Difficile d’échapper à Starbucks dans les quartiers touristiques comme les quartiers d’affaires, les gares, les aéroports. Il faut retirer les épaisses couches de maquillages dont se grime la firme pour faire apparaître son vrai visage. Ce film se penche sur les raisons de son succès pour en dévoiler la face cachée. Nous en identifierons tous les ingrédients, y compris ceux qui ne figurent pas dans la recette. Nous découvrirons ce que les vitrines impeccables et les sourires des employés font tout pour ne pas laisser deviner. Son arsenal marketing redoutable s’appuie sur une rhétorique humaniste et progressiste, autant que sur un positionnement haut de gamme et responsable. Nous en déjouerons les pièges. Nous chercherons à comprendre d’où vient l’enthousiasme parfois délirant que suscite la marque et quels en sont les ressorts.
 

Starbucks sans Filtre
Réalisation : Luc Hermann, Gilles Bovon
Narrateur : Luc Hermann, Gilles Bovon
Production : Arte France, Premières Lignes Télévision
Genre : Documentaire
Titre en vo : Starbucks sans Filtre
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Arte
Diffusion d’origine : 28 août 2018
Langue d'origine : Français
Nombre d’épisodes : 90 min
 
Mon avis :
 Après avoir proposer la critique de Super Size Me il y a tout juste quelques jours, j’ai décider de continuer un peu sur la même lancée de documentaires en guerre contre les grandes multinationales de la mal bouffe et j’aborde donc, aujourd’hui, le cas de Starbucks sans Filtre, docu de chez Arte et datant de 2018. Bon, avant toute chose, je dois reconnaitre que, dans le cas présent, ce fut avec un grand plaisir que je me suis plongé dans le visionnage de ce documentaire : détestant cordialement l’entreprise Starbucks, estimant depuis belle lurette que celle-ci n’est qu’un formidable attrape nigaud destinée a une classe moyenne / aisée, plutôt progressiste et qui estime que boire un grand café dans un énorme gobelet plus ou moins cartonné mais pas tout a fait, est le must de la cool attitude, j’éprouve, depuis longtemps, un certain mépris pour cette société, reconnaissant tout de même, c’est un fait, que celle-ci est dirigée par des types bigrement intelligents qui ont réussis à convaincre les bobos que leurs établissements sont de formidables lieux de vies alors que les véritables cafés, eux, qui ont pourtant, dans les grandes lignes, le même concept, sont ringards. Bien évidement, dans ce Starbucks sans Filtre, les détracteurs de la firme de Seattle en auront pour leur argent : employés sous payés et considérés comme des moins que rien malgré une politique dite progressiste, évasion fiscale sur le continent européen, pseudo commerce équitable qui n’en a que le nom, tri sélectif inexistant avec ces fameux gobelets qui ne peuvent pas être recyclés, politique agressive envers la concurrence, bref, ce n’est pas une grande surprise de constater que du coté de Starbucks, on se comporte comme dans n’importe quelle chaine de restauration rapide… Et c’est cela justement que certains ne souhaitent pas comprendre : malgré les dires de l’entreprise, les concepts soient disant révolutionnaires, l’impression que certains ont de se croire supérieurs aux autres en allant chez Starbucks, ces cafés ne sont pas mieux que McDo et les autres fast-foods, la seule différence étant, finalement, que de nombreux pigeons préfèrent payer une fortune un café très souvent inférieur a celui qu’ils pourraient trouver dans un simple bistrot… Bref, si, comme moi, vous n’êtes pas un grand fan de ce genres de firmes de restauration rapide qui, en plus, se donne des airs élitiste, alors, Starbucks sans Filtre est fait pour vous et ne fera que vous convaincre de ce que vous saviez déjà, si ce n’est pas le cas, si vous êtes un inconditionnel du café dans un gobelet qui n’est pas vraiment cartonné et que vous estimez que cela est le summum du luxe – franchement, j’ai une autre vision de ce qu’est vraiment le luxe mais probablement dois-je venir d’une autre planète ou d’une autre époque – alors, vous fuirez ce documentaire comme la peste en estimant que celui-ci n’est qu’une attaque indigne et sans fondements envers votre lieu de vie préféré…
 

Points Positifs :
- Un excellent documentaire, très complet et pertinent, qui, tout en revenant sur l’histoire de la firme Starbucks, nous montre son coté sombre et la manière dont celle-ci trompe honteusement ses clients depuis des années, en leur faisant croire qu’allez chez eux est le summum de la réussite alors qu’allez dans un café – et avoir un meilleur service – est terriblement ringard.
- Employés sous payés et considérés comme des moins que rien malgré une politique dite progressiste, évasion fiscale sur le continent européen, pseudo commerce équitable qui n’en a que le nom, tri sélectif inexistant avec ces fameux gobelets qui ne peuvent pas être recyclés, politique agressive envers la concurrence : il est beau le monde de chez Starbucks !
- Rendons à César ce qui lui appartient et reconnaissons que les dirigeants de Starbucks sont terriblement malins et que les clients, proportionnellement, le sont nettement moins… Au moins, lorsque l’on va à McDo, même si ce n’est pas terrible, on ne se prend pas pour le roi du monde…
- Le plus drôle quand en pense au concept de base de Starbucks, c’est que celui-ci existe depuis des siècles, c’est celui du café, tout simplement !

Points Négatifs :
- Bien entendu, si vous êtes un inconditionnel de chez Starbucks, vous détesterez cordialement ce documentaire qui doit être l’œuvre de pauvres frustrés qui n’ont pas les moyens d’y aller…

Ma note : 7,5/10

lundi 25 janvier 2021

Dix pour Cent – Saison 4


Dix pour Cent – Saison 4
 
C'est la crise chez ASK. Depuis le départ de Mathias et Noémie, qui vivent ensemble désormais, Andréa gère comme elle peut l'agence, tout en essayant de récupérer les acteurs de Mathias, mais sa vie de couple et de famille en souffre. Elle peine également à assurer sa mission d'agent quand Charlotte Gainsbourg accepte de jouer dans le film de science-fiction écrit par son meilleur ami, qui s'annonce être un nanar. Cette dernière la charge de trouver un moyen de la faire sortir du film sans que cela ne soit visible.
 

Dix pour Cent – Saison 4
Réalisation : Fanny Herrero
Scénario : Fanny Herrero
Musique : Loïk Dury, Christophe Minck
Production : Mon Voisin Productions, Mother Production, Ce qui me meut, France Télévisions
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Dix pour Cent – Saison 4
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : France 2
Diffusion d’origine : 21 octobre 2020 – 04 novembre 2020
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes

Casting :
Camille Cottin : Andréa Martel, DG, associée et agent artistique pour ASK
Thibault de Montalembert : Mathias Barneville, ancien associé et agent artistique pour ASK
Grégory Montel : Gabriel Sarda, associé et agent artistique pour ASK
Liliane Rovère : Arlette Azémar, associée et agent artistique pour ASK
Fanny Sidney : Camille Valentini, agent artistique pour ASK, ancienne assistante d'Andréa Martel
Assaâd Bouab : Hicham Janowski, actionnaire majoritaire d'ASK
Laure Calamy : Noémie Leclerc, compagne de Mathias Barneville et son ancienne assistante chez ASK
Nicolas Maury : Hervé André-Jezack, agent artistique pour ASK, ancien assistant de Gabriel Sarda
Stéfi Celma : Sophia Leprince, ex-hôtesse d'accueil de l'agence devenue actrice
Anne Marivin : Élise Formain, agent artistique chez Starmedia
Stéphane Freiss : Igor de Sérisy, producteur chez Mediawan
Ophélia Kolb : Colette Brancillon, inspectrice du fisc et femme d'Andréa Martel
Isabelle Candelier : Annick Valentini, ex-relation de Mathias et mère de Camille
Antoine Croset : Antoine, le standardiste d'ASK
Charlotte Gainsbourg : Charlotte Gainsbourg
Mimie Mathy : Mimie Mathy
Xavier Beauvois : Xavier Beauvois
Julie Gayet : Julie Gayet
Franck Dubosc : Franck Dubosc
Tony Parker : Tony Parker
Nathalie Baye : Nathalie Baye
Fabienne Pascaud : Fabienne Pascaud
José Garcia : José Garcia
Valérie Donzelli : Valérie Donzelli
Sandrine Kiberlain : Sandrine Kiberlain
Muriel Robin : Muriel Robin
Marina Rollman : Marina Rollman
Noémie de Lattre : Noémie de Lattre
Sigourney Weaver : Sigourney Weaver
Bernard Verley : Bernard Verley
Guillaume Gallienne : Guillaume Gallienne
Rayane Bensetti : Rayane Bensetti
Jean Reno : Jean Reno
 
Mon avis :
 Depuis mi-janvier, sensiblement, j’ai eu le plaisir de vous parler d’une série française plutôt sympathique et qui, sans être exceptionnelle, a été, à mes yeux, une fort bonne surprise, je veux, bien entendu, parler de Dix pour Cent. Traitant du milieu des agents de stars de cinéma ou de théâtre, cette série qui, a priori, n’avait rien pour m’attirer – le sujet ne m’attirait pas, qui plus est, pour ce qui est du monde du cinéma français – m’avait néanmoins suffisamment plut pour que je m’enfile les quatre saisons en quelques jours, comme quoi, les surprises existent… Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin, cependant, après visionnage de cette quatrième saison, si celle-ci est bel et bien la dernière de Dix pour Cent, alors, ce serait la meilleure chose qui puisse arriver à cette série. En effet, Dix pour Cent, depuis ses débuts, c’est une série sans prise de tête, qui ne se prend pas au sérieux, avec des personnages stéréotypés mais sympathiques et, accessoirement, des acteurs et des actrices connus qui n’hésitent pas, par moments, à se ridiculiser en jouant leur propre rôle – ce qui explique également pourquoi certains n’ont pas voulus apparaitre dans cette série. Le problème, au bout d’un moment, c’est que le concept, aussi bon soit-il, à tendance à tourner en rond mais aussi, forcément, à lasser. De plus, cette saison est nettement moins légère que les précédentes : ASK va mal, très mal et nos agents également, du coup, au bout d’un moment, les états d’âmes des soit disant stars, on s’en moque un peu pour ne pas dire beaucoup… Fort heureusement, néanmoins, l’ensemble tient tout de même la route et c’est avec un plaisir certains que l’on retrouve tout ce petit monde pour un probable dernier tour de piste, certains épisodes, certaines scènes, certaines répliques fonctionnant toujours aussi bien. Trop peu, certes, pour sauver cette probable dernière saison de Dix pour Cent, d’où le fait que je pense que le meilleur qui pourrait arriver a cette série serait d’en rester là, mais bon, si vous êtes fan de celle-ci depuis ses débuts, vous y trouverez tout de même votre compte, même si le feu sacré n’est plus vraiment au rendez vous…
 

Points Positifs
 :
- Même si le concept ne fonctionne plus toujours autant, cette quatrième saison de Dix pour Cent reste suffisamment réussie pour satisfaire les fans de la première heure qui seront ravis de retrouver des personnages qui, dans l’ensemble, sont toujours aussi sympathiques.
- Parmi les stars invitées, Charlotte Gainsbourg, Sandrine Kiberlain et Sigourney Weaver sortent nettement du lot et leurs épisodes respectifs valent vraiment le coup.
- Pour ce qui est de l’humour, malgré une saison plus sombre, celui-ci est toujours au rendez vous.
- Une fin plutôt bonne si, effectivement, Dix pour Cent en reste là.

Points Négatifs :
- Une probable dernière saison dont le concept tourne de plus en plus en rond vu que celui-ci semble ne plus pouvoir se renouveler. Il faut dire que celui-ci aura été le même depuis le début de la série et que s’il a fonctionné assez longtemps, au bout d’un moment, il finit par lasser, surtout que les enjeux de cette saison sont plus graves et que l’on se moque un peu des états d’âmes des stars…
- On rigole tout de même nettement moins que lors des saisons précédentes, ce qui peut s’expliquer au vu des enjeux, cependant, du coup, le coté dramatique prend un peu trop d’importance au détriment du simple divertissement.
- Ceux qui détestent cordialement le petit monde du cinéma français risquent fortement de ne pas accrocher à cette série qui, forcément, ne parle que de cela.

Ma note : 6,5/10

Sorceleur – Le Temps du Mépris


Sorceleur – Le Temps du Mépris
 
L'heure n'est plus à l'entente cordiale entre les rois et les magiciens. Dans le pays du Sorceleur, quelque chose se trame, qui va tourner au drame. La jeune Ciri, élevée pour devenir Sorceleuse, se retrouve au cœur des rivalités. Qu'attend-on d'elle ? Quelle est sa destinée ? L'assemblée générale des magiciens dévoilera les intrigues et révélera les traîtres. Qu'adviendra-t-il de Ciri, objet de toutes les convoitises ? Geralt de Riv, désormais lié à cette enfant comme un père à sa fille, sera-t-il capable de la sauver ?
 

Sorceleur – Le Temps du Mépris
Auteur : Andrzej Sapkowski
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 05 juin 1995
Edition Française : 22 septembre 2011
Titre en vo : Czas pogardy
Pays d’origine : Pologne
Langue d’origine : Polonais
Traduction : Lydia Waleryszak
Editeur : Milady
Nombre de pages : 478
 
Mon avis :
 Quatrième tome (second en fait puisque les deux premiers volumes sont considérés comme étant avant tout des recueils de nouvelles) du Cycle du Sorceleur, Le Temps du Mépris s’installe d’entrée de jeu dans la lignée de son prédécesseur, Le Sang des Elfes : en effet, dans cette suite des aventures de Geralt et de Ciri, l’auteur, Andrzej Sapkowski, continue patiemment a développer son intrigue tout en s’attardant de plus en plus sur les détails, ce qui fait que, au final, nous avons bel et bien un fil directeur avec une histoire qui avance petit a petit, mais aussi et surtout, pas mal d’éclaircissements sur les enjeux des diverses forces en présence, sur les royaumes, les rivalités entre magiciens, etc. Au point même que cela prenne le pas sur l’intrigue ? Si l’on doit être tout a fait le franc, c’est un peu le cas par moments et il est évidant qu’avec du recul, force est de constater que dans les grandes lignes, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome : Geralt retrouve Ciri et Yennefer, ils se rendent a une assemblée de magiciens, survient une révolte de palais avant que Ciri ne disparaisse a l’autre bout du monde et ne finisse recueilli par une bande de jeunes malfrats, les Rats. Cela semble peu, trop peu ? Pour peu que vous ayez du mal avec l’univers du Sorceleur, c’est un fait, cependant, si vous êtes fan de celui-ci, alors là, c’est une toute autre histoire et il est clair qu’il est toujours plaisant d’en apprendre davantage sur un monde et des protagonistes oh combien travaillés. Certes, Le temps du mépris n’est pas le meilleur volume de la saga depuis ses débuts, cependant, bon gré mal gré, il poursuit fort habillement cette dernière et c’est le principal. Et puis, rien que pour son final et cette rencontre entre Ciri et les Rats, totalement inattendue, il apparait clairement qu’Andrzej Sapkowski possède indéniablement un don certain pour nous surprendre. Vivement la suite !
 

Points Positifs
 :
- Une intrigue qui se développe petit à petit mais qui n’en reste pas moins toujours aussi captivante, surtout si vous êtes fan de l’univers inventé par Andrzej Sapkowski. De plus, celui-ci est plutôt doué pour nous surprendre et sait fort bien entrainer son intrigue et ses protagonistes de manière innatendu.
- L’auteur, justement, en profite ici pour s’attarder sur des points de détails qui apportent un plus indéniable à l’ensemble – l’assemblée des magiciens, les enjeux politiques du Nilfgaard, etc. Cela peut paraitre lourd par moments mais en fait, en enrichissant son univers, le sieur Sapkowski le crédibilise de fort belle manière.
- La manière dont Ciri rencontre les Rats, une bande de jeunes hors-la-loi et comment elle finit par se joindre à eux. Cela surprend pas mal, certes, mais dans le fond, l’idée n’est pas mauvaise.
 
Points Négatifs :
- Force est de constater qu’au final, Geralt, Yennefer ou Jaskier apparaissent pas mal en retrait dans ce tome.
- Par moments, on a l’impression que les enjeux et le développement de l’univers prend le pas sur l’intrigue. Attention a l’équilibre de l’ensemble !
- Il ne faut pas se leurrer, énormément de nouveaux lecteurs du Cycle du Sorceleur le sont devenus, justement, par le biais des jeux vidéos et s’il est évidant que c’est un véritable plaisir pour ces derniers (dont je m’inclus) d’en connaitre davantage sur le passé de nos héros et de leur univers, je me demande comment le lecteur lambda qui n’a jamais jouer a un seul épisode de The Witcher réagis a ces romans ?
 
Ma note : 7,5/10