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jeudi 20 août 2020

Le Mythe de Cthulhu


Le Mythe de Cthulhu
 
Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d'un culte blasphématoire que l'on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d'odieuses idoles à l'effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d'années dans sa demeure sous-marine de R'lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l'inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s'opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d'outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?
 

Le Mythe de Cthulhu
Auteur : H. P. Lovecraft
Type d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première Parution : 1923 – 1931
Edition Poche : 11 décembre 2002
Titre en vo : The Call of Cthulhu
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jacques Papy et Simone Lamblin
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 190
 
Liste des Nouvelles :
Le Mythe de Cthulhu
Par-delà le Mur du Sommeil
La Tourbière Hantée
La Peur qui Rôde
La Couleur Tombée du Ciel
Celui qui Chuchotait dans les Ténèbres
 
Mon avis :
 Après L’affaire Charles Dexter Ward puis Les Montagnes Hallucinées – où l’on trouvait également Dans l’Abîme du Temps – ce troisième ouvrage de la longue production du maitre de l’horreur, je veux bien évidement parler du grand HP Lovecraft nous est plus familière puisque comportant, sous le titre alléchant, Le Mythe de Cthulhu, plusieurs nouvelles, plus ou moins longues, plus ou moins anciennes et, forcément, de qualité plus ou moins bonne – même si, il faut le reconnaitre, celle-ci alterne entre le bon et le très bon. Exit donc les longues nouvelles qui tenaient presque du roman et place, donc, a ce que Lovecraft nous avait le plus habitués, c’est-à-dire, ces fameuses nouvelles où, en quelques pages ou en quelques dizaines, le reclus de Providence nous offrait de pures merveilles horrifiques où, bien entendu, l’indicible n’est jamais très loin. Et donc, dans cette énième édition des œuvres de Lovecraft en France – il y en a eu tellement qu’il est facile de s’y perdre – l’on retrouve deux chef d’œuvres du genre, je veux bien évidement parler de La Couleur Tombée du Ciel et de Celui qui Chuchotait dans les Ténèbres, une nouvelle culte, Le Mythe de Cthulhu, qui met en avant le Grand Ancien le plus célèbre de la cosmologie Lovecraftienne, une autre, Par-delà le Mur du Sommeil, assez étonnante et qui renvoi a son cycle onirique et, pour finir, deux autres, La Tourbière Hantée et La Peur qui Rôde, sympathiques mais loin d’être des chef d’œuvres, loin de là. Bref, on trouve un peu de tout dans cet ouvrage – mais ce choix éditorial en vaut un autre finalement – et si le lecteur peu familier de Lovecraft se précipitera rapidement sur Le Mythe de Cthulhu – la nouvelle qui aura donnée son titre a ce recueil – force est de constater que celle-ci, au final, n’apparait pas comme étant le summum que l’on trouve dans ces pages. Non, ce sont La Couleur Tombée du Ciel et Celui qui Chuchotait dans les Ténèbres, deux œuvres plus récentes du maitre, deux œuvres qui marquent véritablement les esprits, deux œuvres plutôt longues, fort bien écrites et qui, toutes deux, dans des styles différents, nous entraient très loin dans l’horreur et qui nous rappellent que nous autres, pauvres humains, ne sommes décidément pas grand-chose devant l’immensité de l’univers et ce qui, parfois, nous rend visite…
 

Points Positifs
 :
- Deux des meilleures nouvelles de Lovecraft selon moi : La Couleur Tombée du Ciel et Celui qui Chuchotait dans les Ténèbres, deux œuvres plus matures et où l’on retrouve un Lovecraft à son sommet.
La Couleur Tombée du Ciel, justement, est un pur bijou Lovecraftien : un accident peu banal, une météorite qui tombe près d’une ferme dans un quelconque trou perdu, des événements singuliers commencent, petit à petit, à survenir, puis, quand survient l’horreur, il est bien évidement trop tard et les protagonistes ne peuvent s’en sortir indemnes. Et dire que tout était parti d’une simple couleur grisâtre…
- Si Le Mythe de Cthulhu n’est pas la meilleure nouvelle de Lovecraft, force est de constater qu’elle aura accouché de sa créature la plus emblématique !
- Si les autres nouvelles qui composent cet ouvrage sont inférieures – et de loin – elles n’en restent pas moins assez bonnes dans l’ensemble et méritent, elles aussi, que l’on s’y attarde.
 
Points Négatifs :
- Deux bijoux, une nouvelle culte et trois autres largement inférieures, qualitativement parlant font que l’on alterne entre l’excellent et le tout juste bon dans cet ouvrage.
- La première fois que l’on lit Le Mythe de Cthulhu – la nouvelle – on est un peu déçu si on le compare à d’autres œuvres de Lovecraft, largement supérieures…
Par-delà le Mur du Sommeil aurait davantage eu sa place dans un ouvrage consacré aux œuvres oniriques comme, par exemple, La Quête Onirique de Kadath l’Inconnue.
 
Ma note : 8/10

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