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mardi 14 janvier 2020

Aladdin Sane


Aladdin Sane

David Bowie

1 – Watch That Man (David Bowie) 4:25
2 – Aladdin Sane (1913-1938-197?) (David Bowie) 5:06
3 – Drive-In Saturday (David Bowie) 4:29
4 – Panic in Detroit (David Bowie) 4:25
5 – Cracked Actor (David Bowie) 2:56
6 – Time (David Bowie) 5:09
7 – The Prettiest Star (David Bowie) 3:26
8 – Let's Spend the Night Together (Jagger, Richards) 3:03
9 – The Jean Genie (David Bowie) 4:02
10 – Lady Grinning Soul (David Bowie) 3:46


Aladdin Sane
Musicien : David Bowie
Parution : 13 avril 1973
Enregistré : octobre 1972 – janvier 1973
Durée : 40:47
Genre : Glam Rock
Producteur : David Bowie, Ken Scott
Label : RCA

Musiciens :
David Bowie : guitare, harmonica, claviers, saxophone, voix, arrangements
Mick Ronson : guitare, piano, voix, arrangements
Mike Garson : piano
Trevor Bolder : basse, trompette
Mick Woodmansey : batterie
Ken Fordham : saxophone
Brian « Bux » Wilshaw : saxophone, flûte
Linda Lewis : chœurs
« Honey » Franklin : chœurs
G.A. MacCormack : chœurs

Mon avis : Ah, Aladdin Sane, cet Aladdin visiblement fou, pièce maitresse d’un David Bowie, alors, roi du monde – même s’il aura fallu a certains bien des années pour reconnaitre toute l’importance de celui-ci, ne serais-ce que pour son avant-gardisme pendant les années 70, la suite étant une toute autre histoire, malheureusement – et dont le seul tort, finalement, aura été de sortir dans les bacs avec ce que ce beaucoup de fans estiment encore comme étant le meilleur album de Bowie, je veux bien évidement parler du non moins mythique The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, sortie en 1972 et qui propulsa alors son auteur au firmament des artistes qui comptaient dans cette Grande Bretagne post-Beatles et pré-Punk/New Wave. Alors bien entendu, au vu de la qualité intrinsèque de Ziggy Stardust, véritable chef d’œuvre intemporel, je peux parfaitement comprendre que cet Aladdin Sane peut paraitre ne pas tenir la comparaison, pourtant, à mes yeux, j’estime que non seulement, celui-ci n’a en aucune façon à rougir de la comparaison avec son prédécesseur, mais qu’en plus, sa place est loin d’être reconnue à sa juste valeur… Déjà, comment ne pas reconnaitre que la jaquette d’Aladdin Sane est à elle seule l’une des plus belles de toute la carrière de Bowie – détail qui a son importance surtout si l’on sait que bon nombre de ses albums proposent des jaquettes de tout premier ordre, il suffit de penser à Heroes ou Low, pour ne citer que deux exemples. Bowie, le teint pâle, les cheveux oranges en brosse et le visage zébré bleu et rouge, nous livre là un visuel maintes et maintes fois copié et recopié jusqu’à l’infini. Ensuite, pour ce qui est du personnel musical de l’album, Bowie poursuit bien entendu sa collaboration avec son groupe d’alors, les Spiders from Mars – Ronson, Bolder et Woodmansey – mais, et c’est ce détail qui fait toute la différence, s’adjuge le renfort d’un pianiste de jazz rencontré peu de temps auparavant, un certain Mike Garson. Et justement, l’importance que prend celui-ci dans cet album est telle qu’il en vient presque à éclipser, de par son jeu, les autres musiciens, Bowie, bien évidemment, excepté. Car bon, que l’on soit d’accord ou pas avec cette affirmation, comment ne pas reconnaitre l’importance primordiale de Garson sur des titres comme Time, qui voit Bowie lorgné pour la première fois du côté du cabaret, et, bien entendu, le titre éponyme, Aladdin Sane, qui ne serait pas ce qu’il est sans sa partie d’impro de free-jazz ! Un pur moment de bonheur pour mes oreilles lors de chaque écoute, et pourtant, depuis tant d’années que je connais ce morceau, je pourrais m’en lasser, mais non, mon ressenti envers Aladdin Sane est toujours le même, un peu comme s’il s’agissait de la première fois à chaque écoute. Mais ce constat au sujet d’Aladdin Sane, la chanson, est tout autant valable pour Aladdin Sane, l’album, car bon, comment dire, entre le très Stonien Watch That Man qui ouvre le bal, Drive-In Saturday, dont je ne me lasse pas, Panic in Detroit qui voit Bowie lorgné du côté de la soul, annonçant d’autres merveilles à venir, Jean Genie en hommage à Iggy Pop et le sublime Lady Grinning Soul qui clôt l’album, force est de constater que ce sixième album du maitre est parfait de bout en bout… ou presque puisque, encore aujourd’hui, je n’accroche toujours pas à sa reprise du Let's Spend the Night Together des Stones ; bon, probablement une affaire de gouts… Bref, vous l’avez compris, je suis un fan absolu de cet Aladdin Sane : titres quasiment parfaits de bout en bout avec un David Bowie plus en forme que jamais, cet album, où le personnel musical n’est pas en reste – Ronson est endiablé quant à Garson, son arrivée est une bénédiction – est une pure petite de rock décadent, ce fameux Glam-Rock qui connut son heure de gloire au début des années 70 et où, entre T-Rex et autres Roxy Music, régnait en maitre un certain David Robert Jones… Sauf que celui-ci, véritable caméléon musical, s’en ira bientôt vers d’autres rivages, outre-Atlantique avant de revenir sur le vieux continent du coté de Berlin, mais bon, comme dirait l’autre, ceci est une autre histoire…


Points Positifs :
- Un album quasiment parfait de bout en bout et qui, dans la lignée de son prédécesseur, nous propose un Bowie au sommet de son art dans sa période Glam Rock. Ziggy Stardust reste supérieur mais Aladdin Sane est tout juste derrière !
- Indéniablement, l’apport du pianiste Mike Garson qui fait non seulement des merveilles mais qui, accessoirement, apporte un plus musical important au son du groupe de Bowie – il suffit, bien entendu, de réécouter des morceaux comme Time ou le titre éponyme pour s’en convaincre.
- Qui dit Mike Garson dit bien entendu Aladdin Sane et son impro au piano complètement déjantée.
- La pochette, tout simplement culte et, accessoirement, probablement la meilleure de toute la carrière du sieur David Robert Jones.
- En dehors d’un faut pas (voir plus bas), cet album est bourré de bonnes voir de très bonnes (pour ne pas dire exceptionnelles) chansons ; du grand, du très grand Bowie !  

Points Négatifs :
- La reprise de Let's Spend the Night Together des Stones : désolé mais j’ai toujours eu beaucoup de mal avec celle-ci, déjà que normalement, je ne suis pas fan des reprises mais là, je n’accroche pas.

Ma note : 9/10

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