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samedi 1 août 2020

L'Écologisme, nouveau Totalitarisme ?


L'Écologisme, nouveau Totalitarisme ?
 
Interdire tout ce qu'on peut, éco-taxer le reste : telle pourrait être la devise des écologistes en politique. Si le CO2 humain est le problème, alors l'homme doit être bridé, contrôlé, brimé dans chacune de ses activités émettrices de CO2 : c'est-à-dire l'intégralité de son agir. Fouillant l'écologisme depuis la racine de son éthique antihumaniste jusqu'à la cime de ses revendications concrètes — bannir la voiture, l'avion, la viande, le nucléaire, la vie à la campagne, l'économie de marché, l'agriculture moderne, bref la Modernité depuis 1750 — Godefridi montre que l'écologisme définit une idéologie plus radicale dans ses prétentions liberticides, antiéconomiques et finalement humanicides qu’aucun totalitarisme des siècles précédents. « Diviser l’humanité par dix » : tel est l'idéal écologiste. « C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge. » Etienne de La Boétie, « Discours de la servitude volontaire » (1549)
 

L'Écologisme, nouveau Totalitarisme ?
Auteur : Drieu Godefridi
Type d'ouvrage : Essai, Science Sociale
Première parution : 29 avril 2019
Présente édition : 29 avril 2019
Titre en vo : L'Écologisme, nouveau Totalitarisme ?
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Texquis
Nombre de pages : 175
 
Mon avis :
 L’écologie est désormais à la mode et il est de bon ton, depuis quelques années, de se prétendre écolo, de faire le tri sélectif, de pester contre le nucléaire ou le pétrole, de ne jurer que par les éoliennes, de hurler au loup lorsque passe un avion, de devenir végétarien car la viande, la salope de viande, pollue, bien entendu et, pour finir, d’écouter religieusement la sainte parole de la miss Greta Thunberg. D’ailleurs, même nos politiques, sentant l’air du temps tourner, ne jurent que par le réchauffement climatique tandis que des prophètes de l’Apocalypse estiment que, au mieux, nous n’en avons plus que pour une dizaine d’années, oubliant au passage que, il n’y pas si longtemps que cela, ces mêmes individus juraient les grands dieux que l’on ne connaitrait plus la neige, sous nos latitudes, en l’an 2000… Un peu agacé par tout cela, j’ai donc profité de mes congés estivaux pour me plonger dans la lecture d’un ouvrage franchement à contre courant de ces prophètes de mauvais augures : L'Écologisme, nouveau Totalitarisme ? Car bon, comment dire… si l’écologie est une bonne chose, indéniablement, si la sauvegarde de la planète, de sa faune et de sa flore, est une nécessité, si l’Homme, effectivement, ne peut plus polluer n’importe comment et mettre en péril notre avenir, doit-on, pour autant, tomber dans les excès inverses que nous promettent, sans sourciller, bien des maitres à penser de la cause écologique et des politiques des divers partis verts ? Ma foi, je ne le pense pas… Car bon, a un moment donné, souhaitez vous véritablement une réduction drastique de la totalité de l’espèce humaine – comment, par un génocide ? Souhaitez-vous véritablement vous priver de tout le confort du monde moderne, retourné à une époque préindustrielle – et encore, certains voudraient aller plus loin ! Souhaitez vous accepter de payer de plus en plus de taxes pour tout un tas de raisons écologique tandis que les grandes entreprises et les états, eux, passeront leur chemin – quand on nous parle du bilan carbone que coute de faire un enfant, je pense que tout est dit ! Bref, souhaitez-vous effectuer un monumental saut dans l’inconnu, sans que l’on sache trop bien comment procéder, tout cela dicter par des professionnels de la politique qui, à défaut de remporter des élections, préfèrent faire du lobbying intense et qui affirment, le plus sérieusement du monde, que la démocratie est un frein à la sauvegarde de la planète ? Vous pensez que j’exagère ? Vous pensez que cet ouvrage raconte n’importe quoi et que son auteur est un inféodé aux grandes entreprises capitalistes, bref, un véritable suppôt du mal ? Sincèrement, lisez plutôt cet essai, faites vous votre propre opinion car si l’écologie est une nécessité indéniable, le fascisme vert, lui, n’est pas la solution !
 

Points Positifs
 :
- Un ouvrage fort intéressant et bien plus instructif que l’on pourrait le penser de prime abord : ici, ce n’est pas l’écologie ou la sauvegarde de la planète qui est mis en cause mais plutôt les ayatollahs écolos qui nous promettent un véritable fascisme vert.
- Quand on voit le programme écologique pur et dur, disons que cela fait un peu froid dans le dos et il ne faut pas croire que l’auteur exagère ou ne croit pas à la cause écolo, loin de là. Disons plutôt qu’il se contente de dévoiler ce qu’est l’écologisme, c’est-à-dire, un totalitarisme, tout simplement.
- Une lecture plaisante, instructive et qui donne à réfléchir – il faut dire que vu le matraquage médiatique que l’on subit depuis quelques années, parfois à raison, souvent à tord, on ne peut que se dire que l’auteur ne raconte pas n’importe quoi…
 
Points Négatifs :
- Un ouvrage qui déplaira fortement aux inconditionnels de Greta Thunberg, aux bobos parisiens qui n’utilisent plus de pailles en plastique mais qui se moquent comme d’une guigne du sort des forêts tropicales ainsi qu’aux professionnels de la politique qui restent encore et toujours incapables de remporter une élection ; après tout, quand on voit leur véritable programme, cela peut se comprendre…
- Un ouvrage intéressant, certes, mais il est dommage que l’auteur n’ai pas davantage développé ses idées.
- Le petit récit intercalé entre les chapitres ne sert pas vraiment à grand-chose et nuit franchement à l’ensemble.
- Une couverture franchement bof.
 
Ma note : 7/10

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