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vendredi 24 avril 2020

Hours


Hours

David Bowie

1 - Thursday's Child (Bowie, Gabrels) 5:24
2 - Something in the Air (Bowie, Gabrels) 5:46
3 - Survive (Bowie, Gabrels) 4:11
4 - If I'm Dreaming My Life (Bowie, Gabrels) 7:04
5 - Seven (Bowie, Gabrels) 4:04
6 - What's Really Happening? (Bowie, Gabrels, Grant) 4:10
7 - The Pretty Things Are Going to Hell (Bowie, Gabrels) 4:40
8 - New Angels of Promise (Bowie, Gabrels) 4:35
9 - Brilliant Adventure (Bowie, Gabrels) 1:54
10 - The Dreamers (Bowie, Gabrels) 5:14


Hours
Musicien : David Bowie
Parution : 04 octobre 1999
Enregistré : 1998-1999
Durée : 47:06
Genre : Pop Rock
Producteur : David Bowie, Reeves Gabrels
Label : Virgin

Musiciens :
David Bowie : chant, claviers, guitare acoustique 12 cordes, Roland 707 drum programming
Reeves Gabrels : guitare électrique, guitare acoustique 6 et 12 cordes, Drum loops and programming, synthétiseur
Mark Plati : basse, guitares électrique et acoustique 12 cordes, programmation synthétiseur et batterie, Mellotron sur Survive
Mike Levesque : batterie
Sterling Campbell : batterie sur Seven, New Angels of Promise et The Dreamers
Chris Haskett : guitare rythmique sur If I'm Dreaming My Life
Everett Bradley : percussions sur Seven
Holly Palmer : chœurs sur Thursday's Child

Mon avis : Presque vingt ans plus tard, encore aujourd’hui, donc, je ne me suis toujours pas remis du véritable remis que fut Hours, c’est pour dire à quel point, à mes yeux, le vingt-et-unième album studio de David Bowie fut une déception, que dis-je, une sacrée déception. Il faut dire, histoire de se remettre un peu dans le contexte de la fin de siècle que, entre 1995 et 1997, le Mince Duc Blanc nous avait offert deux opus majeurs de sa très longue discographie, deux opus complètement innatendu, inespérés et qui nous prouvaient, à merveille, a quel point Bowie, malgré ses cinquante ans, pouvait encore nous surprendre de fort belle manière. Ainsi, après les très bons Outside et Earthling, comment pouvions nous imaginer que la suite, ce Hours, donc, allait tant nous décevoir !? Pourtant, dès la jaquette, il y avait quelques indices quand à ce qui nous attendait : dans celle-ci, le Bowie avec son petit bouc, celui des deux albums précédents, celui qui innovait, prenait des risques, apparaissait moribond dans les bras du nouvel avatar du Major Tom, un Bowie chevelu et nettement moins charismatique. Bref, pour ceux qui savaient lire entre les lignes, c’en était finit de l’électro, du Drum and Bass et du Rock industriel… Place, donc, aux guitares, a une pop plus conventionnelle, aux ballades presque insipides et a une énième métamorphose de Bowie dont on se serait bien passé et qui abandonnait le vingtième siècle d’une manière tellement innatendu qu’il aura laissé plus d’un fan dubitatif. Le plus drôle, c’est que cet album, Bowie l’aura pondu un peu par-dessus la jambe, histoire de renflouer son compère Reeves Gabrels, alors ruiné – véridique. Tous les titres sont cosignés par les deux hommes et, pour la plupart, issus du jeu vidéo The Nomad Soul, œuvre paru sur PC peu de temps auparavant. Bref, rien d’enthousiasmant en dehors de deux ou trois chansons qui sauvent un peu les meubles, ce qui, pour quelqu’un du calibre de Bowie, est tout de même problématique… Le plus amusant, avec du recul, c’est qu’une bonne partie de la presse spécialisé, alors, aura portée aux nues ce Hours, certains affirmant que celui-ci était le meilleur album du chanteur aux yeux vairons depuis Scary Monsters tandis que d’autres, encore plus fous, iront jusqu’à le comparer a Hunky Dory… La bonne blague, franchement, je ne sais pas ce que certains prenaient à l’époque mais cela devait être de la bonne !


Points Positifs :
- Il faut reconnaitre qu’il y a quelques titres qui s’en sortent plus ou moins : New Angels of Promise, bien entendu, point d’orgue de cet album, What's Really Happening?, que j’aime bien et, à la rigueur, Seven et The Pretty Things Are Going to Hell.
- Reste la voix de Bowie, incomparable, inimitable, toujours aussi classe…
- Peut-être que certains titres de cet opus passaient mieux dans The Nomad Soul ?
- Avec du recul, j’ai finit par bien l’aimer cette jaquette, même s’il faut reconnaitre que celle-ci n’est pas extraordinaire.

Points Négatifs :
- Sans nul doute un des albums les plus décevants de toute la carrière de David Bowie : il faut dire qu’après le renouveau artistique de celui-ci dans les années 90, il était impossible d’imaginer qu’il nous ponde, en guise d’adieu pour le vingtième siècle, un opus aussi tristounet, aussi conventionnel… Mais qu’est-ce qu’il lui est passé par la tête !?
- En dehors de deux ou trois chansons, le reste est, au mieux, moyen, au pire, franchement passable. Bref, un album bien trop moyen pour que l’on ait véritablement envie de le défendre, surtout après les deux merveilles que Bowie nous avait offertes précédemment.
- David Bowie était un type bien finalement : offrir le moyen à son pote Gabrels de se refaire en cosignant toutes les chansons d’un album. Le problème, c’est que le sieur Gabrels est tout sauf un grand artiste, bien au contraire, quand a ses talents de compositeurs…
- Hours est tellement moyen qu’il ne faut pas l’écouter trop tard le soir, le risque de s’endormir est trop important !

Ma note : 5,5/10

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