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dimanche 6 décembre 2020

Maradona by Kusturica


Maradona by Kusturica
 
Emir Kusturica célèbre dans ce film l'incroyable histoire de Diego Maradona : héros sportif, Dieu vivant du football, artiste de génie, champion du peuple, idole déchue et modèle pour des générations du monde entier. De Buenos Aires à Naples, Emir Kusturica retrace la vie de cet homme hors du commun, de ses humbles débuts à sa notoriété mondiale, de la plus spectaculaire ascension au déclin le plus profond. Un documentaire unique sur une légende vivante, filmé par son plus grand fan.
 

Maradona by Kusturica
Réalisation : Emir Kusturica
Narrateur : Emir Kusturica
Production : Wild Bunch Distribution
Genre : Documentaire
Titre en vo : Maradona by Kusturica
Pays d’origine : Espagne, France
Chaîne d’origine : Néant
Diffusion d’origine : 02 octobre 2019
Langue d'origine : Français, Espagnol
Durée : 90 mn
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que tout le monde sait que Diego Armando Maradona, indéniablement, le plus grand footballeur de l’Histoire – avec un certain Pelé, bien entendu – nous a quittés, à l’age de soixante ans, le 25 novembre dernier. Il aurait, en effet, difficile de ne pas le savoir tant les médias ont, tout naturellement, fait leur unes sur le décès de cet homme qui fut un formidable génie du ballon rond et qui aura marqué son époque, c’est-à-dire, les années 80, mais qui fut aussi, de par son addiction a la cocaïne, ses coups de sangs, ses nombreuses liaisons et ses amitiés pour le moins discutables avec quelques dictateurs d’extrême gauche d’Amérique latine, un individu plus complexe et moins lisse que les pauvres petites stars actuelles du ballon rond… Mais bon, malgré sa part d’ombre, Maradona, ce fut ma jeunesse et malgré sa fourberie manifeste – la fameuse Main de Dieu contre l’Angleterre lors de la Coupe du Monde 1986 – il restera, à jamais, comme le plus grand footballeur qu’il m’a été donné de voir sur le petit écran – je suis trop jeune pour avoir connu Pelé, bien entendu. Du coup, n’étant pas insensible a la mort du Dieu du Football, je me suis laisser tenter, hier soir, par ce documentaire du sieur Emir Kusturica qui lui était consacré, histoire de revoir quelques vieilles images d’archives et de mieux connaitre Maradona, l’homme avec ses failles et non pas le footballeur. Bon, disons le tout de suite, j’aurais mieux fait d’aller me coucher ou de faire n’importe quoi d’autre ! D’Emir Kusturica, je ne connais qu’un seul film, l’excellent Arizona Dream qui m’avait franchement enchanté lorsque je l’avais vu, il y a bien longtemps, cependant, j’aurais dut me méfier grandement d’un documentaire intitulé Maradona by Kusturica car bon, comment dire, avec un tel titre, tout est dit ! Ne faut-il pas être un égocentrique finit quand on intitule son reportage, consacré a une légende vivante du sport, avec son nom ? Franchement, il n’y a pas de discussion possible : c’est un grand oui ! Emir Kusturica est un putain d’égocentrique et si les seuls défauts de ce documentaire s’en tenaient qu’au titre, j’aurais put passer l’éponge, mais non, en plus du titre, le réalisateur se sent obliger de passer son temps à apparaitre à l’écran, aux cotés de Maradona voir même tout seul. Cela apporte-t-il quelque chose au documentaire en lui-même ? Bien entendu, non ! Mais ce n’est pas tout car le serbe, histoire d’enfoncer le clou, en plus d’avoir la folie des grandeurs – je souhaite réaliser le plus grand documentaire consacré à Diego Maradona – passe une bonne partie de son temps a assener ses vérités, qu’il estime être lettres d’évangiles, où il ne cesse de critiquer, dans le désordre, les Etats-Unis, l’impérialisme occidental, la Grande-Bretagne, George Bush Sénior, le capitalisme, la CIA, les accord de libres échanges internationaux, ce, tout en disant franchement n’importe quoi – en éliminant l’Angleterre lors de la Coupe du Monde 1986, Maradona a fait tomber Margareth Thatcher, les américains ont fait venir des nazis en Amérique latine afin de mater les gentils gouvernements socialistes – et en donnant la parole a des dictateurs communistes comme Fidel Castro… Le football, dans  tout cela ? Quelques vieilles images d’archives mille fois vues et revues et le fameux but du siècle de Maradona qui est montré à l’écran toutes les dix minutes. Maradona dans tout cela ? Malin, ce dernier raconte ce qu’il veut voir n’importe quoi devant la caméra et apparait, bouffi, chantant dans un karaoké sordide de Buenos Aires… Bref, pour le plus grand documentaire de tous les temps consacré a Maradona, Maradona by Kusturica est un étron, une bouse, une merde ! Emir Kusturica y apparait plus mégalomane et suffisant que jamais, quand a Maradona, eh bien, on le voit bien, de temps en temps, mais bon, ne nous trompons pas : si vous souhaitez voir un bon documentaire a son sujet, qui revient a la fois sur sa vie de footballeur et ses frasques extra-sportives, il en existe des tas, nettement plus aboutis, bref, de quoi ne pas perdre votre temps avec cette indicible bouse sans le moindre intérêt…
 

Points Positifs
 :
- Bon, cela nous permet tout de même de voir quelques beaux buts de Maradona, c’est déjà cela…
- Bon, allez, c’était plutôt drôle le mariage avec l’Eglise de Maradona.

Points Négatifs :
- Un documentaire d’une suffisance inouïe et qui, plutôt que de mettre en avant Diego Maradona, l’homme avec son coté génial et ses failles, se perd dans les délires mégalomaniaques d’un réalisateur égocentrique qui s’écoute parler et qui se prend pour un génie. Bref, à fuir !
- Kusturica ne cesse d’apparaitre à l’écran, histoire de flatter son égo.
- Emir Kusturica passe son temps à critiquer les Etats-Unis, le Capitalisme, la FIFA et nous sert une propagande politique que même la Pravda de la grande époque n’aurait pas osée. Le rapport avec Maradona ? Franchement, je cherche encore...
- Et en plus, le bougre, suffisant, dit n’importe quoi : Maradona est responsable de la chute du régime de Margareth Thatcher et les américains ont fait venir des nazis en Amérique latine afin de mater les gentils socialistes. Non mais c’est du pur délire !
- Parole est donnée à des dictateurs communistes comme Fidel Castro, un grand bienfaiteur de l’humanité, comme chacun sait.
- Quand le nom du réalisateur est dans le titre, je pense qu’il ne fallait pas être surpris par le propos et le contenu de ce documentaire…
- Les animations avec George Bush Sénior sont ridicules.
- Le but du siècle que l’on voit une douzaine de fois…
- Le générique de fin est terrible pour Kusturica : on le voit essayant de danser, droit comme un pic, tandis que Maradona, un peu bouffi, a au moins le sens du rythme.
- Et en plus, on se coltine ce triste sire de Manu Chao, histoire d’enfoncer le clou !

Ma note : 1/10

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