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dimanche 18 juin 2023

The Last of Us – Saison 1


The Last of Us – Saison 1
 
En 1968, les épidémiologistes Newman et Schoenheiss discutent du potentiel d'une pandémie mondiale. Newman suggère que les champignons sont une grave menace étant donné le manque de traitement préventif ou de guérison. Schoenheiss souligne l'impossibilité d'une infection fongique chez l'homme en raison de l'incapacité des champignons à survivre à la chaleur corporelle. Newman est d'accord mais note que les champignons pourraient évoluer pour surmonter cette faiblesse à mesure que le monde se réchauffe, auquel cas l'humanité ne survivrait pas. En 2003, à Austin, Sarah, 14 ans, est réveillée en pleine nuit et découvre ses voisins attaqués par une créature, une femme âgée autrefois sénile. Le père de Sarah, Joel, revient avec son frère Tommy et tue la créature. Alors que Joel, Tommy et Sarah fuient à travers la foule, les débris d'un avion écrasé renversent le camion de Tommy. Joel essaie de courir avec Sarah mais est acculé par un soldat, qui leur tire dessus. Tommy tue le soldat, mais Sarah est mortellement blessée et meurt dans les bras de Joel. Vingt ans plus tard, en 2023, après que la pandémie mondiale des champignons Cordyceps a détruit la civilisation humaine, Joel vit dans une zone de quarantaine militaire à Boston gérée par la FEDRA. Lui et sa partenaire Tess s'adonnent à la contrebande. Joel envisage de partir pour le Wyoming à la recherche de Tommy, avec qui il a perdu le contact. Ellie, quatorze ans, est détenue par les Lucioles, un groupe de résistance contre la FEDRA. Leur chef, Marlene, révèle qu'elle a placé Ellie à l'école militaire FEDRA lorsqu'elle était enfant pour sa protection, mais prévoit maintenant de la transporter vers l'ouest. Joel et Tess achètent une batterie de voiture à Robert mais se font doubler lorsqu'elle est vendue aux Lucioles. Ils découvrent que l'accord a mal tourné, laissant Robert et la plupart des Lucioles morts. Marlene supplie Joel et Tess d'emmener Ellie au Capitole de l'État du Massachusetts en échange de fournitures ; Joel et Tess acceptent.
 

The Last of Us – Saison 1
Réalisation : Neil Druckmann, Craig Mazin
Scénario : Neil Druckmann et Craig Mazin, d'après The Last of Us de Neil Druckmann et Bruce Straley
Musique : Gustavo Santaolalla, David Fleming
Production : Naughty Dog, PlayStation Productions, Sony Pictures Television
Genre : Drame, Horreur
Titre en vo : The Last of Us – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : HBO
Diffusion d’origine : 15 janvier 2023 – 12 mars 2023
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 9 x 57 minutes

Casting :
Pedro Pascal : Joel Miller
Bella Ramsey : Ellie Williams
Anna Torv : Theresa « Tess » Servopoulos
Gabriel Luna : Tommy Miller
Merle Dandridge : Marlene
Melanie Lynskey : Kathleen
Jeffrey Pierce : Perry
Nick Offerman : Bill
Murray Bartlett : Frank
Lamar Johnson : Henry
Kevonn Woodard : Sam
Rutina Wesley : Maria Miller
Graham Greene : Marlon
Elaine Miles : Florence
Storm Reid : Riley Abel
Scott Shepherd : David
Brendan Fletcher : Robert
Max Montesi : Lee
Nelson Leis : Josiah
Sonia Maria Chirila : Hannah
Ari Rombough : Joyce
Natasha Mumba : Kim Tembo
John Getz : Eldelstein
Nico Parker : Sarah Miller
John Hannah : Dr Neuman
Christopher Heyerdahl : Dr Schoenheiss
Josh Brener : le présentateur télé
Troy Baker : James
Ashley Johnson : Anna Williams
Laura Bailey : L'infirmière
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, je suis toujours terriblement méfiant vis-à-vis des adaptations vidéoludiques et il faut dire que, histoire d’aller dans mon sens, la plupart du temps, celles-ci sont au mieux, franchement moyennes, au pire, tout simplement catastrophiques. Pourtant, il peut arriver, parfois – même si la chose est rare – que l’on ait affaire à une véritable réussite, à une adaptation qui, sans atteindre l’excellence du matériel initial – mais c’est le lot, naturellement, des adaptations, tous genres confondus – n’en mérite pas moins le détour et peut être qualifié d’exception qui confirme la règle et vous l’avez compris, dans cette critique, c’est de ce genre d’œuvre dont je vais vous parler… Mais avant toute chose, remontons une décennie en arrière : nous sommes en 2013, la Playstation en est à sa troisième mouture et un studio américain, Naughty Dog, sous la houlette du sieur Neil Druckmann, va nous pondre le premier volet de ce qui va devenir une des meilleures franchises des dix années écoulées, je veux, bien entendu, parler de The Last of Us. Survival Horror se déroulant dans un monde post-apocalyptique, on aurait put penser, de prime abord, que The Last of Us ne serait qu’un énième titre du genre, or, en mettant en avant la relation entre ses deux protagonistes principaux, Joel et Ellie, en nous offrant une histoire à la fois touchante et tragique et en mettant l’accent sur des graphismes de toute beauté, les concepteurs du soft on non seulement vu juste mais, surtout, réussi leur pari, The Last of Us devenant immédiatement un classique absolu ! Sept années plus tard, en 2020 et en pleine crise Covid, un second volet, The Last of Us – Part 2, vint définitivement cloué le bec aux détracteurs de ce qui était désormais une franchise et cet épisode, tout aussi grandiose que son prédécesseur, connu, lui aussi un succès oh combien mérité… Et alors que les fans de la saga étaient en droit d’attendre un éventuel troisième volet qui pourrait venir conclure définitivement les aventures de la jeune Ellie, le sieur Druckmann surpris tout le monde en nous sortant une série, décision oh combien casse gueule puisque, comme je le soulignais en préambule de ma critique, ce genre d’adaptations ne sont guère synonymes de réussites, bien au contraire… Pourtant, vous l’avez compris, il n’en fut rien et, ma foi, fort heureusement pour les fans de The Last of Us qui ont eu droit, avec cette première saison, à une adaptation franchement réussie – malgré quelques différences mineures – du premier volet de la saga. Naturellement, ici, les moyens ont été mis par HBO et même si ce n’est pas vraiment une surprise – cela fait quelques années que le budget des séries est égal voir supérieur à celui des films – cela se voit à l’écran : l’univers du jeu est parfaitement retranscrit et ce monde post-apocalyptique est terriblement crédible. Ensuite, il y a le casting qui est indéniablement une belle réussite puisque l’on retrouve l’inusable Pedro Pascal – Narcos, Game of Thrones – dans le rôle de Joel et Bella Ramsey – Game of Thrones également – dans celui d’Ellie et même si certains ont pester quand au choix de cette dernière sous des prétextes fallacieux – trop moche, pas assez féminine – force est de constater que la jeune britannique s’en sort à merveille ! Mais la grande force de cette adaptation, c’est que, pour une fois, nous avons affaire à une œuvre qui respecte à merveille le matériau d’origine et, naturellement, le fait que Neil Druckmann soit aux manettes de celle-ci y est pour beaucoup. Alors bien entendu, on pourrait tout de même regretter que, quelque part, cette première saison de The Last of Us se contente de reprendre le premier volet du jeu – ce qui signifie que, dès la seconde, un des protagonistes principaux ne durera pas bien longtemps – et que le dernier épisode soit le plus frustrant : trop court, il est rapidement expédié et cette conclusion en devient le gros point négatif de cette saison. Mais bon, en dehors de ces deux défauts, tout le reste est bon, franchement bon même, alors, si vous êtes fan de The Last of Us, n’hésitez pas à vous plonger dans cette très bonne adaptation qui vous rappellera bien des souvenirs, et, si ce n’est pas le cas, vous pouvez franchir allègrement le pas et découvrir un univers et des protagonistes qui risquent de vous marquer !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente adaptation de ce qui est sans aucun doute une des meilleures sagas vidéoludiques de la décennie écoulée, je veux, bien entendu, parler de The Last of Us ! Très proche du matériel original malgré quelques différences mineures, cette première saison reprend l’intrigue du premier volet du chef d’œuvre de Neil Druckmann et comme celle-ci, à la base, était excellente…
- Un postulat post-apocalyptique qui pourrait sentir le réchauffé mais qui n’en fonctionne pas moins, surtout que, les causes de cette chute de la civilisation humaine – un champignon parasite qui transforme les humains en des espèces de mutants – est franchement original.
- Captivant de bout en bout, les neuf épisodes de The Last of Us se délectent avec plaisir, ce, que vous connaissiez le jeu ou pas. Il faut dire que le scénario initial avait placé la barre très haut et que celui-ci est retranscrit, dans les grandes lignes, ici de superbe manière.
- Si Pedro Pascal est tout bonnement excellent dans le rôle de Joel, celle qui marque vraiment les esprits, c’est, naturellement, la jeune Bella Ramsey qui, malgré de nombreuses critiques, est une très bonne Ellie !
- Photographie, décors, costumes… rien à redire, on sent que HBO a mis les moyens !
- Pour ce qui est de la bande originale, on retrouve le grand Gustavo Santaolalla qui était déjà aux manettes des jeux initiaux.
 
Points Négatifs :
- Un dernier épisode un peu décevant : non seulement il est trop court – c’est le plus court de la saison – mais en plus, il donne l’impression que tout cela est rapidement expédié, beaucoup trop même…
- Dans le même ordre d’idée, je trouve que cette première saison de The Last of Us aurait gagné à être plus longue.
- J’aurais bien aimé voir davantage les infectés…
- Ceux qui ne supportent pas Bella Ramsey pour des raisons oh combien contestables – son physique, en gros – vont bien entendu continuer à raller, mais bon, est-ce vraiment important ?

Ma note : 8/10

vendredi 16 juin 2023

Grâce à Dieu


Grâce à Dieu
 
Alexandre Guérin habite la région lyonnaise. Cadre bancaire épanoui d'une quarantaine d'années, époux d'une femme aimante et père de cinq enfants, c'est un catholique pratiquant, tout comme sa famille. Un jour, après une conversation avec un camarade jadis scout comme lui, il se rappelle les abus sexuels dont, enfant, il a été victime de la part d'un prêtre catholique pédophile, le père Bernard Preynat. Les faits sont prescrits. Mais, assailli de souvenirs douloureux, Alexandre décide d'entreprendre une enquête. Il entre en contact avec la psychologue de l'archevêché, Régine Maire. Par son entremise, il obtient un rendez-vous avec le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Il découvre alors que malgré l'alerte de plusieurs parents, l'Église a étouffé l'affaire. Régine Maire organise une brève confrontation entre Alexandre et le père Preynat, qui se conclut par une prière commune quasi surréaliste. Malgré les nombreux courriers électroniques d'Alexandre, les autorités ecclésiastiques tergiversent et se défaussent. Pire, lors d'une messe, Alexandre constate que le père Preynat, maintenu en fonctions, se trouve toujours au contact d'enfants.
 

Grâce à Dieu
Réalisation : François Ozon
Scénario : François Ozon
Musique : Evgueni Galperine, Sacha Galperine
Production : Mandarin Cinéma, FOZ et Scope Pictures
Genre : Drame
Titre en vo : Grâce à Dieu
Pays d'origine : France, Belgique
Langue d'origine : français
Date de sortie : 20 février 2019
Durée : 137 mn
 
Casting :
Melvil Poupaud : Alexandre Guérin
Denis Ménochet : François Debord
Swann Arlaud : Emmanuel Thomassin
Éric Caravaca : Gilles Perret
Bernard Verley : le père Bernard Preynat
François Marthouret : le cardinal Philippe Barbarin
Martine Erhel : Régine Maire
Josiane Balasko : Irène, la mère d'Emmanuel
Hélène Vincent : Odile Debord, la mère de François
François Chattot : Pierre Debord, le père de François
Frédéric Pierrot : le capitaine Courteau
Aurélia Petit : Marie Guérin, la femme d'Alexandre
Julie Duclos : Aline Debord, la femme de François
Jeanne Rosa : Dominique Perret, la femme de Gilles
Amélie Daure : Jennifer, la femme d'Emmanuel
Pierre Lottin : Didier
Fejria Deliba : l'avocate de François
Nicolas Bridet : Olivier Itaque
Max Libert : Gauthier Guérin, le fils d’Alexandre et Marie
Nicolas Bauwens : Victor Guérin, le fils d’Alexandre et Marie
Baya Rehaz : l'avocate d'Emmanuel
Stéphane Brel : Louis Debord, le frère de François
Pauline Ziade : Sylvie Debord
Martine Schambacher : Suzanne Cremer
Serge Flamenbaum : Maxime Frillon
Christian Sinniger : le père d'Emmanuel
Damien Jouillerot : Étienne, le boulanger
Xavier de Guillebon : Fred
 
Mon avis :
 Traiter de la problématique de la pédophilie au sein de l’Eglise Catholique pourrait être, finalement, chose plutôt aisée. Il faut dire que, sans nier les ravages causées aux très nombreuses victimes de ces prêtres qui ont tendance à aimer un peu trop les jeunes garçons, certains pourraient estimer qu’il est toujours facile de taper sur les mêmes, surtout de nos jours, pourtant, lorsque le sujet est traiter de fort belle manière, lorsque l’on met de coté l’anticléricalisme auquel on pouvait s’attendre de la part d’un film français et que, en plus, on a affaire à une œuvre bien plus intéressante qu’on pourrait le penser de prime abord, on ne peut que s’incliner devant ce Grâce à Dieu du sieur François Ozon… Abordant avec justesse et au plus près de la réalité de la tristement affaire Bernard Preynat et Philippe Barbarin – le premier étant un pédophile notoire qui commis ses méfaits pendant plus de vingt ans tandis que le second, sommité du monde catholique et de la ville de Lyon, étant soupçonné de l’avoir couvert – François Ozon livre donc ici un film bien plus malin et touchant qu’on pourrait l’escompter : malin parce que ce long métrage traite habilement du parcours des victimes et de l’affaire, celle-ci prenant de plus en plus d’importance au fil du temps, touchant puisque, ce qui est mis au cœur du problème, c’est davantage le ressentit des victimes elles mêmes. Ainsi, en mettant en avant le parcours de trois d’entre elles, le réalisateur éveille l’intérêt du spectateur qui peut à la fois être touché par le sort de celles-ci mais, également, découvrir différentes personnalités, indéniablement touchées par les actes commis par le prêtre lorsqu’elles étaient jeunes, mais au parcours de vie différent. Du coup, davantage qu’un simple et énième pamphlet envers l’Eglise qui, pourtant, n’est guère épargnée ici, Grâce à Dieu s’avère être un film plus intéressant et qui, ma foi, mérite largement le détour, ce, que l’on soit sensible au sujet ou non…
 

Points Positifs
 :
- Un long métrage franchement intéressant et qui brille particulièrement par sa mise en avant du sort des victimes de ce prêtre pédophile. Ainsi, en mettant en avant trois protagonistes, les uns après les autres, aux parcours de vie différents, François Ozon nous livre une œuvre bien plus aboutie qu’un simple pamphlet anticatholique.
- Un excellent rappel de ce qui fut l’une des plus importantes affaires de pédophilie au sein de l’Eglise française, celle dite Bernard Preynat et Philippe Barbarin, et qui, pour rappel, fit énormément parler d’elle il y a quelques années.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est plutôt bon. Petite mention à Melvil Poupaud tout simplement parfait en père de famille catho.
- La critique de l’Eglise Catholique est naturellement mise en avant mais sans tomber dans l’anticléricalisme de bas étage, ce qui est une bonne chose selon moi.
 
Points Négatifs :
- Un rythme particulier qui risque de ne pas plaire à tout le monde – il faut dire que Grâce à Dieu n’est pas une œuvre grand public, loin de là…
- Il est fort probable que certains trouvent que François Ozon ne va pas assez loin dans sa critique de l’Eglise et qu’il se montre un peu trop complaisant. Mais bon, comment voulez vous que réagisse autrement les fans de Mélenchon et autres ayatollahs de l’extrême gauche ?!
 
Ma note : 7,5/10

samedi 10 juin 2023

Le Châtiment des Flèches


Le Châtiment des Flèches
 
Royaume magyar, 997. Le roi Géza se meurt, laissant derrière lui un peuple divisé. D’un côté son fils István, marié à la toute jeune Gisela de Bavière, fervent croyant à peine sorti de l’adolescence. De l’autre, les tribus soumises à Géza et converties – souvent par la force – au Christianisme Byzantin sans toutefois renier leurs coutumes ancestrales. À leur tête, Koppány, cousin d’István, déterminé à restituer sa gloire passée au royaume magyar. Du côté d’István et de ses Magyars Blancs, l’Église, les preux chevaliers de Bavière et la foi, symbolisée par la lance d’or de saint Maurice. Du côté de Koppány et de ses Magyars Noirs, l’énigmatique Farkas au sourire de loup, la Táltos Duna et le grand Turul, l’oiseau de proie mythique des seigneurs nomades.
 

Le Châtiment des Flèches
Auteur : Fabien Clavel
Type d'ouvrage : Fantasy, Historique
Première Parution : 10 septembre 2010
Edition Française : 09 avril 2012
Titre en vo : Le Châtiment des Flèches
Pays d’origine : France
Langue d’origine : Français
Traduction : Néant
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Alors que je cherchais un ouvrage de Fantasy à lire, histoire d’occuper convenablement mes traditionnelles lectures en attendant de me plonger dans un énième cycle qui me prendrait davantage de temps, je suis tomber, un peu par hasard, sur cet ouvrage du sieur Fabien Clavel – inconnu au bataillon pour ma part mais je ne suis pas non plus un expert, disons juste un amateur éclairé – et dont le postulat de base à sut suffisamment éveiller ma curiosité pour me pousser à tenter l’expérience… Il faut dire que Le Châtiment des Flèches possédait suffisamment d’éléments pour me plaire : un mélange entre récit historique et fantastique, une franche originalité puisqu’il faut reconnaitre que la Hongrie, ce n’est pas le pays que l’on retrouve le plus souvent dans ce genre de littérature, ainsi que, pour finir, le fait que mon épouse est, pour partie, originaire de ce beau pays dont j’ai eu la chance de visiter sa capitale, Budapest, il y a quelques années. Ni une, ni deux, mon choix était fait et, ma foi, le début était pour le moins prometteur… Ainsi, le choix du sieur Clavel de nous proposer une version romancée et fantastique du règne d’István – plus connu chez nous sous le nom d’Etienne, premier du nom, voir même de Saint Etienne – fondateur du royaume Magyar et importante figure historique locale, était, de mon point de vu, une fort bonne chose. De même, ici, l’originalité fonctionnait de fort belle manière et il faut reconnaitre que ces cavaliers magyars nous changeaient des traditionnels chevaliers occidentaux qui sont légions dans les œuvres de Fantasy. Ajoutons à cela le coté historique de la chose et un soupçon de fantastique et, ma foi, tous les éléments étaient en place pour faire de ce Châtiment des Flèches un bon petit roman ! Hélas, mille fois hélas, toutes les bonnes intentions ne suffisent pas et, assez rapidement, je me suis fait la réflexion que non, définitivement non, cet ouvrage ne serait pas à classer dans la catégorie si enviée des véritables incontournables… Ainsi, en raison d’un scénario qui flirte par moments avec une vulgaire série B et qui manque de souffle épique, j’ai eu le plus grand mal à être véritablement captiver par ce roman et même si, poussé par la curiosité, je suis aller au bout de celui-ci, ce fut sans le moindre enthousiasme et en ressentant une grosse pointe de déception, surtout que je me disais que, avec un style plus poussé, il y avait de faire bien mieux. Dommage, oui dommage pour ce Châtiment des Flèches qui a tout de même pour lui une originalité indéniable : c’est une bonne chose, certes, mais ce n’est aucunement suffisant pour en faire un incontournable, c’est un fait…
 

Points Positifs
 :
- S’il y a bien une chose que l’on ne peut enlever à cet ouvrage, c’est son originalité : ainsi, on ne peut pas vraiment dire que le Moyen-âge de la Hongrie soit souvent abordé en littérature, surtout chez nous, quand au genre fantastique, nous sommes tellement assommés pour ne pas dire lassés par les traditionnels chevaliers occidentaux que voir ces derniers remplacés par des cavaliers magyars, ma foi, c’est une très bonne chose !
- Les amateurs d’Histoire seront ravis puisque même si cet ouvrage est traité avec un gros soupçon de fantastique, on apprend pas mal de choses sur le règne du Roi István, le fameux Saint Etienne qui est l’une des plus grandes figures historiques hongroises.
- Sans être un véritable incontournable, Le Châtiment des Flèches n’en reste pas moins un roman plutôt sympathique et même plaisant par moments.
 
Points Négatifs :
- Une intrigue qui, malheureusement, tombe un peu trop rapidement dans la vulgaire série B. Certes, certains passages sont intéressants tandis que d’autres relancent le plaisir de la lecture, cependant, dans l’ensemble, tout cela est bien trop léger pour en faire vraiment un incontournable.
- Des protagonistes tellement stéréotypés qu’ils en deviennent de véritables caricatures.
- D’ailleurs, sur ce point, on se croirait par moments devant un film américain de seconde zone.
- Les véritables amateurs d’Histoire risquent d’être déçus puisque, ici, c’est le coté légendaire du règne du Roi István qui est mis en avant.
 
Ma note : 7/10

samedi 3 juin 2023

Dragon Ball – Tome 24


Dragon Ball – Tome 24
 
Végéta vient de détruire le cyborg C-19. Pour ce faire, il l’a laissé absorber une grosse quantité de son énergie mais il n’en laisse rien paraître. Devant le docteur Gero, Végéta se montre menaçant, comme s’il avait un plan en tête malgré son énergie diminuée. Gero ne veut pas prendre le risque et s’enfuit. Végéta en profite pour avaler un senzu avant de se lancer à sa poursuite, bientôt suivi par le reste du groupe. Le problème, c’est que le terrain est montagneux et que le docteur Gero peut se cacher partout, surtout que - comme c’est un cyborg - il ne dégage pas d’énergie et ne peut donc pas être repéré autrement qu’à l’œil nu ! Faisant simple et sans demi-mesure, Végéta lance une boule d’énergie pour raser les alentours : où que se soit caché Gero, il sera de toute manière atomisé ! Mais, au contraire, le docteur réapparaît alors et absorbe entièrement l’énergie envoyée par Végéta, devenant d’un coup plus puissant ! Maintenant boosté à bloc, le docteur Gero compte attaquer tous les autres membres du groupe un par un tandis que ceux-ci se sont séparés pour mener les recherches, à commencer par Piccolo...
 

Dragon Ball – Tome 24
Scénariste : Akira Toriyama
Dessinateur : Akira Toriyama
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Aventure, Action
Titre en vo : Doragon Bōru vol. 24
Parution en vo : 10 janvier 1991
Parution en vf : 20 mars 2013
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 228
 
Mon avis :
 Une belle, que dis-je, une très bonne surprise que ce vingt-quatrième tome de Dragon Ball, manga qui est, pour rappel, sans nul doute un des meilleurs Shônen de ces quatre dernières décennies – certains, de toute façons, estiment, probablement à juste titre, que l’œuvre du sieur Akira Toriyama est tout en haut du podium du genre. En effet, alors que, comme on a put le constater dans le volume précédent, un tout nouvel arc narratif fait ses débuts – celui des Cyborgs et de Cell – et que, ayant gardé en mémoire le début de mon désintérêt pour la version animée qui, grosso modo, datait de celui-ci, je dois reconnaitre que j’étais tout de même un poil méfiant. Or, si, à l’époque, j’avais commencé à laisser tomber Dragon Ball avec Cell – préférant nettement Saint-Seiya ou Hokuto no Ken, pour ne citer que deux exemples flagrants – force est de constater que, au vu de ce que j’ai lu dans ce vingt-quatrième tome, j’ai probablement commis une erreur ! Bien entendu, pour rappel, l’arc Freezer avait lui aussi plutôt bien débuter avant de finir dans un combat interminable et franchement lassant, mais bon, même si cela devait être la cas par la suite, pour le moment, il faut reconnaitre que ce nouvel arc narratif frôle avec l’excellence et que cet énième volet du manga est excellent, tout simplement… Ainsi, tandis que Goku est mis de coté – une fois de plus – dans ce tome, nos héros, a présent renforcés par Vegeta, plus charismatique et fier que jamais mais aussi par Trunks, son fils venu du futur, on affaire a plusieurs cyborgs qui font leur apparition et si les premiers sont rapidement expédiés, les trois autres, eux, sont d’un tout autre niveau et n’ont guère de difficulté à expédié au tapis nos protagonistes – curieusement, sans réelle volonté de les tuer, ce qui pose quelques questions quand à leurs objectifs. Charismatiques en diable, C-16, C-17 et surtout C-18 qui aura traumatisé plus d’un adolescent boutonneux en son temps, les trois cyborgs marquent les esprits et nous prouvent que, à ce moment précis du manga, le sieur Toriyama était encore capable de nous inventer des protagonistes hauts en couleur – et encore, Cell n’a pas encore fait son apparition ! Ajoutons à cela le fait que le mangaka n’a jamais aussi bien dessiner et nous livre, ici, un travail de toute beauté et vous comprendrez, aisément, mon enthousiasme vis-à-vis de ce vingt-quatrième volet de Dragon Ball. Attendons maintenant de voir si la suite sera aussi bonne, mais bon, ceci, naturellement, est une toute autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un des tous meilleurs volets de Dragon Ball, tout simplement ! Il faut dire que les débuts de l’arc narratif de Cell frôlent avec l’excellence et que, entre les apparitions de protagonistes franchement charismatiques, un scénario captivant où s’emmêlent les voyages dans le temps et le fait que Vegeta ait rejoint définitivement nos héros tandis que Trunks, son fils venu du futur, est également au rendez vous, il y a de quoi ravir les fans du manga !
- C-16, C-17 et C-18 sont des protagonistes charismatiques en diable et leur apparition nous prouvent, une fois de plus, que le sieur Toriyama a sut, tout au long du manga, nous pondre des personnages hauts en couleurs.
- C-18 aura fait – et continue encore – à faire tourner bien des têtes chez pas mal d’adolescents boutonneux et autres otakus…
- Pour ce qui est des dessins, force est de constater que le sieur Akira Toriyama n’a jamais aussi bien dessiner : bien entendu, on connait son talent depuis les débuts du manga, de même, au fil des tomes, celui-ci s’était affiné, mais ici, que dire si ce n’est que, entre des décors omniprésents et travaillés – chose absente dans bon nombre de mangas modernes – et certaines planches magnifiques, il y a de quoi satisfaire nos yeux !
- Naturellement, ceux qui, comme moi, ont connu Dragon Ball par le biais de son adaptation animé dans les années 80 seront conquis par les aventures de Goku et compagnie.

Points Négatifs :
- Bien entendu, on a déjà compris que Akira Toriyama va encore nous ressortir un adversaire surpuissant et invincible – déjà que les Cyborgs dépassent nos héros en puissance, on imagine la suite – et que l’on aura encore droit à un long et interminable affrontement face a celui-ci…

Ma note : 8,5/10

vendredi 2 juin 2023

La Promesse de l'Aube


La Promesse de l'Aube
 
Nina Kacew, jeune femme juive, actrice, et originaire de Russie, élève seule son jeune garçon, Roman, en Pologne. Elle imagine pour lui une carrière toute tracée d'écrivain et de diplomate, l'empêchant même de se consacrer à la peinture qu'elle déconsidère, où il montre pourtant quelque talent. Dynamique, travailleuse et douée en affaires, elle monte une petite entreprise de mode à la manière de la France, pays qu'elle admire. Le négoce est prospère jusqu'à la montée de l'antisémitisme, époque où on lui fait sentir qu'elle n'est plus la bienvenue puis dépouillée de ses biens. Afin de réaliser ses ambitions pour son fils, elle quitte la Pologne pour Nice et la Méditerranée. Là, comme auparavant, dans une pension qu'elle parvient à gérer, elle fait preuve d'un amour dévorant et de beaucoup d'autorité en forçant Roman, dont le prénom est maintenant francisé en Romain, à écrire, pensant bien faire en le stimulant. Viennent l'adolescence puis l'âge adulte, les conquêtes féminines se succèdent mais l'inspiration littéraire demeure balbutiante.
 

La Promesse de l'Aube
Réalisation : Éric Barbier
Scénario : Éric Barbier et Marie Eynard, d'après le roman de Romain Gary
Musique : Max Richter, Renaud Barbier
Production : Jerico, Lorette Cinéma, Nexus Factory, Pathé Production
Genre : Drame Biographique
Titre en vo : La Promesse de l'Aube
Pays d'origine : France, Belgique
Langue d'origine : français, polonais, anglais
Date de sortie : 20 décembre 2017
Durée : 131 mn
 
Casting :
Pierre Niney : Roman Kacew, dit Romain Gary
Charlotte Gainsbourg : Nina Kacew, la mère de Romain Gary
Pawel Puchalski : Roman Kacew, 8-10 ans
Nemo Schiffman : Roman Kacew, 14-16 ans
Catherine McCormack : Lesley Blanch
Didier Bourdon : Alex Gubernatis
Jean-Pierre Darroussin : Zaremba, peintre polonais, pensionnaire et amoureux de Nina
Finnegan Oldfield : Arnaud Langer, un compagnon de guerre
Pascal Gruselle : le colonel Salon
Alexandre Picot : le sergent Dufour
Michel Schillaci : l'intendant
Lou Chauvain : Mariette
Marta Klubowicz : Madame Podowska
Klaudia Trafalska : Valentine
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques jours à peine, fin mai pour être tout à fait précis, dans ma critique de L’Amour et les Forêts, j’avais souligné le fait que Virginie Efira était probablement une des actrices hexagonales qui apparaissait le plus sur ce blog, la belge ayant, pour habitude, de tourner de multiples longs métrages chaque année. Le hasard faisant souvent bien les choses, aujourd’hui, c’est un autre acteur qui, lui aussi, a tendance à apparaitre régulièrement sur le grand écran, d’avoir droit de citer sur ce blog, je veux, bien entendu, parler de Pierre Niney, et ce, par le biais de La Promesse de l’Aube, adaptation du roman éponyme et autobiographique du sieur Romain Gary… Bon, si Pierre Niney est moins apparu sur ce blog que Virginie Efira – juste deux fois avec OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire et Mascarade – comme je l’ai souligné, celui-ci fait parti des acteurs les plus actifs du cinéma français et, fort heureusement, dans son cas, c’est souvent une bonne nouvelle – certains de ses comparses, eux, feraient probablement davantage mieux de s’abstenir… Et donc, dans cette adaptation de 2017 d’un roman souvent étudié par nos collégiens et lycéens, force est de constater que le sieur Niney est égal à lui-même, c’est-à-dire, plutôt bon pour ne pas dire excellent – je suis souvent critique vis-à-vis du milieu du cinéma français alors, quand il faut en dire du bien, je ne m’en prive pas ! Accompagné par une Charlotte Gainsbourg tout simplement parfaite en mère juive possessive et omniprésente, Pierre Niney joue à la perfection le rôle du jeune Romain Gary, de sa jeunesse en Pologne jusqu’à ses débuts d’écrivain en passant par ses actions lors de la Seconde Guerre Mondiale. Mais si les deux acteurs principaux sont franchement bons, le reste du casting n’a pas à rougir et fait parfaitement le job, ce, dans un long métrage  qui retranscrit à merveille les années 30 et 40, prouvant au passage que lorsque les français mettent les moyens, ils sont capables du meilleur, l’exemple le plus parfait étant les quelques scènes de combats aériens, peu communes de par chez nous, il faut le reconnaitre… Naturellement, n’ayant jamais lu et n’ayant pas la moindre envie de lire l’œuvre originale, je ne pourrais pas faire la comparaison avec celle-ci, ne rentrant donc pas dans des polémiques stériles quand au respect du roman du sieur Gary. A la place, je me contenterais d’affirmer que La Promesse de l’Aube est un bon film, plutôt bien réalisé, servi pas un casting de qualité et suffisamment réussi pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Certes, ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais bon, il n’en possède pas moins pas mal de qualités qui font que, si vous êtes un amateur du genre, il serait dommage de passer a coté de ce film…
 

Points Positifs
 :
- Un bon drame biographique qui, sans être génial – il ne faut pas exagérer – se laisse regarder avec un certain plaisir et qui nous tient même, par moments, en haleine devant une histoire un poil convenue mais néanmoins intéressante.
- Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg – surtout celle-ci – sont tout bonnement excellents dans leurs rôles respectifs.
- Un casting, dans l’ensemble, de qualité et à la hauteur.
- Une reconstitution historique sur laquelle il n’y a rien à redire et qui nous prouve que le cinéma hexagonale est capable du meilleur lorsqu’il s’en donne les moyens.
- Je pense que les amateurs du roman original pourront trouver leur compte dans cette adaptation du roman de Romain Gary.
 
Points Négatifs :
- N’exagérons rien tout de même : après tout, nous n’avons pas affaire à un chef d’œuvre absolu du Septième Art. C’est un bon film mais sans plus.
- Certains passages sont un poil convenus, il faut le reconnaitre, de même, on n’échappe pas à quelques stéréotypes propres au genre.
- Ceux qui ne supportent pas Pierre Niney risquent de pester fortement.
- Il est probable que certains fans absolus de Romain Gary n’aient pas apprécié cette adaptation qu’ils jugeront avec une certaine méfiance…
 
Ma note : 7,5/10