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mercredi 22 janvier 2020

Nausicaä de la Vallée du Vent


Nausicaä de la Vallée du Vent
 
À force de puiser les ressources souterraines et de polluer la vie, la civilisation industrielle, vieille de mille ans, vit sa chute lors des « sept jours de feu ». Cette guerre fut d'une rare violence et les dégâts infligés terribles. Le savoir et la vie furent presque anéantis. Mille ans de cette ère crépusculaire ont passé et l’humanité survit tant bien que mal, atteignant l'âge de la céramique. Entre un vaste désert et la Mer de la Décomposition, une gigantesque forêt produisant des spores toxiques qui propagent et répandent ainsi cet écosystème, quelques îlots de vie accueillent différentes communautés humaines. La fukai est protégée par des insectes géants, qui se sont adaptés à cet environnement pollué. Les Ômus en sont les principaux représentants, par leur taille et leur sensibilité. La Vallée du vent est une zone protégée des spores par les vents marins, habitée par quelques centaines de personnes. De par une ancienne alliance, elle se retrouve impliquée dans une guerre entre les royaumes de Pejite et de Tolmèque qui se disputent une des armes utilisées durant les Sept jours de feu. La fille du roi Jill de la vallée du vent se retrouve au cœur de ces affrontements. Guidée par son amour de tous les êtres vivants, Nausicaä va progressivement devenir une figure majeure de ce conflit et tentera par tous les moyens d’interrompre les combats.
 

Nausicaä de la Vallée du Vent
Réalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Production : Studio Topcraft
Genre : Animation, Post-Apocalyptique, Ecologie
Titre en vo : Kaze no tani no Naushika
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 11 mars 1984
Durée : 116 mn
 
Casting :
Sumi Shimamoto : Nausicaä
Gorō Naya : Yupa
Yoshiko Sakakibara : Kushana
Iemasa Kayumi : Kurotawa
Ichiro Nagai : Mito
Miina Tominaga : Lastelle
Yoji Matsuda : Asbel
Akiko Tsuboi : Mère d'Asbel
Mahito Tsujimura : Roi Jihl
Hisako Kyoda : Obada
Makoto Terada : Maire de Pejite
Joji Yanami : Gikuri
Kohei Miyauchi : Gol
 
Mon avis :
 Datant des années 80 et tiré d’un manga de Miyazaki, Nausicaä de la Vallée du Vent, tant le film que la BD (mais surtout celle-ci) est une œuvre tout bonnement culte au pays du soleil levant. Et cela se comprend dès les premières minutes de ce long métrage d’animations, tant par les graphismes, enchanteurs, la musique, envoutante, et l’intrigue, captivante à souhait. Ainsi, dans un monde dévasté par l’apocalypse, provoquée par les hommes près de mille ans auparavant, le spectateur découvre petit à petit de rares survivants humains aux prises avec une faune et une flore plus qu’hostiles : insectes géants, plantes toxiques, l’air même est irrespirable et dangereux sauf en de rares points du globe. Dans cette Terre post-apocalyptique, l’avenir de l’Homme apparaît comme bien sombre, même si certains, comme le peuple de Nausicaä, tentent tant bien que mal de vivre leur vie, paisiblement, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : des royaumes militaristes sont prêts a tout pour parvenir a leur fin, y compris utiliser les manières les plus violentes et horribles vis-à-vis de leurs adversaires, même si leur buts a tous, et on le comprend assez rapidement, est plus ou moins le même : détruire toutes ces plantes toxiques qui petit a petit, menacent la survie de l’humanité. Bien évidement, c’est à deux visions totalement différentes que l’on a à faire : la rapide, brutale, violente, et qui pourrait provoquer les mêmes dommages qu’auparavant et la patiente, bien plus pacifique, en adéquation avec la nature. Car vous l’aurez compris, Nausicaä de la Vallée du Vent, curieuse œuvre de SF, dans un monde post-apocalyptique où se mêlent des éléments moyenâgeux a d’autres plus modernes, donnant parfois des allures quasi Steampunk (c'est fou ce que les RPG japonais ont pompés dessus), porte avant tout en elle un formidable message écologiste, a une époque donc, les années 80, ou celle-ci (la sauvegarde de la nature, le danger de l’impact humain sur l’avenir de la planète etc.) où celui-ci n’avait pas la même importance que de nos jours. Certes, on le connaissait, on en parlait, mais si peu encore. Bien évidement, au Japon, et cela a beaucoup a voir avec le fait que ce pays ait subit deux bombardements atomiques, ces questions écologistes, ce concept de fin du monde par la responsabilité humaine, ce message que l’on voit dans Nausicaä, est plus ancien, et l’on le retrouve dans bon nombre d’œuvres diverses. Mais de façon aussi magistrale, franchement, c’est une toute autre chose. Car oui, je l’ai déjà dit, mais je vais me répéter : Nausicaä de la Vallée du Vent est tout bonnement un formidable film d’animation. L’on pourrait se dire que dans le fond, l’idée de base est loin d’être d’une originalité époustouflante, que Nausicaä (l’héroïne, pas le titre) écrase les autres protagonistes de par son charisme époustouflant, ce qui serait exact, et que le message proposé par Miyazaki, il vaut mieux collaborer avec la nature que la détruire, est un peu naïf. Et alors, après tout, celui-ci n’est pas si absurde que cela. Alors, autant être naïf. Quand aux personnages, si tous ne sont pas a la hauteur de Nausicaä, mais celle-ci mais la barre vraiment haut, ils sont a la fois attachants voir assez charismatiques pour certains (je pense en particulier a la princesse Kushana). Et comme je le disais en préambule, les dessins, atteignant parfois le sublime, surtout sur les décors, et la musique, présente quand il faut, mais toujours a propos, c'est-à-dire en phase avec la scène, a la fois envoutante dans les moments les plus calmes, ou dramatique, rehaussent encore l’ensemble, tout comme l’intrigue, captivante a souhait, qui fait que le spectateur, une fois rentré dans l’histoire, n’en perd pas une miette, et ce, jusqu’à la fin, regrettant celle-ci, forcement, tant il aurait aimer prolonger son expérience dans ce monde si merveilleux de Nausicaä, monde qu’il ne peut, du coup, quitter qu’a regrets. Nausicaä de la vallée du vent mérite largement le détour, tant il fourmille de qualités ; la découverte de ce véritable petit bijou de Miyazaki fut pour moi un véritable plaisir. J’espère que ceux qui ne l’ont pas encore vu, et qui comptent un jour le voir, ressentiront la même satisfaction que moi… Faudra vraiment que je me lance dans la BD, bien sur, car il serait dommage de ne pas poursuivre l’expérience, surtout au vu de tout le bien que j’ai entendu au sujet de celle-ci !
 

Points Positifs
 :
- Le premier chef d’œuvre de Miyazaki, celui qui l’amena, par la suite, a fondé les Studio Ghibli et la carrière qui en découla. Œuvre culte dans l’archipel nippon, Nausicaä fut, pendant fort longtemps, considéré comme étant la plus grande héroïne de mangas, ce qui, ma foi, veut tout dire !
- Une formidable fable écologique, un beau message a la préservation de la nature, ce, à une époque où, en occident, la parole écolo n’avait pas la même force que maintenant, loin de là.
- Nausicaä bien sur, une femme forte et qui brille de mille feux dans ce film, un personnage inoubliable.
- Comme souvent chez Miyazaki – et dans bon nombres d’œuvres japonaises – tout est en nuances et le manichéisme brille surtout par son… absence. Ainsi, même si nous découvrons ici des royaumes bellicistes, même si deux manières de penser se font face dans cette œuvre – une en adéquation avec la nature, l’autre prête à la détruire – force est de constater que les choses sont un peu plus compliquées et qu’un personnage comme la princesse Kushana mérite le détour !
- L’ambiance, la musique, les dessins frôlent avec la perfection.
 
Points Négatifs :
- Nausicaä écrase vraiment tout le reste du casting, même si la princesse Kushana et Yupa réussissent à se démarquer un peu du lot.
- L’impression que la fin est un peu expédiée, ce qui est normal vu qu’en fait, dans le manga, l’aventure est loin d’être finit d’où le fait qu’il ne faut pas en rester au film d’animation.
- Certaines animations commencent à accuser leur age, ce qui n’est pas anormal vu que Nausicaä de la Vallée du Vent date tout de même de 1984.
 
Ma note : 8,5/10

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